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-Les clauses abusives-

- Présenté par : -Ghita ElAsmai


- Sanae Benkrara

- Khalil Bouigrouane

- Yassine Derzane

- Etablissement : Faculté des sciences juridiques économiques et sociales


ELJADIDA

- Filière : Droit des affaires –Français-


- Encadrée par : Madame Bennissi
- Année universitaire : 2021-2022

Plan :
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• Chapitre I : Le contexte général des clauses abusives :
- Section 1 : Présentation de sujet.
- Section 2 : Champ d’application.
• Chapitre II : La loi 31-08 « Clauses abusives » :
- Section 1 : Les articles « 15, 16, 17, 18, 19,20 ».
- Section 2 : Les types des clauses abusives.
• Conclusion
Chapitre I : Le contexte général des clauses abusives :
Section 1 : Présentation de sujet :
Le consommateur est au carrefour de divers intérêts de la part des autorités publiques et des
opérateurs privés. Il constitue à ce titre l’élément déterminant dans toute politique
économique nationale et fait l’objet des diverses approches officielles ou privées qui ont
toutes pour but ultime de l’encourager à consommer, la croissance économique étant
intimement liée au rythme de l’évolution de la consommation.

Abonnement téléphonique, ouverture de compte bancaire, souscription d’un contrat de crédit,


d’une police d’assurance… Les consommateurs sont quotidiennement amenés à signer des
contrats d’adhésion aux clauses complexes et souvent illisibles. Pourtant, la jurisprudence,
certes encore sporadique et peu harmonieuse, pointe souvent du doigt les clauses abusives qui
pullulent dans ces contrats d’adhésion et qui sont imposées notamment par les opérateurs
téléphoniques, compagnies d’assurance et autres établissements de crédit.

Le dahir n°1-11-03 du 18 février 2011 portant promulgation de la loi n°31-08 édictant des
mesures de protection du consommateur, a été publié au Bulletin officiel n°5932 en date
07/04/2011 et comporte des dispositions protectrices des consommateurs.

Section 2 : Champs d’application :


Dans une relation marquée par un déséquilibre entre le consommateur et le professionnel, le
droit de la consommation cherche à protéger les droits du consommateur dans la relation
contractuelle.

En vertu, de l’article 15 de la loi 31-08 : « est considérée comme abusive toute clause qui a
pour objet ou pour effet de créer, au détriment du consommateur, un déséquilibre significatif
entre les droits et obligations des parties au contrat ».

Cette loi, partant de l’existence d’une inégalité de situation entre le professionnel et le


consommateur, a pour finalité de :

- D’assurer l’information appropriée et claire du consommateur sur les produits, biens ou services
qu’il acquiert ou utilise;

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- De garantir la protection du consommateur quant aux clauses contenues dans les contrats de
consommation notamment les clauses abusives et celles relatives aux services financiers, aux crédits à
la consommation et immobiliers, ainsi qu’aux clauses relative à la publicité, aux ventes à distance et
aux démarchages ;

- De fixer les garanties légales et contractuelle des défauts de la chose vendue et du service après-
vente et de fixer les conditions et les procédures relatives à l’indemnisation des dommages ou
préjudices qui peuvent toucher le consommateur ;

- D’assurer la représentation et la défense des intérêts des consommateurs à travers les associations de
protection du consommateur opérant conformément aux dispositions de la présente loi.

Ces dispositions sont applicables quels que soient la forme ou le support du contrat. Il en est ainsi
notamment des bons de commande, factures, bons de garantie, bordereaux ou bons de livraison, billets
ou tickets, contenant des stipulations négociées librement ou non ou de références à des conditions
générales préétablies.

C’est ce qui nous a poussés à traiter la problématique suivante :

Comment le législateur marocain protège le consommateur contre les clauses abusives ? Et en


cas de litige quelles sont les procédures à suivre pour garantir les droits du consommateur ?

Pour qu’on peut d’y répondre, on va se référer sur la loi 31-08 édictant des mesures de protection du
consommateur contre les clauses abusives.

Chapitre 2 : La loi 31-08 : « Clauses abusives » :


Section 1 : Les articles « 15, 16, 17, 18, 19, 20 » :
Article 16 : le caractère abusif d'une clause s'apprécie en se référant, au moment de la
conclusion du contrat, à toutes les circonstances qui entourent sa conclusion, de même qu'à
toutes les autres clauses du contrat. Il s'apprécie également au regard de celles contenues dans
un autre contrat lorsque la conclusion ou l'exécution de ces deux contrats dépendent
juridiquement l'un de l'autre.

Article 17 : L’appréciation du caractère abusif d’une clause au sens de l’article 16 ci-dessus ne
porte ni sur la définition de l’objet principal du contrat ni sur l’adéquation du prix ou de la
rémunération au bien vendu ou au service offert pour autant que les clauses soient rédigées de façon
claire et compréhensible.

Article18 : Sous réserve de l’application de législations spéciales et ou de l’appréciation


des tribunaux, et de façon indicative et non exhaustive, peuvent être regardées comme
abusives, si elles satisfont aux conditions prévues à l’article 15 ci-dessus, les clauses ayant
pour objet ou pour effet :

1) dans les contrats de vente de supprimer ou de réduire le droit à réparation du


consommateur en cas de manquement par le fournisseur à l'une quelconque de ses obligations.

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2) de réserver au fournisseur le droit de modifier unilatéralement les caractéristiques du
produit, du bien à livrer ou du service à fournir. Toutefois, il peut être stipulé que le
fournisseur peut apporter des modifications liées à l'évolution technique, à condition qu'il n'en
résulte ni augmentation des prix ni altération de qualité et que la clause réserve au
consommateur la possibilité de mentionner les caractéristiques auxquelles il subordonne son
engagement ;

3) D’exclure ou de limiter la responsabilité légale du fournisseur en cas de mort d’un


consommateur ou de dommages corporels causés à celui-ci, résultant d’un acte ou d’une
omission du fournisseur ;

4) D’exclure ou de limiter de façon inappropriée les droits légaux du consommateur vis-àvis


du fournisseur ou d’une autre partie en cas de non-exécution totale ou partielle ou d’exécution
défectueuse par le fournisseur d’une quelconque des obligations contractuelles, y compris la
possibilité de compenser une dette envers le fournisseur avec une créance qu’il aurait contre
lui ;

5) De prévoir un engagement ferme du consommateur, alors que l’exécution de l’engagement


du fournisseur est assujettie à une condition dont la réalisation dépend de sa seule volonté ;

6) D’imposer au consommateur qui n’exécute pas ses obligations une indemnité d’un
montant disproportionnellement élevé ou le cumul de plusieurs indemnités ;

7) D’autoriser le fournisseur à résilier le contrat de façon discrétionnaire si la même faculté


n’est pas reconnue au consommateur, ainsi que de permettre au fournisseur de retenir les
sommes versées au titre de prestations non encore réalisées par lui, lorsque c’est le fournisseur
lui-même qui résilie le contrat ;

8) D’autoriser le fournisseur à mettre fin sans un préavis raisonnable à un contrat à durée


indéterminée, sauf en cas de motif grave ;

9) De proroger automatiquement un contrat à durée déterminée en l’absence d’expression


contraire du consommateur, alors qu’une date excessivement éloignée de la fin du contrat a
été fixée comme date limite pour exprimer cette volonté de non-prorogation de la part du
consommateur ;

10) De constater de manière irréfragable l’adhésion du consommateur à des clauses dont il


n’a pas eu, effectivement, l’occasion de prendre connaissance avant la conclusion du contrat ;

11) D’autoriser le fournisseur à modifier unilatéralement les termes du contrat sans raison
valable et spécifiée dans le contrat et sans en informer le consommateur ;

12) De prévoir que le prix ou le tarif des produits, biens et services est déterminé au moment
de la livraison ou au début de l’exécution du service, ou d’accorder au fournisseur le droit
d’augmenter leur prix ou leur tarif sans que, dans les deux cas, le consommateur n’ait de droit
correspondant lui permettant de rompre le contrat au cas où le prix ou le tarif final est trop
élevé par rapport au prix ou tarif convenu lors de la conclusion du contrat ;

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13) D’accorder au fournisseur, seul, le droit de déterminer si le produit ou bien livré ou le
service fourni est conforme aux stipulations du contrat ou de lui conférer le droit exclusif
d’interpréter une quelconque clause du contrat ;

14) De restreindre l’obligation du fournisseur de respecter les engagements pris par ses
mandataires ou de soumettre ses engagements au respect d’une formalité particulière ;

15) D’obliger le consommateur à exécuter ses obligations alors même que le fournisseur
n’exécuterait pas les siennes ;

16) De prévoir la possibilité de cession du contrat de la part du fournisseur, lorsqu’elle est


susceptible d’engendrer une diminution des garanties pour le consommateur sans l’accord de
celui-ci;

17) De supprimer ou d’entraver l’exercice d’actions en justice ou des voies de recours par le
consommateur, en limitant indûment les moyens de preuves à la disposition du consommateur
ou en imposant à celui-ci une charge de preuve qui, en vertu du droit applicable, devrait
revenir normalement à une autre partie au contrat. En cas de litige concernant un contrat
comportant une clause abusive, le fournisseur doit apporter la preuve du caractère non abusif
de cette clause.

Article 19 : Sont nulles et de nul effet les clauses abusives contenues dans les contrats conclus
entre fournisseur et consommateur. Le contrat restera applicable dans toutes ses autres dispositions s’il
peut subsister sans la clause abusive précitée.

Article 20 : Les dispositions du présent titre sont d’ordre public.

Section 2 : Les types des clauses abusives :


Les parties sont libres en vertu du principe de la liberté contractuelle de fixer forfaitairement
le montant des dommages et intérêts en cas de manquement à une obligation contractuelle.
Elles peuvent aussi diminuer ou augmenter la responsabilité du débiteur qui a manqué à son
obligation. Enfin, elles peuvent écarter purement et simplement la responsabilité du débiteur.
Cependant, pour éviter les abus le législateur et le juge ont du intervenir pour règlementer
l’emploi de ces clauses.

1/ Les clauses limitatives de responsabilité :


Ces clauses fixent de façon conventionnelle le degré de responsabilité du débiteur qui
n’exécute pas son obligation contractuelle.

A/ Le principe de la validité de ces clauses :

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Les clauses limitatives de responsabilité sont valables dans la mesure où les parties ont
librement consenti à leur existence dans le contrat. Elles sont donc libres de fixer un plafond
maximum de responsabilité au moment de la formation du contrat.

B/ Une validité encadrée :

La clause limitative de responsabilité est écartée en cas de dol ou de faute équipollente au dol
de la part de débiteur. La jurisprudence interdit aussi aux parties de faire porter la clause
limitative de responsabilité sur une obligation essentielle du contrat. Ainsi la clause limitative
de responsabilité sera réputée non écrite ou abusive si dans un contrat de vente elle limite la
responsabilité du débiteur en cas de non-paiement du prix.

2/ Les clauses exclusives de responsabilité :


Aussi appelées clauses de non responsabilité, ces clauses dégagent le contractant qui
n’exécute pas une obligation de sa responsabilité.

A/ Le principe de la validité de ces clauses :

Les parties peuvent décider conventionnellement que le débiteur qui n’exécute pas son
obligation ne sera pas fautif.

B/ Une validité limitée :

La clause ne peut porter sur l’obligation essentielle du contrat. La clause ne doit pas non plus
être contraire à l’ordre public

3/ Les clauses pénales :


Ces clauses prévoient des sanctions en cas d’inexécution d’une obligation contractuelle par
l’une des parties. Elles visent à éviter le recours au juge ou si elles prévoient une sanction
importante à contraindre le débiteur à exécuter son obligation.

A/ Une évaluation forfaitaire des dommages et intérêts :

Les parties évaluent conventionnellement et forfaitairement le montant des dommages et


intérêts qui seront versés en cas d’inexécution d’une obligation contractuelle. Les clauses
pénales peuvent être mises en œuvre même si le créancier ne rapporte pas la preuve d’un
préjudice.

B/ Les pouvoirs du juge sur les clauses pénales :

Certains excès ont obligé le juge à intervenir sur le contenu des clauses pénales. Son pouvoir
de révision est d’ordre public. Son pouvoir reste cependant limité. S’il diminue le montant de
la somme excessive, celui-ci doit rester supérieur au montant réel du dommage. Inversement
si le juge augmente le montant de la somme dérisoire, celui-ci doit rester inférieur au montant
réel du dommage.

Conclusion :
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Et pour conclure, les consommateurs peuvent solliciter des dommages et intérêts pour
indemniser leur préjudice (notamment moral) s’il existe ou demeure malgré la suppression de
la clause abusive. Quant aux associations de consommateurs agréées, elles peuvent solliciter à
leur profit l’indemnisation du préjudice associatif (correspondant à l’activité déployée pour
protéger les particuliers, les informer, etc.) et du préjudice d’atteinte à l’intérêt collectif des
consommateurs (fixé en fonction du nombre de victimes, de l’importance de la clause et du
professionnel).

Je vais vous donner un exemple pour clarifier le sujet

Bon on suppose qu’il y a un litige entre deux sociétés (STE X et STE Y)

Les deux sociétés ont la forme d’une SARL la première a pour objet de la vente en gros on
peut la considérer comme des grands surfaces et la deuxième société a pour objet de location
des centres d’affaire des magasins et bien évidement des bureaux de direction

Cette dernière a louer des bureaux et des magasins pour la société ladite y et ils ont signés un
contrat de bail entre eux d’une durée d’un an et la société x a mentionnée dans ce contrats des
clauses pour garantir la continuité du contrat et pour donc que ce qu’elle a fait cette société ?

Elle a cité une clause comme suite :

L’exemple d’un contrat de bail

Apres 3mois de location de ces bureaux ;;; la société voulait de résilies le contrat car elle a
affronter plusieurs problèmes techniques et elle a refusée de payer toutes les mensualités
restantes de l’année elle revendique qu’il ya une loi qui regie et protéger dans ce cas-là la
société x a déposé une action chez le tribunal administratif afin de prononcé le jugement

Que vous apparait dans ce cas-la ?

Il n’y a pas

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