Les réseaux cellulaires 3G : UMTS

Dr. Tarek BEJAOUI 2010-2011
http://sites.google.com/site/tarekbejaoui/
Tarek Bejaoui 1

Plan
• • • • • Les origines Architecture et concepts de l’UMTS Le réseau d’accès La gestion des usagers L’évolution de l’UMTS

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UMTS : Origines
• UMTS : Universal Mobile Telecommunication Services • Désigne une technologie retenue dans la famille dite IMT 2000 (International Mobile Telecommunications) comme norme pour les systèmes de télécommunications mobile dits de 3ème génération (3G)

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des services sans fil multimédia avec une itinérance globale plus large Tarek Bejaoui 4 . utilisant une fréquence commune et un standard unifié. • IMT-2000 fournira du haut débit. avec un seul terminal.IMT-2000 • International Mobile Telecommunications: supporté par l’ITU • IMT-2000 est un service développé dans le but de permettre aux souscripteurs d’utiliser des services de réseau cellulaire de partout.

Normes 3G Tarek Bejaoui 5 .

UMTS : la création Tarek Bejaoui 6 .

Evolution de 3GPP Tarek Bejaoui 7 .

3GPP vs 3GPP2 : Principales différences Tarek Bejaoui 8 .

Evolution des systèmes cellulaires vers la 3G Tarek Bejaoui 9 .

Exigences du marché de télécom pour la 3G Tarek Bejaoui 10 .

UMTS : les objectifs Débit usager supérieurs Compatibilité avec les services GSM et GPRS Assurer la mobilité entre GSM et UMTS Améliorations fonctionnelles (QoS. Multiservices. notamment en grandes villes • • • • Tarek Bejaoui 11 .…) • Répond au problème croissant de saturation des réseaux GSM.

Bandes de fréquences En France. chaque opérateur dispose de 2x15 + 1x5 MHz Tarek Bejaoui 12 .

IMT-2000 : les fréquences Tarek Bejaoui 13 .

Débits binaires Tarek Bejaoui 14 .

Services offerts par le système 3G Tarek Bejaoui 15 .

Différentes Qualités de Sevice Tarek Bejaoui 16 .

Classe de services pour 3G (1) Tarek Bejaoui 17 .

Classe de services pour 3G (2) Tarek Bejaoui 18 .

Classe de services pour 3G (3) Tarek Bejaoui 19 .

Classe de services pour 3G (4) Tarek Bejaoui 20 .

Organismes de normalisation Tarek Bejaoui 21 .

Architecture de l’UMTS (1) Selon 3GPP. Cette partie du réseau UMTS assure la gestion de l'accès au réseau fixe et des ressources sur l'interface radio (handover. Tarek Bejaoui 22 . …). un réseau UMTS est divisé en trois entités principales : • Réseau UTRA (UTRAN. sélection de cellules. UTRA Network): c'est le réseau d'accès radio au réseau fixe de l'UMTS.

• Le réseau cœur intègre également des fonctions de gestion de localisation et de contrôle des paramètres du réseau.Architecture de l’UMTS (2) • Réseau cœur (Core Network): permet l'interfaçage de l'UTRA avec les réseaux distants tels que RTCP. • Les fonctionnalités de base de cette entité est la commutation et le routage des données d'utilisateurs et de signalisation entre les terminaux mobiles et les réseaux distants via l'interface radio. Tarek Bejaoui 23 . réseaux Internet et LAN distants.

Tarek Bejaoui 24 .Architecture de l’UMTS (3) • Le réseau UTRA et le réseau cœur constituent ensemble l'infrastructure du réseau UMTS à installer par un opérateur donné. • Les interfaces du réseau UTRA avec les autres entités sont normalisées. • L'opérateur a le choix entre plusieurs types de réseaux de cœur non nécessairement spécifiques à l'UMTS. à savoir l'interface Iu avec le réseau fixe et l'interface Uu avec le terminal mobile. en l'occurrence le sous-système GSN du GPRS.

11). • Chaque RNS est composé d'un contrôleur de stations de base RNC (Radio Network Controller) et de plusieurs stations de base (portant la nomination spécifique à l'UMTS. • L'interface radio Uu a lieu effectivement entre la station de base et le terminal mobile (cf. figure1. node B) raccordés au RNC via des interfaces Iub.Réseau UTRA (1) • Le réseau UTRA est formé de plusieurs sous-systèmes RNS (Radio Network Subsystem) interconnectés par des interfaces de type Iur. Node B RNC User Equipment Uu Node B RNS UTRAN Réseau UMTS Iu Core Network Réseau distant Tarek Bejaoui 25 .

de la vitesse maximale de l'utilisateur et de la marge de débit de données transmises. microcellules et picocellules. on distingue trois classes de cellules: macrocellules.5. comme pour le cas des réseaux de génération 2 et 2. la distinction étant faite principalement sur la base de l'ordre de grandeur du rayon moyen de la cellule (relatif au type de la zone de service).Réseau UTRA (2) • Pour l'UMTS. Tarek Bejaoui 26 .

De l’analogique au numérique : le système GSM Tarek Bejaoui 27 .

Accessibilité de service en GSM Tarek Bejaoui 28 .

Paquets de donnée et haut débit en GSM Tarek Bejaoui 29 .

Premier système UMTS : 3GPP R99 Tarek Bejaoui 30 .

Deuxième système UMTS : 3GPP R4 Tarek Bejaoui 31 .

UMTS en 2005: 3GPP R5 Tarek Bejaoui 32 .

Les multiplexages : le CDMA (1) • Le CDMA basé sur la répartition par codes chaque utilisateur différencié du reste des utilisateurs par un code N qui lui est alloué au début de sa communication Tarek Bejaoui 33 .

Les multiplexages : le CDMA (2) • Le code est orthogonal au reste des codes liés à d’autres utilisateurs • À la réception. Tarek Bejaoui 34 . et sa densité spectrale est constante sur l'intégralité de la bande occupée. Ce dernier apparaît alors comme un bruit. le signal reçu est multiplié par le code N associé à l’émetteur • Le CDMA consiste à répartir l'information radioélectrique émise sur une bande de fréquences plus large de celle réellement nécessaire à la transmission du signal utile.

• La séquence du code (constituée de SF éléments appelés "chips") est unique pour un utilisateur donné.Les multiplexages : le CDMA (3) • Il s'agit alors de multiplier au sens mathématique du terme (OU exclusif) chaque bit à transmettre par un code pseudo-aléatoire PN (Pseudo random Noise code) propre à chaque utilisateur. et constitue la clef de codage. Tarek Bejaoui 35 . elle est conservée si le symbole de donnée valait 1. inversée sinon.

Le nouveau signal modulé a un débit SF fois plus grand que le signal initialement envoyé par l'usager et utilisera donc une bande de fréquence SF fois plus étendue.Les multiplexages : le CDMA (4) • On appelle facteur d'étalement SF (Spreading Factor) la longueur SF du code. on a 1 chip toutes les Tb/SF secondes. Si chaque symbole a une durée Tb. La relation entre les débits initial et final est donc : Débit Chip=Débit Bit * SF Tarek Bejaoui 36 .

84 Mcp/s pour le WCDMA utilisé en UMTS) est grand. et plus le débit de donnés du canal sera élevé. plus SF est grand. Cela permet de dégager des canaux à débits variables selon les besoins des utilisateurs (bandwidth on demand).Les multiplexages : le CDMA (5) • Le canal de communication étant composé d’une fréquence et d’un code. plus le débit chip (de l'ordre de 3. • le processus de transmission en CDMA : Code de longueur L Etalement Chips Données X Débit = Dd Débit = Dc=Dd*L = 4.096 Mc/s (UTRA UP) Signal étalé Bande de base Tarek Bejaoui Fréquence porteuse 5 Mhz (UTRA) 37 .

le récepteur doit effectuer la même opération: il génère la même séquence d'étalement et la multiplie au signal reçu. • Ceci permet de diminuer le niveau de bruit pour le signal en bande de base : plus l'étalement est important. plus les interférences sont éliminées. Brouilleur C Signal étalé I Fréquence porteuse Bande de base Tarek Bejaoui 38 . non corrélés au signal utile. les données codées par cette séquence sont restaurées (puissance spectrale augmentée) alors que les données des autres utilisateurs restent étalées et les brouilleurs dus au canal sont étalés.Les multiplexages : le CDMA (6) • Pour récupérer l'information.

Les codes d'étalement (1)
• Pour éviter toute interférence avec les codes des différents utilisateurs et différencier des canaux distincts, on se sert de codes orthogonaux appelés codes CDMA ou codes OVSF (Orthogonal Variable Spreading Factor Code). • L'utilisation de ces codes permet de modifier le facteur d'étalement et de maintenir l'orthogonalité des différents codes d'étalement même si ces derniers sont de longueur différente. • Ils viennent d'une famille de codes orthogonaux au sens de la corrélation. Ils peuvent être définis par un arbre générateur tel qu'une racine engendre 2 branches. Les codes portés par ces deux branches sont issus du code de la racine. En effet, le code d'une branche est composé par le code de la racine et de son complémentaire. Ce principe permet ainsi de générer l'arbre des codes OVSF utilisés pour UMTS, aussi regroupés sous la forme de la matrice de Hadamard.
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Les codes d'étalement (2)
• De plus, le facteur k, qui détermine le nombre de bits dans les trames des canaux dédiés au transfert de données, vérifie la relation suivante: SF=256/2k (avec k de 0 à 6) • Cela signifie que SF peut prendre les valeurs: 4, 8, 16, 32, 64, 128, 256. Cet arbre montre la relation directe entre nombre de codes disponibles pour un étalement donné et le facteur d'étalement. En effet, le facteur SF détermine simultanément la longueur du code mais également le nombre de codes disponibles pour un étalement SF.
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Les codes d'étalement (3)
• L'utilisation de codes orthogonaux restreint la flexibilité de la technique CDMA et nécessite une allocation précise des codes aux différents utilisateurs. Pour cette raison des codes PN (PseudoNoise) qui sont presque orthogonaux (quasi-orthogonaux) peuvent être utilisés. Le nombre de codes disponibles est illimité et la flexibilité par rapport au débit variable est élevée. Les besoins de synchronisation sont dans ce cas moins exigeants.
Séquences orthogonales
Code 8,1 Code 4,1 Code 8,2 Code 2,1 Code 8,3 Code 4,2 Code 8,4

X

Autre séquence

Code 1,1
Code 8,5 Code 4,3 Code 8,6 Code 2,2 Code 8,7 Code 4,4 Code 8,8

SF=4

SF=8

SF=16

Tarek Bejaoui SF=132

SF=256

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Modes d’accès en UMTS 2 évolutions de la technique CDMA : W-CDMA (Wide Band CDMA) et TD-CDMA (Time Divison CDMA) Tarek Bejaoui 42 .

Modes d’accès en UMTS • L'ensemble de ces deux interfaces constitue l'UTRA (Universal Terrestrial Radio Access). à haut débit et asymétrique. Tarek Bejaoui 43 . • En terme de services supportés. W-CDMA est adapté aux services symétriques (voix et services de données à bas et moyen débit en mode symétrique) alors que TD-CDMA est approprié pour les services de données en mode paquet. • WCDMA est particulièrement adapté aux grandes cellules alors que TD-CDMA est limité aux petites cellules.

l’embrouillage (scrambling).WCDMA (1) • W-CDMA utilise le mode de duplexage FDD (Frequency Division Duplex) on parle alors de UTRA FDD • Outre l'étalement (channelisation). le WCDMA applique une autre opération essentielle. Code d’étalement Code d’embrouillage Données X X Débit binaire Tarek Bejaoui Débit chip 44 .

• Ainsi. l'étalement peut-être effectué par plusieurs émetteurs avec le même code de Etalement sans compromettre la détection des signaux par le récepteur. L’embrouillage fait appel aux codes de « Gold » qui sont une combinaison linéaire de plusieurs m-séquences. elle se limite à séparer les différents signaux les uns des autres. Notons qu'il existe un arbre de codes d’étalement pour chaque code de d’embrouillage. Cela signifie que différents émetteurs peuvent utiliser leurs arbres de codes indépendamment. Réalisée juste avant l'étalement . • elle ne modifie pas la bande passante ni le débit.WCDMA (2) • Cette opération effectuée par l'émetteur permet de séparer les différents signaux d'un même terminal ou d'une même station de base. Tarek Bejaoui 45 .

l'une pour le sens montant. Tarek Bejaoui 46 . plusieurs codes sont nécessaires pour supporter un débit de 2 Mbit/s. l'autre pour le sens descendant. • Le débit maximal supporté par un seul code est de 384 kbit/s. • Pour les services à haut débit.WCDMA (3) • W-CDMA utilise deux bandes passantes de 5 Mhz.

• Bande de fréquence organisée de manière à être exploitée en deux modes d'accès radio basés sur des variantes de la technique CDMA avec possibilité d'interopérabilité. Tarek Bejaoui 47 . les désignations UTRA-FDD (Frequency Dividion Duplex based UTRA) et UTRA-TDD (Time Division Duplex based UTRA). • Le choix de l'un des deux modes d'accès prend en considération le taux du trafic asymétrique par référence au trafic global dans la zone à servir d'une part et la nature des cellules planifiées • le mode FDD est préconisé pour les cellules macro et micro alors que le mode TDD est plutôt réservé aux cellules micro et pico. selon la terminologie 3GPP. la bande de fréquences retenue pour l'interface radio WCDMA a été choisie autour de la fréquence 2 GHz et est partagée en canaux (porteuses) de 5 MHz de largeur de bande.WCDMA (4) • Dans la norme UMTS. • Ces deux modes d'accès portent.

Par conséquent. • En mode FDD. Tarek Bejaoui 48 . un canal physique est complètement défini par la fréquence de la porteuse et par les codes CDMA affectés au canal.Mode UTRA-FDD • UTRA-FDD est basé sur la technique d'accès multiple WCDMA (Wideband CDMA) qui correspond à la technique DS-CDMA avec un étalement sur une bande de 5 MHz. la distinction entre les liens montant (UL) et descendant (DL) est assurée par l'utilisation d'une paire de porteuses séparées par un décalage constant. Cette formule de séparation entre les liens montant et descendant n'est pas très adaptée au transport de trafic asymétrique.

est défini par la connaissance de la fréquence de la porteuse. • Un canal physique ou unité de ressource.Mode UTRA-TDD (1) • Le mode UTRA-TDD ou TD-CDMA est basé sur la combinaison des deux modes d'accès multiples TDMA et DS-CDMA (à étalement sur une bande de 5 MHz). La trame s'étale sur un intervalle de 10 ms et est constituée de 15 timeslots. 10 ms 49 . les codes CDMA et le timeslot attribués au canal en question. Point de commutation Débit chip 5 Mhz Lien montant Débit chip 16 codes Débit chip Lien descendant Tarek Bejaoui Trame TDD : 15 slots. • Le mode d'accès TDMA permet un multiplexage temporel par l'usage des timeslots par référence à une structure de trame.

• Contrairement au mode FDD. Tarek Bejaoui 50 .Mode UTRA-TDD (2) • La BP est utilisée pour les deux sens. la distinction entre les deux liens étant assurée par la partition de la trame en deux groupes de timeslots. le mode TDD ne nécessite qu'une seule porteuse pour supporter les deux liens (montant et descendant). Elle comprend donc une composante TDMA fondée sur la trame GSM en plus de la séparation par code. • Cette technique de duplexage est très adaptée au transport de trafic d'asymétrie variable et permet d'optimiser les ressources par la mise à jour de la partition entre les deux liens.

assure la gestion de la signalisation. assure la fragmentation des PDU provenant des protocoles des couches hautes en des entités RLC (RLC SDU) .la couche physique Tarek Bejaoui 51 .RRC (Radio Ressource Control) correspondant à la couche 3 du modèle OSI.BMC (Broadcast / Multicast Control). des ressources radio et des paramètres de configuration des couches inférieures. des couches : . de point de vue protocoles. -DPCP (Data Packet Convergence Protocol).Structure en couche de l’UTRA • Le réseau d'accès UTRA est composé.RLC (Radio Link Control) et MAC (Medium Access Control) correspondant à la couche 2 du modèle OSI . .

Paramètres de l’interface radio : Seuils d’interférence • Tous les utilisateurs se partagent la même fréquence pour établir les liaisons radio pour communication l'effet d'interférence qui se traduit pour le cas du WCDMA par le rapport (Eb/N0) prend une importance primordiale dans la définition des stratégies de gestion des liaisons radio entre les nœuds B et les terminaux mobiles (contrôle de puissance. N0 : densité de bruits (Interf+Br) • Pour une valeur de BER et débit spécifiques le rapport Eb/N0 ne doit pas descendre au dessous d'une valeur critique (Eb/N0)seuil pour garantir une réception correcte. Eb : energie par bit. Tarek Bejaoui 52 . en particulier).

Tarek Bejaoui 53 .(Dans la suite du cours.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (1) • La procédure de contrôle de puissance constitue une procédure critique qui influe beaucoup la QoS et la capacité du réseau. • Il est configuré au niveau de l'interface radio en fonction du mode d'accès (TDD ou FDD) et en fonction des canaux mis en jeu (canaux communs ou dédiés et canaux de contrôle ou bien de trafic) . nous nous limitons au contrôle de puissance appliqué aux canaux dédiés au transport de données (canaux DPDCH)). • Objectif : minimisation de l'interférence sur les liens montant et descendant.

la station de base estime le SIR à partir du signal reçu sur le DPCH et commande la puissance d'émission du mobile (à l'aide des messages TCP commands). • En mode TDD. la procédure est la même pour les deux modes TDD et FDD et est du type boucle interne (fermée) basée sur le SIR (SIRbased inner loop). c'est le mobile qui contrôle sa puissance d'émission en faisant référence au SIR seuil (fixé à l'avance par les couches hautes) et à la valeur d'interférences mesurée au niveau de la station de base et diffusée au mobile concerné.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (2) • Sur le lien montant. La mesure du SIR est effectuée au niveau du mobile et la commande de mise à jour de la puissance d'émission est diffusée vers la station de base qui exécute la commande. le contrôle de puissance est du type boucle fermée pour le mode FDD et du type boucle ouverte pour le mode TDD. Remarque : Les commandes de contrôle de puissance sont exécutées sur tous les codes se ramenant au même canal logique. • En mode FDD. Tarek Bejaoui 54 . Les contraintes que rencontre la procédure de contrôle de puissance se ramènent aux intervalles de variation des puissances émises au niveau du mobile et au niveau des stations de base. • Sur le lien descendant.

(Inner loop power control) • Il est fondé sur le CIR et est utilisé après l'émission initiale du terminal mobile. Tarek Bejaoui 55 . • Si le CIR estimé est supérieur au CIR cible alors la station de base demande au mobile de réduire sa puissance d'émission. la procédure de contrôle de puissance en mode TDD . Cette puissance sera augmentée si le CIR estimé est inférieur au CIR cible. diffère d'un sens à l'autre. • Pour le lien descendant. pour laquelle la station de base réalise de fréquentes estimations du CIR et les compare à la valeur du CIR cible.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (3) • Dans les spécifications de l'UTRA. il s'agit d'un contrôle de puissance rapide et en boucle fermée. Cette procédure est exécutée 800 fois par seconde (800 Hz) et par pas de 1 dB .

LPCCPCH + FastFading . le contrôle de puissance est de type lent et conformément aux spécifications de l'UTRA TDD.Ii . la valeur du CIR pour chacun des time slots est estimé selon : CIRi = Pi . il est exécuté 100 fois par seconde. • Sur le lien montant. • Lors d’un établissement d’un appel.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (4) • Pour le contrôle de puissance sur le sens montant. par pas de 1 dB. la réciprocité du canal est utilisée. Ce contrôle de puissance est en boucle ouverte connu sous le nom de « Open loop power control » et permet de réaliser une estimation des pertes du canal (path loss et fast fading) au niveau du sens descendant.C Tarek Bejaoui 56 .

de la puissance montante Pi issue de chaque terminal. Eb/N0 est compris entre 0.5 . de l’affaiblissement de parcours. • Le seuil minimal et maximal auxquels est comparé le rapport Eb/N0 relatif à chaque terminal dépend du type de service considéré.5 et 1.Pour les services de données temps réel. .5 et 5. du fading rapide et des interférences.Pour le service voix. .25 et 1 Tarek Bejaoui 57 . il est compris entre 0.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (5) • Après l’initiation de l’appel.Pour les services de données non temps réel. le rapport Eb/N0 est relié au C/I par la formule : (Eb/N0)=(W/D)×(C/I) • Il dépend du débit par classe de service. Eb/N0 est compris entre 2.

ce dernier peut être en liaison avec 32 cellules au maximum (y compris la cellule courante) utilisant la même fréquence (intra-frequency TDD cells). qui correspond à la puissance reçue sur un code après désétalement. devrait être capable de réaliser des mesures du RSCP (Received Signal code Power). • Un terminal dans l'état « CELL_DCH ». pour lequel un canal dédié lui est alloué. ou 32 cellules utilisant jusqu'à 2 porteuses TDD différentes (inter frequency cells).Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (3) Dans 3GPP relatives aux procédures de mesures effectuées par l'équipement terminal. La différence se manifeste au niveau du temps de remontée de mesures. • Cette mesure se fait sur le canal physique PCCPCH (Primary Common Control Physical Channel) qui transporte le canal de diffusion BCH (Broadcast Channel) utilisé pour transmettre des informations spécifiques au réseau d'accès ou à une cellule donnée. • Tarek Bejaoui 58 .

84 Mcps. la mesure du ISCP (Interference Signal Code Power) qui correspond à l'interférence reçue sur un code après désétalement est faite sur un time slot du lien descendant toutes les 400 ms. Tarek Bejaoui 59 . • Les cellules de la liste "monitored set" sont les cellules que les mobiles mesurent constamment mais pour lesquelles la valeur du rapport puissance reçue sur interférence n'est pas suffisamment importante pour être ajoutées à la liste "active set". Les cellules de cette dernière sont celles qui sont impliquées dans une situation de handover.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (4) • Le temps de mesure du RSCP pour le cas du TDD à 3. • Dans cet état CELL_DCH du terminal. en intra fréquences est de 200 ms et est de 480 ms en inter fréquences. c'est à dire que toutes ces cellules supportent une ou plusieurs connexions avec un même mobile. en considérant 6 cellules dans le "monitoring set" du mobile.

nous avons choisi de prendre le temps de mobilité égale à 500 ms. • Ainsi. auxquelles lui correspondent à peu près toutes les périodes de mesures réalisées au niveau du terminal en mode TDD à 3.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance (5) • L'identification d'une nouvelle cellule dans le "monitoring set" se fait quant à elle dans un délai de 800 ms . dans le but de réduire les temps de simulation en adoptant des périodes de mesures qui soient les plus proches possibles de celles établies dans les normes. Ce temps est l'équivalent de 50 unités de temps de simulation.84 Mcps. Tarek Bejaoui 60 .

4. Plus la charge autorisée dans le système est élevée et plus la zone de couverture est réduite Augmentation du trafic Augmentation des interférences Diminution De la taille des cellules Tarek Bejaoui 61 . en fonction de la charge de la cellule et du niveau d’interférence. la couverture radio peut changer lors du contrôle de puissance. La charge du système affecte directement la couverture. selon le mécanisme dit de « respiration de cellule » ou « Cell breathing » représenté dans la figure 3.Paramètres de l’interface radio : Contrôle de puissance • En UMTS.

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