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TD 5

Électrocinétique

I. — Circuits électriques dans l’ARQS

Exercice 1 : Lois de Kirchhoff

Dans le schéma de la figure 5.1 les dipôles représentés sont des résistors, de résistance R1 = R2 = R4 =
100 Ω, R5 et R3 restant inconnues. On donne I3 = 8,0 mA , I4 = 10,0 mA et I5 = 5,0 mA.

I5 A I2
I1
5 2
D C
1
4 3

I4 I3
B

Figure 5.1 – Pont de résistances (exercice 1).

1. Dénombrer nœuds, branches, mailles, et mailles indépendantes.


Corrigé :
Il y a 4 nœuds : A, B, C et D.
Il y a 5 branches : AB, DA, DB, AC, BC.
Il y a 3 mailles : DABD, BACB et DACBD.
Il y a 2 mailles indépendantes : DACBD = DABD + BACB.
2. Représenter les tensions UAB , UAC , UBD sous la forme enseignée en cours — un trait courbe
accompagné d’un signe +.
Corrigé :
Schéma à faire

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TD 5. Électrocinétique 135

3. Déterminer les valeurs numériques de : I1 , I2 , UAB , UAC , UBD , R3 et R5 .


Corrigé :
— Pour trouver I1 , on remarque que ce courant est dans la branche BA. Au nœud B, la loi
des nœuds de Kirchhoff impose :

I3 = I4 + I1 ⇒ I1 = I3 − I4 = −2,0 mA

— Pour trouver I2 , on considère le nœud A. La loi des nœuds s’y écrit :

I1 = I2 + I5 ⇒ I2 = I1 − I5 = −2 − 5 = −7.0 mA

— Pour trouver UAB , comme on connaît I1 , on écrit la loi d’Ohm :

UAB = −R1 I1

Le signe « - » vient du fait que la flèche orientant le courant n’arrive pas sur le « + » du
segment courbe représentant la tension, mais en repart. La loi d’Ohm possède un signe qui
dépend de l’orientation choisie.
Donc :
UAB = −100 × (−2 · 10−3 ) = +0,20 V

— Pour trouver UAC , comme on connaît I2 , la loi d’Ohm donne :

UAC = +R2 I2 ⇒ UAC = +100 × (−7 · 10−3 ) = −0.70 V

— Pour trouver UBD , comme on connaît I4 , on a :

UBD = +R4 I4 = +100 × (10 · 10−3 ) = +1.0 V

— Pour trouver R3 , il faut examiner la branche BC. On connaît I3 orienté de C vers B. On


calcule UCB avec la loi des mailles appliquée à la maille BCAB :

UCB + UAC + (−UAB ) = 0 ⇒ UCB = UAB − UAC = 0,2 − (−0,7) = 0,9 V

On en déduit :
UCB 0,9
R3 = = = 112,5 Ω
I3 8 · 10−3
— Pour trouver R5 , on procède de même :

UAD = +R5 I5

UAD = UBD + UAB = 1,2 V


D’où :
1,2
R5 = = 240 Ω
5 · 10−3

Exercice 2 : Association parallèle et série

On considère les trois circuits de la figure 5.2.

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R R R R

R R R R R

(a) (b) (c)

Figure 5.2 – Association de résistances (exercice 2).

1. Déterminer en fonction de R la résistance équivalente à l’extrémité ouverte de ces circuits.


Corrigé :
— Circuit (a) : (R+R)
Ra = 2R

— Circuit (b) : R // (R+R)


1 R 2
Rb = 1 1 = 1 = 3R
R + 2R 1+ 2
— Circuit (c) : R+[R//(R+R)]
2 5
Rc = R + Rb = R + R = R
3 3
2. Dessiner le circuit (e), prolongement logique de la suite des graphes (a) et (c). Calculer sa
résistance équivalente.
Corrigé :
Circuit (e) = R + R//Rc
!
1 R 1 13
Re = R + 1 1 =R+ R
=R 1+ 3 = R
R + R 1+ R 1+ 5 8
c c

3. (?) En procédant par récurrence, calculer la résistance équivalente d’un réseau de même type ;
passer à la limite pour trouver la résistance équivalente du réseau infini du même type.

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TD 5. Électrocinétique 137

Corrigé :
On se rend compte qu’à chaque étape on ajoute une résistance en //, puis une autre en série.
Cela définie une suite récurrente :
1
rn+1 = R + 1
R + ...

Que l’on peut écrire : !


1
rn+1 =R 1+
1 + rRn
On pose :
rn
un =
R
soit :
1
un+1 = 1 +
1 + u1n
Pour n → ∞, on a :
1
u∞ = 1 + 1
1+ 1
1+ ...

Et comme u∞+1 = u∞ , on a :
1
u∞ = 1 +
1 + u1∞
soit :
u∞ 1 + u∞ + u∞ 1 + 2u∞
u∞ = 1 + = =
1 + u∞ 1 + u∞ 1 + u∞
soit :
u∞ (1 + u∞ ) = 2u∞ + 1 ⇒ u2∞ − u∞ − 1 = 0
Donc : √ √
1± 1+4 1± 5
u∞ = =
2 2
On ne garde que la solution positive (qui est le nombre d’or).

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Exercice 3 : (?) Pont diviseur

La configuration de résistance sur la figure 5.3 est appelée « pont de Wheatstone ». On l’utilise souvent
lorsqu’on met en place des capteurs dont la résistance varie avec la grandeur mesurée. La valeur de α
dépend de la grandeur mesurée, pression, luminosité, température, etc.

R
+ u
E A + B

)
+
R

(1
R
N

Figure 5.3 – Pont de Wheatstone (exercice 3).

1. On peut toujours définir une référence de masse dans un circuit, c’est-à-dire choisir un point de
potentiel nul. En quel point vous semble-t-il judicieux de placer cette référence de potentiel ?
Corrigé :
On choisit N comme référence de masse. Ainsi : VN = 0 V, et VP = +E.
Remarque : on peut choisir n’importe quelle référence de masse. Celle-ci a l’avantage de permettre
de calculer VA et VB simplement. De même, on choisit généralement la borne - du générateur
comme masse.
2. Ce circuit est constitué de deux branches, qui sont deux ponts diviseurs. Exprimer VA en fonction
de E d’une part, puis VB en fonction de de E et α d’autre part.
Corrigé :
La branche PAN est un pont diviseur de tension :
R 1
VAN = VP N = VP N
R+R 2
avec :
VAN = VA − VN = VA − 0 = VA
et :
VP N = VP − VN = VP = E
donc :
E
VA =
2
La branche PBN est également un pont diviseur de tension :

R(1 + α) 1+α
VBN = VB − VN = VB = VP N = E
R + R(1 + α) 2+α

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3. En déduire la relation exprimant u en fonction de E et α.


Corrigé :
On voit sur le schéma que :
1+α E α
u = VB − VA = E− = E
2+α 2 2(2 + α)

Exercice 4 : (?) Théorème de Millman

Le théorème de Millman est une forme particulière de la loi des nœuds exprimée en termes de potentiel.
Il est ainsi nommé en l’honneur de l’électronicien américain Jacob Millman. On envisage de le démontrer
à l’aide du circuit de la figure 5.4.

RA RC
A D C

RB

B
Figure 5.4 – Potentiel à un nœud multiple (exercice 4).

En partant de la loi des nœuds et de la loi d’Ohm, exprimer le potentiel au nœud D en fonction des
potentiels aux points A, B et C, et des résistances RA , RB et RC .
Corrigé :
La loi des nœuds indique que la somme des courants entrants dans un nœud est égale à celles sortant
du nœud : IA + IB + IC = 0 (tous ces courants pointent vers le nœud D).
Exprimons ces intensités avec la loi d’Ohm, en faisant bien attention à se placer en convention récepteur :
UAD UBD UCD
+ + =0
RA RB RC
Avec les potentiels, cela donne :
VA − VD VB − VD VC − VD
+ + =0
RA RB RC
d’où :
VA VB VC
RA + RB + RC
VD = 1 1 1
RA + RB + RC

Ce résultat se généralise au cas de N branches : la tension au nœud est la moyenne des tensions aux
bornes de tous les dipôles pondérée par les conductances respectives.
Le site web suivant indique le principe d’application de ce théorème : http: // bit. ly/ 2hSKI1Y .

Exercice 5 : (?) Les labyrinthes de la loi des mailles

1. Dans le circuit de la figure 5.5, les résistors (représentés par des dents de scie) ont une résistance
de 4 Ω et les piles (représentées par une double barre, une grande (+) et une petite (-)) sont
considérées comme des générateurs de tension idéaux (donc de résistance interne nulle), avec une

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R1
Fig. 27-20 Question 5.

+ 6 Res-monster maze. In Fig. 27-21, all the resistors have a
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resistance of 4.0 $ and all the (ideal) batteries have an emf of 4.0
R3 V. What is the current through resistor R? (If you can find the
proper loop
force électromotrice de through
ε = 4 V.this
Quemaze,
vautyou can answer
l’intensité the question
du courant danswith a
le résistor noté R sur le
R2 few seconds
schéma ? Préciser of mental calculation.)
son sens.
1 and 2.
nd R3 in series? (b) Are
he equivalent resistances
eatest first.
R2, with R1 # R2, to a bat-
d then in parallel. Rank R
mount of current through
+ –

R1 R2
x
a b c d e
Fig. 27-21 Question 6.
g. 27-19 Question 4. Figure 5.5 – Labyrinthe électrique (exercice 5).
7 A resistor R1 is wired to a battery, then resistor R2 is added in
Now assume that R1 # R2 series. Are (a) the potential difference across R1 and (b) the cur-
Indication : plutôt que de résoudre intégralement le circuit avec les lois structurelles, il est
beaucoup plus simple de chercher une maille simple, ne contenant qu’une seule résistance, R.
Corrigé :
L’astuce consiste à trouver la maille qui ne contient qu’une seule résistance, R :

En effet, si on choisit une maille avec une autre résistance, cela implique l’existence d’autres
courants que celui qui traverse R, et donc d’autres inconnues. Pour éviter de résoudre tout le
circuit, il faut éviter d’ajouter d’autres inconnues.
En supposant que le courant i traversant R va vers le bas, on a dans cette maille :

ε + ε + ε − ε = Ri

où i est le courant cherché, qui va vers le bas.


Donc :
ε
i=2 =2A>0
R
donc i va bien vers le bas.
2. Même question sur le circuit de la figure 5.5.

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Figure 5.6 – Labyrinthe électrique (exercice 5).

Corrigé :
Même principe, sauf que cette fois, R est en série avec d’autres résistances.

La résistance équivalente de la branche est :


1 R
Req = R + 1 1 + R = 2R + = 2,5R
R + R
2

Dans la branche en vert, en supposant que le courant i traversant Req va vers le bas, on a :

iReq = 7 × (−ε) + 3 × ε = −4ε

soit :

i=− = −4/2,5 = −1,6 A < 0
2,5R
donc le courant i va vers le haut.

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TD 5. Électrocinétique 142

II. — Systèmes linéaires du 1er ordre

Exercice 6 : Réponse d’un système

Une tension s(t) répond à l’équation différentielle suivante :

ds
2α + 8βs(t) = γe(t),
dt
où e(t) est une fonction échelon, valant 0 lorsque t < 0, et E = 5 V lorsque t > 0 ; α, β et γ sont des
constantes positives. Les unités des paramètres α,β,γ ont été choisies de sorte que cette équation soit
dimensionnellement correcte.
1. Exprimer en fonction d’un ou des paramètres la constante de temps τ du système.
Corrigé :
On écrit l’équation sous la forme :
ds
τ· +s=F
dt
(voir p. 27 du poly)
Soit :
1 α ds γ
+ s(t) = E
4 β dt 8β
pour t > 0.
Auquel cas, on a :
1α γ
τ= etF = E
4β 8β
2. À l’état initial, s(0) = 0. Exprimer s(t) pour t > 0 ? Vers quelle expression converge-t-elle ?
Corrigé :
La solution de cette équation différentielle est :
 
t
s(t) = F + A exp −
τ
γ
À l’état initial, on a : s(0) = 0, donc : F + A = 0, soit : A = −F = − 8β E. Ainsi :
  
γ t
s(t) = E 1 − exp −
8β τ
γ
Lorsque t → +∞, l’exponentielle tend vers 0, et s(t) → 8β E.

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Exercice 7 : Constantes de temps

s1 s2
1.0 1.0

0.5 0.5

0 0
0 4 8 10 t(s) 0 4 8 10 t(s)

Figure 5.7 – Réponse indicielle (c.-à-d. à un échelon) de deux systèmes linéaires (exercice 7).

On soumet deux systèmes linéaires du premier ordre, numérotés 1 et 2, à une entrée en échelon. Les
sorties si (t) (i = 1,2) sont représentées sur la figure 5.7, l’échelle des abscisses étant donnée en secondes,
l’échelle des ordonnées sans unité.
Corrigé :
Il y a plusieurs méthodes de détermination graphique de la constante de temps. La courbe obtenue est
un arc d’exponentielle décroissante, mais faute de données numériques, l’ajustement d’une courbe ne
peut pas être envisagé ici. Néanmoins on peut essayer de trouver le temps pour lequel on atteint un
point particulier de la courbe.

1. Proposer une équation qui décrit la première courbe s1 (t), ne faisant apparaître comme paramètre
que de la constante de temps τ1 .
Corrigé :
La solution générale de la réponse  indicielle d’un système du premier ordre est donnée p. 28
t
du poly : f (t) = F + A exp − τ . Comme ici s1 (0) = 0, F + A = 0. Par ailleurs la fonction
s1 (t) est manifestement croissante, et donc A < 0. On peut simplifier cette expression pour en
déduire s1 (t) = S1 (1 − e−t/τ1 ). On peut également ajouter que S1 = 1, puisque s1 (+∞) = 1. On
a finalement s1 (t) = 1 − e−t/τ1 .
2. Évaluer la constante de temps associée au premier système.
Corrigé :
Vu l’expression précédente pour s1 (t), on peut par exemple :
— calculer s1 (τ1 ) = S1 (1 − e−1 ) ≈ 1 − 0,368 ≈ 0,632 ; on peut donc examiner à quel instant la
courbe s1 (t) passe par l’ordonnée 0,632 ; autrement dit, le temps pour lequel on atteint 63
% de la valeur finale, c’est τ1 ;
— estimer le temps pour lequel la courbe s1 (t) passe par l’ordonnée 0,95 ; en effet, le temps
pour lequel on atteint 95 % de la valeur finale, c’est environ 3τ1 ; on divise ce temps par 3
et on obtient τ ;
— tracer la tangente à l’origine de la courbe, et regarder l’abscisse du point de l’intersection
de cette tangente avec l’asymptote horizontale d’ordonnée 1.
Quelle que soit la méthode choisie, on trouve une valeur τ1 d’environ 2 s.

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3. Proposer une équation qui décrit la seconde courbe, ne faisant apparaître comme paramètre que
de la constante de temps τ2 .
Corrigé :
On reprend la solution générale de la réponse indicielle d’un système du premier ordre : f (t) =
F + A exp − τt . Comme ici s2 (+∞) = 0 impose F = 0. Par ailleurs la fonction s2 (t) est


manifestement décroissante, et donc A > 0. On peut simplifier cette expression pour en déduire
s2 (t) = S2 e−t/τ2 . On peut également ajouter que S2 = 1, puisque s2 (0) = 1. On a finalement
s2 (t) = e−t/τ2 .
4. Évaluer la constante de temps associée au second système.
Corrigé :
Vu l’expression précédente pour s2 (t), on peut par exemple :
— calculer s2 (τ2 ) = S2 e−1 ≈ 0,368 ; on peut donc examiner à quel instant la courbe s1 (t) passe
par l’ordonnée 0,368 ; le temps pour lequel le signal a perdu 63 % de sa valeur initiale (il
reste 36,8 %), c’est τ2 ;
— estimer le temps pour lequel la courbe s1 (t) passe par l’ordonnée 0,05 ; en effet, le temps
pour lequel on atteint 95 % de la valeur finale, c’est environ 3τ1 ; on divise ce temps par 3
et on obtient τ ;
— tracer la tangente à l’origine de la courbe, et regarder l’abscisse du point de l’intersection
de cette tangente avec l’asymptote horizontale d’ordonnée 1.
Quelle que soit la méthode choisie, on trouve une valeur τ2 d’environ 2 s.

Exercice 8 : Étude d’un circuit RL série

Corrigé :
La solution de cet exercice est extraite de l’ouvrage de G. Rosset, Électrocinétique MPSI (Bréal,
Rosny-sous-Bois, 2003), pp. 111-113.
Pour étudier l’établissement du courant dans une bobine d’inductance L à travers un conducteur
ohmique de résistance R, on réalise le montage schématisé sur la figure 5.8 :
— un générateur idéal de tension continue de force électromotrice E est branché aux bornes du
circuit RL ;
— pour t < 0, l’interrupteur K est ouvert ;
— à l’instant t = 0, on ferme l’interrupteur K : le générateur débite alors un courant i dans le circuit.

K i
+
R uR
+
E +

L uL

Figure 5.8 – Circuit RL série (exercice 8).

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TD 5. Électrocinétique 145

1. Établir ce circuit, on
• Dansl’équation note i l’intensité
différentielle du courant,
qui régit u ladélivré
le courant tensionpar
aux le
bornes de
générateur.
• Dans ce circuit, on note i l’intensité du courant, uLL la tension aux bornes de
l’inductance
Corrigé : L et uR la tension aux bornes du conducteur ohmique. D’après
l’inductance L et u la tension aux bornes du conducteur ohmique. D’après
R
les orientations
• Dans ce circuit, choisies,
on note le iconducteur
l’intensité du ohmique
courant, etula la bobine sont
tension auxétudiés
bornesende
les orientations choisies, le conducteur ohmique et Lla bobine sont étudiés en
convention récepteur.
L et uR laOn
l’inductancerécepteur. On a
tension donc aux :
convention a donc : bornes du conducteur ohmique. D’après
les orientations choisies,ule conducteur d i .et la bobine sont étudiés en
R = Ri et uohmique
L = L ----- d- i
convention récepteur. On Ra donc : u = Ri et u L = L ------ .
dt
dt
di
uR = Ri et u L = L ------ .
dt
• Équation différentielle vérifiée par l’intensité i
• Équation différentielle vérifiée par l’intensité i
– Pour t ! 0, l’interrupteur K est ouvert : l’intensité i est nulle, ainsi que les
– Pour t ! 0, l’interrupteur K est ouvert : l’intensité i est nulle, ainsi que les
tensions
• Équation u etdifférentielle
u . La tension vérifiéeE auxpar bornes
l’intensitédu générateur i de tension se
tensions uRR et uLL. La tension E aux bornes du générateur de tension se
retrouve
– Pour tdonc
! 0, aux bornes de l’interrupteur
l’interrupteur K est ouvert : ouvert
l’intensité K. i est nulle, ainsi que les
retrouve donc aux bornes de l’interrupteur ouvert K.
Pour t "u0, etlautension
–tensions . La tension aux bornes E auxdebornes l’interrupteur
du générateur K est nulle et la loise
de tension
– Pour t "R0, la Ltension aux bornes de l’interrupteur K est nulle et la loi
d’addition
retrouve donc des tensions
aux bornes s’écrit :
de l’interrupteur ouvert K.
d’addition des tensions s’écrit :
– Pour t " 0, la tension d i . K est nulle et la loi
E = uRaux + u bornes
, soit :de E l’interrupteur
= Ri + L ----- d- i
d’addition des tensions uR + uL:L , soit : E = Ri + Ldt
E =s’écrit ------ .
dt
di .
E
L’intensité i du courant traversant = u R + u L un circuit RL série-----
, soit : E = Ri + L -
soumis à l’échelon de
L’intensité i du courant traversant un circuit RL série soumis à l’échelon de dt
tension E vérifie l’équation différentielle du premier ordre :
tension E vérifie l’équation différentielle du premier ordre :
L’intensité i du courant traversant L d i un circuit E . RL série soumis à l’échelon de
---L d-i+ i = ---
- ----- E-
tension E vérifie l’équation différentielle R----dt ------ + i = R ---- . premier ordre :
du
R dt R
L di E
---- ------ + i = ---- .
2. Identifier τ la constante RL de temps : Rτ dt de ce système R du premier ordre.
τ RL : τ constante de temps en seconde(s)
Corrigé : L τ constante de temps en seconde(s)
t = ---RL
Par identification,
τ L- la constante L inductance
de temps τ du en circuit
henry (H)vaut :
t = R---- : L inductance en henryRL (H)
R τ constante
R résistance en ohm (Ω) de temps en seconde(s)
L Rτ constante
résistance de en temps
ohm (Ω) seconde(s)
t = ---- L inductance en henryen(H)
R L
a solution générale t = ----i de équation L résistance
R inductanceenenohm henry
s’écrit (Ω)(H) :
a solution générale R i de équation
R résistance en ohm (Ω) : s’écrit
t
– -- E
i = i 1 + ii 2de= A
a solution générale équation
e –τ-τt-+ ---E -, où A est une s’écrit :
constante.
3. Résoudre, à l’aide des i = i + i
1 conditions
2 = A e + R ----, où A
initiales, est une constante.
l’équation différentielle, pour exprimer i en fonction du
t R
temps t, en utilisant
• Application des les paramètres
conditions
– -- EE, R et τ .
• Application i des + i 2 = A e de+continuité
= i 1conditions de τ ----, où A est une constante.
continuité
Corrigé : R
L’intensité i du courant dans l’inductance est continue. À l’instant t = 0, la
L’intensité
La solution i générale
du courant i dedans l’inductance
l'équation différentielle est continue. À l’instant t = 0, la
condition
• Application initiale dessurconditions
l’intensité s’écrit
de continuité : i(t = 0) =s’écrit 0. On: en déduit donc, en
condition initiale sur l’intensité s’écrit : i(t = 0) = 0. On en déduit donc, en
posant t = 0 dans la solution générale de l’équation différentielle : t = 0, la
posant t = 0 idans
L’intensité du courant
la solution dans l’inductance
généralet
– -- E de l’équation
est continue. À l’instant
différentielle :
condition initiale i = isur 1 + l’intensité
τ
i 20 == AAe+ ---s’écritE + ---
-, où
: i(tA = est
0) =E
une 0.
. constante.
On en déduit donc, en
-, soit : A = – ---E
E -
posant t = 0 dans la solution 0 = A +R----,Rsoit
générale A = –R---- .différentielle :
de :l’équation
R R
• Application des conditions de E continuité E .
L’intensité i du courant traversant 0 = A+ ---un
-, soit : A = – ---- soumis à l’échelon de
circuit RL série
L’intensité ii du
L’intensité courant traversant Run circuitest RLcontinue.
série
R soumis à l’échelon dela
t = 0,
tension E a du courant pour expression dans l’inductance : À l’instant
tension E a pour expression :
condition initiale sur l’intensité s’écrit : i(t = 0) = 0. On en déduit donc, en
L’intensité i du courant t traversant un circuit RL série soumis à l’échelon de
posant t = 0 dans E ⎛ la solution– -- t⎞ générale de L l’équation différentielle :
tension Ei a= ---E - ⎝⎛1pour t-- ⎞, avec
– e –expression τ: = ---L - constante de temps (s).
i = R---- ⎝ 1 – e t⎠⎠ , avec Eτ = R---- constante E de temps (s).
R 0t = A + ----, soit : A = – ---- .R
E ⎛ – -
- ⎞ R L R
i = ---- ⎝ 1 – e t ⎠ , avec τ = ---- constante de temps (s).
R R
L’intensité i du courant traversant un circuit RL série soumis à l’échelon de
tension E a donc pour expression :
t
E⎛ – -- ⎞ L
i = ---- ⎝ 1 – e t ⎠ , avec τ = ---- constante de temps (s).
R R

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TD 5. Électrocinétique 146

4. Calculer la tension uL (t).


Corrigé :
Évolution de la tension uL
La tension uL aux bornes de l’inductance L est proportionnelle à la dérivée de
l’intensité i du courant :
t t
di LE – -- – --
u L = L ------ , soit : u L = -------- e τ = Ee t .
dt Rτ
La tension uL aux bornes de l’inductance est maximale à la fermeture de
l’interrupteur K. Pendant l’établissement du courant, elle décroît avec le
temps ; lorsque le courant est établi, l’inductance se comporte comme un fil
(le courant est constant et la tension à ses bornes est nulle).

5. Représenter uL (t) et i(t).


Corrigé :
i (A) uL (V)
E
----
R E E
-------
Re
E
---
e

0 τ t (s) 0 τ t (s)

Fig. Évolution de i et de uL en fonction du temps.

• On trace les graphes représentant l’évolution au cours du temps de i et de u L


(fig. 8). L’intensité i du courant dans l’inductance est continue ; en revanche,
la tension uL à ses bornes subit une discontinuité lors de la fermeture
de l’interrupteur. Pour les deux courbes, la tangente à l’origine des temps
coupe l’axe asymptote au point d’abscisse t = τ.

6. Que valent i et uL lorsque le régime permanent est atteint ?


Corrigé :
• L’établissement du courant correspond à un régime transitoire. Lorsque le
E
régime permanent est atteint, on a alors : i = ---- et uL = 0 .
R
E
i(0) = 0 i(∞) = ----
R
+ +
uR(0) = 0 uR(∞) = E
R R
+ +
E + E +
uL(0) = E uL(∞) = 0
L L

Fig. État du circuit quand t = 0 et quand t → +∞.

7. Application : on établit le courant dans une bobine idéale d’inductance L = 100 mH à travers
une résistance R = 100 Ω grâce à une source idéale de tension de force électromotrice E = 5 V.
Calculer :
— la constante de temps τ du circuit ;
— l’intensité i lorsque le courant est établi ;

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TD 5. Électrocinétique 147

— l’instant t90 au bout duquel l’intensité vaut 90 % de sa valeur finale.


Corrigé :
– La constante de temps τ du circuit RL est alors :
L 100 ⋅ 10 –3
τ = ---- = ------------------------- = 1 ⋅ 10 –3 s , c’est-à-dire t = 1 ms.
halliday_c27_705-734v2.qxd R23-11-2009 100 14:35 Page 726
– Lorsque le courant est établi dans le circuit, la bobine se comporte comme un fil et la tension du
générateur se retrouve aux bornes du conducteur ohmique : HALLIDAY
E
u R = E = Ri, d’où : i = ---- = 5 ⋅ 10 –2 A c’est-à-dire i = 50 mA.
R
– D’après l’expression déterminée au § B.1.2, l’intensité i vaut 90 % de sa valeur si :
t90 t90
E⎛ – -- ⎞ E – --
---- ⎝ 1 – e τ ⎠ = 0,9 ---- , d’où : e τ = 0,1 = 10 –1 , soit : t90 = τln(10) = 2,3 ms.
726R R
CHAPTER 27 CIRCUITS

Exercice 9 : rent through


(?)i1Le R1 now more
labyrinthe than, less than, or the same as previ-
capacitif R2 more than, less than, o
ously? (c) Is the equivalent resistance R12 of R1 and R2 more than, through R1 and R2 togethe
less than, or equal to R1? current through R1 previou
Cap-monster
8 figure
Dans le circuit de la 5.9, les maze. In Fig. 27-22,
condensateurs all capacité
ont une the capacitors
de C = have a et 10
6 µF Aftersont
les piles the switch in Fig
considérées comme capacitance
des générateursof 6.0
demF, and all
tension the batteries
idéaux, avec unehave
forceanélectromotrice
emf of 10 V. de εclosed
= 10 V.on Que
point a, there is
What is the charge on capacitor C? (If you can find the proper loop through
vaut la charge du condensateur C ? Pour y répondre, on vous rappelle que cette charge est égale à la resistance R. Figu
through this maze, you can
capacité multipliée par la tension à ses bornes. answer the question with a few seconds gives that current for fou
of mental calculation.) values of R and capacitance
and C0, (2) 2R0 and C0, (3
2C0, (4) 2R0 and 2C0. Which
with which curve?
11 Figure 27-24 shows t
tions of circuit that are to
nected in turn to the same
via a switch as in Fig. 27-15
capacitors. Rank the secti
rium) charge on the capac
C capacitor to reach 50% of i

Fig. 27-22 Question 8.


Figure 5.9 – Labyrinthe capacitif (exercice 9.
9 Initially, a single resistor R1 is wired to a battery. Then resistor
R2 is added in parallel. Are (a) the potential difference across R1 (1)
and (b) the current i1 through R1 now more than, less than, or the
same as previously? (c) Is the equivalent resistance R12 of R1 and Fig. 2

Tutoring problem available (at instructor’s discretion) in WileyPLUS and WebAssign


SSM Worked-out solution available in Student Solutions Manual WWW Worked-out solution is at
http:
• – ••• Number of dots indicates level of problem difficulty ILW Interactive solution is at
Additional information available in The Flying Circus of Physics and at flyingcircusofphysics.com

sec. 27-6 Potential Difference Between Two Points •4 Figure 27-27 show
•1 SSM WWW In Fig. 27-25, the ideal nected to a larger circuit.Th
batteries have emfs !1 ! 12 V and !2 ! R1 tric potential V(x) as a func
6.0 V. What are (a) the current, the dissi- + of the circuit, through resist
pation rate in (b) resistor 1 (4.0 ") and (c) – 2 R2
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resistor 2 (8.0 "), and the energy transfer 1
V
TD 5. Électrocinétique 148

Corrigé :
Tout comme le labyrinthe de résistances, il faut trouver une maille contenant uniquement le condensateur
C.

La loi des mailles est alors très simple, et :

VA − VB = ε

où le point A est celui de l’armature reliée au pôle + du générateur, et où le point B est celui de
l’armature reliée au pôle - du générateur.
Donc :
Q = C · (VA − VB ) = C · ε
La plaque A est chargée +, la plaque B est chargée -.
On a :
Q = 6 · 10−6 × 10 = 6 · 10−5 C

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TD 5. Électrocinétique 149

Exercice 10 : (?) Résistance de fuite d’un condensateur

Soit un condensateur de capacité C et présentant une résistance de fuite Rf . On peut modéliser le


condensateur par l’association en parallèle de Rf et C. On mesure la tension aux bornes du condensateur
à l’aide d’un voltmètre parfait (de résistance interne infinie). Ce condensateur ayant été chargé sous
une tension E à l’aide d’une source idéale de tension, on laisse évoluer le circuit RC ainsi constitué. Au
bout d’un temps T , on constate que la tension indiquée par le voltmètre n’est plus que de E 0 < E.
1. Comment peut-on expliquer ces observations ? Pour y répondre, dessiner le circuit, puis
déterminer l’équation d’évolution de la tension u(t) aux bornes du condensateur en fonction des
caractéristiques des composants. La résoudre.

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TD 5. Électrocinétique 150

Corrigé :
Initialement, le condensateur est chargé sous une tension E. Il se décharge dans la résistance,
c’est pourquoi la tension à ses bornes diminue. Le schéma du circuit équivalent à la décharge du
condensateur est :

L’intensité du courant i est donné par :

uR (t) d(uC (t))


i(t) = =C
Rf dt
or :
uC (t) = −uR (t)
d’où l’équation différentielle de décharge :

uC (t) d(uC (t))


+C =0
Rf dt

soit :
d(uC (t))
Rf C + uC (t) = 0
dt
On peut résoudre cette équation par séparation des variables :
duC dt dt
=− =−
uC Rf C τ

Où τ = Rf C est la constante de temps. En intégrant :

t
ln uC (t) = − + K
τ
où K est une constante. Soit, en prenant l’exponentielle :

uC (t) = Ae−t/τ

avec A = eK .
Or initialement, uC (0) = E, soit : A = E, d’où :

uC (t) = Ee−t/τ

Donc la tension aux bornes du condensateur décroit vers 0.

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TD 5. Électrocinétique 151

2. Donner l’expression de Rf en fonction de C, E, E 0 et T .


Corrigé :
À t = T , uC (T ) = E 0 . On injecte cela dans l’équation précédente :

E 0 = Ee−T /τ = Ee−T /(Rf C)

soit :
E T
ln 0
=−
E Rf C
d’où :
T
Rf = − E0

C ln E

Exercice 11 : (?) Un petit quiz

(1) (2) (3)

Figure 5.10 – Trois circuits capacitifs (exercice 11).

La figure 5.10 montre trois portions de circuits, composés de condensateurs et de résistors 1 tous
identiques. Ces portions de circuits sont connectés à l’instant initial t = 0, chacun de son côté, à un
générateur idéal de tension. À l’instant initial, les condensateurs sont tous complètement déchargés.
Classer les circuits selon :
— la valeur de la tension aux bornes du condensateur, après avoir été complètement chargé, donc
après un temps très long ;
Corrigé :
En régime permanent, un condensateur se comporte comme un cicuit ouvert : puisque la tension
u ne change plus, le courant qui le traverse (proportionnel à la dérivée de la tension à ses bornes,
de part la relation caractéristique) est nul. Puisque ce courant est nul, les courants traversant les
résistances du circuit (1), comme celles du circuit (2), sont nuls. Il n’y a pas de tension aux bornes
de ces résistances, et on retrouve donc la tension du générateur sur chacun des condensateurs.
Pour le circuit (3), il faut comprendre que la branche à laquelle le condensateur appartient, n’est
pas non plus traversée par le moindre courant. Aussi, la tension aux bornes de cette branche est
égale à celle aux bornes du condensateur. Elle est égale à celle du générateur. En conclusion,
en régime permanent les condensateurs des 3 circuits sont tous chargés identiquement, sous la
tension E du générateur.

0 uC
E uC E 0 0 E E
0 0

(1) uC (2) (3)

1. La schématisation des résistors obéit ici aux normes américaines.

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TD 5. Électrocinétique 152

— le temps requis pour atteindre 50 % de la charge finale.


Corrigé :
Le temps t50 requis pour atteindre 50 % de la charge est proportionnel à la constante de temps τ
du circuit : t50 = τ ln 2. Il faut donc déterminer les constantes de temps des trois circuits.
1. De manière quasi-triviale, le premier circuit se ramène à une capacité C en série avec une
résistance R1 équivalente aux deux résistances placées en série : R1 = 2R et donc τ1 = 2RC.
2. De même, le second circuit peut se ramener à une capacité C en série avec une résistance
R2 équivalente aux deux résistances en parallèle : R2 = R/2 et donc τ2 = RC/2.
3. C’est ici plus délicat, mais une fois qu’on a compris cela paraît plus évident. Si on considère
la branche à laquelle appartient C, cette branche est directement sous la tension E de la
source. Aussi, on peut écrire la loi des mailles dans cette branche : E = uC + Ri, où i est le
courant qui traverse cette branche (orienté dans le sens inverse de la tension pour s’assurer
être en convention récepteur). Mais i = C du duc
dt , et donc E = uC + RC dt . La constante de
c

temps vaut donc τ = RC.


En conclusion, le condensateur qui se charge le plus rapidement est celui du cicuit (2), suivi de
celui du circuit (3), et enfin celui du circuit (1).

Exercice 12 : (?) Autre circuit RC

Corrigé :
Cet exercice est corrigé à l’adresse web suivante : http://bit.ly/ec4enstim07.

+
+

Figure 5.11 – Circuit de l’exercice 12.

Nous considérons le circuit de la figure 5.11. Nous noterons i l’intensité dans le résistor de résistance R,
i1 l’intensité dans le condensateur de capacité C, i2 l’intensité dans le résistor de résistance R/2 et u la
tension aux bornes du condensateur. L’interrupteur est ouvert depuis très longtemps. A l’instant t = 0 ,
pris pour origine des temps, nous fermons l’interrupteur K.
1. Préciser i, i1 , i2 et u à l’instant t = 0− juste avant la fermeture de l’interrupteur.
2. Préciser i, i1 , i2 et u à l’instant t = 0+ juste après la fermeture de l’interrupteur.
3. Préciser i, i1 , i2 et u quand t → +∞.
4. Montrer en transformant le réseau que le circuit est équivalent à un simple circuit RC en charge
dont on précisera les caractéristiques.
5. En déduire l’équation différentielle vérifiée par u(t) ainsi que son expression en fonction du temps
et des paramètres du problème.

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TD 5. Électrocinétique 153

6. Tracer l’allure de u(t).


Corrigé :
1. Le condensateur est chargé, u ( t = 0 ) = E et tous les courants sont nuls.

2. Il y a continuité de la tension aux bornes du condensateur donc u ( t = 0+ ) = E


donc i=0 d'où i2=-i1 = 2E/R.
3. En régime permanent constant, le condensateur de comporte comme un
R2 E
interrupteur ouvert donc nous reconnaissons un diviseur de tension u = E=
R+R 2 3
2E
et i1 = 0. Par conséquent, i = i2 = 2 E
3R
4. En utilisant les équivalences Thévenin Norton, il vient :
+ + +
R
E R R E 3
R C ut E C (t)
C ut 3
R 2 R 3

R R
Nous obtenons un simple circuit R′C ′ avec C = C ′ et R ' = soumis à E/3
3
. L’éq ion di ni : 6.
E du
= u + RC . u t
3 3 dt E
La solution est
u ( t ) = u∞ + ( u0 − u∞ ) exp ( −t / τ )
E ⎛ E⎞ E 2E
= + ⎜ E − ⎟ exp ( −t / τ ) = + exp ( −t / τ )
3 ⎝ 3⎠ 3 3 E/3

III. — Filtrage

Exercice 13 : Module et phase

On considère un dipôle dont l’impédance complexe vaut Z = 2 − 2j, les parties réelles et imaginaires
étant exprimées en ohms. Il est alimenté par une source idéale de tension sinusoïdale d’amplitude 2 V.
1. Calculer le module de cette impédance.
Corrigé :
√ √
|2 − 2j|2 = 22 + 22 = 8 ⇒ |Z| = 8=2 2Ω
2. Que vaut son argument α ?
Corrigé :
i π πh
Re(Z) > 0 ⇒
arg(Z) ∈ − ; +
2 2
et :
−2
   
Im(Z) π
arg(Z) = arctan = arctan = arctan(−1) = −
Re(Z) 2 4

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TD 5. Électrocinétique 154

3. Que vaut l’amplitude du courant traversant le dipôle ?


Corrigé :

U
U =Z ·I ⇒ I=
Z
où |I| représente l’amplitude (réelle).

|U | 2 1
|I| = = √ = √ ' 0,71 A
|Z| 2 2 2
4. Quel est le déphasage ϕ du courant traversant le dipôle par rapport à la tension à ses bornes ?
Corrigé :
Si :

u(t) = U0 cos(ωt)
i(t) = I0 cos(ωt + ϕ)

où ϕ est le déphasage du courant par rapport à la tension, par définition.


On a :

U = U0 ej0 = U0
I = I0 ejϕ

Or :
U
U =Z ·I ⇒ I= ⇒ arg(I) = arg(U ) − arg(Z)
Z | {z } | {z } | {z }
ϕ 0 α

donc :
π
ϕ = 0 − α = −α = +
4
5. En déduire si le courant est en avance, en phase, ou en retard de phase par rapport à la tension.
Corrigé :
ϕ > 0, donc le courant est en avance sur la tension.

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TD 5. Électrocinétique 155

Exercice 14 : (?) Courant et tension en phase

Soit le circuit de la figure 5.12.

i(t) R1

+
L
e(t) C
R2

Figure 5.12 – Circuit complexe en régime sinusoïdal (exercice 14).

On veut que le courant i(t) parcourant R1 soit en phase avec la tension sinusoïdale e(t) aux bornes du
générateur. Quelle est la condition sur R2 , L, C et ω à vérifier pour qu’il en soit ainsi ?

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TD 5. Électrocinétique 156

Corrigé :
Pour résoudre cet exercice, on commence par passer en notation complexe :

R1 → Z1 = R1
1
C → ZC =
jCω
L → ZL = jLω
R2 → Z2 = R2
e(t) → E
i(t) → I

Puis on se sert des théorèmes de l’électrocinétique linéaire qui sont aussi valable en notations complexes
pour décrire un régime sinusoïdal permanent.
On réduit ainsi le circuit avec les associations série et parallèle :

Zeq = Z1 + ZC //(ZL + Z2 )

soit :
1
Zeq = Z1 + 1 1
ZC + ZL +Z2

soit :
1
Zeq = R1 + 1
jCω + jLω+R 2

Le circuit devient ainsi équivalent à une source de tension idéale E en série avec l’impédance Zeq . Le
courant qui y circule est I. Ce qui donne :

E = Zeq · I

Pour que e(t) et i(t) soient en phase, il faut et il suffit que :

arg(E) = arg(I)

ou encore que :
arg(Zeq ) = 0
car :
arg(E) = arg(Zeq ) + arg(I)
Il faut donc que Zeq soit réel.

1
Zeq ∈ R ⇔ 1 ∈R
jCω + jLω+R 2
1
⇔ jCω + ∈R
jLω + R2
R2 − jLω
⇔ jCω + ∈R
(Lω)2 + (R2 )2
R2 − jLω
⇔ jCω + ∈R
(Lω)2 + (R2 )2

⇔ Cω + − =0
(Lω)2 + (R2 )2
⇔ Cω((Lω)2 + (R2 )2 ) − Lω = 0

soit :
L = C((Lω)2 + (R2 )2 )
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TD 5. Électrocinétique 157

Exercice 15 : Correspondance entre fonction de transfert et équation


différentielle

On considère un système dont la fonction de transfert complexe vaut :

s 1/3
H(jx) = =  ,
e j 1
1+ x−
3 x

où x = ωω0 , ω est la pulsation de forçage sinusoïdal, ω0 la pulsation propre du système, s l’amplitude


complexe de la tension de sortie, et e l’amplitude complexe de la tension d’entrée.

Exprimer l’équation différentielle reliant les tensions s(t) et e(t). Exploiter pour cela la correspondance :
d 1
R
×jω ↔ dt et × jω ↔ dt.
Corrigé :
L’idée est ici de reconstruire l’équation différentielle en se servant des équivalences :
1
Z
d
×jω ↔ et × ↔ dt
dt jω
  
s 1/3 j 1 e
=   ⇔ s 1+ x− =
e j 1 3 x 3
1+ x−
3 x
−j 1
On remarque que x = jx , soit :

s 1 s e
⇔ s + jx + =
3 jx 3 3
s 1 s e
⇔ s + jx + =
3 jx 3 3
ω
avec x = ω0 :
s 1 ω0 e
⇔ s + jω + s=
3ω0 jω 3 3
Par équivalence :
1 ds ω0 e
Z
s+ + sdt =
3ω0 dt 3 3
On dérive :
1 d2 s ds ω0 1 de
2
+ + s=
3ω0 dt dt 3 3 dt

Exercice 16 : (?) Pont de Wien

On considère le filtre à Pont de Wien, réalisé grâce au schéma électrique de la figure 5.13, où e(t) est la
tension d’entrée, et s(t) la tension de sortie. Chaque résistor a pour résistance R, chaque condensateur
pour capacité C.
On impose que e(t) soit une tension sinusoïdale à la pulsation ω.
1. Montrer que la fonction de transfert peut se mettre sous la forme :
H0
H(jx) =  ,
j 1
1+ x−
m x

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1
roissance en des amplitudes et qu’il est donc possible de considérer que les harmoniques
n
angs élevés ont des amplitudes approximativement constantes.
TD 5. Électrocinétique 158
11 Étude et utilisation de filtres, d’après ENSAIT 2002 (⋆ )

C C
R
+ +

e R s e C R s

montage 1 Figure 5.13 montage


– Pont de 2Wien (exercice 16).

Déterminer la fonction de transfert H du montage 1.


Préciser la nature du x = ωω0 . Exprimer ω0 , H0 et m en fonction des données du problème.
où filtre.
Définir le sens de variation
Corrigé du: gain.
Quel est le diagrammeOn dea :Bode en amplitude qui correspond au filtre ? A, B ? C, D (repré-
s ZR //ZC 1
H = de =
és page suivante) ? Préciser la(les) pulsation(s) cassure et la(les) =
pente(s).
e ZR //ZC + (ZR + ZC ) 1 + R +ZC
Z
ZR //ZC
H( jω )|dB ω )|dBdiviseur.
du jpont
en utilisant le théorème|H(
Or :
ω (échelle log) 1 1 ω 1(échelle
1 log)
= + 1 = + jCω
ZR //ZC R jCω
R
Aet : B
1
ZA + ZC = R +
jCω
Déterminer la valeurdonc
à donner
: à la capacité C pour que la tension de sortie soit affaiblie de
B par rapport à la tension d’entrée lorsque celle-ciHest 1
= un signal sinusoïdal

de fréquence

kHz et que R = 10, 0 kΩ. 1
1 + R + jCω R + jCω 1

Déterminer la fonction de transfert H ′ du montage 2.


Soit :
Préciser la nature du filtre. H=
1
=
1
1 1

1 + 1 + 1 + jRCω + jRCω 3+j x− x

où : 437
ω 1
x = RCω = et ω0 =
ω0 RC
Ainsi :
1/3
H= j 1

1+ 3 x− x
Donc : m = 3 et H0 = 1/3.
2. Exprimer le gain G et la phase φ de la fonction de transfert en fonction de x, H0 et m.
Corrigé :

H0
G = |H| = q 2
1 + m12 x − x1
  
j 1
ϕ = arg(H) = − arg 1 + x−
m x
soit : !
1 1
x−
  
m x 1 1
ϕ = − arctan = − arctan x−
1 m x
(on n’ajoute pas π car Re(H) > 0).

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TD 5. Électrocinétique 159

3. En utilisant le résultat de la question précédente, trouver un équivalent du gain lorsque x → 0+ ,


et aussi lorsque x → +∞. Que vaut le gain lorsque x = 1 ?
Corrigé :
— Si x → 0+ :
1 H0
x ⇒ G∼ q
x 1 + m12 x12
1
et comme : 1:
x2
H0
G∼ 1 1
mx
soit :
G ∼ mH0 x

— Si x → +∞ :
1 H0
x ⇒ G∼ q
x 1 + m12 x2

et comme : x2  1 :
H0
G∼ x
m
soit :
mH0
G∼
x
— Si x = 1 :
G = H0

Exercice 17 : Diagramme de Bode

R1

+ +

Ve R2 C Vs

Figure 5.14 – Filtre pour l’exercice 17.

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TD 5. Électrocinétique 160

Tracer le diagramme de Bode correspondant au filtre de la figure 5.14.


Corrigé :
La correction, extraite du livre de Rosset, fait intervenir la notion d’admittance. Par définition,
l’admittance est l’inverse de l’impédance :
1
Y = .
Z
Il est tout à fait possible de résoudre l’exercice sans faire intervenir cette notion, en calculant simplement
les impédances et en menant les calculs pour arriver à la même fonction de transfert.
Solution
➊ La résistance R2 et le condensateur C sont en parallèle et se ramènent à une admittance unique :
1
Y eq = ------ + jCω.
R2
Un diviseur de tension donne alors :
Z eq 1
V s = ---------------------V e = -------------------------V e .
R 1 + Z eq 1 + R 1 Y eq

La fonction de transfert s’écrit alors :


V 1 1
H ( jω ) = ------s = ----------------------------------------------- = ----------------------------------------------- .
Ve ⎛ 1 ⎞ R
⎛ 1 + ------⎞ + jR Cω
1
1 + R 1 ------ + jCω
⎝ R2 ⎠ ⎝ R 2⎠ 1

R
➋ On factorise 1 + ------1 au dénominateur. La fonction de transfert devient :
R2
1 1
H ( jω ) = ---------------- × ------------------------------------ .
R1 R1 R2 C
1 + ------ 1 + j -------------------- ω
R2 R1 + R2

R1 + R2 ω
On pose : ω réf = -------------------
- et x = --------- , d’où :
R1 R2 C ω réf

1 1
H ( jx ) = ---------------- × --------------- .
R 1 1 + jx
1 + -------
R2
➌ Le gain en décibel G est défini par :
R
G ( x ) = 20 log ( H ( jx ) ) = – 20 log ⎛ 1 + ------1-⎞ – 10 log ( 1 + x 2 ).
⎝ R 2⎠
La phase φ est définie par :
f ( x ) = – arg ( H ( j x ) ) = – Arctan x.

➍ Aux basses fréquences ( x → 0 ) , le gain G tend vers :


R2
G ( x ) → 20 log ⎛ --------------------⎞ .
⎝ R 1 + R 2⎠

(L’asymptote correspondante est une droite horizontale).


Aux hautes fréquences ( x → + ∞ ) , le gain G tend vers :
R2
G ( x ) → 20 log ⎛ --------------------⎞ – 20 log ( x ) .
⎝ R 1 + R 2⎠

(L’asymptote correspondante est une droite de pente –20 dB/décade).

Attention à ne pas confondre un équivalent du gain (obtenu en ne conservant que le terme prépondérant) et la limite
de l’expression (ici, –∞ pour les hautes fréquences). La limite, à elle seule, ne permet pas de tracer le diagramme.

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➌ Le gain en décibel G est défini par :
R
G ( x ) = 20 log ( H ( jx ) ) = – 20 log ⎛ 1 + ------1-⎞ – 10 log ( 1 + x 2 ).
TD 5. Électrocinétique ⎝ R 2⎠ 161
La phase φ est définie par :

Corrigé : f ( x ) = – arg ( H ( j x ) ) = – Arctan x.

➍ Aux basses fréquences ( x → 0 ) , le gain G tend vers :


R2
G ( x ) → 20 log ⎛ --------------------⎞ .
⎝ R 1 + R 2⎠

(L’asymptote correspondante est une droite horizontale).


Aux hautes fréquences ( x → + ∞ ) , le gain G tend vers :
R2
G ( x ) → 20 log ⎛ --------------------⎞ – 20 log ( x ) .
⎝ R 1 + R 2⎠

(L’asymptote correspondante est une droite de pente –20 dB/décade).

Attention à ne pas confondre un équivalent du gain (obtenu en ne conservant que le terme prépondérant) et la limite
de l’expression (ici, –∞ pour les hautes fréquences). La limite, à elle seule, ne permet pas de tracer le diagramme.

Corrigé :
➎ Comme la fonction f ( x ) = 1 + x 2 est strictement croissante, le gain G décroît quand x varie de
0 à +∞. Le gain G n’a pas d’extremum.
➏ Le tracé est simplifié en cherchant l’intersection des asymptotes :
R2 R2
20 log ⎛ --------------------⎞ = 20 log ⎛ --------------------⎞ – 20 log ( x ),
⎝ R 1 + R 2⎠ ⎝ R 1 + R 2⎠



















basses fréquences ⎩ hautes fréquences

d’où : log ( x ) = 0 et x = 1.

Pour un filtre passe-bas ou passe-haut, l’intersection des asymptotes aux basses fréquences et aux hautes
fréquences de la courbe du gain dans le diagramme de Bode correspond à l’abscisse de coupure.

G (dB)

0
log ( x )
R
20 log ⎛ --------------------⎞
2
⎝ R 1 + R 2⎠

3 dB

pente –20 dB/décade

La courbe de gain se place sous ses asymptotes. Pour un filtre du premier ordre, on peut prévoir
que la coupure à –3 dB se fait sous l’intersection des asymptotes.

➐ Aux basses fréquences ( x → 0 ) , φ ( x ) → 0.


π
Aux hautes fréquences ( x → + ∞ ) , φ ( x ) → – --- .
2

φ (rad)

0
log ( x )

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π
---
pente –20 dB/décade

TD 5. Électrocinétique 162
La courbe de gain se place sous ses asymptotes. Pour un filtre du premier ordre, on peut prévoir
que la coupure à –3 dB se fait sous l’intersection des asymptotes.
Corrigé :
➐ Aux basses fréquences ( x → 0 ) , φ ( x ) → 0.
π
Aux hautes fréquences ( x → + ∞ ) , φ ( x ) → – --- .
2

φ (rad)

0
log ( x )

π
– ---
4

π
– ---
2

Le filtre étudié est un filtre passe-bas de premier ordre.

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