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Projet de fin d’études

En vue d’obtenir le diplôme de technicien spécialiser en C.I

L’impact de l’e-commerce sur l’économie


Marocaine

Réalisé par : Abdellah Boudebouch


Soukaina Jair
Encadré par : Pr. Mohammed Laklai
Parcours : 2020-2021
Remerciements :

Avant d’entamer ce projet, nous profitons de cette occasion pour remercier tout
d’abord notre formateur Mr Mohammed Laklai qui n’as pas cessé de nous
encourager pendant la durée de formation ainsi pour sa générosité en matière de
formation et d’encadrement.

Nous voudrions exprimer nos reconnaissances envers nos parents et nos amis
qui nous ont apportés leur support moral et intellectuel tout au long de notre
démarche.

Enfin nous tenons à remercier tout le personnel de l’école Efet pour leur
sympathie et leur gentillesse.
Introduction :

Le e-commerce selon les derniers chiffres est en bonne croissance. Il se dit que
de belles perspectives l’attendent. Mais, loin de tout optimisme béat, l’achat en
ligne au Maroc est encore à ses balbutiements, au regard des statistiques du
secteur comparé avec d’autres pays bien en avance.
Depuis 2007, les ordinateurs, les appareils électroménagers, les vols et de
nombreux autres articles ont été mis à la disposition pour l’achat sur Internet aux
marocains en utilisant des cartes émises par des banques locales.
Bien que cette merveille technologique pourrait contribuer fortement à renforcer
l’édifice économique national, cela nous laisse à poser plein de question :

La création d’une plateforme est-elle faisable et rentable ?


Quelles sont donc les différentes facettes de cette forme de vente
à distance ?
C’est quoi l’impact de l’e-commerce sur l’économie marocaine ?
Et comment le consommateur marocain réagit il face au commerce
électroniqueaujourd'hui ?
Chapitre1 : Vision globale du E-commerce.
I-E-commerce :

1-Définition :
On appelle « Commerce électronique » (ou e-commerce) l’utilisation d’un
média électronique pour la réalisation de transactions commerciales. La
plupart du temps il s’agit de la vente de produits à travers le réseau internet,
mais le terme de e-commerce englobe aussi les mécanismes d’achat par
internet (pour le B-to-B).

Extrait du document intitulé « Introduction au e-Commerce


(Commerce électronique) » issu de Comment Ça Marche (www.commentcamarche.net) et mis à disposition sous les
termes de la licence Creative Commons.

2-Historicité :
Les débuts et l’évolution du commerce électronique sont intimement liés
avec l’évolution et la généralisation d’Internet. Depuis près d’une décennie,
le secteur de l’Internet enregistre des chiffres de croissance impressionnants
mais il est intéressant de revenir au début du e-commerce.

Au départ, l’absence d’autorité centrale capable de définir des règles et de les


sanctionner a laissé craindre une certaine forme d’anarchie sur Internet et a
largement freiné le développement d’activités commerciales sur ce réseau. Il
s’est formé, quasi naturellement, une sorte de code de bonne conduite
(Nétiquette) qui a longtemps régulé les comportements sur le réseau.
L’utilisation du réseau à des fins commerciales a longtemps fait partie de ces
comportements rejetés. Il y a également d’autres facteurs expliquant un
décalage dans l’arrivée du e-commerce. En effet, la langue principale dans
les débuts de l’Internet, était presque exclusivement l’anglais. De plus,
l’ergonomie et le graphisme étaient très sommaires et peu adaptables à des
activités de ventes.
Mais surtout, l’esprit des principaux acteurs de l’Internet, dans les années 80
et 90 était orienté vers le partage gratuit et libre de l’information. Esprit, là
encore, peu compatible avec des activités commerciales.

L’ouverture du réseau au grand public et la généralisation des accès à Internet


ont complètement inversé ces facteurs de ralentissement. Même si l’idée de
gratuité de l’information est toujours présente, cette évolution était
nécessaire. Le réseau ne pouvait continuer à accueillir un nombre
d’utilisateurs toujours plus croissant sans accepter et promouvoir un modèle
économique viable. Le coût des infrastructures de télécommunication ne peut
en effet être financé que par les seuls abonnements versés aux fournisseurs
d’accès à Internet.

Fixer une date précise au lancement des activités purement commerciales sur
Internet parait un exercice quasiment impossible mais nombreux sont ceux
qui s’accordent à le situer vers le milieu des années 90. Une certitude, par
contre, c’est que la naissance et le développement de l’e-commerce sont liés
à des évolutions techniques significatives du réseau, au développement de la
vente à distance et, d’une manière générale, à l’évolution même de la société
et à son ouverture vers ce réseau.

(Source : www.e-commerces.eu)

3-Typologie de l’e-commerce :
Les différents types de e-commerce :

1. B2C (Business-to-Consumer)
Le e-commerce B2C englobe les transactions effectuées entre une entreprise
et un consommateur.

C’est l’un des modèles de vente les plus utilisés dans le contexte du
commerce électronique. Lorsque vous achetez des chaussures chez un
détaillant de chaussures en ligne, il s’agit d’une transaction d’entreprise à
consommateur.
2. B2B (Business-to-Business)
Le commerce électronique inter-entreprises concerne les ventes effectuées
entre des entreprises, comme un fabricant et un grossiste ou un détaillant.

3. C2C (Consumer-to-Consumer)
L’une des premières formes de e-commerce est le modèle C2C. Il s’agit
notamment des relations de vente de consommateur à consommateur comme
celles observées sur eBay ou Amazon, par exemple.

4. C2B (Consumer-to-Business)
Le C2B signifie que les consommateurs individuels mettent leurs produits ou
services à la disposition des acheteurs commerciaux.

5. B2A (Business-to-Administration)
Ce modèle couvre les transactions effectuées entre les entreprises et les
administrations en ligne. Un exemple serait les produits et services liés aux
documents juridiques, à la sécurité sociale, etc.

6. C2A (Consumer-to-Administration)
Même idée ici, mais avec des consommateurs vendant des produits ou
services en ligne à une administration. Le modèle C2A pourrait inclure des
services de consultation en ligne pour l’éducation, la préparation de
déclarations de revenus en ligne, etc.

Le B2A et le C2A se concentrent tous deux sur l’amélioration de l’efficacité


au sein du gouvernement grâce au soutien des nouvelles technologies
d’informations et de communication.
4- Les avantages de l’e-commerce :

Pour le client :

• Le e-commerce est un efficace outil de présélection.


• Avoir des caractéristiques précisent des produits.
• La recherche du meilleur prix grâce à la concurrence.

Pour les entreprises :

• L'augmentation de la visibilité des entreprises à l’internationale.


• Le panier moyen des cyber-acheteurs supérieur celui d'un simple acheteur.
• Les entreprises peuvent mettre des catalogues à jour tous les jours en
renouvelant la page d’accueil, ce qui donnera aux clients une envie de
revenir.

5- Les inconvénients de l’e-commerce :

Pour les clients :

• Piratages de cartes bleues sur internet.

• Problèmes de livraison, risques de contrefaçons.

• Disparition de la relation vendeur-client.

Pour les entreprises :

•Incertitude des entreprises vis à vis les moyens de paiement.

• La résistance des intermédiaires (grossistes, distributeurs) qui craignent une


destruction d'emplois assortie d'une perte de chiffre d’affaires.
II-Le développement de l’e-commerce :

QUELLES SONT LES RAISONS DU DÉVELOPPEMENT DU


E-COMMERCE ?
Les raisons du développement ducommerce électroniquesont diverses. C’est
un investissement à forte valeur ajoutée. Il est autant bénéfique aux
distributeurs et fournisseurs qu’aux utilisateurs finaux.

En effet, le client, pour se procurer tout ce dont il a besoin, n’a qu’à effectuer
ses achats sur le Web. Il n’a plus besoin de se déplacer, ni de faire le tour des
magasins pour pouvoir trouver le produit qu’il recherche. Il dispose de
l’intégralité des informations et des caractéristiques du produit souhaité (prix,
couleurs disponibles, taille, matière, etc.) Ceci est aussi valable pour les
prestations de services.

De plus, la livraison de la commande est effectuée à domicile, et ce en


respectant les délais préconisés par le fournisseur. Les prix pratiqués sur
Internet sont généralement inférieurs à ceux pratiqués sur le marché réel.

En ce qui concerne le commerçant, la vente à distance lui épargne une part


importante des charges et lui rapporte plus de marchés.

III-Le E-commerce et la E-logistique :

1-Def de la e-logistique :
La logistique est appelée sur internet e-logistique et elle peut aussi avoir le
nom d’infologistics. C’est l’un des éléments essentiels de la vente
électronique qui a pour but de maîtriser l’ensemble de la chaîne de
production.

2-Les facteurs relationnels du e-commerce et la logistique :


• Contribution du au travail en flux tendu.
• Fluidifications des communications entre producteurs et distributeurs,
entre producteurs et leurs sous-traitant.
• Identification rapide des besoins, réduction des délais de livraison.
3-Les fonctions touchées dans l’entreprise par
la e-logistique :
• La chaîne de valeur.
• La chaîne logistique.
• L’approvisionnement.
• L’administration et les finances.
• La production.
• Les achats.
• Les ventes et la distribution.

4-Avantages apportés par la e-logistique :


Les avantages les plus importants apportés à l’entreprise par la e-logistique
sont :

• Avantages au niveau de l’approvisionnement.


• Avantages au niveau de la gestion de l’inventaire.
• Satisfaction du client.

5-La différence entre la e-logistique et la logistique globale :


Par rapport à la logistique globale et traditionnelle on peut dire que la e-
logistique, grâce à Internet, a plus de choix, plus de services et plus
d’informations et surtout beaucoup plus de rapidité.
Nous pouvons donc affirmer que la e-logistique est la logistique du e-
commerce.

IV-Le processus d’achat en ligne :


1- La visite du site marchand.
2- Consultation de la fiche produit.
3- Commande de l’article choisi.
4- Validation.
5- Recevoir la confirmation.
6- L’attente de la préparation de la commande.
7- Réception de la commande.

1-Les5 étapes du processus d’achat :


a. La prise de conscience du besoin :

Cette première étape est la prise de conscience d’un manque qui peut être
satisfait par l’achat d’un bien ou d’un service. Sur internet, cette prise de
conscience peut être provoquée par unemailing, par des bannières interstitielles
etc… Nous nous trouvons alors dans le cas d’un achat impulsif.

b. La recherche d’informations :

Le consommateur, après avoir reconnu son besoin, va rechercher des


informations sur le produit ou le service. Il va comparer les solutions qui
s’offrent à lui en fonction de ses propres critères de choix.

Le rôle d’internet dans cette phase du processus d’achat est important car sur ce
support, les informations sont nombreuses et facilement accessibles. Le but pour
l’entreprise ici est de se démarquer de la concurrence soit par exemple par des
prix plus bas soit par une qualité plus élevée.

c. L’évaluation des options :

Pour les cyberconsommateurs, cette phase est devenue plus simple notamment
grâce à l’expansion des comparateurs de prix sur le web. De la même façon, de
nombreux blogs proposent maintenant des tests produits, des comparaisons de
produits et des avis, ce qui facilite la tâche des internautes.

d. La décision d’achat :

Ici, c’est le passage à l’acte d’achat. A noter que sur internet, le paiement reste
toujours un petit frein. Il s’agit alors pour les entreprises de jouer sur la notion
de confiance. Si vous avez tout mis en œuvre sur votresite e-commercepour que
le consommateur soit rassuré lors de son achat et pour qu’il ait confiance en
vous alors il n’y aura aucune difficulté à ce que ce dernier passe au paiement en
ligne.

a. L’analyse post-achat :

Cette phase est devenue très importante, il ne faut surtout pas l’oublier. Elle
correspond en fait au degré de satisfaction ou d’insatisfaction après achat.

V- L’analyse SWOT de l’e-commerce :


L'analyse SWOTpermet de mesurer l'importance des forces et des faiblesses
d'un secteur, ainsi que de mettre en avant les opportunités qui s'offrent à lui et
les menaces qui peuvent freiner son bon développement. (Les forces, les
faiblesses, les opportunités et les menaces).

LES FORCES :

L'arrivée d'Internet et plus particulièrement celle dessmartphoneset


destablettesont renforcé lecommerce en ligne. Beaucoup de boutiques
possèdent leur propre application, et cela permet au client de gagner un temps
considérable. Lesapplicationssont en effet optimisées pour être pratiques,
simples d'utilisation et proposent des choix personnalisés aux clients, qui sont
alors sans cesse poussés à la consommation. Outre le gain de temps, il faut
également noter que le choix sur le net est beaucoup plus vaste que dans les
magasins physiques. Prenons l'exemple d'Amazon, le célèbre géant américain.
Le site est une véritable foire fouille où les consommateurs pourront trouver
tout ce qu'ils cherchent ou presque à des tarifs plus que compétitifs. Les délais
de livraison sont également beaucoup plus courts qu'il y a quelques années en
arrière avec un meilleur suivi.Notons enfin que la grande majorité desservices
après ventessont beaucoup plus aboutis, avec desconseillersprésents sous forme
dechatou même un numéro de téléphone pour joindre le personnel, ce qui tend
peu à peu à renforcer laconfiance des clients.

LES FAIBLESSES :
Nous parlions du paiement sur le net. Tout le monde n'est pas à l'aise avec cela.
La peur des arnaques et des fraudes est toujours présente dans les esprits et il est
vrai qu'il n'y a jamais eu autant defraudes à la carte bancaireque ces dernières
années.

Les boutiques en ligne ne permettent ni d'essayer ni de tester le produit. Selon le


type d'achat, cela peut être un frein pour certains clients. Notons également que
pour les achats d'appareils Hi-Tech comme les smartphones ou ordinateurs, les
clients ont souvent peur d'acheter et de ne pas recevoir le produit ou de ne pas
bénéficier d'assurances assez importantes en cas de vol ou de casse du produit
durant le transport.

LES OPPORTUNITES :
Les opportunités sont nombreuses sur ce type de segment. Les années qui
arrivent verront de plus en plus de boutiques en ligne, et même les
boutiques physiques font dorénavant une grosse partie de leurs chiffres
grâce auxcommandes en lignesur leur site.

Le « click and collect » fait partie du commerce électronique puisque les


consommateurs achètent sur le net et vont récupérer leurs produits dans le
magasin de leur choix. C'est la même chose pour lesdrivesdesgrandes
distributions.

Tout est fait pour permettre aux clients d'être plus autonomes dans leurs achats
et grâce au e-commerce, les cyber acheteurs peuvent commander partout dans le
monde. On ne peut pas imaginer le futur sans commerce électronique, car celui-
ci est rentré dans les habitudes de vie.

LES MENACES :
Pour certains marchés, le commerce électronique peut présenter plus
d'inconvénients que d'avantages. C'est le cas des produits onéreux que les
consommateurs préfèrent payer certes plus cher, mais être surs que la livraison
se fera sans encombre. Les magasins physiques ne sont donc pas près de fermer
leurs portes, car même si le e-commerce permet aux clients une meilleure
autonomie, il ne leur permet pas de tester un produit directement sur place ou de
se rendre compte de ses caractéristiques physiques.

Les fraudes que l'on n'a de cesse de répertorier concernant les paiements en
ligne font toujours peur à beaucoup de consommateurs qui ont de toute façon
pour beaucoup encore besoin d'un conseiller physique pour les aider dans leur
choix.

Sources : Les nouveaux défis du commerce électronique, Judith Rochfeld ; Commerce électronique :
techniques et enjeux, Pierre Reboul ; Commerce électronique et marketing électronique, Foued
Sabbagh

Chapitre 2 : L’e-commerce au Maroc :


1-L’évolution de l’e-commerce au Maroc :
Aujourd’hui, plus d’un Marocain sur deux est connecté à Internet.
Et cette généralisation de l’accès à Internet a largement contribué à l’essor de
l’e-commerce au Maroc. Les politiques publiques ont joué un rôle très
important dans l’évolution et le développement de l’économie numérique du
Royaume.
Tous les chiffres le confirment, l’e-commerce marocain poursuit son progrès
d’année en année. Il a encore de beaux jours devant lui.
En effet, sile nombre de sites e-commerce au Maroc évolue chaque jour, il en est
de même pour celui des personnes connectées.

En 2018, le Royaume a occupé la 5e place en Afrique en termes d’E-commerce


selon l’indice du commerce électronique d’entreprise à consommateur (B2C) de
la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement
(CNUCED). Si en Afrique le Maroc se hisse au 5e rang derrière d’autres pays
comme le Nigéria et l’Afrique du Sud en matière de taille de marché de l’E-
commerce, il est passé de la 85e à la 81e place sur 151 pays évalués au
niveaumondial. Ce rapport de la CNUCED se base sur le nombre d’acheteurs en
ligne, le niveau de sécurité des serveurs et la facilité de paiement et de livraison.

L’adoption du paiement par carte a aussi grandement contribué à cet essor de


l’E-commerce au Maroc. Depuis 2012, le paiement en ligne a augmenté de 60%
selon les statistiques du Centre Monétique Interbancaire (CMI). Dans le détail,
les sites marchands et sites des facturiers affiliés au CMI ont réalisé près de 9,8
millions d’opérations de paiement en ligne via cartes bancaires, marocaines et
étrangères, pour un montant global de 4,8 milliards de DH durant l’année 2019,
en progression de +18,2% en nombre et +46,7% en montant par rapport à
l’année 2018. Une progression largement favorisée par les grands facturiers, les
compagnies aériennes et les services eGov.
Le CMI fait observer que l’activité reste très fortement dominée par les cartes
bancaires marocaines à hauteur de 96,2% en nombre de transactions et de 91,6%
en montant.

Toutefois, même si les Marocains sont aujourd’hui habitués à commander en


ligne, ils préfèrent toujours autant régler leurs transactions avec de l’argent
liquide. Si les chiffres sont difficilement vérifiables, le paiement cash à la
livraison représenterait près de 95% du total des ventes E-commerce. Il existe
encore certains blocages à relever pour que l’achat et le paiement en ligne
deviennent enfin un automatisme et un réflexe quotidien et anodin

2-L’impact de l’e-commerce sur l’économie marocaine :


Le taux de contribution d’Internet au PIB marocain a été
évalué à 0,9% fait remarquer que « près des deux tiers de cet
impact économique proviennent de la consommation privée
tirée par la croissance rapide des recettes issues de l’Internet
mobile et des voyages en ligne ».
Multiplication des sites d’achat en ligne, particulièrement ceux
d’achats groupés comme en témoignent les chiffres de Maroc
Télécommerce qui font état de 714.000 transactions en ligne
en 2011 au Maroc.

3-L’impact de covid-19 sur l’e-commerce au Maroc :


Le paiement en ligne s’installe au Maroc et la crise sanitaire confirme cette
tendance. En clair, le secteur de l’e-commerce a de beaux jours devant lui.

La crise sanitaire du Coronavirus a réconcilié les Marocains avec le paiement en


ligne. En effet, l’e-commerce s’est installé comme une tendance forte depuis la
mise en place du confinement. C’est même devenu un comportement courant
pour le consommateur de faire ses courses en ligne, en quelques clics. Il est à
préciser que ce changement d’habitudes a été constaté dans quasiment tous les
secteurs. Commerçants, distributeurs… ont dû mettre les bouchées doubles, en
adaptant leur stratégie de communication pour assurer leur présence et conserver
le lien avec leurs clients. Les sites marchands ont vu leur performance
s’améliorer de façon exponentielle, leurs ventes ont enregistré une croissance
soutenue au cours de la crise.
4-Chiffres clés de l’e-commerce au Maroc en 2020 :

6 millions, c’est le nombre d’opérations de paiement en ligne effectuées par


cartes bancaires (marocaines et étrangères) sur les sites marchands affiliés au
CMI. Le montant global s’élève à 2,9 milliard de DH durant le 1er semestre
2020.
Concernant les cartes marocaines, elles ont enregistré 5,8 millions de
transactions durant le 1er semestre 2020 pour un montant de 2,7 milliard de DH.
Pour ce qui est des cartes étrangères, 260 000 transactions ont été effectuées soit
180 millions de DH durant la même période.
L’activité reste alors ardemment dominée par les cartes marocaines à hauteur de
95,7% en nombre de transactions pour 93,7% du montant global (Selon le
dernier rapport du CMI).
Il faut noter que depuis l’apparition de l’e-commerce au Maroc, la majeure
partie des transactions se fait hors circuit bancaire. Ces e-commerçants utilisent
des canaux digitaux (comme une simple page Facebook, Instagram ou autres
sites) et ne proposent que le cash comme moyen de paiement. Malgré tout, les
montants générés sont loin d’être négligeables. Le secteur prend alors une allure
d’informel numérique.

Au global :
En Dirhams :

En devise :
5-Les modes de paiements les plus communs au Maroc :

• Paiement à livraison : Il s’agit du système de paiement le plus utilisé au


Maroc. Selon les estimations, une grande partie des utilisateurs e-
commerce au Maroc préfèrent le paiement à la livraison.
• Virement bancaire : Peu d’entreprises e-commerce fonctionnent avec le
système du transfert bancaire.
• AMANA express/amanty : Certains sites e-commerce préfèrent également
ces modèles de paiement pour le transfert de petits montants.
• Carte de crédit : La plupart des sites e-commerce au Maroc ont adopté ce
système de paiement pour faciliter les transactions par carte de crédit.

6-Les supports les plus utilisés pour effectuer les achats :

• L’achat via les terminaux mobiles est moins développé au Maroc,


36% d’achats seulement sont effectués via smartphones.
• Les tablettes numériques semblent, selon l’étude, être les terminaux les
moins prisés par les cyberconsommateurs pour acheter en ligne.
9% seulement des achats s’effectuent via les tablettes numériques

7-Freins à l’achat en ligne en général :

Quant aux raisons qui empêchent les internautes marocains d’effectuer des
achats en ligne, notre étude a montré que la raison première est le manque
d’intérêt pour l’achat en ligne et/ou le manque d’expérience. Ces personnes
représentent 32% des internautes qui n’achètent pas en ligne. La raison
suivante concerne des produits qui ne correspondant pas aux besoins des
consommateurs (18%). Avec l’inadéquation des modes de paiement proposés
(17%), ces raisons constituent les principaux freins d’achat.

Parmi les autres freins moins cités, on trouve : des prix trop élevés (10%) et
des problématiques de livraison (9%). Enfin, spontanément, de nombreux
sondés ont également parlé d’arnaques, de problème de sécurité et de manque
de confiance en général (7%). Sans surprise pour ceux qui ont déjà fait
l’expérience de l’achat en ligne au Maroc, la non-conformité des produits
reçus par rapport à ceux commandés est également ressorti spontanément
(2%).
Des différences selon l’âge :En zoomant sur les 18-24 ans, on constate que
les problématiques de livraison prennent la deuxième place après le manque
d’intérêt. Toujours dans les tranches d’âges, 27% des 45-54 ans citent une
inadéquation des moyens de paiement.  Enfin, pour 9% des 25-34 ans, la
différence entre le produit acheté et le produit reçu est un véritable obstacle
au renouvellement de l’expérience achat en ligne.

8- Comportement des cyberconsommateurs marocains :

En analysant les tendances e-commerce au Maroc selon le comportement des


utilisateurs, il a été conclu que le taux de conversion provenant des visiteurs
fidèles représente le double de celui des nouveaux visiteurs. Pour être plus
précis : il est de 98.5% de plus que celui des nouveaux clients.

Par ailleurs, la durée moyenne des sessions pour les nouveaux visiteurs est de
4 minutes.

En revanche, la durée relative aux visiteurs connus est de 7 minutes.


Plusieurs points expliquent la raison pour laquelle la durée des sessions et le
taux de conversion sont élevés pour les visiteurs connues.
Parmi lesquelles, nous pouvons citer :
Fidélité à la marques / acheteurs réguliers : les visiteurs connus sont fidèles à
la marque. Ils passent plus de temps à parcourir les produits et ils sont plus
susceptibles d’effectuer un achat.

Dans certain cas, les clients fidèles prennent leurs décision d’achat qu’après
une première visite sur un site e-commerce. Ainsi, le processus d’achat n’est
effectué que pendant la deuxième ou la troisième visite, résultant en un taux
de conversion plus élevé.

Un acheteur sérieux se trouve souvent en train de comparer les produits, à la


quête de nouveaux sites e-commerce proposant des services et de prix
meilleurs.

Le processus d’achat prend beaucoup plus de temps.

Globalement, 56% des visites e-commerce en un an proviennent des visites


fidèles, tandis que les 44% restant proviennent des nouveaux visiteurs.
9-Les clients fidèles et clients potentiels :

Selon les conclusions de Kaymu Maroc, à peine 37% du total des


consommateurs en ligne préfèrent acheter un produit sur un site déjà
consulté.
Il est à noter que les 63% qui restent aimeraient mener des recherches en
ligne et faire des comparaisons de prix, chercher des deals et des offres
promotionnelles avant de pouvoir enfin prendre une décision.

Les clients fidèles et clients potentiels

Clients fideles Clients potentiels

10-Le comportement du consommateur marocain vis-à-


vis l’e-commerce :

• La propriété pour le commerce classique chez les marocains.


• L’absence d’inculcation de l’e-commerce aux esprits des marocains.
• Manque de confiance entre le e-consommateurs et les distributeurs.
• Pas de maitrise d’outil d’informatique.

11-Exemples de sociétés de l’e-commerce marocaines :


• CTM
• Banque centrale populaire
• Microchoix
• Europe car
• Royal Air Maroc
• Jevoyage …

12-Statistiques :

13-Conclusion :
Pour conclure, les opportunités offertes par le commerce en ligne pour un
pays émergent tel que le Maroc ne peuvent se matérialiser qu'à une seule
condition conforter la confiance des acheteurs en ligne, en mettant en
place toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser le commerce et le
paiement en ligne.

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