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Les rappels hydrauliques

Chapitre 4
I- L’écoulement dans les conduites en charge
Le calcul des écoulements en charge consiste à appliquer les lois de l’hydraulique aux diverses
parties des systèmes d’écoulement pour trouver la répartition des débits et des pressions.
Un système d’écoulement est constitué de plusieurs éléments ou tronçons liés entre eux par des
nœuds. Un nœud est donc une jonction de 2 ou plusieurs éléments.

Loi des nœuds


L’équation de continuité dit qu’à chaque nœud, la somme des débits entrant est égale à la somme
des débits sortant (il n’y a pas d’accumulation de masse aux nœuds et le fluide est incompressible).

Loi des tronçons Cette loi se fait à partir du principe de la conservation de l’énergie, à l’aide du
théorème de Bernoulli qui relie la différence de charge aux 2 extrémités (nœuds i et j) du tronçon au
débit Qij qui le traverse.
L’équation de Bernuoilli permet de déterminer la perte de charge (mCE) :

La représentation graphique de la charge en fonction du débit dans la conduite détermine deux lignes :

La ligne de charge :

La ligne piézométrique :
z = Côte géométrique ou altitude par rapport au niveau de référence
P=Pression en N/m² (10-5 bar). P = g.Y
: Perte de charge entre les deux points selon les formules classiques

: Élément représentatif de l’énergie cinétique en A ou B (varie entre 0,0l et 0,l mCE)


V = Vitesse moyenne de l’écoulement en m/s (ordre de 0,5 à 1,5 m/s)
= Masse spécifique du liquide ( 1000 kg/m3)
g = Accélération de la pesanteur (g = 9.81 m/s2)

La charge moyenne d’une section s’écrit :


est de l’ordre de 10 à 100 mètres de colonne d’eau (mCE) ;

II- Le débit et la vitesse


Le débit est le volume d’eau écoulé par unité de temps. Il est noté Q et exprimé en m3/s, l/s ou m3/h.
La vitesse V est calculée comme étant le débit par unité de section et exprimé en m/s ou m/h.

Une condition de vitesse minimale destinée à éviter les dépôts des matières en suspension est souvent
indiquée (0,30 à 0,50 m/s).

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Pour dimensionner les canalisations d’un réseau à créer on est amené à prendre en compte
les vitesses usuelles ou débits usuels. En AEP, les débits usuels correspondent à une vitesse de 1 m/s,
Q = D²/4

III- La pression
Les conduites doivent rester en pression pour maintenir l’étanchéité des joints (en particulier éviter
les infiltrations en AEP) et pour éviter l’ovalisation.
Des appareils spéciaux (soupapes, ventouses) doivent être installés pour supprimer ou réduire
les dépressions dans les circonstances où il n’est pas possible d’assurer le maintien en pression de la
conduite (coup de bélier, rupture de conduite à l’aval, etc.).
La pression ne doit pas aussi être excessive pour éviter des fuites importantes dans les joints et
les fissures.
La pression en un point est donnée par la relation : P = pg.Y et 1 bar=l05 Pa

IV- Les pertes de charge


La charge hydraulique en un point du fluide incompressible comporte les trois termes
de l’équation:

L’énergie des forces de pression par unité de poids


L’énergie potentielle de position par unité de poids
L’énergie cinétique par unité de poids

On distingue deux aspects des pertes de charge :

1- Les pertes par frottement ou pertes linéaires sont dues aux frottements de l’eau contre les parois
des conduites et les turbulences provoquées par ces effets. Ces pertes ont lieu sur toute la longueur de
la conduite.

Elles dépendent en toute rigueur donc :


- Caractéristiques de l’eau
v débit d’écoulement à section pleine
v régime d’écoulement
v température de l’eau
v fluidité ou viscosité de l’eau

- Caractéristiques de la conduite
v diamètre intérieur Din, (section d’écoulement)
v rugosité des parois intérieures k (mm)
v longueur L
Il existe plusieurs formules qui rendent compte de la perte de charge et qui se sont précisées avec la prise
en compte progressive des paramètres ci-dessus énumérés :

Formule de Manning-Strickler

Q : débit (m3/s)
KS : Coefficient dépendant de la rugosité interne donnée par des tables en fonction de la nature
du tuyau
D : Diamètre intérieur de la conduite en (m)

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L : Longueur de la conduite en (m)
H : Perte de charge en (m)

Formule de Williams-Hazen

K’: Coefficient de William- Hazen

Formule de Calmon Lechapt

a, n et m : coefficients de pertes de charge données par des tables :

K a x 10-3 n m

2 1,863 2 5,33
1 1,601 1,975 5,25
0,5 1,400 1,96 5,19
0,25 1,160 1,93 5,11
0,10 1,100 1,89 5,01
0,05 1,049 1,86 4,93
0,025 1,010 1,84 4,88
0,00 · 0,916 1,78 4,78
0,00 ·· 0,971 1,81 4,81
·· 0,25  D  1 · 0,05  D  0,2

En pratique, on prendra les valeurs suivantes :


Pour les conduites anciennes : k=2 mm ; a=1,863 x 10-3 ; n=2 et m=5,33 Pour
les conduites courantes (fonte ou acier à revêtement au mortier de ciment et
conduite en béton) : k=0,5 ; a=1,400 x 10-3 ; n=l,96 et m=5,19

Pour les conduites en PVC et plastique : k=0 a=0,916 x10-3; n=l,78 et m=4,78
pour les diamètres inférieurs à 200 mm a=0,916 x10-3; n=1,81 et m=4,81
pour les diamètres supérieurs à 200 mm

Formule de Darcy-Weisbach

λ: vitesse d’écoulement (m/s)


D : diamètre de la conduite (m)
L : longueur de la conduite (m)

Pour les conduites circulaires en écoulement en charge, le diamètre hydraulique DH est égal au
diamètre géométrique D et le débit Q est lié à la vitesse moyenne par

Formule de Colebrook

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Pour un écoulement laminaire (Re<2000) en conduite circulaire, λ est inversement proportionnel à Re.

Il est appelé écoulement de Poiseuille mais ne se rencontre pas souvent en hydraulique pratique
courante (hydroélectricité, hydraulique urbaine, hydraulique agricole ou hydraulique industrielle). C’est
possible de le rencontrer en écoulement de certains fluides visqueux (circuit des engins à commande
hydraulique).
La formule des pertes de charge de William-Hazen surestime les pertes de charges linéaires
comparativement aux autres formules. Cette surestimation prend en compte les pertes de charges
singulières.

Études de la rugosité
La rugosité absolue des conduites en service peut être estimée en mesurant la différence de charge
entre deux extrémités. La détermination de la rugosité nécessite une bonne connaissance du diamètre de
la canalisation:
Tableau: coefficient de rugosité des matériaux courants. (D < 250 mm).

Manning Colebrook et Hazen


Strickler Calmon-Lechapt Williams
Matériaux Ks K(mm) K’
Chlorure de Polyvinyle (PVC) et plastique 120 0 150
Amiante ciment 115 0,025 145
(n’est plus utilisé car (cancérigène)
Fonte et acier avec revêtement de ciment 90 0,5 110
Fonte et acier non revêtus (neuf) 80 1 100
Fonte et acier non revêtus (ancien) 75 2 90

Tableau: Valeurs des coefficients de Calmon Lechapt en fonction de la rugosité k

K (mm) a x 103 n m
2 1,863 2 5,33
1 1,601 1,975 5,25
0,5 1,400 1,96 5,19
0,25 1,160 1,93 5,11
0,1 1,100 1,89 5,01
0,05 1,049 1,86 4,93
0,025 1,01 1,84 4,88
0 (50mm<D<200mm) 0,916 1,78 4,78
0 (250mm<D<lm) 0,971 1,81 4,81

Tableau: Correspondance des différentes formules avec celle de Calmon-Lechapt

Formule a n m
Manning-     2 16/3
Strickler    
Hazen-Williams   1,852 4,87
   
Darcy-Weisbach 2 5

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2- Pertes de charge singulières Les pertes de charge singulières sont dues aux modifications brusques
de l’écoulement dans les pièces.
Elles se produisent quand il y a perturbation de l’écoulement normal : Changement
de section : élargissement et rétrécissement
Changement de direction : Coudes et Té
Instruments de mesures : Compteur, Venturi et Diaphragme
Appareil de contrôle suivi : Vannes et clapet

Dans les pertes de charge singulières, figurent aussi les pertes de pression dues à la vitesse (charge
dynamique) à la sortie de l’écoulement du réseau dans un grand espace (atmosphère).

Les pertes de charge singulières sont fonction du débit, du diamètre de la conduite et de la nature de la
singularité :

∆Hs (m)
Q= débit (m3/s)
S= section de la conduite (m²)
Ki= Coefficient dépendant de la singularité [-]
Dans les projets courants d’alimentation en eau potable et d’irrigation, les pertes de charges
singulières sont évaluées forfaitairement à 5% des pertes de charge linéaires pour les conduites
d’adduction équipées de peu de singularité, et 10% pour les conduites de distribution pour tenir
compte des singularités sur une longue conduite.

Par contre dans certains cas, conduite d’aspiration d’une pompe par exemple, il faut systématiquement
évaluer les pertes de charge singulières car elles peuvent contribuer de façon substantielle au calcul de
la pression à l’entrée de la pompe.

3- Longueur équivalente
On assimile la longueur de la conduite à la longueur de sa projection horizontale.
On peut remplacer par la pensée une singularité par une longueur ‘équivalente Le de la conduite sur
laquelle elle est branchée, c’est à dire une longueur qui donnera la même perte de charge quel que soit
le débit.

Si l’écoulement est turbulent rugueux, λ ne dépend que de la rugosité relative de la conduite et Le ne dépendra
que de la conduite et de la singularité K

Sauf cas particuliers où les pentes du terrain naturel sont très fortes, on assimile la longueur de
la conduite à la longueur de sa projection horizontale.

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Applications des formules de perte de charge
Les pertes de charge singulières dans les conduites de liquides à section circulaire est donnée par
la formule :

h : perte de charge en mètres de liquide,


V : vitesse moyenne du liquide dans la section considérée, en m/s g : accélération de
la pesanteur en m/s² k : coefficient sans dimension dépendant de la nature du point
singulier dont il s’agit.

V- Etude de la conduite

V.1- La conduite équivalente


Pour faciliter les calculs, on peut remplacer fictivement un système de conduites par une
conduite équivalente c’est-à-dire une conduite qui entraîne la même perte de charge et véhicule le même
débit que le système considéré. Suivant les problèmes, on peut être amené à rechercher cette équivalence
en longueur ou diamètre si l’autre est fixé.

i- Conduite en série (Calmon-Lechapt)


Pour les N conduites en série (voir figure), la perte de charge du système est égale à la
somme des pertes de charge de chaque conduite i et son débit est le même que le débit identique
Q qui passe dans chaque conduite i.
On déduit de l’égalité des pertes de charge du système et de la conduite équivalente, après
simplification du terme aQn, les relations qui expriment respectivement la longueur équivalente et le diamètre
équivalent si l’autre est fixé.
Q
L1 L2 Ln
Q Li
D1 D2 Dn
Di

Le =

Si m égale à 5, on obtient la règle de Dupuit pour les longueurs équivalentes.

Exemple : Trois conduites en fonte montées en série

Données : Débit Q = 15 l/s


Longueurs : L1 = 30 m ; L2 = 80 m ; L3= 70 m
Diamètres : D1 = 150 mm ; D2 = 100 mm ; D3 = 80 mm

Quel est le diamètre de la conduite équivalente en fonte dont le tracé, légèrement différent engendre une
longueur L de 200 m.

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Résolution : Selon Calmon Lechapt

D’où D = 0,092 m
On retiendra pour la conduite le diamètre standard immédiatement supérieur, soit D = 100
mm.

ii- Conduite en parallèle


Pour les N conduites en parallèle (voir figure), le débit du système Q est la somme des débits
Qi de chaque conduite i et sa perte de charge est la même que la perte de charge identique de chaque
conduite i. On déduit de l’égalité des débits du système et de la conduite équivalente tirés des formules
de perte de charge.


Q Q

Si les conduites sont de même nature

Q= Q1+Q2+Q3 + ………+Qn

d’où

a = ai et

Dans le cas particulier de 2 conduites identiques en tout genre et dans le cas où L’ est
aussi égal à la longueur de ces 2 conduites le diamètre équivalent est fonction du diamètre des
2 conduites.

et si n=2 et m=5, on obtient D’=1,32 D.

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V.2- Le renforcement d’une conduite existante
Une conduite de longueur L et de diamètre Do a été mise en place pour transporter un
débit Qo avec une perte de charge H. On veut augmenter ce débit de la quantité b* Qo en
mettant une conduite de renforcement en parallèle de diamètre D et de longueur L car elle suit
le même tracé que la conduite existante.
Le diamètre D qui permettra d’avoir le nouveau débit Q=( l+b)*Qo avec la même perte
de charge est donnée par la relation :

En supprimant l’ancienne conduite, il faudrait une conduite de remplacement dont le diamètre


serait donné par la relation :

VI- Les électropompes


La pompe motorisée est constituée de trois parties distinctes :
• la partie moteur, qui fournit la puissance nécessaire au pompage ;
• la transmission, qui transmet cette puissance à la partie hydraulique ;
• la partie hydraulique, qui transmet cette puissance à l'eau pour la déplacer
(l'aspirer et/ou la refouler).
Les pompes les plus utilisées sont présentées dans le tableau 1 ci-dessous :

Type de pompes Utilisation usuelle Technologie


Pompe à motricité Equipement et forage de puits Aspirante installée en surface :
humaine • à piston
Refoulante avec partie hydraulique immergée
• à piston
• à baudruche hydraulique
• à vis
Pompe immergée électrique Equipement de forage et puits pour Refoulante
débit > 2 m3 / h Essais de pompage centrifuge multi-étagée
Pompe d'épuisement Epuisement de fouilles (mise en eau de Refoulante ou aspirante-refoulante
puits) Pompage sur eau de surface • centrifuge
• pneumatique à membrane
Motopompe de surface Pompage sur eau de surface Aspirante-refoulante (hauteur d'aspiration
Pompage de réservoir vers réseau ou limitée à 7 m)
autre réservoir centrifuge

Chaque type de pompe à un principe de fonctionnement qui lui est propre :

Partie moteur Transmission Partie hydraulique


Pompe à motricité • main pompe volumétrique (piston
humaine • pied tringlerie) ; immergé ou émergé, baudruche)

Moto pompe de Moteur thermique (diésel, pompe centrifuge


surface essence ou électrique)

Pompe immergée Moteur électrique pompe centrifuge à roue


électrique immergé multiétagée
Pompe Compresseur pompe volumétrique à
d'épuisement membrane
pneumatique
Les pompes motorisées sont subdivisées en deux grands types: les turbopompes et les
pompes volumétriques.

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i- Les pompes volumétriques
Les pompes volumétriques conviennent pour des faibles débits d'eau à des pressions
élevées. Dans le domaine de l'eau potable, seules les pompes volumétriques couramment
utilisées sont des pompes à motricité humaine. Ces pompes peuvent être à mouvement alternatif,
rotatif ou à déplacement en chaîne.
Dans les pompes à mouvement alternatif ou pompes aspirantes, l’eau est mue par la
poussée directe d’un piston ou plongeur ou d’une cuvette se déplaçant dans un cylindre fermé.
Le mouvement alternatif consiste à la montée et descente du piston. Quand le piston monte, il
entraine l’eau du cylindre vers une conduite de refoulement. L’abaissement du piston fait passer
au-dessus du plongeur, à travers la soupape, l’eau qui se trouvait du côté d’aspiration. Le débit
d’une pompe à piston est égal au produit du volume d’eau déplacé dans le cylindre par le nombre
de coups de piston donnés pendant l’unité de temps. Ces pompes sont robustes, facile au
manœuvre et à l’entretien et coûtent moins cher.
Dans les pompes cinétiques, l’eau est mise en mouvement par l’application continue
d’une force mécanique quelconque. L’énergie est transmise grâce au mouvement rapide d’un
rotor ou impulseur. L’énergie cinétique est transformée en pression qui chasse l’eau dans
l’orifice de refoulement. L’eau entre par le centre du rotor et sort par la périphérie.

ii- Les turbopompes


Les turbopompes sont constituées d’une roue (rotor) munie d'aubes ou d'ailettes, animée
d'un mouvement de rotation, fournit au fluide l'énergie cinétique dont une partie est transformée
en pression, par réduction de vitesse. Les pompes cinétiques (ou rotatives) sont à mouvement
centrifuge ou à injection d’air.
Les caractéristiques d’une installation :

Hauteur Manométrique Totale (HMT) :


La puissance d'une pompe immergée est déterminée par la connaissance de la Hauteur
Manométrique Totale (HMT) ainsi que du débit que l'on souhaite obtenir au robinet.
La HMT est la pression totale que la pompe immergée ou de surface doit fournir pour
amener l'eau d'un point à un autre.
La hauteur manométrique de la pompe est égale à la hauteur géométrique totale (Hgt)
ajoutée des pertes de charges totales ( t).
Elle est la différence de pression entre les orifices d'aspiration et de refoulement. Elle
est exprimée en mètres, mCE ou en bars.

Hgéo : différence de niveau ou hauteur géométrique ;


H : perte de charge dans la conduite d’adduction
P : variation de la pression entre l’aspiration et le point de décharge mesurée en
bars La masse volumique de l’eau :

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La hauteur géométrique Totale Hgéo est la différence d’altitude entre le niveau de
refoulement vers le château ZR et le plan (côte) d’aspiration de la pompe.
Elle est constituée de la hauteur géométrique d’aspiration (différence de niveau entre
l’axe de la pompe et le plan à l’aspiration) et la hauteur géométrique de refoulement qui est la
différence de niveau entre le niveau de refoulement et l’axe de la pompe.
Les pertes de charge H sont celles des canalisations. Il y a les pertes de charge à
l’aspiration et au refoulement. Elles sont fonction de la section et de la nature de la canalisation
(pertes de charges linéaires) mais également fonction du nombre et du type de raccords (coudes,
tés, jonctions) installées le long des conduites.
La variation de la pression est la pression utile souhaitée à l'ouverture du robinet, qui
varie en moyenne environ à 2,5 bars, soit 25m de pression. Elle varie entre le plan d’eau à
l’aspiration et le point de décharge de la conduite de refoulement.

Exemple

Refoulement Château

NS

ND
Groupe électropompe
immergée

Forage

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Soit le système d’adduction ci-dessus :

Données :
NS=
21,0
0m
Rabattement r =10,00 m
ND=31,00 m
Hauteur installation pompe 34,00 m
ZR et la cote d’aspiration de la pompe Za= -34,00 m
Côte du réservoir ZR = 5,00 m ;

D’où Hgt= ZR + Za = 34 + 5 = 39,00 m

Les pertes de charges engendrées par l’adduction sont données par la formule de Manning
Strickler :

En considérant que les pertes de charges singulières représentent 10 % des pertes de charges
linéaires et les pertes de charge dans le forage dues aux équipements sont de 2,00 m, on a :

Pour la conduite de refoulement PVC nous avons les caractéristiques suivantes :


Q=9m3/h ; L=310m ; DN= 80 mm ; Ks=120 (PVC)

Par conséquent :

On prendra une pompe de débit 10 m3/h et de HMT 45,00 m

A l’aide du catalogue des pompes nous choisissons une Electropompe immergée qui a les
caractéristiques suivantes :
Marque GRUNDFOS SP 30-4
Type MS 4000
Puissance 4
KW Poids 31
kg
Tension d‘alimentation 3X400V, fréquence 50 Hz.
Débit 10 m3/h,
Hauteur manométrique totale (HMT=45m)
Rendement ηP = 70 %
Démarrage triangle étoile.

Entraînement des pompes ou Choix du Groupe électrogène


Les pompes sont entraînées par des moteurs électriques.

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i- La puissance utile d’une pompe est la puissance correspondant au travail fourni par la
pompe pour permettre à l’eau de monter au réservoir. La puissance hydraulique que
devra fournir la pompe pour déplacer la masse d’eau :

Masse d’eau déplacée


(Watt) Masse volumique de l’eau (1000 kg/m3)
g: Accélération de la pesanteur (9.81m/s²)
Q=débit de la pompe en m3/s
Hmt : hauteur manométrique de la pompe (m)
Exemple :
Pour l’exemple ci-dessus, le débit de la pompe Q = 10 m3/h = 0,003
m3/s Hmt : hauteur manométrique de la pompe = 45 m

ii- La puissance mécanique absorbée par la pompe pour fournir ce


travail est :

= rendement de la pompe
= puissance à l’arbre de la pompe

Le Rendement de la pompe ηP = 70 %

iii- La puissance électrique absorbée par le moteur de la


pompe est:

Rendement du moteur
Rendement global : =
Pour un rendement du moteur égal à 80 % on a :

iv- La Puissance absorbée par le GE (Pg)


En majorant de 10 % pour tenir compte des pertes entre le groupe électrogène et le moteur on
a:

Dans l’exemple,

v- La Puissance d’installation (Pi)

Pour cosφ =0,8

On choisira un Groupe électrogène d’une puissance 7,5 KVa pour une vitesse de rotation de
2900 tr/mn

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vi- L’énergie consommée par un groupe moto-pompe est :

W= PE x t t : temps de fonctionnement de la pompe en heures

La charge nette d’aspiration disponible, NPSHd,


La mise en mouvement de l’eau dans l’aspiration des pompes ou débit d’aspiration est
provoquée par la création d’une dépression par rapport à la pression atmosphérique. Les
possibilités d'aspiration sont définies par le NPSH (Net Positive Suction Head).
La NPSH disponible est la valeur de la pression absolue mesurée entre la surface du
plan d'eau à pomper et l'entrée de la pompe et exprime les caractéristiques de l’eau et des
dispositions géométriques de l’installation.

Pa = Pression atmosphérique = pression à l’aspiration de la pompe


= tension de vapeur
= perte de charge à l’aspiration
= Hauteur géométrique d’aspiration

Les caractéristiques de la pompe


La pression à l’intérieur de la pompe devra rester supérieure à la tension de vapeur
pour éviter le désamorcement de la pompe et le phénomène de cavitation (formation dans le
liquide de bulles de vapeur). Les caractéristiques de la pompe sont données par les constructeurs
de pompes sous la forme de conditions appelée NPSH requis (NPSHr).

NPSHd > NPSHr

Le point de fonctionnement de la pompe


Le point de fonctionnement d’une pompe est le point d’intersection pour un débit donné,
entre la HMT de la pompe et la hauteur géométrique augmenté des pertes de charge. La hauteur
manométrique de la pompe sera égale à la somme de la hauteur géométrique totale et de la perte
de charge totale dans les conduites.
Les courbes caractéristiques illustrent les conditions de fonctionnement de la pompe en
fonction du débit et de la vitesse d’entraînement:
- la hauteur
manométrique totale :
HMT = f(Q)
- la puissance
absorbée Pp (l’arbre) - le
rendement de la pompe -
Le NPSH requis.
Le choix d’une installation de pompage

Dint = Diamètre intérieur en m


3
Q = Débit en m /s

Bjp: Besoin du jour de point [m3/jour]


3
t : Temps de pompage Q : Débit de pompage [m /h]

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Le temps de pompage est choisi en fonction du coût de l’énergie et des caractéristiques de la
source

3. L’optimisation de la conduite de refoulement


Le choix optimal du diamètre d’une conduite de refoulement est
fonction du:
- coût de la conduite et son entretien qui croissent avec l’élévation du diamètre
- coût de l’énergie de pompage qui croit avec la baisse du diamètre.

Le diamètre optimal est celui qui minimise la somme de :


- l’investissement,
- le coût de l’opération et la maintenance,
- le coût de l’énergie.

4. L’équipement d’une pompe

A l’amont d’une pompe : Aspiration


Crépine : Protection de la pompe contre l’entrée de gros éléments
Clapet de pied : retenue de l’eau dans la conduite pour l’amorçage de la pompe
Convergent dissymétrique : suppression de zone morte à l’entrée de la
pompe Vanne d’arrêt : isolement de la pompe pour entretien A l’aval de la
pompe : refoulement
Manomètre : Mesure de la pression à la sortie de la pompe
Vanne de refoulement : Isolement de la pompe pour l’entretien
Purge d’air : Elimination de l’air
Compteur : Evaluation des quantités d’eau refoulées
Clapet anti-retour : Protection de la pompe
Anti-bélier: Protection de l’installation contre les régimes transitoires

La protection des pompes contre les variations de pression


Le coup de bélier est un phénomène de variation de pression provoqué par la mise en
marche ou l’arrêt d’une pompe, la fermeture ou l’ouverture brusque d’une vanne, le prélèvement
instantané d’un débit important. Les conséquences qu’engendre ce phénomène sont :
La surpression qui provoque la fatigue des conduites
La déformation par l’onde de dépression
La cavitation et la rupture des conduites
La fermeture de la vanne sur la conduite de refoulement entraîne l’annulation de la quantité de
mouvement pendant le temps de fermeture T:

Avec (m/s) (formule d’ALLIEVI)

L : longueur de la conduite
e : épaisseur de la conduite
D : diamètre intérieur de la
conduite La valeur de la
caractéristique K dépend de
la nature de la conduite

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Nature PVC Acier Fonte Béton PEHD
K 33 0.50 1 5 83

Si le temps de fermeture est inférieur au temps que met l’onde pour s’annuler au niveau du
réservoir (L/a), le coup de bélier est maximum

La variation de la pression dans ce cas est:

Vo = Vitesse de l’eau au moment de l’arrêt


(m/s) g = Accélération de la pesanteur m/s²
a = Célérité de l’onde de choc dans l’eau (m/s)
La surpression :
La dépression :

La surpression à souvent plus de conséquences que la dépression (cavitation).

Les équipements et les moyens de protection suivant ne supprime pas le coup de bélier,
mais l’atténue pour le contrôler dans une fourchette supportable par l’installation : - Le ballon
anti-bélier : stockage puis restitution d'énergie mécanique
- Les cheminées d’équilibre : stockage puis restitution d'énergie mécanique
- Les ventouses : Lutter contre les pressions inférieures à la pression atmosphérique
- Les clapets de by-pass à l’aspiration : compensent uniquement les surpressions en
admettant une décharge de la conduite de refoulement dans l’aspiration. - les soupapes de
décharge : Ecrêter les pressions trop fortes
- Les volants d’inertie : Ecrêter les dépressions à l'aval de la pompe

Cours d’AEP By Ing. KAMDEM Fabrice (672196357 / 696332010) 37

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