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DCP - Ressources Humaines

Direction IAP/Ecole de Boumerdès


Département pédagogique CSIE

Mise en œuvre du projet


Evaluation des Risques Professionnels

"EvRP"
au niveau Du groupe Sonatrach

Du 03 au 07 Décembre 2017
Session: 09

Animateurs: Mr M.R.Guellil & Mme A.Ait Ouakli


 Cible: Formation des membres des comités de
pilotage EvRP

 Objectifs : A l’issue de cette formation, les


participants seront capables:
-De mettre en œuvre et/ou de contribuer à une
démarche participative d’identification, d’évaluation et
de hiérarchisation des risques professionnels de
l’entreprise

2
Sommaire
 Introduction

- Politique HSE du groupe Sonatrach

- EvRP dans le HSEMS Sonatrach

- Contexte réglementaire

 Démarche prévention

 Méthodologie
- Exercices basés sur les métiers pétrole § gaz

 Etude de cas réel sur un lieu de travail

 Lecture et correction d’un exercice préalablement réalisé sur

sites Sonatrach
3
4
5
REFERENTIEL HSE-MS DU GROUPE SONATRACH

Le référentiel HSE-MS du Groupe SONATRACH a pour objet de donner les clefs

d’une intégration structurée de la prévention et de la gestion des risques engendrés


par ses activités.

Les accidents et leurs impacts sur les personnes, les biens et l’environnement

étaient jadis considérés comme les aléas inévitables, voire nécessaires, de l’activité
industrielle et du progrès.

6
REFERENTIEL HSE-MS DU GROUPE SONATRACH

La santé, la sécurité et l’environnement, s’inscrivent parmi les défis majeurs que

doit relevé toute entreprise moderne afin d’être socialement responsable et


économiquement compétitive.

 Le référentiel HSE-MS s’inscrit dans la logique du système dynamique de


gestion des risques et de l’amélioration continue.

 Il est donc amené à évoluer.

 Les structures chargées du maintien du système HSE-MS doivent s’assurer lors

des révisions et des propositions de modification du référentiel de la cohérence

de l’ensemble des éléments et sous éléments.

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ÉLÉMENTS DU REFERENTIEL HSE-MS

1- LEADERSHIP, ENGAGEMENT & RESPONSABILITE DE LA DIRECTION.

2- MANAGEMENT DES RISQUES HSE.

3- MANAGEMENT DE LA SANTE ET LA SECURITE DES PERSONNE

SUR LE LIEU DE TRAVAIL.

4- LE MANAGEMENT DE L'ENVIRONNEMENT.

5- LE MANAGEMENT DES ACHATS ET SERVICES.

6- LA COMMUNICATION ET LA DOCUMENTATION.

7- LA FORMATION ET LA QUALIFICATION.

8- LE MANAGEMENT DES INCIDENTS ET ACCIDENTS.

9- GESTION DES SITUATIONS D'URGENCES ET DES CRISES.

10- L'AUDIT ET REVUE DE DIRECTION DU HSE.

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AMÉLIORATION
CONTINUE
Élément 1
ENGAGEMENT & RESPONSABILITE
Élément 10 Élément 2
AUDIT & REVUE Management du risque
Industriel
Élément 9
Gestion des Urgences Élément 3
et des crises Management de la santé au
travailÉlément
et la sécurité3
des
personnes
Élément 8
Élément 4
Management des accidents
et incidents Management de
l ’environnement
Elément 7
Formation Élément 5
&
qualification
Gestion des contractants
Élément 6
Communication
Page 9 &
documentation
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2 - MANAGEMENT DES RISQUES HSE

2.1 Identification des dangers et évaluations des risques HSE


Chaque site du Groupe SONATRACH doit mettre en place un système
d’identification et d’évaluation des risques HSE.
Cette évaluation des risques doit être aussi exhaustive que possible et couvrir
toutes les activités et ressources relevant de l’autorité du site considéré et évaluer
au minimum:
 Le risque chimique, y compris le risque Cancérigène, Mutagène et
Repro-toxique (CMR),
 Le risque physique,
 Le risque biologique,
 Le risque ergonomique (TMS,…) et organisationnel,
 Le risque psychosocial,
 Le risque routier (y compris sur le chemin du travail),
 Le risque industriel lié à l’activité,
 Le risque de pollution (sols, sous-sol , eaux…),
 Le risque induit par les déchets,
 Le risque de nuisance vis-à-vis des tiers (bruit, odeur, visuel, …).
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2 - MANAGEMENT DES RISQUES HSE

La méthode d’évaluation des risques doit permettre une hiérarchisation des actions
à mener en fonction des risques significatifs.

De plus, la méthode de cotation doit prendre en considération le niveau de maîtrise


du risque évalué.

Les critères de cotation de la gravité doivent être fonction des dommages encourus.

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2 - MANAGEMENT DES RISQUES HSE

L’évaluation des risques HSE doit faire l’objet d’une mise à jour à intervalle planifié
et notamment lors de la survenue :

- D’incidents et/ou d’accidents,

- De maladies professionnelles ou maladies à caractère professionnel,

- De modifications de processus, d’organisation, de conception ou sur un

équipement,

- De nouveaux textes réglementaires ou autres exigences,

- De risques émergeants ou de mutation d’un risque déjà existant,

- D’une évolution des connaissances scientifiques dans le domaine des risques,

- D’autres évènements significatifs.

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2 - MANAGEMENT DES RISQUES HSE

Le résultat de l’évaluation des risques doit être formalisé, documenté, tenu à jour
et diffusé à l’ensemble du personnel de l’entreprise et aux sous-traitants.

De plus, il servira de base à l’établissement des règles et des mesures de


prévention et de protection HSE.

 Le plan d’actions qui en découle, doit être en phase avec les résultats de
l’analyse en termes de priorisation et de pertinence des actions.

 Les managers doivent participer à l’élaboration de cette analyse des risques


et veiller à l’application des moyens de prévention, tout en favorisant les
démarches proactives en la matière.

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3 - MANAGEMENT DE LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES
PERSONNES SUR LE LIEU DE TRAVAIL

 Chaque site du Groupe SONATRACH, doit définir et documenter un


programme de prévention santé basé, entre autre, sur les résultats de
l’évaluation des risques professionnels et les exigences réglementaires ou
autres.

 Chaque site du Groupe SONATRACH, doit donc déterminer les risques


spécifiques aux postes de travail en collaboration avec les services de
médecine du travail, et établir une liste des postes à risques avec le suivi
médical y lié.

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3 - MANAGEMENT DE LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES
PERSONNES SUR LE LIEU DE TRAVAIL

3.3 Gestion de l'hygiène au travail (poste de travail, sanitaire, utilité,…)

Chaque site doit mettre en place un système de suivi et de surveillance de la


qualité de l’air.

3.5 Les règles HSE aux postes de travail

Chaque site du Groupe SONATRACH doit définir les mesures adéquates de

prévention permettant de maîtriser les risques sur la base des résultats de


l’analyse des risques professionnels au poste de travail.

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3 - MANAGEMENT DE LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ DES
PERSONNES SUR LE LIEU DE TRAVAIL

3.6 L'affichage et signalisation des dangers et risques professionnels

Chaque site du Groupe SONATRACH doit afficher les dangers et risques liés au

poste de travail et indiquer les moyens de protection appropriés, et ce, sur la


base des résultats de l’analyse des risques professionnels au poste de travail.

Il en va de même, pour les consignes de sécurité en cas d’évacuation d’urgence.

3.7 Equipements de Protection Individuels (EPI) et Collectifs (EPC)

Chaque Site du Groupe SONATRACH doit établir une liste des Equipements de

Protection Individuelle (EPI) nécessaires à la protection des personnes présentes


sur le site (personnel, stagiaires, visiteurs, etc.).

Cette liste, doit être basée sur les résultats de l’analyse des risques
professionnels au poste de travail.

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MISE EN ŒUVRE CONCRÈTE DE L’ÉVALUATION DES
RISQUES POUR LA SANTÉ ET LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL
1ere Etape :
- Mettre en place une organisation adaptée et un pilotage du processus
d’évaluation des risques,

- Définir des règles de fonctionnement,

- Définir les règles de suivi.


2ème Etape :
Identifier les acteurs qui participeront activement au processus d’évaluation
des risques au sein de l’activité.
3ème Etape :
Structurer le processus d’évaluation des risques.
4ème Etape:
Transmettre les techniques d’évaluation des risques au poste de travail, et les
règles qui les sous-tendent, de façon à ce qu’ils les maîtrisent totalement.

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ORGANISATION

Quel modèle d’organisation utiliser ?

Il repose sur l’articulation suivante:

Un Risk Manager Central ou activité :

 Il est le garant méthodologique de l’intégralité de la démarche : Décomposition


des activités, écriture des scenarios de dangers, cohérence intersites dans la
pondération des scenarios ,…

 Il apporte des conseils et des informations utiles à tous ceux qui en expriment le
besoin.

 Il a une vision globale de l’évaluation des risques sur l’ensemble des sites, et
participe à la répartition des tâches et sources de dangers.

 Il rend compte de l’état d’avancement à la hiérarchie et au comité de pilotage


au plus haut niveau.

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ORGANISATION

Des auteurs :

 Ils participent à la structuration de l’évaluation des risques : Recensement des


activités par site, recensement des sources de dangers, description des sources
de danger, construction des processus et pondération des scenarios de dangers..

Un Risk manager par site:

 Il est le garant de la démarche sur le site auquel il appartient,

 Il est l’interface avec le le Risk manager central ou activité .

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COMPOSITION DU COMITÉ DE PILOTAGE ACTIVITÉ

Il est composé de :

- Responsable HSE Activité = chef de projet.

- Risk Manager Central Activité (garant de la méthodologie).

- Médecin du travail Activité.

- Responsable technique Activité (qui connait et maitrise les process).

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COMPOSITION DU COMITÉ DE PILOTAGE RÉGION

Il est composé de :

- Responsable HSE Région = chef de projet.

- Risk Manager Région (garant de la méthodologie).

- Médecin du travail Région.

- Responsable technique Région ( qui connait et maitrise les process).

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COMPOSITION DU COMITÉ DE PILOTAGE SITE
OU COMPLEXE

La démarche étant basée sur des connaissances complémentaires

d’ordre technique, médicales et organisationnelles,

Le comité de pilotage doit comprendre:

 Responsable opérationnel de l’activité du site = chef de projet.

 Risque manager site (garant de la méthodologie).

 Responsable sécurité site.

 Médecin du travail site.

 Membre de la CHS ayant des compétences en SST.

 Toute personne ou compétence nécessaire en cas besoin spécifique.

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MISSIONS DU COMITÉ DE PILOTAGE EVRP ACTIVITÉ

Chargé de la Préparation et planification du projet: Il déclinera les indicateurs


nécessaires à l’évaluation .

Il devra en outre :

Identifier:

Les acteurs qui participeront activement au processus d’évaluation des risques au


sein de l’activité.

Définir :

- Les unités de travail par unité, poste de travail, groupe de postes, métiers, ateliers
ou encore d’une situation géographique de travail (à titre d’exemple :chantier).

- Mettre en place un échéancier pour la structuration de l’évaluation des risques et


pour la remise des résultats.

- Coordonner les travaux des comités de pilotage.


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MISSIONS DES COMITÉS DE PILOTAGE EVRP SITE

Identifier tous les processus de production qui vont faire l’objet de


l’évaluation des risques pour la sécurité et la santé au travail.

– Structurer un processus de production en unités de travail.

– Identifier et décrire des sources de dangers.

– Pondérer des scénarios de dangers pour passer du danger au risque


(élaboration de la matrice de criticité selon le canevas retenu par
Sonatrach).

– Déterminer les actions prioritaires pour élaborer le plan d’action.

– Engager des plans d’actions conformes aux principes fondamentaux de la


prévention des risques.

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RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Loi n° 83-13 du 02 Juillet 83 portant réparation des accidents du travail et maladies


professionnelles, modifiée par l’ordonnance n° 96-19 du 06 Juillet 1996.

 Loi n° 85-05 du 16-02-1985 relative à la protection et à la promotion de la santé.

 Loi n° 88-07 du 26 Janvier 88 relative à l’hygiène, la sécurité et la médecine du


travail.

26
RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Décret présidentiel n° 06-59 du 12 Moharram 1427 correspondant au 11 Février


2006 portant ratification de la convention 155 concernant la sécurité, la santé des
travailleurs et le milieu de travail, adoptée à Genève le 22 Juin 1981.
( Articles 4,7,16)

27
RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Décret exécutif nº 05-08 du 8 Janvier 2005 relatif aux prescriptions particulières


applicables aux substances, préparations ou produits dangereux en milieu de
travail.

 Décret exécutif nº 05-09 du 8 Janvier 2005 relatif aux commissions paritaires et


aux préposés à l'hygiène et à la sécurité.

 Décret exécutif n° 02-427 du 7 Décembre 2002 relatif aux conditions


d'organisation de l'instruction, de l'information et de la formation des travailleurs
dans le domaine de la prévention des risques professionnels.

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RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Décret exécutif n°91- 05 du 19 Janvier 1991 relatif aux prescriptions générales de


protection applicables en matière d'hygiène et de sécurité en milieu de travail.

 Décret exécutif n°97- 424 du 11 Novembre 1997 relatif à la prévention des


accidents de travail et des maladies professionnelles.

29
RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Décret n°05-117 du 11-04-05 fixant les mesures de protection contre les


rayonnements ionisants.

 Décret exécutif n° 01-342 du 28-10-2001 relatif aux prescriptions particulières de


protection et de sécurité des travailleurs contre les risques électriques.

30
RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Instruction technique n°006 du 10-08-85 relative à la prévention des risques


liés aux PCB et à la conduite à tenir en cas d’accident,

 Circulaire interministérielle du 4-12-85 relative aux askarels,

31
RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Instruction n°009 du 29-07-86 relative à la protection de la santé des travailleurs


exposés aux nuisances sonores.

 Instruction n°540 du 22-12-87 relative à la protection des risques d’hépatites


virales en milieu hospitalier.

32
RÉFÉRENCES RÉGLEMENTAIRES ALGÉRIENNES

 Arrêté n°3-133 du 21-10-1993 portant fixation de la liste des maladies


présumées de régime professionnel,
 Arrêté interministériel du 01-10-2003 relatif à la protection des travailleurs
contre les risques liés à l’inhalation de l’amiante.

33
34
ENJEUX EN SANTÉ
SECURITÉ AU TRAVAIL

35
Le Bureau international du travail (BIT) en 2013 a publié un rapport baptisé «La
sécurité en chiffres», qui montre que :

«2,3 millions de travailleurs dans le monde meurent chaque année dans le cadre de
leur travail, à la suite d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle »,

soit «6.300 personnes par jour», a-t-il indiqué. Ajoutant que les maladies
professionnelles continuent d'être la principale cause de décès liés au travail dans le
monde, selon les estimations du BIT, « sur 2,3 millions de décès au travail constatés
chaque année, 321.000 sont dus à des accidents de travail», a-t-il dit.

Il a précisé que « les autres, soit plus de 1.979.000 de décès enregistrés


annuellement, sont causés par différents types de maladies liées au travail».
36
 D’après l’institut britannique de la sécurité et de la santé au travail (IOSH), on
dénombre chaque année 660 000 décès dus à des cancers découlant d’activités
professionnelles.

 Près de 200 travailleurs meurent chaque année à travers la capitale (Alger).

 Ainsi, l’Algérie enregistre chaque année une moyenne de 700 décès, selon une
source proche de la CNAS. Parmi ces décès, prés de 200 sont recensés au niveau
de la capitale.

37
 Ces chiffres, n’indiquent malheureusement pas la réalité de la situation dans la
capitale étant donné que beaucoup de travailleurs exercent aujourd’hui au noir,
c’est ce qui rend la tâche plus difficile. Ces statistiques ne reflètent pas le taux
exact des accidents du travail.

 Par ailleurs, plus de la moitié de ces pertes humaines a été recensée notamment
dans le secteur du bâtiment, suite à des chutes en hauteur, électrocution, etc.

 Par ailleurs, la maladie professionnelle est la deuxième cause des accidents du


travail.

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LES ENJEUX SST

Les enjeux pour l’entreprise ont trois volets

de Société de Management

Economiques

39
CES PERTES ENTRAÎNENT DES CONSÉQUENCES

Economiques Humaines Sociales

Inacceptabilité
du
Performances risque
Exigences
de
accrues
l’entreprise
des assureurs

Responsabilité Responsabilité
civile pénale

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ENJEUX DE SOCIÉTÉ ET JURIDIQUES

PERSONNES MORALES

FERME POUR CAUSE SANCTIONS


DE CONDAMNATION FINANCIERES

INTERDICTION D’EXERCER
OU FERMETURE
IMAGE DE MARQUE

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ENJEUX DE MANAGEMENT

 Gestion de l’impact humain.

 Gestion de l’impact social.

 Une harmonie est nécessaire aux objectifs de


l’entreprise, au travers de l’organisation de la
sécurité.

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ENJEUX ECONOMIQUES

 L'intégralité du coût direct des accidents du travail et des maladies


professionnelles (indemnités journalières, frais médicaux et hospitaliers,
rentes…) est supportée par les entreprises au travers des cotisations de
sécurité sociale.

 Pour l’entreprise, de nombreux autres coûts qualifiés « d’indirects » viennent


s’ajouter aux cotisations (temps passé pour secourir la victime, pour les
formalités, perturbation du personnel, destruction de matériels….).

Ils représentent environ 3 à 5 fois le coût direct des AT

 Les primes d’assurances de plus en plus importantes.

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L’EFFET DE L’ICEBERG
(HEINRICH DU BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL)
LES AACCIDENTS COÛTENT DE L’ARGENT

Coûts assurés
 Soins médicaux
 Indemnisation
1$
Coûts non assurés
Coûts supportés
 Dommages à la propriété
par l’entreprise
5 $ à 50 $  Dommages aux outils et à
l’équipement
Dommages à la propriété
 Dommages aux produits et aux
matériaux
1$à3$
Divers  Embauchage et formation de
remplaçants
 Temps pour enquêter

44
QUELQUES DÉFINITIONS DES TERMES

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QU’EST CE QU’UN RISQUE PROFESSIONNEL ?

Par risques professionnels, il faut entendre tout risque ayant pour origine l’activité
professionnelle, c’est à dire le travail rémunéré, indispensable pour vivre de nos
jours. Tout phénomène, tout événement qui apparait en milieu de travail et qui
présente un danger pour l’homme est appelé un risque professionnel

(Source: Risques Professionnels, auteur Nichan Margossian, Edition DUNOD


2011).

Les risques professionnels, ce sont les accidents du travail proprement dits, les
accidents de trajet et les maladies professionnelles. (D’aprés BIT).

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QU’EST-CE QU’UN ACCIDENT DU TRAVAIL ?

Est considéré comme accident de travail, tout accident ayant entrainé une lésion
corporelle imputable à une cause soudaine, extérieure, et survenu dans le cadre de
la relation de travail.

Est également considéré comme accident de travail, l’accident survenu au cours :

- D’une mission à caractère exceptionnel ou permanent, accomplie hors de

l’établissement conformément aux instructions de l’employeur.

- De l’exercice ou à l’occasion de l’exercice d’un mandat politique électoral, ou

bien au titre d’une organisation de masse.

- De cours d’études suivis régulièrement en dehors des heures de travail.

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(Loi n° 83-13 du 02 Juillet 83 )
QU’EST-CE QU’UN ACCIDENT DE TRAJET ?

Est assimilé à un accident du travail, l’accident survenu pendant le trajet effectué


par l’assuré pour se rendre à son travail ou en revenant quelque soit le mode du
transport utilisé, à condition que le parcours n’ait pas été, sauf urgence ou
nécessité, cas fortuit ou force majeure, interrompu ou détourné.

48
(Loi n° 83-13 du 02 Juillet 83)
QU’EST-CE QU’UNE MALADIE PROFESSIONNELLE ?

 Une maladie professionnelle est un état pathologique résultant de l’exposition


habituelle à une nuisance déterminée au cours du travail.

 Seules les maladies figurant dans le tableau annexes à l’arrêté du 05 Mai


1996 fixant la liste des maladies présumées d’origine professionnelle, sont
reconnues maladies professionnelles.

(Loi n° 83-13 du 02 Juillet 83 ) 49


QU’EST-CE QU’UN FACTEUR DE RISQUE
PROFESSIONNEL ?

Un facteur de risque est un élément qui peut révéler le danger et entraine la


survenue du risque.

Le facteur de risque augmente la probabilité du dommage, c’est-à-dire celle de la


concrétisation du risque.

Il existe des facteurs Techniques, Humains, et des facteurs Organisationnels (T H O ).

50
EN 292-1 (http://www.officiel-prevention.com)
QU’EST-CE QU’UN FACTEUR DE RISQUE
PROFESSIONNEL ?

 Facteurs techniques: Normes de sécurité des machines, ergonomie du poste


de travail, toxicité des produits utilisés, ventilation et éclairage des locaux,
signalisation et balisage des zones à risques.

 Facteurs humains : Information, formation et expérience des travailleurs,


respect des consignes de sécurité.

 Facteurs organisationnels: Méthodes de management, exigences de


productivité et de qualité…

 Les facteurs de risque sont collectifs (ils concernent tous les travailleurs
exposés) ou individuels (aspects comportementaux ou médicaux, comme
l’acuité visuelle, la sensibilité allergique …).

51
Source: (http://www.officiel-prevention.com)
QU’EST-CE QU’UN RISQUE / DANGER ?

Qu’est ce qu’un Danger ? (BS OHSAS 1800: 2007)

Source, situation, ou acte ayant un potentiel de nuisance en termes de


préjudice personnel ou d'atteinte à la santé, ou une combinaison de ces
éléments.

Exemple: la tuberculose peut être appelée un danger par certaines


personnes, mais en général, la bactérie qui cause la tuberculose est
considérée comme le «danger » ou « l'agent biologique dangereux »; le risque
c’est la tuberculose.

52
QU’EST-CE QU’UN RISQUE / DANGER ?

Qu’est ce qu’un événement dangereux ou évènement déclencheur?

C'est un événement susceptible de causer un dommage - accident ou atteinte à


la santé.

- Il se caractérise par sa probabilité d’apparition .

- Il peut se produire sur une période courte ou au contraire sur une période

prolongée (notion d’exposition chronique à long terme).

Exemples:

- Contact électrique ou une partie métallique sous tension,

- Inhalation de vapeurs toxiques suite à une fuite ou arrêt de la ventilation,

- Mouvement inopiné,

- Perte de l’équilibre ………..

53
NF EN 292-1
QU’EST-CE QU’UN RISQUE / DANGER ?

QUELS SONT LES TYPES DE DANGERS?

Les dangers sont généralement classés dans les catégories suivantes :

 Biologiques: bactéries, virus, insectes, plantes, oiseaux, animaux et humains,


etc.

 Chimiques: dépendent des propriétés physiques, chimiques et toxiques du


produit

 Ergonomiques : mouvements répétitifs, aménagement inadéquat du poste


de travail, etc.

54
QU’EST-CE QU’UN RISQUE / DANGER ?

QUELS SONT LES TYPES DE DANGERS (SUITE)?

 Physiques: rayonnements, champs magnétiques, pressions extrêmes (haute


pression ou vide), bruit, etc.

 Psychosociaux: stress, violence, etc.

 Liés à la sécurité (accidents du travail) - sources de chute et de


trébuchement, surveillance inadéquate des machines, défectuosités ou
pannes de l'équipement.

55
QU’EST-CE QU’UN RISQUE / DANGER ?

RISQUE ET DESCRIPTION DU RISQUE

Lorsqu'on évoque un risque, on évoque mentalement un événement dangereux


d'où l'association logique des mots suivants: "risque d'accident" ou "risque de
maladie".

Le risque est la combinaison de la probabilité de la survenue d'un ou plusieurs


événements dangereux ou expositions à un ou à de tels événements et de la
gravité du préjudice personnel ou de l'atteinte à la santé que cet événement ou
cette/ces exposition(s) peuvent causer.

(BS OHSAS 1800: 2007) 56


QU’EST-CE QU’UN RISQUE / DANGER ?

Globalement, il s’agit d’identifier le risque lié à une tâche ou une activité en


considérant :

 Les dangers des agents chimiques (état physique, volatilité,…),

 Les dangers des engins/matériels utilisés,

 Les conditions de mises en œuvre,

 L’organisation,

 L’environnement.

57
RISQUE ET ESTIMATION DU RISQUE

 Les éléments pour estimer le risque sont :

- La gravité du dommage possible,

- La probabilité d'occurrence ou fréquence d’exposition,

- L’exposition (dose d’exposition).

 RISQUE RÉSIDUEL

Risque qui subsiste lorsque les mesures de sécurité ont été prises.

Lorsque l'estimation du risque aura été faite, lorsque les mesures de


prévention auront été mises en œuvre, il est possible qu'il reste un risque
résiduel estimé d'un niveau acceptable.

On utilise alors l'expression de "maîtrise du risque".

58
Danger Conséquences

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Danger Conséquences

60
Danger Conséquences

61
Danger? ou Conséquences

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Danger? ou Conséquences

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64
Danger? ou Conséquences

65
Danger ou Conséquences

66
Danger ou Conséquences

67
QU’EST-CE QU’UNE SITUATION DANGEREUSE?

C’est une situation dans laquelle une personne est exposé à un ou des
phénomènes dangereux.

68
EN 292-1
EXEMPLES DE SITUATIONS DANGEREUSES

69
Risques de trébuchement, heurt ou perturbation du
mouvement
 Risque qu’une personne glisse, se heurte, trébuche, pose son pied sur
une pointe, un clou, ou que l’élément contre lequel elle s’appuie
s’affaisse, cède, glisse, etc.

 Situations dangereuses:

 Dimensions et caractéristiques de locaux qui rendent peu aisés les


mouvements et les déplacements,

 Espace étroit dans lequel il faut déplacer des objets volumineux,

 Escalier dont les marches sont inégales,

 Sol glissant : Produits répandus (eau, huile, gazole, détritus…),

 Sol inégal: Petite marche, estrade, rupture de pente,

 Sol défectueux: Revêtement dégradé, aspérités, trous, dalle


descellée…),

70
Risques de trébuchement, heurt ou perturbation du
mouvement

Situations dangereuses (suite):

 Accès difficile lors de la maintenance, boulon grippé, outil inadapté,


matériel difficile à déplacer,

 Situations qui nécessitent une attention très soutenue ou des


évènements qui détournent l’attention: se déplacer en surveillant un
produit, chercher la cause d’un dysfonctionnement en cherchant la
cause de panne,

 Facteurs défavorables: conditions climatiques, éclairage insuffisant,

 Facteurs individuels: inexpérience, fatigue, stress, etc.,,,,

71
RISQUES DE CHUTE DE HAUTEUR

Ce sont des risques d'accident qui résultent du contact brutal d'une personne
avec le sol ou avec un objet au cours de la chute. Ce sont des risques dont les
conséquences peuvent être très graves, d'autant plus grave que le dénivelé est
important.

Situations dangereuses
 Zones présentant des parties en contrebas : escalier,
passerelle, quai, fosse, cuve, trémie, trappe de
descente...
 Accès à des parties hautes: Armoire, étagère, luminaires,
toitures, bâche de camion, véhicule sur pont élévateur,
etc.
 Utilisation de dispositifs mobiles: Echelle, escabeau,
échafaudage roulant ou fixe.
 Utilisation de moyens de fortune : Chaise, cartons,
caisse, empilement d'objet divers ou de mobilier, rack de
stockage, godet et fourches...
72
RISQUES LIÉS À LA MANUTENTION MÉCANIQUE

 Risques d’accident liés à la charge manutentionnée (chute, heurt, renversement),


au moyen de manutention (rupture, défaillance) et aussi à la circulation des
engins de manutention,

 Ce risque, peut avoir des conséquences graves sur les personnes, et sur le
matériel et être à l’origine d’accidents majeurs.

73
RISQUES LIÉS À LA MANUTENTION MÉCANIQUE

 Situations dangereuses:

 Utilisation d’un moyen de manutention inadapté à la charge, à la tache à


effectuer ou dans des conditions imprévues,

 Déplacement de la charge sans visibilité suffisante dans les allées ou zones


de manœuvre exiguës, à une vitesse excessive,

 Instabilité du moyen de manutention: mauvais état du sol, charge mal répartie


ou de masse trop élevée,

 Instabilité de la charge: arrimage absent ou insuffisant, rupture du système de


maintien en hauteur, empilement de charges.

74
RISQUES D’INCENDIE ET D’EXPLOSION

 Risques d’accident (brulures, blessures, intoxication, etc.)


consécutifs à un incendie ou une explosion.

 Situations dangereuses

 Utilisations de produits inflammables, explosifs ou


comburants,

 Création d’atmosphères explosives avec l’air: propane,


acétylène, produit volatil, poussières en suspension,

 Réseau électrique surchargé.

75
RISQUES LIÉS À L’ÉLECTRICITÉ

 Risques d’accident (brûlures, électrisation, électrocution)


consécutifs à un contact électrique ou une partie
métallique sous tension ou avec deux conducteurs avec
des potentiels différents.
 Situations dangereuses:
 Conducteur nu accessible au personnel: armoire
électrique non fermée à clé, ligne électrique aérienne,

 Matériel défectueux: coupure de la liaison avec la


terre, câble d’alimentation d’appareil portatif ou
rallonge détérioré,

 Non-consignation d’une installation électrique lors


d’une opération: réparation, maintenance,
modification, etc.
76
RISQUES ET NUISANCES LIÉS AU BRUIT

Ce sont des risques d'accident générés par l'inconfort, l'entrave à la communication


orale et à la gêne lors de l'exécution de tâches délicates.
Ce sont également des risques de maladie professionnelle dans le cas de longues
expositions : La surdité est irréversible.
Ce sont des risques fréquents dans certaines activités professionnelles.

Bruits continus émis par des machines ou des


outils : Compresseurs, moteurs, haut-parleurs,
imprimantes, marteaux piqueurs, etc...

Bruits impulsionnels : Events, échappements


d'air comprimé, rivetage , marteau piqueur , …..

77
RISQUES LIÉS AUX AMBIANCES LUMINEUSES

 Eclairage: éléments de bien-être et de réduction des risques.

 L’éclairage ne doit pas être générateur d’éblouissements gênant, de contrastes de


luminance fatiguant, reflets ou ombres portées.

 Situations dangereuses:

 Locaux aveugles,

 Zone de passage (allée, escalier, etc.) peu ou pas éclairée,

 Zones de travail insuffisamment éclairée,

 Éclairage inadapté à la perception des formes, détails, mouvements, couleurs,

 Eclairage ne prenant pas en compte les besoins individuels (handicaps,


vieillissement),

 Existence de zone éblouissantes: lampe nue, rayonnement solaire incident,


réflexions, réflexions sur écran.

78
RISQUES LIÉS À LA CHARGE PHYSIQUE
DE TRAVAIL
Ce sont des risques d'accident et/ou de maladies professionnelle au niveau du
tronc, des membres supérieurs et inférieurs consécutifs à des postures
contraignantes, des efforts physiques intenses et/ou répétitifs, à des écrasements,
à des chocs.

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont les maladies professionnelles les


plus fréquentes et les plus répandues.

Manutention répétitives de charge de masses unitaires :


Déchargement de cartons de faible dimension, dépotage de containers,
récupération des charges en hauteur ...

Tâches imposant des gestes répétitifs : Travaux imposant un maintien dans


découpage de viande, montages en série, une posture:
activités de bureau (souris, claviers…), Travail sur écran, horlogerie,
collage de timbres, tampons, couture, mécanique, travail dans des
ponçage ... endroits restreints ...

79
QU'EST-CE QU'UN DOMMAGE
(EFFET NOCIF POUR LA SANTÉ) ?

Effet nocif ou dommage pour la santé est: « tout changement dans les
fonctions de l'organisme ou dans les structures des cellules susceptible
d'entraîner une maladie ou des problèmes de santé ».

Il est la conséquence éventuelle d'un événement dangereux.

80
QU'EST-CE QU'UN DOMMAGE
(EFFET NOCIF POUR LA SANTÉ) ?
Les effets nocifs pour la santé comprennent :

 Les préjudices corporels; brulures , fractures , amputations , décès….

 Les maladies (TMS, surdités, allergies cancers …),

 Les effets sur le fœtus en développement (effets tératogènes, effets


fœtotoxiques);

 Les effets sur les enfants, les petits-enfants, etc. (effets génétiques
héréditaires);

 La diminution de la durée de vie;

 Les changements dans l'état mental associés au stress, à des traumatismes,


à l'exposition à des solvants, etc.;

81
EXEMPLES DE CAUSES PROFESSIONNELLES
DE DOMMAGES OU D’EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ

1. Dommages occasionnés par des phénomènes mécaniques:

Fracture, entorse, foulure, Coupure, lacération, Amputation, Perforation,


piqûre, écorchure, égratignure, ecchymose, contusion, plaie ouverte, Irritation,
Brûlure par friction, Blessures multiples, Décès ..).

2. Dommages occasionnés par des phénomènes électriques :

Choc électrique, Brûlure électrique, Électrisation (sans décès), Électrocution

(avec décès).

3. Dommages occasionnés par des phénomènes thermiques :

Brûlure par la chaleur (y compris le feu et les flammes) ou l’eau bouillante,

Effet de la chaleur ou de la lumière, Engelure/hypothermie.

82
EXEMPLES DE CAUSES PROFESSIONNELLES
DE DOMMAGES OU D’EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ

4. Dommages occasionnés par le bruit

Surdité professionnelles, troubles de l’équilibre, Fatigue, stress, baisse de la


vigilance, troubles gastro intestinaux, HTA, troubles du sommeil….

5. Dommages occasionnés par les vibrations:

Lombalgies/traumatismes vertébraux, Troubles neurologiques et ostéo


articulaires, Troubles vasculaires (par ex. phénomène dit «des doigts blancs »),
Inconfort (par ex. engourdissement).

6. Dommages occasionnés par les rayonnements (RNI , RI)


Brûlures cutanées, atteintes de l’œil (brulures de la cornée, cataracte), Mutations

génétiques.

83
EXEMPLES DE CAUSES PROFESSIONNELLES
DE DOMMAGES OU D’EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ

7. Dommages occasionnés par des matériaux, des produits , ACD

Intoxications aigue, cancers, Brûlure chimique, Dommages résultant


d’incendies/d’explosions , Décès.

8. Dommages occasionnés par le non-respect des principes ergonomiques

Effets physiologiques (par ex. troubles musculo-squelettiques «TMS») résultant,


de postures contraignantes, d’efforts excessifs ou répétitifs,

Effets psycho-physiologiques (effets de la surcharge mentale, notamment le


stress), Blessures résultant de fonctionnements intempestifs, eux-mêmes
causés par des erreurs humaines favorisées par une mauvaise conception de
l’interface « homme-machine » (par ex. une disposition inadéquate des organes
de service.

84
L'EXPOSITION À DES DANGERS DANS LE MILIEU DE TRAVAIL ENTRAÎNE-T-ELLE
SYSTÉMATIQUEMENT DES DOMMAGES
(BLESSURES, DES MALADIES OU D'AUTRES EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ) ?

Pour répondre à cette question, vous devez connaître les faits suivants :

 La nature des dangers présents;

 Le mode et le degré d'exposition (voie d'exposition, ainsi que la fréquence et le


degré d'exposition);

 Le genre d'effet que pourrait entraîner l'exposition en question;

 Le risque (ou la probabilité) que l'exposition à une matière ou à une condition


dangereuse entraîne des blessures, une maladie ou des dommages;

 La gravité des dommages, des blessures ou des préjudices (effets nocifs pour
la santé) que pourrait entraîner l'exposition;

 La dose d’exposition.

85
L'EXPOSITION À DES DANGERS DANS LE MILIEU DE TRAVAIL
ENTRAÎNE-T-ELLE SYSTÉMATIQUEMENT DES DOMMAGES
(BLESSURES, DES MALADIES OU D'AUTRES EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ) ?

On peut distinguer deux (02) types de dommages :

 A effet immédiat aigue: dommage identifiable rapidement suite à un accident.

Il s'agit d'atteintes physiques de type entorse, fracture, fêlure, brûlure, asphyxie,


d’atteintes à la santé de type exposition à un produit de toxicité aiguë...

 A effet différé: dommage difficile à identifier et évaluer compte tenu de


l'apparition tardive des effets de l'évènement: maladie professionnelle
(cancer, troubles musculo squelettiques…).

86
L'EXPOSITION À DES DANGERS DANS LE MILIEU DE TRAVAIL
ENTRAÎNE-T-ELLE SYSTÉMATIQUEMENT DES DOMMAGES
(BLESSURES, DES MALADIES OU D'AUTRES EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ) ?

 Une fois le danger écarté ou éliminé, les effets peuvent être réversibles ou
irréversibles.

Par exemple, un danger peut causer une blessure qui peut guérir complètement
(réversible) ou entraîner une maladie non traitable (irréversible).

Les risques des substances dangereuses à effets aigus et immédiats sont en


général très contrôlés.

Les substances avec effets différés dans le temps sont quant à elles
particulièrement difficiles à mettre en évidence.

On n’est pas forcément attentifs aux risques liés aux produits dont
l’exposition est répétée mais faible comme dans le cas d’une pollution
diffuse.

87
L'EXPOSITION À DES DANGERS DANS LE MILIEU DE TRAVAIL
ENTRAÎNE-T-ELLE SYSTÉMATIQUEMENT DES DOMMAGES
(BLESSURES, DES MALADIES OU D'AUTRES EFFETS NOCIFS POUR LA SANTÉ) ?

Exemple :

Le risque de développer un cancer professionnel à cause d'un produit


cancérigène (le danger) n'est pas le même pour un magasinier qui stocke
des bidons de ce produit, pour un opérateur de production qui conduit une
machine mettant en œuvre ce produit en circuit fermé sauf, ou pour un
maintenancier qui doit régulièrement démonter telle partie de la machine
pour nettoyage…

C'est d'ailleurs pourquoi on procède à l'EvRP par "unités de travail",


c'est à dire par groupe de travailleurs ayant la même activité de travail donc
les mêmes risques en natures et intensités…

88
PROCESSUS D’APPARITION D’UN DOMMAGE

 Dans une situation de travail donnée, la situation dangereuse est la mise


en présence de la personne et du danger.

 L'apparition d'un déclencheur ou évènement dangereux engendre la


matérialisation du risque et donc la survenue du dommage.

89
PROCESSUS D’APPARITION D’UN DOMMAGE

Situation dangereuse Évènement


déclencheur

Danger Personne

90
PROCESSUS D’APPARITION D’UN DOMMAGE

Travail en milieu Défaillance


confiné ventilation

Énergie chimique Personne

91
PROCESSUS D’APPARITION D’UN DOMMAGE

Travail en hauteur Perte d’équilibre

Différence de
Personne
niveau

92
PROCESSUS D’APPARITION D’UN DOMMAGE

Travail sur toupie


Rejet du bois

Énergie cinétique Personne

93
DEMARCHE DE PREVENTION
DES RISQUES PROFESSIONNELS

Pour mettre en place une démarche de prévention, il est nécessaire de


s’appuyer sur les 09 principes généraux de prévention.

94
PRINCIPES GÉNÉRAUX DE PRÉVENTION

1. Éviter les risques, c'est supprimer le danger ou l'exposition au danger.


2. Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités , c'est apprécier l’exposition au danger et
l’importance du risque afin de prioriser les actions de prévention à mener.
3. Combattre les risques à la source, c'est intégrer la prévention le plus en amont possible,
notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou des modes opératoires.
4. Adapter le travail à l'Homme, en tenant compte des différences interindividuelles, dans le but
de réduire les effets du travail sur la santé.
5. Tenir compte de l'évolution de la technique, c'est adapter la prévention aux évolutions
techniques et organisationnelles.
6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins, c’est éviter l’utilisation de procédés
ou de produits dangereux lorsqu’un même résultat peut être obtenu avec une méthode
présentant des dangers moindres.
7. Planifier la prévention en intégrant technique, organisation et conditions de travail, relations
sociales et environnement.
8. Donner la priorité aux mesures de protection collective et n'utiliser les équipements de
protection individuelle qu'en complément des protections collectives si elles se révèlent
insuffisantes.
9. Donner les instructions appropriées aux salariés, c’est former et informer les salariés afin
qu’ils connaissent les risques et les mesures de prévention.

95
TRAVAIL DE GROUPE

 Pour illustrer cette démarche, présentez des actions à mener pour une
activité de votre choix en appliquant les concepts de prévention.

 Définissez le risque à combattre.

– Temps alloué: 30 min.

96
TRAVAIL DE GROUPE
PRINCIPES DE PRÉVENTION: VOTRE EXEMPLE
ACTIVITÉ : ……………………………………………………………………………
RISQUE : .……………………………………………………………………………..
CONCEPTS DE PRÉVENTION MIS EN OEUVRE EXEMPLES D’ACTIONS À MENER

Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est


pas dangereux ou qu’il l’est moins

Combattre les risques à la source

Éviter les risques, c'est supprimer le danger ou


l'exposition au danger

Donner les instructions appropriées aux salariés

97
TRAVAIL DE GROUPE
PRINCIPES DE PRÉVENTION: VOTRE EXEMPLE
ACTIVITÉ : ……………………………………………………………………………
RISQUE : .……………………………………………………………………………..
CONCEPTS DE PRÉVENTION MIS EN OEUVRE EXEMPLES D’ACTIONS À MENER

Combattre les risques à la source

Tenir compte de l’évolution des techniques

Mettre en place des mesures organisationnelles

Tenir compte des meilleures technologies

98
TRAVAIL DE GROUPE
PRINCIPES DE PRÉVENTION: EXEMPLE D’UN ATELIER DE PEINTURE

RISQUE D’INTOXICATION DES SALARIÉS ET RISQUE DE POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE PAR LES COMPOSÉS
ORGANIQUES VOLATILS

CONCEPTS DE
PRÉVENTION EXEMPLES D’ACTIONS À MENER

• Rechercher des substituts aux solvants chlorés


• Concevoir un dispositif de captage à la source des vapeurs de solvants
Combattre les risques à la
• Utiliser un dispositif automatique d’application de la peinture
source
• Réduire le volume de produits stockés contenant des solvants.

• Choisir un procédé de ventilation approprié(cabine de peinture)


Tenir compte des meilleures • Choisir des produits qui réduisent l’émission de solvants lors de la mise en peinture
techniques • Récupérer et recycler sur charbon actif les vapeurs de solvants.

• Adopter une signalisation appropriée


• Former et informer les salariés, afin de prévenir les risques propres à l’activité des opérateurs
Mettre en place des mesures mais aussi pour assurer la sécurité des installations elles-mêmes : Les préparer aux situations
organisationnelles d’urgence, les former à la manipulation de produits dangereux
• Les informer sur la nature des produits manipulés.

• Choisir un système de cabine de peinture ouverte à ventilation verticale et l’opérateur à


Choisir des mesures de l’extérieur (protection collective)
protection • Choisir un masque adapté (protection individuelle).

99
100
METHODOLOGIE D’EVALUATION
DES RISQUES PROFESSIONNELS

101
MÉTHODOLOGIE EN MATIÈRE D’ÉVALUATION
ET DE PRÉVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS

La méthodologie que nous préconisons s’inspire de


l’approche Processus et de la méthode MADS-MOSAR.

Elle permet de quantifier le niveau de risque ou criticité non


seulement le risque aigu « accident » mais aussi le risque
chronique « maladies professionnelles ».

102
MODÈLE MADS
 Cette approche est basée sur le modèle de processus de danger a pour objet de
décrire l’enchaînement des événements conduisant à une situation dangereuse.
 Le processus relie les processus sources de danger aux processus susceptibles d’être
affectés au niveau de la cible. La liaison s’effectue par l’intermédiaire d’un flux de
danger (matière, énergie, information) orienté de la source vers la cible.
 Sources, cibles et flux sont immergés dans un champs de danger qui peut
influencer l’état du système source mais également l’effet sur les cibles et le flux.

103
104
MODÈLE MADS

105
MOSAR

106
107
L’APPROCHE PROCESSUS

Elle est préconisée dans la mise en place des systèmes de management de la qualité
ISO 9001, de l’environnement ISO 14001 et de l’approche globale de la situation de
travail.

L’approche processus, permet de décrire de façon méthodique une organisation ou


une activité pour détecter les points faibles, puis initier et suivre des actions
d’amélioration.

Identification des processus Identification sources de danger et dangers

Pondération des scenarios de danger Identification et Description des risques


(scenarios de danger)

Maîtrise des risques


108
DEFINITION DU PROCESSUS

QU'EST CE QU'UN PROCESSUS :

C'est l’ensemble des ressources et des activités liés qui transforment des éléments
entrants en éléments sortant. (norme ISO 9001).

Toute tâche, toute activité qui génère un produit ou un service constitue un


processus, ou un enchaînement de processus.

ENTREES : Éléments entrants ou produit, consommés par le processus,


nécessaires à l’élaboration du produit, et sortant d ’un processus amont.

SORTIES : Éléments sortants ou produits issues d ’un processus


Les processus de réalisation sont les plus faciles à identifier, car connus de
l’ensemble des salariés.

Le processus répond aux questions :

QUOI FAIRE? POUR QUELLE VALEUR AJOUTÉE? QUI ?

109
DÉMARCHE D’EVALUATION

Elle doit être collective, associer les travailleurs


qui sont souvent ceux qui connaissent le mieux les
situations dangereuses.

L’analyse doit porter sur le travail réel du salarié


par observation du poste de travail et participation le travail réel
le travail prescrit
de celui ci.
Il y a utilité à distinguer :
 Le travail théorique: tel qu’il peut être décrit
dans des livres avec des fiches de poste
standard qui ne sont que des représentations
théoriques des tâches du métier concerné.
 Le travail prescrit: c’est celui que le
responsable demande au salarié de réaliser.
 Le travail réel qui est celui réalisé par le
salarié pour répondre au travail prescrit et qui
est fonction des aléas et dysfonctionnements
imprévus, de l’expérience et de la compétence
du salarié…

110
STRUCTURATION DE L’EVALUATION DES RISQUES

 Apprendre à structurer une évaluation des risques sur une entité ou de


nombreux processus coexistent:

 Identifier tous les processus de production qui font l’objet de l’évaluation des
risques pour la santé,

 Rationaliser l’évaluation des risques sur l’ensemble des processus de


production identifiés de façon a ce qu’elle soit le plus efficace possible :

 Elle doit consommer le moins de ressources possible ( personnes, temps),

 Elle doit donner une vision la plus réelle et exhaustive possible de la


situation.

111
IDENTIFICATION DES PROCESSUS DE RÉALISATION

Il s’agit de déterminer, quels sont les processus de réalisation de


l’entreprise?

Pour cela, une des façons de faire est de prendre un produit entrant (produit
chimique, matières premières, produit semi-ouvré, etc …) dans l’entreprise, puis
d’observer ses différentes étapes de transformation jusqu’à l’obtention d’un
produit fini.

Au cours de cette observation, vous allez repérer des postes de travail et des
liaisons entre eux.

112
IDENTIFICATION DES PROCESSUS DE RÉALISATION
(suite)

C’est ce qui représentera un processus de réalisation.

Les processus de réalisation sont les plus faciles à identifier, car connus de
l’ensemble des salariés.

Leurs caractéristiques sont :

• Des produits entrants mesurables,

• La production d’une valeur ajoutée,

• Des produits sortants mesurables,

• Un caractère reproductible.

similitude avec l’approche JSA : Après avoir choisi une activité à analyser, la
phase suivante consiste à décomposer cette activité en étapes, dont chacune est
un élément qui permet au travail de progresser.

113
114
115
APPROCHE PAR PROCESSUS
EN SANTÉ ET SECURITÉ AU TRAVAIL

Seul compte, l’existence de ces sources de dangers et comment elles


peuvent altérer la santé et la sécurité des travailleurs partant du
principe que :

La santé ne doit pas être dégradée du fait des taches ou de

l’environnement de travail

116
117
MANAGEMENT DU DOSSIER EvRP

1-Préalables :
 La formation nécessaire des membres du comité de pilotage.
 La communication sur l’EvRP à l’ensemble des travailleurs.

2-Développement de l’EvRP :
 Structurer l'évaluation. Décider de l'approche (géographique,
fonctionnelle/axée sur le processus/axée sur le flux).
 Réunir les informations Environnement/tâches/population/expérience
acquise.
 Identifier les sources de dangers et dangers associés.
 Identifier les types d'exposition des personnes exposées.
 Évaluer les risques Probabilité de dommage, la gravité du dommage dans
les conditions réelles, évaluer l’exposition.
 Établir des priorités d'action et décider des mesures de sécurité.
 Etudier les différentes possibilités d'élimination ou de maîtrise des
risques.

118
MANAGEMENT DU DOSSIER EvRP

3-Résultats :
 Exploitation des résultats des EvRP’s.
 Elaboration et mise en œuvre du plan d’action de prévention et
protection.
 Enregistrement de l'évaluation.

4-Mesurer l'efficacité :
Suivi du plan d'évaluation des risques.

5-Contrôle périodique des EvRP’s (amélioration continue).

119
DÉMARCHE D’EVALUATION
ASSOCIER L’OPERATEUR ++++
 Lors d’une évaluation des risques professionnels, un des moyens rapide et sûr
de connaître la situation de façon précise est souvent d'interroger les travailleurs
occupés à l'activité évaluée. Ils savent quelles étapes du processus ils
effectuent, s'il existe des raccourcis ou des moyens d'éviter une tâche difficile et
quelles précautions ils prennent.

 Il convient que les employeurs veillent à ce que la personne chargée de


l'évaluation des risques, consulte les travailleurs ou les sous-traitants qui
réalisent effectivement le travail.

 Les travailleurs peuvent également attirer l'attention sur certains dangers qui, de
par leur nature, sont difficiles à identifier. Il s'agit de problèmes qui peuvent
résulter de l'organisation du travail, de la méthode de travail ou du poste de
travail.

120
DÉMARCHE D’EVALUATION
ASSOCIER L’OPERATEUR ++++

 Parfois, les intéressés jugent la situation normale ou s'en accommodent au


détriment de leur bien-être.

 Les travailleurs peuvent estimer que la manière dont le travail se présente à eux
entraîne des difficultés comme par exemple, adopter une position incommode
susceptible d'entraîner des douleurs persistantes ou aiguës et une lésion d'effort
répétitif.

121
PROCESSUS ET SOURCES DE DANGER

 L’élaboration d’un produit peut nécessiter plusieurs processus de réalisation.

 Un poste de travail peut participer à plusieurs processus de réalisation.

Tout élément entrant dans la réalisation d’un processus peut être potentiellement
nocif pour la santé de l’homme au travail.

Il devient donc une SOURCE DE DANGERS.

Il faut donc établir la liste complète de ces éléments :

 En identifiant l’ensemble des processus faisant l’objet de l’évaluation des


risques professionnels,

 En faisant l’inventaire de toutes les sources de dangers associées à chaque


processus : produits, outils, engins, infrastructure de bâtiments, machines, …

122
COMMENT PROCÉDER À L’INVENTAIRE
DES SOURCES DE DANGERS?
Sélectionner et décrire un processus à observer en vue de l’EvRP .

1) Sélectionner un lieu géographique , un atelier …….


2) Les subdiviser, en sous ensembles, espaces ou postes de travail, chantier,
plancher plate forme, lieux ou une activité spécifique se réalise :
- Faire un plan,
- Positionner les installations ou postes de travail ..
3) Réaliser un inventaire des sources de dangers pour toutes les zones et
processus identifiés,
- Ne pas oublier les sources de dangers liées à l’infrastructure d’un bâtiment,
- Ne pas oublier l’environnement immédiat : mer, insectes, scorpions, animaux,
plantes…..
4) Identifier des scenarios de dangers pour chaque source de dangers
- Se limiter, dans un 1er temps, aux sources de dangers porteuses de risques
principaux,
- Limiter le nombre de scenarios à 2 ou 3 principaux si possible.

123
IDENTIFICATION DES SOURCES DE DANGERS
ET DES RISQUES

A partir de la connaissance du processus ou de l’activité

A partir du retour d’expérience

 Connaissances des opérateurs (perception des risques),


 Accidents, incidents, dysfonctionnements, …
 Maladies, arrêts de travail, …
 Turnover, absentéisme, …

En identifiant les situations dangereuses manifestes liées:


 Au manque de formation : opérateurs, nouveaux arrivés…
 A l’organisation: directives, planification, procédures,
 Aux coactivité, tâches secondaires…

124
IDENTIFICATION DES SOURCES DE DANGERS
ET DES RISQUES

IDENTIFICATION DES DANGERS ASSOCIES AUX SDD


Sources de danger associées à des énergies (mécanique, physique, chimique,
électrique, biologique, feu) ainsi que les nuisances relatives à l’environnement du
poste de travail ou à l’activité (aménagement du poste de travail, bâtiment,
horaires, charge physique, charge mentale,...).

125
PROCESSUS DE RÉALISATION

Taches - Travail ( personnes )

Environnement Postes de travail

SDD
SDD
Source De Danger
Source De Danger

Données ou produits Finalités , données et


entrants ( matière produits sortants ( matière
énergie….) transformée , déchets ..

Système
Homme/machine
Liaison entre 2 postes
de travail

Supports documentaires

126
DESCRIPTION DES PROCESSUS D’ÉVALUATION

L’inventaire des sources de dangers par champs d’application, périmètre ou


unité de travail

 Repérer, dans chaque unité de travail, tous les dangers auxquels peuvent être
exposés les salariés ( se servir des processus identifiés),

 Observer le poste de travail et son environnement à la recherche de


dangers.

 Déterminer et analyser toutes les tâches et activités réalisées.

 Demander l’avis des opérateurs sur des situations dangereuses potentielles ou


réelles à leur poste.

127
DESCRIPTION DES PROCESSUS D’ÉVALUATION

L’inventaire des sources de dangers par champs d’application, périmètre ou


unité de travail (suite)

 Rechercher d’éventuels dommages corporels ou matériels antérieurs au poste.

 Connaître la nature des produits utilisés et leur éventuelle toxicité.

L’écriture des scénarios de dangers :

- Pour chaque source de dangers identifiée,

- Selon les typologies de dangers étudiées.

L’affectation d’un ou plusieurs impacts comme conclusion de chaque


scénario.

128
SCENARIOS DE DANGERS

Pour qu’un élément entrant dans la réalisation d’un processus devienne une
source de dangers, il faut pouvoir lui associer des évènements possibles le
rendant potentiellement dangereux pour la santé ou la sécurité des travailleurs.

Ces événements sont appelés SCENARIOS DE DANGERS.

D’où la question:
De quelle façon peut-on être blessé, tomber malade ou éventuellement tué?
- Par brûlure?
- Par asphyxie?
- Par intoxication aigue ou chronique?
129
SCENARIOS DE DANGERS (SUITE)

La définition des scénarios d’accidents ou de maladies peut faire intervenir des


substances dangereuses, des infrastructures de transmission d’énergie, de
communication, de transport, des systèmes informatiques, etc.

Pour les substances dangereuses, ce sont des libérations indésirables et/ou de


quantité dangereuse d’énergie, ou l’exposition répétée à de petites quantités qui
vont préjuger des conséquences possibles.

Les scenarios de dangers indiquent

- Les circonstances à l’origine d’un accident . Ex: fuites d’huile,

- La façon dont l’accident va se produire . (à l’origine de glissades).

Pour finaliser les scenarios de dangers: Il faut préciser les dommages à la


santé.

130
SCENARIOS DE DANGERS (SUITE)

Dans beaucoup de cas, on admet que les scénarios d’accidents ou de maladies


professionnelles sont connus notamment grâce au retour d’expérience.

Il est cependant intéressant, voire indispensable de pouvoir identifier des


scénarios d’accidents possibles (ou plus généralement des scénarios d’ENS) et
notamment de faire apparaître les principaux et les plus catastrophiques.

Ceci permet en effet :

 De démontrer leur genèse,

 D’identifier leurs multiples variantes,

 D’identifier des scénarios insoupçonnés,

 D’en faire par la suite l’ossature des arbres logiques montrant


l’enchaînement de tous les événements conduisant à un ENS ( accident ou
maladie).

131
RECHERCHE DES SCÉNARIOS DE DANGERS

Les scenarios de dangers constituent une liste de questions à se poser lorsqu’on


cherche à identifier des scenarios de dangers pour une source de dangers.

o Les caractéristiques physiques ou chimiques: dangers pour la santé? ( poids,


arêtes vives, bords tranchants…),

o Comment la source de dangers peut elle altérer la santé? (Fumées, bruit,


Vibration ……)

o La source de dangers peut elle avoir des anomalies qui pourrait nuire à la
santé ?

132
RECHERCHE DES SCÉNARIOS DE DANGERS
(SUITE)

o Possibilité de maladresse ou geste involontaire: lâcher la source, lâcher un


objet sur la source, glisser ou trébucher …

o L’Etat de santé peut-il rendre le travailleur victime de la source de danger?

(Allergie, femme enceinte, vertige, handicap physique ou psychologique).

o Le Non Respect du mode opératoire peut il générer un accident ou dommage ?

133
POUR IDENTIFIER LES CONSÉQUENCES POSSIBLES, L‘ÉVALUATEUR
SE POSE DES QUESTIONS COMME LES SUIVANTES

o Une partie quelconque du corps risque-t-elle d'être coincée?

o Les outils, machines et équipements présentent-ils un danger quelconque?

o Certains objets mobiles présentent-ils une possibilité de contact dangereux

o Le travailleur risque-t-il de glisser, trébucher ou tomber?

o Le travailleur risque-t-il de se blesser en soulevant, poussant ou traînant quelque


chose?

o Le travailleur est-il exposé à une chaleur ou à un froid extrême?

o Y a-t-il des vibrations ou des bruits excessifs?

134
POUR IDENTIFIER LES CONSÉQUENCES POSSIBLES, L‘ÉVALUATEUR
SE POSE DES QUESTIONS COMME LES SUIVANTES (SUITE)

o Des objets risquent-ils de tomber sur le travailleur?

o L'éclairage complique-t-il la tâche?

o Les conditions atmosphériques peuvent-elles influer sur la sécurité?

o Y a-t-il possibilité de rayonnements dangereux?

o Y a-t-il risque de contact avec des substances brûlantes, toxiques ou


caustiques?

o L'air renferme-t-il des poussières, fumées, brouillards ou vapeurs?

135
ÉCRIRE UN SCÉNARIO DE DANGER

scénario

DEBUT : FIN :
DESCRIPTION DE LA SITUATION DANGEREUSE EFFET SUR LA SANTÉ

ORIGINE : DEROULEMENT : FIN :

SITUATION FAVORISANT LE DECLENCHEMENT COMMENT LA PERSONNE VA EFFET SUR LA SANTÉ


POSSIBLE DE L’ENS ËTRE IMPLIQUÉE OU SECURITÉ

136
POUR FINALISER LES SCENARIOS DE DANGERS, IL FAUT PRÉCISER
LES DOMMAGES À LA SANTÉ NE PAS NÉGLIGER LES EFFETS
CUMULATIFS ( EXPOSITION CHRONIQUE)

137
QUANTIFICATION DES SCENARIOS
DE DANGERS

Il faut prendre en compte les facteurs clés suivants :

 Fréquence d’exposition ou probabilité d’occurrence,


 Niveau de Gravité (Caractéristiques de l’agent causal, Susceptibilité
individuelle),
 Dose d’exposition (prendre en considération le mode d’exposition: contact,
inhalation, ingestion).

138
L’ÉVALUATION DE LA DOSE D’EXPOSITION

L’évaluation de l’exposition à pour but de déterminer la quantité d’agent ou


substances à laquelle les travailleurs sont exposés ainsi que la fréquence et la
durée d’exposition.

Il s’agit d’évaluer les concentrations ou doses auxquels les travailleurs sont


exposés.

L’étape d’estimation de l’exposition, c’est le processus de « mesure ou


d’estimation qualitative » de l’intensité; de la fréquence et de la durée de
l’exposition humaine à une substance présente dans l’environnement.

139
L’ÉVALUATION DE LA DOSE D’EXPOSITION (SUITE)

 Pour les substances ingérées ( exposition accidentelle ): évaluées en µg ou


mg de substances par kg de masse corporelle.

 Pour les substances inhalées

 Evaluation quantitative: en µg ou mg de substances par m3 d’air inhalé.

 Evaluation qualitative:

- Quantité inhalée ou susceptible d’être inhalée (en fonction de la concentration),

- Durée d’exposition journalière (EDJ),

- Fréquence d’exposition: nombre de jour d’exposition par 365 j,

Ces paramètres seront déterminés selon le scenario d’exposition.

140
LES DIFFÉRENTS TYPES DE VLEP

Une VLEP est une limite de la moyenne pondérée en fonction du temps de la


concentration d’un agent chimique dangereux dans l’air de respiration d’un
travailleur au cours d’une période déterminée.

On distingue deux types de VLEP :

 Valeur Limite de Moyenne d’Exposition (VME) destinée à protéger des effets


à long terme. La concentration en polluant dans la zone de respiration des
salariés est mesurée ou estimée sur la durée d’un poste de travail de 8 heures.

 Valeur Limite d’exposition à Court Terme (VLCT) destinée à protéger des


effets des pics d’exposition.

La concentration en polluant dans la zone de respiration des salariés est


mesurée sur une durée maximale de 15 minutes.

141
L’ÉVALUATION DE L’EXPOSITION

Dans de nombreux cas d’exposition, on ne dispose pas de mesures quantitatives


pour prévoir le risque d’une maladie.

En général on admet que la gravite de l’effet sur la sante est proportionnelle au


produit de la concentration d’exposition et du temps d’exposition.

 Toxicologie aiguë: La toxicité aiguë d'une substance chimique est


l’ensemble des effets sur l’organisme provoqués par une exposition de courte
durée à une dose (concentration) forte, généralement unique.

 La toxicité chronique correspond aux effets d’une administration réitérée à


long terme et à faibles doses.

 Ces doses sont insuffisantes pour provoquer un effet immédiat, mais la


répétition de leur absorption sur une longue période de temps à des effets
délétères.

142
L’ÉVALUATION DE L’EXPOSITION (SUITE)

Valeurs toxicologiques de référence (VTR) ou (Valeur limite d’exposition


Professionnelles (VLEP)

Ces valeurs correspondent à la relation qui existe entre la dose d’exposition et


l’apparition probable d’un effet sanitaire lié à une exposition répétée, allant de
plusieurs jours à plusieurs années.

143
L’EVALUATION DE L’EXPOSITION

 Pour les cas aigus, on évalue, comme dans la plupart des méthodes d’analyse
de risque, la probabilité d’occurrence de l’événement (exprimée en nombre de
cas par unité de temps).
 Pour les risques chroniques, la survenance des cas est évaluée par rapport à
une dose acceptable (norme ou recommandation) relative à la nuisance
considérée.

 La durée, la fréquence d’exposition du travailleur, ainsi que le niveau de la


nuisance au niveau de l’unité de travail sont donc pris en compte.

144
INDICATEURS BIOLOGIQUES D'EXPOSITION (IBE)
ÉLÉMENTS OBLIGATOIRES D'ÉVALUATION DU RISQUE CHIMIQUE EN MILIEU DE TRAVAIL ET
AIDE INDISPENSABLE POUR LE SUIVI MÉDICAL DES EXPOSITIONS (SUITE)

Les indices biologiques d'exposition sont des valeurs de référence correspondant


soit aux concentrations d'un produit chimique ou de ses métabolites dans les
liquides biologiques ou dans l'air expiré, soit à une réponse biologique à un produit
chimique.

Ces indices, sont un moyen d'apprécier l'exposition des travailleurs aux


substances chimiques et doivent être considérés comme complémentaires des
mesures des valeurs limites d'exposition dans l'air.

145
INDICATEURS BIOLOGIQUES D'EXPOSITION (IBE)
ÉLÉMENTS OBLIGATOIRES D'ÉVALUATION DU RISQUE CHIMIQUE EN MILIEU DE
TRAVAIL ET AIDE INDISPENSABLE POUR LE SUIVI MÉDICAL DES EXPOSITIONS

Le médecin met en place, si nécessaire, un suivi biologique avec :

La surveillance biologique consiste à mesurer, dans les matrices biologiques


(tissus, excrétions, sécrétions ou air expiré) de travailleurs exposés à des
substances chimiques, des indicateurs biologiques d'exposition.

Ceux-ci peuvent être :

 Le toxique lui-même ;

 Un ou plusieurs de ses produits de transformation ou métabolites.

146
QUANTIFICATION DES SCENARIOS DE DANGERS

Quantifier les scenarios de dangers: 02 Grandeurs

1- Niveau d’exposition défini par la combinaison de:

- Fréquence d’exposition.
- Dose d’exposition.

2- Niveau de gravité

Leur combinaison donne : le niveau de criticité ou de sévérité: P Gradué de P1 à


P5, le niveau de criticité indique à la fois l’urgence (priorité) dans le traitement de la
situation dangereuse ainsi que le type de réponse à apporter.

147
EVALUATION DE LA FRÉQUENCE D’EXPOSITION

Fréquence en nombre d’occurrences

On se pose la question : « Combien de fois un salarié est-il exposé ? »

 Rare : (la personne n'est qu'exceptionnellement exposée à ce risque),

 Occasionnel: (la personne peut être exposée à ce risque),

 Fréquent: (la personne est régulièrement exposée à ce risque),

 Très fréquent à permanent : (la personne est exposée de façon continue


dans le cadre de son activité principale).

148
PONDÉRATION DU NIVEAU D’EXPOSITION

NE: Niveau d’ Exposition

Combinaison de l’occurrence du phénomène dangereux et la dose d’exposition


( Faible, Moyen, Important)

FE: Fréquence d’exposition (Occurrence du phénomène dangereux) :

 FE1: Rare à occasionnel ;


 FE2 : Occasionnel à fréquent ;
 FE3 : Fréquent à permanent (plusieurs fois à permanent).

DE : Dose d’Exposition

 DE1 : Faible à Moyenne


 DE2 : Moyenne à forte

149
PONDÉRATION DU NIVEAU D’EXPOSITION (SUITE)

N° Critères DE1 DE2

1 La durée d’exposition Faible Importante

2 Le nombre de personnes exposées


<= 2 >2
-
3 La formation et l’habilitation des personnes +
-
4 Les équipements de protection individuelle +

Les facteurs aggravants : travail de


5 - +
nuit…….. conditions climatiques, éclairage.. ;.

6 Détection ou non des risques + -

>= 4 >= 3

150
PONDÉRATION DU NIVEAU D’EXPOSITION (SUITE)

151
PONDÉRATION DU NIVEAU DE RISQUE

NG : Niveau de gravité

 NG1: Peu d’atteinte à la santé,


 NG2: Atteinte réversible sérieuse,
 NG3: Atteinte irréversible sans aggravation,
 NG4: Atteinte irréversible avec détérioration,
 NG5: Mort sur le coup.

NR : Niveau de risque ou de criticité: ( combinaison du NE et NG ) définit le niveau


de priorité d’action ou criticité de P1 à P5 ( catastrophique à acceptable).

152
EVALUATION DU NIVEAU DE RISQUE
GRILLE DE CRITICITE

NR NG1 NG2 NG3 NG4 NG5


NE= F P5 P4 P4 P2 P1
NE= M P5 P4 P3 P2 P1
NE= I P4 P3 P3 P1 P1

Zone des EPI et des actions palliatives

Zone des protections collectives et des EPI

Zone de la suppression du dangers à la source


P5: Acceptable - P4 : Dangereux - P3: Urgent - P2: Critique - P1: Catastrophique

153
EX: DE QUANTIFICATION DES SCENARIOS
DE DANGER

154
PONDÉRATION: AUTRES PARAMÈTRES

 Le nombre de personnes concernées par un phénomène dangereux.

 Les scénarios de dangers qui se sont déjà matérialisés par des accidents ou des
incidents (pas de pondération prendre en charge en priorité).

155
156
ENGAGER UN PLAN DE PRÉVENTION EFFICACE

Respecter les obligations Appliquer les principes


administratives et périodiques fondamentaux de la prévention
(« indépendantes » de l’évaluation (Spécifiques à l’évaluation
des risques)
des risques)
- Formation 1- Supprimer le risque « à la
source » :
- Information
- Supprimer la SDD
- Contrôles
- Modifier la SDD
- Procédures - Déplacer la SDD
- Veille 2- Protections collectives
- Planification 3- Protections individuelles
- Affichage 4- Actions palliatives

Réaction dans l’urgence, action temporaire

157
CALENDRIER DES ACTIONS ANNUELLES

Entreprise :………………….. Responsable de transcription des résultats:………………………………


Unité de travail :……………………………… Date :…………………..
Effectif :………………….

N° Actions à Personne Janv Fev Mars Avril Mai Juin Juil Aout Sept Oct Nov Dec
mener chargée de
l’action

9
158
CALENDRIER DE SUIVI DES ACTIONS

Démarches engagées ou réalisées, Commentaires,


N° Date organismes reçus, matériels, points Qui ? observations
à traiter

10

159
160
161
162
163
 Exercices en salle: Lecture et correction d’un exemple de matrice
préalablement réalisé sur sites Sonatrach.
 Evaluation de la formation.

164
MERCI POUR
VOTRE
ATTENTION
165