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Chapitre1 

: Le mouvement mercantiliste
Dans un contexte de capitalisme commercial, marquer par :

La multiplication des transports, les grandes découvertes et les monarchies absolues de France
et d’Espagne se développent le courant mercantiliste, qui dominera la pensée économique
entre le XVI et le milieu du XVIIIe siècle.

Au cours de cette période, une littérature éclatée apparait pendant laquelle les hypothèses ont
évolué rendant l’idée d’un courant unique assez vague. Il se répandra dans la plupart des
nations européennes en s’adaptant aux spécifiés nationales.

Les mercantilistes regroupent des auteurs Espagnols, Italiens, Français, Allemands et Anglais
qui, du XVI au XVIII siècle ont élaboré des règles de politique économique.

A la question : « Qu’est ce qui fonde la puissance d’une nation ? », les mercantilistes


répondent : « Sa richesse ».

Cette richesse est d’ordre militaire ou d’ordre économique.

Militaire, elle repose sur l’importance de la population d’une nation.

Economique, la richesse d’une nation dépend de son stock de métaux préciaux. Ce la justifie
une intervention de la puissance publique pour attirer et conserver sur le térritoire national l’or
et l’argent.

L’abondance de monnaie peut s’accompagner d’un risque inflationniste. Les rudiments d’une
thèorie monétaire apparaissent avec les mercantilistes.

Notons que le populationniste Jean BODIN (1530 - 1596) soutient : « qu’il n’y a de richesse,
ni de force que d’hommes ». Cette expression résume la doctrine de la population du
mercantilisme, elle sera développée par Antoine de MONTCHRRTIEN (1576 – 1621) qui, le
premier utilise l’expression « économie politique » (étymologiquement « administration du
patrimoine de la cité ») dans son « Traité d’économie politique » en 1615.

La justification du populationnisme repose sur des arguments militaires, la possibilité de


mobiliser une armée nombreuses en hommes, mais aussi des arguments économiques.
Les ressources humaines ont un caractère productifs pour DE MONTCHRETIEN : « le
bonheur des hommes consiste principalement en la richisse, et la richesse dans le travail ».
Une forte population représente également des débouchés importants pour le commerce.

Pour accroître le stock de métaux préciaux, fondement de la richesse et de la puissance d’une


nation, plusieurs instruments de politique économique ont été proposés par les mercantilistes.
L’objectif est d’obtenir une balance commerciale positive (c’est-à-dire un excédent des
exportations, sur les importations des biens). Les moyens différent selon les courants de
pensée mercantiliste. On distingue trois écoles mercantilistes.

Le mercantilisme Italo – Ibérique ou bullianisme (bullions, « lingot » en anglais) :le rôle de


l’Etat est d’encourager les expéditions permettant d’aller chercher de l’or et l’argent
directement aux Amériques. Ensuite l’Etat doit mettre en place une politique protectionniste
afin d’empécher l’entrée de marchandises importées payables en métal précieux.

Le mercantilisme Français : il prend deux formes :

« l’AGRARIANISME » de SULLY (minitre d’Henri IV) qui préconise de protéger


l’agriculture richesse fondamentale de la France : « labourage et pâturage sont les deux
mamelles de la France. »

L’industrialisme de COLBERT (ministre de Louis XIV) qui recommande de protéger


l’industrie nationale et de développer les exportations Françaises. A cette fin, il met en place
une politique industrielle (création de manufactures royales) et une politique commerciale
(élévations des droits de douanes). Cette conception sera reprise par les mercantilistes
Allemands partisans d’un Etat productiviste, nationaliste et interventionniste.

Le mercantilisme Anglo – hollandais ou commercialisme : ce mercantilisme est dominé par


les commerçants Anglais qui préconisent la valorisation du commerce et de la navigation pour
se procurer des richesses. Ainsi, CROMWELL est à l’origine des « actes de navigation », en
1651, qui donnent à la marine Anglaise le monopole des échanges intéressant aussi bien
l’Angletterre que ses colonies.

En fin, il y a le monétarisme des mercantilistes. L’expression : « la monnaie est le nerf de la


guerre mais aussi de la paix » date de l’époque mercantiliste. Les mercantilistes avaient
observé une relation entre l’évolution des prix et celle de la quantité de monnaie en circulation
dans une nation. Jean BODIN pose les bases d’une « théorie quantitative de la monnaie en
expliquant l’accroissement des prix dû par l’afflux d’or en provenance d’Amérique. Les
mercantilistes sont favorables à des taux d’intérêts bas, ce qui facilite l’investissement et
décourage l’épargne nuisible aux débouchés des produits, donc au commerce et aux affaires.

Le mercantilisme apparait comme un courant dépassée cohérent mais partiel en ce qu’il ne


donne pas une vision d’ensemble du système économique. Cette vision est proposée par les
physiocrates.

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