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REPUBLIQUE DE CÔTE D’IVOIRE

Union-Discipline-Travail

Ministère de l’Enseignement Supérieur


Et de la Recherche Scientifique

UPR de Biotechnologies

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MASTER 2 :
Année Universitaire Biotechnologies-Biosécurité-Bioréssources
2020-2021 Spécialité : Biotechnologies Agroalimentaire

UE : BIOSÉCURITÉ
ECUE : SECURITE ALIMENTAIRE

THÈME 4

DISPONIBILITE DES ALIMENTS

Étudiants :

FOFANA YSSOUF
GNAGNINI TOKRO RUTH D’AVILA
KONE RAISSA THENETHIO

Groupe 4
Enseignants :

Pr AHONZO-NIAMKE Sébastien : Professeur titulaire, UFR Biosciences

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PLAN DE TRAVAIL

I-GENERALITE SUR DISPONIBILITE ALIMENTAIRE................................................................3

II-LES ELEMENTS ASSURANT LA DISPONIBILITE ALIMENTAIRE.......................................3

III-LES FACTEURS FAVORISANT UNE BONNE DISPONIBILITE ALIMENTAIRE................5

III-1-Facteur environnemental..........................................................................................................5

III-2-Facteur humanitaire..................................................................................................................6

III-3-Facteur économique.................................................................................................................6

IV-LES STRATEGIE PERMETTANT UNE BONNE DISPONIBILITE ALIMENTAIRE A


LONG TERMES..................................................................................................................................7

IV-1-Dans le temps...........................................................................................................................7

IV-2-Au niveau géographique..........................................................................................................8

CONCLUSION....................................................................................................................................9

REFERENCE.....................................................................................................................................10

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INTRODUCTION

La sécurité alimentaire est assurée lorsque toutes les personnes ont, à tout moment, accès
économiquement, socialement et physiquement à une nourriture en quantité et qualité suffisantes,
qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs régimes alimentaires, leur permettant de mener une
vie active et saine. La sécurité alimentaire des ménages correspond à l’application de cette
définition au niveau de la famille, avec une attention portée sur chacun des individus composant le
ménage (FAO, 1996). Une personne est en situation de sécurité alimentaire, si les ressources
alimentaires sont suffisantes et lui permettent de mener une vie active et saine. La même notion
s’applique à une population totale : urbaine/ rurale, riche/pauvre, jeune/âgée, homme/femme. Une
famille est en situation de sécurité alimentaire lorsque ses moyens d’existence et son environnement
sont assurés. L’environnement doit comprendre un stock adéquat de nourriture et un
approvisionnement suffisant, en nourriture et en argent, pour satisfaire les besoins de base. La
sécurité alimentaire dépend également des activités agricoles et non agricoles car elles fournissent
des sources variées de nourriture et/ou de revenus. Cette définition contient quatre concepts
distincts mais liés entre eux et essentiels pour atteindre un état de sécurité alimentaire qui sont :
Disponibilité, Accessibilité, Utilisation et Stabilité. La disponibilité, l'accès et l'utilisation sont trois
éléments complémentaires : bien que la disponibilité des aliments soit essentielle, elle n’est pas
suffisante pour assurer l'accès.

Dans notre travail, il s’agira d’examiner la question de la disponibilité alimentaire.

Il s’agira pour nous d’éclairer sur les éléments assurant une disponibilité alimentaire, les facteurs
favorisant une bonne disponibilité, et afin les stratégies permettant une bonne disponibilité.

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I-GENERALITE SUR DISPONIBILITE ALIMENTAIRE

La disponibilité fait référence à l’existence physique de la nourriture. Elle permet d’analyser la


capacité globale du système à répondre à la demande alimentaire et est déterminée par le niveau de
production alimentaire (culture et l’élevage), par l’ensemble des facteurs socioéconomiques et
culturels qui déterminent les performances du marché pour répondre aux besoins des individus et
par le niveau du stock des provisions mis en place. L’approvisionnement de la nourriture doit être
assuré de manière globale et au niveau des foyers (Klennert, 2006 ; Schmidhuber & Tubiello,
2007 ; Stamoulis & Zezza, 2013). L’indicateur le plus communément utilisé pour mesurer la
disponibilité est de quantifier la nourriture disponible par rapport aux besoins des individus. La
disponibilité dépend de la production domestique, des importations, de l’aide alimentaire et des
stocks de sécurité (Tagel & van der Veen, 2011). Les disponibilités alimentaires sont les vivres à
disposition dans la zone étudiée issus de la production intérieure sous toutes ses formes, des
importations commerciales et de l’aide alimentaire. Ces disponibilités peuvent être regroupées à
l’échelle d’une région, d’un pays, d’un district ou d’une communauté. Dans une EFSA, elles sont
généralement analysées par district et par communauté ; les niveaux national et régional peuvent
être étudiés lors de l’élaboration de scénarios ultérieurs et des discussions sur les options
d’intervention.

II-LES ELEMENTS ASSURANT LA DISPONIBILITE ALIMENTAIRE

Pour assurer une disponibilité alimentaire, l’offre alimentaire peut provenir de différentes sources
d’approvisionnement [Mouton et al., 2014, Maetz, 2013, Weingärtner, 2011, FAO et OMS,
1992] : la production alimentaire intérieure : production vivrière locale, autoconsommée ou
achetée, et nationale, les provisions et stocks alimentaires, les importations alimentaires
commerciales et les aides extérieures reçues dont l’aide alimentaire

 La production alimentaire intérieure

La production alimentaire domestique est d’une importance capitale car elle permet d’avoir une
provision alimentaire suffisante afin assurer une autosuffisance alimentaire. L’analyse de la
composante production prend en compte les facteurs tels que la taille des exploitations agricoles, le
niveau d’intensification de l’agriculture, l’accès au capital et à la main d’œuvre, la fertilité des

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terres, les types de cultures (vivrières ou industrielles), l’encadrement technique : la combinaison de
tous ces éléments forme le système de production.

 Les provisions et stocks alimentaires

Vivres stockés par les commerçants et dans les entrepôts nationaux ; Les gouvernements de
nombreux pays conservent des réserves d’urgences ou réserves stratégiques de céréales en stock
afin de réguler les variations de prix et être à même de réagir rapidement en cas de déficit
alimentaire aigu. Il est important d’être au courant des politiques gouvernementales relatives à la
taille des stocks et aux modalités de leur emploi. Les réserves alimentaires du gouvernement
peuvent contribuer de manière significative à la disponibilité alimentaire dans la région, à des fins
de prévention, et immédiatement après une crise ayant perturbé les routes commerciales et les
marchés, si l’aide peut être rapidement acheminée vers la population touchée. La taille et la
diversité des stocks alimentaires des commerçants et des ménages, et leur durée estimée, peuvent
être évaluées soit visuellement soit dans le cadre d’entretiens. La présence ou l’absence de réserves
alimentaires peut aider ACF à juger de la gravité de la crise alimentaire dans des situations où les
ménages n’ont pas les moyens financiers pour reconstituer leurs stocks et/ou les marchés sont
coupés de leurs sources d’approvisionnement. L’aide alimentaire est distribuée dans des situations
de crise imprévisibles découlant de catastrophes humaines ou naturelles.

 les importations alimentaires commerciales

Dans la mesure où cette dépendance croissante des pays en développement à l’égard des
importations reflète un choix économique « soutenable », elle représente une évolution normale et
n’a a priori rien d’inquiétant. Le fait d’importer un produit implique en général que ce produit peut
être acheté à l’étranger moins cher que s’il était produit dans le pays. Bien que certains pays aient
eu des raisons spécifiques de rechercher une large autosuffisance alimentaire, il est en règle
générale plus rationnel du point de vue économique de suivre une politique plus souple
d’autosubsistance alimentaire. Cependant, l’adoption d’une telle stratégie est toutefois subordonnée
à deux conditions importantes. La première tient à la capacité d’importation, en vertu de laquelle les
pays en développement peuvent produire d’autres biens et services et se procurer, grâce au
commerce, les devises dont ils ont besoin pour importer des produits alimentaires. La deuxième est
la fiabilité du marché mondial comme source d’approvisionnements alimentaires à des prix
abordables. Il est également important de s’interroger sur les effets que peut avoir la libéralisation
du commerce sur ces conditions.

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Dans le cadre de la libéralisation du commerce mondial, des acteurs privés peuvent importer des
produits alimentaires sans qu’il y ait de crise alimentaire. Ces denrées alimentaires peuvent
concurrencer sérieusement la production agricole locale (Feyder, 2011 ; Ziegler, 2011). Ainsi, dans
l’analyse de la disponibilité alimentaire, il est important de s’intéresser à la pertinence des
importations et à leurs effets structurels négatifs sur la production domestique.

 les aides alimentaires

Cette dernière permet d’assurer efficacement les pénuries alimentaires souvent en cas de crise.
L’efficacité de cette aide dépend de l’existence et de la performance du système d’alerte précoce
qui permet d’évaluer à l’avance la disponibilité et de prévenir les risques de famine. L’aide
alimentaire peut aussi prendre une forme structurelle et avoir comme effet l’étouffement de la
production domestique et la dépendance vis-à-vis de l’aide.

III-LES FACTEURS FAVORISANT UNE BONNE DISPONIBILITE ALIMENTAIRE

La disponibilité des denrées alimentaires est dépendante des facteurs tels que les facteurs
environnementaux, les facteurs humanitaires et les facteurs économiques

III-1-Facteur environnemental
 Eau

- L’eau, qu’elle soit d’irrigation ou pluviale, est une ressource fondamentale pour l’agriculture.

- L’agriculture consomme 70 % de toute l’eau prélevée dans les rivières et les aquifères du monde.

- Seul 20 % des terres cultivées dans le monde sont irriguées, et pourtant elles produisent plus de 40
% de la demande mondiale de denrées alimentaires et de fibres.

 Sol

La fonction la plus largement reconnue des sols est leur soutien à la production alimentaire. Les sols
sont les fondements de l’agriculture et le milieu dans lequel presque toutes les espèces végétales
alimentaires s’enracinent et poussent. En effet, on estime que 95 % de notre nourriture est produite
directement ou indirectement grâce à nos sols. Des sols sains fournissent les nutriments essentiels,
l’eau, l’oxygène et le support pour les racines dont nos espèces végétales alimentaires ont besoin

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pour pousser et se développer. Les disponibilités alimentaires dépendent des sols : des sols en bonne
santé sont essentiels pour produire des aliments et du fourrage pour animaux nutritifs et de qualité.
Un sol vivant et sain constitue donc un allié de premier plan pour la sécurité alimentaire.
 Climat

Le climat est un facteur déterminant dans la production alimentaire. Un climat favorable assure une
production abondante des cultures. Pour le riz par exemple un climat chaud et humide et avec
beaucoup de soleil (200mm de pluie par mois pour le riz bas-fond, 100mm par mois pour le riz de
plateau ; température comprise entre 20° et 30° C ; 6heures de soleil pour chaque jour) (Shamie Z.
et al. 2014) est le mieux indiqué. Concernant l’élevage la maîtrise de la température ambiante
durant le cycle d’élevage est une chose bien connue par les éleveurs en vue de l’amélioration du
rendement des volailles. Hormis la volaille, tous les autres types d’élevage fonctionne selon des
températures bien maitrisées par l’éleveur.

III-2-Facteur humanitaire

La main d’œuvre est un facteur de la production des denrées alimentaires. L’agriculture est
pratiquée et développée par la population. Les hommes assurent donc la disponibilité alimentaire en
cultivant aussi suffisamment qu’ils peuvent les cultures vivrières (le riz, le blé, le manioc, les
légumes, les arbres fruitiers etc.) et en pratiquant de plus en plus l’élevage (élevage de bovin, de
caprin, de la volaille etc.). Ainsi donc les pays qui ont suffisamment la main d’œuvre (au Sénégal
par exemple le secteur agricole emploie une bonne part de la population active dans l’agriculture,
l’élevage, la pêche, la foresterie) importent peu de denrées pour combler la disponibilité
alimentaire ; l’essentielle étant donné par la production nationale.

III-3-Facteur économique

Les ressources financières assurent les importations pour combler l’insuffisance alimentaire
nationale. En plus les ressources financières servent également aux foyers et aux individus pour se
procurer des denrées alimentaires. En 2013 par exemple, 250 milliards de dollars est la somme
investie pour faire une importation en céréale afin d’assurer la disponibilité alimentaire en Côte
d’Ivoire.

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IV-LES STRATEGIE PERMETTANT UNE BONNE DISPONIBILITE ALIMENTAIRE A
LONG TERMES
IV-1-Dans le temps
Pour une bonne disponibilité des aliments dans le temps, il faut une stratégie très efficace pour la
pérennité de ces aliments afin que ceux-ci ne soient pas en déficit durant une période pour cela il
faut une parfaite méthode de conservation, de stockage et la valorisation alimentaire.

 Conservation

Les techniques de conservation alimentaire sont appliquées en vue de maîtriser la détérioration de la


qualité des aliments. Ce procédé permet de réduire au minimum l’altération des aliments ou les
intoxications alimentaires. Elles sont efficaces du point de vue énergétique car ne nécessitent pas de
matériel sophistiqué (peu d’investissements de capitaux), permettent de conserver les propriétés des
matières premières comme si elles étaient fraîches, contribuent à surmonter les difficultés liées aux
productions saisonnières et à réduire les pertes après récolte.

Les collections de matériel génétique doivent comprendre toute la biodiversité associée à une
culture particulière. Cela constitue la matière première permettant aux obtenteurs de développer de
nouvelles variétés adaptées aux zones de croissance marginales, résistantes aux ravageurs et à haut
rendement. Les ressources phylogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA) doivent
être échantillonnées et conservées de manière adéquate pour leur emploi immédiat ou futur. Il existe
de nombreuses initiatives à l’appui de la conservation, notamment le Traité international sur les
ressources phylogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture.

 Stockage

Il consiste à assurer la conservation de denrées alimentaires pendant une période allant de quelque
jour à plusieurs années. Il est constitué d’une succession d’étapes définie en termes techniques,
fonctionnelles, chronologique et spatiaux. Il concerne la constitution de réserves prévisionnelles, les
semences (essentielle pour assurer la pérennité du système agroalimentaire) et celle d’excédents
voués à être redistribués ou échangés selon différentes modalités. Le stockage permet de limiter les
pertes post-récoltes et faire face au problème d’insécurité alimentaire que rencontre bon nombre de
pays pauvres.

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 La valorisation des sous-produits alimentaire

Elle contribue majoritairement à la disponibilité des aliments dans le sens où elle limite la
dégradation des produits agricoles et réduire les pertes après récolte. Compte tenu de la
périssabilité des matières premières agricoles, il est nécessaire de les transformer en d’autres
aliments pouvant être disponible à long terme.

IV-2-Au niveau géographique

 Approvisionnement et distribution alimentaire

Les systèmes d’approvisionnement et de distribution alimentaires doivent permettre à tous de


pouvoir se procurer des aliments nutritifs en quantité suffisante, y compris les ménages les plus
pauvres des villes et des campagnes (FAO). L’approvisionnement est assuré par le SADA (Système
d’Approvisionnement et de Distribution Alimentaire) dans les grandes villes en Afrique. Il permet
la redistribution sociale et géographique des productions agricoles dans le commerce des denrées.
La distribution alimentaire est assurée par de multiples réseaux et opérateurs, formes d’organisation
qui contribuent à l’approvisionnement. Les marchés de détails jouent un rôle prépondérant dans
l’approvisionnement et c’est par leur canal que l’essentiel de la distribution alimentaire est fait.

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CONCLUSION

En définitif, il est intéressant de retenir que la disponibilité alimentaire comprend l’ensemble des
productions nationales, les importations et les aides et est un élément clé d’une très bonne sécurité
alimentaire du simple fait qu’elle permet la présence à long terme des denrées alimentaire. Elle est
variable dans le temps et dans l’espace. En Afrique, la production nationale dans bon nombre de
pays est insatisfaisante.

9
REFERENCE

FAO, OMS [1992a]. Les grands enjeux des stratégies nutritionnelles. Conférence internationale sur
la nutrition n°1, activités préparatoires, Genève, Suisse, 18-24 août, 406p

Klennert, K. (2006). Assurer la sécurité alimentaire et Nutritionnelle. ImVent. Stuttgart, 303.

Maetz M. [2013]. Sécurité alimentaire, définitions et ressorts. La faim expliquée ? 27p.

Mouton F., Bricas N., Dury S., Pascal P., Alby flores V., Beyries P. [2014]. Table ronde :
Agriculture familiale et sécurité alimentaire et nutritionnelle. Salon international de l’Agriculture,
Paris, France, mars.

Schmidhuber, J. & Tubiello F.N. (2007). Global food security under climate change. PNAS, 104
(50), 19703-19708

Shamie Zingore, Lydia Wairegi et Mamadou Kabirou Ndiaye : Guide pour la gestion des
systèmes de culture de riz. 2014

Stamoulis K., Zezza A. (2003). A Conceptual Framework for National Agricultural, Rural
Development, and Food Security Strategies and Policies, Working Paper 03-17, ESA Division,
FAO.

Tagel, G. & van der Veen, A. (2011). Effect of policy interventions on food security in Tigray,
Northern Ethiopia. Ecology and Society, 16(1), 18.

Weingärtner L. [2011a]. Le concept de sécurité alimentaire et nutritionnelle. [dans] GIZ. Assurer


la sécurité alimentaire et nutritionnelle, Actions visant à relever le défi global, Manuel de
Référence. Feldafing (Allemagne) : Klaus Klennert, 3ème édition, pp. 1-35

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