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CETE Méditerranée

système de recueil d’information trafic via les


réseaux téléphoniques cellulaires

opportunité et faisabilité

novembre 2006

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à-vis de la complétude, de l’exactitude ou de l’utilité des informations présentées.
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La référence faite à un nom de marque, de produit, de procédé, de service, ou d’entreprise ne
signifie pas qu’il soit soutenu ou recommandé par les auteurs de ce document.
recueil info trafic GSM

NOTICE ANALYTIQUE
Organisme commanditaire :
CERTU
Titre : système de recueil d’information trafic via les réseaux téléphoniques cellulaires

Sous-titre : opportunité et faisabilité Langue : Français


Organismes auteurs Rédacteurs ou coordonnateurs date
CETE Méditerranée Patrick Gendre, Gilles Ostyn 25/10/06
Résumé :
Depuis la fin des années 90, plusieurs technologies de recueil alternatives aux boucles de comptage ont été
développées. La localisation des téléphones mobiles a été étudiée par les principaux opérateurs. Il semble
que désormais les difficultés (techniques ou non) soient en passe d’être résolues, comme le montrent
plusieurs expérimentations en vraie grandeur (Pays-Bas, États-Unis, Écosse, Allemagne, Finlande...).
Ce rapport présente les principes techniques, l’offre industrielle existante, et les projets ou expérimentations
en cours en 2006, puis analyse le point de vue des acteurs (opérateurs GSM, bureaux d’études et exploitants
routiers, notamment Conseils Généraux).
L’étude vise simplement à informer des opportunités offertes par les technologies de gestion des réseaux
cellulaires (notamment GSM) pour améliorer la connaissance sur les déplacements et produire de
l’information routière, et solliciter l’avis des acteurs français concernés, opérateurs télécoms, spécialistes du
trafic routier, et gestionnaires routiers.
Notre tour d’horizon des développements et réalisations montre qu’encore une fois il n’y a pas de solution
miracle, et les avis restent partagés quant à l’opportunité de déployer cette technologie de recueil. Cela dit,
plusieurs évaluations convaincantes nous laissent penser qu’elle mériterait un investissement plus important,
en gardant à l’esprit selon nous les points-clés suivants :
- les opérateurs télécoms et fournisseurs de solutions techniques sont bien sûr incontournables dans le
dispositif, mais pour les quelques projets qui ont abouti ou doivent aboutir à des résultats opérationnels, le
principal moteur est toujours l’exploitant de la route, gestionnaire local de voirie, qui peut sous-traiter la
production de données - éventuellement via diverses formes de partenariat – aux opérateurs, fournisseurs,
bureaux d’études, et autres acteurs de la route ;
- les données produites n’ont pas forcément la précision d’autres types de recueil de données de trafic, mais
ont une précision suffisante pour de nombreuses applications autour du temps de parcours : détection
d’incidents, analyses en temps différé, information aux usagers...
- cette technique de recueil n’est pas encore un produit « sur étagère » et la mise au point d’un système
produisant de manière opérationnelle des données de trafic depuis le réseau de téléphonie cellulaire passe
encore nécessairement par des investissements en matière de logiciels et de toutes façons par une phase
de qualification des données spécifique au réseau routier à couvrir.
En France, les prochaines étapes pourraient être de :
1) réaliser des expérimentations de taille significative sur le terrain, avec une évaluation « scientifiques », et
prenant en compte les obstacles non techniques (contractuels, CNIL, etc.). En France, de tels projets pilotes
devraient démarrer en 2007, notamment le projet SINERGIT soutenu par l’ANR. Au moins 5 projets
comparables en Europe et 3 Outre-Atlantique ont été identifiés à l’occasion de cette étude, qui peuvent
permettre de capitaliser les connaissances ;
2) sur la base de résultats consolidés (et positifs !), le cas échéant solliciter à nouveau les partenaires
industriels et les gestionnaires de voirie, notamment les conseils généraux, sur l’opportunité de déployer.

Mots clés : Diffusion :


GSM, téléphonie cellulaire, recueil de données Version électronique
de trafic, véhicules flottants, information routière,
temps de parcours
Nombre de pages : Confidentialité : Bibliographie :
16 pages Non Oui

2 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

Sommaire

I. INTRODUCTION......................................................................................................................................4

A. CONTEXTE................................................................................................................................................4
B. OBJECTIFS DE L’ÉTUDE...............................................................................................................................5
C. DÉMARCHE ET CONTENU DU RAPPORT............................................................................................................5

II. ÉTAT DES LIEUX...................................................................................................................................5

A. PRINCIPES DE LA SOLUTION..........................................................................................................................5
B. L’OFFRE EXISTANTE ...................................................................................................................................8
1. APPLIED GENERICS.......................................................................................................................................8
2. ESTIMOTION................................................................................................................................................8
3. CELLINT.....................................................................................................................................................9
4. AIRSAGE....................................................................................................................................................9
C. LES ÉTUDES ET PROJETS..............................................................................................................................9

III. POINT DE VUE DES ACTEURS........................................................................................................11

A. OPÉRATEURS DE TÉLÉPHONIE......................................................................................................................11
1. SFR.......................................................................................................................................................11
2. ORANGE / FRANCE TÉLÉCOM.......................................................................................................................11
3. BOUYGUES TÉLÉCOM..................................................................................................................................12
B. INGÉNIERIE DE TRAFIC..............................................................................................................................12
C. GESTIONNAIRES DE TRAFIC........................................................................................................................12

IV. PERSPECTIVES...................................................................................................................................13

A. DERNIÈRE MISE À JOUR (OCTOBRE 2006)....................................................................................................13


B. CONCLUSIONS ET SUITES À DONNER.............................................................................................................14

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 3


recueil info trafic GSM

I.INTRODUCTION

A. Contexte
L’augmentation de la congestion automobile et l’amélioration du niveau de
service notamment sur le réseau autoroutier rendent les usagers plus
exigeants en matière d’information ; ils souhaitent de plus en plus pouvoir
connaître en temps réel l’état du trafic, mais aussi avant un déplacement avoir
une idée de la variabilité d’un temps de parcours selon l’heure de la journée,
et attendent une meilleure réactivité des exploitants routiers en cas
d’incidents.
L’information trafic en temps réel est « traditionnellement » recueillie par
les gestionnaires au moyen de boucles et caméras, qui sont un moyen efficace
mais coûteux, bien adapté à des infrastructures lourdes, en particulier les
voiries autoroutières, ou en milieu urbain où un réseau technique est de
toutes façons nécessaire pour la gestion des carrefours à feux.
L’augmentation du trafic la plus difficile à traiter est sans doute en milieu
péri-urbain (grande couronne parisienne ou périphérie des grandes
agglomérations, par exemple Alpes-Maritimes et Bouches-du-Rhône en région
PACA). En outre, les lois de décentralisation vont sans doute amener les
Conseils Généraux à se doter de moyens d’exploitation du trafic renforcés afin
d’améliorer la qualité de service sur le réseau départemental.
Depuis la fin des années 90, plusieurs technologies de recueil alternatives
aux boucles de comptage ont été développées et expérimentées. La
localisation des téléphones mobiles, utile par ailleurs pour localiser les appels
d’urgence, a été étudiée par les principaux opérateurs. Il semble que
désormais les difficultés (techniques, ou de confidentialité, par exemple)
soient en passe d’être correctement résolues, comme le montre plusieurs
expérimentations en vraie grandeur ou systèmes opérationnels (Pays-Bas,
États-Unis, Allemagne, Écosse, Belgique, Finlande...) . Le CERTU et le CETE
1

Méditerranée ont déjà collecté une base bibliographique sur ce sujet.


Un tel système de recueil d’info trafic par un réseau mobile GSM (ou à
terme, UMTS) permettrait de recueillir l’information en temps sur l’ensemble
du réseau géré pour un coût « raisonnable » et d’améliorer :
- la surveillance et donc l’exploitation du réseau
- l’information aux usagers
- la connaissance des déplacements (évaluation de la congestion et des
origines-destinations) dans un objectif d’autorité organisatrice des
déplacements
Ce système serait notamment complémentaire des systèmes de
localisation des usagers de téléphones portables ou de véhicules, par GPS
exemple, qui correspondent à une demande ponctuelle et individuelle d’un
utilisateur et non pas à une récupération globale et anonyme d’un ensemble
de sources de données au niveau de chaque opérateur.

1 voir notamment les sites www.airsage.com aux USA et www.appliedgenerics.com au R-U

4 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

B. Objectifs de l’étude
Ce type de système qui semble commencer à être mis en œuvre avec
succès dans plusieurs pays peut-il être mis à profit en France ? Notre travail
consiste à essayer de répondre pour cela à plusieurs questions :
- les systèmes de recueil d’info trafic référencés à l’étranger sont-ils
vraiment opérationnels ?
- comment et pourquoi fonctionnent-ils ?
- de tels systèmes sont-ils prévus à court terme en France ou sinon
pourquoi ?
- quelles sont les suites à donner ?

C. Démarche et contenu du rapport


Pour répondre à ces questions, ce document a été rédigé de matière
itérative, soumis pour avis à de nombreux interlocuteurs, et suit une
démarche par étapes :
- état des lieux (principes techniques, offre industrielle, expérimentations
et projets en cours) ;
- points de vue des acteurs (opérateurs de téléphonie mobile, bureaux
d’études en ingénierie du trafic et sociétés de service, gestionnaires routiers
en particulier les collectivités dont les Conseils Généraux) ;
- conclusions et proposant des actions concrètes envisageables.

II. ÉTAT DES LIEUX

A. Principes de la solution
Le fonctionnement d’un réseau de téléphonie cellulaire implique à chaque
instant que chaque cellule sache quels terminaux actifs (téléphones allumés)
se situent dans sa zone de couverture et de savoir gérer les déplacements des
terminaux d’une cellule à l’autre (« handover »). Cela implique qu’une
quantité importante de données de signalisation transite par le réseau et ses
systèmes de gestion (des centaines de millions par jour dans un réseau
national). Le principe des solutions étudiées ici est de s’appuyer sur ces
données pour extraire des informations sur le trafic routier, sans ajouter de
nouveaux équipements ni au niveau du réseau (par exemple pour mesurer
des paramètres complémentaires) ni au niveau des terminaux (comme c’est le
cas en particulier de l’Assisted-GPS, qui permet de fournir des services géo-
localisés – Location-Based Services - aux usagers en s’appuyant sur des
localisations assez précises).
En pratique, il s’agit d’installer des « sondes » au niveau de chaque centre
de contrôle des stations GSM (BSC, qui gèrent plusieurs antennes ou BTS ) et 2

2 l’objectif de cette étude n’est pas de décrire le fonctionnement d’un réseau GSM ou
d’autres réseaux de téléphonie cellulaire ; le lecteur est invité à se référer pour cela aux
nombreux ouvrages existants, ou à des sites internet tels que l’excellent
http://www.iec.org/online/tutorials/gsm/. Certaines informations techniques peuvent être très
simplifiées ici, l’important pour nous étant de s’assurer que les principes techniques exposés
sont valides du point de vue de notre objectif d’info trafic. Les données recueillies sont

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recueil info trafic GSM

de centraliser les données recueillies sur un serveur (ou plusieurs) qui en


extraient de l’information. L’information de base que l’on peut facilement
extraire est la cellule (CellID), ce qui n’est guère précis. Toute la valeur
ajoutée des solutions de localisation GSM que nous étudions ici (dites
« Enhanced CellID » ) est d’améliorer la précision sur la base d’autres
3

paramètres mesurés sur le réseau radio GSM, par des techniques statistiques,
puis de « projeter » correctement ces informations sur les réseaux routiers
(notamment en filtrant les données ne correspondant pas à des terminaux
embarqués dans des véhicules en déplacement : piétons, véhicules arrêtés,
etc.) pour fournir des valeurs représentatives du trafic en temps réel (vitesses,
temps de parcours). Une des difficultés est que les équipements GSM ne sont
pas entièrement normalisés , et sont également gérés différemment d’un
4

opérateur à l’autre ou d’un secteur géographique à l’autre, et qu’il n’est pas


donc pas possible d’installer un système complètement « plug-and-play » ; ne
serait-ce que côté télécoms, un travail important d’adaptation et de
paramétrage est nécessaire. De même, un travail considérable de définition
du réseau routier support, de qualification des données de trafic, et des
algorithmes et heuristiques de calcul des infos trafic reste à produire pour
chaque site. Néanmoins, demeure l’avantage qu’aucun équipement
particulier n’est nécessaire sur le terrain, et qu’on peut supposer que si ce
type de systèmes se généralise, on saura à terme le déployer de plus en plus
facilement.
S’il est vrai que l’enregistrement individuel d’une position de téléphone
mobile est typiquement moins précis qu’un enregistrement GPS
correspondant, ce défaut est compensé par le grand nombre de téléphones
mobiles sur la route, la connaissance du réseau routier sous-jacent et
l’application de techniques statistiques. Les 2 grandes méthodes actuelles de
recueil de données de trafic présentent en effet leurs défauts et la solution
« recueil GSM» doit pouvoir trouver sa place:
- systèmes de suivi de véhicule « flottant », typiquement à base de
GSM/GPS : dans ce cas, on ne peut obtenir de l’information trafic qu’après
accord de chaque abonné, ou chaque gestionnaire de flottes (dont les
déplacements ne sont pas forcément représentatifs du trafic) ;
- capteurs fixes (boucles magnétiques ou autres, caméras vidéo, badges
télépéage) : leur coût empêche de les déployer sur la totalité du réseau.
Voici donc, en première approche, un argumentaire en faveur de ces
solutions de « recueil trafic via GSM » :
Avantages attendus :
- facile à déployer rapidement (pas d’équipement du réseau ou des
terminaux)
- couverture étendue
- d’autres applications possibles soit pour les gestionnaires routiers
(origines - destinations , détection d’incidents , localisation d’appels
5 6

apparemment celles échangées au niveau des interfaces normalisées A et Abis.


3 pour un état de l’art des techniques de localisation, cf par exemple le projet européen
ISHTAR
4 notamment au niveau de l’interface Abis entre BSC et BTS – mais ce devrait être le cas
avec l’UMTS

6 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

d’urgence ) et pour les autorités de transport (enquêtes déplacements) soit


7

pour les opérateurs télécoms (services personnalisés)


- des résultats expérimentaux probants et des coûts réduits (point
déterminant qui reste à préciser !)
- devrait pouvoir évoluer vers la 3G
Inconvénients :
- pour le gestionnaire routier, nécessite de passer un accord avec au moins
un opérateur GSM et/ou un prestataire : l’information n’est pas a priori sa
propriété ; en tout cas, ce type de système ne peut être déployé que chez un
opérateur GSM, alors qu’il n’entre pas forcément dans les priorités marketing
télécom, même si son intérêt pour la gestion du trafic était avéré (et son
financement garanti par un ou plusieurs gestionnaires de voirie) ; la
valorisation des informations trafic est un autre métier.
- le gestionnaire routier doit interfacer ce nouveau système de recueil avec
son système d’exploitation, voire éventuellement faire de la fusion de données
issues de plusieurs sources de recueil, mais cet inconvénient existe pour tout
nouveau système alternatif au recueil classique (par boucles).
- pour l’opérateur GSM, ces solutions ou des produits similaires sont
également intéressants pour développer des services géo-localisés ou 8

améliorer les outils techniques de gestion du réseau cellulaire, mais doivent


s’inscrire dans une stratégie plus large concernant tous ces services.
- aucune entreprise française ne maîtrise encore ces solutions à notre
connaissance, il y aurait donc besoin de R&D non négligeable pour que ce soit
le cas. Les deux sociétés européennes proposant ces solutions sont détenues
par des fournisseurs privés d’info trafic (TomTom, ITIS), ce qui ne faciliterait
pas forcément les partenariats avec les gestionnaires routiers ou autorités de
transport intéressées potentiellement par le recueil GSM.
- la qualité et quantité des données disponibles dépendent de l’opérateur
GSM et de la zone géographique à couvrir.
- la géographie du réseau GSM et des cellules ne correspond pas
exactement à la géographie du réseau routier .
- même si ce problème semble avoir été résolu assez facilement dans les
pays étrangers dans la mesure où les systèmes déployés n’utilisent pas
l’identité des abonnés, nécessité d’obtenir une autorisation de la CNIL.

5 autant les performances temps réel du recueil via GSM restent à valider, autant il est clair
que des méthodes similaires ou utilisant des données de facturation, présentent déjà un
intérêt en temps différé, y compris avec une précision médiocre, par exemple au niveau de la
cellule.
6sans besoin de précision important, le nombre d’appels émis/reçus par cellules peut par
exemple permettre une détection d’incidents intéressante pour un gestionnaire routier.
7 les solutions étudiées qui produisent l’information trafic n’utilisent pas l’identité des
usagers et garantissent leur anonymat ; en revanche, les mêmes principes peuvent être
utilisés dans des applications qui utiliseront l’identité des abonnés pour fournir des services
personnalisés : localisation d’appels d’urgence, et tous les services géo-localisés : recherche
de points d’intérêt, guidage, etc.
8 Location-Based Services (LBS) en anglais

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 7


recueil info trafic GSM

B. L’offre existante

1. Applied Generics
La société Applied Generics est basée en Écosse ; elle vient d’être rachetée
début 2006 par la société néerlandaise Tom-Tom, opérateur d’information
trafic. Aux Pays-Bas, Tom-Tom a plutôt des accords commerciaux avec KPN
qu’avec Vodafone, avec lequel Applied Generics semble surtout avoir déployé
ses solutions pour l’instant.
Leur offre s’appuie sur 3 produits à destination des opérateurs GSM :
- Vista24, qui fournit des indicateurs de qualité de service sur le réseau
GSM ;
- Nero24, qui fournit une localisation individuelle des abonnés qui permet
de construire des LBS ;
- Rodin24, qui nous concerne particulièrement, dont l’objet est de fournir
une information trafic temps réel sur le réseau routier.
Par rapport à leur concurrence sur des solutions similaires qui se
limiteraient à la cellule, Applied Generics revendique une meilleure précision
de la localisation (typiquement 300 mètres).
Le système a été testé au Royaume-Uni et est en cours de test en ce
moment en Ecosse (les premiers résultats de comparaison avec d’autres
mesures de trafic temps réel ont été publiés en 2006). Il a été mis en œuvre
aux Pays-Bas dès 2003 dans la province du Nord-Brabant, en partenariat avec
la SSII néerlandaise LogicaCMG (qui a récemment fusionné avec Unilog en
France) ; une évaluation indépendante a été conduite par le bureau d’études
Goudappel Coffeng. Ce projet a apparemment été une réussite, puisqu’il a été
décidé de le déployer et de l’étendre et qu’il s’est concrétisé par un site web 9

grand public qui donne une carte temps réel du trafic de la province, mise à
jour toutes les 3 minutes (nous n’avons toutefois pas d’éléments précis sur la
qualité des informations et sur le succès du site).

2. Estimotion
Estimotion est une société américaine dont la filiale R&D se situe en Israël ;
Estimotion aurait travaillé en partenariat avec Orange lors de sa création vers
2000. Estimotion a développé un site de démonstration opérationnel, en
utilisant les données des téléphones mobiles dans la région de Tel Aviv, et a
calibré les résultats par rapport aux données de simulation de trafic et les
données des boucles. Le site web n’est pas alimenté apparemment depuis
plusieurs années, car la société a été rachetée fin 2003 par ITIS, fournisseur
d’information trafic temps réel au Royaume-Uni (et concurrent de TomTom), et
rebaptisée ITIS Traffic Services. Une expérimentation avec Proximus (filiale de
Vodafone) autour d’Anvers a été lancée fin 2004, avec le gouvernement
flamand. ITIS a signé en 2004 en partenariat avec l’opérateur O2/UK
concernant la technologie Estimotion, qui sera déployée en Ecosse sous
contrat du gouvernement écossais. Estimotion a par ailleurs été retenu fin
2005 par le ministère de transports du Missouri en partenariat avec NET , pour 10

un montant de 6 M$ (il ne s’agit apparemment pas d’une expérimentation).


Une expérimentation est également en cours à Baltimore.

9 http://actueleverkeersinformatie.brabant.nl/ (tapez le chiffre au-dessus du login)


10 www.nateng.com

8 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

3. Cellint
Cellint est également une société israélienne dont les activités se situent
surtout aux États-Unis (autour de New York et du New Jersey). Sa solution
TrafficSense est présentée sur leur site internet. Leur référence la plus récente
est le DoT de l’état de Géorgie (août 2006).

4. Airsage
Airsage est une société américaine dont l’offre semble être très
comparable à celle du produit Rodin24 d’Applied Generics. Les applications
déployées l’ont été pour le compte de ministère des transports (DoT) d’états
comme le Colorado, la Géorgie ou la Virginie, en partenariat avec l’opérateur
Sprint.

C. Les études et projets


De nombreux travaux techniques visant à améliorer les capacités de
localisation des usagers des réseaux de téléphonie ont été réalisés ces
dernières années, impulsés aux États-Unis sous l’effet de l’obligation faite aux
opérateurs en 2000 par l’autorité de régulation de fournir la localisation des
appels d’urgence (911). Il ne sera PAS ici question de tous ces travaux
techniques, mais uniquement des expérimentations en vraie grandeur visant à
fournir de l’information trafic à partir des réseaux avec des solutions purement
logicielles (sans besoin de mettre à niveau les terminaux ou réseaux GSM). Un
recensement exhaustif a été réalisé en novembre 2005 par une université
américaine , et sera complété fin 2006 par un rapport final comprenant une
11

évaluation des projets en cours en Virginie et dans le Missouri. Notons par


ailleurs que les travaux sur les appels d’urgence continuent, aux États-Unis 12

comme en Europe . 13

En Europe, l’expérimentation aux Pays-Bas en 2003 a fait l’objet d’une


évaluation indépendante qui conclut à la bonne qualité de l’info trafic
produite ; des articles en anglais ont été publiés, ainsi qu’un rapport
d’évaluation (en néerlandais, téléchargeable sur www.brabant.nl), qui donne
également des éléments financiers (environ 3 M€ pour l’ensemble du projet
sur 4 ans).
En France, L’expérimentation STRIP de SFR a également fait l’objet d’un
rapport d’étude en 2001 dans le cadre du projet ACTIF, où peu de détails sont
donnés, et surtout d’un rapport d’évaluation détaillé dans le cadre du projet
euro-régional SERTI.
Le projet SINERGIT financé par l’ANR associe des partenaires comme ASF,
SODIT, FTRD, Inrets autour du site de Toulouse et devrait démarrer en 2007.
Une expérimentation a également eu lieu en Finlande en 2002 avec
l’administration nationale des routes. Les expérimentations au Royaume-Uni,
en Belgique ou en Allemagne n’ont pas encore à notre connaissance fait
l’objet d’évaluations complètes publiées :
- en Ecosse, où le gouvernement écossais compare sur un site pilote (A1 à
l’Est d’Edinbourg) divers modes de fourniture d’info trafic et temps de

11 dans le cadre du National Cooperative Highway Research Program, projet 70-01.


12 http://www.911dispatch.com/911/wireless911.html et
http://www.its.dot.gov/ng911/ng911_pubs.htm
13 http://europa.eu.int/information_society/activities/esafety/forum/ecall/index_en.htm

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 9


recueil info trafic GSM

parcours (envisageant le cas échéant de les fusionner) : boucles, lecture de


plaques, véhicule flottant, et par GSM (avec Applied Generics). Les premiers
résultats ont été présentés à la conférence ITS London en octobre 2006 et
deux technologies paraissent émerger : lecture de plaques et GSM ; un 2ème
site pilote va être à Aberdeen, avant de prendre une décision de déployer.
- en Flandres, différentes méthodes de recueil de données (boucles, vidéo,
radar, lecture de plaques et donc GSM avec ITIS/Estimotion et l’opérateur
Proximus) ont été comparées dans la région d’Anvers entre août 2005 et
novembre 2005. Les premières évaluations de la technologie GSM d’ITIS sont
encourageantes, les ordres de grandeur et les tendances sont corrects mais la
précision des informations demande encore à être améliorée ;
- en Allemagne, où le projet TrafficOnLine (2 M€) sur Munich de la filiale
Vodafone allemande, financé par le ministère allemand de la recherche
(BMBF), avec Vodafone et d’autres partenaires dont VAG et l’université de
Braunschweig, comportera des tests sur Braunschweig, Munich et un pilote à
Berlin pour l’été 2006 dont les résultats seront communiqués notamment au
congrès ITS à Londres à l’automne, mais les premiers résultats de Traffic
Online seront publiés dès le printemps.
Les déploiements aux États-Unis sont intéressants à la fois parce qu’ils
concernent parfois un acteur européen (ITIS) et parce qu’en général ils sont
bien documentés. C’est le cas du ministère des transports (DoT) du Missouri,
qui donne aussi des éléments de coûts : 3 millions de dollars pour 5500 miles
(10000 km) de routes (soit 3 départements « moyens »), annoncés comme
très inférieurs à ceux des boucles de mesure de trafic, à la fois en
investissement et en maintenance (ce qui est bien sûr une question
décisive !).
Un test en vraie grandeur a également effectué en Floride autour de
Tampa, qui donne des résultats chiffrés assez intéressants, qui indiquent
notamment que la couverture cellulaire et le trafic sont suffisants pour pouvoir
mettre à jour les vitesses et temps de parcours toutes les 5 minutes sur la
plupart des segments du réseau routier (sur une zone de 1000 km2 environ) ;
les vitesses semblent pouvoir estimées à 15 km/h près environ, ce qui peut
suffire pour de l’info usagers et de la détection de bouchons.
Un test a également été conduit début 2006 à Baltimore (Maryland) dont
les résultats sont plutôt encourageants et incitent à la poursuite du projet.
L’état du Wisconsin est également intéressé par la technologie de recueil
par cellulaire, des premières consultations ont été lancées dans ce sens par
l’université de Madison.
Dans l’Est des États-Unis, la « coalition I95 » qui gère le corridor interurbain
autour de cette autoroute de la Floride au Maine, a lancé un appel à
candidatures pour une réflexion globale en 2007 sur le recueil de données
trafic par véhicules ; le recueil par cellulaires figurera certainement parmi les
technologies étudiées.
Le ministère des transports de Virginie a testé un système de recueil par
cellulaire avec la société Airsage dans la région de Chesapeake Bay
(« Hampton Roads ») et en l’occurrence les résultats publiés en décembre
2005 semblent clairement négatifs, et sont sans doute un coup dur pour
Airsage, ce qui incite donc à attendre plusieurs autres résultats expérimentaux
avant de se faire une idée claire de la technologie. Les résultats présentés
indiquent que AirSage n’a pas pu produire de temps de parcours ou vitesse

10 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

moyenne fiable sur des segments de voies urbaines ou voies rapides en


congestion (les 2/3 des vitesses produites par Airsage en congestion ont une
erreur de plus de 30 km/h !).
Un état de l’art australien fin 2004 assez nuancé considérait les résultats
prometteurs mais suggérait qu’il y avait encore un travail de R&D important,
notamment pour s’assurer de la représentativité des mesures servant à
calculer le trafic, que ces solutions ne seraient pas adaptées au milieu urbain,
et devraient être fusionnées avec des informations issues d’autres capteurs.
Le rapport notait aussi que même si les solutions étudiées garantissaient en
principe l’anonymat des abonnés, puisque l’identité des mobiles n’est pas
utilisée au niveau de l’application qui génère l’information trafic, le sujet était
suffisamment sensible pour que les opérateurs s’assurent qu’il n’y a pas
besoin de l’accord des abonnés pour faire fonctionner la solution (sinon son
intérêt s’en verrait très réduit).
En France, nous avons également identifié :
- une étude sur l’utilisation des données GSM pour l’extraction de données
de mobilités en temps différé, à l’Université de Belfort Montbéliard, au
laboratoire Systèmes Et Transports, conduite par M. Caminada ; un sujet de
thèse a été proposé, ainsi qu’un projet avec France Télécom R&D dans le
cadre du pôle « véhicule du futur ». L’UTBM étudie également les applications
du positionnement de mobiles dans des réseaux type WLAN (Wifi, etc.), qui
permettraient un suivi « sans couture » par exemple de services de secours
entre l’extérieur et l’intérieur des bâtiments.
- dans le cadre du même pôle de compétitivité, un projet intitulé Traccom
devrait être monté avec la société d’autoroute SAPRR et plusieurs collectivités
locales, qui visera notamment à comparer plusieurs modes de recueil de
temps de parcours (boucles, télépéage, et peut-être GSM...).

III. POINT DE VUE DES ACTEURS

A. opérateurs de téléphonie

1. SFR
SFR a expérimenté la production d’info trafic à partir du GSM en 2000 dans
le cadre de l’expérimentation STRIP, en partenariat avec ASF.
La direction R&D de SFR suit de près les développements en cours chez
Vodafone et ses filiales (Proximus en Belgique, projet R&D TrafficOnLine sur
Munich avec la filiale allemande de Vodafone), et envisage de monter un
projet pilote en France, le sujet est clairement une opportunité à développer,
par exemple dans le cadre des pôles de compétitivité français.

2. Orange / France Télécom


Le service Marketing « Télématique et Déplacement » d’Orange a
connaissance de ces technologies depuis quelques années, et pense qu’elles
sont désormais suffisamment mûres pour envisager des développements en
France, par exemple sous la forme d’un projet pilote avec d’autres
partenaires, et sans doute avec le concours de France Télécom R&D. Au-delà
des seuls services d’information trafic aux usagers et de guidage qui
pourraient bien sûr bénéficier des technologies, il semble intéressant
d’envisager leur utilisation par les gestionnaires de trafic et les autorités de

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 11


recueil info trafic GSM

transport. Quoiqu’il en soit, les fournisseurs de services d’info trafic et les


opérateurs de téléphonie mobile ont besoin de travailler ensemble.
France Télécom R&D (centre de Belfort) travaille également sur les outils
d'analyse du trafic des réseaux mobiles et est en discussion avec l'université
de Belfort-Montbéliard sur le montage dans le cadre du pôle « véhicule du
futur » d'un projet collaboratif consacré à l'utilisation des données produites
par le réseau cellulaire afin de fournir en temps différé des informations sur
les déplacements. Les applications en temps réel les intéressent également ;
l’UTBM avait également déposé en 2005 en partenariat avec FTRD une
proposition de projet à la DRIRE Franche-Comté, qui n’a pas été financé.

3. Bouygues Télécom
Pas d’activité en cours sur ce sujet à notre connaissance.

B. Ingénierie de trafic
Une fois ces premiers contacts établis avec les opérateurs télécom, et dans
la mesure où ces derniers, incontournables dans le dispositif, semblent
intéressés, il semble essentiel de recueillir l’avis des spécialistes du métier.
Même si une solution existante est testée en France à partir de produits
existants commercialisés par des sociétés étrangères plutôt que redéveloppée
par des sociétés françaises, il nous semble très important que l’application
puisse être validée et le cas échéant appropriée par la « communauté » de
l’ingénierie trafic nationale.
La diffusion d’une version initiale de ce rapport auprès d’une dizaine
d’interlocuteurs identifiés dans les sociétés de service (Webraska, Traffic First,
Vinci Energies, Carte Blanche, Mediamobile, Autoroutes Trafic, et ITS
France ...), bureaux d’études (Phoenix, Polytech, Sodit, Cete...) et centres de
14

recherche (Inrets, Inria) a permis de confirmer l’intérêt de nombre d’entre eux,


et d’identifier un projet d’expérimentations de suivi de véhicules flottants par
différentes technologies (dont GSM) coordonné par Sodit soumis à l’appel à
propositions « Transports Intelligents » du Predit en avril 2006 . 15

C. Gestionnaires de trafic
Les contacts avec les opérateurs GSM et les spécialistes du trafic routier
ayant permis de valider la faisabilité de principe et l’intérêt potentiel des
solutions étudiées, le client final de cette information trafic nous semble être :
- dans un 1er temps les gestionnaires de trafic, et
- dans un 2ème temps les fournisseurs d’information trafic (bien que le
rachat d’Applied Generics par TomTom, et d’Estimotion par ITIS puisse
indiquer que l’ordre pourrait être inversé).
Seul un déploiement local en partenariat avec une collectivité motivée,
d’abord dans le cadre d’une expérimentation pilote, peut à notre avis ensuite
permettre d’espérer un réel décollage de ces solutions en France. Il faut
néanmoins bien distinguer des projets pilotes, et l’éventualité d’un
déploiement, le cas échéant national (qui dépasse en effet la décision des
seuls gestionnaires routiers locaux et pose d’autres problèmes institutionnels
notamment ; d'ailleurs à l'étranger, les expérimentations sont locales ou en
14 ou d’autres, comme Deveryware, Loxane/wayfleet, Via-Michelin, Illico-net...
15 Ce projet baptisé SINERGIT a été retenu en juillet 2006 par l’ANR.

12 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

tout cas ne dépendent que d’un seul maître d’ouvrage, même si on peut
considérer que la Flandre, l'Ecosse, ou le Missouri sont aussi des états).
Parmi les gestionnaires routiers : (conseils généraux, ministère de
l’équipement, sociétés concessionnaires, villes et communautés urbaines), il
nous semble que d’un côté les autoroutes sont déjà relativement bien
équipées en recueil temps réel, et que d’un autre côté l’utilisation du recueil
par GSM en milieu urbain pose encore beaucoup de difficultés techniques, et
que donc « naturellement », ce sont les Départements qui semblent être le
niveau territorial le plus approprié pour l’expérimentation et le déploiement de
ces technologies.
En pratique, le rapport dans une version intermédiaire a été diffusé à
plusieurs gestionnaires routiers, services techniques du ministère de
l’équipement, sociétés d’autoroute, et Conseils Généraux, en particulier via
l’ADSTD , et a permis de recueillir quelques réactions par exemple dans les
16

départements de l’Eure, de l’Eure-et-Loir, du Rhône, des Côtes d’Armor, de


l’Aisne ou des Alpes-Maritimes, sans néanmoins aller jusqu’à des expressions
d’intérêt fermes pour se lancer dans une expérimentations. Il est vrai que la
période 2005-2007 est d’abord une période de transition pour mettre en place
l’exploitation des réseaux départementaux suite au transfert des personnels
des DDE.

IV. PERSPECTIVES

A. Dernière mise à jour (octobre 2006)


Ce rapport a été rédigé essentiellement au premier trimestre 2006, puis
mis à jour progressivement au cours de l’année en fonction des retours reçus
suite à diffusion de la version provisoire du document, et d’information glanée
au fil de l’eau. Avant de publier cette version « définitive », nous avons pris en
compte les présentations faites lors du Congrès Mondial sur les transports
intelligents tenu à Londres en octobre 2006. Voici les principales informations
complémentaires :
- le sujet reste assez actif avec 7 présentations recensées ;
malheureusement notre analyse se base sur les articles publiés, sans doute
rédigés plusieurs mois auparavant, car nous n’avons pas pu assister aux
conférences. Deux articles concernent en fait une simulation du système de
recueil par GSM, et ne sont donc pas directement utiles à note niveau. Deux
articles concernent le projet allemand Trafficonline, mais se révèlent assez
décevants, avec encore peu de résultats opérationnels et une méthode de
localisation à la cellule qui semble un peu trop rudimentaire.
- trois sites avec des résultats tangibles (et positifs) émergent pour
l’instant :
- l’Écosse où le recueil par GSM fait partie des technologies utilisées pour
calculer l’information temps de parcours (diffusée par PMV, web et le cas 17

échéant radio ou WAP),


- le Missouri et Kansas City (un article par la société américano-
israélienne Cellint donne des recommandations utiles pour qualifier le
recueil et les résultats obtenus à Kansas City), et surtout
16 Association des Directeurs de Services Techniques Départementaux
17 http://www.trafficscotland.org/

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 13


recueil info trafic GSM

- la province du Nord-Brabant qui a mis en place un contrat avec la


société LogicaCMG consistant à acquérir les données temps réel. Ce
projet, mis en place dans le cadre d’une stratégie d’amélioration du
niveau de service, a été étendu fin 2004 après 18 mois
d’expérimentation et est utilisé dans plusieurs applications : site
internet, affichage temps de parcours sur PMV, analyses en temps
différé, indicateurs de niveaux de service, temps de parcours
bus/autocar, modélisation du trafic, gestion d’incidents. Les mesures sur
voirie urbaine et routes secondaires ont été améliorées au cours de
2005. La précision des temps de parcours (de l’ordre de 20%) est jugée
acceptable et le projet tout à fait « rentable », si l’on en juge par le
rapport d’évaluation et divers articles qu’ils ont publiés.
Par ailleurs, le projet SINERGIT, qui prévoit une comparaison de divers
modes de recueil d’information trafic temps réel dont par réseau cellulaire
GSM, retenu par l’Agence Nationale de la Recherche cet été, ne démarrera pas
sans doute pas avant début 2007, mais pourrait bien être la source principale
de nouveautés sur ce sujet en France dans les prochains mois.

B. Conclusions et suites à donner


Le présent rapport visait simplement à informer des opportunités offertes
par les technologies de gestion des réseaux cellulaires (notamment GSM) pour
améliorer la connaissance sur les déplacements et produire de l’information
routière, et solliciter l’avis des acteurs français concernés, opérateurs
télécoms, spécialistes du trafic routier, et gestionnaires routiers.
Notre tour d’horizon des développements et réalisations montre qu’encore
une fois il n’y a pas de solution miracle, et les avis restent partagés quant à
l’opportunité de déployer cette technologie de recueil. Cela dit, plusieurs
évaluations convaincantes nous laissent penser qu’elle mériterait un
investissement plus important, en gardant à l’esprit selon nous les points-clés
suivants :
- les opérateurs télécoms et fournisseurs de solutions techniques sont bien
sûr incontournables dans le dispositif, mais pour les quelques projets qui ont
abouti ou doivent aboutir à des résultats opérationnels, le principal moteur est
toujours l’exploitant de la route, qui sous-traite la production de données -
éventuellement via diverses formes de partenariat – aux opérateurs,
fournisseurs, bureaux d’études, et autres acteurs de la route.
- les données produites n’ont pas forcément la précision d’autres types de
recueil de données de trafic, mais ont une précision suffisante pour de
nombreuses applications autour du temps de parcours : détection d’incidents,
analyses en temps différé, information aux usagers...
- cette technique de recueil n’est pas encore un produit « sur étagère » et
la mise au point d’un système produisant de manière opérationnelle des
données de trafic depuis le réseau de téléphonie cellulaire passe encore
nécessairement par des investissements en matière de logiciels et de toutes
façons par une phase de qualification des données spécifique au réseau
routier à couvrir.
En France, les prochaines étapes pourraient être de :
1) réaliser des expérimentations de taille significative sur le terrain, avec
une évaluation « scientifiques », et prenant en compte les obstacles non
techniques (contractuels, CNIL, etc.). En France, de tels projets pilotes

14 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

devraient démarrer en 2007, notamment le projet SINERGIT soutenu par


l’ANR. Au moins 5 projets comparables en Europe et 3 Outre-Atlantique ont été
identifiés à l’occasion de cette étude, qui peuvent permettre de capitaliser les
connaissances ;
2) sur la base de résultats consolidés (et positifs !), le cas échéant solliciter
à nouveau les partenaires industriels et les gestionnaires de voirie,
notamment les conseils généraux, sur l’opportunité de déployer.

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 15


recueil info trafic GSM

ANNEXES

Personnes contactées
Orange (Marketing Télématique) : Gérard Gerval, Michel Fond
FTRD : Bertrand Morin, Philippe Rozès
Université Belfort Montbéliard, Équipe Informatique, Laboratoire Systèmes
et Transports : Alexandre Caminada
SFR (Direction R&D) : Philippe Mellé et Ghislain Du Chéné
Bouygues Télécom : Elisabeth Robert, Arnaud Michard
Allcomm, Yves Alexandre, et Inria, Georges Gallais, pour le pôle de
compétitivité « véhicule du futur »
Transport Scotland : Ian Anderson
Province du Nord-Brabant : P. de Wolff
Université de Braunschweig (projet Traffic Online) : Holger Löhner
Ministère des transports Flamand : Jochen Bessemans
SODIT : Laurent Bréheret
INRETS : Christine Buisson, Nour-Eddin El Faouzi, Jean-Luc Ygnace, Pierre-
Olivier Flavigny, Gérard Scemama, Simon Cohen, Mehdi Danech-Pajouh
INRIA : Georges Gallais
Traffic First : Christophe Communay
Carte Blanche Conseil: Gildas Baudez
GIE Autoroutes Trafic : Paul Maarek
CETE de l’Ouest : Thierry Pairault
CETE du Sud-Ouest : Patrick Olivero
CETE Nord-Picardie : Christophe Louvard
CETMEF : Guillaume Pensier
Conseils Généraux (contactés via Alain Tastet, CG65, ADSTD) : Patrick
Berger CG28, Philippe Ropers CG22...
Phoenix : Benoît Charignon
ISIS : Bernard Baradel
Deveryware : Daniel Auclair
Mediamobile : Gilles Barbier
Webraska : Jean-François Gaillet
AFOM : Frédéric Géraud
Applied Generics : Callum Mc Cready

Glossaire
A-GPS: assisted GPS
ADSTD : Association des Directeurs de Services Techniques

16 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

Départementaux
BSC: Base Station Controller
BTS: Base Transmitter Station
GPRS: General Packet Radio Service
GSM: Global System for Mobile communications
LBS: Location-Based Services
PMV : Panneau à Message Variable
UMTS: Universal Mobile Telecommunications System(ou 3G)

Bibliographie

EXPÉRIMENTATIONS ET PILOTES

Belfort-Montbéliard : Analyse des mobilités à partir des données issues


des opérateurs mobiles et gestionnaires de réseaux, projet inscrit au pôle de
compétitivité « Véhicule du Futur » Alsace – Franche-Comté,
http://www.vehiculedufutur.com/projet.php?
action=fiche&idTheme=2&idFiche=17, décembre 2005.
France (A7) : Travel Time/Speed Estimates on the French Rhone Corridor
Network Using Cellular Phones as Probes, Final report, SERTI V programme,
STRIP (System for TRaffic Information and Positioning) project, INRETS Jean-
Luc Ygnace et al., December 2001, Lyon, France
France (projet SINERGIT financé par l’ ANR en 2006): voir le site de
l’Agence Nationale de la Recherche : http://www.agence-nationale-
recherche.fr/documents/aap/2006/selection/predit-stic.pdf
Expérimentation d’estimation de temps de parcours par suivi de GSM dans
les véhicules en déplacement sur le parcours Lyon-Valence, Etude de cas
ACTIF, Expérimentation STRIP, Version Publique, Référence du document :
AFM/AFM/01C08221, Version : V.1, MEGA International, SFR, Août 2001.
Proposition de thèse UTBM / Laboratoire SET, Alexandre Caminada,
“ Analyse de données évolutives par caractérisation spatio-temporelle et
modélisation stochastique de la mobilité - Application à la planification de
l'aménagement du territoire et des infrastructures de transport ”,
http://set.utbm.fr/info/enseignement/these.php, septembre 2005.
Allemagne (Berlin, Braunschweig) : Dr. Michaël JUNGE,
“TrafficOnline”, Volkswagen AG, Group Research Mobility, 7 p.,
michaël.junge@volkswagen.de, présentation au congrès européen ITS à
Budapest, Juin 2005.
http://www.vm2010.de/web/projekte/trafficonline/projektdetails.html
Kai-Uwe Thiessenhusen et.al., “Traffic data from cell phones : a
comparison with loops and floating car data”, article présenté au Congrès
Mondial ITS à Londres, Octobre 2006, 5 pages.
Marcus Höpfner, Karsetn Lemmer, Ingmar Ehrenpfordt, “Validation
of a GSM-based traffic monitoring system”, article présenté au Congrès
Mondial ITS à Londres, Octobre 2006, 6 pages.

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 17


recueil info trafic GSM

Allemagne (Munich): Michaël ALGER, Frank QUARTIER, Nicolas


GERASIMON, “Road Traffic Information from GSM Signalling Data – Results
and Applications”, présentation au congrès ITS Europe 2005 à Budapest,
Vodafone Pilotentwicklung,Chiemgaustrasse 116, D-81549 München,
Michaël.alger@v-pe.de, frank.quartier@v-pe.de, nicolas.gerasimon@v-pe.de
BELGIQUE (Anvers) :“Projet pilote à Anvers pour la collecte de données
relatives au trafic routier/Innovative Traffic Data Collection Technology to be
piloted in Antwerp”,2 sept. 2004, 2 pages, Proximus : JEAN-LUC VAN KERCKHOVEN ,
FRÉDÉRIQUE VERBIEST, press@proximus.net, Gouvernement Flamand : JOCHEN
BESSEMANS, Jochen.bessemans@lin.vlaanderen.be, ITIS Holdings plc : GARY
GATES, info@itisholdings.com, Telematics Cluster : Jan Cools & Philip
Taillieu, info@telematicscluster.be
http://www.agoria.be/ICT-TIC-Flash/nl/87/87-10%20com%20FCD
%5B1%5D.doc
Canada (simulation) : Hiroyuki Takada, Bruce Hellinga, Liming Fu,
“Link travel time estimation based on mobile phone location tracking”, article
présenté au Congrès Mondial ITS à Londres, Octobre 2006, 8 pages.
Écosse: Ian Anderson, Scottish Executive, “Development of a unified
journey time and event monitoring system for Scotland”, article présenté au
Congrès Mondial ITS à San Francisco, Novembre 2005, 8 pages.
Duncan Elder, Ian Anderson, “Traffic Scotland internet services”, article
présenté au Congrès Mondial ITS à Londres, Octobre 2006, 7 pages.
Espagne (simulation) : Johan P. Wideberg et.al., “Deriving data from
a cellular network”, article présenté au Congrès Mondial ITS à Londres,
Octobre 2006, 8 pages.
Pays-Bas: www.mts-live.com : Mobile Traffic Services, Un site mis en
place par la SSII Logica CMG avec Vodafone (et Applied Generics), qui décrit
notamment l’expérimentation aux Pays-Bas (Nord-Brabant) en 2003 (note de 7
pages sur l’évaluation du projet téléchargeable).
Evaluatie en opschaling van het DVM-project “Brabantse Wegen Beter
Zichtbaar”, DVM-pilot Floating Car Data, ing. P. de Wolff, Provincie Noord-
Brabant, 25 maart 2005 (téléchargeable sur www.brabant.nl)
Un site web a été mis en place suite à ce projet:
http://actueleverkeersinformatie.brabant.nl/ (tapez le chiffre au-dessus du
login)
Peter de Wolff, Bart Swaans, Frank Schappherder, “Using floating car
data on the basis of GSM – beyond the technical concept”, article présenté au
Congrès Mondial ITS à Londres, Octobre 2006, 8 pages.
Finlande: Juuso KUMMALA, Matkapuhelimia hyödyntävä matka-
aikapalvelu, “Travel time service utilising mobile phones”, Helsinki, 2002.
Finnish Road Administration. Finnra Reports 55/2002. 67 p.+ app. 13 p., ISSN
1459-1553, ISBN 951-726-960-9, TIEH 3200787-v.
USA (Missouri) : MISSION ECONOMIQUE, AMBASSADE DE FRANCE AUX ETATS-UNIS,
“Le ministère des transports du Missouri mettra en place un système
d’évaluation du trafic et de la congestion via le téléphone cellulaire des
usagers”, in Revue Transports Etats-Unis N° 138 , 16 déc.2005, site de la
Mission économique de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, sao-
etatsunis@missioneco.org , Ministère des transports du Missouri,

18 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


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www.modot.state.mo.us , National Engineering Technology, www.nateng.com.


Présentation du système au congrès TRB Janvier 2006 :
http://www.modot.org/newsandinfo/documents/TRBCellPhoneTechnology-
Rahn-jan.06.ppt
USA (Kansas City, + Israël) : Ofer Avni, “Testing cellular based tarffic
data collection technologies – performance required for road management and
traveler information”, article présenté au Congrès Mondial ITS à Londres,
Octobre 2006, 8 pages.
USA (recensement des derniers tests à travers le monde) NCHRP
Project 70-01, Private-Sector Provision of Congestion Data, Probe-based Traffic
Monitoring, State-of-the-Practice Report, November 21, 2005, University of
Virginia Center for Transportation Studies, Virginia Transportation Research
Council, 39 pages. http://www4.trb.org/trb/crp.nsf/All+Projects/NCHRP+70-01
USA (corridor I95): Request for Information, MULTI-STATE VEHICLE-
PROBE BASED TRAFFIC MONITORING, ISSUE DATE: OCTOBER 2, 2006,
RESPONSE DATE: NOVEMBER 10, 2006:
http://www.i95coalition.org/PDF/Meetings/TI/RFI%20Vehicle%20Probe
%20100206%20final.pdf
USA (Virginie): Michaël D. FONTAINE, Brian L. SMITH, and Associate
Professor of Civil Engineering, “Improving the effectiveness of traffic
monitoring based on wireless location technology”, Virginia Transportation
Research Council (VTRC) In cooperation with the U.S. Department of
Transportation - Federal Highway Administration, December 2004, 94 p.
USA (Virginie): “New” Data Sources: Cell Phones for Traffic Monitoring,
NATMEC Conference June 5, 2006, Presented by Stephany Hanshaw, Smart
Traffic Center Facility Manager, Virginia Department of Transportation
USA (Baltimore): Traveler Information Derived from Cell Phones Begins to
flow from Innovative Public-Private Partnership in Baltimore, 30 April 2005,
http://www.nateng.com/news/baltimore_MMTIS.html et une présentation à la
Conférence NATMEC, 5 juin 2006, www.natmec.org
USA (Géorgie): Evaluation of Cellular Phone Technology to Extend
Georgia's NaviGAtor Traffic Information and Management System, étude en
cours pour le GDoT, 2006, http://rip.trb.org/browse/dproject.asp?n=11408
USA (Tampa, Floride): Randall Cayford, Youngbin Yim, A field operation
test using anonymous cell phone tracking for generating traffic information,
TRB 2006 Annual Meeting, 16 pages.
USA (Wisconsin): Traffic Operations and Safety (TOPS) Laboratory at the
University of Wisconsin-Madison, Request for Information - Cellular Technology
Enabled for Traffic Management, July 5, 2006,
http://www.topslab.wisc.edu/attachments/mobile_phone_rfi_070506.pdf.

ÉTATS DE L’ART

J. WHITE, J. QUICK, P. PHILIPPOU, “The use of mobile phone location


data for traffic information”, TRL Limited and Department for Transport, UK,
2003, 5 p.
Working Paper ITS-WP-04-25, CAITR 2004, Mobile Phones as Traffic Probes,
Geoff Rose, 8-10/12/04, ISSN 1440-3501, Institute of Transport Studies, the

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 19


recueil info trafic GSM

Australian Key Centre in Transport Management and the University of Sidney


and Monash University, 12 pages.

OFFRES INDUSTRIELLES

Applied Generics
“VISTA 24, Location enhanced real-time network performance
visualisation”, APPLIED GENERICS LTD, PENTLANDS SCIENCE PARK, BUSH LOAN, PENICUIK,
MIDLOTHIAN, EH26 OPZ, UK : www.appliedgenerics.com
“RODIN 24, High quality, comprehensive, real-time road traffic
information”,APPLIED GENERICS LTD, PENTLANDS SCIENCE PARK, BUSH LOAN, PENICUIK,
MIDLOTHIAN, EH26 OPZ, UK : www.appliedgenerics.com
“NERO 24, Fast, accurate and scalable bulk location of mobile phone
subscribers”, APPLIED GENERICS LTD, PENTLANDS SCIENCE PARK, BUSH LOAN, PENICUIK,
MIDLOTHIAN, EH26 OPZ, UK : www.appliedgenerics.com
Applied Generics adresse également sur demande des rapports techniques
plus détaillés, intéressants et classés « confidentiel ».
Filiale de Tom-Tom http://www.tomtom.com/index.php?Language=2
Airsage
“Using cellular technology to provide intelligent traffic roadmap” ,
“Breakthrough technology to ease traffic congestion, save lives and cut costs”,
APRIL 2005, “Real-time, Nationwide, Traffic Information to public and
Commercial ITS Market”, AIRSAGE INC., 441 LANGLEY OAKS DRIVE, ATLANTA, GEORGIA 30067,
documents téléchargeables sur le site de www.airsage.com
Cellint
“CELLINT, TrafficSense, Revolutionary Traffic Data Collection”, CELLINT USA,
5440 ROUND MEADOW RD, HIDDEN HILLS, CA 91302, www.cellint.com, info@cellint.com
Estimotion / ITIS
http://www.itisholdings.com/technology.asp (www.estimotion.com est
ouvert mais plus mis à jour). Voir aussi la rubrique Press Releases / Estimotion
exemple de service de localisation de personne par CellID, en France :
www.ootay.fr

GÉNÉRALITÉS
Mastère ENPC / MSIAG, module « recueil de données routière », Floating
Car Data, Simon Cohen, INRETS, Mars 2005, 36 Pages.
Mastère ENPC / MSIAG, module « recueil de données routière », Capteurs
et marqueurs utilisés en transports routiers, Alexis Bacelar, chargé
d’études au groupe « Gestion du trafic et télématique » au CERTU,
Mars 2005, transparents du cours.
“La CNIL donne un coup de frein à la géolocalisation des automobilistes »,
Article ZDNet, Estelle Dumout, 3/1/06,
www.zdnet.fr/actualites/imprimer/0,50000200,39300319,00.htm
Dossier CNIL sur la géolocalisation http://www.cnil.fr

20 Novembre 2006 CERTU / CETE Med.


recueil info trafic GSM

Tutoriel GSM (en anglais) : http://www.iec.org/online/tutorials/gsm/


Les apports des nouvelles technologies pour le recueil des données de
trafic, Mathias Borsu, ENTPE, Travail de Fin d’Études pour le CERTU, juin
2004, 50 pages.
Location Based Services: State of the art analysis and selection of specific
research topics, project ISHTAR, IST-2004-015929-SSA, Deliverable 4.1,
Teletel SA, TeleAtlas, Alcatel Space, Telekom Austria, Navteq, Athens
Technology Centre, February 2006.
Commission Européenne, DG Société de l’Information, Network and
Communication Technologies, Unit D1 - Communication Technologies,
Workshop - Location-based Technologies, Services and Applications,
http://www.cordis.lu/ist/ct/pubar/wshop/wshop_040308.htm, Brussels, 8 March
2004
Conférence Américaine sur le recueil de données de trafic :
www.natmec.org (la dernière a eu lieu en juin 2006 à Minneapolis).

CERTU / CETE Med. Novembre 2006 21

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