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École Supérieure des Sciences Appliquées d’Alger

Cours d’Algèbre 1

Logique mathématique

Dr. Khaled MAAFA,

8 décembre 2020
Types de raisonnements mathématiques
Raisonnement par l’absurde
Pour montrer qu’une proposition P est vraie, on suppose P et
on montre qu’on obtient alors une contradiction.

Example
montrons que ∀x ∈ 0, π2 sin x + cos
 
 x π> 1.
Supposons par l’absurde que ∃x ∈ 0, 2 sin x + cos x < 1
Comme x ∈ 0, π2 alors sin x > 0 et cos x > 0, par suite
 

0 6 sinx + cos x < 1 ⇒ (sin x + cos x)2 < 12


⇒ sin2 x + cos2 x + 2 sin x cos x < 1
⇒ 1 + 2 sin x cos x < 1
⇒ 2 sin x cos x < 0
⇒ sin x cos x < 0

Contradiction avec sin x > 0 et cos x > 0.


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Types de raisonnements mathématiques

Raisonnement par contre-exemple


On l’utilise pour montrer que la proposition quantifiée

∀x ∈ E, P(x)

est fausse. Pour cela, il suffit de trouver un élément x ∈ E tel


que P(x) est fausse.

Example
Considérons l’affirmation :

∀n ∈ N∗ , (6n − 1) est premier ou (6n + 1) est premier .

Cette affirmation est fausse, car on peut trouver n ∈ N∗ tel que


ni (6n − 1) ni (6n + 1) n’est premier. (n= ?)

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Types de raisonnements mathématiques

Raisonnement par récurrence : récurrence simple


Soit P(n) une propriété dépendant de l’entier naturel n et
n0 ∈ N. Pour montrer que P(n) est vraie pour tout entier
n > n0 :
1 On vérifie que P(n0 ) est vraie.
2 On montre que P(n) ⇒ P(n + 1).

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Types de raisonnements mathématiques

Example
Montrons que ∀n ∈ N 10n+1 + 3 · 10n + 5 est divisible par 9.
Soit p(n) : 10n+1 + 3 · 10n + 5 est divisible par 9.
On a p(0) est vraie car : 10+3+5=18 est divisible par 9.
Supposons P(n) vraie. i.e : 10n+1 + 3 · 10n + 5 est divisible par
9.
On alors 10n+1 + 3 · 10n + 5 = 9k , k ∈ N. Par suite

10(10n+1 + 3 · 10n + 5) = 10 · 9k
10n+2 + 3 · 10n+1 + 50 = 90k
10n+2 + 3 · 10n+1 + 5 = 90k − 45
10(n+1)+1 + 3 · 10n+1 + 5 = 9(10k − 5)

d’où P(n + 1) est vraie. On a donc ∀n ∈ N 10n+1 + 3 · 10n + 5


est divisible par 9.
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Types de raisonnements mathématiques

Raisonnement par récurrence : récurrence multiple


Soit p(n) une propriété dépendant de l’entier naturel n, n0 ∈ N
et q ∈ N∗ . Pour montrer que p(n) est vraie pour tout entier
n > n0 :
1 On vérifie que p(n0 ), p(n0 + 1), . . . , p(n0 + q − 1) sont
vraies.
2 On montre que
(p(n) ∧ p(n + 1) ∧ . . . p(n + q − 1)) ⇒ P(n + q)
C’est une récurrence d’ordre q.

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Types de raisonnements mathématiques

Example
Considérons la suite numérique (un ) définie par u0 = 2, u1 = 3
et la relation ∀n ∈ N, Un+2 = 3 ∗ Un+1 − 2 ∗ Un
Montrons que ∀n ∈ N Un = 2n + 1.
On a u0 = 2 = 20 + 1 et u1 = 3 = 21 + 1, donc p(0) et p(1) sont
vraies.
Montrons que (p(n) ∧ p(n + 1)) ⇒ P(n + 2) Supposons que
Un = 2n + 1 et Un+1 = 2n+1 + 1. On a alors

Un+2 = 3 ∗ Un+1 − 2 ∗ Un
= 3(2n+1 + 1) − 2(2n + 1)
= 2 · 2n+1 + 1
= 2n+2 + 1

On a donc p(n + 2) vraie, d’où ∀n ∈ N, Un = 2n + 1

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Théorie des ensembles

Definition
Un ensemble est une collection d’objets. Chacun de ces objets
est un élément de l’ensemble. Si x est un élément de
l’ensemble E ont dit que x appartient à E et on écrit x ∈ E.

Example

Soit N l’ensemble des entiers naturels. 3 ∈ N, 2 6∈ N.

Un ensemble peut être défini :


En extension : en listant tous les éléments de l’ensemble :
E = {1, 2, 3}
En compréhension : En donnant une propriété caractéristique
des éléments de l’ensemble :
A = {n ∈ N | n divise 24}

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Théorie des ensembles

Diagramme Venn
On utilise un diagramme de Venn pour représenter
graphiquement un ensemble.

F IGURE – Diagramme de Venn

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Théorie des ensembles

cardinal d’un ensemble


Lorsque le nombre des éléments d’un ensemble E est un entier
naturel, l’ensemble E est dit fini. Ce nombre d’éléments est
appelé cardinal de E et est noté card(E). Un ensemble qui
n’est pas fini est dit infini.

Example
E = {a, b, c, d, e}. E est un ensemble fini card(E) = 5.
L’ensemble des entiers naturels N est infini.

Ensemble vide
Un ensemble qui ne contient aucun élément est appelé
l’ensemble vide. Il est noté ∅. On a card(∅) = 0

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Théorie des ensembles
Relation d’inclusion
Soient A et B deux ensemble. On dit que A est inclus dans B,
ou A est une partie de B, si tout élément de A est un élément
de B. On écrit alors : A ⊂ B.

Écriture à l’aide des symboles logiques


Si A et B sont deux parties d’un ensemble E alors :

A ⊂ B ⇔ (∀x ∈ E, x ∈ A ⇒ x ∈ B)

Example
A : l’ensemble de tous les étudiants de première année
préparatoire.
B : l’ensemble des étudiants de la sections C de première
année préparatoire.
E : L’ensemble des étudiants de deuxième année préparatoire.
On a B ⊂ A, B 6⊂ E
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Théorie des ensembles

Égalité de deux ensembles


Deux ensembles A et B sont égaux s’ils ont exactement les
mêmes éléments. On écrit alors A = B.

Écriture à l’aide des symboles logiques


Si A et B sont deux parties d’un ensemble E alors :

A ⊂ B ⇔ (∀x ∈ E, x ∈ A ⇔ x ∈ B)

Example
A : l’ensemble des solutions de x 2 + 2x − 3 = 0 B = {1, −3}
On a A = B, car x est solution de x 2 + 2x − 3 = 0 si et
seulement si x ∈ {1, −3}.

Proposition
On a A = B ⇔ (A ⊂ B ∧ B ⊂ A)
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