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Remerciements

 Matthias VINARD et Bertrand CADET, nos tuteurs,

 Franck AL SHAKARCHI, directeur technique adjoint de l’ARER,

 Cédric FERLAT et François PERFEZOU, deux stagiaires,

 Frédérick DAMBREVILLE, responsable du service informatique.


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Etude de l’influence de centrales photovoltaïques sur la
stabilité du réseau réunionnais
Prise en compte de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie

Elèves : EV2 GIRAUD et EV2 TORTAT, E.N. 2007

V .A . : Génie Energétique (GE07)

Organisme d’accueil : Agence Régionale de l’Energie à La Réunion (ARER)

Chefs de projet : Matthias VINARD et Bertrand CADET

Pilote du projet : M. CHARPENTIER, maître de conférence, professeur à l’Ecole


Navale

Soutenance présidée par M. BROSSEAU

Résumé – Présentation du sujet :


En vue d’une autonomie énergétique à l’horizon 2030, l’île de La Réunion cherche à
promouvoir les énergies renouvelables dont elle dispose. Dans cette optique, la Commission de
Régulation de l’Energie a lancé un appel d’offres portant sur la construction de centrales
photovoltaïques répondant à un cahier des charges précis. Notamment, la variation de puissance
injectée au réseau via de telles installations devra être inférieure, en 30 minutes, à 15% de leur
puissance installée, et ce afin de juguler l’intermittence du système photovoltaïque. Le but de ce projet
est d’étudier la stabilité du réseau électrique après l’introduction d’énergie provenant de 19
installations de ce type réparties sur l’île.
Le cahier des charges a tout d’abord permis d’élaborer, sous Excel, un outil de modélisation
des centrales pour simuler leur influence sur le réseau. Cette étude a montré que, selon les périodes de
la journée, la variabilité au niveau insulaire pouvait être bien plus faible que la variabilité par site. Par
ailleurs, les caractéristiques d’un stockage d’énergie in-situ ont été appréhendées.
Enfin, un dimensionnement en puissance des centrales, respectueux de la stabilité du réseau, a
été effectué. Celui-ci a aussi été réalisé en faisant varier le paramètre de 15% imposé par l’appel
d’offres.
Abstract :
With the objective of energy self-sufficiency by 2030, Reunion Island tries to promote local
renewable energies. In the global context of sustainable development, the “Commission for Energy
Regulation” (CRE) has issued a request for proposals of photovoltaic installations equipped with
storage devices. In particular, those facilities must be implemented in such a way that the variation of
the injected power in the electricity network does not exceed 15% of their installed capacity in 30
minutes. That is to polish the photovoltaic systems intermittency. The objective of this project was to
study the stability of the Reunion electricity network on which 19 facilities following the CRE’s
constraints have been introduced.
The first step of that work has been to translate the CRE specifications into a modeling tool,
developed under Excel, highlighting the influence of those hybrid systems on the electrical network.
This study has showed that, depending on the time of the day, the variability in the island could be
much smaller than variability per site. Furthermore, the characteristics of energy storage in situ have
been dimensioned.
Finally, a power plant dimensioning, ensuring grid stability, was performed. At last, the
variability has become a parameter of the simulations in order to understand its influence on the
electricity network stability.
Mots clés : centrale solaire, puissance photovoltaïque, intermittence, stabilité
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Table des matières

Introduction ................................................................................................................................ 6
I. Présentation d’un outil de modélisation répondant à l’appel d’offres de la Commission
de Régulation de l’Energie ..................................................................................................... 7
A. Le contexte énergétique réunionnais .......................................................................... 7
B. Définition de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie (appel
d’offres CRE) ..................................................................................................................... 8
C. Cahier des charges de l’appel d’offres CRE .............................................................. 9
1. Définition du cahier des charges ...................................................................... 9
2. Explication du cahier des charges .................................................................... 9
D. Présentation de l’outil de rayonnement photovoltaïque ........................................... 13
1. Fichiers météorologiques et jumelage site-commune(s) ................................ 13
2. Utilisation des fichiers météorologiques ........................................................ 15
II. Modélisation des installations photovoltaïques répondant à l’appel d’offres CRE ..... 17
A. Production photovoltaïque « non-garantie » ............................................................ 17
B. Production photovoltaïque « garantie ».................................................................... 18
C. Analyse des résultats : .............................................................................................. 20
1. Variabilité ....................................................................................................... 20
2. Dimensionnement du moyen de stockage ...................................................... 25
III. Dimensionnement en puissance de la centrale insulaire .............................................. 31
A. Dimensionnement en puissance de la centrale photovoltaïque insulaire au regard des
énergies non photovoltaïques ........................................................................................... 31
B. Influence du paramètre  sur la stabilité du réseau insulaire ................................... 32
1. Analyse par site .............................................................................................. 32
2. Analyse insulaire ............................................................................................ 34
Conclusion ................................................................................................................................ 36
Annexes .................................................................................................................................... 37
Annexe A. Extrait du cahier des charges de l’appel d’offres portant sur des
installations au sol de production d’électricité à partir de l’énergie solaire. ................ 37
Annexe B. Communes de l’île de La Réunion .......................................................... 39
Annexe C. Productible photovoltaïque par site ......................................................... 40
Annexe D. Outil d’analyse de rayonnement photovoltaïque ..................................... 41
Annexe E. Notice de l’outil d’analyse de rayonnement photovoltaïque ................... 42
Annexe F. Résultats au niveau insulaire des simulations pour des rendements de
50% et 70% ................................................................................................................. 44
Bibliographie ............................................................................................................................ 46

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Introduction

Actuellement, l’île de La Réunion présente une forte dépendance énergétique vis-à-


vis des ressources fossiles comme le charbon et le pétrole. En plus d’être particulièrement
polluantes, celles-ci ne sont pas renouvelables et absentes de l’île. C’est donc un contexte
difficile qui a incité les Réunionnais à se tourner résolument vers les énergies renouvelables
disponibles sur l’île, comme le photovoltaïque, la géothermie, l’éolien ou les énergies de la
mer. Par ailleurs, le but ultime de cette nouvelle stratégie est l’autonomie énergétique à
l’horizon 2030.

Dans cette optique, la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) a lancé, fin


2008, un appel d’offres portant sur la construction de centrales photovoltaïques à La Réunion.
Celles–ci devront répondre à un cahier des charges précis, visant à maîtriser l’intermittence
souvent néfaste de l’énergie solaire. En effet, la mise en place de telles installations n’est pas
sans influence sur la stabilité du réseau.

La problématique de ce projet, mené au sein de l’Agence Régionale de l’Energie à


La Réunion (ARER), est donc la suivante : « Etudier l’influence de centrales photovoltaïques
insulaires, auxquelles on applique le cahier des charges de l’appel d’offres de la Commission
de Régulation de l’Energie, sur la stabilité du réseau électrique aux horizons 2020 et 2030. »

Tout d’abord, une étude du cahier des charges et des données disponibles permettra
de réaliser un outil de modélisation d’une installation photovoltaïque répondant à l’appel
d’offres. Ensuite, les simulations seront effectuées pour 19 centrales réparties sur l’île, et les
résultats obtenus seront analysés, afin d’étudier l’impact de telles installations sur le système
électrique insulaire. Enfin, un dimensionnement en puissance de l’ensemble des centrales sera
envisagé. L’influence de la contrainte majeure du cahier des charges sur cette analyse sera
ainsi mise en évidence.

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I. Présentation d’un outil de modélisation répondant à
l’appel d’offres de la Commission de Régulation de
l’Energie

A. Le contexte énergétique réunionnais

A l’heure actuelle, les ressources disponibles à La Réunion sont presque uniquement


renouvelables et intermittentes : Bien que très intéressantes d’un point de vue
environnemental, ces énergies posent un sérieux problème, notamment pour assurer
l’équilibre production-consommation. En effet, la ressource éolienne ou photovoltaïque a un
aspect imprévisible empêchant à priori toute forme de garantie.

Les ressources fossiles, quant à elles, sont absentes du territoire insulaire, et il est
donc nécessaire d’importer une grande partie des énergies sous forme de combustibles tels
que le gaz, le charbon ou encore le fioul, et ce afin de couvrir les besoins en matière de
transport ou d’électricité. Les deux inconvénients majeurs de ces énergies sont leur caractère
polluant ainsi que leur coût de revient, dû à leur importation. Ceci explique de plus la faible
indépendance de La Réunion en matière énergétique, estimée à 14% en 2006.

En outre, la forte croissance démographique qu’a connue l’île ces dernières années
ainsi que son essor économique appellent une demande énergétique grandissante. Alors que
les transports font uniquement appel aux énergies fossiles, l’électricité, en 2007, suivait le
diagramme ci-dessous :

Figure 1 – Part des différentes sources d’énergie à La Réunion en 2007

Source : http://www.insee.fr/fr/insee_regions/reunion/themes/revue/revuehs4/revuehs4_energie_2007.gif

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L’ARER a par ailleurs étudié la faisabilité technique d’une électricité réunionnaise
issue uniquement de ressources renouvelables, et les résultats obtenus font la part belle au
photovoltaïque (entre 24 et 40% de la production électrique en 2030).

Figure 2 – Projet en vue d’une autonomie d’énergétique

Source : http://www.arer.org/pj/articles/302_Rapport-Mix-energetique-Reunion-2030.pdf (PAGES 36-37)

C’est dans ce contexte que le plan régional des énergies renouvelables et d'utilisation
rationnelle de l'énergie (PRERURE) a été mis en place en 2003, renforcé par le projet
« Grenelle de l’Environnement à la Réunion – Réussir l’Innovation » (GERRI) à l’été 2009 :
leur objectif ultime est l’autonomie énergétique de La Réunion à l’horizon 2030, rendue
possible par une utilisation croissante des énergies renouvelables.

B. Définition de l’appel d’offres de la Commission de


Régulation de l’Energie (appel d’offres CRE)

Le 17 novembre 2008 a été présenté le plan de développement des énergies


renouvelables de la France issu du Grenelle de l’Environnement. Le ministre de l’Ecologie a
expliqué l’objectif de ce programme : porter à au moins 23% la part des énergies
renouvelables dans la consommation d’énergie à l’horizon 2020, grâce à une augmentation de
20 millions de tonnes équivalent pétrole de la production annuelle d'énergie renouvelable.
Parmi les nombreuses mesures jalonnant le programme, l’appel d’offres de la Commission de
Régulation de l’Energie tient une place importante.

Celle-ci porte sur « la construction d’ici 2011 d’au moins une centrale solaire au sol
dans chaque région française, pour une puissance cumulée maximale de 300 MW » (source :
appel d’offres CRE). Le département de La Réunion devrait quant à lui accueillir deux
centrales photovoltaïques d’une puissance de 5MW chacune. L’intérêt de telles installations
est majeur : elles permettront tout d’abord de convertir le rayonnement solaire en puissance
électrique, pour ensuite l’injecter directement au réseau insulaire ou bien la stocker en vue
d’une injection plus tardive. La construction de ces centrales permettra par ailleurs d’obtenir

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une production photovoltaïque dite « garantie ». En effet, la production photovoltaïque
actuelle à la Réunion est principalement « non-garantie », c'est-à-dire qu’aucun moyen de
lissage n’est couplé aux panneaux solaires afin de pallier une chute éventuelle de
l’ensoleillement. Cela conduit donc à de très grandes variations de puissance au cours de la
journée. C’est notamment afin de juguler ces fluctuations importantes que le cahier des
charges de l’appel d’offres impose certaines contraintes majeures.

C. Cahier des charges de l’appel d’offres CRE

1. Définition du cahier des charges

Une offre doit respecter les dispositions définies par l’appel d’offres, dont les points
intéressants pour l’étude sont résumés ici:

Concernant la production :

 l’installation doit pouvoir maintenir en permanence à la disposition du


gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité une marge de
puissance active, dite «réserve primaire», en plus ou en moins, correspondant
à 10 % de la puissance produite ;
 la variation de puissance délivrée sur le réseau par période de 30 minutes doit
être inférieure à 15% de la puissance installée.

Concernant le stockage :

 le dimensionnement en puissance de la batterie ne peut être inférieur à 1/3 de


la puissance installée de la centrale.

Il convient à présent de clarifier les deux contraintes concernant la production.

2. Explication du cahier des charges

a. La réserve primaire

La première contrainte nous impose de pouvoir ajuster la puissance injectée au


réseau de 10% en plus ou en moins. Pour cela, on se placera à 90,909.% du régime maximal
(aussi appelé régime optimal), afin de pouvoir augmenter de 10% et instantanément la
puissance injectée sur le réseau. C’est cette réserve délivrable instantanément qui est dite
« primaire ». Se placer à un tel régime, dit « nominal », permet ainsi de répondre à la
condition de l’appel d’offres CRE tout en maximisant la puissance injectée sur le réseau.

De même, on doit pouvoir diminuer celle-ci de 10%, ce qui conduirait à injecter


81,8181…% de la puissance maximale injectable sur le réseau. La puissance non injectée sur
le réseau serait alors stockée.

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b. Variabilité inférieure à 15% de la puissance installée

NB : Ce paragraphe propose une étude réalisée en régime optimal et non nominal.

La puissance installée d'une installation de production – ou puissance crête - est


définie comme la somme des puissances unitaires maximales des machines électrogènes
susceptibles de fonctionner simultanément dans un même établissement. C’est donc la
puissance maximale de l’installation. Cette puissance s’exprime par ailleurs en Wc ( Watt-
crête).

Un Watt-crête correspond en moyenne à la puissance développée par une cellule


monocristalline de 10 cm sur 10 cm. La puissance crête est la puissance maximale délivrée
par le panneau solaire, dans des conditions optimales d’irradiation.

Pour expliquer cette deuxième contrainte, il convient de séparer la puissance délivrée


par le panneau solaire Ppv(t) en une puissance injectée au réseau Pinj(t) et une puissance
envoyée au stockage Pstockée(t). À tout moment, l’égalité Ppv(t)= Pinj(t) + Pstockée(t) est vérifiée.

Avec Estockée(t) l’énergie stockée et st le rendement de stockage, on a :

T
Estockée = P
0 stockée
t ∗ ηst dt (1)

(Estockée correspond à l’aire grisée sur la figure 3)

Figure 3 – Répartition de la puissance photovoltaïque entre puissance injectée et puissance stockée

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De plus et à tout instant, les inégalités suivantes doivent être vérifiées :

 Pinj t − Pinj min 30 t < 15% Pmax (2) ;

 Pinj max 30 t − Pinj t < 15% Pmax (3)

avec : Pmax , la puissance installée (ou puissance crête Pc)


Pinjmin30(t), la puissance minimale injectée dans les 30 minutes
précédant l’instant t
Pinjmax30(t), la puissance maximale injectée dans les 30 minutes
précédant l’instant t

Dans notre étude, une perte de puissance totale est envisagée à un instant donné
(Ppv(t)=0 W), sachant que dans la réalité, la perte maximale de puissance en 30 minutes
d’une installation photovoltaïque est estimée à environ 85% de la puissance maximale sur
les 30 dernières minutes (résultat trouvé au II.A.). Le stockage doit pouvoir compenser
cette perte selon le schéma suivant :

Figure 4 – Schéma explicatif de la seconde contrainte du cahier des charges

Une pente de 15% en escalier a été choisie afin de pouvoir réaliser les simulations
Excel avec un pas de temps de 1 min.
Pour R(t), on a la formule suivante (simple calcul d’aire), en prenant Ppv(t)=0 W :
1
inj P (t)2 Pinj
R t = Aire gris foncé = 2 ∗ 0,3∗P + 120 (4)
max
(pour avoir les formules en Wh)

La compensation décrite plus haut se traduit donc, à tout instant, par:


P max
Estockée(t)=R(t) Pinj 2 + 200 . Pinj − 0,6. Pmax . Estock ée = 0 (5)

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P
Résolution de l’équation ∆= ( max )2 + 2,4. Pmax . Estockée (6)
200
avec Δ le discriminant de l’équation (5)

P
max 2 P max
Ce qui nous conduit à Pinj = ( 400 ) + 0,6. Pmax . Estock ée − (7)
400
(seule solution positive donc possible).

On obtient donc une expression de Pinj en fonction de Estockée .

c. Conséquences sur le stockage

Ces deux contraintes ont des conséquences importantes sur le stockage. En effet, la
réserve primaire imposera à priori de prévoir une capacité de stockage supplémentaire de
18,1919…% de la production injectée journalière maximale en régime maximal, et pouvant
supporter en charge une puissance de 18,1919…% de la puissance injectée maximale.
Cependant, l’étude du stockage de la réserve primaire ne sera pas abordée ici.

La seconde contrainte impose d’avoir une capacité de stockage suffisante pour


pallier une chute instantanée de la puissance photovoltaïque.

En outre, du point de vue du système électrique global, il peut s’avérer intéressant de


considérer la somme des productions électriques et de la comparer à la consommation (courbe
de charge). Comme le montre le schéma ci-dessous (figure 5), il est probable que la somme
des productions non photovoltaïque et photovoltaïque « garantie » dépasse la consommation
d’un point de vue de la puissance instantanée. Le système électrique devra donc stocker ce
surplus de production, représenté ici par l’aire grise. L’étude ne traitera cependant pas du
stockage de ce point de vue là.

Figure 5 – Schéma consommation/production

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Ce cahier des charges paraît donc contraignant, mais sa clarification va permettre de
construire un outil adapté aux enjeux de notre étude.

D. Présentation de l’outil de rayonnement photovoltaïque

Cet outil, dont la structure de base a été réalisée par Cédric Ferlat pour l’ARER,
permet de modéliser la puissance injectée par une installation solaire sur le réseau électrique
en répondant au cahier des charges imposé par l’appel d’offre CRE. Il a par la suite été
modifié et complété pour les besoins de l’étude. Dans sa version finale, il se présente sous la
forme d’un tableur Excel (annexe D), dont les données d’entrée sont les suivantes :

 la puissance photovoltaïque installée (définie au I.C.2.b.), connue à l’avance


(fixée en fonction de l’étude ou mesurée en fonction de la surface ou du
budget disponible) ;
 les rendements de stockage et de déstockage (ηst et ηdst) qui sont estimés en
fonction de la technologie utilisée ;
 des données de rayonnement solaire, dont l’explication réside dans le
paragraphe suivant.

1. Fichiers météorologiques et jumelage site-commune(s)

Des données de rayonnement solaire ont donc été mesurées sur 19 sites
météorologiques de l’île. Pour chacun des sites, au cours de l’année 2005, une valeur par
minute a été obtenue, soit 525600 données par site.

Ces fichiers ont été réalisés de la manière suivante : une station météo basée à Saint
Pierre a enregistré pendant deux ans et trois mois la valeur du rayonnement photovoltaïque
avec un pas de temps d’une minute. Dix-huit autres stations ont enregistré ce rayonnement
avec un pas de temps d’une heure. Pour obtenir des données probables, minute par minute,
pour chacun de ces sites, il a été mesuré la différence de rayonnement sur deux heures. La
même différence a été recherchée dans les données de Saint Pierre et les données minute par
minute ont été reportées sur cet intervalle de deux heures dans le nouveau fichier météo.

S’il n’a pas été trouvé d’intervalle identique, le fichier a été complété par la donnée
« NaN ». La réalisation des simulations imposait de remplacer ces données par des données
chiffrées probables. Une rapide analyse a montré qu’aucune donnée « NaN » n’était isolée :
ces données occupent des plages allant de 1 à 12 heures. Elles avaient dans un premier temps
été remplacées par « 0 » mais devant l’inexactitude de cette solution, il a finalement été
décidé de remplacer chaque donnée manquante par celle du jour précédent. Cette technique a
ainsi permis d’éliminer tous les « NaN » et de respecter la régularité de la courbe
d’ensoleillement en empêchant toute chute brutale à 0.

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Par ailleurs, les 19 sites sont répartis sur l’île de la manière suivante :

Figure 6 – Répartition des sites sur l’île

Comme un site donné n’est caractérisé que par des fichiers de rayonnement, il a été
décidé d’associer une, plusieurs ou certaines parties de différentes communes de l’île à ce site,
du fait de son ensoleillement et sa géographie voisins. Ce choix a été réalisé en superposant
les cartes des sites (figure 6) et des communes (annexe B).

Ainsi, le potentiel toiture de la (ou des) commune(s) rattachée(s), c’est à dire la


surface de toiture communale pouvant accueillir des panneaux photovoltaïques, est attribué
au site « jumelé ». Une part proportionnelle de la puissance crête insulaire peut dès lors lui
revenir. Par la suite, il sera considéré que chaque site abrite une installation solaire dont la
puissance crête est égale à cette « part ».

Le jumelage site-commune(s), ainsi que le potentiel photovoltaïque associé à chaque


site, sont répertoriés dans le tableau suivant :

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surface de Pourcentage par
Site Communes associées toiture par site site
Avirons Aviron, Etang Salé 881011 3,40%
Baril Saint Philippe 132686 0,51%
Colimaçons Trois Bassins 200976 0,77%
Espérance Sainte Marie, Sainte Suzanne 1539514 5,93%
Gillot Saint Denis 3943947 15,20%
Grand Coude 1/3 Saint Joseph 334734,3333 1,29%
Gros Piton Sainte-Rose Sainte Rose 229146 0,88%
La Nouvelle 1/3 La Possession, Cilaos, Salazie 727434,3333 2,80%
Maïdo 1/5 Saint Paul 603345,2 2,33%
Pierrefonds Saint Pierre 2630556 10,14%
Piton Bloc Petite île 396991 1,53%
Piton Saint Leu 1/2 Saint Leu 420138 1,62%
Plaine des Cafres Le Tampon, Entre Deux 3050557 11,76%
Plaine des Palmistes Plaine des Palmistes 208881 0,81%
Ravine des Cabris Saint Louis 1522169 5,87%
Saint Benoît Bras Panon, Saint André, Saint Benoît 3418897 13,18%
Saint Joseph 2/3 Saint Joseph 669468,6667 2,58%
Saint Leu 1/2 Saint Leu 420138 1,62%
Saint Paul 2/5 Saint Paul, Le Port, 2/3 La Possession 3407957,067 13,14%
Tan Rouge 2/5 Saint Paul 1206690,4 4,65%
total 25945237 100,00%
Tableau 1 - Potentiel toiture par site

2. Utilisation des fichiers météorologiques

Pour exploiter ces données de rayonnement, il est nécessaire de les transformer en


valeurs de puissance photovoltaïque fournie par minute. Ce traitement se fait en utilisant
l’équation de la forme :
0,6603
Ppv (t) = ∗ ray(t) ∗ Pc (8)
1000

avec : Pc la puissance photovoltaïque installée ou puissance crête en kW;


ray(t) le rayonnement à l’instant t en W;
Ppv(t) la puissance photovoltaïque à l’instant t en kW.

Cette régression linéaire a été obtenue grâce aux suivis du productible


photovoltaïque de 10 installations sur des zones au rayonnement connu. La puissance
photovoltaïque ainsi obtenue est « non-garantie ». En revanche, cette étape n’est que la
première dans le traitement du rayonnement pour l’obtention d’une production « garantie ».

Une fois ce calcul effectué, les données de sortie attendues sont les suivantes :

 les données résultant de l’analyse de la production photovoltaïque minute,


c'est-à-dire : les puissances nominales photovoltaïques à stocker, à déstocker
et à injecter sur le réseau,
 les énergies nominales journalières injectée et à stocker.

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Les formules permettant d’obtenir les données de sortie sont fournies dans la notice
d’explication de l’outil (annexe E). Elles découlent en fait des égalités obtenues dans la partie
I.C.2. « Explication du cahier des charges ».

Cet outil va à présent permettre de simuler la réponse en puissance d’une centrale


solaire insulaire issue de 19 installations soumises à l’appel d’offres CRE.

16
II. Modélisation des installations photovoltaïques
répondant à l’appel d’offres CRE

Afin de vérifier la stabilité du réseau au niveau insulaire, une approche en deux


temps va être réalisée: tout d’abord, chaque site verra son potentiel photovoltaïque simulé, et
une analyse particulière sera réalisée pour chacune des 19 installations. Ensuite, en sommant
tous ces potentiels, on va remonter à un potentiel insulaire global que l’on analysera.

Le but étant d’évaluer l’impact de l’appel d’offres CRE sur la production


photovoltaïque insulaire, il paraît intéressant de comparer les résultats « garantis » à ceux tirés
d’une analyse « non-garantie ».

A. Production photovoltaïque « non-garantie »

Il a été expliqué, au I.B., que la production photovoltaïque « non-garantie »


engendrait des variations colossales de la puissance photovoltaïque.

Celle-ci a été obtenue, pour chaque site, à l’aide de la formule (8) pour une puissance
installée de 1MWc. Puis un calcul de variabilité instantanée a été effectué comme suit :
A chaque instant t, et ce à partir de la 30ème minute, il a été calculé la variation
maximale de puissance photovoltaïque survenue au cours de la demi-heure précédente (en
positif ou en négatif). Ensuite, cette variation a été rapportée à la puissance installée, pour
obtenir la variabilité recherchée.

La variabilité maximale obtenue sur un site est de 85,35% en négatif et 81,44% en


positif sur un an (NB : Les variabilités dites « négatives » sont données en valeur absolue).
Ces valeurs très importantes montrent, par exemple, que l’on peut perdre une puissance
équivalant à 85,35% de la puissance crête en une demi-heure sur un site. Le photovoltaïque
apparaît donc comme très imprévisible, et, sans moyen de lissage, difficilement exploitable en
très grande quantité.

Une fois ce travail effectué pour chacun des sites, il convient de l’effectuer au niveau
insulaire. Dans un premier temps, il faut pondérer la puissance photovoltaïque de chaque site
par son potentiel toiture (défini au I.D.1.). Les puissances ainsi obtenues sont ensuite
sommées pour donner la puissance photovoltaïque « non-garantie » au niveau insulaire. Il
n’est par ailleurs pas utile de fixer une valeur de puissance crête insulaire, car les calculs de
variabilité ne la prennent pas en compte.

Finalement, la variabilité maximale trouvée est de 37,3% en positif et 32,01% en


négatif.

Cette valeur est bien plus faible que celle trouvée à l’échelle d’un site. En effet, les
perturbations météorologiques ne sont pas identiques sur tous les sites. Il est donc probable

17
qu’il y ait un phénomène de compensation d’un site à l’autre et donc un certain équilibrage
naturel au niveau insulaire.

Cependant, une variabilité de 37,3% est encore trop importante pour que le
photovoltaïque puisse se développer à grande échelle à La Réunion. Il a été évoqué au I.A.
que dans l’optique d’une autonomie énergétique, le solaire pourrait être l’une des principales
sources d’énergie de l’île. Il paraît donc essentiel d’étudier un moyen d’obtenir une énergie
photovoltaïque « garantie », c'est-à-dire une installation permettant de réduire suffisamment la
variabilité en 30 min pour que d’autres moyens de production mieux maîtrisables puissent
compenser d’éventuelles chutes de puissance. Il est en effet clair que des effondrements de
plus de 37% de la puissance crête condamneraient le gestionnaire du réseau à l’impuissance.

B. Production photovoltaïque « garantie »

À présent, le travail précédent va être effectué pour des installations répondant à


l’appel d’offres CRE, et donc à l’aide de l’outil d’analyse de rayonnement.

Il convient tout d’abord de déterminer les paramètres d’entrée :

 en premier lieu, la puissance installée choisie pour un site est, comme


précédemment, de 1 MWc ;
 la seconde valeur à fixer pour réaliser les simulations est celle du rendement.
Par souci de simplicité, on prendra le rendement de stockage (ηsto) égal à
celui de déstockage (ηdesto), et l’étude sera réalisée pour les rendements
globaux de 50 et 70% (global = sto.désto).

La puissance installée au niveau insulaire, quant à elle, n’est intéressante que pour le
dimensionnement du moyen de stockage, et sa valeur ne doit donc nullement être décidée
pour le moment.

Dès lors, les simulations ont été réalisées de la manière suivante :

Pour chaque site, les données météorologiques ont été injectées dans l’outil d’analyse
de rayonnement photovoltaïque présenté précédemment. Une fois les simulations réalisées,
les résultats suivants ont été retranscrits dans un nouveau fichier Excel :

 la puissance nominale injectée sur le réseau minute par minute pendant un


an ;
 le productible photovoltaïque simulé (expliqué au II.C.2);
 la capacité de stockage nécessaire ;
 l’énergie ayant transité par le stockage ;
 le maximum de la puissance délivrée lors du stockage ;
 le maximum de la puissance délivrée lors du déstockage.

Afin d’illustrer la manière dont l’outil jugule l’intermittence du rayonnement


photovoltaïque, le graphique suivant représente la puissance photovoltaïque (entré de l’outil)
et la puissance injectée au réseau (sortie de l’outil) sur une heure, pour le site « Avirons ».

18
Figure 7 – Exemple de lissage de la puissance photovoltaïque

Ensuite, un calcul de variabilité instantanée de la puissance injectée au réseau a été


effectué de la même manière que lors de l’étude du photovoltaïque « non-garanti » (II.A.).

Les résultats obtenus sont enfin classés par plage horaire et ont été récapitulés pour
chaque site de la manière suivante :

Variabilité sur 30 min Productible PV Simulé(kWh) 1093825,91


Vmax30mn Vmin30mn Productible PV réel (kWh) 1090000
13,64% -13,64% Ratio (simu/réel) 1,00351
Energie ayant transité par le stockage (kWh)) 214918,631
Puissance stockée max (kW) 801,760588
Puissance max PV (kW) 1023,465
Capacité de stockage (kWh) 862,032617
Variabilité max entre 10h et 14h 13,22%
Variabilité min entre 10h et 14h -11,83%
Puissance destockée max (kWh) 305,301017

Occurrence entre Occurrence avant Occurrence après


Occurrence 10h et 14h 10h 14h
Intervalle de Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té
variabilité pos i ti ve néga ti ve pos i ti ve néga ti ve pos i ti ve néga ti ve pos i ti ve néga ti ve
>=13% 52 141 3 0 3 9 46 132
13%>v>=12% 44 399 7 0 12 4 25 395
… … … … … … … … …
2%>v>=1% 33406 22260 10090 6386 11845 435 11471 15439
1%>v>0% 21745 11494 2605 2374 13816 287 5324 8833
Tableau 2 – Exemple de Saint Paul

19
Une fois ce travail réalisé pour chacun des sites, la variabilité sera étudiée plus
précisément en fonction de la période de la journée : pour ce faire, les occurrences seront
calculées sur les périodes suivantes :

 avant 10h ;
 entre 10h et 12h ;
 entre 12h et 14h ;
 entre 14h et 16h ;
 entre 16h et 17h ;
 après 17h.

Enfin, la même étude sera réalisée au niveau insulaire.

C. Analyse des résultats :

1. Variabilité

a. Rendement de 50% :

 Analyse par site

Pour un site donné, les variabilités maximales positive et négative sont de 13,64% =
0,909.*15%, limite autorisée par le programme. En effet, comme précisé précédemment
(I.C.2.a.), les simulations sont réalisées en régime nominal. Par ailleurs, comparées aux
valeurs de plus de 80% obtenues pour le photovoltaïque « non-garanti », celles-ci sont
dérisoires. L’intérêt d’un outil de lissage paraît alors évident. En outre, les chutes brutales de
puissance photovoltaïque - que l’outil doit compenser avant de pouvoir injecter celle-ci au
réseau – associées à la variation naturelle de l’ensoleillement, justifient pleinement que la
limite du programme soit atteinte.

De plus, les valeurs extrêmes de variabilités positives s’obtiennent plutôt en début de


journée, pendant la plage horaire « avant 10h ». Concernant les variabilités négatives
maximales, elles s’obtiennent plutôt en fin de journée, pendant la plage horaire « après 17h».
Ce résultat est essentiellement dû au déstockage prévu pour pallier la baisse d’ensoleillement.
C’est donc une variabilité maîtrisée, et qui n’est pas réellement due à l’intermittence du
système photovoltaïque. Il est par ailleurs intéressant de remarquer qu’il n’existe pas
d’ « effet horaire » entre 10 heures et 17 heures, si ce n’est une variabilité positive plutôt
importante entre 10 heures et 14 heures et une variabilité négative assez élevée entre 14
heures et 17 heures : la croissance puis la décroissance naturelles de l’ensoleillement sont ici
seules responsables.

 Analyse insulaire

Le tableau Excel présentant les résultats se trouve en annexe F.

20
Les variabilités insulaires maximales sur un an sont regroupées dans le tableau
suivant :

Période de la Variabilité Occurrence Variabilité Occurrence


journée maximale positive Annuelle maximale négative annuelle
comprise entre comprise entre
Avant 10h 6% et 7% 47 0% et 1% 594
Entre 10h et 12h 6% et 7% 19 2% et 3% 34
Entre 12h et 14h 4% et 5% 130 3% et 4% 53
Entre 14h et 16h 4% et 5% 28 5% et 6% 5
Entre 16h et 17h 2% et 3% 23 5% et 6% 140
Après 17h 2% et 3% 2 11% et 12% 16
Tableau 3 - Variabilités insulaires maximales sur un an pour un rendement de 50%

Plus précisément, les résultats sont les suivants :

 variabilité maximale positive : 6,6% ;


 variabilité maximale négative : 11,49%.

Tout d’abord, il est important de noter que l’équilibrage naturel insulaire décrit en
II.A. fait ici effet. Les variabilités maximales insulaires sont en effet inférieures à celles
obtenues pour un site. Il existe néanmoins un point commun entre les analyses insulaire et par
site : les maximales s’obtiennent en début et en fin de journée. Cette conclusion est surtout
intéressante pour le gestionnaire de réseau, qui peut décider d’exploiter l’énergie
photovoltaïque uniquement entre 10 heures et 17 heures.

Il peut à présent être intéressant de faire varier le rendement global.

b. Rendement de 70%

 Analyse par site

De même que précédemment, pour un site donné, on retrouve de manière prévisible


une variabilité maximale de 13,64%, aussi bien en positif qu’en négatif.

 Analyse insulaire

Le tableau Excel présentant les résultats se trouve en annexe F.

21
Les variabilités maximales sur un an sont regroupées dans le tableau suivant :

Période de la Variabilité maximale Occurrence Variabilité maximale Occurrence


journée positive comprise entre annuelle négative comprise annuelle
entre
Avant 10h 7% et 8% 30 0% et 1% 592
Entre 10h et 12h 7% et 8% 6 2% et 3% 45
Entre 12h et 14h 4% et 5% 268 4% et 5% 13
Entre 14h et 16h 5% et 6% 13 5% et 6% 20
Entre 16h et 17h 2% et 3% 48 6% et 7% 38
Après 17h 2% et 3% 15 11% et 12% 19
Tableau 4 - Variabilités insulaires maximales pour un rendement de 70%

De plus, le détail des résultats est le suivant :

 variabilité maximale positive : 7,54% ;


 variabilité maximale négative : 11,66%.

Il est à noter que ces valeurs sont légèrement supérieures à celles obtenues pour un
rendement de 50%. L’explication est simple : pour être en accord avec le cahier des charges
de l’appel d’offres, la puissance maximale injectée est calculée en fonction de l’énergie
stockée. En effet, le programme utilisé fait appel à l’énergie stockée pour remédier à une
chute brutale d’ensoleillement et ainsi respecter la condition sur la variabilité. Ainsi, plus le
rendement de déstockage est élevé, plus l’énergie à stocker – directement liée à la puissance
de stockage - est faible. Comme toute la puissance non stockée est injectée au réseau, il en
découle une augmentation de cette dernière. L’amplitude sur 30 minutes de la puissance
injectée croît à son tour, et il en résulte finalement une augmentation de la variabilité, aussi
bien positive que négative.

Par ailleurs, il a auparavant été remarqué qu’une partie de la variabilité, à un instant


donné, est uniquement due aux variations naturelles d’ensoleillement au cours de la journée,
qui sont parfaitement prévisibles. L’étude de la variabilité lors d’une journée « parfaite » va
donc permettre de déceler les variabilités vraiment dues à l’intermittence du système
photovoltaïque.

c. Variabilité lors d’une journée parfaite

On définit l’ensoleillement d’une journée parfaite comme celui d’une journée sans
perturbation. Il paraît intéressant de comparer la variabilité simulée au cours de la journée à la
variabilité obtenue en se basant sur une courbe parfaite. En pratique, une « cloche »
approchant au mieux la courbe de puissance nominale injectée au réseau chaque jour a été
superposée à cette dernière (figure 8). Elle représente le potentiel insulaire global de la
journée en question.

22
Figure 8 – Exemple de superposition d’une courbe parfaite et de la journée associée

Visuellement, il est déjà notable que les pentes des deux courbes sont généralement
voisines.

Les calculs de variabilité de la courbe dite « parfaite » sur un an vont renforcer cette
impression:
Occurrence entre Occurrence entre
Occurrence avant 10h 10h et 12h 12h et 14h
Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité
positive négative positive négative positive négative
6%>v>=5% 419 0 65 0 0 0
5%>v>=4% 10039 0 5145 0 0 0
4%>v>=3% 20682 0 20178 0 36 0
3%>v>=2% 13195 0 17256 0 7050 0
2%>v>=1% 6085 0 1156 0 20869 0
1%>v>0% 6885 0 0 0 15845 0

Occurrence entre Occurrence entre


14h et 16h 16h et 17h Occurrence après 17h
Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité
positive négative positive négative positive négative
6%>v>=5% 0 0 0 0 0 491
5%>v>=4% 0 0 0 0 0 15210
4%>v>=3% 0 0 0 1569 0 39337
3%>v>=2% 0 666 0 14120 0 22677
2%>v>=1% 0 15626 0 6204 0 6222
1%>v>0% 5840 21668 0 7 0 6948
Tableau 5 - Variabilité lors de journées parfaites sur un an

23
Il est désormais clair qu’une partie non négligeable de la variabilité n’est pas due aux
intermittences du système photovoltaïque. Le travail de lissage effectué en amont par les 19
installations soumises à l’appel d’offre CRE paraît dès lors bénéfique.

À présent, il peut être intéressant de vérifier si le mois de l’année n’influe pas sur la
variabilité de la puissance injectée au réseau.

d. Existence d’un éventuel effet saisonnier

En terme de puissance injectée au réseau, il semblerait probable d’observer un effet


saisonnier. En effet, celle-ci est directement liée au rayonnement solaire. Afin de vérifier ou
non cette intuition, la puissance moyenne injectée par mois a été reportée sur le graphique
suivant :

Figure 9 – Puissance moyenne injectée par mois

Il est notoire que la puissance moyenne injectée est presque 1,5 fois plus importante
en janvier qu’en juin. Malgré la saison des pluies entre novembre et janvier, la puissance
moyenne injectée reste donc maximale durant cette période, globalement plus importante en
été qu’en hiver.

L’amplitude de puissance plus importante en été pourrait amener à penser que la


variabilité y est plus grande. Pour déceler cet éventuel effet saisonnier, la variabilité maximale
a été calculée pour chaque mois et reportée sur le graphique suivant :

24
Figure 10 – Variabilité maximale par mois

Il est remarquable qu’elle varie sensiblement selon le mois de l’année. Cependant, au


vu de la courbe, un an de données n’est pas suffisant pour en déduire un véritable effet
saisonnier. Il faudrait faire cette étude sur plusieurs années pour affirmer que les variations
d’ensoleillement dépendent de la saison.

Après avoir étudié les conséquences du regroupement des 19 centrales en une seule
sur la variabilité de la puissance injectée au réseau, il convient de s’intéresser à la seconde
partie du cahier des charges traitant du moyen de stockage.

2. Dimensionnement du moyen de stockage

Pour chacune des 19 installations, il est intéressant de dimensionner le moyen de


stockage aussi bien en puissance qu’en énergie. Il faut donc relever, lors des simulations, les
valeurs d’énergie et de puissance transitant par le stockage. Cependant, pour plus de précision
lors des calculs, les valeurs d’énergie seront multipliées par le ratio « productible
photovoltaïque réel / productible photovoltaïque simulé ».

Dans le cadre d’un stage précédent, deux étudiants ont en effet réalisé un outil précis
permettant de mesurer le productible photovoltaïque par site, c'est-à-dire l’énergie réellement
récupérable à l’aide de panneaux solaires. En ce qui concerne notre étude, les fichiers
météorologiques n’étant pas exacts, les capacités de stockage obtenues risquent d’être
approximatives. Afin de remédier à ce problème de précision, les valeurs des énergies
simulées seront donc multipliées par ce rapport.

De plus, l’étude se fera pour des rendements de 50% et 70% et consacrera une partie
à la cyclabilité requise par le moyen de stockage de l’étude.

25
a. Dimensionnement pour un rendement de 50%

Afin de dimensionner le moyen de stockage, il faut s’intéresser au maximum de


l’énergie stockée sur un an.

Les simulations pour un rendement de 50% et pour une installation de 1 MWc par
site donnent les résultats suivants :
Site Max de l'énergie stockée (kWh)
Avirons 816,9009042
Baril 812,3844001
Colimaçons 863,5456453
Espérance 900,2279834
Gillot 867,4134485
Gros Piton Sainte-Rose 828,5002897
La Nouvelle 893,8276819
Maïdo 928,0589668
Pierrefonds 801,4849989
Piton Bloc 905,825535
Piton Saint Leu 877,4483125
Plaine des Cafres 842,625759
Plaine des Palmistes 913,781312
Ravine des Cabris 848,9295815
Saint Benoît 890,5281859
Saint Joseph 929,7782825
Saint Leu 836,6000758
Saint Paul 862,0326173
Tan Rouge 937,3771812
Moyenne 871,4353243
Tableau 6 – Maximum de l’énergie stockée par site sur un an

A titre d’information, calculons les caractéristiques d’un volant d’inertie pouvant


stocker une énergie de 1000 kWh, qui est l’ordre de grandeur des énergies répertoriées ci-
dessus.

Supposons ce volant en acier (de masse volumique ρ=7850 kg/m3) et de rayon


R=2m.
Si on prend une vitesse tangentielle V à la périphérie du cylindre de 300m/s (donc
inférieur à mach 1), il reste à calculer sa hauteur :

E=0,5.J.ω² avec : J le moment d’inertie du volant (USI)


ω la vitesse de rotation du volant (rad.s-1)
ω=V/R avec V en m.s-1
J=0,5.m.R² avec : m la masse du volant (kg)
R le rayon du volant (m)

D’où E=0,25.m.R².ω²=π/(4.ρ.R4.h.ω²) avec h la hauteur du volant.

26
Enfin h=4.E/(π.ρ.R2.V²)

AN : h=1,6m

Afin de stocker une énergie de 1000 kWh, il faut donc utiliser un volant d’inertie en
acier, de diamètre 4m, de hauteur 1,6m et tournant à une vitesse tangentielle de 300m/s.

En terme de puissance stockée et déstockée, dans les mêmes conditions, les résultats
sont les suivants :

Puissance stockée Puissance déstockée maximale


Site maximale (kW) (kW)
Avirons 748,1904515 326,8725778
Baril 761,4913284 323,5064224
Colimaçons 762,7113355 316,819419
Espérance 733,5322156 317,7315202
Gillot 798,9792508 341,4301283
Gros Piton Sainte-Rose 745,4504341 403,1138498
La Nouvelle 793,0943136 410,1238724
Maïdo 824,5520755 337,0605812
Pierrefonds 693,9669171 300,5384918
Piton Bloc 745,2420471 322,1420513
Piton Saint Leu 734,4931992 318,4643111
Plaine des Cafres 793,7664 398,4987066
Plaine des Palmistes 800,3325162 458,8280712
Ravine des Cabris 744,5103516 356,0758287
Saint Benoît 744,1134769 332,2670272
Saint Joseph 755,1276232 358,7149723
Saint Leu 777,0850515 320,1098558
Saint Paul 801,7605879 305,3010168
Tan Rouge 777,2160865 280,8710418
Moyenne 765,0324033 343,6036708
Tableau 7 – Puissances stockées et déstockées maximales par site sur un an

Notons que le cahier des charges imposait que « le dimensionnement en puissance


de la batterie ne soit pas inférieur à 1/3 de la puissance installée de la centrale ». Comme le
montrent les résultats des simulations, c’est le cas ici. En effet, pour des installations de
1MWc, la puissance de stockage du site le moins demandeur doit être supérieure à 693 kW,
qui est bien supérieure à 333kW.

b. Influence du rendement

Le calcul du ratio « max de l’énergie stockée pour un rendement de 50% / max de


l’énergie stockée pour un rendement de 70% » donne les résultats suivants :

27
Site Ratio (E stockée50%/E stockée70%)
Avirons 1,040663884
Baril 1,050760688
Colimaçons 1,053832815
Espérance 1,056978507
Gillot 1,057179228
Gros Piton Sainte-Rose 1,034143009
La Nouvelle 1,052397391
Maïdo 1,068729727
Pierrefonds 1,044433932
Piton Bloc 1,052297976
Piton Saint Leu 1,048395477
Plaine des Cafres 1,04373973
Plaine des Palmistes 1,060924323
Ravine des Cabris 1,05765007
Saint Benoît 1,058700568
Saint Joseph 1,065622897
Saint Leu 1,045875153
Saint Paul 1,043559047
Tan Rouge 1,066828645
Tableau 8 – Ratio énergie stockée pour un rendement de 50% / énergie stockée pour un rendement de 70%

Le rendement influe donc de façon importante sur le dimensionnement du moyen de


stockage.
Pour un rendement global de 70%, il faut donc prévoir une capacité de stockage
environ 5% plus faible que pour un rendement de 50%.

Concernant les puissances de stockage et de déstockage, les ratios « Pstockée (50%) /


Pstockée(70%) » et « Pdéstockée (50%) / Pdéstockée(70%) » sont les suivants :

28
Site Pstockée (50%) / Pstockée(70%) Pdéstockée (50%) / Pdéstockée(70%)
Avirons 1,018751252 0,914429039
Baril 1,017372122 0,937279574
Colimaçons 1,026190277 0,915357796
Espérance 1,026488802 0,946957683
Gillot 1,029747122 0,951447382
Gros Piton Sainte-Rose 1,020665994 0,917513855
La Nouvelle 1,033114782 0,921760045
Maïdo 1,021376329 0,928961989
Pierrefonds 1,031568077 0,919040457
Piton Bloc 1,025439336 0,942579439
Piton Saint Leu 1,017680877 0,924587805
Plaine des Cafres 1 0,932235359
Plaine des Palmistes 1,023783127 0,936698367
Ravine des Cabris 1,014334702 0,932228546
Saint Benoît 1,020634012 0,93157218
Saint Joseph 1,027614586 0,927142137
Saint Leu 1,021228728 0,952697972
Saint Paul 1,030932941 0,946948823
Tan Rouge 1,006453952 0,919119965
Tableau 9 – Ratio des puissances stockées et déstockées

Pour un rendement de 50%, le stockage devra donc supporter une puissance de


charge supérieure à celle délivrée lorsque le rendement vaut 70% (de 0% à 3,3% selon les
sites). Ce résultat conforte celui obtenu plus haut au sujet de la variabilité (II.C.1.b.). En
revanche, pour le déstockage, la puissance délivrée pourra être plus faible (de 5% à 9%
environ).

c. Estimation de la cyclabilité

Le choix d’un moyen de stockage se fait aussi en fonction de la cyclabilité requise.


Celle-ci se définit comme le nombre de charges et de décharges totales tolérées. Pour chaque
site, une analyse effectuée sur la donnée « Puissance envoyée au stockage » a permis de
quantifier le nombre de charges et décharges. En moyenne sur les 19 sites, la valeur trouvée
est d’environ 7800 par an. À titre d’exemple, une batterie classique a une cyclabilité comprise
entre 100 et 1500. Cependant, cette cyclabilité prend en compte des charges et des décharges
totales. Dans le cas de notre étude, la moyenne annuelle de l’énergie transmise lors d’une
charge pour un site est de 24,8 kWh, valeur plutôt faible par rapport au maximum de l’énergie
stockée, valant plus de 800 kWh quel que soit le site. Il est donc probable qu’une cyclabilité
annuelle de 7800 charges et décharges soit surdimensionnée.

La centrale solaire insulaire issue des 19 installations photovoltaïques permet


finalement d’injecter une puissance stabilisée sur le réseau, et les caractéristiques de stockage
sont désormais connues. Mais la conception de cette centrale s’est faite dans un cadre
purement photovoltaïque. La puissance apportée sur le réseau par les énergies non

29
photovoltaïques a en effet été négligée. Or, la prise en compte de celles-ci est essentielle pour
le dimensionnement en puissance de la centrale photovoltaïque insulaire, et ipso facto, la
stabilité du réseau électrique insulaire.

30
III. Dimensionnement en puissance de la centrale insulaire

A. Dimensionnement en puissance de la centrale


photovoltaïque insulaire au regard des énergies non
photovoltaïques

Afin d’assurer une stabilité du réseau électrique insulaire, la variation de puissance


photovoltaïque à chaque instant doit être inférieure à 10% de la puissance électrique produite
par les énergies non intermittentes, ce qui correspond à leur réserve primaire. La variation de
puissance photovoltaïque pourra ainsi être compensée instantanément par la réserve primaire
des énergies non intermittentes et de ce fait le réseau ne sera pas perturbé. Cette condition
impose donc une limitation de la puissance installée de la centrale photovoltaïque insulaire
car la variabilité en puissance est égale à la variabilité calculée précédemment pour 1MWc,
multipliée par la puissance installée de la centrale en MWc.

Il faut par ailleurs estimer pour les années à venir la production des énergies non
intermittentes. Pour cela, l’ARER a décidé de réaliser des études sur les différents scénarii
possibles aux horizons 2020 et 2030. À ce sujet, il faut distinguer un scénario de
consommation tendanciel d’un scénario de consommation « STARTER » (Stratégie
d’Autosuffisance énergétique pour la Relance et la Transition Energétique à La Réunion). Le
premier est une estimation de la consommation d’énergie future si l’on suit la tendance
actuelle alors que le second est une estimation de la consommation en vue de l’autonomie
énergétique de La Réunion.

C’est dans cette optique qu’un outil de « Mix-énergétique » a été réalisé par François
Perfezou pour l’ARER. Il s’agit en fait d’un programme Excel permettant de modéliser ces
scénarii : en jouant sur les puissances des différentes sources d’énergie, il est possible de
modéliser la part de chacune afin de répondre à la consommation supposée.

Les données de puissances nominales injectées au réseau, calculées précédemment


pour une centrale insulaire, ont été rentrées dans ce programme pour différentes valeurs de
puissance installée de la centrale.

Pour chacun des scénarii tendanciel ou « STARTER », et pour chaque valeur de


puissance installée, une feuille Excel détaille heure par heure :

 la puissance produite par le photovoltaïque « garanti » ;


 la puissance produite par les énergies non intermittentes ;
 la puissance produite par d’autres sources d’énergie intermittentes (houle,
éolien) ;
 la réserve primaire du photovoltaïque « garanti » ;
 la réserve primaire des énergies non intermittentes ;
 la variation maximale du photovoltaïque (en MW).

31
Le dimensionnement en puissance de la centrale photovoltaïque insulaire se base sur
le critère expliqué ci-dessous :

Chaque heure, la réserve primaire totale (énergies non intermittentes et


photovoltaïque « garanti ») doit être supérieure à la variation maximale du photovoltaïque. Le
décompte du nombre d’heures où ce critère n’est pas satisfait est effectué sur l’année. Si ce
décompte est strictement supérieur à 0, c’est que la puissance installée choisie est trop
importante.

Il est donc possible d’obtenir une approximation du maximum possible de la


puissance installée pour une centrale photovoltaïque insulaire aux horizons 2020 et 2030.

Horizon de temps Type de scénario Puissance installée


maximale (MWc)
2020 tendanciel 350
STARTER 250
2030 tendanciel 450
STARTER 450
Tableau 10 – Maximum possible de la puissance installée aux horizons 2020 et 2030

Ces résultats sont obtenus dans le cas où la variabilité maximale par site est de
13,64% (= 15%*0,909.), valeur imposée par l’appel d’offres CRE.

Il peut désormais être intéressant de faire varier le paramètre imposé par l’appel
d’offres. En effet, en jouant sur les 15% de l’appel d’offres (paramètre qui sera nommé ), la
variabilité insulaire globale variera à son tour, ainsi que l’estimation de la puissance installée
maximale. Il sera ainsi possible d’observer les conséquences de cette modification sur la
stabilité du réseau.

B. Influence du paramètre  sur la stabilité du réseau


insulaire

Pour cela, les simulations ont été réalisées avec un paramètre α de 10%, 20% et 30%.

1. Analyse par site

Pour chacun des cas, les variabilités maximales positive et négative en régime
nominal sont les suivantes :

32
α Variabilité maximale Variabilité Variabilité maximale
permise en régime maximale positive négative
nominal (90,9%*α) au niveau d’un site au niveau d’un site
10% 9,09% 9,09% 9,09%
15% 13,64% 13,64% 13,64%
20% 18,18% 18,18% 16,97%
30% 27,27% 27,27% 23,30%
Tableau 11 – Variabilités maximales en fonction de α

Au niveau d’un site, la variabilité maximale permise en positif est toujours atteinte
au cours de l’année. En revanche, il est remarquable que pour α =20 ou 30%, ce n’est pas le
cas en négatif. De prime abord, il peut paraître curieux que l’on atteigne 23,30% pour α=30%
alors que la limite autorisée par le programme n’est pas atteinte pour α=20%. En réalité,
l’explication réside dans la manière dont fonctionne l’outil:

Pour α=30%, considérons un instant t auquel l’ensoleillement, donc la puissance


photovoltaïque, commence à diminuer. Supposons que la diminution dure jusqu’à l’instant
t+15min, et soit suffisamment radicale pour déclencher un déstockage visant à respecter la
condition du cahier des charges. Si, à partir de l’instant t+16min, l’ensoleillement redevient
croissant, la pente de la courbe de puissance injectée nominale pourra diminuer, et la
variabilité maximale sur l’intervalle de temps t ; t+30min n’aura pas nécessairement atteint
les 27,27% permis. Sur ce même intervalle de temps, pour un paramètre α de 20%, un
déstockage lors du premier ¼ d’heure sera également nécessaire, mais avec une pente moins
élevée que précédemment. Par ailleurs, à partir de l’instant t+16min, le même phénomène que
pour α=30% aura lieu. Là encore, la variabilité maximale permise sur l’intervalle de 30
minutes ne sera pas nécessairement atteinte, et c’est d’ailleurs ce qui se produit. En effet, pour
illustrer cette explication, il a été représenté Ppv(t) et Pinj(t) en fonction de l’intervalle de
temps t-15min ; t+45min pour α=20 et 30%.

Figure 11 – Schéma explicatif d’une chute de rayonnement

33
2. Analyse insulaire

Les résultats au niveau insulaire en régime nominal sont répertoriés dans le tableau
suivant :

α Variabilité maximale positive au Variabilité maximale négative


niveau insulaire au niveau insulaire
10% 6,12% 8,78%
15% 7,54% 11,66%
20% 8,32% 12,19%
30% 9,78% 12,35%
Tableau 12 – Variabilités insulaires maximales en fonction de α

Contrairement à ce qui pouvait être imaginé, ces quelques simulations tendent à


montrer que la variabilité au niveau insulaire n’augmente pas de façon linéaire en fonction de
la variabilité par site. Le phénomène de compensation au niveau insulaire, décrit au II.A., se
retrouve donc ici. Voici la représentation de la variabilité maximale insulaire en fonction de la
variabilité maximale par site :

Figure 12 – Variabilité au niveau insulaire en fonction de α

La courbe semble même présenter une limite asymptotique. Ceci ne peut cependant
être confirmé sans étude plus approfondie (pour =40, 50, 60%...). Ce phénomène est malgré
tout intéressant, car il signifie qu’une augmentation importante de la variabilité permise au
niveau d’un site n’entraîne pas nécessairement d’augmentation significative de la variabilité
maximale au niveau insulaire. Ainsi, une limitation des contraintes à l’échelle du site ne
perturbe pas forcément la stabilité du réseau de manière importante. De ce fait, en augmentant

34
, la puissance installée maximale de la centrale insulaire ne pourrait que faiblement
décroître.

Par ailleurs, le choix de =10%, plus contraignant au niveau d’un site, permettrait
une puissance installée maximale plus importante que précédemment au niveau insulaire.

Le tableau suivant recense les différentes puissances installées permises pour des
valeurs de  variables.

Horizon de temps Type de Puissance installée Puissance installée


scénario maximale (MWc) pour maximale (MWc) pour
une variabilité de 10% une variabilité de 20%
2020 tendanciel 450 à 500 300 à 350
STARTER 300 à 350 200 à 250
2030 tendanciel 550 à 600 400 à 450
STARTER 450 à 500 350 à 400
Tableau 13 – Puissance installée permise en fonction de α

Le dimensionnement en puissance de la centrale photovoltaïque insulaire résulte


donc d’un compromis entre variabilité admissible et puissance installée désirée.

Cependant, dans le strict cadre de notre étude, où  est fixé à 15% par la CRE, la
puissance installée de la centrale insulaire globale est de fait également fixée (modulo le
nombre de scénarii).

Mais cette entité insulaire, issue du regroupement des 19 installations


photovoltaïques, n’est pas une réalité. Une fois la puissance installée insulaire déterminée
précisément à l’aide de l’outil de « Mix-énergétique », il suffit, pour déterminer la puissance
installée de chacune des 19 installations, de multiplier la puissance insulaire par le
pourcentage toiture présenté tableau 1. .

35
Conclusion

Dans l’optique de l’autonomie énergétique de La Réunion, le cahier des charges


imposé par l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie pour la construction
de centrales photovoltaïques s’est avéré particulièrement contraignant. Outre l’obligation de
posséder une réserve de puissance visant à compenser durablement les intermittences du
système photovoltaïque, une telle centrale devra remplir une condition de taille : la variabilité
maximale tolérée de la puissance injectée au réseau par période de 30 minutes sera de 15%.

Ces deux contraintes majeures ont par ailleurs permis la confection d’un outil Excel
modélisant les installations répondant à ce cahier des charges. En pratique, les simulations ont
été appliquées à 19 sites de l’île. L’outil estimant la puissance injectée au réseau électrique
insulaire par chacune de ces centrales, 19 analyses particulières ont ensuite été réalisées.
Ainsi, au niveau d’un site, une étude de variabilité a montré que la limite des 15% autorisée
par le programme était atteinte. Puis, le regroupement de ces résultats a prouvé qu’à l’échelle
insulaire, une compensation naturelle se produisait, et de ce fait, que la stabilité du réseau
dans sa globalité était garantie. Par ailleurs, il est nécessaire de relativiser les variabilités
trouvées car celles-ci sont en partie dues aux fluctuations naturelles d’ensoleillement.

Mais cette première approche nécessaire a été réalisée en négligeant un paramètre


important : l’apport des autres énergies insulaires au réseau électrique. En effet,
l’intermittence photovoltaïque nécessite d’envisager une compensation de puissance par
d’autres énergies plus stables, et limite par le fait même le dimensionnement d’une centrale
solaire. Différents scénarii, estimant la part de chacune d’entre elles, ont donc été traités pour
divers horizons de temps. Le dimensionnement en puissance d’une installation photovoltaïque
globale a ainsi pu être maximisé pour différents cas.

En outre, en jouant sur la valeur de 15% imposé par l’appel d’offres, il a été possible
de mettre en évidence un phénomène intéressant : l’efficacité de la compensation insulaire
naturelle croît avec ce paramètre. En d’autres termes, une diminution importante des
contraintes au niveau de chaque installation pourrait n’avoir qu’une influence faible sur la
stabilité du réseau insulaire. C’est donc un assouplissement des conditions du cahier des
charges qui offrira à priori le meilleur compromis entre flexibilité et stabilité.

36
Annexes

Annexe A. Extrait du cahier des charges de l’appel d’offres portant sur


des installations au sol de production d’électricité à partir de l’énergie
solaire.

« Le présent appel d'offres correspond à la mesure n° 29 du plan de


développement des énergies renouvelables. Il est lancé en application
des dispositions de l'article 8 de la loi n°2000-108 du 10 février 2000
relative à la modernisation et au développement du service public de
l'électricité. »
[…]
« L’appel d’offres porte sur la construction d’ici 2011 d’au moins une centrale solaire au sol
dans chaque région française, pour une puissance cumulée maximale de 300 MW. »
[…]
« Dans le département de la Réunion : 2 projets de 5 MW pour des installations
avec stockage de l’énergie »
[…]
« Caractéristiques minimales

Les installations avec stockage de l’énergie devront donc répondre a minima aux quatre
exigences suivantes :

(a) Le système de stockage doit être dimensionné (en puissance et en énergie) pour assurer la
stabilité de la puissance électrique délivrée à un instant donné par la centrale solaire. A tout
instant, la variation de la puissance délivrée sur le réseau par période de 30 minutes doit rester
inférieure à 15% de la puissance installée définie au § 3.1.
(b) Le système de stockage doit être dimensionné pour assurer la tenue en tension et
fréquence conformément aux critères définis au chapitre III de l'arrêté du 23 avril 2008 relatif
au raccordement des installations de production électrique au réseau public de distribution et
ceux de la documentation technique de référence (dite « référentiel technique ») du
gestionnaire de réseau compétent. Le raccordement est équipé d’un dispositif de mesure des
perturbations du réseau de nature à vérifier le respect de ce critère.
(c) Lors que l’installation produit de l’électricité, elle doit prévoir un fonctionnement en
régulation primaire de fréquence avec statisme en puissance active et maintenir en
permanence à la disposition du gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité une
marge de puissance active, dite « réserve primaire », en plus ou en moins, correspondant à 10
% de la puissance produite.
(d) Pour les centrales photovoltaïques, le dimensionnement en puissance de la batterie ne peut
être inférieur à 1/3 de la puissance de la centrale mentionnée au § 3.1.

37
Le respect de ces quatre exigences permettra, en outre, aux projets de s’affranchir des
dispositions applicables aux installations mettant en oeuvre de l’énergie fatale à caractère
aléatoire prévues par l’article 22 de l’arrêté du 23 avril 2008 relatif aux prescriptions
techniques de conception et de fonctionnement pour le raccordement à un réseau public de
distribution d’électricité en basse tension ou en moyenne tension d’une installation de
production d’énergie électrique. »

38
Annexe B. Communes de l’île de La Réunion

Figure 13 – Répartition des communes sur l’île

Communes Surface de toiture (m²)


Les Avirons 295 471
Bras-Panon 238 752
Cilaos 205 136
Entre-Deux 79 082
L' Étang-Salé 585 540
Petite-Île 396 991
La Plaine-des-Palmistes 208 881
Le Port 1 628 422
La Possession 859 267
Saint-André 2 157 037
Saint-Benoît 1 023 108
Saint-Denis 3 943 947
Saint-Joseph 1 004 203
Saint-Leu 840 276
Saint-Louis 1 522 169
Saint-Paul 3 016 726
Saint-Philippe 132 686
Saint-Pierre 2 630 556
Sainte-Marie 878 749
Sainte-Rose 229 146
Sainte-Suzanne 660 765
Salazie 235 876
Le Tampon 2 971 475
Les Trois-Bassins 200 976
Surface totale 25945237
Tableau 14 – Surface de toiture par ville

39
Annexe C. Productible photovoltaïque par site

Station météo Productible photovoltaïque (kWh)


Avirons 1060000
Baril 1090000
Colimaçons 920000
Espérance 1250000
Gillot 1290000
Gros piton Sainte rose 1090000
Maido 960000
La nouvelle 1090000
Pierrefonds 1250000
Piton Saint Leu 1120000
Piton bloc 1220000
Plaine cafres 1120000
Plaine palmiste 1020000
Ravine cabris 1190000
Saint Benoit 1190000
Saint Denis 1250000
Saint Joseph 1220000
Saint Leu 1060000
Saint Paul 1090000
Tableau 15 – Productible photovoltaïque par site

40
Annexe D. Outil d’analyse de rayonnement photovoltaïque

L’outil de rayonnement photovoltaïque se présente de la manière suivante (les trois


tableaux sont placés les uns à coté des autres dans un même fichier Excel nommé
« Analyse_PV_minute_AO-CRE »). La notice est présentée dans l’annexe suivante.

Puiss.
Puiss. Puiss.
Puiss. PV injectée
Année Mois Jour Heure Minute Rayo (W) Date stockée déstock
(kW) optimale
(kW) (kW)
(kW)
P =
P = min(max(P Si P >P , Si P <P ,
Ray/1000 x ,P - P =P - P =P -
0,6603 x P 15%P ),P P , sinon 0 P
+15%P )
#NOMBRE! 0 0 0 0

Puiss.
injectée
Puiss. injectée max Puiss. injectée Puiss.
Puiss. injectée optimale nominale
Ener. stock dispo (kWh) fonction de E stock optimale min sur injectée min
max sur 30min (kW) 10% réserve
(kW) 30min (kW) (kW)
primaire
(kW)

E (t) = E (t-1)+P (t-1)/60* - P = P = max(P (t-30) à P = min(P (t- P =P - P =P -


P (t-1)/60/ (E (t)*2*0,3*Pc)^0,5 P (t)) 30) à P (t)) 10%P 20%P

0 0 0 0 0 0
0 0 0

Puiss. stock
nominale Puiss. déstock
Ener. stock nominale
10% Puiss. stock nominale 10% Puiss. déstock max
10% réserve primaire Ener. stock max (kWh)
réserve max (kW) réserve primaire (kW)
(kWh)
primaire (kW)
(kW)

P = P = Si P <P ,P Si P <P ,P = E (t) = E (t-1)+P (t- E (t) = E (t-


P +10%P P +20%P =P -P P -P 1)/60* -P (t- 1)+P (t-1)/60* -
0 0 0 0 1)/60/
0 P (t-1)/60/
0
0 0

Figure 14 – Outil d’analyse de rayonnement photovoltaïque

41
Annexe E. Notice de l’outil d’analyse de rayonnement photovoltaïque

NB : La notice a en partie été réalisée par Cédric Ferlat.

Démarche d’utilisation de l’outil

La première étape consiste à identifier la station météorologique la plus proche des


conditions de rayonnement du site choisi pour le projet photovoltaïque couplé au stockage.
Nous disposons de 19 stations météorologiques réparties sur La Réunion pour lesquelles des
données de rayonnement minute ont été simulées.

Une fois cette station météorologique sélectionnée, on ouvre le fichier texte de


rayonnement minute correspondant à la station, dans un tableur Excel 2007 vierge. Il faut
prendre soin de délimiter chacun des champs par des espaces lors de l’ouverture.

De plus, les séparateurs des décimales du rayonnement minute sont représentés par
des points non reconnus par Excel. Il faut donc remplacer ces points par des virgules sous
Excel.

Enfin, les données de rayonnement minute non disponibles sont nommées « NaN ».
Pour permettre l’analyse des données, il est nécessaire de remplacer «NaN » par une donnée
chiffrée.

Les étapes suivantes doivent être suivies :


 Copier les 12 mois de données de rayonnement du tableur créé précédemment et les
coller dans le tableur « Analyse_PV_minute_AO-CRE » au niveau des 7 premières
colonnes prévues à cet effet.
 Dans le tableau « Données d’entrée », déterminer la puissance photovoltaïque installée
(Pc) et les rendements de stockage et de déstockage considérés.
 Appliquer les formules des cases les plus en haut à tout le jeu de données. Les cases
jaunes sont des données fixes qui ne doivent pas être modifiées.

Explication des formules principales du tableur :

Les formules du tableur « Analyse_PV_minute_AO-CRE » répondent aux conditions


de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie.
Ainsi, une fois la puissance photovoltaïque (Ppv) calculée par l’équation de la régression
linéaire (7), les paramètres suivants sont calculés :
 La puissance maximale injectable à l’instant t en fonction de l’énergie disponible en
stock à l’instant t (Pinj.max) : correspond à la puissance maximale injectable sur le
réseau à l’instant t en ne prenant en considération que l’énergie stockée disponible
(revient à considérer que la puissance photovoltaïque à l’instant t est nulle), en
d’autres termes c’est la puissance maximale de déstockage disponible ;
 La puissance injectée optimale à l’instant t (Pinj.o) : correspond à la puissance injectée
à l’instant t respectant une variation de puissance sur le réseau inférieure à 15% de la
puissance installée Pc sur 30 minutes. Cette puissance tient compte des puissances

42
injectées optimales maximale et minimale (Pinj.M et Pinj.m) des 30 dernières minutes,
de façon à rester dans l’intervalle [Pinj.M – 15%Pc ; Pinj.m + 15%Pc] ;
 La puissance stockée optimale à l’instant t (Pst.o) : correspond à la différence entre la
puissance photovoltaïque fournie à l’instant t et la puissance injectée à l’instant t
lorsque cette puissance photovoltaïque est supérieure à la puissance injectée : Pst.o =
Ppv – Pinj.o ;
 La puissance déstockée optimale à l’instant t (Pdst.o) : correspond à la différence entre
la puissance injectée à l’instant t et la puissance photovoltaïque fournie à l’instant t
lorsque cette puissance photovoltaïque est inférieure à la puissance injectée.
 L’énergie stockée optimale disponible à l’instant t (Est.o) : correspond à l’énergie
disponible la minute précédente à laquelle on ajoute l’énergie stockée optimale la
minute précédente et on retranche l’énergie déstockée optimale la minute précédente ;
 Les puissances injectées nominale et minimale correspondent à la puissance injectée
optimale à laquelle on a retiré 10% et 20% dans le pire des cas pour répondre à la
condition des 10% de réserve primaire à assurer (20% pour le cas où on fonctionne à
80% de puissance injectée).
 De la même façon, les puissances stockées nominale et maximale (Pst.n et Pst.max)
correspondent à la puissance stockée optimale à laquelle on a ajouté 10% et 20% de la
puissance injectée optimale pour répondre à la condition des 10% de réserve primaire
à assurer (20% pour le cas où on fonctionne à 80% de puissance injectée).
 Les puissances déstockées nominale et maximale (Pdst.n et Pdst.max) correspondent à
la puissance déstockée optimale à laquelle on a ajouté 10% et 20% de la puissance
injectée optimale pour répondre à la condition des 10% de réserve primaire à assurer
(20% pour le cas où on fonctionne à 80% de puissance injectée), tout en gardant un
déstockage total entre 21h et 0h.
 Avec les puissances nominales et maximales obtenues on en déduit les énergies
nominale et maximale stockées à l’instant t par le même calcul que l’énergie stockée
optimale.

Une fois ces paramètres obtenus, ils permettent de renseigner le tableau Résultats
d’analyse de la production photovoltaïque. Dans ce tableau figure :
 La puissance nominale de stockage Pst qui correspond à la valeur maximale de
puissance stockée maximale Pst.max ;
 La puissance nominale de déstockage Pdst qui correspond à la valeur maximale de
puissance déstockée maximale Pdst.max ;
 La puissance nominale d’injection Pinj qui correspond à la valeur maximale de
puissance optimale injectée Pinj.o ;
 L’énergie nominale journalière stockée Est qui correspond à la valeur maximale
d’énergie stockée maximale Etj.max ;
 L’énergie annuelle stockée East ;
 L’énergie annuelle injectée Eainj.

43
Annexe F. Résultats au niveau insulaire des simulations pour des
rendements de 50% et 70%

Variabilité sur 30 min Occurrence sur l'année Occurrence avant 10h


Intervalles de Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té
Vma x30mn Vmi n30mn variabilité pos i ti ve néga ti ve pos i ti ve néga ti ve
6,66% -11,49% 12%>v>=11% 0 16 0 0
11%>v>=10% 0 48 0 0
10%>v>=9% 0 621 0 0
9%>v>=8% 0 1741 0 0
8%>v>=7% 0 3825 0 0
7%>v>=6% 66 7161 47 0
6%>v>=5% 2230 10649 1672 0
5%>v>=4% 17577 12467 11391 0
4%>v>=3% 34016 16172 16669 0
3%>v>=2% 34683 20570 11804 0
2%>v>=1% 35103 23687 8929 0
1%>v>0% 45735 29828 20727 594
Occurrence entre 10h et Occurrence entre 12h et Occurrence entre 14h et
12h 14h 16h
Intervalles de Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité
variabilité positive négative positive négative positive négative
7%>v>=6% 19 0 0 0 0 0
6%>v>=5% 558 0 0 0 0 5
5%>v>=4% 6028 0 130 0 28 75
4%>v>=3% 15922 0 1358 53 67 1324
3%>v>=2% 14022 34 8377 271 455 4338
2%>v>=1% 5801 71 16077 1352 4105 10051
1%>v>0% 1056 289 10741 5441 11280 12072
Occurrence entre 16h et 17h Occurrence après 17h
Intervalles de Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité
variabilité positive négative positive négative
12%>v>=11% 0 0 0 16
11%>v>=10% 0 0 0 48
10%>v>=9% 0 0 0 621
9%>v>=8% 0 0 0 1741
8%>v>=7% 0 0 0 3825
7%>v>=6% 0 0 0 7161
6%>v>=5% 0 140 0 10504
5%>v>=4% 0 898 0 11494
4%>v>=3% 0 3632 0 11163
3%>v>=2% 23 7680 2 8247
2%>v>=1% 120 6815 71 5398
1%>v>0% 522 2070 285 8728
Tableau 16 - Résultats au niveau insulaire des simulations pour un rendement de 50%

44
Variabilité sur 30 min Occurrence sur l'année Occurrence avant 10h
Intervalles de Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té Va ri a bi l i té
Vma x30mn Vmi n30mn variabilité pos i ti ve néga ti ve pos i ti ve néga ti ve
7,54% -11,66% 12%>v>=11% 0 19 0 0
11%>v>=10% 0 121 0 0
10%>v>=9% 0 796 0 0
9%>v>=8% 0 2112 0 0
8%>v>=7% 36 4468 30 0
7%>v>=6% 587 8182 445 0
6%>v>=5% 7541 11133 5494 0
5%>v>=4% 22301 13122 13398 0
4%>v>=3% 30861 17332 13773 0
3%>v>=2% 30301 20944 9877 0
2%>v>=1% 32177 22841 8047 0
1%>v>0% 42588 28922 20180 592
Occurrence entre 10h et Occurrence entre 12h et Occurrence entre 14h et
12h 14h 16h
Intervalles de Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité
variabilité positive négative positive négative positive négative
8%>v>=7% 6 0 0 0 0 0
7%>v>=6% 142 0 0 0 0 0
6%>v>=5% 2034 0 0 0 13 20
5%>v>=4% 8615 0 268 13 20 205
4%>v>=3% 14763 0 2212 82 113 1988
3%>v>=2% 11454 45 8324 328 583 5504
2%>v>=1% 5230 103 14631 1972 4066 10346
1%>v>0% 1074 334 10065 5905 9421 11521
Occurrence entre 16h et 17h Occurrence après 17h
Intervalles de Variabilité Variabilité Variabilité Variabilité
variabilité positive négative positive négative
12%>v>=11% 0 0 0 19
11%>v>=10% 0 0 0 121
10%>v>=9% 0 0 0 796
9%>v>=8% 0 0 0 2112
8%>v>=7% 0 0 0 4468
7%>v>=6% 0 38 0 8144
6%>v>=5% 0 194 0 10919
5%>v>=4% 0 1404 0 11500
4%>v>=3% 0 4731 0 10531
3%>v>=2% 48 7791 15 7276
2%>v>=1% 138 5604 65 4816
1%>v>0% 437 1515 287 8417
Tableau 17 – Résultats au niveau insulaire des simulations pour un rendement de 70%

45
Bibliographie

[1] MINISTERE DE L’ECOLOGIE, DE L’ENERGIE, DU DEVELOPPEMENT


DURABLE ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE. Cahier des charges de
l’appel d’offres portant sur des installations au sol de production d’électricité à partir
de l’énergie solaire. 25p

[2] EQUIPE TECHNIQUE ARER. Plan Economique de Transition et de Relance via des
Energies 100% Locales à l’île de La Réunion. Version du 9 juillet 2009. 113p

[3] VINARD, Matthias. Plateforme expérimentale et démonstrative du Photovoltaïque


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[4] TRAN, Marine. Etude du stockage de l’énergie éolienne, système de stockage


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[5] VINARD, Matthias ; AL SHAKARCHI, Franck ; GAUTRET, Laurent. Schéma


Directeur Stockage Réunion. 28 novembre 2008. 118p

[6] EDF. L’énergie solaire photovoltaïque raccordée au réseau. Document PDF. 4p

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