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ENSI LP CTT Sem 5

SEANCES N°3 & 4


Objectifs : comprendre le fonctionnement de l’oscilloscope et sa pratique

Consignes :
Contenu :

CHAPITRE 2

PHYSIQUE DE L’ELECTRONIQUE
CONDUCTION DANS LE VIDE

1. STRUCTURE DE L’ATOME

L’atome est l’élément de base de la constitution de la matière qui nous entoure.


Il existe quatre - vingt-neuf (89) atomes différents à l’état naturel.
Exemple :
*Hydrogène (H)
*Oxygène (0)
*Carbone (C)
𝟏𝟓
L’atome est constitué d’électrons et d’un noyau central de rayon 𝟏𝟎 𝒎. Le rayon de
l’atome est 𝟏𝑨̇ = 𝟏𝟎 𝟏𝟎 𝒎 𝒐𝒖 𝟏𝟎 𝟖 𝒄𝒎.
Le noyau comporte deux sortes de particules : des protons et des neutrons.
Le proton a pour masse 𝑚 = 1,6710 𝑘𝑔 et pour charge électrique
𝟏𝟗
𝒆 = 𝟏, 𝟔 ; 𝟏𝟎 𝑪,
Protons et neutrons sont appelés nucléons et notés A. C’est le nombre de masse. La
charge du neutron est nulle.
𝟑𝟎
Les électrons sont des particules de masse 𝒎𝒆 = 𝟎, 𝟗𝟏𝟎 𝒌𝒈 et se charge
𝒆 = 𝟏. 𝟔 𝟏𝟎 𝟏𝟗 𝑪.
𝒎𝒑 comparée à 𝑚 montre que la masse de l’atome est concentrée dans le noyau. Les
électrons sont en agitation permanente autour du noyau.
*l’atome est électriquement neutre.
𝑍: numéro atomique = nombre de protons. Ce nombre est égal à celui d’électrons.

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2. ETAT STABLE - ETAT EXCITE - ETAT IONISE

2.1. Répartition des électrons dans l’état fondamental


Les électrons sont groupés en couches notées K, L, M, N etc.…
La règle de remplissage 2𝑛 où 𝑛 représente le rang de la couche.
Les électrons de la couche la plus proche du noyau sont appelés les électrons internes
et les électrons de la dernière couche sont appelés des électrons externes ou
périphériques. Au-delà de la couche M les phénomènes se compliquent et ne nous
intéressent pas.
Exemple : 𝑲 → 𝒏 = 𝟏 𝒔𝒖𝒓 𝑲 𝒐𝒏 𝒂𝒖𝒓𝒂 𝟐 × 𝟏𝟐 = 𝟐𝒆 𝟏

2.2. Etat excité


Le passage d’un électron de l’état fondamental sur une couche plus éloignée du noyau
met l’atome dans un état excité.
Ceci a lieu en fournissant de l’énergie à l’atome : élévation de température,
rayonnement etc. Cet état excité est instable.

𝒘
𝒇=
𝒉

ℎ = 𝑐𝑠𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑃𝑙𝑎𝑛𝑐𝑘
6,6 10 𝐽. 𝑆

Le retour à l’état fondamental se traduit par l’émission d’une radiation


électromagnétique.
- Lumineuse : couche externe – couche interne
- Rayon x : entre deux couches internes

2.3. Energie potentielle d’un électron dans le champ d’un noyau : Cas
particulier de l’atome d’hydrogène.
L’électron est animé d’un mouvement circulaire uniforme de rayon r et de vitesse v
autour du noyau qui porte la charge e. La vitesse et la masse impliquent l’existence de
l’énergie cinétique pour l’électron. D’où l’on écrit que la force d’attraction équilibre la
force centrifuge.

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𝒆𝟐 𝒎𝒗𝟐 𝟏 𝟐
𝒆𝟐
𝒇= 𝜺𝟎 𝒓𝟐
= 𝒅′𝒐ù𝑾𝑪 = 𝒎𝒗 =
𝒆𝟒𝝅 𝒓 𝟐 𝟖𝝅𝜺𝟎 𝒓
𝒆 −𝒆𝟐
𝑽= ⇒ 𝑾𝒑 = −𝒆𝑽 = ⇒ 𝑾𝒕 = 𝑾𝒄 + 𝑾𝒑
𝟒𝝅𝜺𝟎 𝒓 𝟒𝝅𝜺𝟎 𝒓
−𝒆𝟐
𝑾𝒕 =
𝟖𝝅𝜺𝟎 𝒓
L’énergie totale est toujours négative. Le signe (-) provient de l’énergie potentielle.

2.4. Ionisation (cf cours de chimie)


Deux types de liaisons sont à considérer :
- Positive s’il y a perte d’un ou plusieurs électrons
- Négative s’il y a gain d’un ou plusieurs électrons.

2.5. Liaison inter atomiques (cf. cours de chimie)


Deux types de liaison sont à considérer :
- liaison covalente
- liaison ionique.
a) Liaison covalente
C’est l’association de deux électrons périphériques en vue de la formation d’un
doublet électronique donnant une molécule.
 atome de même nature donne un corps simple
 atome de différente nature donne un corps composé
b) Liaison ionique
Elle résulte d’un équilibre entre forces électrostatistiques pouvant s’établir entre ions
de charges opposées.
c) Liaison métallique
L’état métallique est caractérisé par la possibilité d’émettre des électrons, la
conductibilité électrique et thermique et la plasticité.
La liaison métallique permet d’expliquer la plupart de ces propriétés. C’est un modèle
cristallin.
Les électrons quittent le métal sous l’effet d’une intervention extérieure (chauffage, ou
irradiation lumineuse).

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3. Emission thermo - électronique.


Plusieurs procédés permettent d’extraire les électrons de la matière parmi lesquels on
peut citer le chauffage sous le nom de l’émission thermo électronique.
C’est un phénomène qui est exploité dans les tubes électroniques et notamment dans le
tube cathodique élément de base de l’oscilloscope ou de certains téléviseurs.

3.1. Etude expérimentale

- 𝐽 ouvert : le filament est à la température ambiante. Aucun courant ne passe


dans le milliampèremètre quelle que soit la polarité de la tension
d’alimentation.
- 𝐽 fermé : le filament est incandescent. On détecte un courant dans le
milliampèremètre si le pôle (positif) de l’alimentation est relié à l’anode.

Conclusion : La diode conduit dans un seul sens, de l’anode vers la cathode si et


seulement si, le filament est chauffé et l’anode portée à un potentiel (positif) par
rapport à la cathode.

3.2. Interprétation – Loi de l’émission thermo-électronique


Pour extraire un électron du métal s’appelle travail de sortie (exemple : 4,5 𝑒𝑉 pour le
tungstène).
Lorsque la cathode est portée à une température suffisante pour expulser des électrons,
trois cas sont à considérer :
a) 𝑽𝑨𝑲 = 𝟎 𝒊𝒆 𝑽𝑨 = 𝑽𝑲

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Perte d’électron par la cathode entraînant une charge positive et création d’une force
de rappel empêchant les électrons de s’éloigner. Il y a alors formation d’un nuage
électronique au voisinage de la cathode une force de répulsion s’opposant à la sortie de
nouveaux électrons.
Il y a alors apparition d’un état d’équilibre dans lequel la cathode récupère autant
d’électrons qu’elle en émet.

b) 𝑽𝑨𝑲 > 0

En appliquant une ddp (+) entre anode et cathode, on établit un champ électrique 𝐸⃗
dirigé vers le potentiel le plus faible. Les électrons de la charge d’espace sont alors
soumis à une force.
𝑭⃗ = −𝒆 𝑬⃗ (cf cours d’électrostatique).
L’état d’équilibre précédent est rompu entraînant une émission électronique de la
cathode vers l’anode. Dans ces conditions, l’espace anode – cathode devient
conducteur.
c) 𝑽𝑨𝑲 < 0
La diode conduit de l’anode vers la cathode 𝑽𝑨𝑲 < 0

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Le champ 𝑬⃗appliqué est dirigé vers l’anode et les électrons sont repoussés vers la
cathode : aucun courant ne circule.
Pour des tensions 𝑉 positives et relativement élevées, le champ 𝑬⃗est suffisamment
intense pour tous les électrons émis par la cathode arrive sur l’anode.
Un accroissement de la tension 𝑉 n’entraîne pas d’accroissement de la valeur du
courant : la diode est en régime de saturation.
Le courant de saturation 𝐼 dépend du nombre d’électrons émis par la cathode ; nombre
qui dépend lui-même de la température et du travail de sortie.

𝑾𝑺
𝑰𝑺 = 𝑨𝑻𝟐 𝒆𝒙𝒑 − loi de Richardson Dushmann.
𝑲𝑻

𝑇 : température absolue de la cathode


𝑊 : travail de sortie de la cathode
𝐾 : constante de Bottzmann 1,38 10 𝐽/°𝐾
𝐴 : constante qui dépend du métal et des dimensions de l’anode.

4. ACCELERATION DES ELECTRONS

L’application de 𝑉 > 0 implique l’établissement d’un champ uniforme dirigé vers la


cathode et les électrons sont soumis à une force 𝑭⃗ = −𝒆𝑬⃗. Laquelle force est parallèle
à E et en sens inverse.
Le principe fondamental de la dynamique permet d’écrire
𝑭⃗ 𝑬⃗
𝜸⃗ = = −𝒆 car l’électron prend un mouvement uniformément accéléré
𝒎 𝒎

𝛾⃗ est l’accélérateur.
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*Le travail accompli par 𝑭⃗ dans le trajet anode – cathode est égal à :
𝑾 = −𝒆(𝑽𝑲 − 𝑽𝑨 ) (cf. cours d’électrostatistique)
=+𝒆(𝑽𝑨 − 𝑽𝑲 ) 2.1
=𝒆𝑽𝑨𝑲
D’après le théorème de l’énergie cinétique, ce travail est égal à la variation de
l’énergie cinétique de l’électron.

𝑊 = 𝑚𝜗 − 𝑚𝜗 2.2

𝜗 = vitesse de l’électron sur l’anode


𝜗 = vitesse de l’électron au départ de la cathode.
𝜗 = 0 car les électrons quittent la cathode avec une vitesse
pratiquement nulle. 2.3
(1), (2), (3) donnent la vitesse d’impact des électrons sur l’anode.

2𝑒𝑉
𝜗 =
𝑚

𝑒 = 1,6.10 𝑚 = 0,9.10 𝑘𝑔

𝜗 (𝑘𝑚/𝑠) ≈ 600 𝑉 (𝜗)

5. TUBE CATHODIQUE
C’est un tube électronique qui utilise le phénomène d’émission thermo-électronique.
Par action des champs électriques ou magnétiques, le faisceau d’électron issu d’une
cathode émissive est concentré et dévié, il impressionne ensuite une surface sensible
pour donner une information. Cette dernière pourra être une image visible dans le cas
de l’oscilloscope ou de la télévision.

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5.1. Description

C’est une enveloppe de verre dans laquelle règne un vide très poussé (pression de
10 mm de mercure). Il est enduit partiellement à l’intérieur d’une couche
conductrice de graphite et comprend une partie cônique (cône) prolongée par une
partie tubulaire (le col).
- Le dispositif de production et de concentration du faisceau (dans le col) appelé
canon électronique comprend :
 Une cathode K, émissive et chauffée indirectement pour le filament F
 Le Wehnelt (W) au potentiel négatif par rapport à la cathode et variable de 0
à – 50 V
 Anode 𝐴 de concentration à un potentiel 𝑉 variable positif par rapport à
la cathode (400 à 500)
 Anode 𝐴 d’accélération à un potentiel fixe positif par rapport à la cathode
(2 KV).
- Le dispositif de visualisation dans le cas de l’oscilloscope ou du téléviseur, est
constitué par un dépôt d’une substance fluorescente qui émet de la lumière
lorsqu’elle est frappée par des électrons.
Le point d’impact devient une tâche lumineuse appelée spot. La couleur dépend de la
substance fluorescente.

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5.2. Trajectoires électroniques

Un faisceau divergent d’électrons est émis en chaque point 𝐾 , 𝐾 , 𝐾 … de la cathode


par l’intermédiaire des trois électrodes 𝑊, 𝐴 𝑒𝑡 𝐴 , tous les faisceaux électroniques
vont converger en un point 0′ de l’écran.
Ces trois électrodes jouent vis-à-vis du faisceau d’électron, le rôle que joueraient deux
lentilles par un faisceau lumineux. Par analogie, on dit qu’elles constituent des lentilles
électrostatiques.
𝐿𝑒𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑒 (1) 𝑊 − 𝐴
𝐿𝑒𝑛𝑡𝑖𝑙𝑙𝑒 (2)𝐴 − 𝐴

5.3. Réglages

- Réglages de concentration
𝑉 permet d’ajuster la vergence de la deuxième lentille donc d’amener 0′ sur
l’écran.
Si 𝐴 insuffisant ou trop important, 0, se trouve avant ou après l’écran. En
télévision, un réglage incorrect donne un flou de l’image.
𝐴 accessible par l’intermédiaire du bouton concentration.

- Réglages d’intensité

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W permet d’ajuster la vergence de la 1ère lentille et de régler le débit électronique. La


luminance du spot dépend de la vitesse d’impact des électrons et du nombre d’impacts
donc du débit électronique.
Donc l’intensité lumineuse est réglée en agissant sur le débit électronique en faisant
varier le potentiel du Wehnelt.

- Emission secondaire
Chaque électron arrivant sur l’écran possède une énergie cinétique. Cette énergie
provoque la fluorescence de la substance déposée sur l’écran, se transforme
particulièrement en chaleur et, si elle est suffisamment grande, elle peut extraire des
électrons du dépôt fluorescent. On dit qu’il y a émission secondaire.
Grâce à cette émission secondaire, l’écran, généralement isolée des autres électrodes
ne se charge pas négativement.
Les électrons secondaires sont captés par l’anode 𝐴 et par la couche de graphite. Un
état d’équilibre s’établit.

6. DEVIATION DES ELECTRONS PAR UN CHAMP ELECTRIQUE


UNIFORME NORMALE AU DEPLACEMENT
Par adjonction d’un dispositif de déviation à l’intérieur d’un tube cathodique, il est
possible de faire décrire au spot une image visible sur l’écran fluorescent.
Dans l’oscillographe cathodique, la déviation du faisceau électronique est due à
l’action d’un champ électrique sur les électrons. Par contre, en télévision c’est sous
l’action d’un champ magnétique que le spot lumineux pourra explorer la totalité de
l’écran.

Soit une région (R) où règne un champ uniforme 𝑬⃗. A un instant pris comme origine,
un électron animé d’une vitesse 𝒗𝟎⃗ normale à 𝑬⃗ pénètre dans (R).

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Le centre des coordonnées est pris comme position initiale. M étant la position de
l’électron à un instant t quelconque. Or un électron placé dans un champ 𝐸⃗ est soumis
à une force 𝑭⃗ = −𝒆𝑬⃗ ∥ 𝑬⃗ et de sens inverse.

Décomposition du mouvement :

- suivant 𝟎𝒙 la composition 𝑭𝒙⃗de 𝑭⃗ est nulle donc nous avons un mouvement


uniforme de vitesse 𝒗𝒙 = 𝒗𝟎
On en déduit l’abscisse en fonction du temps :
𝒙 = 𝒗𝟎 𝒕 2.4
- suivant 𝟎𝒚 la composante 𝑭⃗𝒚 de 𝑭⃗ est constante et vaut 𝑒 𝑬⃗ ; donc le
mouvement est uniformément accéléré d’accélération :
𝑬⃗
𝜸𝒚 = 𝒆
𝒎
𝒗𝒚 = 𝜸𝒚 𝒕 + 𝒗𝒐𝒚

Or𝒗𝟎 ∥ 𝟎𝒙donc𝒗𝒐𝒚 = 𝟎et 𝒗𝒚 = 𝜸𝒚 𝒕


𝟏
D’où 𝒚 = 𝜸𝒚 𝒕𝟐
𝟐

𝟏 𝒙 𝟐
(1) et (2) donne 𝒚 = 𝜸𝒚 2.5
𝟐 𝒗𝟎

𝑙 = longueur suivant 𝟎𝒙 où règne 𝑬⃗


𝑀 = position de l’𝑒 sur la trajectoire correspondant à 𝑥 = 𝑙. L’ordonnée

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𝑴𝒍 est donnée par :


1 𝑙
𝑦= 𝛾
2 𝒗𝟎
la pente de la tangente en 𝑴𝒍 est obtenue à partir de la dérivée de 𝑦 = 𝑓(𝑥), pour
𝑥=𝑙
𝑥
𝑦 =𝛾
𝑣

d’où 𝑡𝑔𝛼 = 𝑦′ = 𝛾 =

Equation de la tangente en 𝑴𝒍 :
𝑦 − 𝑦 = 𝑡𝑔𝛼(𝑥 − 𝑥 )

Soit 𝑦 − 𝛾 =𝛾 (𝑥 − 𝑙 )

L’abscisse d’intersection de la tangente avec l’axe 𝟎𝒙est obtenue à partir de 𝑦=


0 donc 𝑥 =

La tangente en 𝑴𝒍 coupe donc la tangente au sommet de la trajectoire en H milieu de


𝑶𝒎𝟏 .

En quittant ( R) 𝐸⃗ = 0 et l’électron n’est plus soumis à aucune force.

Le principe d’inertie permet d’écrire que le mouvement est rectiligne uniforme. La


vitesse vaut 𝑣 et la trajectoire a pour équation celle de la tangente en M soit :
𝑦= 𝑥− 2.6

En plaçant un écran à une distance D de H perpendiculaire à 0𝑥, on obtient l’ordonnée


du point d’impact sur l’écran c’est-à-dire la déviation à partir de (4) en faisant
𝑥=𝐷+

𝑒𝐸𝑙𝐷
∆=
𝑚𝑣

Afin de réaliser en pratique un champ électrique uniforme on utilise un condensateur


plan.

En appliquant une ddp 𝑽𝒅 entre les armatures du condensateur, on crée dans l’espace
𝑽𝒅
qui les sépare un champ uniforme d’intensité où d est la distance entre les
𝒅
armatures.

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En changeant la polarité de 𝑽𝒅 , le sens du champ est inversé de même que la


déviation.

𝒆 𝒍 𝑫 𝑽𝒅
∆=
𝒎𝑣 𝒅

La déviation est proportionnelle à la tension de déviation

7. OSCILLOGRAPHE CATHODIQUE OU OSCILLOSCOPE

7.1. Description

L’élément de base est le tube cathodique dans lequel le dispositif de déviation est
constitué par deux paires de plaques, l’une horizontale (dite paire de déviation)
verticale), l’autre verticale (dite paire de déviation horizontale).

L’oscilloscope présente essentiellement les organes suivants :

- le tube cathodique
- un amplificateur vertical précédé d’un atténuateur qui fournit le calibrage de
l’appareil
- un amplificateur horizontal
- une base de temps ou générateur de balayage
- un dispositif de synchronisation

BT pour les amplis


- deux alimentations THT pour le canon électronique

7.2. Déviation du faisceau

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Le faisceau traverse dans l’ordre les plaques de déviation verticales (y) et horizontales
(x).
𝒆 𝒍 𝒚 𝑫𝒚 𝒆 𝒍 𝒙 𝑫𝒙
𝚫𝒚 = 𝑽𝒅𝒚 𝚫𝒙 = 𝑽𝒅𝒙
𝒎𝒗𝟐𝟎 𝒅𝒚 𝒎𝝑𝟐𝟎
𝒆 : charge élémentaire de l’électron
𝒎 : masse de l’électron
𝝑𝟎 : vitesse à l’entrée des plaques
𝒍𝒚 : longueur des plaques
𝒅𝒚 : distance entre les plaques
∆𝒚 : distance de l’écran au milieu des plaques
𝑽𝒅𝒚 : tension de déviation

La vitesse acquise par les électrons s’exprime en fonction de la tension d’accélération


𝑉 par :
𝟏
𝒎𝝑𝟐𝟎 = 𝒆𝑽𝒂
𝟐
𝒍𝒚 𝑫𝒚 𝑽𝒅𝒚 𝒍𝒙 𝑫𝒙 𝑽𝒅𝒙
d’où ∆𝒚 = ∆𝒙 =
𝟐𝒅𝒚 𝑽𝒂 𝟐𝒅𝒙 𝑽𝒂

Unité : Cm
La sensibilité du tube se définit comme étant
∆𝒚 𝒍𝒚 𝑫𝒚 ∆𝒙 𝒍𝒙 𝑫𝒙
𝑺𝒚 = = 𝑺𝒙 = =
𝑽𝒅 𝒚 𝟐𝒅𝒚 𝑽𝒂 𝑽𝒅𝒙 𝟐𝒅𝒙 𝑽𝒂
𝟏
Unité : 𝒄𝒎 𝑽
NB : La position des plaques 𝑺𝒚 > 𝑺𝒙 𝒄𝒂𝒓 𝑫𝒙 < 𝑫𝒚

8. Déviation des électrons par une induction magnétique uniforme et normale au


déplacement.

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Dans la région (𝑅) règne un champ magnétique 𝐵⃗ uniforme, ⊥ au plan P et dirigé vers
l’avant.
 à 𝑡 = 0 un électron pénètre dans (𝑅) et animé de 𝑣⃗ .
𝑥
 à 𝑡 ou le repère à 𝑀(𝑡) 𝑦  avec 𝑣⃗

 L’électron est soumis à la force de Laplace et caractérisé par :


*la direction est ⊥ à 𝑣⃗, 𝐵⃗
*le sens est donné par la règle des trois doigts
*l’intensité : 𝐹 = 𝑒 ⋅ 𝑣 ⋅ 𝐵.
On note aussi que 𝑣 reste constante ie que 𝑣 = 𝑣 car 𝐹⃗ ⊥ 𝑣⃗ et que le mouvement est
circulaire uniforme étant donné que 𝐹⃗ ⊥ à la trajectoire et a un module constant.
La force centripète a pour module :
𝑚𝑣
𝐹=
𝑅
Comme précédemment 𝐹 = 𝑒 ⋅ 𝑣 ⋅ 𝐵
On peut en déduire 𝑅 ie le rayon de la trajectoire 𝑅 =
.

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Si 𝐶 désigne le centre de la trajectoire, on écrit : 𝛼( ) =

et si 𝑙 est la longueur suivant 𝑜 où règne B (induction).


𝑂𝑀
𝛼( ) =
𝑅
Si ∞ est petit, on admet que : 𝑂𝑀 ≈ 𝑂𝑚 = 𝑙
⋅ ⋅
d’où : 𝛼 ( ) =

L’électron quitte (𝑅) donc absence de force et le mouvement est rectiligne uniforme
d’après le principe de l’inertie.
Plaçons un écran comme précédemment à une distance 𝐷 de 𝑚 on écrit :
∆ = 𝐷 ⋅ 𝑡𝑔 𝛼 + 𝑚 𝑀
Si la déviation est négligée dans (𝑅) est que l’on admet : 𝛼 très petit, alors
∆ =𝐷⋅ 𝛼
𝐷⋅𝑙⋅𝑒⋅𝐵
∆ =
𝑚𝑣

En introduisant toujours comme précédemment : 𝑒⋅𝑉 = ⋅𝑚⋅𝑣 , on en déduit :

∆ =𝐷⋅𝑙⋅ ⋅𝐵⋅

Remarques :
*La déviation est proportionnelle à B d’où la possibilité de dévier un faisceau à l’aide
d’une bobine.
*La luminosité du spot est fonction croissante de la tension d’accélération.

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*En télévision, c’est la déviation par un champ magnétique qui est utilisée car
comparée à celle du champ E, les avantages sont énormes.

Activité 1 :
Une diode à vide débite un courant de 40 mA lorsque la tension 𝑣 = 50 𝑉.
a) Calculer le nombre d’électrons qui arrivent sur l’anode par seconde.
b) Calculer l’énergie calorifique que produirait la transformation intégrale de
l’énergie cinétique des électrons qui arrivent sur l’anode au bout d’une heure de
fonctionnement.

Activité 2 :
Dans un tube électronique la tension d’anode est de 100 V, la distance anode-cathode
2 cm. Le champ électrique est supposé uniforme.
a) Calculer le champ et l’accélération des électrons.
b) Calculer la vitesse d’impact sur l’anode. Vérifier ce résultat en appliquant le
théorème de l’énergie cinétique.

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