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INTRODUCTION GENERALE

Pendant l’exercice comptable on se contente d’enregistrer

chronologiquement et méthodiquement toutes les opérations comptables

justifiées par des documents et pièces comptables sur le registre journal en

opérant tous les contrôles nécessaires.

En fin d’exercice, ces faits comptables seront soumis à une minutieuse analyse.

En fait, pour traduire une situation fidèle à la réalité on doit dénombrer tous les

biens et les dettes de l’entreprise et effectuer des travaux et passer des

écritures de régularisation notamment :

 L’inventaire
 Les dotations aux amortissements
 Les diverses écritures des provisions
 Les écritures des diverses régularisations

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CHAPITRE 1 L’INVENTAIRE EXTRA-COMPTABLE

Le code de commerce énonce dans l’article 10, que toute personne physique
ou morale, ayant la qualité de commerçant doit faire au moins une fois par an un
inventaire des éléments de l’actif et du passif.

Les travaux de l'inventaire consistent à déterminer la situation réelle de


l'entreprise à la date du bilan.

Cet inventaire est réalisé par des commissions qui rassurent la mise en œuvre
des procédures d'un bon comptage et une importante fiabilité.

SECTION 1 : GENERALITE SUR L’INVENTAIRE

1) Définition

On peut citer deux types d’inventaire : inventaire comptable et extracomptable.


L’inventaire comptable consiste à contre passer certaines écritures comptables

nécessaires en fin d’exercice (les écritures de régularisations).

L’inventaire extracomptable a pour objet de dénombrer en quantité et en valeur

tous les biens et les dettes de l’entreprise, c’est un recensement et une

évaluation de toutes les valeurs détenues par celle-ci.

2) Organisation des travaux d’inventaire

Afin d’assurer un comptage exhaustif et un maximum de fiabilité à l'inventaire,


le président de la commission d'inventaire de chaque centre doit :

 Désigner deux équipes de contages complètement indépendantes


l'une de l'autre, un 3eme comptage sera réalisé dans le cas où les
deux premiers sont différents.
 Veiller à ce que chaque équipe soit composée , au moins de 04
personnes, un désigné comme responsable, et un doit être
habituellement charger de la gestion des stocks.

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SECTION 2 : L’INVENTAIRE DES INVESTISSEMENTS

L’article 17 de l’arrêté du ministre des finances du 03/06/1975 stipule que : 


« A la clôture de chaque exercice, les entreprises dressent un inventaire
valorisé, complet et détaillé de leurs investissements dont le fichier doit être
tenu constamment à jour ».
Ont doit procéder systématiquement à la vérification de l’existence physique
de chaque investissement.

Dès l'entrée de l'investissement, l'entreprise établit une fiche indiquant :

 la nature de l'investissement;
 le numéro du compte d'actif correspondant;
 le coût et le prix d'entrée;
 les amortissements successifs;
 la date et les conditions de la cession.

Lors de l'inventaire, il convient d'établir à partir de ces fiches, des états par
catégories de toutes les immobilisations que possède l'entreprise; et d'assurer
leurs existences. En plus, on doit déterminer les amortissements, et évaluer les
éventuelles dépréciations.

Tout le matériel que possède l'entreprise doit être inscrit dans le registre
d'inventaire, qui sera comparé avec les fiches d'investissements et ce qui est
affecté au cours de l'inventaire et selon l’article 31 du décret n° 87.135 du
02/06/1986 :

« Tous les matériels, objets et mobiliers doivent être inscrits au registre


d’inventaire à l’exception toutes fois, des objets consommables par le premier
usage, tel que le papier, les denrées, les produits de laboratoire, les
combustibles, les lubrifiants, les carburants, les objets non consommables par le
premier usage et dont la valeur d’achat unitaire ne dépasse pas cent (100)
dinars ».

ce décret distingue entre ce qui est inventoriable et ce qui ne l’est pas, comme il
est a signaler que ce registre doit être coté, paraphé et doit servir avec la fiche
d’inventaire comme document de rapprochement entre l’inventaire physique et
l’inventaire comptable.

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SECTION3 : INVENTAIRE DES STOCKS :

Le PCN définie les stocks comme étant: "l'ensembles des biens acquis ou crées
par l'entreprise et qui sont destinés à être vendus ou fournis, ou à être
consommés pour les besoins de la fabrication ou de l'exploitation.

- Cadre réglementaire :

L’arrêté du 23/06/1975 relatif aux modalités d’application du PCN


notamment dans ses articles 19,20 et 21 nous offre les règles pratiques de
l’inventaire matériel des stocks ainsi que les méthodes d’évaluation de ces
stocks :

 Article 19  : les mouvements de stocks sont suivis en inventaire


permanent. Tout fois des dérogations peuvent être accordées, pour une
durée déterminée, par le ministre des finances, après avis du conseil
supérieur de la comptabilité, aux entreprises qui ne seraient pas en
mesure de pratiquer l’inventaire permanent.

 Article 20  : Le récolement matériel des éléments de stock est


effectué au moins une fois par exercice, à la clôture de celui-ci, toute
fois, et sous réserve que tous les éléments en stock aient été recensés
au moins une fois durant l’exercice, les entreprises peuvent procéder à
des récolements successifs encours d’exercice.

 Article 21  : A la clôture de chaque exercice, les stocks sont évalués de


la manière suivante :

a- les marchandises, matières et fournitures sont évaluées aux coûts de d’achat,


comprenant le prix d’achat majoré des frais de transport et des droits de
douanes, plus généralement de tous les frais payés à des tiers pour
l’acheminement de ces produits à l’entreprise.

b- les produits semi-ouvrés, les produits et travaux en cours, les produits finis
sont évalués au coût de production, comprenant le coût d’achat des produits mis
en œuvre, majoré des charges directes et indirectes engagées pour leur
fabrication.

c- les déchets et les rebuts sont estimés à leur valeur probable de réalisation
diminuée d’une éventuelle décote représentant les frais de distribution y

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afférents. Les coûts réels d’achat et de production ne comprennent pas les
taxes qui ne restent pas à la charge de l’entreprise.

D'après l'arrête du 23 juin 1975, relatif au modalité d'application du PCN, il est


obligatoire aux entreprises d'effectuer au moins une fois par an, à la clôture de
l'exercice, un inventaire complet de leurs stocks. Ces stocks peuvent être
inventoriés selon deux méthodes :

 Inventaire permanent :
Dans cette méthode les comptes de stocks sont organisés par l'enregistrement
de chaque entrée et de chaque sortie. Ce qui permet à cet effet de connaître en
cours de l'exercice les existants chiffrés en valeur et en quantités.
Le solde des comptes de stocks dans ce système d'inventaire ne représente que
l'existant théorique.

 Inventaire intermittent  :

Les comptes de stocks dans cette méthode sont débités de la valeur des
existants réels figurants au bilan de clôture de l'exercice précédant, les entrées
en cours de l'exercice sont comptabilisées au compte d'achat concerné.
En fin d'exercice l'entreprise établie un recensement et une évaluation de ses
biens en magasin.
Les consommations sont déterminées comme suit :
Consommation = stock initial + achat de l'exercice - stock final.

Les travaux d'inventaire de fin d'exercice, consistent à assurer que les


stocks existants et appartenant à l'entreprise au 31decembre, sont
correctement inventoriés.

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CHAPITRE 2 AMORTISSEMENTS DES INVESTISSEMENTS

L’entreprise utilise pour son exploitation du matériel, des machines des


immeubles…. (Investissements) qui sont achetés ou produits par l’entreprise par
elle-même, durant plusieurs années. C’est-à-dire, quel que soit le mat »riel, un
jour celui-ci ne pourra plus fonctionner, ni utilisé, pour une raison plus simples :
son usure. Et automatiquement sa valeur sera réduite par rapport à son prix
d’origine. Cette diminution est en réalité constatée chaque année et sera
supportée par l’entreprise. Et on peut dire que l’investissement se consomme
partiellement et sur plusieurs années en fonction de la durée de vie de chaque
type d’investissement. Cette consommation est appelée «  Amortissement  »

SECTION 1 : GENERALITE SUR LES AMORTISSEMENTS

1) Définition des amortissements :

Selon le PCN, les amortissements «représentent la constatation de la


dépréciation des investissements permettant de reconstituer les fonds
investis ».

C’est la constatation du vieillissement technique du matériel. Le code de


commerce dans son article 18 stipule : « Même en l’absence ou l’insuffisance de
bénéfice, il est procédé aux amortissements et provisions nécessaires pour que
le bilan soit sincère ».

L’intérêt des amortissements :

Les dotations aux amortissements sont des charges d’exploitation supportées


par l’entreprise, elles répondent à plusieurs buts notamment :

 Permettre à l’entreprise de renouveler ses investissements et d’éviter de


payer un impôt sur un bénéfice qui n’a pas été réalisé
 Constatation de la dépréciation d’un investissement, c’est à dire la
diminution de sa valeur par le fait de l’utilisation intensive, l’obsolescence
et le temps
 Constatation de la charge d’exploitation du montant de cette dépréciation
et répartir le coût sur la durée probable de sa vie, pendant des exercices
successifs
 Permettre de dégager des ressources qui serviront à renouveler les
investissements réformés ou mis hors d’usage.

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2) Durée d’amortissements :

Les durées sont arrêtées par la loi et ce en fonction du type d’investissements.


 Immeubles 50 à 100 ans
 Equipements et matériels 10 ans
 Matériel de transport de 04 à 05 ans

SECTION 2 : METHODES DE CALCUL DES AMORTISSEMENTS

Il existe trois types d’amortissements :

 L’amortissement linéaire.

 L’amortissement dégressif

 L’amortissement progressif

1) L’amortissement linéaire :

Appelé encore constant, c’est la répartition régulière, en parts égales de la

valeur de l’investissement sur sa durée de vie économique.

Cette dépréciation est calculée sur la base d’un taux annuel constant appliqué au

coût d’achat ou de réalisation du bien amorti.

Le taux d’amortissement est donc de :

T= 100/N

N : durée d’utilisation

2)1’amortissement dégressif :

L’amortissement successif est calculé non pas sur la valeur d’origine, mais sur la

valeur résiduelle.

Le taux d’amortissement dégressif est obtenu en multipliant taux

d’amortissement linéaire par un coefficient selon la durée d’utilisation de

l’investissement, il est de :

- 1.5 pour les biens dont la durée d’utilisation est de 3 à 4 ans.

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- 2 pour les biens dont la durée d’utilisation est de 5 à 6 ans.

- 2.5 pour une durée d’utilisation supérieure à 6 ans.

Pour que l’amortissement ne dure indéfiniment, lorsque l’annuité dégressive

calculée est égale ou inférieure au quotient obtenu de la division de la valeur

nette comptable par le nombre d’année restant à courir, c’est le résultat de

cette division qu’il faut retenir pour les dernières annuités.

3) L’amortissement progressif :

L’amortissement progressif est calculé en appliquant à la base amortissable le

taux progressif correspondant à l’exercice.

Ce taux est obtenu par une fraction.

Admettant comme numérateur le nombre d’années correspondant à la durée

d’utilisation déjà courue et comme dénominateur :

(N*N+1)/2

N : nombre d’année d’amortissement

Ce type d’amortissement peut être justifié pour les investissements acquis sur

fonds d’emprunts remboursable par annuité constante

SECTION 3 : LA COMPTABILSATION DES AMORTISSEMENT

1) Aspect comptable :

L’amortissement permet de déterminer :

 la perte de l’investissement qui concerne l’exploitation, et on utilise le

compte 682 « dotation amortissements » débiteur

 la diminution de l’investissements sera porté au crédit du compte

divisionnaire appelé 29 « amortissements des investissements »

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2) Numérotation des comptes d’amortissement

Chaque compte d’investissement amortissable est accompagné d’un compte

d’amortissement correspondant. Le numéro du compte d’amortissement

commence par 29 et est suivi du numéro du compte d’investissement concerné, à

l’exception du premier chiffre.

3) La constatation de l’année

Les amortissements des immobilisations représentent pour l’entreprise :


Soit une charge d'exploitation, "compte 682";
Soit une charge exceptionnelle, "compte 699".

a) Les charges d'exploitation "Dotations aux amortissements"

Le code 682 "dotations aux amortissements" est débité à chaque inventaire de


l'annuité d'amortissement de l'exercice, par le crédit du compte
d'amortissement concerné "compte 29".

b) Les charges exceptionnelles "dotations exceptionnelles":

Ils résultent d'une dépréciation anormale des investissements qui ne sont pas
amortissables.

L'enregistrement comptable se fait par le débit du compte 699 "Dotations


exceptionnelles", en créditant le compte d'amortissement concerné.

NB :
Le compte 29 "amortissement des investissements", est subdivisé comme suit:
Compte 291 "amortissement des valeurs incorporelles;
Compte 294 "amortissements des équipements de production;
Compte 295 "amortissements des équipements sociaux.

4) Cession des investissements

Il arrive parfois, que l’entreprise cède un matériel pour différents raisons (non
rentable défauts,….etc.). Et la vente des investissements est considérée
exceptionnelle, car ils ne sont pas achetés dans le but de les vendre, mais pour
l’utilisation. De ce fait la vente intervient rarement dans des entreprises et la
comptabilisation de celle-ci doit respecter plusieurs étapes qui sont :

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 Comptabilisation de l’amortissement de l’année de cession, si
l’investissement n’est pas déjà amorti
 Transfert du total des amortissements du matériel concerné par la
cession et de détermination de la valeur nette en faisant la différance
entre la valeur d’origine et le montant total des amortissement en
utilisant, le compte 692 « valeur résiduelle des investissements cédés ».et
constations de la sortie d’investissement.
 Enregistrement du montant de la vente dans le compte 792 en
contrepartie du moyen du payement
 Si l’entreprise décide de réinvestir l’investissement cédé, on fait
intervenir un compte 1310 plus value de cession des investissements. dans
la cas ou le compte 792 est supérieur au compte 692 et ce pour éviter de
payer des impôts sur ce produit réalisé.

5) Cas d’échange d’investissements

L’entreprise, au lieu de céder puis acheter un investissement, il arrive parfois, de


trouver une autre entreprise qui accepte d’échanger avec elle un investissement
par un autre tout en arrêtant les prix pour les investissements.
Dans ce cas d’échange, comptablement, on doit suivre les étapes suivantes :
 calcul, puis comptabilisation de la dotation complémentaire de
l’investissement dans le cas ou il n’est pas amorti
 transfert de la totalité des amortissements au compte de l’investissement
 enregistrement du matériel nouvellement entré

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CHAPITRE 2 : LES PROVISIONS

Afin de permettre de présenter une situation réelle des comptes patrimoine, en


fin d’exercice il est important d’étudier l’ensemble des comptes du bilan :
Pour la classe 2 investissements, on a déjà étudié, les régularisations
nécessaires, sont les amortissements.
Et que certaines comptes des classes 3 stocks. Et 4 créances, présentaient
des valeur comptables différentes des valeurs à récupérer ou à encaisser et
résultant des moins-values à constater appelées « provision »

SECTION 1 : GENERALITE SUR LES PROVISIONS

1) Définition :

Les provisions sont des charges, comportant un élément d’incertitude quant à


leur montant ou à leur réalisation.
L’idée d’incertitude couvre deux sortes de provisions :
 provision pour éléments d’actif
 provision pour les pertes et charges

2) Comparaison des amortissements et des provisions :

On peut dire que les objectifs sont les mèmes et se ressemblent, par contre la
différence est la suivante :
 amortissements : les valeurs des investissements subissent des
diminutions régulières avec le temps, et ce sont des charge certaines
 provisions : certaines valeurs des éléments d’actif (classe 3 et 4)
risqueront des diminutions ultérieurement, donc ces charges sont
incertaines.

3) Les conditions de constatation des provisions  :

Pour qu’une charge puisse faire l’objet d’une provision elle doit remplir certaines

conditions :

- Elle doit être suffisamment précise.

- Elle doit être incertaine (contrairement aux amortissements)

- Elle ne doit se matérialiser qu’après la clôture de l’exercice de sa constitution.

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- Elle doit résulter d’un événement intervenu au cours de l’exercice au quel elle

est provisionnée.

SECTION 2 : PROVISION POUR DEPRECIATION DES ELEMENTS D’ACTIF

1) Provision pour dépréciation des stocks :

Les valeurs des marchandises, des matières premières, des produits


fabriqués, …etc. risquent une diminution après la clôture de l’exercice, à cet
effet, et afin de présenter une situation réelle de ces comptes, on doit
comptabiliser cette perte qui risque d’être réalisée à l’avenir conformément a
l’article 22 de l’arrêté du 23/06/1975 relatif aux modalités d’application du
PCN qui dispose
Que : « lorsque la valeur des stocks à la clôture de l’exercice est inférieure
à leur coût réel d’achat ou de production, les entreprises doivent constituer
des provisions pour dépréciation des stocks ».

a) Constatation des provisions :

On débite le compte 699 « dotations exceptionnelles » par le crédit de compte

390 provisions pour dépréciation des stocks

b) Réajustement de la provision :

A la fin de la période suivante, puis des périodes ultérieures, on estime à nouveau

le montant de la provision

 Augmentation de la provision

 Diminution de la provision

 Annulation de la provision

b1) Augmentation de la provision :

Ci on prend un exemple d’une perte de 60000 DA sur les stocks des

marchandises, et la provision de l’année présidente est de 50000 DA.

Donc pour couvrir une perte de 60000 DA, on doit augmenter la provision de

l’année présidente de la différence qui est de 60000 -50000 = 10000 DA et pour

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l’écriture comptable : on débite le compte 699 « dotations exceptionnelles » par

le crédit de compte 390 « provisions pour dépréciation des marchandises » pour

un montant de 10000 DA

b2) Diminution de la provision :

Ci on prend l’exemple précédent et on estime une perte de 30000 DA sur les

marchandises et la provision est de 50000 SA .Donc on doit ramener la provision

à la perte estimée, c'est-à-dire le solde du compte doit présenter un montant de

30000 DA et pour qu’il soit ainsi, on le d »bite de la différence entre 50000 DA

et 30000 DA qui est égale à 20000 DA et on passe l’écriture suivante :

On débite le compte 390 par le crédit de compte 799 « reprises sur charges des

exercices antérieurs » pour un montant de 20000 DA

b3) Annulation de la provision :

C’est la provision constatée sur les marchandises devient sans objet il faut

passer l’écriture suivante :

On débite le compte 390 par le crédit de compte 796

2) Provisions pour déprécation des créances :

Certains comptes de la classe 4 peuvent subir des pertes, donc il suffit de

constater ces dernières, afin de présenter un bilan avec des informations

sincères, parmi ces comptes concernés généralement par les provisions, on cite

 compte 421 titres de participation (actions)

 compte 423 titres de placement (obligations)

 compte 470 clients

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a) Constatation des provisions :

- On débite le compte 699 « dotations exceptionnelles » par le crédit de :

Compte 4921 provisions pour dépréciation des titres de participation

Où le compte 4923 provisions pour dépréciation des titres de placement

Où le compte 4970 provisions pour dépréciation des comptes clients

b) Réajustement des provisions

Comme le cas des stocks, le principe est le même, à la fin de la période suivante,

on évalue la provision, soit à l’augmentation ou à la diminution ou à l’annulation

c) Cas particulier : Clients

Créance irrécouvrable :

Dans le cas ou la créance d’un client ne peut être récupérée par l’entreprise

(client insolvable), on considère que cette créance est irrécouvrable, donc on

passe l’écriture d’annulation suivante :

On débite le compte 694 « créance irrécouvrable » par le crédit de compte

470 client

SECTION 3 : PROVISION POUR PERTES ET CHARGES

Elle représente des pertes et charges qui se réalisent probablement au cours

des exercices ultérieures

Les principales provisions pour pertes et charges sont :

1) Provisions pour pertes probables :

Elles comprennent :

 provision pour litiges

 provision pour garanties données aux clients (produit vendus avec garantie

et qui ne donnent pas de satisfaction, le client peut demander des

indemnités)

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 provision pour pertes sur marchés à terme (risque de vente à perte)

 provision pour amendes, pénalités (retard dans le payement des

impôts…..etc.)

 provision pour perte de change (fluctuations des cours…)

a) Constatation des provisions :

On débite le compte 699 dotation exceptionnelle par le crédit du compte 190

provisions pour pertes probables

b) Réajustement des provisions pour pertes probables :

Comme le cas des stocks ou créance, le principe est le même, à la fin de la

période suivante, on évalue la provision, soit à l’augmentation ou à la diminution ou

à l’annulation

- On cas d’augmentation on débite le compte 699 par le crédit

de compte 190

- On cas de diminution ou d’annulation on débite le compte 190 par le crédit

de compte 796

2) Provision pour charges à repartir sur plusieurs exercices :

Ce sont généralement, des charges qui s’étalent sur plusieurs exercices.

Vu leur importance, elles ne peuvent être supportées par un seul exercice ; c’est

le cas de grosses réparations prévues.

a) Constatation de la provision

On débite le compte 685 « dotations aux provisions » par le crédit de compte

195 « provision pour charge à répartir sur plusieurs exercices ». Et chaque fin

d’année, on constate le même montant durant les années de provision

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Chapitre 3 : les régularisations diverses :

Le principe d’autonomie et de séparation des exercices comptables, conduit à

comptabiliser les opérations suivantes :

 charges et produits de l’exercice

 charges et produits comptabilisé mais concernant les exercices ultérieurs

 charge et produits à comptabiliser concernant les exercices antérieurs

SECTION 1 : REGULARISATION DES CHARGES ET PRODUITS

1) Charges et produits de l’exercice

a) Charges à payer

Certaines charges consommées au cours de l’exercice pour lesquelles, on n’a pas

reçu de factures à la fin de l’exercice, doivent être comptabilisées. Des cas

pratique souvent rencontrés :

 consommation d’électricité et gaz du 4éme trimestre

 téléphone 6éme bimestre

 consommation d’eau

 loyer 4éme trimestre ou 12éme mois

 impôts et taxes

 intérêts sur emprunts

b) Produits à recevoir :

Les produits concernant l’exercice doivent être comptabilisés à la fin de

l’exercice, bien qu’ils ne soient pas encore encaissés.

Le cas des livraisons non facturées, intérêts bancaires à recevoir,….etc.

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2) Charges et produits comptabilisés mais concernant les exercices ultérieurs  :

a) Charges comptabilisé d’avance :

Au cours de l’exercice, l’entreprise règle des charges, mais qui concernent une

partie ou la totalité de l’exercice ou des exercices ultérieurs. Donc à la fin de

l’année en cours on doit faire une régularisation pour le montant de l’exercice ou

des exercices ultérieurs et au 31/12 en passe l’écriture comptable suivante :

On débite le compte 468 « frais comptabilisés d’avance » par le crédit d’un des

comptes des charges (compte 6) comme frais d’assurance ou loyer …etc.

Et au début de l’exercice suivant on passe l’écriture inverse :

On débite compte de charge par le crédit de compte 468 « frais comptabilisés

d’avance »

b) Produits comptabilisés d’avance :

Certains produits sont comptabilisés au cours de l’année, mais ils concernent soit

en partie ou en totalité l’exercice ou les exercices ultérieurs. Et au 31/12 on

passe l’écriture comptable suivante :

On débite un des comptes de produit avec le crédit de compte 578 « produits

comptabilisé d’avance.

Et au début de l’exercice on contre passe l’écriture du 31/12/.

3) Charges et produits comptabilisés, concernant l’exercice antérieur

a) charges des exercices antérieurs :

Les charges d’exploitation intéressant les exercices antérieurs subissent un

traitement en 02 étapes :

 1ére étape :

Comptabilisation de la charge par nature dans le compte intéressé, en contre

partie d’un compte de disponibilité ou de dette

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 2éme étape :

Transfert de la charge en débitant le compte 696 « charges des exercices

antérieurs » par le crédit des compte :

75 transfert des de production pour les comptes 60 et 62 ou 78 transfert de

charges d’exploitation pour les comptes de 63 à 68

b) Produits des exercices antérieurs :

Les produits d’exploitation des exercices antérieurs doivent être comptabilisé

directement dans un compte prévu pour cela à savoir 797 (produits des

exercices antérieurs)

SECTION 2 : REGULARISATION DES OPERATIONS RELATIVES AUX

STOCKS

1) Facture à recevoir :

Il arrive parfois de recevoir au cours de l’exercice des marchandises ou des

matières et fournitures achetées et qui fait l’objet de stockage à base de bons

de réceptions non accompagnées de factures. Et à la fin d’exercice on passe

l’écriture suivante :

On débite le compte 38 « achats » par le crédit de compte 538 « facture à

recevoir »

Et au début de l’exercice on contre-passe l’écriture.

2) Stocks à l’extérieur :

Il s’agit de cas de réception de facture au cours de l’année dont l’écriture

correspondante a été constatée sans qu’il y’ait l’envoi des marchandises ou des

matières et fournitures.

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Donc, à la fin de l’exercice, on doit régulariser le compte 38 achats qui à été

débité lors de l’opération du stockage, la régularisation sera comme suit :

On débite le compte 37 «stocks à l’extérieur » par le crédit de compte 38

«Achats ».

Et au début de l’exercice on contre-passe l’écriture.

3) Régularisation des comptes marchandises, matières et fournitures,….etc.

A la fin de l’exercice, l’entreprise doit faire un inventaire physique de tous ses

biens et ce par la mise en place d’une commission appelée commission

d’inventaire, sa mission consiste à quantifier tous les produits stockés et de les

comparer aux comptes ouverts dans la comptabilité, des écarts peuvent

apparaître pour divers raisons.

Ces écarts en quantité soit en plus ou en mois qui ne peuvent pas être justifies

feront l’objet de la régularisation suivante :

 1er cas : quantité en plus :

Au 31/12 on passe l’écriture de la régularisation suivante :

On débite un des comptes de stocks par le crédit de compte 798 « produit

exceptionnels »

 2éme cas : quantité en moins :

Au 31/12 on passe l’écriture de la régularisation suivante :

On débite le compte 698 « charges exceptionnelles » par le crédit d’un des

comptes de stocks.

4) Réductions à obtenir ou à accorder

a) Remise à obtenir :

Le fournisseur donne une promesse à l’entreprise de lui accorder des réductions

au cours de l’exercice, des fois à la fin de l’exercice, elle ne recevra aucun

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document (facture d’avoir) concernant cette réduction. Dans ce cas,au 31/12 on

doit comptabiliser l’écriture suivante :

On débite le compte 438 « remise à obtenir » par le crédit de compte 779

« autres produits divers »

b) Remises à accorder :

De son coté l’entreprise, donne aussi des promesses d’accorder à, un de ses

clients des réductions au cours de l’année et à la fin de l’exercice la facture

d’avoir n’est pas établie. Au 31/12 on doit comptabiliser l’écriture suivante

On débite le compte 70 ou 71 avec le crédit de compte 577 « remise à

accorder » 

SECTION 3 : REGULARISATION DES AUTRES COMPTES D’ACTIF ET

PASSIF

1) Comptes d’actif :

Certains comptes d’actif autres que les comptes 29 amortissements

d’investissements et 39 provisions pour dépréciation des éléments des stocks et

49 provision pour dépréciation des comptes des créances. Présentent un solde

anormal « créditeur ». Dans ce cas, ils doivent être régularisés à la fin de

l’exercice pour le montant du solde de chacun des comptes on utilisons l’écriture

comptable suivante :

On débite un des comptes des créances qui présente un solde créditeur par le

crédit de compte 50 « compte créditeurs de l’actif »

NB :

Concernant le compte banque, s’il présente un solde créditeur, on le régularise

avec le compte 588 « avances bancaires » au lieu du compte 50

2) Comptes du passif

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Des comptes de la classe 5 dettes qui présentent des soldes anormaux

débiteurs, feront aussi l’objet de régularisation on utilisons l’écriture comptable

suivante :

On débite le compte 40 « comptes débiteurs du passif » avec le crédit d’un des

comptes des dettes qui présente un solde débiteurs.

NB :

Au début de l’année suivante, on passe les écritures inverses par les

régularisations ci-dessus (compte d’actif et du passif)

21
CONCLUSION

A chaque fin d’année, l’entreprise doit arrêter tous ses comptes établir son

bilan et le compte de résultats.

Tous les travaux d’inventaires effectués en fin d’exercice constituent une

tache de grande envergure, car ils doivent garantir la fiabilité des chiffres

affichés sur le bilan, d’autant plus ces même travaux permettent de présenter

une comptabilité sincère et fidèle à la réalité traçant d’une manière objective

l’évolution des éléments qui constituent le patrimoine de l’entreprise et fournir à

l’administration fiscale, avant le premier avril de chaque année une déclaration du

montant de leurs bénéfices imposables ( bilan fiscal ou liasse fiscale).

Enfin, ce rapport m’a permis de mieux cerner les travaux de fin d’exercice

et la finalisation d’un dossier comptable d’une entreprise.

22
Annexe

23
Chapitre 4 : cas pratique

- Après la phase théorique voici quelques opérations liées à des travaux de fin

d’exercice pour une période de 3 ans d’une société commercial « SARL AQWA »

1 / le 02/01/2000, Paiement frais étude et de recherche par un cheque

banquier n°3641 pour un montant de 50 000 DA considérés comme frais

préliminaire, facture du bureau d’étude n° 03/08

2/ le 04/01/2000, Achat : 4 véhicules de marque MAZDA par un cheque

banquier n° 3643 pour un montant de 4 000 000 DA hors taxe, facture n°01/08

et 02/08 et 03/08 et 04/08

3/ le 01/04/2000, Règle quittances d’assurance des véhicules MAZDA par un

cheque banquier n° 3670 pour un montant global de 60 000 DA, cette assurance

couvre une année

4/ le 06/07/2000, Acquisition de 10 micro portable par un cheque banquier

n° 3710 pour un montant de 8 000 000 DA l’unité, facture n° 81/08

5/ le 31/12/2000, La valeur sur le marché des marchandise acheté au cours de

l’année pour 185 000 DA est de 135 000 DA

6/ le 01/04/2001, L’entreprise cède un véhicule de marque MAZDA par cheque

banquier pour un montant de 800 000 DA

24
7/ en 2001 l’entreprise paye 8 000 DA d’impôts et taxes par caisse concernant

l’exercice 2000

8/ le 31/12/2001 On estime une perte de 60 000 DA (la provision des

marchandise de (31/12/200)

9/ le 31/12/2001 Notre client SARL TRANSPORT débiteur de 1 000 000 DA sa

situation est critique on espère récupérer 80%

10/ en 2002 L’entreprise est en litige avec un fournisseur client, ce dernier l’a

assigné en justice et lui réclame des dommages pour un montant de 400 000 DA,

affaire n° 691 J/08

11/ le 31/12/2002 la situation de notre client SARL TRANSPORT est toujours

critique mais on espère récupérer 90% de notre créance

12/ le 15/01/02., Reçu de la banque un avis de crédit concernant l’intérêt de

2001 pour un montant de 48 000 DA

NB :

- la société applique la méthode d’amortissement linéaire pour calculer les

dotations de l’année

- le taux d’amortissement des investissements est comme se suit :

Matériel de transport 20 %

Equipement de bureau 10%

- Travail à faire :

Passer les diverses écritures comptables nécessaires et qui concerne notamment

les écritures de fin d’exercice

25
Solution :

1)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
02/01/00 625xxx 485xxx facture du bureau 50 000 50 000
d’étude n° 03/08

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
02/01 205xxx 75xxxx Transfert de 50 000 50 000
charges

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12 699xxx 209xxx Résorption des frais 10 000 10 000
préliminaires

NB
Le montant de 10 000 DA représente la dotation annuelle : 50 000/5ans

2)

26
Le 04/01/2000 achat 4 véhicules, à cette date on passe l’écriture comptable
ordinaire pour un montant de 4 000 000 DA et on établit des fiches
d’investissement pour ces véhicules.
Et au 31/12/2000 on passe l’écriture de constatation d’amortissement pour un
montant de 800 000 DA
8 00 000 DA = 4 000 000 * 20 %

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/00 682xxx 2944xx Constatation de la 800 000 800 000
dotation
d’amortissement

3)
Le 01/04/2000 : l’entreprise règle l’assurance des véhicules pour un montant
de 60 000 DA à cette date l’opération est passée au débit du compte 660
assurance, ce montant couvre une année, alors au 31/12/2000 il faut passer la
régularisation nécessaire :

01/04/2000 à 31/12/2000 9 mois


31/12/2000 à 01/04/2001 3 mois
le montant de 60 000 DA pour 12 mois, alors 9 mois d’assurance représentent un
montant de 45 000 DA (45 000 = 60 000 * 9/12)
et 3 mois représentent 15000 DA (15 000 = 60 000 * 3/12)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/00 468xxx 660xxx Transfert de la 15 000 15 000
charge de l’exercice
2001

4)

Le 06/07/2000 achat équipements de bureau, à cette date on passe l’écriture


comptable ordinaire et on établit une fiche d’investissement pour ces
équipements.
Et au 31/12/2000 on passe l’écriture de constatation d’amortissement pour un
montant qui représente la durée d’utilisation de l’année 2000
la durée d’utilisation de l’année 2000 = 6 mois (01/07/2000 au 31/12/2000)

27
la dotation = 8 000 000 * 10% = 800 000 DA
donc la dotation de l’année 2000 = 400 000(400 000=800 000 *6/12)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/2000 682xxx 2945xx Dotation de 400 000 400 000
l’exercice

5)
La perte probable qui risque de se réaliser à l’avenir est de
185 000 – 135 000= 50 000 DA

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/00 699xxx 390xxx Constatation de 50 000 50 000
provision de
marchandise

6)

Dotation de l’année de cession :


L’année 2001, on constate l’amortissement de 01/01/2001 au 01/04/2001 donc 3
mois
dotation de l’année = 1 000 000 * 20% = 200 000 DA
donc la dotation de 3 mois = 200 000 * 3/12 = 50 000DA
Total des amortissements :
Année 2000 = 200000 DA (déjà comptabilisés)
Année 2001= 50000 DA
------------ ------------
Total 250000

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
01/04/01 682xxx 2944xx Constatation amort 50 000 50 000
complémentaire de
l’année 2001

28
Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant
débiter créditer débit crédit
01/04/01 692xxx 244xxx Sortie du matériel 750 000 1 000 000
2944xx 250 000

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
01/04/01 485 792 Encaissement 800 000 800 000

Plus value = prix de cession – valeur nette comptable


Plus value=800 000-750 000 = 50000
7)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/01 696xxx 78xxxx Impôts de 2000 8 000 8 000
payés en 2001

8)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/01 699xxx 390xxx Augmentation de 10 000 10 000
provisions de
marchandise de
l’année 2000

9)

Créance est de 1 000 000


A récupérer 80% 800 000
Perte probable 200 000

Constatation provision 200 000

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant

29
débiter créditer débit crédit
31/12/01 699xxx 4970xx Constatation de 200000 200000
provision de client
SARL transport

10)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/02 699xxx 190xxx Provision pour 400000 400000
risque affaire n°
691 J/08

11)

Créance est de 1 000 000


A récupérer 90% 900 000
Perte probable 100 000
Provision 2001 200 000

La régularisation 2002 (diminution) 100 000

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
31/12/02 4970xx 796xxx Régularisation des 100 000 100 000
provisions

12)

Date Compte à Compte à Libelle Montant Montant


débiter créditer débit crédit
15/01/02 485xxx 797xxx Intérêt de l’année 48000 48000
1999

30
Appréciation du maître de stage :

31