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Transformées de Fourier

École Supérieure des Sciences Appliquées d’Alger


Analyse 4 2 ème Année

Les Transformées de Fourier

1 Introduction :
Dans le chapitre précédent, portant sur les Séries de Fourier, nous avons appris à développer toutes fonctions périodiques
sous formes d’une série trigonométriques basée sur le sinus et le cosinus. En clair, le sinus et le cosinus constituent une sorte de
base pour laquelle il est possible, par des combinaisons linéaires de ces fonctions (sinus et cosinus) de représenter toute fonction
périodique.
L’intérêt d’une telle démarche est visible dans les multiples applications des résultats obtenues lors de l’étude de ce type de séries.
C’est tout naturellement que se pose à nous la question des fonctions non périodiques, est-il possible de les représenter par quelques
outils semblables aux séries de Fourier ? La réponse est donnée par le présent chapitre qui nous invite à considérer toutes fonctions
continues (suffisamment régulière) comme une fonction périodique de période infinie.
Il est clair que la somme que nous effectuons pour les séries n’a plus sa place dans ce cas là. Comme pour le cas des intégrales de
Riemann, les limites de sommes discrète nous fournissent une intégrale que l’on nommera intégrale de Fourier.
La transformation de Fourier peut, donc, être considérée comme une extension des séries de Fourier pour les fonctions non
périodiques.

2 L’intégrale de Fourier :

2.1 L’intégrale généralisée :

Dans nos calculs d’intégrales, nous avons souvent considérée des intégrales de fonctions bornées définies sur des intervalles
fermés bornés (compacts). Mais qu’en est-il si l’intervalle n’est pas fermé ou n’est pas borné ou bien que la fonction ne soit
pas bornée. C’est le cas des intervalles du type ] − ∞, +∞[, ]a, b[ où la fonction à intégrer n’est pas définie sur les extrémités de
l’intervalle ou bien encore si la fonction connaı̂t un point singulier (pour lequel on retrouve une branche infinie) qui se trouverait
à l’intérieur de l’intervalle d’intégration.
Dans ce cas on appelle ces intégrales des intégrales généralisées ou bien intégrales impropres. Citons par exemple les intégrales
∞ π ∞ sin x
e−ωx dx, ln x dx ou bien encore dx.
0 0 −∞ x
L’existence même d’une solution n’est pas garantie. C’est ainsi que l’on s’intéresse d’abord à la nature de ces intégrales en tran-
chant la question de la convergence ou de la divergence.

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Transformées de Fourier

2.1.1 Définition :

Soient a < b des bornes prises dans R ∪ {+∞} (ou bien dans R ∪ {−∞}). Et soit f une fonction continue par morceaux sur
]a, b[. On dit que f est intégrable sur ]a, b[ si les limites,

b x
lim f (t) dt et lim f (t) dt
x→a x→b
x a

b
existent et sont finies. On dit alors que l’intégrale est convergente et on note cette limite f (x) dx.
a
Si l’intégrale n’est pas convergente on dira qu’elle est divergente.

2.1.2 Remarque :

ln x −2x 
+∞
Lorsqu’on s’intéresse à une intégrale comme 2 −1
e dx, il convient de repérer, d’abord, les problèmes : une borne
0 x
infinie ou un point de l’intervalle d’intégration pour lequel la fonction n’est pas continue par morceaux (c’est-à-dire qui connaı̂t
en ce point une branche infinie).
Dans notre exemple on identifie trois problèmes : x = 0 pour lequel le logarithme n’est pas définie, x = 1 division par zéro et en
+∞ une borne infinie. Si la limite de l’intégrale existe et est finie en chacun de ses trois points, alors on conclut que l’intégrale est
convergente.

2.1.3 Exemples :
∞
1. Considérons l’intégrale e−ωt dt (ω > 0). La seule anomalie est la borne infinie. Pour le reste la fonction x 7−→ e−ωx (ω > 0)
0
est continue sur [0, +∞[. Calculons donc,
x  −ωt x
e 1 e−ωx 1
lim e−ωt dt = lim − = − lim = .
x→+∞ x→+∞ ω 0 ω x→+∞ ω ω
0

∞
Donc, l’intégrale généralisée e−ωt dt est convergente, de plus
0

∞
1
e−ωt dt = , avec (ω > 0).
ω
0

∞ ∞
2. L’intégrale sint dt est divergente, car lim sint dt n’existe pas.
0 x→∞ 0

1 dt
3. L’intégrale √ . L’anomalie se trouve ici en x = 1. Calculons,
0 1 − t2
x
dt π
lim √ [arcsint]x0 = lim arcsin x = .
x→1 1−t 2 x→1 2
0

1 dt π
Ainsi, l’intégrale est convergente, de plus, √ dt = .
0 1−t 2 2

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Transformées de Fourier

2.2 Les fonctions localement intégrables :

2.2.1 Définition :

Une fonction f : R −→ R est dite localement intégrable si sa restriction à tout fermé borné [a, b] (avec a < b) est intégrable.

2.2.2 Exemples :
1
1. La fonction x 7−→ est localement intégrable sur les intervalles ] − ∞, 0[ et ]0, +∞[.
x
En effet, nous avons pour tout couple (a, b) de réels pris dans l’intervalle ] − ∞, 0[ (ou dans ]0, +∞[) de sorte que a < b, on a
b
dx
= [ln |x|]ba = ln |b| − ln |a|.
x
a

Par ailleurs,
b b  
ln(t) dt = lim ln(t) dt = lim [t ln(t) − t]bx = b ln(b) − b − lim (x ln(x) − x) = b ln(b) − b.
x→0 x→0 x→0
0 x

Nous avons utilisé la limite usuelle lim x ln(x) = 0.


x→0
2. La fonction cosinus est localement intégrable sur R =] − ∞, +∞[. En effet, pour tout a < b ∈ R on a,
b
cos(x) dx = [sin(x)]ba = sin(b) − sin(a).
a

2.2.3 Remarques :

1. Il est clair que toutes les fonctions continues sont localement intégrables.

2. L’ensemble des fonctions continues est inclus dans l’ensemble des fonctions localement intégrables. L’inclusion est stricte.
Pour le voir il suffit de considérer la fonction partie entière (x 7−→ E(x)) qui est localement intégrable mais non continue.

2.3 Les fonctions absolument intégrables :

2.3.1 Définition :

On dit qu’une fonction f : I −→ R (avec I un intervalle quelconque, éventuellement de bornes infinies) est absolument
intégrable sur I, si la fonction | f | est intégrable sur I.
Le théorème suivant est souvent utilisé pour démontrer la convergence d’une intégrale.
b
Théorème 1. Soit a, b ∈ R ∪ {+∞} (ou bien R ∪ {−∞}). Si l’intégrale f (t) dt est absolument convergente, alors elle est
a
convergente.

2.3.2 Exemples :

 cost
+∞
1. L’intégrale dt est absolument convergent, et donc convergente.
1t2
En effet, pour tout t, on a,
| cost| 1
6 2.
t2 t

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 dt
+∞  cost
+∞
Or, l’intégrale est convergente (intégrale de Riemann). Alors par comparaison, dt est convergente.

t2 t2

1 1
 cost
+∞
Ainsi, l’intégrale dt est absolument convergent, et par le théorème, convergente.
1 t2
 sint
+∞
2. L’intégrale dt bien qu’elle soit convergente, elle n’est pas absolument convergente.
1 t
(a) En effet, démontrons qu’elle est convergente.
Pour ce faire, utilisons une intégration par parties.
1 dt
Posons du = sint dt → u = − cost et v = −→ dv = − 2 .
t t
Ainsi donc,
x +∞
− cost x
 
sint cost
dt = − dt
t t 1 t2
1 1

 cos x  +∞
cost
= cos 1 − lim − dt,
x→+∞
| {z x } 1 t2
tend vers zéro
+∞
cost
= cos 1 − dt .
t2
1
| {z }
absolument convergente

 sint
+∞
Par conséquent, dt est convergente.
t 1
(b) Démontrons qu’elle n’est pas absolument convergente.
Pour tout t, on a | sint| 6 1. Par ailleurs, des identités trigonométriques remarquables, on obtient,

| sint| sin2 t 1 − cos(2t)


> = .
t t 2t

On en déduit que pour tout x > 1,


x x x
| sint| 1 cos 2t
dt > dt − dt,
t 2t 2t
1 1 1
 x x
1 cos 2t
> ln |t| − dt,
2 1 2t
1

 x
1 1
Or, d’une part, ln |t| = lim ln x = +∞.
2 1 2
x→+∞
x cos 2t 1 sin 2t x 1 x sin 2t

De l’autre, dt = + dt.
1 2t 4 t 1 4 1 t2
 sin 2t
+∞
Or, dt converge absolument. Des trois termes que comporte la somme, les deux derniers convergent alors que
1 t2
 sint
+∞  sint
+∞

le premier diverge. Donc l’intégrale
t
dt diverge. Donc l’intégrale dt n’est pas absolument conver-
1 1 t
gente.
Les intégrales qui sont convergentes sans être absolument convergentes sont dites semi-convergente.

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2.4 Intégrales de Fourier :

2.4.1 Définition :

Soit une fonction f vérifiant les conditions suivantes :

1. f et f 0 sont continues par morceaux sur tout intervalle borné.


∞
2. | f (x)| dx converge. C’est-à-dire, f est absolument intégrable sur ] − ∞, +∞[.
−∞
Le théorème intégral de Fourier assure que
∞
f (x) = (A(ω) cos ωx + B(ω) sin ωx) dω,
0

où
1 ∞

 A(ω) = f (t) cos ωt dt


π −∞
1 ∞
 B(ω) = f (t) sin ωt dt


π −∞

Cette identité a lieu en tout point de continuité de la fonction f . Si x est un point de discontinuité, il convient de remplacer f (x)
1
par ( f (x+ ) + f (x− )) (comme pour les séries de Fourier).
2
Le lien existant entre les séries de Fourier et les intégrales de Fourier peut être décrit par le raisonnement suivant, qui représente
une démonstration formelle de la formule intégrale de Fourier

Soit f définie sur [−T, T ] , T > 0 et vérifiant les conditions de Dirichlet, elle est développable en série de Fourier, on peut écrire
a0  nπx nπx 
f (x) = + ∑ an . cos( ) + bn . sin( )
2 n≥1 T T

où

T
1 nπt
an = f (t). cos( )dt,
T T
−T
T
1 nπt
bn = f (t). sin( )dt
T T
−T

D’autre part, on sait que


cos a. cos b + sin a. sin b = cos(a − b)

en remplaçant on obtient,
a0  nπx nπx 
f (x) = + ∑ an . cos( ) + bn . sin( )
2 n≥1 T T
T 
 T 
1 1 n nπt nπx nπt nπx o
= f (t)dt + . ∑  f (t). cos( ) cos( ) + sin( ). sin( ) dt 
2T T n≥1 T T T T
−T −T
T T
 
1 1 nπ
= f (t)dt + . ∑  f (t). cos( (t − x))dt 
2T T n≥1 T
−T −T

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si on suppose que f est absolument convergente sur R, alors par passage à la limite T → +∞, et en considérant la somme sur n ≥ 0
1
T
comme une somme continue (de façon formelle), le premier terme 2T f (t)dt −→ 0.
−T T →∞
Concernant la seconde intégrale,
π π
Posons ωn = n , on a ∆ωn = ωn − ωn−1 = −→ 0, ce qui nous permet d’écrire,
T T T →∞
T
 
1  +∞
f (x) = ∑ f (t). cos(ωn (t − x))dt  ∆ωn .
π n=1
−T

Deux limites se profilent, une sur la somme d’indice n et l’autre sut T .


Dans un premier temps, intéressons nous à la série et regardons de plus près la suite des sommes partielles.
T
Posons, F(ωn ) = f (t). cos(ωn (t − x))dt. On obtient ainsi,
−T

T
 
n−1 n−1
∑ F(ωn )∆(ωn ) = ∑  ( f (t) cos(ωn (t − x)) dt)∆ωn  .
k=1 k=1
−T

Nous sommes devant une somme semblable aux sommes qui concourent à l’établissement de l’intégrale de Riemann, donc,

n−1 ∞
lim
n→+∞
∑ F(ωn )∆(ωn ) = F(ω)dω.
k=1
π/T

Ainsi,

∞ ∞ T
 
1 1
F(ω)dω =  ( f (t) cos(ωn (t − x)) dt  dω.
π π
π/T π/T −T

Par ailleurs,
∞ ∞
1 1
lim F(ω)dω = F(ω)dω
T →+∞ π π
π/T 0

d’où la formule
+∞+∞
1
f (x) = f (t) cos(ω(t − x))dtdω
π
0 −∞

Ce qui nous fournit une forme équivalente de l’intégrale de Fourier, à savoir,


 
ω=∞
t=+∞
1
f (x) = f (t) cos(ω(t − x)) dtdω.
π t=−∞
ω=0

1
Bien entendu, si x est une point de discontinuité, on remplace f (x) par ( f (x+ ) + f (x− )).
2

2.4.2 Remarque :

Notons que les conditions invoquées pour la validité de la formule intégrale de Fourier sont des conditions suffisantes et non
nécessaires.

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Transformées de Fourier

2.4.3 Intégrales de Fourier et parité :

Il est possible de simplifier le calcul des intégrales de Fourier si la fonction f est paire ou impaire.
On écrira,
+∞ 
 +∞ 
2
f (x) = sin ωx  f (t) sin ωt dt  dω, si f (x) est impaire.
π
0 0
+∞ 
 +∞ 
2
f (x) = cos ωx  f (t) cos ωt dt  dω, si f (x) est paire.
π
0 0

3 Forme complexe de l’intégrale de Fourier


Le lien entre la formule réelle et complexe de l’intégrale de Fourier est garanti par le lien existant entre les fonctions trigo-
nométriques sinus et cosinus et la forme exponentielle d’un nombre complexe.
En effet, nous savons que eiω = cos ω + i sin ω. La formule intégrale (complexe) de Fourier est donnée par,

+∞+∞
1
f (x) = f (t)e−i.ω(t−x) dtdω.

−∞ −∞

ou ce qui revient à écrire,

+∞
1
f (x) = F(ω)eiωx dω

−∞
+∞
F(ω) = f (t)e−iωt dt.
−∞

Tout le long de ce chapitre nous allons privilégier l’usage de la forme complexe des intégrales de Fourier.

3.0.1 Remarque :

Il n’y a pas de convention universelle sur la définition de l’intégrale de Fourier. Il est possible de trouver dans la littérature un
certain nombre de variantes toutes aussi correctes.
1
Certains auteurs préfèrent associer le facteur avec l’une ou l’autre des deux intégrales. D’autres, pour des considérations de

1
symétrie, préfèrent associer le facteur √ à chacune des deux intégrales. En fait, il est possible de prendre tout produit de facteurs

1
dont le résultat vaut .

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Transformées de Fourier

4 Définitions et premières propriétés

4.1 Définition d’une transformée de Fourier et de son inverse

Soit f : R −→ R une fonction localement intégrable et absolument intégrable sur R. De ce qui précède on retient que,
+∞
1
f (x) = F(ω)eiωx dω

−∞
+∞
F(ω) = f (t)e−iωt dt.
−∞

La fonction F(ω) est appelée la transformée de Fourier de la fonction f , on la note F(ω) = F( f (x)) (ou bien T F( f ), parfois plus
simplement notée fb), elle est définie de R −→ C.
La formule intégrale,
+∞
1
f (x) = F(ω)eiωx dω

−∞

est la transformée inverse de Fourier de F( f ), notée F−1 (F(ω)), elle est définie de C −→ R.

4.1.1 Remarque :

On peut résumer le lien entre une transformée de Fourier et son inverse par les formules suivantes :

F−1 (F( f )) = f ,

F( f ) = F−1 ( f )

où F( f ) est le conjugué de la transformée de f .

4.1.2 Exemples :

1. Nous allons déterminer la transformée de Fourier de la fonction porte,



 1 |x| < 3
u(x) =
 0 |x| > 3

En vertu de la définition d’une transformée de Fourier nous avons,


+∞ 3 3
e−iωx

−iωx −iωx
F( f (x)) = F(ω) = f (x)e dx = (1)e dx =
−iω −3
−∞ −3
e3iω − e−3iω sin 3ω
= =2 , ω 6= 0.
iω ω
3
Pour ω = 0 on obtient, F(0) = (1)e−i(0)x dx = 2.3 = 6.
−3
sin x
Retenons que la fonction x 7−→ est appelée fonction sinus cardinal. On la note sinc(x). Souvent on la retrouve sous la
x
sin πx
forme dite normalisée, elle s’écrit alors, sinc(x) = .
πx
Pour visualiser l’intérêt de ces transformées, donnons le graphe représentatif de la fonction f et de sa transformée F( f ).

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Transformées de Fourier

2. Nous allons déterminer la transformée de Fourier de la fonction f (t) = u(t)e−t où u : R∗ −→ [0, 1] est la fonction de
Heaviside (également appelée la fonction échelon unité), elle est définie par,

 1 t >0
u(t) =
 0 t <0

Le tracé de la courbe représentative de la fonction f est donnée par,

La transformée de Fourier de f est donnée par,


+∞
F(ω) = f (t)e−iωt dt
−∞
∞
= e−t e−iωt dt, car f (t) = 0 pour t < 0
0
∞ " #∞
e−(1+iω)t 1 e−(1+iω)t
= e−(1+iω)t dt = − = − lim ,
(1 + iω) 1 + iω t→∞ (1 + iω)
0 0
1
= , car e−(1+iω)t −→ 0.
1 + iω t→∞

on obtient, donc,

1
F( f ) = .
1 + iω

3. Nous allons utiliser le résultat trouvé en (1) pour évaluer l’intégrale,


+∞
sin 3ω. cos ωx
dω.
ω
−∞

Des formules intégrales de Fourier, on a,


+∞ +∞
−iωt 1
F(ω) = f (t)e dt, alors, f (x) = F(ω)eiωx dω.

−∞ −∞

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Transformées de Fourier

Or, de l’exemple 1 ci-dessus, on a,



+∞


 1 |x| < 3
1 sin 3ω iωx 
2 e dω = 1/2 |x| = 3
2π ω 
−∞

|x| > 3

 0

En remplaçant dans l’intégrale de Fourier eiωx = cos ωx + i sin ωx, on obtient,


+∞ +∞
1 sin 3ω. cos ωx i sin 3ω. sin ωx
dω + dω.
π ω π ω
−∞ −∞

La fonction à intégrer dans la partie imaginaire étant impaire et l’intégrale prise sur un intervalle symétrique par rapport à
l’origine, donc elle s’annule. On obtient, ainsi,

+∞


 π |x| < 3
sin 3ω. cos ωx 
dω = π/2 |x| = 3
ω 
−∞

|x| > 3

 0

∞ sin 3t
Il est également possible d’étendre ce résultat afin d’en déduire la valeur de l’intégrale dt.
0 t
En effet, pour x = 0, on obtient,
+∞ +∞
sin 3ω sin 3ω π
dω = π, ce qui donne dω = .
ω ω 2
−∞ 0
Car l’intégrande (la fonction sous le signe intégrale) est paire.
4. Considérons la fonction f (x) = e−|x| définie pour tout x ∈ R. Déterminons sa transformée de Fourier.
∞ ∞ 0 ∞
−iωx −|x| −iωx x −iωx
F(ω) = f (x)e dx = e e dx = ee dx + e−x e−iωx dx
−∞ −∞ −∞ 0
0 ∞ " #0 " #+∞
(1−iω)x −(1+iω)x e(1−iω)x e−(1+iω)x
= e dx + e dx = + −
1 − iω 1 + iω
−∞ 0 −∞ 0
 
1 1 2
= + = .
1 − iω 1 + iω 1 + ω2
Comme f est continue sur R, la transformée inverse est donnée par,
+∞ ∞ ∞ ∞
−|x| 1 iωx 1 eiωx 1 cos ωx i sin ωx
f (x) = e = F(ω)e dω = dω = dω + dω
2π π 1 + ω2 π 1 + ω2 π 1 + ω2
−∞ −∞ −∞ −∞
∞
1 cos ωx
e−|x| = dω.
π 1 + ω2
−∞

i ∞ sin ωx
Car, dω = 0 du fait que la fonction sinus est impaire et que l’intégrale est prise sur un intervalle symétrique par
π −∞ 1 + ω2
rapport à l’origine. Ce qui nous donne,
∞
cos ωx π
2
dω = e−|x|
1+ω 2
0
En particulier, pour x = 1 on obtient,
∞
cost π
dt = .
1 + t2 2e
0

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Transformées de Fourier

4.1.3 Remarque :

La transformée de Fourier conserve la parité des fonctions.Si, par exemple, f est paire alors F( f ) est paire également.
En effet,
+∞ +∞
−i.t.(−x)
F( f )(−x) = f (t)e dt = f (t)ei.t.x dt
−∞ −∞
+∞ +∞
= f (−t)e−i.t.x dt = f (t)e−i.t.x dt = F( f (x)).
−∞ −∞

Il en va de même pour une fonction f impaire.


+∞ +∞
F( f )(−x) = f (t) exp(−i.t.(−x))dt = f (t)ei.t.x dt
−∞ −∞
+∞ +∞
= f (−t)e−i.t.x dt = − f (t)e−i.t.x dt = −F( f (x)).
−∞ −∞

Retenons deux résultats importants. Le premier vient prolonger le Lemme de Riemann connu pour les séries de Fourier. Le second
spécifie les conditions imposées à une fonction donné f pour obtenir une continuité (et même uniforme que nous admettrons) de
la transformée de Fourier.

Lemme 1 (Lemme de Riemann). Soit f : [a, b] −→ R (ou dans C) une fonction intégrable sur [a, b]. Alors les fonctions t 7−→ f (t) cos ωt
et t 7−→ f (t) sin ωt sont intégrables dans [a, b] pour tout ω ∈ R et on a,

b b
lim f (t) cos ωt dt = lim f (t) sin ωt dt = 0.
ω→±∞ ω→±∞
a a

Démonstration :
Comme f est supposée être intégrable sur [a, b], cela implique que pour tout ε > 0, il va exister une subdivision de [a, b]
ε
(a = x0 < x1 < . . . < xn = b) et une fonction en escalier g : [a, b] −→ R telles que | f (t) − g(t)| < . Ainsi,
2(b − a)

 b b
b

( f (t) − g(t)) cos ωt dt 6 | f (t) − g(t)| | cos ωt|dt 6 ε ε
dt = .



2(b − a) 2
a a a

Par ailleurs, la fonction g est de valeur constante dans chaque intervalle de la subdivision ]xk , xk+1 [, notons cette valeur αk . On
obtient alors,
b k+1 
xk+1
k+1 
xk+1

g(t) cos ωt dt = ∑ g(t) cos ωt dt = ∑ αk cos ωt dt


k=0 k=0
a xk xk
k+1  xk+1 k+1
sin ωt 1
= ∑ αk ω
= ∑ αk (sin ωxk+1 − sin ωxk ) ω→±∞
ω k=0
−→ 0.
k=0 xk

Ainsi,
b
lim f (t) cos ωt dt = 0.
ω→±∞
a

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Transformées de Fourier

De même pour la deuxième intégrale, on procède de la même manière pour obtenir,

b
lim f (t) sin ωt dt = 0.
ω→±∞
a

Le second résultat nous assure de la continuité de la transformée de Fourier.

Théorème 2. Soit f : R −→ C une fonction localement intégrable et absolument intégrable sur R. Alors,
∞
1. F( f ) = f (x)e−iωx dx est continue.
−∞
2. F( f ) est bornée.

3. lim F( f ) = 0.
ω→±∞

Démonstration :

1. Le résultat est une conséquence immédiate du fait que | f (x) cos ωx| = | f (x)| et l’hypothèse formulée sur l’intégrabilité de f
sur R.
∞ ∞
2. |F( f )| 6 | f (x)e−iωx |dx = | f (x)|dx = M. Car la fonction f est supposé absolument convergente.
−∞ −∞

3. Posons I(α) = | f (x)|dx. Cette intégrale existe toujours car la fonction f est supposée localement et absolument intégrable.
−α
∞
De plus, lim I(α) = | f (x)|dx = I existe.
α→∞ −∞
ε
Soit ε > 0 donné. Il existe alors b > 0 tel que |I − I(b)| 6 . Le travaille consiste alors à décomposer la transformée de
2
Fourier de la fonction f pour faire apparaı̂tre les termes définies plus haut.

  b +∞
∞ −b

−iωx −iωx −iωx −iωx

|F( f )| = f (x)e
dx = f (x)e
dx + f (x)e dx + f (x)e dx
−∞ −∞

−b b
−b  
b +∞
−iωx

6 | f (x)|dx + f (x)e
dx + | f (x)|dx.
−∞

−b b
| {z } | {z }
I1 I2

Remarquons que I1 + I2 = I − I(b), et par suite,


b

−iωx

|F( f )| 6 I − I(b) + f (x)e
dx .

−b

b
La fonction f (x)e−iωx est localement intégrable, de plus d’après le Lemme de Riemann lim f (x)e−iωx dx = 0.
ω→±∞
−b
b ε
Cela conduit à l’existence d’une constante M > 0 telle que pour tout |ω| > M, on a f (x)e−iωx dx 6 .
−b 2
ε ε
Il en résulte que pour tout |ω| > M, on a |F( f )| 6 + = ε. D’où le résultat.
2 2

4.2 Dérivée de la transformée de Fourier :

Le théorème suivant caractérise l’essentiel des résultats à connaı̂tre concernant la dérivation des transformées de Fourier.

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Transformées de Fourier

Théorème 3. Soit f : R −→ C une fonction localement et absolument intégrable sur R satisfaisant les conditions suivantes :

1. f est continue.

2. lim f (x) = 0.
x→±∞

Alors, F( f ) ∈ C 1 (R, C) et on a,

d
F( f )(x) = −iF(t f (t)).
dx

Démonstration :
On définit la fonction u : R × R −→ C par u(t, x) = f (t)e−itx . Les propriétés suivantes sont vérifiées par u,

(i) u est continue comme produit de deux fonctions continues.


∂u
(ii) (t, x) = −it f (t)e−i.t.x = −i.t.u(t, x) est continue.
∂x
∞
(iii) L’intégrale u(t, x)dt est absolument convergente, car |u(t, x)| = | f (t)| et la fonction f est supposée absolument conver-
−∞
gente.
∞ ∂u

∂u
(iv) (t, x) dt est absolument convergente, car (t, x) = t f (t) −→ 0 par l’hypothèse (2).
−∞ ∂x ∂x x→±∞

∞
En conséquence de quoi, F( f ) = u(t, x) dt est dérivable dans R et on a,
−∞

∞ ∞
d ∂u
F( f )(x) = (t, x) dt = −i (t f (t))e−itx dt.
dx ∂x
−∞ −∞

D’où le résultat.

4.3 Transformée de Fourier de la dérivée :

Dans cette section, il s’agit de dériver la fonction f puis de déterminer sa transformée de Fourier. On cherche à déterminer le
lien existant entre ses deux opérations. Le théorème suivant vient répondre à ces questions.

Théorème 4. Soit f : R −→ C une fonction localement et absolument intégrable et qui vérifie les conditions suivantes :

(i) f ∈ C 1 (R, C).

(ii) f 0 localement et absolument intégrable.

Alors, lim f (x) = 0 et,


x→±∞

F( f 0 ) = iωF( f ).

Démonstration :
Afin d’exploiter le lien qui existe entre une fonction f et sa dérivée f 0 , écrivons le théorème fondamental du calcul intégral. pour
x
tout x ∈ R on a f (x) = f (0) + f 0 (t) dt.
0
x x
Comme f0 est supposée absolument convergente, donc | f 0 (t)| dt converge et par suite f 0 (t) dt converge.
0 0
Ainsi, lim f (x) existe. Nous allons la noter `. Montrons que ` = 0.
x→∞
Raisonnons par l’absurde et supposons que ` 6= 0. Deux cas se présentent.

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Transformées de Fourier

(a) Supposons que ` > 0. Par définition de la limite cela se traduit par le fait que pour tout ε > 0, il existe A > 0 tel que pour
tout x > A on a ` − ε < f (x) < ` + ε. Nous allons prendre ε de sorte à avoir ` − ε > 0. Donc, f (x) > 0 pour tout x > A. Donc,
α α α
(` − ε)dx 6 f (x) dx 6 (` + ε)dx
A A A

par passage à la limite α → ∞, on obtient,


∞
f (x) dx > ∞.
A
∞
Par conséquent f (x) dx diverge. Il en est de même pour
A

∞ A ∞
f (x) dx = f (x) dx + f (x) dx.
0 0 A

Contradiction avec l’hypothèse, f est localement et absolument intégrable.

(b) Supposons que ` < 0. On considère la fonction − f et on réitère le même raisonnement pour aboutir à une contradiction

Ainsi, ` = 0. D’où le résultat.

4.3.1 Remarque :

Il est également possible d’étendre ce résultat aux dérivées d’ordre supérieur. Les conditions évoluent également, le tout se
résume ainsi,
Soit f : R −→ C une fonction localement et absolument intégrable qui vérifie les conditions suivantes :

1. f ∈ C n (R, C) (n-fois continument dérivable).

2. f 0 , f 00 . . . f (n) localement et absolument intégrables.

Alors,

F( f (n) )(ω) = (iω)n F( f )(ω).

5 Opérations sur la transformée de Fourier :


Dans la suite nous allons considérer la transformée de Fourier comme un opérateur. Formellement, cela va nous permettre
d’effectuer des opération algébriques sur ces intégrales en les remplaçant par l’opérateur F( f ).

5.1 Linéarité :

Proposition 1. Soient f et g deux fonctions absolument intégrables sur R et α un scalaire. Alors,

1. F( f + g) = F( f ) + F(g).

2. F(α f ) = αF( f ).

Démonstration :
Laissée en exercice. Il suffit de poser les écritures.

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Transformées de Fourier

5.1.1 Exemple :

Déterminons F u(t)e−t + u(t)e−2t .


 
1
Nous avons vu précédemment que F[u(t)e−t ] = . Par ailleurs,
1 + iω
∞ ∞
−2t −2t −iωt
F[u(t)e ]= u(t)e e dt = e−(2+iω)t dt
−∞ 0
" #∞
e−(2+iω)t 1
= − =
2 + iω 2 + iω
0
Ainsi donc,
1 1
F u(t)e−t + u(t)e−2t =
 
+ , par linéarité,
1 + iω 2 + iω
2 + iω + 1 + iω
=
(1 + iω)(2 + iω)
3 + 2iω
= .
2 − ω2 + 3iω

5.2 Transformée de Fourier de la translation :

Soient a ∈ R et f : R −→ C une fonction localement et absolument intégrable. On définit la fonction fa : x 7−→ f (x − a) qu’on
nomme la translatée de f . Alors,
∞ ∞
−iωx
F( fa )(ω) = fa (x)e dx = f (x − a)e−iωx dx.
−∞ −∞

Posons u = x − a, on obtient,
∞ ∞ ∞
−i(u+a)ω −iωu −iωa −iωa
F( fa )(ω) = f (u)e du = f (u)e e du = e f (u)e−iωu du.
−∞ −∞ −∞

Ainsi,

F( fa )(ω) = e−iωa F( f )(ω).

5.2.1 Exemple :

 1 |t| 6 1 sin ω
Soit la fonction f (t) = , de transformée de Fourier F(ω) = 2 . Utilisons la transformée de Fourier de la
 0 |t| > 1 ω
translation afin de déterminer la transformation de Fourier de la fonction,

 1 16t 63
g(t) =
 0 sinon.

Le tracé de la courbe représentative de la fonction g est donné par,

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Transformées de Fourier

Il est clair que la fonction g représente la fonction f translatée de deux unités vers la droite, en clair g(t) = f (t − 2). Comme
sin ω
F(ω) = 2 est la transformée de Fourier de f . Alors par la formule de translation on obtient,
ω
e−i2ω sin ω
F(g(t)) = F( f (t − 2)) = e−iω2 F( f ) = 2 .
ω

Vérifions en effectuant le calcul,

∞ 3  −iωt 3
−iωt e
F(g(t)) = g(t)e dt = e−iωt dt = −
iω 1
−∞ 1
−iω
e−3iω−e e−iω − eiω
 
=− = −e−2iω
iω iω
e−2iω sin ω
=2 .
ω

résultats concordants.

5.3 Transformée de Fourier de l’homothétie :

Soient k > 0 et f : R −→ C une fonction localement et absolument intégrable. On définit la fonction fk (x) = f (kx). Alors,
∞ ∞
−iωx
F( fk )(ω) = fk (x)e dx = f (kx)e−iωx dx
−∞ −∞

Posons kx = u, on obtient,

∞ ∞
−iω(u/k) dt 1
F( fk )(ω) = f (u)e = f (u)e−iu(ω/k) du.
k k
−∞ −∞

Ainsi,

1 ω
F( f )(ω) = F( ).
k k

5.4 Transformée de Fourier de la convolution :

5.4.1 Définition :

Soient f , g : R −→ R deux fonctions intégrables sur R. On appelle produit de convolution de f par g, la fonction, que l’on note
f ? g, définie sur R par,
∞
( f ? g)(x) = f (x − t)g(t) dt.
−∞

Théorème 5 (Théorème de Convolution). La transformée de Fourier du produit de convolution de deux fonctions données f et g
est égale au produit des transformées de Fourier. En clair,

F( f ? g) = F( f ).F(g).

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Transformées de Fourier

Démonstration :
Par définition de la transformée de Fourier, on a,
∞
F( f )(ω) = f (u)e−iωu du,
−∞
∞
F(g)(ω) = g(t)e−iωt dt.
−∞

Donc,

∞ ∞
F( f ).F(g) = f (u)g(t)e−i(u+t)ω dxdt.
−∞ −∞

Posons x = u +t dans l’intégrale double. L’objectif est de passer d’une intégrale double des variables (u,t) vers les variables (x,t).
Pour ce faire, écrivons les variables (u,t) en fonction des variables (x,t).

 u = x − t,
 t = t.

∂(u,t) ∂(u,t)
Le calcul du Jacobien est donné par la formule dudt = dxdt, où
est le déterminant de la matrice jacobienne
∂(x,t) ∂(x,t)
donnée par,

∂u ∂u
∂(u,t) ∂x ∂t 1 −1

= = =1
∂(x,t) ∂t ∂t 0 1
∂x ∂t

On obtient donc,
∞ ∞
F( f ).F(g) = f (x − t)g(t)e−iωx dxdt
−∞ −∞
∞ ∞
 

=  f (x − t)g(t) dt  e−iωx dx
−∞ −∞
∞
 

= F f (x − t)g(t) dt 
−∞

= F( f ? g).

5.4.2 Remarque :

Il en va de même pour les transformées inverses de Fourier.

F−1 ( f ? g) = F−1 ( f ).F−1 (g).

5.4.3 Propriétés du produit de convolution :

Le produit de convolution des fonctions admet des propriétés très intéressantes. On résume quelques unes dans ce qui suit Le
produit de convolution est :

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Transformées de Fourier

(a) commutatif : f ? g = g ? f .

(b) associatif : f ? (g ? h) = ( f ? g) ? h.

(c) distributif par rapport à l’addition : f ? (g + h) = f ? g + f ? g.

Les démonstrations sont laissées en exercice.

5.5 Identité de Parseval :

L’identité de Parseval pour les séries de Fourier est étendue aux cas des transformées de Fourier.

Théorème 6. Soit f : R −→ C une fonction qui admet une transformée de Fourier. Alors, on a,
∞ ∞
2 1
| f (x)| dx = |F(ω)|2 dω.

−∞ −∞

Démonstration :
L’identité de Parseval est le cas particulier d’un résultat plus général que nous allons démontrer.
Soient F(ω) et G(ω) les transformées de Fourier respectives de f et g. Alors, en notant g(x) le conjugué de g(x), on a,
∞ ∞ ∞
1
f (x)g(x) dx = f (x) G(ω)e−iωx dxdω

−∞ −∞ −∞
∞ ∞
1
= f (x)G(ω)e−iωx dxdω

−∞ −∞
∞ ∞
1
= G(ω)dω f (x)e−iωx dx

−∞ −∞
∞
1
= F(ω)G(ω)dω.

−∞

L’identité de Parseval s’en déduit en prenant g(x) = f (x).

6 Sinus et Cosinus - Transformée de Fourier

6.1 Définition :

Soit f : R −→ R une fonction absolument intégrable sur R.


Si f est impaire, alors les intégrales de Fourier s’écrivent,
∞
Fs (ω) = f (x) sin ωx dx,
0

ce qui nous permet d’avoir,

∞
2
f (x) = Fs (ω) sin ωx dxdω.
π
0

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Transformées de Fourier

On appelle Fs (ω) la transformée de Fourier en sinus, et f (x) est la transformée de Fourier inverse en sinus de Fs (ω).
De même, si f est une fonction paire, les intégrales de Fourier s’écrivent,
∞
Fc (ω) = f (x) cos ωx dx,
0

ce qui nous permet d’avoir,

∞
2
f (x) = Fc (ω) cos ωx dxdω.
π
0

On appelle Fc (ω) la transformée de Fourier en cosinus, et f (x) est la transformée de Fourier inverse en cosinus de Fc (ω).

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Transformées de Fourier

RÉF ÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

[1 ] K. ALLAB. Eléments d’Analyse - Fonctions d’une variable réelle. Tome2. OPU 2ème Edition. 2009.

[2 ] A. CROFT & al. Engineering Mathematics. PEARSON. Fourth Edition. 2013.

[3 ] P.V. O’NEIL. Advenced Engineering Mathematics. THOMSON. Sixth Edition. 2007.

[4 ] M.R. SPIEGEL. Analyse de Fourier. Mc GRAW-HILL BOOK COMPANY. 1974.

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