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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Education Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Badji-MOKHTAR – Annaba


Faculté des sciences et de l’ingéniorat
Département d’Electromécanique
Filière : Maintenance industrielle

PROJET SUR LES MACHINES SYNCHRONES

DERIGE PAR : BOURAS Slimane

PRESENTE PAR :
LARABA Zakaria

Année universitaire : 2020-2021


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1) INTRODUCTION :

Autrefois utilisés quasi exclusivement en alternateur, le développement de l'électronique de


puissance et la généralisation des aimants comme inducteur permettent aujourd'hui d'employer
les machines synchrones en tant que moteurs dans une large gamme de puissance. La
machine synchrone dans la très grande majorité des cas est utilisée en triphasé.
La machine synchrone est inventée par Nikola Tesla. Son concept figure dans un dépôt de sept
brevets du 1er mai 1888 où il en décrit plusieurs variantes ainsi que le principe du courant
alternatif biphasé et triphasé et leur distribution. Tesla aurait développé cette idée de machine
électrique quand il était étudiant à l'École polytechnique de Graz (1875-1876).

2) CONSTRUCTION :
Comme tout moteur, la machine synchrone est constitué d'une partie mobile : le rotor et d'une
partie fixe : le stator.

2.1 Stator :
Le stator est habituellement l'induit (siège de la transformation de puissance). Le stator est
constitué d'un bobinage triphasé généralement couplé en étoile, découpé en p paire de pôles.
Les bobinages sont insérés dans des encoches au sein de culasse en ferrite.

Il s’apparente fort au stator des moteurs asynchrones. Il se compose principalement :


• De la carcasse,
• Des paliers,
• Des flasques de palier,
• Du ventilateur refroidissant le moteur,
• Le capot protégeant le ventilateur.

L’intérieur du stator comprend essentiellement :

Un noyau en fer feuilleté de manière à canaliser le flux magnétique.


Les enroulements (ou bobinage en cuivre) des trois phases logés dans les encoches du noyau
– Dans un moteur triphasé les enroulements sont au nombre minimum de trois décalés l’un
de l’autre de 120° comme le montre le schéma de la figure 3.

Figure 1: Variation de la vitesse en fonction du nombre de paires de pôles

Lorsque les enroulements du stator sont parcourus par un courant triphasé, ceux-ci produisent
un champs magnétique tournant à la vitesse de synchronisme. La vitesse de synchronisme est
fonction de la fréquence du réseau d’alimentation (50 Hz en Europe) et du nombre de pair de

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pôles. Vu que la fréquence est fixe, la vitesse du moteur peut varier en fonction du nombre de
paires de pôles.

Figure 3: Représentation d'un stator

Figure 3 : Stator

2.2 Rotor :
Le rotor est la partie mobile du moteur synchrone. Couplé mécaniquement à un treuil
d’ascenseur par exemple, il va créer un couple moteur capable de fournir un travail de montée
et de descente de la cabine d’ascenseur. Il se compose essentiellement d’une succession de
pôles Nord et Sud intercalés sous forme d’aimants permanents ou de bobines d’excitation
parcourues par un courant continu. On distingue donc deux types de moteurs :

2.2.1 Rotor à aimant permanent :


Ce sont des moteurs qui peuvent accepter des courants de surcharge importants pour démarrer
rapidement. Associés à des variateurs de vitesse électronique, ils trouvent leur place dans
certaines applications de motorisation d’ascenseurs lorsque l’on cherche une certaine
compacité et une accélération rapide (immeuble de grande hauteur par exemple).

2.2.2 Rotor bobiné :


On a 3 types : les rotors bobinés à pôles lisses ou les rotors bobinés à pôles saillants et
les rotors à aimants

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Ce type de machines est réversible car elles
peuvent fonctionner en régime moteur comme en
régime alternateur. Pour les moyennes et grosses
puissances, les moteurs synchrones à rotor
bobiné, associé avec un variateur de vitesse, sont
des machines performantes.

Figure 5: Un rotor bobiné à pôles lisses

Comme le montre la figure à droite, le rotor


est composé d’un empilement de disques
ferro-magnétiques. Comme dans le stator du
moteur, des enroulements sont logés dans
des encoches pratiquées sur le rotor et reliés
électriquement aux bagues de bout d’arbre.
L’alimentation en courant continu s’effectue
via l’ensemble bagues-balais.
Figure 4: Composition du rotor

3) Principe de fonctionnement
Le moteur synchrone se compose, comme le moteur
asynchrone, d’un stator et d’un rotor séparés par un
entrefer. La seule différence se situe au niveau de la
conception du rotor. La figure ci-dessous montre un rotor
à pôles saillants constitués d’aimants permanents ou
d’électro-aimants alimentés en courant continu.

Après le démarrage, le moteur tourne en synchronisme


avec le champ tournant. A vide les axes des pôles du
champ tournant et du rotor sont confondus. En charge, les
axes sont légèrement décalés. La vitesse du moteur
synchrone est constante quelle que soit la charge. On
notera aussi que : La charge (le système d’ascenseur) ne
doit pas dépasser l’effort de démarrage entre le rotor et le
champ tournant.

- Le couple moteur est proportionnel à la tension à ses bornes.

4) Les caractéristiques de fonctionnement :


4.1 Pilotage de la vitesse de rotation
Le pilotage de la vitesse de rotation du moteur synchrone est essentiel pour beaucoup
d’applications. La relation suivante permet de cerner quels sont les paramètres qui peuvent
influencer la vitesse de rotation. On a : n0 = n
Avec : n0 = vitesse du champ tournant [tr/min]. Et n = la vitesse de rotation de l’arbre du
moteur [tr/min].
Où : n= f/p
Avec : f = fréquence du réseau [Hz]. Et p = le nombre de paires de pôles du stator.
On peut donc piloter la vitesse de rotation en intervenant sur :

 Le nombre de paires de pôles (moteur à nombre de pôles variable), 


La fréquence du réseau.
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4.1.1 Régulation de fréquence
À l’heure actuelle, le pilotage de la vitesse des
moteurs synchrones se fait électroniquement grâce à
des variateurs de vitesse. Pour cette raison, on ne
parlera ici que du contrôle de la fréquence qui de loin
la plus courante. Vu la nécessite pour un moteur
synchrone d’être démarré avec un système auxiliaire
(le rotor ne peut pas “accrocher” un champ tournant
statorique trop rapide de 3 000 [tr/min]), le variateur
de fréquence associé au moteur synchrone permet de
le démarrer avec une fréquence statorique faible voire
nulle. Figure 6 : Variation de la vitesse à couple
constant (moteur synchrone).
Sans perte de puissance, on peut piloter la vitesse de
rotation du moteur en faisant varier la fréquence et la
tension car la vitesse de rotation du champ tournant au niveau du stator change.
A remarquer que le couple d’un moteur synchrone ne change pas en fonction de la vitesse
puisqu’il n’y a pas de glissement.
Le pilotage du moteur synchrone par un variateur de fréquence montre des intérêts certains ; à
savoir principalement :
 La limitation du courant de démarrage (de l’ordre de 1,5 fois le courant nominal), 
Un couple constant quelle que soit la vitesse du moteur.

4.2 Modes de fonctionnement :


La machine synchrone est réversible, elle peut fonctionner aussi bien en moteur qu'en
générateur. De même, elle peut être de type inductif ou capacitif selon l'excitation.

Fonctionnement dans les quatre quadrants :

Une des particularités de la machine synchrone est sa capacité à fonctionner dans les quatre
quadrants électriques. Il est en effet possible de rendre à volonté la machine inductive ou
capacitive, que ce soit en fonctionnement moteur ou générateur. Il suffit pour cela de jouer sur
l’amplitude de E, c’est à dire sur le courant d’excitation rotorique. On obtient alors les
diagrammes de Behn-Eschenbourg suivants :
La capacité à fonctionner dans les quatre quadrants électriques est une des particularités de la
machine synchrone. Il est en effet possible de rendre à volonté la machine inductive ou
capacitive, que ce soit en fonctionnement moteur ou alternateur. Il suffit pour cela d’agir sur
l’amplitude de la f.é.m, c’est à dire sur le courant d’excitation.

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Figure6 : Représentation du fonctionnement dans les 4 quadrants électriques

4.2.1 Caractéristiques de fonctionnement en modèle électrique :


La machine synchrone triphasée à aimants permanents peut être représentée par le schéma
électrique page suivante (schéma équivalent monophasé) :
Diagramme de Behn Eschenburg: (machine à entrefer constant, pas de saturation
magnétique) :
• i(t) est le courant de phase circulant dans les enroulements
statoriques.
• v(t) est la tension simple aux bornes d'un enroulement
• e(t) est la force électro motrice à vide de la machine
• X est la réactance synchrone, R la résistance d'un enroulement
Du
NB : Selon la forme du bobinage statorique, la fem
est
trapézoïdale ou
sinusoïdale.
schéma : on sort la relation suivante : 𝐸 = 𝑉 + 𝑅.𝐼 + 𝑗. 𝑋.𝐼

Remarques importantes :
NB : Le module de la f.e.m dépend du champ magnétique crée par l'inducteur.

On peut l'écrire sous la forme : E=𝐾 × 𝑁 × 𝑓 × 𝜑̂

Avec : K, constante de Kapp dépendant de la machine ; N : nombre de conducteurs dans un


enroulement ; f : fréquence d'alimentation ; 𝜑̂: flux max passant par une spire

 Dans le cas de machine synchrone à rotor bobiné, en mode génératrice, en jouant sur le courant
d'excitation, on peut faire varier E. On modifie ainsi le comportement de l'alternateur, qui peut

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être réglé de manière à fournir de l'énergie réactive (on parle alors de compensateur
synchrone).
NB : Lorsque l'on étudie la machine synchrone, on peut avoir une convention différente
pour le courant I mais l'étude procède de la même .
démarche

4.3 Bilan des puissances :


En mode moteur, les pertes dans la machine synchrone se répartissent suivant la manière
suivante :

On regroupe habituellement les pertes fer dans le stator (pertes par hystérésis et courants d
Foucault) et les pertes mécaniques car sous la tension nominale, elles ne dépendent toutes
deux que de la vitesse de rotation du moteur (ce qui devient faux lorsque l'onduleur commande
le moteur en amplitude variable).
Les rendements des machines synchrones à aimants permanents sont généralement très bons.
(Meilleurs que pour les autres moteurs d'environ 1%) de l'ordre de 96% pour 100kW, 91% pour
6kW et 78% pour 1kW.

L'expression littérale du rendement s'écrit :

NB : Les alternateurs (à excitation bobinée) utilisés dans les centrales électriques


peuvent
avoir des puissances de l'ordre de 1000 MW. Même avec un rendement de 99%, il reste
10
MW de chaleur à
évacuer !
Fonctionnement dans un réseau électrique :

• Dans un réseau interconnecté plusieurs centaines de générateurs fonctionnent en


parallèle
• Chaque générateur fonctionne à la même vitesse
• L’augmentation de la charge est obtenue par accroissement de la puissance d’entrée
qui augmente l’angle interne δ. La vitesse reste constante
• L’angle interne doit être inférieur à 90°. La charge doit être de 20% à 30% inférieure à
son maximum (δ = 90o)
• La puissance réactive est régulée à partir du courant inducteur qui fait varier la tension
induite
• Quand la tension induite est :
- Plus grande que la tension du réseau, le générateur produit de la puissance réactive
(fonct-capacitif)
- Plus faible que la tension du réseau, le générateur consomme de la puissance réactive
(fonct. -Inductif).

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• Le couple de démarrage d’un alternateur est nul, le rotor doit être entraîné par un dispositif
mécanique (turbine, ………)
• L’interconnection d’un alternateur au réseau est appelée synchronisation

Synchronisation : Les étapes sont :


• Vérifier que la séquence des phases des 2 systèmes sont les mêmes
• Ajuster la vitesse de la turbine pour que la tension induite du générateur et du réseau soit la
même)
• Ajuster la tension de sortie du générateur en agissant sur le courant inducteur (tolérance de
l’ordre de 5% en plus ou en moins)
• Ajuster l’angle interne pour que les tensions du générateur et du réseau soient en phase
• Les tensions entre les bornes du disjoncteur de couplage sont mesurées. Lorsque ces
tensions sont faibles et que la différence de fréquence est faible également, il est possible
de fermer ce disjoncteur
• Dans le passé, des lampes étaient connectées aux bornes du disjoncteur de couplage pour
détecter les différences d’amplitudes et de phases  Aujourd’hui, des circuits électroniques
remplissent les mêmes fonctions de manière automatique pour assurer le couplage
synchrone

4.3.1 Modèle d'une phase d'un moteur synchrone :

La relation entre les différentes tensions est :

Avec :

Et :
Rendement d'un moteur synchrone : La
puissance fournie est électrique.
Le rendement d'un moteur synchrone est :

5) Les applications industrielles des machines synchrones :


Au cours de ces dernières années, les machines synchrones à aimants permanents (MSAP)
sont de plus en plus utilisées dans les applications industrielles comme l’automobile,
l’aéronautique, la robotique ou encore le transport ferroviaire ;
1. Alternateurs équipant des centrales thermiques, hydrauliques, éoliennes ou des
alimentations de secours ou des alimentations embarquées (dans les navires et les
avions).
2. Moteurs de grandes puissances équipant des locomotives, des navires et des
entraînements à vitesse variable ou non.
3. Ces machines peuvent être utilisées comme compensateur synchrone (fournir du réactif
au réseau).
4. En faibles puissances, elles sont autopilotées dans des entrainements à vitesses
variables.

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6) Défauts et remèdes :
Les avantages et inconvénients du moteur synchrone sont repris ci-dessous :
(+) : avantage

 Il peut travailler avec un facteur de puissance proche de 1 (cos φ~ 1).


 Il contribue donc à redresser le cos φ global de l’installation électrique.
 La vitesse du moteur est constante quelle que soit la charge (intéressant dans le cas
des ascenseurs).
 Il peut supporter des chutes de tension important sans décrocher.

(-) : inconvénients
 S’il n’est pas associé à un variateur de vitesse, il a des difficultés à démarrer.
 Il peut décrocher en cas de forte charge (pas intéressant au niveau des ascenseurs
nécessitant un couple important).

Les principaux défauts des actionneurs électriques peuvent être regroupés en deux catégories
principales :

 Les défauts mécaniques : excentricité du


rotor, usure de roulements, désalignement de l’arbre
de transmission, défauts de la charge (déséquilibre,
défaut de réducteur mécaniques ou tout autre défaut
pouvant survenir dans la charge entrainée).

 L es défauts électriques : défauts


d’isolement des bobinages statoriques, défauts de
cage dans les machines asynchrones, défauts
d’alimentation, …

Figure 7 : Exemples des dégâts


provoqués par les défauts de court-
circuit statoriques

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Figure 8: Méthodes de surveillance d’une machine électrique soumise à un défaut

Figure 9: Principe général de la surveillance/diagnostic de machines basé sur


l'utilisation d'un modèle
7) Conclusion :

Le remède c’est de savoir le bon fonctionnement des machines et vérifier tous les paramètres
de fonctionnement : la méthode ou le mode utilisé- les courants ( au stator et rotor)- les
flux( flux à travers un enroulement statorique , flux à travers un enroulement rotorique)- les
tensions(tension aux bornes d’une phase de stator)- la stabilité des générateurs électriques
synchrones. La stabilité en régime dynamique du réseau électrique est son aptitude à éviter tout
régime oscillatoire divergent et à revenir à un état stable acceptable

Ceci inclut l’intervention éventuelle des protections et automatismes divers fonction des
perturbations envisagées
La puissance active délivrée par une machine synchrone à ses bornes est égale à :

Dans sa version à rotor bobiné, la machine synchrone triphasée est le convertisseur attitré pour
la production d'électricité, ceci grâce à la possibilité de fournir de l'énergie réactive en modulant
le courant d'excitation.
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Pour des puissances inférieures à environ 50 kW, les moteurs synchrones à aimants
permanents présentes des avantages certains :
 Une inertie (ou poids) plus faible qu'avec un rotor bobiné. On a alors une puissance
massique plus importante que les pour les autres moteurs électriques. Cela peut être
intéressant lorsque le problème d'encombrement ou de poids est important (par
exemple, la Toyota Prius est équipée d'un moteur synchrone à aimants permanents) ou
lorsque l'on a besoin d'une dynamique importante (servomoteur en robotique).  Un
rendement amélioré grâce à l'absence de consommation dans le rotor  Un entretien
réduit dû à l'absence de balais.
Cependant, on observe quelques limitations :
 Cout plus élevé des aimants
 Induction non réglable (difficulté de réglage à forte vitesse sans des pertes plus
importantes)
 Risque de démagnétisation des aimants et tenue en température réduite.
 La commande relativement complexe de ces moteurs qui était autrefois un frein, ne
pose plus actuellement de problème grâce à l'augmentation des performances de
l'électronique (de puissance et de contrôle).

Table des matières


1) INTRODUCTION :....................................................................................................................................1
2) CONSTRUCTION :....................................................................................................................................1
2.1 Stator :..............................................................................................................................................1
2.2 Rotor :...............................................................................................................................................2
2.2.1 Rotor à aimant permanent :.....................................................................................................2
2.2.2 Rotor bobiné :...........................................................................................................................3
3) Principe de fonctionnement...................................................................................................................3
4) Les caractéristiques de fonctionnement :..............................................................................................3
4.1 Pilotage de la vitesse de rotation....................................................................................................3
4.1.1 Régulation de fréquence...........................................................................................................4
4.2 Modes de fonctionnement :............................................................................................................4
4.2.1 Caractéristiques de fonctionnement en modèle électrique :...................................................5
Remarques importantes :............................................................................................................................5
4.3 Bilan des puissances :.......................................................................................................................6
4.3.1 Modèle d'une phase d'un moteur synchrone :.........................................................................7
5) Les applications industrielles des machines synchrones :......................................................................7
6) Défauts et remèdes :..............................................................................................................................7
7) Conclusion :.............................................................................................................................................9

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