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Thème 4

L’ASSURANCE DES MARCHANDISES TRANSPORTEES

Toute marchandise transportée d’un point à un autre court du fait même du transport, des risques particuliers
(heurt, chute, mouille, vol) auxquels s’ajoutent ceux des opérations accessoires comme les manutentions au
chargement et aux différents points de rupture du parcours ou encore les entreposages intermédiaires et à
destination.

Dès lors que la marchandise est exposée à certains de ces risques, son assurance doit être envisagée compte
tenu des règles spécifiques aux opérations de transport.

En effet, les différents textes relatifs aux modes de transport existant, prévoient des limitations de responsabilité
du transporteur, exprimés par kilo, colis, unité ou chargement, pouvant aboutir à un maximum d’indemnisation
très inférieur à la valeur de la marchandise.

Même lorsque la responsabilité du transporteur pourrait valablement être recherchée pour des montants
satisfaisants, l’existence d’une assurance évite au bénéficiaire les délais souvent très longs de règlement ou le
risque d’insolvabilité du ou des transporteurs.

Il est dispensé du recours en responsabilité contre le responsable, il doit seulement le conserver au profit de
l’assureur.

D’une manière générale, l’assurance transport permet de couvrir en totalité ou en partie le dommage subi par la
marchandise et compense les plafonds d’indemnités versées soit par le transitaire pour faute personnelle, soit
par les transporteurs. Lorsque ceux-ci sont exemptés de toute responsabilité, l’assurance permet d’obtenir une
indemnisation égale au préjudice subi.

A – Cadre Juridique de l’Assurance Transport

L’assurance transport se développe dans un contexte juridique régi par un ensemble de textes tels que :
- le code CEMAC de la Marine Marchande
- le code des Douanes
- le code CIMA1
- les règles de HAMBOURG du 31 Mars 1978 qui mettent en place le système de responsabilité du transporteur
- La Loi n° 75/14 du 08 décembre 1975, rendant obligatoire l’assurance des marchandises ou facultés à
l’importation ;
- Le décret N° 76/334 du 06/08/1976, portant application de la loi n° 75/14 du 8 décembre 1975 rendant
obligatoire l’assurance des marchandises ou facultés à l’importation ;
- L’arrêté N° 102/MINFI/MINEP portant application du Décret N° 76/334 du 6 août 1976 relatif à l’assurance
obligatoire des marchandises et facultés à l’importation.
L’association des trois derniers textes montre que l’importateur a l’obligation de souscrire une police d’assurance auprès
d’un organisme d’assurance local agréé, pour toute importation d’une valeur FOB supérieure à 500000FCFA

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Art.278. «L’assurance des facultés à l’importation revêt un caractère obligatoire dans la mesure où les législations nationales le prévoient. Elle est alors
régie par les dispositions spécifiques de ces législations.»
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II- LES PRINCIPES COMMUNS AUX DIFFERENTS MODES DE TRANSPORT.
A- Les risques couverts.

Ce sont les risques d’avaries et certains événements exceptionnels.

1) Les risques d’avaries

Le mot avarie a un sens très général :


Il désigne tous les dommages et toutes les pertes qui peuvent survenir au cours de l’expédition maritime, aussi
bien la perte totale du navire que le dommage matériel subit par le navire ou la marchandise.
Le terme avarie comprend aussi toutes les dépenses d’un caractère exceptionnel ou anormal qui peuvent être
exposées au cours de l’expédition pour arriver à sauver cette expédition. (Noyage d’un compartiment pour
éteindre un incendie, jeter des conteneurs à la mer pour corriger une gîte importante,…)
Selon le régime juridique, on distingue deux catégories d’avaries :
 les avaries particulières,
 les avaries communes

α) Les pertes et avaries particulières

Elles concernent tous les modes de transport. Ce sont les détériorations ou manquants sur la marchandise elle-
même, qui proviennent soit d’événements majeurs survenant au cours du transport (naufrage, accident de route,
déraillement etc.) soit d’événements concernant uniquement la marchandise (chute, perte...)
Les avaries particulières sont les dommages subis par un intérêt engagé dans l’expédition maritime et qui est
supporté par la victime elle-même, sauf son recours contre le responsable du dommage

β) L’avarie commune

C’est une notion spécifique au transport maritime et fluvial. Le terme désigne les dommages résultant de
décisions prises pour sauver le navire et donnant lieu à contribution : les frais et sacrifices engagés sont répartis
entre l’armateur et les propriétaires de la cargaison, proportionnellement à la valeur de chaque expédition. Ainsi,
une marchandise intacte, mais sauvée par un acte de remorquage, contribuera aux dépenses.

Sommairement, lorsque pour échapper à un danger menaçant à la fois le navire et la cargaison, le capitaine est
conduit, dans l'intérêt commun, à décider un sacrifice raisonnablement consenti ou à engager une dépense
extraordinaire, et que ce sacrifice ou cette dépense a un résultat utile, la perte ou le dommage ainsi provoqué
constitue une avarie commune. Le propriétaire du navire et le propriétaire de la cargaison sont dans l'obligation
d'en supporter une part équitable, même s'ils ne sont pas assurés.

 Classement des avaries communes.


Avaries dommages et avaries frais.

Avaries-dommages.
Avaries causées à la cargaison.
Les avaries causées à la cargaison ne sont pas suspectes, l’acte est fait par le capitaine et non par le chargeur
(noyage).
Jet à la mer.
Plus contestable car actuellement les navires ne sont pas chargés au-delà de leur capacité (respect des lignes
de charge), de plus le conditionnement et le stockage en cale rend la manœuvre délicate.

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Avaries causées au navire.
Là aussi les faits doivent vraiment prouver que le sacrifice d’agrès et d’accessoires (jet à la mer de mâts,
d’ancres ou de câbles…) ont étés un sacrifice utile. Il en est de même pour l’échouement volontaire du navire.

Avaries frais.
Nature de ces avaries : dépenses engagées par le capitaine pour sauver l’expédition : renflouement, remorquage
dans certains cas, frais de relâche (mouillage à l’abri)…dépenses exposées pour le règlement même de l’avarie
commune. Evidemment elles profitent à l’armateur qui oblige le chargeur à contribuer aux dépenses.
Les conditions de l’avarie commune
Pour qu’une avarie maritime puisse être qualifiée d’avarie commune, il faut qu’il y ait :

o Un danger réel ; C’est-à-dire un évènement mettant en péril le voyage.

o  Un sacrifice volontaire ; C’est-à-dire l’abandon d’une partie de la marchandise ou de l’équipement du


navire, des dépenses extraordinaires… 

o Un intérêt commun ; c'est-à-dire la recherche du salut de la propriété de tous les intéressés au voyage. 

o Un résultat utile ; c'est-à-dire qu’enfin de compte, au moins une partie de la cargaison ou le navire doit
être sauvé.

Si une seule de ces conditions n’est pas respectée, un sinistre quelconque ne peut être qualifié d’avarie
commune. Les dommages aux marchandises seront alors tous qualifiés d’avaries particulières.

2) Les événements exceptionnels

Les risques exceptionnels sont les conséquences des faits de guerre civile ou étrangère, les dommages liés à
des émeutes, grèves ou sabotages.

B- L’assurance de ces risques

Pour ces risques, les garanties suivantes peuvent être distinguées :

1) La garantie FAP (Franc d’Avarie particulière)

Elle ne garantit que l’avarie commune et donc pas les avaries particulières. C’est l’assurance minimum
obligatoire selon l’incoterm CIF.

2) La garantie FAP sauf…

Dans ce cas, l’assureur ne couvre pas les avaries particulières, sauf celles qui sont limitativement énumérées
dans le contrat. Autrement dit, elle garantit l’avarie commune ainsi que toutes les avaries particulières citées
après le « sauf ».

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3) la garantie « tous risques »

Elle couvre tous les dommages subis par la marchandise pendant le voyage, même les pertes et dommages
partiels. Sont cependant exclues, les conséquences du vice propre, de l’absence ou de l’insuffisance de
l’emballage, ainsi que de la freinte de route.

4) La garantie « guerre et mines »

Elle est toujours couverte séparément et assure contre tous les risques dus à l’homme (guerre, torpille,
terrorisme, émeutes…)

Les différentes garanties sont celles prévues dans le transport maritime.

Pour le transport aérien, l’assurance proposée par les compagnies d’assurance est une garantie «  tous
risques », de magasin à magasin. Les risques de « guerre et mines » peuvent être couverts sur avenant.

Pour le transport terrestre, la garantie « accidents caractérisés » couvre les événements énumérés par la police
d’assurance. La garantie « tous risques » couvre l’ensemble des dommages matériels, les pertes, disparitions et
vols. Les risques de guerre, grève et autres assimilés peuvent faire l’objet d’un avenant à la police.

C- les principaux types de police


La police d’assurance est un acte remis au souscripteur par la société d'assurances et qui établit les conditions
du contrat d'assurance. C’est la preuve matérielle du contrat passé entre l'assureur et l'assuré. La police
d'assurance matérialise l'accord des deux parties, signataires du contrat, l'assureur et l'assuré.
Selon la taille et la fréquence des flux gérés entre les partenaires commerciaux, le choix peut être fait entre
quatre types de police : la police « Tiers Chargeur », la police « d’abonnement », la police « à alimenter » et la
police « au voyage ».
1) Police au voyage
Elle est utilisée dans le cas d’un affrètement (location d’un véhicule de transport) et est surtout pratique pour des
expéditions isolées. La police au voyage permet au chargeur de souscrire un contrat d’assurance directement
auprès d’une compagnie d’assurance pour chaque voyage et pour des risques bien définis.
Elle couvre une marchandise bien identifiée pour un voyage déterminé et expire dès le déchargement de la
marchandise au point de destination déclaré par l’assuré.
2) Police à alimenter
Il s’agit d’un contrat d'assurance souscrit par un chargeur directement auprès d’une compagnie d’assurance,
pour couvrir plusieurs envois de même nature et dont la valeur globale est connue. Cependant, les dates exactes
de départ, les modes de transport et la valeur de chaque expédition ne peuvent être déterminés à l'avance. Ces
informations sont communiquées par l'expéditeur à l'assureur en annexe de la police lors de chaque envoi par un
« avis d’aliments ». La police à alimenter convient pour l'exécution de marchés d'importation/exportation
importants; elle est parfois appelée police « à éteindre ».
3) Police d’abonnement ou flottante
C’est une solution très souvent retenue par les grandes entreprises qui souhaitent faire couvrir par un seul
assureur la totalité de leurs importations et exportations. La police d’abonnement est directement souscrite
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auprès d’une compagnie d’assurance pour une période donnée (généralement annuelle). Elle couvre
systématiquement tous les envois faits par le même client quels que soient les produits, les modes de transport
et les lieux de départ. A chaque envoi, l’exportateur fournit un avis d’aliments informant l’assureur des détails de
l’envoi.
Elle est établie pour une période convenue et elle couvrira pendant cette période toutes les expéditions
effectuées par l’assuré quels que soient le mode de transport, la destination ou la nature de la marchandise.
4) Police tiers chargeur
Elle est très utilisée par les particuliers, les PME/PMI. Il s’agit d’un contrat dans lequel le vendeur ou l’acheteur
demande au transporteur de mettre à sa disposition sa propre police d’assurance moyennant le versement d’une
prime.  L’assurance du transporteur couvre alors la marchandise. En cas de dommage, il reviendra au
transporteur de constituer un dossier de réclamation. Ce qui dispense son donneur d’ordre de nombreuses
formalités.
Cependant, le contrat d’assurance conclu par l’intermédiaire du transporteur présente une limite car sa
responsabilité en cas de sinistre est encadrée et limitée par les conventions internationales.

A NOTER
Pour le cas particulier des polices « à alimenter » et « d'abonnement », deux clauses sont à considérer dans le
contrat :
 Le plein : il s’agit de déterminer la valeur ou la quantité maximum de marchandises que le souscripteur du
contrat est autorisé à expédier par voyage et par mode de transport.
La franchise : Clause où est inscrit le montant de la perte (jugée dérisoire) pour lequel l’assuré est responsable.
Il s’agit de l’exclusion des sinistres inférieurs à une certaine somme fixée à l'avance. Si les pertes subies sont
inférieures ou égales à cette somme, c’est le souscripteur du contrat qui supporte le risque. L’assureur ne
s’engage que pour un préjudice supérieur à ce montant

D- les caractéristiques du risque à déclarer

Pour se faire une idée du risque qui lui est proposé et fixer la prime correspondante, l’assureur aura besoin de
connaître :

 La garantie sollicitée
 La nature de la marchandise
 La nature de l’emballage
 Le moyen de transport
 Le voyage assuré (point de départ et d’arrivée des marchandises)
 La valeur d’assurance (plein de la police d’abonnement). Cette valeur constitue le maximum de
l’engagement de l’assureur en cas de destruction totale de la marchandise.

E- Les risques exclus

1) Préjudices financiers, commerciaux ou indirects

 La saisie conservatoire, saisie-exécution ou autres saisies.


 Les dommages financiers résultant du retard dans l’expédition ou l’arrivée des facultés assurées.
 Les conséquences d’obstacles apportés à l’exploitation ou à l’opération commerciale de l’assuré.
2) dommages inhérents à la marchandise ou à son emballage
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 Vice propre de la faculté assurée
 Freinte de route (il s’agit d’une perte inéluctable de poids ou de quantité dont le pourcentage, fonction de
la nature de la marchandise et du trajet, est connu).
 Emballage, il s’agit de l’absence, l’insuffisance ou de l’inadaptation.
 Dommages matériels résultant d’un retard.
3) Risques ajoutés par l’assuré
 Fautes intentionnelles ou inexcusables de l’assuré et de tous autres bénéficiaires de l’assurance, de
leurs représentants ou ayants droit.
 Violation de blocus, contrebande, commerce prohibé ou clandestin.

F- La durée de la garantie

D’une manière générale, les assurances vont de magasin à magasin, englobant ainsi pré acheminement,
transport principal et post acheminement.

Pour les transports aérien et maritime, sauf convention contraire, l’assurance commence au moment où les
marchandises assurées quittent les magasins au point extrême de départ du voyage assuré et finit au moment
où elles entrent dans les magasins du destinataire, de ses représentants ou ayants droit, tout endroit leur
appartenant ou non, où ils font déposer les marchandises à leur arrivée.

Pour les transports par voie de terre, la garantie de l’assureur prend effet au moment où les marchandises
assurées, sont prises en charge par le premier transporteur dans les magasins au point extrême de départ du
voyage stipulé aux conditions particulières et cesse au moment où elles sont remises par le dernier transporteur
dans les magasins du destinataire ou de ses représentants ou ayants droit au lieu de destination dudit voyage.

La garantie est accordée sans interruption jusqu’au terme du voyage quels que soient sa durée, le nombre des
transbordements, les changements de moyens de transport et les séjours intermédiaires. La durée de
l’assurance ne peut excéder une période de 60 jours calculée depuis la fin du déchargement des facultés du
dernier navire de mer. Cette période est de 15 jours si le dernier moyen de transport n’est pas un navire de mer,
et elle est calculée soit à partir du déchargement du bateau au port fluvial, ou de la mise à disposition du
destinataire par le transporteur terrestre.

NB. L’assuré veillera à déclarer exactement le lieu de départ et le point de destination finale. En mentionnant
par exemple le port de débarquement et non le chantier où doit être livré un matériel, l’assuré peut se voir
refuser la garantie pour un sinistre survenu au cours du transport routier subséquent, le terme du voyage assuré
étant le port de débarquement.

G- Valeur assurée et limite de l’indemnité.

Lors de la demande de garantie, le souscripteur indique librement la valeur assurée. Pour les opérations
commerciales, cette valeur lui est indiquée par son acheteur qui lui seul connaît les avantages à tirer de
l’opération. La valeur assurée, en matière de facultés, doit correspondre à la valeur réelle de la chose
assurée, c'est-à-dire à la valeur de marché de celle-ci éventuellement majorée du bénéfice escompté par
l'opérateur commercial.
Il appartiendra donc au bénéficiaire lors de la demande d’indemnisation de justifier de la valeur réelle de la
marchandise.

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RQ. La valeur indiquée par le souscripteur n’est pas une valeur agréée, c’est-à-dire définitivement acceptée par
l’assureur.
L’indemnité a une double limite :
 Le montant assuré (valeur assurée)
 La plus forte valeur résultant de l’un des quatre modes de calcul ci-après :
1. Le prix de revient à destination majoré du profit espéré
2. La valeur à destination à la date d’arrivée telle que déterminée par les cours usuellement
publiés. Le profit espéré est par définition déjà inclus dans cette valeur.
3. La valeur d’assurance déterminée par les dispositions figurant au contrat de vente.
4. La valeur de remplacement pour des biens manufacturés à la condition qu’il soit en outre
justifié du remplacement effectif.
RQ. Si le réclamateur ne peut justifier de la réalité du montant retenu, le profit espéré sera forfaitairement limité à
20% du prix de revient à destination des marchandises.

Exemple de calcul des limites d’indemnisation

Valeur d’assurance déclarée à la souscription 3000 F

Prix de revient à destination 2000F

En cas de sinistre total, la plus forte valeur étant calculée selon le 1 er des quatre modes, le bénéficiaire peut
prétendre à une indemnité maximale de 3000F s’il établit que le profit espéré était de 1000F. Sinon sera
appliquée la limite forfaitaire du profit espéré à 20% du prix de revient.

L’indemnité maximale sera alors de 2400F, bien que la prime ait été payée sur 3000F.

Dans ce dernier cas, si la marchandise est dépréciée à 40%, selon le mode de règlement par quotité de
dépréciation, l’indemnité, par application de ce pourcentage sera de (2000+2000 x 20%) x 40% = 960F

Dans trois hypothèses, la valeur servant de base au calcul de l’indemnité pourra être supérieure au prix de
revient à destination majoré du profit espéré :

Si le bénéficiaire établit que la valeur de la marchandise au lieu de destination est supérieure au prix de revient
majoré de 20% ou du profit prouvable, par exemple 2500F, l’indemnité pourra alors atteindre cette valeur à
destination.
Si l’assuré a vendu les marchandises, la valeur d’assurance qu’il peut légitimement déclarer est celle déterminée
par les obligations résultant du contrat de vente. Son acheteur pourra justifier un montant dépassant largement la
quotité de surévaluation forfaitaire de 20% prenant déjà en compte les prix qu’il peut obtenir à destination.
Si le bénéficiaire rachète le bien manufacturé pour par exemple 2600F, il peut être indemnisé sur cette base.
III- LE REGLEMENT DES SINISTRES

En cas de survenance d’un sinistre et avant d’arriver au règlement, il y a des formalités à remplir et des
documents justificatifs à produire.

A- Formalités à remplir en cas de sinistre.

L’assuré ou le bénéficiaire de la marchandise se voit imposer un certain nombre d’obligations :


1) Conserver la marchandise.

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Il est question ici de prendre toutes les dispositions pour sauver les marchandises assurées et éviter
l’aggravation des dommages en apportant les soins à tout ce qui est relatif aux marchandises.

2) Conserver les recours


L’assuré ou le bénéficiaire doivent prendre toutes mesures pour conserver les recours.
Cette obligation implique en premier lieu que l’assuré et les bénéficiaires ne renoncent jamais au recours contre
les tiers sauf s’ils le déclarent au préalable à l’assureur et obtiennent son accord.
Veiller à conserver le recours consiste également à vérifier l’état extérieur apparent à la réception, celui du
contenu immédiatement si possible, prendre les réserves qui s’imposent vis-à-vis des responsables et les
confirmer dans les délais légaux.
L’assuré n’a pas à exercer le recours. Il lui suffit de fournir à son assureur les éléments nécessaires à l’action
dans un délai permettant à celui-ci d’agir avant la prescription.

3) Provoquer l’expertise.
L’assuré ou le bénéficiaire doit provoquer l’expertise i.e. requérir l’intervention de l’expert de l’assureur en
s’adressant à un commissaire d’avaries.
L’expertise doit déterminer la nature, la cause et l’importance des dommages et pertes à la condition qu’un
dommage puisse être constaté.
La demande de constatation doit être adressée dans les trois jours de la livraison si la constatation a lieu à
destination finale. Il faut noter qu’un délai de 15 jours est disponible pour la contre expertise.

De façon concrète, il est conseillé aux propriétaires des marchandises assurées de :
1- Requérir le commissaire aux avaries désigné dans la police ou certificat d’assurance
pour les dommages apparents pouvant être mis à la charge des assureurs. Ce
constat doit se faire à l’enlèvement des marchandises du magasin acconier ou au
moment de leur livraison chez le réceptionnaire.
2- Pour les dommages non apparents découverts après livraison, arrêter le déballage,
adresser une lettre recommandée au dernier transporteur pour l’en informer et lui
indiquer la date et l’heure de l’expertise à laquelle il devra se faire représenter  ; inviter
le CAV désigné aux mêmes date et heure de l’expertise.
3- Toujours faire des réserves écrites sur le document de livraison de la marchandise si
l’état des colis est douteux.
4- Pour les marchandises en container, vérifier que le plomb d’origine indiqué au
connaissement est intact. Dans le cas contraire, faire des réserves sur le document
de livraison, conserver le nouveau plomb sur le container et n’ouvrir qu’en présence
de l’expert désigné et des représentants du transporteur maritime et du transitaire.
5- Confirmer par écrit dans les 48h les réserves prises sur le bon de livraison du
transporteur ou transitaire.
B- Le dossier de réclamation

Il est constitué des documents justificatifs pour pouvoir bénéficier de l’indemnité d’assurance.

Le dossier doit comprendre :

1. L’original de la police d’assurance (cas de la police au voyage) ou du certificat d’assurance dans le cas
d’une assurance pour compte.
2. Le titre de transport. Ce document prouve la réalité de l’exécution du transport.
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3. Les documents justificatifs des dommages et pertes :
α) Le certificat d’avaries conforme à la fiche de constatation avec indication des noms et
qualité des personnes ayant été présentes à l’expertise
β) Le certificat définitif de non livraison pour les colis non livrés, dûment signé par la
compagnie responsable de la non livraison.
γ) Le devis (ou facture) de réparation contrôlé et visé par l’expert ayant constaté les
dommages à l’enlèvement.
4. La preuve que le recours contre les tiers responsables a été bien conservé en produisant :
α) Le bon de livraison établi lors de l’enlèvement par le transitaire et le bordereau de
livraison chez le client. Ces deux documents doivent porter des réserves précises et
motivées.
β) La fiche de constatation des dommages dûment contresignée par le dernier
transporteur, l’expert et le réceptionnaire de la marchandise établie dans les délais
prévus au contrat d’assurance.
γ) Les copies des lettres de réserves adressées au transporteur et/ou à son
représentant.
5. Les documents justificatifs de la valeur des marchandises assurées :
α) La facture fournisseur et la note de colisage
β) La facture fret si la facture fournisseur est FOB
γ) La facture du transitaire faisant ressortir les droits de douane payés (ou quittance de
douane) en cas d’assurance des droits de douane
δ) Le décompte des dommages et pertes subis par la marchandise .

6. Pour le navire éclaté en avarie commune, deux possibilités peuvent se présenter :


α) L’armateur peut subordonner la livraison des marchandises à la signature par l’assureur du
compromis d’avarie commune.
Dans ce cas, le propriétaire se présentera chez son assureur avec ce document et ceux déjà énumérés ci-
dessus. Par sa signature, l’assureur s’engage à payer plus tard la contribution définitive qui sera à la charge
des marchandises assurées.
β) L’armateur peut subordonner la livraison de la marchandise au paiement d’une contribution
provisoire.
Dans ce cas, l’assuré demandera le remboursement à l’assureur en produisant en plus de l’original du reçu
de versement de la contribution provisoire, tous les documents représentatifs de la marchandise.
C- Le règlement de l’indemnité
Le règlement est normalement effectué à l’assuré porteur de l’original de la police ou du certificat d’assurance.
1) Cas des avaries particulières
Plutôt que de procéder par estimation du coût de réparation comme c’est le cas en assurance dommages, le
principe en assurance transport est que l’expert compare la valeur de la marchandise à l’état sain avec celle en
état d’avarie. C’est le règlement par quotité de dépréciation
Exemple :
Un commissaire aux avaries détermine ainsi un taux de dépréciation :
Valeur saine à destination : 3000 F
Valeur en état d’avarie : 1500 F
Taux de dépréciation : 50%
Il applique ensuite ce taux à la valeur d’assurance admise pour obtenir le montant provisoire de l’indemnité.

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Dans le cas ci-dessus, si le prix de revient à destination est de 2800 et si l’assuré avait garanti une somme de
3000, l’indemnité sera de 1500.
Mais si l’assuré avait garanti 3500, l’indemnité sera réduite à (2800+2800 x20%) 50% = 1680F
Si au contraire il n’avait garanti que 2500, l’indemnité serait de 2500 x 50% = 1250 F
Ce mode de calcul fait jouer automatiquement la règle proportionnelle de capitaux pour insuffisance de la somme
assurée. Il s’applique par colis.
Le calcul effectué ci-dessus permet de fixer un montant provisoire à régler.
A partir du montant précédent, l’assureur se livre à une série d’opérations pour déterminer l’indemnité finale :
Déduction de la franchise éventuellement prévue
Adjonction des frais qui sont contractuellement à sa charge (expertise, frais de réexpédition, frais de
conservation du bien)
Réduction pour préjudice causé à l’assureur à raison notamment de la non conservation de la
marchandise ou des recours
Compensation éventuelle avec la prime lui demeurant due au titre de la police.
Ces opérations aboutissent donc au règlement définitif.
En ce qui concerne le délai de règlement, il doit intervenir dans les trente jours de la remise à l’assureur du
dossier de réclamation complet.
La subrogation de l’assureur dans les droits de l’assuré contre le responsable est bien entendu subordonnée au
versement de l’indemnité.
2) Cas des avaries communes
En cas de réalisation d’une avarie commune, le processus d’indemnisation des victimes se compose des
principales étapes suivantes :

o Le recueil des justificatifs de dépenses (factures, notes de frais …) 


o la comparaison entre valeurs perdues (ou les frais) et valeurs sauvées  va déterminer un taux qui une
fois appliqué aux valeurs concernées va fixer la contribution de chaque partie à l’avarie. 
o L’information des parties concernées (mettre tout le monde au courant) 
o Le recueil des garanties de paiement des contributions (garanties bancaires, engagement des
assureurs…) 
o La collecte éventuelle des contributions provisoires (en nature ou en valeurs) 
o La qualification et l’évaluation exacte du sinistre par des experts 
o Le cas échéant, le paiement des contributions définitives supplémentaires ou les remboursements des
trop perçus (Dans l’hypothèse où la contribution définitive est différente de la contribution provisoire) 
o L’indemnisation des parties
Le règlement des avaries communes est proposé par les « dispacheurs ». Ce sont des experts nommés par
l’armateur et choisi parmi les secrétaires du Comité des assureurs maritimes. Les assureurs peuvent demander
à être représentés au règlement par un « co-dispacheur ».
Le travail du dispacheur consiste à établir deux masses pour, d’une part déterminer quels sont ceux qui ont
quelque chose à réclamer et quel est le montant des avaries communes et d’autre part quels sont ceux qui
doivent contribuer et quel est le montant de leur contribution.
La masse créancière.
Elle comprend :
- les avaries frais,
- les avaries du navire : valeur agréée par l’assureur si le navire est perdu, montant des
réparations dans le cas contraire,
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- les avaries de la cargaison : calculée suivant sa valeur au port de déchargement.
La masse débitrice.
Le chargeur contribue pour la valeur de sa marchandise sauvée au port et au jour du débarquement. La
marchandise sacrifiée doit aussi contribuer,
Le navire contribue pour sa valeur au jour où s’achève l’expédition, augmentée s’il y a lieu du montant
des sacrifices subis.
Répartition et paiement.
Les assureurs (en général) règlent entre eux la contribution. S’il y a litiges le dossier est porté en justice.
Exemple : un navire transportant une cargaison a subi un incendie en mer. Les avaries au navire s’élèvent à
530 000 F et pour la cargaison à 230 000F
La valeur sauvée du navire est de 3 050 000 F et celle de la cargaison 4 570 000 F. A l’issue de cette aventure,
la répartition suivante va être établie :
Capitaux contribuables : 3 050 000 (V. sauvée navire) + 4 570 000 (V. sauvée cargaison) = 7 620 000 F
Admissions à l’avarie commune : 530 000 (avarie navire) + 230 000 (avarie cargaison) = 760 000 F
Quotité d’avarie commune : 760 000 / 7 620 000 = 9,97%
Contribution de la cargaison à l’avarie commune : 4 570 000 x 9,97 % = 455 629 F
Contribution du navire à l’avarie commune : 3 050 000 x 9,97% = 304 085 F
La marchandise A d’une valeur CIF de 150 000 ayant subi une avarie de 61 000 paiera une contribution de :
150 000 x 9,97% = 14 955 F
Une marchandise intacte d’une valeur de 460 000 F devra tout de même verser une contribution de 460 000 F
x 9,97% de sa valeur soit : 45 862F.
IV LE DELAISSEMENT
Le délaissement consiste en la possibilité de transférer à l’assureur la propriété de la marchandise, en lui
demandant le règlement en perte totale i.e pour la valeur assurée.
1) Cas de délaissement
Assurances sur corps
Le délaissement du navire peut être effectué dans les cas suivants :
Perte totale ;
Réparation devant atteindre les trois quarts de la valeur agréée ;
Impossibilité de réparer ;
Défaut de nouvelles depuis plus de trois mois ; la perte est réputée s'être produite à la date des
dernières nouvelles.
Assurances sur facultés
Le délaissement des facultés peut être effectué dans les cas où les marchandises sont :
Perdues totalement ;
Perdues ou détériorées à concurrence des trois quarts de leur valeur
Vendues en cours de route pour cause d'avaries matérielles des objets assurés par suite d'un risque
couvert.

2) Réalisation du délaissement
 Procédure de délaissement
Notification à l’assureur de l’option « délaissement »
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Délai de 3 mois à partir de la connaissance de l’événement
Informer l’assureur de toutes les assurances souscrites pour le bien concerné  
L’assureur accepte le principe du délaissement ou se le voit imposé par le tribunal
 Effets du délaissement
Indemnisation INTÉGRALE de l’assuré
Transfert de la propriété du bien délaissé 
Subordonné à l’acceptation par l’assureur 
Il faut rappeler que le taux de dépréciation est fixé par colis. Si bien que dans une même expédition certains colis
seront normalement indemnisés et d’autres sur la base d’un délaissement en perte totale.

PETIT LEXIQUE DE L’ASSURANCE

Accident Tout événement soudain, involontaire, imprévu et extérieur qui entraîne des dommages
corporels, matériels ou immatériels.
AD Valorem (sur la valeur),  En souscrivant une couverture d'assurance AD Valorem, vous transférez les
risques de dommage à vos marchandises sur une compagnie d'assurance qui vous
indemnisera, non pas en vertu d'un principe de responsabilité (assurance tiers chargeur) mais
uniquement sur la base du dommage à la marchandise.
Agent Personne qui est engagée pour agir au nom d’une autre. Un agent d’assurances est une
personne employée par une compagnie d’assurance pour vendre leurs polices au public en
échange d’une commission ou de toute autre compensation. Il est aussi appelé
«représentant» ou «intermédiaire».
Aliénation Transfert de propriété d'un bien (ou d'un droit) à titre gracieux ou onéreux. Une donation,
une vente sont des aliénations. L'aliénation d'un bien entraîne en général des modifications
du contrat. L'assurance peut suivre le bien " aliéné " ou cesser lors du transfert de propriété
(voiture, bateau de plaisance).
Arbitrage Arrangement pour parvenir à un accord entre deux parties, par lequel les parties présentent
leur cas devant un comité ou à une personne investie de l'autorité pour régler le conflit.
 Dans les cas d'assurance, l’arbitrage porte le nom "d'expertise". L'arbitrage peut être fait de
façon volontaire entre deux personnes qui établissent leurs propres termes de référence et
qui décident habituellement à l’avance si elles seront tenues de se rendre en arbitrage. Dès
qu’il y a présence d’un arbitrage dans un accord, les termes de référence de cet arbitrage
doivent apparaître dans l’accord.
Assurance Contrat selon lequel une partie, l'assureur, accepte en contrepartie du paiement d'une prime,
de rembourser une autre partie, l'assuré, pour des pertes subies ou pour sa responsabilité
ayant entraîné des pertes causées par des risques spécifiques et à un objet défini.
Auto assurance : Prise en charge, par la personne elle-même, d’un risque sans avoir recours à
un assureur.
Réassurance : Le fait, pour une société d'assurances, de transférer à un autre assureur des
risques qu’elle garantit.
Assuré Personne ou entité dont le risque de pertes financières découlant d'un risque assuré est
couvert par une police d'assurance. On l’appelle parfois le titulaire de police ou souscripteur.
Assureur Société d'assurances, compagnie d’assurance ou groupe d’assurance qui souscrit ou assure un
risque particulier.
Compagnie mutuelle d’assurance :   Compagnie d'assurance appartenant à ses titulaires de
police qui font partie d'une association dans le but de s'assurer l'un et l'autre contre la

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possibilité d'une perte fortuite. Chaque titulaire de police paie une prime pour sa propre
police. Si, à la fin de l'exercice, la compagnie mutuelle d'assurance déclare des bénéfices, ces
derniers sont répartis entre les titulaires de la police. Si la compagnie accuse des pertes, le
montant des pertes est réparti entre les titulaires de la police pour combler le déficit.
Co assureur : Une ou plusieurs personnes ou compagnies qui partagent une perte.
Avarie Dommages subis par la marchandise
Avenant L’avenant est un document additionnel joint à une police. L’extension d’une police dans les
modalités générales de la police est habituellement faite par des avenants. Cependant, cette
extension mène à une forme de protection additionnelle qui se fait en ajoutant un "avenant"
à la police. Notez la différence entre "avenant" et "amendement".
Bénéficiaire Personne qui reçoit l'indemnité ou le capital versé par l'assureur. Ce mot est surtout utilisé
pour les assurances sur la vie. Pour les autres assurances celui qui reçoit l'indemnité est soit
l'assuré, soit la " victime " (en assurance de responsabilité civile).
Bénéfice technique (ou Perte technique):   L’excédent des primes acquises en sus des pertes
et dépenses engagées indique le bénéfice technique. L’inverse indique une perte technique.
Bon Bon d’amirauté : Lors d’une action en justice de droit maritime contre un navire, le bon
d’amirauté prend la place du navire en tant que garantie de paiement de toute valeur qui doit
être accordée au requérant. Au paiement du bon, le navire est rendu à son propriétaire.
Bon de transporteur aérien : Bon requis des opérateurs de vols nolisés garantissant que les
passagers ne seront pas laissés en plan.
Bonification En assurance collective, portion de la prime remboursée au souscripteur après examen des
résultats du groupe par l'assureur. Aussi appelée « ristourne ».
Bonne foi absolue Expression dans un document juridique faisant appel aux normes les plus strictes en matière
d’intégrité de la part de l’assuré et de l’assureur. 
Bonus-malus Réduction ou majoration de la cotisation d'assurance automobile. L'assureur applique un
coefficient de majoration ou de réduction selon que le conducteur assuré a provoqué ou non
des accidents.
Capacité Montant limite de l’assurance déterminé par la compagnie quant à ce qui sera souscrit pour
un seul risque.
Cause Cause immédiate : Cause réelle du sinistre - pas nécessairement le dernier évènement
survenu avant la circonstance qui, dans une chaîne de circonstances, amène naturellement et
directement, dans le cours normal des évènements, au sinistre.
Cause déterminante : L’exemple le plus connu, celui du pétard, illustre bien la différence
entre la cause immédiate et la cause déterminante. On se souviendra du garçon qui avait
allumé un pétard et l’avait lancé à un autre garçon du groupe. Celui-ci, craignant que le
pétard explose, le lança rapidement à un autre jusqu’à ce que le pétard explose et blesse un
autre garçon. La cause déterminante repose sur le dernier garçon qui a lancé le pétard au
garçon qui a été blessé. Cependant, la cause immédiate repose sur le garçon qui a commencé
la chaîne ininterrompue d’événements qui ont mené à la blessure.
Certificat d'assurance Document remis à chaque participant à un régime d'assurance collective et qui résume les
garanties et les principales dispositions du contrat de base.
Collusion Accord secret entre des personnes pour en frauder une autre. Par exemple, un assuré et son
passager peuvent faire une déclaration trompeuse sur les faits d’un accident afin que le
passager reçoive de l’argent de la police de l’assurance automobile de l’assuré
Conditions Modalités ou clauses générales sur lesquelles repose l’assurance. Il s’agit  des questions de
compréhension de la part des parties pour connaître la façon dont la police peut être résiliée
ou renouvelée, des dispositions qui peuvent être changées dans l’intérêt de l’assuré, des
dispositions pour indiquer ce que l’assuré devrait faire dans le cas d’une perte, et des
conditions sur ce qu’il devrait faire suite à une perte.
 Une condition suspensive est une condition qui doit être remplie avant tout le reste. L’assuré
dépose par exemple une réclamation et remplit d’autres obligations comme condition
suspensive afin de recevoir une indemnisation.

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 Les conditions résolutoires sont des conditions applicables après l’évènement. Par exemple,
l’assuré doit coopérer dans le règlement de la réclamation et coopérer autrement que
financièrement et prêter assistance pour être indemnisé par toute personne responsable de
la perte.
Courtier Un courtier d’assurance est généralement un homme (ou une femme) d’affaires
d’assurances indépendant(e) qui agit au nom de futurs assurés et qui place des contrats d’assurance avec
la compagnie d’assurance. Par comparaison avec « l’Agent », le courtier agit au nom des
clients, mais il reçoit des commissions de la compagnie.
Débiteur Terme peu utilisé pour décrire le "répondant" dans un cautionnement. Par exemple, un
employeur émet un cautionnement pour ses employés afin de se protéger contre leur
infidélité. L’employeur est l’obligataire du cautionnement et les employés en sont les
débiteurs. Comme le mot débiteur peut aussi signifier la société de cautionnement, il est
préférable d’exprimer clairement l’intention en indiquant soit la compagnie d’assurance, soit
le débiteur, et de ne pas utiliser l’expression débiteur seule.
Déchéance Perte du droit à obtenir une indemnisation prévue dans le contrat.
Par exemple, il peut y avoir déchéance lorsque l'assuré n'a pas respecté les obligations
prévues par le contrat après un sinistre (qu'il l'a déclaré trop tard et que, de ce fait, l'assureur
a subi un préjudice).
Demandeur Personne qui fait une réclamation. Terme plus souvent utilisé pour l’identification d’une
tierce personne qui fait une réclamation contre l’assuré. Théoriquement, toutefois, cela
s’applique aussi à un assuré qui fait une réclamation contre la compagnie d’assurance.
Dépréciation Perte de valeur d’un bien pour toute sorte de raisons telles que l’utilisation, l’usure, la
désuétude, etc. La dépréciation devrait être prise en compte dans toute estimation de la
valeur afin de calculer le montant à assurer ou le montant à payer pour une perte, à moins
que l’assurance soit sous forme de valeur ou de coût de remplacement.
Dommages Une perte, une destruction, une atteinte corporelle, un manque à gagner.
Ducroire Garantie par laquelle un courtier s'engage à payer au transporteur le prix du transport prévu,
même en cas de défaillance du donneur d'ordre.
Echéance Date à laquelle il faut payer la cotisation d'assurance. Il peut y avoir plusieurs échéances dans
l'année, en cas de cotisation semestrielle ou trimestrielle notamment.
Évaluation Estimation monétaire d’un bien.
Exclusion Risque non couvert par une police d’assurance. Ce qui n'est pas garanti par le contrat
d'assurance. Tous les contrats comportent des exclusions de garanties. Elles figurent en
caractères très apparents dans les dispositions générales ou spéciales de la police
d'assurance.
Des exclusions imposées par la loi :
- les amendes ;
- les sinistres intentionnellement commis par l'assuré pour recevoir une indemnité : incendie
volontaire, vol simulé, etc.
Des exclusions prévues par les sociétés d'assurances, par exemple :
- en assurance dégât des eaux : dommages dus à l'humidité ou à la condensation ;
- en assurance auto : vol des espèces laissées dans la voiture.
Expert Personne qui effectue des études et des analyses devant mener au règlement d'une demande
d'indemnité.
 Experts-estimateurs:   Personnes qui, en raison de leurs connaissances approfondies, sont
investies de l’autorité pour déterminer la valeur réelle des biens ou des dommages.
Expertise Expertise avant sinistre : estimation de la valeur des biens à garantir, telle que l'expertise
préalable en assurance de bâtiments et matériels industriels ou pour les objets précieux.
 Expertise après sinistre : estimation du montant des dommages, éventuellement
détermination des causes du sinistre.
Expertise amiable : un expert désigné par l'assureur évalue le montant des dommages, ce qui
permet de proposer une indemnité à l'assuré. Celui-ci n'est pas lié par les conclusions de
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l'expert.
Expertise contradictoire : la société d'assurances désigne un expert ; l'assuré en choisit un
autre, souvent avec le conseil de son agent ou de son courtier d'assurances. En cas de
désaccord, ils en prennent un troisième : les trois experts reprennent leurs opérations en
commun et les décisions sont prises à la majorité des voix.
L'expertise judiciaire : C’est la mission que le tribunal confie à un spécialiste si l'affaire vient
en justice.
Fausse déclaration Énoncé incorrect émis à propos d'un fait important. Une fausse déclaration peut être
innocente, par exemple, si elle découle d'un oubli. Elle peut être intentionnelle (en d'autres
termes, être une omission volontaire) ou le résultat d’une extrême négligence dans le cas où
un énoncé est exprimé sans égard au fait qu'il soit vrai ou faux.
Flotte automobile Ensemble d’automobiles possédées et entretenues par une même personne/entreprise et qui
peuvent, en raison de leur nombre, justifier un rabais sur la prime d’assurance.
Franchise Clause dans une police d’assurances qui fixe une somme forfaitaire restant a la charge de
l'assuré en cas de dommage. L'assuré dont le contrat comporte une franchise s'engage à
conserver à sa charge une partie des dommages.
Dans certains cas, il est possible d'exercer un recours auprès du responsable des dégâts et de
récupérer le montant de la franchise.
Les sociétés d'assurances appliquent souvent une franchise aux garanties "dommages". La
garantie "catastrophes naturelles", légalement obligatoire, comporte toujours une franchise.
Les différentes sortes de franchise :

o la franchise simple ou relative : l'assureur prend en charge l'intégralité des


dommages dès l'instant qu'ils excèdent le montant de la franchise ;
o la franchise absolue (cas le plus fréquent) : elle est toujours déduite de l'indemnité,
quelle que soit l'importance des dommages ;
o la franchise proportionnelle : des sociétés d'assurances appliquent parfois cette
franchise aux garanties dommages de leur contrat automobile. Elle est exprimée en
pourcentage (précisé dans le contrat) du montant des réparations, auquel s'ajoute
une franchise de base. Il existe toutefois un minimum et un maximum, déterminés
en fonction du véhicule.
Fraude 1) Acte de tromperie posé dans le but d’obtenir une décision favorable et d’en tirer profit.
2) Fausse déclaration ou déclaration mensongère faite volontairement.
3) Omission de faits survenus qui auraient normalement dû être dévoilés.
Garant Personne (ou compagnie d’assurance) qui accepte d’être responsable de certaines actions ou
performances d’une partie envers une autre partie.
Garantie La garantie est un engagement pris par la compagnie d’assurance de répondre à l’exécution
de ses obligations contractuelles dans le cas où l’événement assuré venait à se réaliser. Les
risques couverts ainsi que la durée de la garantie sont clairement mentionnés dans la police
d’assurance.
Extension de garantie : Garantie ajoutée au contrat primitif à la demande de l'assuré et
généralement moyennant cotisation supplémentaire. Exemple d'extension de la garantie bris
de glace : le bris des aquariums.
Indemnité Somme versée pour réparer le préjudice subi par l'assuré ou la victime. L'indemnité
d'assurance correspond à la somme que l'assureur verse après un sinistre, conformément au
contrat signé. Dans la majorité des cas, l'assuré ou le bénéficiaire de l'indemnité signe une
quittance.
Négligence Omission de faire preuve du niveau de soins et d’attention attendu d’une personne
raisonnable et prudente.
Négligence concourante de la victime :   Négligence de la part de deux ou plusieurs
personnes, qui aboutit à un accident, chacune de ces personnes étant nommée négligente
contributive; ou bien l’accident est survenu conséquemment à la négligence concourante des
deux personnes. Le degré de négligence de chacune est habituellement réparti sur la base

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d’une proportion exprimée en pour cent. Donc, une personne négligente à 25 % et une autre
personne négligente à 75 % deviennent ensemble responsables de 100 % de la négligence qui
a entraîné l’accident.
Négligence grave :   Degré de négligence plus élevé que la normale. Il peut s’agir d’une
conduite insouciante, malveillante et intentionnelle entraînant des blessures corporelles ou
des dommages matériels.
Note de couverture Document qui constate l'existence d'une garantie provisoire  en attendant la délivrance de la
police. L'assuré qui accepte la note de couverture s'engage à payer une cotisation
correspondant à la garantie accordée.
Pertes indirectes Frais accessoires, généralement garantis, sur justificatifs, dans la limite d'un pourcentage de
l'indemnité principale, qui figure dans le contrat
Police Acte remis au souscripteur par la société d'assurances et qui établit les conditions du contrat
d'assurance. Preuve matérielle du contrat passé entre l'assureur et l'assuré. La police
d'assurance matérialise l'accord des deux parties, l'assureur et l'assuré, signataires du contrat.

Objet de l’assurance : Énoncé qui décrit l’objet de la police, la couverture de l’assurance et les
montants d’assurance.
 Nullité du contrat : Le contrat est considéré comme n'ayant jamais existé. A la suite d'une
fausse déclaration ou d’une omission intentionnelle de l'assuré, l'assureur peut invoquer la
nullité du contrat.
 Multirisque : Contrat réunissant plusieurs garanties. La multirisque habitation comprend
principalement des garanties incendie, explosion, tempête, catastrophes naturelles, acte de
terrorisme, vol, dégât des eaux, bris de glaces et responsabilité civile familiale.
Pourcentage sujet à Il s’agit du degré d’exposition pour toute perte des risques assurés. Les assureurs et les
un même sinistre inspecteurs de la compagnie ont pour responsabilité de veiller à ce que le pourcentage sujet à
un même sinistre soit correct.
Par exemple, dans le cas d’une assurance contre les incendies, il est nécessaire de connaître
la façon dont l’édifice est construit, la protection contre l’incendie utilisée, de déterminer si le
feu peut être circonscrit dans un petit espace ou s’il détruira tout l’édifice et, s’il est
circonscrit, de connaître la valeur relative des endroits les plus enclins à brûler.
 Les édifices et les biens attenants ou à proximité doivent aussi être pris en considération et
ce, par rapport à la possibilité qu’il y ait des risques d’incendie aux lieux assurés et qu’ils
soient assurés par la même compagnie d’assurance advenant un incendie aux locaux de
l’assuré. Un édifice attenant ou à proximité également assuré par la même compagnie peut
aussi être une perte, ce qui augmente donc le pourcentage d’une perte éventuelle par le feu à
cet endroit.
Préclusion Exclusion survenant lorsqu'une personne indique, par une action ou par inaction, qu'elle
n'exercera pas un droit qu'elle a. Cette exclusion l'empêche de se prévaloir de ce droit
ultérieurement. Par exemple, si la personne A possède un stylo et qu'elle se trouve avec la
personne B qu'elle regarde vendre le stylo à la personne C, comme si le stylo appartenait à la
personne B, alors la personne A ne peut le réclamer ultérieurement, en déclarant que ce
dernier lui appartenait.
Prescription Perte du droit de l'assuré à réclamer une indemnité à l'assureur. Ce terme désigne aussi la
période au cours de laquelle le titulaire de la police peut intenter une action.
Il y a prescription lorsqu'un droit n'a pas été exercé en temps voulu. En ce qui concerne les
relations entre l'assuré et sa société d'assurances, elle est de deux ans. Ainsi, passé ce délai,
l'assureur ne peut réclamer en justice le paiement des cotisations et, de même, l'assuré perd
ses droits envers son assureur pour réclamer le règlement des indemnités.
Mais, si l'assuré a la possibilité d'exercer un recours contre un tiers, par exemple après un
accident de la circulation, la prescription vis-à-vis de ce tiers et de son assureur est de dix ans.

  La prescription peut être interrompue par :


o l'envoi d'une lettre recommandée avec accusé de réception ;
o une action en justice, même en référé, intentée par l'assureur ou l'assuré ;
o la désignation d'un expert après un sinistre ;

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o un commandement ou une saisie.
o Un nouveau délai de prescription redémarre le jour où a eu lieu l'une des actions ci-
dessus.
Prime Somme versée, périodiquement ou en une seule fois, par le souscripteur à l'assureur en
échange de la prise en charge d'un risque.
 Restitution de prime : Il s’agit du montant de prime remboursé à l’assuré en raison de
l’annulation anticipée d’une police. Il peut s’agir aussi d’une restitution de prime au prorata
ou d’une restitution d’une prime à taux "courte durée", selon les circonstances.
Rapport sinistres-primes : Quotient des prestations versées par un assureur par les primes
qu'il reçoit pour une catégorie de risques donnée.
Surprime : Majoration de la prime, pendant la durée de la police, en raison d’une modification
qui augmente les risques de responsabilité de l’assureur.
Réassurance Transfert d’une partie du risque d’assurance par une compagnie d’assurance auprès d’un
autre assureur. Par conséquent, lorsqu’une compagnie d’assurance prend en charge une
grande partie du risque particulier, elle souscrit parfois une assurance auprès d’une autre
compagnie d’assurance qui "réassure" une partie de ce risque
Réclamation Au sens strict, les réclamations constituent les droits dont les assurés peuvent se prévaloir
afin de recevoir une indemnisation de la part de leur compagnie d’assurances. Cependant, le
terme est souvent utilisé pour désigner le montant de la réclamation que les assurés font. En
pratique, il s’agit de toute notification pour une perte éventuelle dans une police
d’assurances et ce, qu’il y ait un paiement ou non à suivre.
Récupération Valeur résiduelle d'un bien ayant subi des dommages importants à la suite d'un incendie ou
d'un autre risque et dont la valeur est utilisée pour réduire la perte totale.
Renonciation Acte par lequel une personne abandonne volontairement un droit qu'elle détient; la
renonciation, en vertu d’une police, doit être exprimée clairement et par écrit.
 Renonciation à recours : L'assuré peut abandonner à l'avance, par contrat, tout recours
contre le responsable de dommages qu'il subirait. Par exemple, un propriétaire insère une
clause de renonciation à recours dans un contrat de location saisonnière. Il doit en informer
son assureur, qui insère une clause identique dans les dispositions particulières du contrat.
Répartition Processus par lequel est déterminé le montant de l’indemnité à payer pour chaque risque
d’une police lorsqu’il y a plus d’une police concernée par la perte.
Résiliation Annulation d’une police avant la fin de la période prévue d’assurance. Habituellement, si la
compagnie annule la police, l’assuré a le droit au prorata de restitution de la prime pour la
portion inutilisée de la police. Si l’assuré résilie la police, il a droit à un taux "courte durée" (tel
que mentionné dans la police) de restitution de la prime.
Responsabilité Responsabilité absolue : Responsabilité que l’assuré doit assumer en toute circonstance. La
responsabilité absolue se retrouve souvent dans les cas où des explosifs sont impliqués. De
plus, dans un grand nombre de lois liées à l’automobile, l’assuré ou la compagnie d’assurance
peut être tenu(e) responsable face à une tierce personne et ce, quelles que soient les fautes,
négligences ou infractions de la part de la personne assurée.
 Responsabilité civile : Obligation légale pour toute personne de réparer les dommages causés
à autrui. C’est l’assurance qui vous protège des poursuites en cas de dommage causé à autrui
ou à leur bien par négligence.
Responsabilité du fait d’autrui : Responsabilité imposée à une personne même si elle n’est
pas une partie impliquée dans l’événement précis (par exemple, le propriétaire d’un véhicule
motorisé est responsable du fait d’autrui pour les préjudices causés même s’il ne conduisait
pas la voiture au moment de l’événement).
Risque Événement incertain ou de date incertaine contre lequel on désire s'assurer. C'est, par
exemple, le risque d'incendie, de vol, ou le risque de décès, d'invalidité... C'est aussi la mise
en cause de la responsabilité de l'assuré.
 Par extension, l'objet ou la personne assurée sont désignés comme " risques " par les
assureurs.

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Sinistre Réalisation d’un événement (incendie, décès...) susceptible d’entraîner la garantie du contrat
d’assurance.
Subrogation Recours de l'assureur, contre le responsable d'un dommage. Après avoir réglé les indemnités
à son client victime d'un sinistre, l'assureur se substitue à lui pour récupérer la somme versée
auprès du responsable des dommages. L'assureur est " subrogé dans les droits de l'assuré ".
Exemple : un incendie s'est déclaré chez un locataire. L'assureur du propriétaire indemnise ce
dernier, puis réclame au locataire le remboursement de la somme versée. C'est la
subrogation.
Tacite reconduction Renouvellement automatique du contrat. Lorsque le contrat n'est pas résilié en temps voulu,
il est automatiquement renouvelé pour une durée d'un an.
Tarif Le tarif est l’unité de calcul utilisée par l’assureur pour établir la prime d'un risqué. Le tarif se base sur les résultats
techniques de la catégorie de risque (fréquence des sinistres) et il est fixé à un niveau qui permet à la compagnie
d’assurance d’accumuler les fonds suffisants de tous les risques semblables pour payer les sinistres des quelques
demandeurs dans cette catégorie qui ont subi des pertes, et en même temps pour prévoir les sommes destinées aux
dépenses relatives à la perception et au versement des fonds.
Tarification : Processus permettant à l'assureur de fixer la prime applicable à un risque donné en se basant sur certains
critères.

Tiers Deux personnes signent le contrat : l'assureur et l'assuré. Le tiers, c'est autrui, c'est-à-dire
toute personne non engagée par le contrat.
  Il peut y avoir plusieurs assurés pour un même contrat : par exemple, l'assurance de
responsabilité civile familiale couvre la responsabilité de tous les membres de la famille. Si le
souscripteur est différent de l'assuré, il n'est pas non plus considéré comme un tiers.
Reportez-vous au contrat pour savoir exactement qui est tiers et qui ne l'est pas.
Valeur à dire Estimation par un expert de la valeur du bien assuré, au jour du sinistre.
d’expert Valeur à neuf : valeur d’achat d’un bien neuf de nature, caractéristique et qualité
équivalentes au bien endommagé, au jour du sinistre.
 Valeur agréée : Valeur d'assurance déterminée par contrat.
Il est possible de faire garantir certains objets de valeur (tapis, tableaux, bijoux) pour leur
montant exact. Pour que cette valeur soit agréée, elle doit avoir été préalablement établie
par un expert et acceptée par la société d'assurances.
En cas de litige, c'est alors à l'assureur de prouver que l'objet n'avait pas cette valeur le jour
du sinistre.
Valeur au jour du sinistre : Valeur actualisée au moment de la perte. Il peut s’agir du coût de
remplacement de l’article par un modèle semblable et dans une condition semblable.
Cependant, il peut s’agir du prix de l’article additionné de toute appréciation depuis son achat
ou soustrait de toute perte de valeur depuis son achat.
Valeur de rachat : Somme payable au comptant si le souscripteur décide de résilier sa police
avant l'échéance ou avant que ne survienne le décès.
Valeur de vente : Après un accident de la circulation, les sociétés d'assurances versent une
indemnité qui ne dépasse généralement pas la valeur vénale de la voiture. C'est le prix de
vente au jour du sinistre, estimé par l'expert.
Valeur marchande : Valeur des biens (actions, obligations, débentures, immeubles, etc.)
fondée sur l’évaluation du marché actuel.
Véhicule tout véhicule terrestre à moteur, toute remorque, semi-remorque ou caravane construite en
vue d’être attelée à un véhicule terrestre à moteur et destinée au transport de personnes ou
de choses.
 Véhicule de série : il s’agit du véhicule tel qu’il est prévu au catalogue du constructeur ou de
l’importateur à l’exception des appareils radio et assimilés.
Vétusté : Conséquence de l'ancienneté, de l'usure ou du mauvais entretien d'un bâtiment ou
d'un objet. La vétusté d'un véhicule est appréciée par un expert. L'indemnité est alors réduite
en fonction du taux de vétusté déterminé par cet expert. Les garanties " valeur à neuf " ou "
pertes indirectes " permettent de compenser cet effet.

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