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Pour une agriculture composante d’un aménagement du

territoire, de pratiques économiques et sociales, s’inscrivant


dans la perspective d’un développement durable

Rapporteur : M. Jean DUFOUR


Président : M. André GRELE
Vice-Présidents : M. Jacques BERRIN
M. Laurent CAULET

Séance Plénière du 18 mars 2004

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I PREAMBULE

"Il faut le dire le devenir d'une part décisive de la production et des structures agricoles va se
jouer dans le mode de voisinage que les agriculteurs parviendront ou non à instituer avec les
habitants des villes.
Autrement dit une part importante de la production agricole dépend des choix politiques
effectués par les collectivités urbaines et des comportements économiques et sociaux de leurs
administrés."
Ainsi s'exprime Roger Le Guen dans son éditorial de l'information agricole d'avril 2003.
A l'évidence par leurs concentrations urbaines mais dans le même temps par la place de
l'agriculture en termes économiques sociaux culturels environnementaux les Bouches-du-
Rhône sont bien au cœur de cette problématique.

C'est d'ailleurs dans le cadre d'une saisine du Président GUERINI que ce rapport a été
élaboré.

L'importance de l'agriculture des Bouches-du-Rhône est reconnue tant dans le domaine de


l'emploi (7,6%) de la population active au travers de 48 000 emplois directs et indirects, que
dans le domaine de la création de richesses : 1 052 millions d'euros en 2001. Que dans la
quantité et qualité d'un certain nombre de produits.

Richesse humaine, économique, écologique caractérise bien l'agriculture des Bouches-du-


Rhône, élément fort de la personnalité d'un département et ce d'autant que ce qui domine
c'est la diversité des territoires comme des modes de productions agricoles.
Parmi les plus beaux paysages du département Camargue et Crau ont été et sont issus des
pratiques agricoles, en même temps une des concentrations, la deuxième au plan européen de
serres c'est le bassin de Berre, tandis que nombre de produits que ce soit salades ou olives
marquent des territoires.
Richesse mais richesse en péril tant les pressions sont lourdes et destructrices, tant
l'insécurité foncière comme le manque de prix rémunérateur, les pressions de la grande
distribution ou les évolutions des politiques européennes tentent à fragiliser.

C'est la raison pour laquelle l'intervention de la collectivité publique, sa nature, son poids, sa
pertinence est décisive.
Le Conseil Général a affirmé un choix volontariste en ce domaine autour de l'affirmation de "
la préservation de l'espace agricole, le maintien d'une activité compétitive et de qualité, la
solidarité envers les agriculteurs.
Priorité majeure selon les termes même du Président GUERINI à la session de novembre de
la Chambre d'agriculture.

Le document d'étape que je vous avez soumis, de même que la discussion avait mis en avant
la notion de pertinence des aides publiques portées par le Conseil Général des Bouches-du-
Rhône.
A l'issue des rencontres, des débats et discussions il apparaît que l'ensemble des partenaires
non seulement soutient et s'appuie sur ces aides et que les inquiétudes manifestées relèvent
plus des questions initiées par la Communauté européenne, le désengagement de l'Etat dans
nombre de secteurs touchant directement ou indirectement l'agriculture, les restrictions
juridiques concernant les aides publiques.

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Donc pour répondre à la question de la pertinence nous pourrons répondre non seulement
positivement mais aller plus loin encore comme l'ont ouvert les différentes discussions dans
une approche encore plus dynamique, faisant de l'agriculture un élément moteur d'un
département inscrit dans le développement durable.
Dans ce cadre là des questions majeures apparaissent, d'autres que l'on peut considérer
comme connexes ne sont pas importantes dès lors que l'on considère cette question de
l'agriculture est une question commune aux élus comme aux habitants des Bouches-du-
Rhône.
Cependant et tous les interlocuteurs le soulignent la dimension foncière est incontournable.
Le seuil des 160 000 ha de surface utile agricole est non seulement question pour l'existence
économique de ce secteur mais pour toutes les fonctions reconnue aujourd'hui en terme
d'aménagement et de qualité de vie.
Question d'autant plus forte que situation péri-urbaine, le découplage des aides européennes
entre le foncier et les droits à produire, la spéculation foncière générée par un département
attractif en termes de résidences secondaires, mettant en place une véritable "insécurité
foncière" comme le souligne nombre d'interlocuteurs.
En effet c'est au travers du foncier que l'on peut travailler à l'installation, au renouvellement
des agriculteurs d'où une attention et une sensibilité particulière.
Le deuxième question c'est la prise en compte des caractéristiques, des évolutions de
l'agriculture d'aujourd'hui confronté à la fois à un marché dominé par la grande distribution
et les attentes et pratiques des consommateurs.
C'est pourquoi il convient tout en gardant les spécificités des deux agricultures Raisonnée et
Biologique de les considérer dans leur complémentarité tout en les aidant à maintenir leur
singularité. Mais à l'évidence dans la nécessité de l'organisation comme de leurs rapports
avec le marché qu'il soit grande distribution, circuits courts individuels ou collectifs,
l'intervention du Conseil Général peut aider à fédérer, à coopérer, à mutualiser d'avantage.
D'ailleurs cette idée de coopération est une idée qui se transcrit beaucoup plus dans les faits
comme en témoigne aussi bien le mouvement autour des caves coopératives viti-vinicoles, que
dans le domaine de l'hydraulique avec les prémices d'avancées autour des A.S.A.

Parmi les domaines d'intervention connexes de l'agriculture mais dans le champ de


compétence du Conseil Général on ne peut pas passer à côté du champ de la solidarité et de
l'insertion.
Des discussions, il apparaît qu'au delà du dispositif à l'égard des paysans en difficulté y
compris en leur permettant de continuer et ce n'est pas la moindre des choses de se loger, des
politiques peuvent se développer à partir des crédits d'insertion.
Cette question est d'autant plus intéressante que se pose avec une acuité extrême la question
de la main d'œuvre, de sa formation, de son remplacement, de sa reconnaissance qui est une
composante de la certification en agriculture raisonnée.
Des propositions peuvent être faites donnant plus de force à ce volet de la politique du
Conseil Général et ce d'autant que se profile la question du R.M.A.
Dans le cadre des politiques portées par le Conseil Général la santé, l'éducation et la
recherche, à des titres divers peuvent concerner l'agriculture mais d'ores et déjà et dans le
souci de rendre plus forte la politique publique, sur la base des acquis il apparaît qu'autour
de "collège-nutrition méditerranéenne santé" le Conseil Général pourrait prendre une
initiative quand à la qualité et au rôle des produits de notre agriculture pour des jeunes qui
forment leurs goûts et créent les bases de leur santé d'adulte.
Comme je le soulignais la connaissance, la compréhension sont nécessaires ne serait ce que
pour tisser les solidarités indispensables entre des pratiques sociales urbaines et rurales mais

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aussi en territoire rural entre agriculteur et population non agricole et ce dans la cadre d'une
refondation des solidarités Ville/campagne.

Le Conseil Général développe une large politique de communication, à la satisfaction des


acteurs mais dans cette perspectives et là encore les discussions autour de ce rapport le
montre on peut aller plus loin dans la mise en place d'expérience de rencontres et
connaissances des usages et des pratiques agricoles.

Ainsi l'expérience des AMAP ( Association pour le maintien d'une agriculture paysanne ) qui
aujourd'hui rassemble déjà une quinzaine d'exploitants et 4 000 consommateurs est une
démarche qu'il convient de prendre en compte.

C'est d'ailleurs ce souci de la rencontre ouverture vers le monde non agricole qui fonde tout
un ensemble de propositions autour de la gestion de l'hydraulique ou celle de l'utilisation et
régénération des nappes phréatiques.
Naturellement il s'agit d'un rapport à un temps donné, avec les incertitudes aussi bien
nationales devant le projet de loi relatif au développent des territoires ruraux, les nouvelles
répartitions de compétences dans le cadre de l'évolution de la décentralisation, ou encore les
nouvelles donnes de la politique Agricole Européenne mais dans le même temps il importe de
travailler non seulement à soutenir ce secteur mais à en faire un des élément de dynamique
s'inscrivant dans sa pleine acceptation économiquement efficace - socialement équitable,
écologiquement durable, dans la perspective de faire de ce département un des lieux du
développement durable, ce qui m'a conduit au travers de discussion à traiter des OGM.

Deux enseignements peuvent être tirés et fonder des propositions.

Le premier c'est la volonté très affirmée des agriculteurs de jouer un rôle citoyen renouvelé
dans notre société et de le fonder sur une saine gestion de notre territoire. Ils souhaitent
exercer cette responsabilité en plein exercice mais dans un rapport ouvert aux autres.

Le deuxième c'est l'attente globale de nos concitoyens à l'égard de l'agriculture tant en


termes de produits de qualité que d'aménagement de l'espace.
Dans ces conditions une des responsabilités publiques et ce n'est pas la moindre c'est que
accompagnant les mesures précises efficaces nécessaires une véritable dynamique se
construise faisant de ce secteur un bien commun, un élément identitaire et de fierté des
habitants des Bouches-du-Rhône.

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Les considérants et propositions s'articulent donc autour du foncier, des questions
environnementales et l'hydraulique, de l'approche agriculture raisonnée et agriculture Bio,
de l'organisation et la vente, de la relation à l'agro-alimentaire, la diversification des
activités, la situation des hommes et des femmes de ce secteur tant en matière d'emploi que de
logement, de solidarité, d'éducation notamment dans la responsabilité des collèges, de santé
publique, de la recherche et la diffusion des connaissances, l'ouverture au monde non
agricole, le développement local.

Et comme tout rapport est évolutif, je voudrais remercier ici le Service de cartographie du
Conseil Régional qui vous permet d'apprécier le poids du département dans l'espace
régional, mais aussi Messieurs Franck GHIRARDI et Thierry VINAS du Service Etude et
Prospective au sein de la Direction Economie et Aménagement du département qui au travers
des zooms sur des espaces caractéristiques nous permettent de mieux apprécier les enjeux
territoriaux et Economiques que porte l'agriculture.

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II CONSIDERANTS

Considérant n°1

- Considérant le foncier comme un élément fondateur de toute politique agricole inscrite dans
le développement rural.

- Considérant l'action engagée par le Conseil Général

- Considérant la place du foncier agricole à la fois dans le maintien de l'espace agricole


comme du rôle joué en termes agro-environnementaux, de défense contre les incendies, de
préventions et gestions des inondations.

- Considérant que le seuil de résistance en termes d'espaces et de fonctions de l'agriculture


des Bouches-du-Rhône se situe autour de 160 000 ha de SAU.

- Considérant les différents facteurs de pression sur ces surfaces nécessaires à l'équilibre du
département.

Considérant n°2

- Considérant que nombre de territoires ruraux du département des Bouches-du-Rhône


allient qualité paysagère, biotopes rares et production agricole reconnue.

- Considérant l'expérience de la Crau et ses retombées en matière de valorisation des


produits agricoles et de ses conséquences environnementales.

- Considérant l'existence d'espace agri-environnementaux dont la qualité et lié et garantie


par des pratiques agricoles traditionnelles en particulier pastoralisme et irrigation
gravitaire.

- Considérant le rôle, la place stratégique, l'efficacité reconnue lors des incendies de l'été
2003, des coupures agricoles dans la défense du patrimoine des massifs en matière de lutte
contre l'incendie.

- Considérant le rôle des pratiques agricoles en matière d'alimentation et de pérennité en


quantité et qualité des nappes phréatiques.

- Considérant l'importance dans la conservation des paysages comme des fonctions de


l'hydraulique.

- Considérant l'évolution des pratiques, des différentes approches et usage des réseaux
hydrauliques historiquement crées par et voués à l'activité agricole.

- Considérant les besoins d'une réponse prenant en compte la globalité de la question dans
une approche de coopération entre usagers.

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Considérant n°3

Considérant la voie ouverte par la reconnaissance de la notion d'agriculture raisonnée


intégrant un ensemble de pratiques dont l'impact environnemental, comme sur le produit lui-
même est positif.

Considérant que les exploitations pour être qualifiées doivent satisfaire dans une charte pour
l'essentiel les principes suivants :

- Gestion globale de l'exploitation


Se tenir informé de l'évolution des techniques et des connaissances, se former aux techniques
les plus adaptées au système de production, former et sensibiliser ses salariés aux pratiques
de l'agriculture raisonnée.

Intégrer l'exploitation agricole dans une démarche globale prenant en compte son contexte
socio-économique ( travail, débouchés…) et son environnement.

Informer les personnes présentes sur l'exploitation ( exploitants, main-d'œuvre familiale,


salariés permanents, saisonniers et temporaires) sur les bonnes conditions en matière de
santé et de sécurité au travail et les former de manière adéquate.

Contribuer à la protection des paysages, de la biodiversité et des ressources naturelles.

Trier et éliminer les déchets produits sur l'exploitation de manière à éviter toute détérioration
des milieux, en participant aux collectes spécifiques lorsqu'elles existent.

Respecter les lois et les règlements dans le champ du référentiel de l'agriculture raisonnée.

- Traçabilité des pratiques agricoles

Enregistrer les interventions sur l'exploitation, conserver et classer les documents relatifs à
la gestion de l'exploitation et des pratiques agricoles et d'en assurer la traçabilité.

Respecter le système national d'identification des animaux et d'assurer la traçabilité de


l'origine, de l'âge, de la race et de la catégorie de tous les animaux de l'élevage.

Assurer la traçabilité des aliments des animaux, qu'ils soient produits sur l'exploitation ou
achetés à l'extérieur.

- Les productions végétales

Préserver sur le long terme la fertilité des sols (entretien et amélioration de la fertilité
physique, chimique et biologique des sols, prévention de l'érosion, maîtrise des risques
d'accumulation de métaux lourds...)

Lutter contre l'érosion des sols par pratiques appropriées.

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Considérant n°4

Gérer les effluents d'élevage de façon à optimiser leur valorisation agronomique et à réduire
leur impact sur l'environnement.

Réduire les risques de pollution du milieu naturel par les fertilisants en équilibrant la
fertilisation (dates et doses d'apport de fertilisants adaptées aux besoins des plantes) et en
adaptant les pratiques concernées (couverture végétale des sols dans les situations à risques,
enfouissement des résidus de culture et des fertilisants…).

Raisonner ses pratiques de protection des cultures, en utilisant les méthodes culturales et
biologiques disponibles, en choisissant les variétés les plus adaptées et ne faisant usage des
produits phytosanitaires que lorsque cela est nécessaire et justifié, de façon à minimiser les
quantités utilisées.

Réduire les risques liés à l'usage de produit phytosanitaires pour l'homme et pour
l'environnement.

Participer à une gestion économe et équilibrée des ressources en eau, en adaptant et en


minimisant les apports sur la culture en fonction des besoins de la plante et des conditions
climatiques et en réduisant les risques de pollution du milieu.

- Les animaux

Alimenter les animaux de façon saine et équilibrée, en respectant leur physiologie et les
règles de sécurité sanitaire et d'hygiène préconisées et en veillant à limiter l'impact des
déjections sur l'environnement.

Respecter le plan de prophylaxie et les contrôles sanitaires exigés et assurer la traçabilité de


tous les traitements appliqués sur les animaux.

Considérant tout l'intérêt pour le département des Bouches-du-Rhône de contribuer à la mise


en place de pratiques agricoles inscrites dans cette perspective.

Considérant que les Contrats d'Agriculture Durable dans leur plafonnement à 27 000 € ne
pourront à eux seuls permettre d'aller vers la qualification recherchée d'autant que le coût de
cette qualification est plus élevée qu'en région de monocultures.

Considérant n°5
- Considérant la spécificité et l'apport de l'agriculture Biologique en terme de démarche de
production comme de la conception sociétale, comme d'aménagement de l'espace.

- Considérant le fait que plus de 200 agriculteurs produisent sous le sigle officiel de qualité
"A.B".

- Considérant que la chambre d'agriculture à mis en place un centre d'Etudes Technique


Agricole CETA BIO 13.

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Considérant n°6
- Considérant la démarche spécifique en produits issus de l'agriculture Biologique.

- Considérant que l'organisation collective aussi bien en terme de marché que d'utilisation de
matériels, que de vente, est un élément décisif pour l'existence même de l'agriculture.

- Considérant la nécessité pour l'existence même de l'agriculture, d'un revenu qui permette
dans des conditions socialement bonnes de vivre aux hommes et femmes de ce secteur,
employeur et employés.

- Considérant que la réponse à cette question est pour une large part conditionnée à la
question des prix agricoles.

Considérant n°7
- Considérant la nécessité de toujours mieux affirmer les liens entre consommateurs et
producteurs.

- Considérant la nécessité d'aider les producteurs qui le souhaitent à développer les circuits
courts.

- Considérant la diversité des expériences de lien consommateurs et producteurs en matière


de circuits courts.

Considérant n°8
Considérant que l’agriculture est tout à la fois élément de tenue du territoire, de constitution
du paysage sur la base de sa fonction première celle de la production.

Considérant la spécificité méditerranéenne d’un certain nombre de produits liée à des


territoires et à des productions de l’agro-alimentaire.

Considérant la faiblesse, voire l’inexistence des liens entre ces produits spécifiques
identifiables dans la tradition gastronomique et l’image véhiculée.

Considérant n°9
Considérant la volonté de fonder l’agriculture des Bouches-du-Rhône sur l’agriculture
Biologique et l’agriculture raisonnée complémentaire l’une de l'autre en terme de qualité de
produit tout comme le respect de l’environnement et santé.

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Considérant n°10
Considérant la diversification possible des activités, mais aussi de l’exigence de nouvelles
qualifications, nouvelles pratiques pour assurer la pérennité de ces activités.

Considérant n°11
Considérant que la question de l’emploi est une des conditions du maintien et développement
du secteur agricole.

Considérant que cette question fait appel à des secteurs de responsabilité publique divers.

Considérant les besoins actuels et à venir en termes de renouvellement de main-d’œuvre


agricole.

Considérant n°12
Considérant la question sensible du logement en milieu rural confronté à la hausse du
foncier.

Considérant la nécessité dans le cadre du développement durable porté aussi bien par
l’agriculture raisonnée que par l’agriculture biologique que les conditions d’existence des
agriculteurs, salariés ou employeurs sont un élément de référence.

Considérant les diverses réalités de logement dans ce secteur.

Considérant les efforts à accomplir pour aller vers la mise en œuvre pour employeurs,
employés du droit à la dignité.

Considérant les situations extrêmement diversifiées et la nécessité de la solidarité.

Considérant n°13
Considérant le rôle, la place des femmes dans la gestion, l'activité de l'exploitation, leurs
responsabilités.

Considérant n°14
Considérant la responsabilité en matière d’éducation du Conseil général notamment en terme
de prévention de politique de la santé.

Considérant l'ampleur de la question de l'obésité qui se pose particulièrement chez les jeunes.

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Considérant n°15
Considérant la nécessité de protéger hommes et environnement.

Considérant la place des produits phytosanitaires et des plastiques.

Considérant n°16
Considérant à la fois l'histoire et la réalité de l’agriculture, des hommes et des femmes qui la
font.

Considérant la place spécifique de l'INRA.

Considérant les liens historiques entre la recherche, les recherches appliquées, la réalité
d’une vulgarisation maîtrisée des connaissances par les agriculteurs et agricultrices.

Considérant la nécessité de toujours mieux articuler connaissance et mise en pratique dans


une perspective de développement durable.

Considérant n°17
Considérant la nécessité de mieux faire connaître pour mieux faire comprendre les enjeux
autour de l’agriculture.

Considérant les efforts du Conseil Général pour mettre en valeur l’agriculture du


département au travers de manifestation les plus diverses ( salon de l’agriculture, terroir
13…)

Considérant la place de cet effort de compréhension dans la presse départementale, la presse


agricole notamment.

Considérant la nécessité de promouvoir l'éducation à l'environnement.

Considérant l'expérience acquise dans ce domaine.

Considérant n°18
Considérant la mise en avant à l’échelle européenne (au travers des actions relevant de
Leader +), de la notion de «  territoire socialement et économiquement responsable » .

Considérant l’intervention et sa nature du Conseil Général en terme de politique


économique, politique sociale, politique environnementale, d’aménagement du territoire
fondée sur le développement durable, politique vis à vis de la consommation, politique du
choix de la citoyenneté.

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III PROPOSITIONS

Proposition n°1

Le CDC propose :

- de soutenir et d'étendre les conventions d'aménagement rural entre les EPCI et la SAFER
autour de :
- Une aide à la reconquête des friches par voie de location ou d'acquisition.
- Une animation foncière auprès des propriétaires de friches susceptibles de vendre
leurs fonciers.
- Une aide pour la prise en charge des frais notariés pour des actes inférieurs à
30 000 € mais qui peuvent représenter jusqu'à 30 % du prix des parcelles.
- Les frais de portage financier
- La prise en charge des documents d'arpentage.

- de soutenir la SAFER dans son exercice de droit de préemption par la mise en place d'un
fonds de garantie, permettant d'agir pour maintenir le bien préempté à un propriétaire
agriculteur.

- de travailler à la mise en place avec l'ensemble des intervenants potentiels à une


cartographie des enjeux territoriaux, cartographie rassemblant l'ensemble des données
jusqu'alors dispersées.
Ces documents étant mis ensuite à la disposition des communes et des EPCI dans le cadre de
la préparation de PLU et des SCOT.

- de favoriser la mise en place d'un observatoire foncier en partenariat avec la SAFER,


l'Union des Maires, les chambres d'agriculture permettant le suivi et la réactivité nécessaire.

Proposition n°2

Le CDC propose :
- de soutenir et valoriser des pratiques agricoles génératrices d'actions agri-
environnementales, notamment dans la filière ovine, bovine et équine qui vient d'être
reconnue.

- de mettre en place d'une cartographie des espaces agri-environnementaux en partenariat


avec la chambre d'agriculture, la SAFER, les associations de défense de l'environnement.
Cette procédure visant tout à la fois à préempter s'il y a lieu pour maintenir ces biotopes tout
en y maintenant par la location l'activité agricole de référence.

- d'identifier en liaison avec les PIDAF, les EPCI, l'ONF sur le département par massif les
coupures vertes stratégiques :
- afin de pouvoir rencontrer les propriétaires pour leur proposer une mise à disposition ou
une location à un agriculteur.
- afin de favoriser une interface avec les éleveurs ovins et caprins
- afin d'évaluer les droits de plantation qui suffise à la mise en valeurs de ces espaces.

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Proposition n°3

Le CDC propose :

- de favoriser la discussion et la mise en place de chartes de nappes phréatiques rassemblant


les préleveurs agricoles industriels et domestiques.

- de favoriser, inciter, encourager les actions collectives dans le domaine de la gestion


hydraulique.

Proposition n°4

Le CDC propose :

- d'examiner dans le cadre de la mise en place des C.A.D, de l'étude des cas des Contrats
Territoriaux d'Exploitations en suspend la possibilité de mise en œuvre des moyens pour
aider à la qualification des exploitations.

- d'encourager à une politique de création de cahiers des charges, de label transparent ,


lisible et identifiable à tous les niveaux de la chaîne de production, distribution et
consommation permettant la perception de la notion d'agriculture raisonnée Bouches-du-
Rhône.

- d'encourager les actions de connaissance de cette notion en liaison avec les associations de
consommateurs.

Proposition n°5

Le CDC propose de mettre en place les moyens pour discuter et formaliser un plan général
de développement de l'agriculture biologique intégrant la question des surfaces, les quantités
produites, la commercialisation sous toutes ses formes de la grande distribution, aux circuits
courts individuels et collectifs.

Proposition n°6

Le CDC propose :

- d'encourager et soutenir les initiatives et actions permettant aux agriculteurs d'être plus
efficaces et plus forts au travers d'actions en favorisant l'organisation économique.

- de mieux prendre en compte les circuits courts individuels et collectifs.


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Proposition n°7
Le CDC propose :
- de contribuer à examiner avec l'ensemble des partenaires les rapports entre l'agriculture
départementale ainsi que celle de chaque secteur et les centrales d'achat.
- de soutenir et développer les actions de circuits courts et contacts directs Producteurs /
Consommateurs.

Proposition n°8

Le CDC propose de travailler avec les différents acteurs de la chaîne depuis la production de
base en passant par l'industrie agro-alimentaire jusqu’à la commercialisation à l’amorçage
des contrats, conventions permettant la valorisation à un prix normal, un revenu pour
l’agriculteur, la tenue d’un territoire, d’un paysage.
L‘amande apparaissant comme un produit type.

Proposition n°9
Le CDC propose que le territoire des Bouches-du-Rhône soit déclaré hors culture OGM sauf
en matière de recherche.

Proposition n°10

Le CDC propose :

- de favoriser la création d’une couveuse et pépinière d’activités dédiée aux porteurs de


projets ouverts vers l’agriculture et le tourisme rural.

- la création d’un chèque Conseil Général 13 dédié aux promoteurs de projets ou exploitants
agricoles à la recherche d’une diversification de leur activité.

- de contribuer à identifier auprès des agriculteurs les opportunités liées aux énergies
renouvelables.

Proposition n°11

Le CDC propose :

- au Conseil Général des Bouches-du-Rhône de contribuer à toute action de promotion, de


valorisation de l’emploi agricoles, chefs d’entreprises et salariés.

- de favoriser la création de structures d'emplois agricoles partagés.

- d’engager une étude d’opportunité sur la création d’un Plan Rural Insertion par
l’économique dans un partenariat éventuel avec le Conseil Général du Vaucluse et le Conseil
Régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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Proposition n°12

Le CDC propose :

- de veiller à la mise en place et l’utilisation de tous les moyens à sa disposition afin


d’assurer la prévention et le soutien aux agriculteurs en difficulté, en particulier dans le
cadre du dispositif RMA.

- de contribuer à prendre en compte le logement des saisonniers par une aide aux petites
exploitations, par le développement d’une politique de foyers, par l’intégration de cette
problématique dans celle du logement en zone agricole et rurale.

Proposition n°13

Le CDC propose d'initier et de soutenir en liaison avec la MSA avec la Délégation du Droits
des femmes des aides spécifiques au remplacement pour leur formation.

Proposition n°14

Le CDC propose la création d’un fonds expérimental nutrition méditerranéenne – collège-


santé en articulation avec producteurs locaux, experts en nutrition méditerranéenne.
communauté éducative pour la restauration scolaire dans les collèges.

Proposition n°15

Le CDC propose

- au Conseil Général des Bouches-du-Rhône de développer une action concernant la collecte


des déchets provenant des produits phytosanitaires non utilisés (PPNU).

- dans le sens du traitement compatible avec le développement durable.

- d’inclure la notion de protection des personnes et de développer une action en


collaboration avec la MSAet les organisations agricoles en direction des agriculteurs
utilisant des produits phytosanitaires.

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Proposition n°16

Le CDC propose :

- d’amplifier ses efforts en faveur de la recherche dans les disciplines concourant à la mise
en œuvre d’approches, de méthodes, de moyens intégrant les dimensions agricoles et
environnementales.

- de porter une attention particulière aux stations expérimentales aux CETA en même temps
qu'aux initiatives innovatrices en termes de nouvelles installations comme nouveaux procédés
de production pris par les agriculteurs doivent être encouragées et soutenues.

- de réunir une conférence départementale des différents acteurs de la recherche concernés


par le volet agriculture développement durable.

Proposition n°17

Le CDC propose :

- la mise en place plus large d’une sensibilisation des populations non agricoles.

Dans ce cadre, dans un souci d’efficacité, d’économie, le CDC propose en liaison avec la
chambre d’agriculture une action expérimentale sur un territoire urbain bien caractérisé et
une action expérimentale en zone rurale en direction des non-agriculteurs.

De même pourrait être organisé un événement rencontre colloque sur la thématique « rural-
urbain- solidarités territoriales  »

Proposition n°18

Le CDC l’opportunité d’appel aux fonds européens ( Leader + ) sur un territoire rural du
département porteur d’un projet global.

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