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Chapitre 3 : Premier principe appliqué à un système ouvert

Un système ouvert échange de la matière et de l’énergie avec le milieu extérieur. Cette

définition est utile dans l’étude des systèmes en interaction avec l’environnement. La figure ci-

dessous montre une machine quelconque avec les limites du système (en vert) , celle-ci est

munie d’orifices par lesquels circule le fluide. La machine (ou système) échange de la chaleur

par ces parois, ainsi que du travail mécanique par le biais d’un mécanisme adapté.

Le bilan thermique consiste en l’écriture des

équations qui exprime la conservation des

quantités entrantes et sortantes du système, on

suppose ici que les processus ont atteint le

régime permanent, et qu’il n’y a pas

d’accumulations de masse ni d’énergie à

l’intérieur du système :

Bilans des masses :

Le fluide peut accélérer ou ralentir (vitesse). Il peut

changer de volume (compression ou détente) , le

débit volumique ne sera pas constant. Cependant

sa masse ne changera pas, autrement dit, à tout

instant, la masse des particules du fluide entrant

par tous les orifices dans le système est égale à

celles qui sortent :

̇ = ̇

̇ = . . ;

Où ρ : la masse volumique , V : la vitesse de l’écoulement, S : la section de la conduite.


Bilan des énergies :

Le fluide entrant apporte une quantité d’énergie Ee

= + +

Où : U : est l’énergie interne , Ep l’énergie potentielle, et Ec l’énergie cinétique

En quittant le système, le fluide aura une quantité d’énergie Es

= + +

Pour écrire le bilan de l’énergie, on doit prendre en considération les changements qu’elle subit

en traversant la machine. Autrement dit, le bilan doit exprimer les changements de travail et de

chaleur qui se produisent lors du passage du fluide.

+ = +

D’autre part, le fluide entrant dans le système doit exercer un travail = = pour faire

sortir le fluide qui est déjà à l’intérieur. Cette énergie se retrouvera dans le fluide de sortie ( ou

sera acquise par le fluide de sortie).

On aura :
= + . + +

En quittant le système, le fluide aura une quantité d’énergie Es

= + . + +

La quantité : + . est connue , c’est l’enthalpie H ( : le volume de fluide) .

En introduisant les puissances, on peut utiliser le débit massique:

̇+ ̇ ( + + )= ̇ + ̇ ( + + )

Avec : ̇ = ̇ . et ̇ = ̇ .

= + . où est le volume massique


Finalement, l’équation fondamentale des systèmes ouverts sera donnée par:

̇+ ̇ ( + + )= ̇ + ̇ ( + + )
2 2

Où : g est accélération de la gravité ; la vitesse du fluide ; z la hauteur de l’orifice.

Remarque : l’équation représente un système où il y a échange simultané de chaleur et de travail

avec des vitesses d’entrée et de sortie significativement différentes, de même pour les hauteurs

des orifices.

Cas particuliers :

1- Les Échangeurs de chaleurs : comme les condenseurs, les radiateurs … n’exercent pas

de travail sur le fluide ̇ = 0 (et n’en reçoivent pas). L’énergie échangée se limite à la

chaleur ̇ . Si de plus on suppose que :

- le système comporte une seule entrée et une seule sortie

̇ = ̇ → ̇ = ̇ = ̇

avec une même hauteur ( = ) une section de conduite constante ( = )

̇ − ⏟̇ + ̇ ( + + )= ̇ ( + + )
2 2
̇

̇ = ̇ [( + )−( + )]
2 2

2- Les machines motrices calorifugées : comme une turbine idéale, isolée

thermiquement. Toute l’énergie extraite du fluide sera convertie en travail, on écrit :

⏟̇ − ̇ + ̇ ( + + )= ̇ ( + + )
2 2
̇

̇ = ̇ [( + )−( + )] < 0

Le signe ̇ < 0 exprime le sens du transfert de l’énergie. Dans ce cas sortant du système.
Dans le cas d’une machine réceptrice (ex : compresseur), le travail sera entrant w > 0.
3- Réchauffeur à mélange idéal : ce système n’échange pas de travail ni de chaleur avec

l’extérieur :

Application :

Un gaz avec un débit ̇ = 10 / se détend dans une turbine calorifugée avec :

He = 250 kcal/kg, Hs = 79,4 kcal/kg ; Ve = 70 m/s , Vs = 100 m/s ; Ze =Zs.

- Calculer la puissance développée.

⏟̇ − ̇ + ̇ ( + + )= ̇ ( + + )
2 2
̇ ̇ /

− ̇ = ̇ [( + )−( + )] =

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