Vous êtes sur la page 1sur 462

Dictionnaire

Argot-Français
&

Fran çais-Â rgot


Tous droits de traduction et de reproduction réservés pour tous les

pays, y compris la Suède et la Norwège.

S'adresser pour traiter à M. Paul OLLENDORFF, 28 bis, Rue de


Richelieu, Paris,

7404-94. — CoBBEiL. Imprimerie Éd. Crété.


GEORGES DELESALLE

Dictionnaire

Argot-Français
&
Français- Argot
PREFACE

JEAN RICHEPIN

PARIS
PAUL OLLENDORFF, ÉDITEUR
28 bis, RUE DE RICHELIEU, 28 btS

1896
vc
PRÉFACE

Lorsque je publiai, voilà tantôt quinze ans, l'édition définitive


(quoique non complète, hélas!) de la Chanson des Gueux, je crus
devoir y adjoindre un petit glossaire donnant aux lecteurs
la traduction fidèle des termes argotiques employés dans le
livre. L'avertissement, mis en tête de ce glossaire, débutait
par les lignes suivantes, qu'on me permettra de citer, car mon
opinion sur la matière n'a point varié d'un iota :

« Ce serait une œuvre curieuse à faire et terrible à entre-


nt
prendre, qu'un véritable et véridiquc dictionnaire d'argot.
« Pour la partie historique, pour l'étymologie et en quelque
H sorte la philosophie des vocables, il ne faudrait pas moins
<< qu'un Littré, consacrant à cette besogne des trésors de
'<
science et de patience. Pour les définitions précises et les
'<
sens actuels des mots en usage, il faudrait un observateur

« consumant sa vie dans les milieux étranges et souvent peu


'( accessibles où Ton parle cette langue infiniment variée et
« renouvelée incessamment. L'auteur du dictionnaire d'argot
« devrait donc être à la fois le plus consciencieux des rats
« de bibliothèque et le plus audacieux des batteurs de pavé.

« Un pareil homme ne saurait se rencontrer, j'imagine, et, en


<'
tout cas, ce n'est certes point votre serviteur qui aura
* jamais la prétention de se donner pour ce merle blanc »
VI PRÉFACE.

Le rédacteur du présent Lexique fut-il, lui, cet oiseau rare ?

Eut-il, même, la témérité de croire qu'il était possible de


l'être? Je ne le pense pas. A lire son livre en épreuves, je
n'ai trouvé chez aucune marque d'orgueil, aucune infatua-
lui

tion de ce genre. J'y ai constaté, en revanche, une extraordi-


naire probité, les preuves d'une copieuse et sagace érudition,
les agréments d'une claire méthode. C'en est assez pour cons-
tituer une œuvre estimable, et peut-être la meilleure jusqu'à
ce jour dans l'espèce, à défaut de Tinespérable chef-d'œuvre.
Car la vérité, c'est qu'un lexique de l'argot, un bon, com-
plet et parfait lexique, n'a jamais été et ne sera jamais fait.

Rien que pour la partie historique, et en traitant l'argot


comme une langue morte, la tâche serait déjà impossible à
parachever. Les documents, la plupart du temps, sont intra-
duisibles. Le seul Jargon ou Jobelin de Villon a fourni des
variantes d'interprétation innombrables, et qui presque toutes
reposent sur de lantaisistes-conjectures. On n'y est pas même
d'accord sur le texte. Chaque commentateur nouveau a sa
leçon. C'est à peine si M. Longnon, et le subtil Marcel Schwob,
en ont éclairci quelques passages, et au prix de quels labeurs !

En dépouillant des archives de procédure, d'introuvables ma-


nuscrits. L'authentique signification d'un mot est due ainsi,,

parfois, à des mois et même à des années de fouille sous des


Alpes de paperasses. Or, à chaque monument, fragment, de
littérature argotique, et aux différentes époques de l'argot, il
faudrait autant d'efforts, et pour aussi peu de résultats. L'exis-
tence d'un homme n'y suffirait point. L'École des Chartes tout
entière, et en ne travaillant qu'à cela, n'y serait pas de trop,
et encore serait elle forcée de se faire aider par des décliif-
jreurs d'hiéroglyphes, des devineurs d'énigmes, des premiers
prix de rébus.
Quant à la partie du lexique ayant trait aux définitions pré-
PRÉFACE. VII

cises et aux sens actuels des mots, par quel miracle y procé-
der? Organisme vivant, en perpétuelle décomposition et re-
composition, l'argot est essentiellement instable. Plus vite
que la langue ordinaire, il se métamorphose. C'est du vif-
argent. Il passe, court, roule, coule, se déforme, se reforme,
meurt, renaît, flotte, flue, file, fuit, échappe à la notation.
L'instantané qu'on en prend aujourd'hui n'est plus ressem-
blant demain. Aucun fixatif n'en assure l'exactitude. De temps
en temps une éphémère chanson, un refrain devenu populaire,
une phrase dans un livre de véritable écrivain, un poème au
rhythme prenant, en fige quelques expressions. Mais tout le

reste, tout ce qui ne sera pas écrit, tout ce qui n'aura été que
parlé, où le saisir, comment le retenir? Autant vouloir ramas-

ser de l'eau dans une écumoire, attraper du vent dans un


filet !

N'empêche que la besogne, justement parce qu'elle est folle

est tentante. Et quand on s'y est attelé, elle ne vous lâche


plus.
Songez maintenant à quelle frénésie de travail doit être
poussé un homme un dictionnaire d'argot tout
qui entreprend
ensemble historique et actuel C'est proprement à cette fré-!

nésie qu'a succombé M. Delesalle. Après de longues, patientes


et fiévreuses années de tenace et dur labeur, il est mort à la

peine.
Depuis longtemps déjà son livre était, ou plutôt avait l'air

d'être, terminé. Mais jamais il ne le jugeait tel. Il en recorri-


geait sans cesse les placards, joignait des fiches nouvelles à
chaque nouvelle épreuve. Jusqu'aux derniers jours de sa vie,
il s'obstinait à toujours mieux faire. Il désespérait l'éditeur
par une farouche et invincible horreur devant la nécessité
de donner le bon à tirer définitif. A notre époque de besognes
bâclées et hâtives, c'est là une rare vertu.
VIIT PREFACE.

Il est déplorable que M. Delesalle n'en ait pas été récom-


pensé en assistant au légitime succès de son œuvre. J'aime
à croire qu'avant de mourir il aura eu du moins la consolation
de se rendre justice à lui-même, et la conscience de laisser
un nom qui, inscrit en bonne place au martyrologe des lexico-
graphes, y gardera une petite auréole de gloire durable.

Jean Richepin.

18 décembre 1895.
L'ARGOT
DEPUIS SON ORIGINE JUSQD'A KOS lonilS
SON HISTOIRE ET SON DÉVELOPPEMENT

x\u siècle, maître François Villon a composé six ballades, sous


XV''

le litrede Jargon ou Jobclin; nous avons recueilli les mots de ce jar-


gon qui ont quelque affinité avec l'argot moderne, dans la l""^ édition
avec date (Paris, Pierre Levet, 1489). Ces mots sont expliqués dans
le Dictionnaire argot- français.
Le moi jargon est très ancien (xni° siècle).

« Lors tuit discicnt en lor jargun


« Que cil oisax qui si cantoit...
{Marie de France, fable XH).

11 signifie : langage incompréhensible :

« Il n'y a ne beste n'oyseau


H Qu'en son jargon ne chante et crie...
(Charles d'Orléans, rondeau).

Son étymologie serait le mot Scandinave jarg, bavardage, ou le


mot français Jars (mâle de l'oie domestique). On dit le jars jargonne
pour exprimer le cri de cet animal. Villon emploie le mot ger pour
jars; parler en gier c'était parler le jargon.
Dans l'argot moderne dévider le jars, c'est parler argot ou le java-
nais. D'après A. Timmermans, jars est ici un jeu de mot sur l'anglais
yarn qui signifie fil; le marin anglais dit « ta spin out a yarn » :

équivalent à « dévider son fil »; cette expression a le même sens que


dévider son peloton, dire ce qu'on a sur le cœur.
Le mot johelin signifie vraisemblablement langage pour tromper
les jobards.

b
L'ARGOT.

VOCABULAIRE DU JARGON DE VILLON (édit. 1489).

Abrouart.
L'ARGOT t\

XVP SIÈCLE

EXTRAIT DES ŒUVRES POÉTIQUES DU CAPITAINE LASPHRISE


Marc de Papillon (1) M.D.I.C. Paris, Jean Gesselin
(Bibl. nat. Réserve Y», 2018)

Au chapitre intitulé « Diverses poésies », page 499 :

SONNET EN AUTHENTIQUE LANGAGE


SOUDAHDANT TRADUCTION

Accipant du marpaut la galière pourrie Ayant reçu de l'hôtelier une mauvaise jument,
Grivolaut porte flambe enfile trimard
le Grivolant, porte-épôc, poursuis ta route.
Mais en despit de Gille, ô gcux, ton Girouard Mais en dépit de Gille (fuyard) ton patron,
A la mette on lura ta biotte couie. Au matin ou verra ti bète morte, [ô gueux,

Tu peux gourd pioller me credant et morfie Tu peux bien boire, crois-moi, et mauge
De l'urnion, du morne et de l'oygnan criait Du chapon, du mouton et de l'oignon bruyant,
De l'artoiâ blanchemin. Que ton riflant chouart Du pain blanc. Que ton ardent bracqucmart
N« rive du courrier l'andrumelle gaudie. N'encloue la jolie fille du courrier.

Ne ronc« point du sabre au mion du taudis Ne rosse point du bâtongarçon d'auberge,


le
Qui n'aille au Gaulfarault, gergonant de tesis Qu'il n'aille se plaindre de toi au patron,
Que son journal o flus n'empoupe ta fouillouse Que son portefeuille au jeu (de cartes) n'em-
[plisse ta poche.
N'embiant on rouiilarJe, et de noir roupillant En voyageant on boit, et dormant de nuit
Sur la gourde frétille, et sur le gourd volant, Sur la bonne paille, et sur le bon manteau,
Ainsi tu ne luras l'accolante tortouse. Ainsi tu ne verras pas la corde qui étrangle.

Le plus ancien ouvrage connu qui ait été fait sur l'argot est inti-
tulé La Vie généreuse des Mercelots, gueux et boesmien, par Pechon de
:

Ruby (Lyon, Jean Jullieron, 1596). Puis, entre 1617 et 1626 parut Le
jargon ou langage de V argot réformé à Vusage des Merciers porte balles
le

et et recueilli des plus fameux argotiers de ce temps. Il existe


autres tiré
plusieurs éditions de cette brochure à la Bibliothèque nationale, elle

(1) Ci-dessous un quatrain du même auteur qui se trouve également dans cette édition et
que nous reproduisons à titre de curiosité :

C'est un sot qui te blâmerait


De blâmer l'ivrogne blâmable
Et sot qui moins t'estimerait
*'
D'estimer le vin estimable.
XII L'ARGOT.

a été souvent réimprimée et éditée sur différents points de la France


avec des modifications et additions et a servi de base aux nombreux
vocabulaires argotiques parus depuis.
Sur une de ces éditions portant le nom d'Ollivier Chereau (Paris,
chez la veuve Du Cauroy) on lit ceci :

VERS EN ACROSTICHE
(le nom de l'auteur : OUivier Chereau)

A la louange de VArgot

argot incomparable
L 'appuy de tous les souiïreteui,
L e confort des misérables,
1 ndigents et nécessiteux !

V ive l'argot et tous les gueux.


I e veux que le travail soit bon ;

E ncore est-il un peu fascheux,


R enfermé dans une maison.

C ela n'est-il pas ennuyeux?


Ha vive l'argot et les gueux.
E stre soldat est honorable,
R élevé jusques dans les cieui,
E t l'argotier est délectable ;

A ussi la cuisine vaut mieux.


V ive l'argot et tous les gueux.

« L'antiquité nous apprend et les docteurs de l'argot nous ensei-


«( gnent que un roy de France ayant établi les foires à Niort, Fontenay
« et autres villes du Poitou, plusieurs personnes se voulurent mêler de
« la Mercerie, pour à quoy remédier, les vieux Merciers s'assemblè-
« rent et ordonnèrent que ceux qui voudraient à l'avenir être mer-
« ciers se feraient recevoir par les anciens, nommants et appelants les
« petits mercelots péchons, et les autres blechcs. Puis ordonnèrent un
« certain langage entre eux... »
Or, c'est en 1445 que Charles Vil dota Niort de trois foires ou francs-
marchés ; c'est donc à peu près vers cette date que la grande corpora-
tion des Merciers établit un langage qui ne se comprenait qu'entre
confrères et ceux-ci dans leurs voyages continuels furent accompa-
gnés de grapilleurs, de mendiants et de filous qui formèrent la con-
frérie des Gueux.
Les mercelots avaient établi une hiérarchie :

Le Péchon. — Apprenti.
Le Blesche. — Mercelot petit mercier qui ne vendait que sur un éventaire suspendu à son cou.
L'ARGOT. XIII

Le Coesme. — Mercier en gros, roite-halle.


Le Cagou. — Chef de pasquelin fprovincf), faisait la police des Gueux, instruisait les no-
dans lart do nicudier, de simuler des plaies, de voler de mille manières plus
\i':e.s

iiigéuieuscs les unes que les autres. Les Cagous étaient les lieutenants du grand
Coesre, chef de la confrérie.
Les Archi-Suppôts étaient les savants de la confrérie qui enseignaient le Jargon et le ré-
formaient à leur guise; ils n'avaient pas d'autre puissance executive.
Les principaux changements dans le langage argolitjue étaient faits par les arclii-
suppôts pour dérouter les marpaux qui entervaient, c'est-à-dire ceux qui comprenaient
leur langage.
Ollivier Chereau les Lei plus scavants, les plus habiles marpauts de
désigne ainsi : «

« toiilime l'argot, qui sont des escoliersdébauchez et quelques ratichons, de ces cou-
« reurs qui enseignent le Jargon à rouscailler bigorne, qui estent, retranchent et re-
« forment l'argot ainsi qu'ils veulent et ont puissance de trucher sur le toutime sans
« ficher iloutière ».
Dans le jargon de l'argot réformé le mot archi-boutant (arc-boutant) est synonyme
d'Archi-Suppôt. L'auteur est un pilier de boutanche qui mnquille en molanche dans la
vergne de Tours. Les mots suppôt, boutant, pilier, sont les équi\alents des appella-
:

modernes
tions : Poteau et Souteneur (aujourd'hui
les plus experts argotiersl.
Le Grand Coesre. — ^Chef ayant
pouvoirs les plus étendus, était élu par les gueux as-
les
semblés en États généraux une fois par an il otait rééligible indéfiniment; on l'appe-
;

lait aussi Roi de Thunes. Il exigeait des nouveaux venus dans la confrérie des Gueux,

le serment dans la formule suivante :

« Levez votre main gauche. C'est une erreur que les cours du Parlement font lever

« la droite, c'est celle de quoi nous torchons le c. et tuons les hommes et faisons
« tous les maux la main gauche est la prochaine du cœur, c'est la main honneste.
:

u Vous promettez sur votre foi, sur la vie, ne déclarez le secret. »

Les mendiants et les malfaiteurs, membres de La confrérie des


gueux se désignaient selon leur spécialité en drogueries (tromperies),
c'étaient : les Orphelins, Marcandiers, Rifodez, Alillards, Malingreux,
Piètres, Sabouleiix, Callots, Coquillards, Hiibins, Polissons, Di'illes, Franc-
Miteux, Courtauds de boutanche, Convertis, Narquois, etc., etc.; ils
payaient au Grand-Coesre une redevance annuelle variant de cinq
solspar tète à deux écus.

Afin de pouvoir comparer et juger les transformations de l'argot,


nous donnons ci-dessous le glossaire du petit ouvrage publié un siècle
après Villon, en J596 et dont voici textuellement le titre :

LA VIE GÉNÉREUSE DES MERCELOTS, GUEUX ET BOESMIENS


contenant leur façon de vivri*, subtilités et gergon
MIS EX LUMIÈRE PAR MONSIEUR PECHON DE RUBY (1) GENTILHOMME BRETON
ayant été avec eux en ses jeunes ans où il a exercé ce beau métier.
Plus il a été ajouté un Dictionnaire en langage Blesquien avec l'explication en vulgaire
k Lyon, par Jean Jolliebon, avec pebuission.

(1) Péchon de Ruby est un pseudonyme dont l'auteur lui-même donne la traduction dans
la Vie Généreuse; cela signifie enfant éveillé.
XIV
L'ARGOT. XV

XVIP SIÈCLE

DlALuuLK hMUI. Dhl V ARGOTIERS Di.VLOGUE EXTRE DEUX ARGOTIERS


l'an polisson et l'autre malingreux 'un mendiant et l'autre mendiant infirme
Qui se rencontrent juste à la lourde d'une vergoe. Qui te rencontrent à la porte d'une ville.

TEXTK TRADUCTION
Le Malingreux. - La haute t'aquige en L'Impotent. Dieu te garde en bonne
chenastre santé. sauté.
Le Polisson. —
Et tézière aussi, fanaadel, Le Mendiant. — Et toi aussi, camarade,
ou tiimardes-tu ? où vas-tu ?

Le Malingreux. — En ce pasquelin de Berry, L'Impotent. - En ce pays de Berry, on


ou m'a rouscaillé que trucher était che- m'a dit que mendier était bon; et en cette
nastre; et en cette vergue fiche-t'on la ville, fait-on largement l'aumône?

thune gourdcment?
Le Polisson. —
Quelque peu, pas guère. Le Mendiant. — Quelque peu, pas guère.
Le Malingreux. —
La rousse y est-elle L'Impotent. — La police y est-elle bonne?
chouastre ?

Le Polisson. —
Neuni c'est ce qui me fait; Le Mendiant. — Non ; c'est ce qui me fait
ambier hors de celte vergne; car si je aller hors de cette ville; car si je n'avais
n'eusse eu du michon, je fusse coni de eu de l'argent, je serais mort de faim.
faim.
Le Malingreux. — Y a-t-il un castu dans L'Impotent. — Y a-t-il un hôpital dans cette
cotte vergne ? ville?
Le Polisson. — Jaspin. Le Mendiant. — Oui.
Le Malingreux. — Est-il chenu? L'Impotent. — Est-il bon?
Le Polisson. — Pas guère, les pioles ne Le Mendiant. — Pas beaucoup, les cham-
«ont que de frétille... bres ne sont que de paille...

Le Malingreux. —
Veux-tu venir prendre L'Impotent. — Veux-tu venir prendre ta
de lu morfe et piausser avec mézière eu nourriture dormir avec moi dans une
et

une des pioles que tu m'as rouscaillées ? des chambres dont tu m'as parlé?
Le Polisson. — n'y Il a ni ronds, ni her- Le Mendiant. — II n'y a ni sous, ni liards
plis en ma felouse ;
je vais piausser en dans ma poche je vais dormir dans quel-
;

quelque grenasse. que grange.


Le Malingreux. —
Encore que n'y ayez du L'Impotent. —
Quand vous n'auriez pas
michon ne hissez pas de venir, car il y a d'argent, venez tout de même, car il y a
deux menées de ronds eu ma henné, et deux douzaines de sous dans ma bourse
deux ornies en mon gueulard, que j'ai et deux poules dans ma besace, que j'ai
égraillées sur le trimard ; Lions les faire attrapées sur la roule ; allons les faire
riffoder, veux-tu? cuire, veux-tu ?
Le Polisson. — Girole, et béni soit le grand Le Mendiant. — Soit, et béni soit Dieu qui
havre qui m'a fait rencontrer chenastre
si m'a fait rencontrer si bonne occasion je ;

occasion ;
je vais me réjouir et chanter vais me réjouir et chanter une petite
une petite chanson. chanson.
Le Malingreux. —
Si tu veux trimer de L'Impotent. —
Si tu veux marcher de com-
compagnie avec mézière, nous aquigerons pagnie avec moi, nous ferons bonne
grande chère, je sais bien aquiger les lu- chère je sais bien faire les faux papiers,
;

ques, engrailler l'ornie, casser la iiane aux attraper la volaille, voler les bourses aux
frémions, pour épouser la fourcandière, marchés et me défaire du bien volé si
si quelques rovaux me mouchaillent. quelques gardes royaux me voient.
XVI L'ARGOT.
Le Polisson. — Ah havre garde mézière,
! le Le Mendiant. —Ah Dieu me gard je
!

je ne fus jamais ni fourgue, ni doubleux. ne fus jamais receleur, ni voleur.


Le Malingreux. — Ni mézière, non plus, L'Impotent. — Ni moi non plus, je prie
je rouscaille tous les luisans au graiid tons les jours le bon Dieu.
havre de l'oraison.

Extrait de la brochure Le Jargon.

L'argot s'est sans cesse transformé depuis son origine, à mesure


qu'il se répandait.
Voici quelques exemples les plus anciens :
L'ARGOT. XVfl

Et doijuis en fraoçais, que Jason et Thésée,


Hercule, ctc

et tant d'autres héros


Qui trimèrent pincer la toison à Colchos,
Dans le navire Ar{jo, pendant leur long voyage
Inventeront entre eux ce 5ul)linie langage
Afin de mieux tromper le roi Colchidien
Et que de leurs projets il ne soupçonnât rien.

Enfin tous les doubleurs de la riche toison.


De leur navire Argo lui donnèrent le nom.
Amis, voici quelle est son étymologie.

CHANSON
(1725)

Extrait du Vice puni ou Cartouche.

TEXTE TRADUCTION
Fanandels en cette pioUe Camarades eu cette maison
On vit chenument On vit bien
Arton, Pivois et criollo Pain, vin et viande
On a gourdement. On a beaucoup.
Pitanchons, faisons rioMo Buvons, amusons-! ous
Jusqu'au jugement. Jusqu'au jugement (derui.r).

Icicaille est le théâtre Ici est le théâtre


Du petit Dardant; De Cupidon;
Fonçons à ce Mlon folâtre Abandonnons à ce gamin folâtre
Notre palpitant. Notre cœur.
Pitanchons pivois chenâtre Buvons le bon vin
Jusques au luisant. Jusqu'au jour.

Vargot, c'est une espèce de baragouin que parlent à Paris les Gueux,
les Laquais, les Polissons, les Dcrroteurs entre eux. On apelle ce jargon
le langage des gueux, parce quMl leur est plus commun qu'aux autres.
Argoter. Parler l'argot, c'est-à-dire un langage obscur et confus qu'on
n'entend pas. C'est aussi s'exprimer avec difficulté et confusément,
parler entre ses dents et indistinctement. Arj/ofie/', pour dire gueux,
vaurien, vagabond, filoux. {Uirtionnaire de Joi^eph Leroux, \1^^. Lion.)
XVIII L ARGOT.

X1X« SIECLE

CHANSON EN ARGOT DE VIDOCQ


Ea roulant de vergno eu vergne En allant de \iile eu ville
Pour apprendre ù goupiner Pour apprendre à voler
J'ai rencontré la mercandièie, J'ai rencontré la marchande,

Lonfa malura dondaine, Lonfa malura dondaine,


Qui du pivois solisait, Qui vendait du vin,
Lonfa malura dondé. Lonfa malura dondé.

Jai rencontré la mercandière J'ai rencontré la marchande


Qui du pivois solisait; Qui vendait du vin;
Je lui jaspine en bigorne Je lui dis«n argot
Lonfa malura dotidaine, Lonfa malura dondaine,
Qu'as-tu donc à morfiler? Qu'as-tu donc à manger et boite?
Lonfa malura dondé. Lonfa malura dondé.

Je lui jaspine en bigorne Je lui dis en argot


Qu'as-tu donc à morfiler ? Qu'as-lu donc à manger et boire?
J'ai du chenu pivois sans lance J'aidu bon vin sans eau
Lonfa, malura dondaine, Lonfa, malura dondaine,
Et du larton savonné, Et du pain blanc,
Lonfa malura donde. Lonfa malura dondé.

Une lourde et une tournanle Une porte et une clé


Et un pieu pour roupiller. Etun lit pour dormir.

J'enquilie dans sa cambriole J'entre dans sa chambre


Espérant de l'entifler. Espérant de l'enjôler.

Je rembroque au coin du rifle J'aperçois au coin du feu


Un messière qui pionçait. Un homme qui dormait.

J'ai sondé dans ses vallades J'ai fouillé dans ses poches
Son carie j'ai pessigué. J'ai pris son argent.

Son carie et sa tocquante Son argent et sa montre


Et ses attaches de ce. Et ses boucles d'argent.

Son coulant et sa montante Sa cravate et sa culotte


Et son combre galuché. Et son chapeau galonné

Son frusque aussi sa liselte Son habit et son gilet


Et ses tirants brodanciiés Et ses bas brodés.

Crompe, crompe, mercandière Fuyez, fuyez, marchande


Car nous serions béquilles. Car nous serions pendus.

Sur la placarde de vergne Sur la place de ville


Il nous faudrait gambiller. Il nous faudrait danser.
L'ARGOT. XIX
Allumés de toutes ces largues, Regardés par toutes les femmes,
Ht du trèpe rassemblé. Ht par la foule rassemblée.

Et de ces chariots bons drilles Et par les voleurs bons drilles


Tous aboulant goupiner. Tous venant voler.

AUTOBIOGRAPHIE D'LN MALFAITEUR EN ARGOT MODERNE


Vous me droguez de vous bonnir en bigorne comment je suis de-
venu pègre et surineur et comment j'ai été paumé marron par la
rousse et les cognes en train de faire un choppiii.
Étant gosse j'ambiais dans la cambrouse pour déflorer la picouse
avec les cameriuciies. Mou dab m'a refilé plus d'une purge et un batli
reluit, je n'ai i>lus rappli([ué à la piaule quand ma dabuclie est
conie. J'ai été affranclii par les grinclies qui étaient mes fanandes,
j'ai commencé par rincer les bagnoles des lartonniers et j'ai fait les
cambriolles au fric frac, .l'enquillaisvanternes pour barboller
par les
la camelote et afîurer de la tliune. Une sorgue j'ai été pomacjué et
enfla(iué dans une rafle, maison m'a défourraillé au reluit, j'ai seule-
ment coque le taf. J'ai alors conobré des amarres d'attaque et mariolles,
j'avais dix-sept brisques, je voulais maquiller le truc pour acquiger la
blanquette, mes rii)atons dégueulaient et mes frusques étaient bou-
linées.
En jaspinant avec mézigue, un aminche d'afî me jacte que si je
veux turbiner il me fera conobrer une gance chouette, des grinchis-
sours au fric frac, des passeurs de galette à la manque des valtreu-
siers, je lui dis: « gy ». Il m'a conduit dans un bouzingot, on a pi-
tanché de la moussante et on s'est cinglé le blair.
N'ayant plus le rond, j'ai embardé dans une carrée où j'ai grinchi
du plâtre que j'ai coque dans ma profonde.
J'étais à la bonne, je me suis collé avec une franche largue qui trimar-
dait dans le trèpe et connobrait le turbin je lui refdais des châtaignes
;

quand elle rappliquait pas chez le bisti^o avec la galette des miches.
Elle était bath au pieu et gironde, la goncesse. J'avais des fringues
d'altèque et du pèze dans ma fouillouse. Un sorgue, ma marque a
acquigé un bog et une bride en jonc et j'ai été les laver chez le fourgat
qui n'a pas voulu me foncer du michon. J'ai nourri un poupard avec
des poisses de la gance, j'ai aboulé les alênes, le sucre de pomme et
le rossignol, et j'ai filé le luctrème pour enquiller dans une cambuse
011 j'ai dégoté trois fafiots de mille balles, j'ai été pigé et sapé à cinq
berges de centrouse, malade pendant une longe, j'ai fait la cavale.
J'étais guéri depuis six marques quand j'ai été en graillé par la
rousse et renflaqué, mais comme j'avais sonné le sergot, en arrivant
XX L'ARGOT.
au bloc, les fliques m'ont passé à tabac avant de m'enfourailler au
collège. Après ma guérison, j'ai écopé un coup de bince sur le caillou
et j'ai été au caslu. Quand mon gniasse a été recalé, je me suis re-
nippé et fait astiquer la hure dans la boutogue d'un merlan et je me
suis arrosé la dalle avec la riflette, qui est tombé en frime avec mé-
zigue, il voulait me faire casser du sucre et manger le morceau, je
lui ai dit nib, et il m'a pris en filature. J"ai acquigé le roulant vif de
ceinture pour aller retrouver les aminches au Gros-Caillou, il était
six plombes de sorgue, quand j'ai dévalé au cabermont du père La Pipe,
les fanandes pictaient chenu, j'ai brilTé de la crioUe et liché avec les
zigues. J'ai trouvé lago un poteau qui m'a bonni qu'il conobrait un
pante huppé à Neuilly qui douillerait du carme si on le faisait chan-
ter. Je lui reniasse: « gy, ça fait mon blot nous serons de mèche
pour le fade, tu maquilleras les caroubles pour débacler la lourde et
j'enquillerai dans la cambriolle ». Nous avons aboulé chez le pante,
et j'ai effarouché la blanquette et des fringues que nous avons mis
en pacsin, nous avions un aminche qui gaffait, mais il n'a pas re-
mouché le pante qui rentrait, quand je l'ai rembroqué, comme il nous
prenait sur le tas, je lui ai refilé un coup de surin dans le colas, j'ai
dit à mon poteau de cromper et mézigue s'est fait la paire mais le;

tambour s'est mis à jaspiner comme je caletais, je suis tombé en frime


avec la rousse, j'ai été paumé marron et pigé. Les cognes m'ont con-
duit chez le quart d'œil qui m'a envoyé à la Cigogne dans le panier à
salade. Le curieux a voulu entraver dans mes flanches pour me faire
débiner le truc, le léon est venu me voir avani que je passe au carré
des gerbes où j'ai eu une attaque de fièvre cérébrale, mon médecin
m'a refilé une purge, j'ai eu un redoublement de fièvre et les hési-
teurs opinants m'ont fait gerber à la passe. Maintenant, je capis cette
lazagne dans la boite au sel à la Roquette en compagnie d'un mouton,
le maugrée ne m'a pas fait mettre la ligotante de rifle et le ratichon
me rend visite en attendant d'être fauché par le bince à l'abbaye de
Monte-à-Regret oii je jouerai à la main chaude avec les soubrettes de
Chariot, j'éternuerai dans le son et on me conduira ensuite au Champ
de Navets avec une escorte de chardonnerets.
L'ARGOT. XXI

OBSERVATIONS PHILOLOGIQUES
On peut être un homme de génie et parler argot.
Dans Quatre-vingt-treize de V. Hugo, page 20, on lit : lamomignarde
qui tette est fameusement gouliafre et encore à la page 02 du même ou-
vrage on lit : la colère coups de coude de réclair, le
de V inanimée, les

combliau, terrasser Fournel.)


la colère, etc.. etc. (V.

Ce qui est argot en France, parce qu'il est patois ou neuf, est parfai-
tement courant et accepté ailleurs; le contraire a lieu aussi. (A. Tim-
mermans.)
En Angleterre l'argot s'appelle Cant et Slang.
En Allemagne, Rothwdlsch.
En Italie, Gergo.
En Espagne, Germania.
En Hollande, Dieventaal ou Bargoensch.
L'argot moderne, plus pittoresque et plus expressif que l'argot an-
cien, n'a riende savant et nous est surtout fourni par les illettrés.
Eugène Sue, Balzac, Victor Hugo, ont introduit l'argot dans beau-
coup de leurs ouvrages.
De nos jours le poète Jean Richepin dans son admirable Chanson
des gueux s'est exprimé dans la langue des purs argotiers.
L'argot étant l'idiome de la corruption se corrompt vite lui-même.
Comme il cherche toujours à se dérober, sitôt qu'il se sent compris, il
se transforme aussi l'argot va-t-il se décomposant et se recomposant
:

sans cesse. (Larousse.)


A cause de ce mouvement l'ancien argot reparaît et redevient nou-
veau enrichi d'expressions toujours pittoresques, simples, énergiques,
ingénieuses.
L'orthographe de l'argot est souvent incertaine,, les mots transmis
de bouche en bouche se déforment suivant la façon dont ils sont pro-
noncés, ils pénètrent peu à peu dans le langage courant et ce n'est
généralement que l'usage qui consacre la manière de les écrire.
Jamais cependant l'argot n'avait fait encore l'objet d'un travail de
linguistique pure. M. Adrien Timmermans, le premier, a consacré à
la formation de l'argot une étude approfondie, au cours de laquelle il
nous découvre ses sources étymologiques. Laissant de côté la ques-
tion de son opportunité, il nous le fait connaître exclusivement comme
un langage poursuivant son élaboration sous nos yeux.
En faisant ainsi, l'auteur procède comme le géologue qui nous in-
vite à observer avec lui l'action contemporaine des éléments pour nous
montrer les effets qu'ils produisent dans la constitution des terrains
et pour en conclure que les couches antérieures ont dû se former
dune façon identique.
XXll L'ARGOT.

Aussi bien, en présence des mois et des expressions qui vont se for-
mant tous les jours à côté du langage établi et naissant par leur vi-
talité propre sans obéir à d'autre loi que le besoin d'exprimer les
faits d'une façon originale, l'auteur a démêlé clairement que l'argot,
quand il n'est pas une déformation voulue, trouve le son de ses ra-
cines nouvelles dans les sons physiques. Pour l'argotier comme pour
tous les hommes, le son est un signal par lequel un fait se mani-
feste à l'intelligence d'une façon distincte et évidente.
En se servant de ce son pour faire connaître le fait qu'il rappelle,
il le fait entrer dans le langage par la voie de l'onomatopée ou de la

dénomination naturelle. Une fois en possession de ce nom, il l'appli-


que, par la suite, à tous les agents capables de faire le même acte et
forme ainsi des dénominations métaphoriques.
Chaque racine du Dictionnaire de Vargot est la reproduction d'un
son naturel chaque nom une onomatopée primitive ou une applica-
;

tion métaphorique de cette onomatopée.


La comparaison des langues mortes sanscrit, grec, latin, ainsi que
:

des langues vivantes français classique, anglais, allemand, hollandais,


:

italien, etc., avec les' productions franches et spontanées de l'argot,


prouve qu'au point de vue de l'onomatopée et de la métaphore les
expressions nouvelles ont été formées d'après les procédés auxquels
nous devons les langues qu'une culture supérieure a rendues classiques.
L'auteur le fait ressortir en mille occasions et rend ainsi l'étude de
l'argot intéressante à un point de vue plus élevé.
M'étant attaché à réunir dans ce travail tout ce que l'argot, tant an-
cien que moderne, a produit d'expressions dans ses divers milieux de
formation, j'ai lieu d'espérer qu'il offrira à M. Timmermans de nou-
veaux et nombreux sujets d'investigation pour ses savantes études.
Les mots d'argot sont souvent très imagés.
Beaucoup sont des corruptions par suffixes ou par abréviations.
Les suffixes les plus usuels en argot sont :

inar épicemar épicier


anche boutanche boutique
inche amiiiche ami
ingue burlingue bureau
camaro camarade
orgue bonorgue bon
aille nousaille nous
ière niézière me ou moi
uche arguche argot
moat gilmont gilet
oque loufoque fou
égue
mézigue me ou moi
igue
L'ARGOT. XXIU
Nous ne donnerons pas dans le vocabulaire les abréviations comme
fana pour fanatique, topo pour topographie, tricule pour matricule,
ce genre de langage n'ayant aucun intérêt au point de vue de l'argot,
on peut déformer les mots de toutes façons. Nous ne citerons pas da-
vantage les expressions grossières qui n'ont pas l'esprit pour excuse.
ABRÉVIATIONS

# Argot des malfaiteurs.


Langage populaire.
O Langage familier.

cab ....
DlCTIONiNAmE

ARGOT-FRANÇAIS

« Mon crime est d'avoir eu la curiosité littéraire de
u ramasser et de couler dans un moule très travaillé la
« langue du peuple. Des dictionnaires de celte langue
» existent pourtant, des lettrés l'étudient et jouissent de
« sa verdeur, de l'imprévu et de la force de ses images.
<i Elle est un régal pour les grammairiens fureteurs. »
£mile Zola, Préface de l'Assommoir,
Janvier 1877.

Abadie s.f. = Abadis. s. m. j.d.m. L'argot dit lobe bée pour


Foule (^Généralement composée de bouche bée. [Timmermans.]
badaucis). « J\ii vembroqué un Abatage = Abattage.
abadis du rabouin ». (J'ai aperçu Abat-jour s. m. Visière. A6af-
une foule du diable.) [Yidoco.J jour des quinquets, visière que
J.d.m. sur badauder. [Timmer- mettent les personnes qui ont
MANS. une vue mauvaise.
Abadis
j

# s. m. = Abadie. Abat-reluit s. m. Abat-joar.


V.c.m. Rassemblement. Visière.
Abafointé a. Etonné, hébété. Abattage Os. m. i. Critique|1

Formé d'un débris de bah! et violente. Dans toute la presse,


<(

de foin! Assonance de bah![Tm- c'est un véritable abattage, un


MERMANS.] creintement. » 2. Expression du
||

Abajoues 0s. f. pi. |I


1. La face. jeu de baccarat. Il y a abattage,
S.pr. joues abattues, joues flas- lorsque le banquier et les deux
ques et pouffantes. |1
2. Les fes- tableaux abattent leur jeu simul-
ses,par extension. tanément. Il 3. Travail vivement
Abalobé a. Etonné, ébahi, fait. C'est fini ! mais vrai, quel
'v(

De bah ! son de Tétonnement, et abattage! » || 4. Sévère répri-


de lobe pour lippe, lèvre, par mande, u Foutre un abattage. »
1
ABATTEUR. ABOULER.

Il
5. Graisse d'abattage, ardeur Dernier jour d'un condamné ) .

au travail. || 6. Vente à Vabattage, Abbaye des s'offre à tous (vx),
vente sur la voie publique (la maison publique.
marchandise est abattue sur le Abbesse s. f. Tenancière d'une

sol). Il 7. Un coup qui se présente maison publique.


bien au billard. 8. Avoir de l'a-
||
Abcès s. m. Individu au visage

battage, être bien découplé. couperosé et boursoutlé.


Abatteur s. m.l|l. Remuant, Abélardiser Q
v. a. (Autrefois
travailleur. 2. Abatteur de fem-
||
Abaylarder.) Châtrer (allusion à
mes, de bois, de quilles, vaillant la mutilation d'Abélard par le
en amour. chanoine Fulbert).

Vous êtes je voy bien grand abatteur de


Abéquer 0v. Nourrir. Du vx. fr.

[quilles Abéchier, donner la becquée aux


Mais au reste honneste homme et payez bien oiseaux. On dit encore dans le
[les filles.
Poitou et la Vienne abécher
[M. Régnier, sat. XI.]
(pron. ab'chai) avec ce sens.
Abattis s. m. Membres, pied, Abéqueuse s. f. || 1. Nourrice.
main (allusion aux abattis d'ani- 2. Maîtresse d'hôtel.
Il

maux). « Je vais te démolir un Abigotir (S'j v. pr. Devenir


abattis. » « Numérote tps abattis. » dévot, de bigot.
Avoir les abattis canailles, avoir Abloquer, Abloquir # v. a.
lesmembres grossiers. Acheter, du vieux mot Bloquer,
Abattoir s. m. Cellule des con- blocquer troquer, échanger, ,

damnés à mort, h la Roquette. acheter en bloc.


Le condamné n'en sort que pour Abominer v. a. Haïr, détester.
être abattu devant la prison. S'abominer quelque part, s'y dé-
Abattre v. îi.\\\. Faire des plaire. <( s'abominaient à
Puis, ils
dettes. Il
2. En abattre, travailler l'hôtel Boncœur, ils trouvaient
beaucoup en peu de temps. « Nous ça dégoûtant. » [Ass. Zola).
allons en abattre de la besogne. » Abonné O
^- Habitué. Abonné au

Il
3. Abattre son jeu, étaler son guignon, n'avoir pas de chance
jeu sur la table. habituellement. Il est abonné au
Abattuci Q s. m. = Abattage. café, ilcontinuellementau café.
est
Expression du jeu de baccarat, Aborgner #
v. pr. Regarder
(S')
mot déformé. attentivement Ouvrir iœil. =
Abbaye #
s. f. Four. Les voleurs Aboulage s. m. Abondance.
se réfugient souvent dans les Aboulée s. f. Femme en couche.

fours à plâtre, c'est leur cloître, Aboulement s. m. Accouche-


leur refuge. Abbaije ruffante, ïour ment.
chaud [La Vie généreuse io9&.) Abouler v. a. 1. Venir, ar- ||

Abbaye de Monte-à-hegret, Ab- river comme une boule, du vx. fr.


baye de Saint- Pierre, la guillo- bouler, rouler.
tine (cinq pierres se trouvent Fonce ta largue et quelle aboule,
devant la porte de la prison de Sans limace nous cambrouser.
[RiCHKPIN.]
la Roquette, à Tendroit où elle
est dressée). « Mon père a épousé il
Donner, remettre à quel-
2.
la veuve, moi je me retire à qu'un, « Aboulez la galette ! »
V Abbaye de Monte-à-Regret. » (Le « Aboulez tous des ronds ou des
11

ABOUR. ~ — 3 ACCENTUER.
liquettes. » {Cri du Peuple, fé- en parlant, on dit aussi, Envoyer
vrier 1886.) ||
3. Accoucher. En |
des posllllons.
fr. ('bouler signifie tomber en
j
'
Absinther (S') O v. pr. S'adonner à
s'aff'aissant. l'absinthe. 8 absinther, être absin-
Abour s. m. Tamis, crible. the, devenir alcoolique par l'a-
Aboyeur s. m. ||
Crieur,
1. bus de l'absinthe.
Yoy. Bonisseur, ranardier. 1| 2.
j

|
Absorber O v. a. Manger et boire
Homme chargé d'appeler les pri- beaucoup.
sonniers au 'parloir. 3. Ceux || i
Absorption O s. f. (polyt.) Réu-
qui font du bruit et empêchent i
nion annuelle dans laquelle u\n-
les orateurs de parler dans les : liques Anciens et Conscrits fra-
réunions publiques. ternisent en absorbant du punch
Abracadabrant O
». Merveil- et du chami)agne aux dépens des
leux, magique, étonnant, du mot Taupins, (nouveaux admis).
cabalistique Abracadabra. « C'est Acacias Q m. pi. Faire ses aca-
renversant, abracadabrant. » cias, être habitué de l'avenue des
Abraqué (mar.) a. Attaché, lié, du Acacias au bois de Houlogne, ren-
grec l^j'ôyo;^ branche qui sert dez-vous du monde élégant.
de lien. [Timmermans.] Académicien Q s. m. = Per-
Abreuvoir m.
Cabaret.
s. ruques Fossile, littérateur de
Abreuvoir à mouches, blessure la vieille école (1830).
saignante. [Cur. fr. do Oudin.] Académique O ^' Correct. Te-
Abri (A T) #
Etre à Vabri, être nue académique, bonne tenue.
malin, intelligent. Faire des poses académiques,
Abrouart#(V) n.pr. Lebrouillard. prendre dos allures affectées.
Abrouer (V). n.v. Arriver, par Acagnarder (S') O v. pr. S'iso-
extension de brouer, fuir. ler, seul dans son coin
vivre
Abricot s. m. La nature de la comme un chien. Du lat. canis,
femme. Abricot fendu. chien et cacjnard, coin en vieux
Abruti (polyt.)s.m. Elève acharné français.
à rétude. Acajou Os. m. Crâne chauve.
Abrutir (S') ^- O
VJ- S'abrutir Avoir un bel acajou, avoir le
sur une chose, la faire traîner crâne chauve et luisant.
en longueur. Accaparer v.Q a. Accaparer
Abs. s. f. Abrév. d'absinthe. quelqu'un, c'est le circonvenir, le
Absinthe O
s. f. Faire son absinthe poursuivre de ses obsessions.
à La hussarde, en versant goutte Accent # s. m. 1. Crachat.
||

à goutte. La purée, autant d'eau Vaccent était un signe qui consis-


que d'absinthe. Lamazone, avec tait à cracher bruyamment en
de la gomme. La Vichy, avec décrivant avec le pouce droit sur
de l'orgeat. La bourgeoise ou la la joue droite un demi-cercle
panachée^ avec de Tanisette. ou arçon (petit arc en vx fr.). v. c.
— Absinthe de minuit, celle que m. Il 2. Signal convenu entre les
Ton fait avec du vin blanc. Heure voleurs. Avoir de Vaccent, être
de Vabsinthe, le moment où l'on reconnu pour un voleur, à cer-
prend l'apéritif dans les cafés, en- tains signes.
tre o heures et 7 heures. Faire — Accentuer Q v. a. Accentuer ses
son absinthe en parlant, cracher gestes, donner des coups.
.

ACCESSOIRES. AGRÉE.
Accessoires Q s. m. pi. Vin connaissance entre les souteneurs.
d'accessoires, vin de mauvaise Ce mot désigne le souteneur lui-
qualité ou allongé d'eau, comme même.
le vin qu'on donne aux artistes Accrocher v. a. Mettre au
qui doivent boire en scène. Mont-de-Piété. =
Mettre au clouy
Accoerer ^ v. a. Arranger. Le cloa désigne cet établissement.
Accoerer (S') # v. pr. S'entendre. Accrocher (S') v. pr. Se battre-
I
Accolade s. f. Gitle. Foutre corps à corps.
une accolade, donner une gitle. Accroc s. m. Obstacle, anicro-
Accommoder v. a. Accommo- che, difficulté, embarras. Ce mot
der quelqu'un au beurre noir, le se trouve dans plusieurs diction-
battre de façon que les coups naires français avec ces différents
lui laissent des marques noires sens.
sur le corps. I7?i œil au beurre Accrouer (S') v. pr. s'accouf-
noir, œil poché. —
Accommoder fler. A croucrou =
à croupe^
à la sauce piquante, donner un tons, accroupi. [ïimmermans.]
coup d'épée, de poignard (s. pr. Achar adv. Abrév. d'acharne-
piquer) . ment; sans trêve. « Et d'autor et
Accordéon s. m. 1. Chapeau d'achar, enfonce le jobard. »
claque = [|

Gibus, il s'allonge et [MONTÉPIN.]


se referme comme un accordéon. Achetoire s. f. Monnaie (avec

ji
2. Chapeau défoncé, sur lequel laquelle on « achète »).
on s'est assis, plissé comme un Acheter v. Se moquer. Acheter
accordéon. quelqu'un, le tourner en ridicule.
Accordeur s. m. Juge de paix. Acier et Q
^- m- Mettre du
— Accordeur de pianos, celui qui baume d'acier, se faire arracher
prend la taille des femmes et se une dent malade. Langue —
permet certains attouchements d'acier, méchante langue.
:

il promène ses doigts comme Acliquer (S') v. pr. Se mettre


sur les touches d'un piano. Ac- —
en ménage.
cordeur de la camardt, le bour- Acœurer.'^Voy. Accœwer.
reau quand il fait dresser la Acoquiner v. a. %
Allécher,,
guillotine il accorde son instru-
: tromper, dérivé de coquer, v, c. m.
ment. Acoquiner (S') v. pr. Vivre en
Accoucher v. n. Se décider à concubinage, en mauvaise com-
parler « Allons, réporids, accou- pagnie. (( Etre acoquiné à un
cheras-tu? ». Produire un travail souillon. » « Elle est acoquinée à
quelconque après bien des diffi- un ivrogne »
cultés, aboutir péniblement. Acre #
a. Fort, violent. Ce mot
Accouffler (S') v. pr. =rr s'ac- est devenu en français « acre »
couver =s'accrouer. S'ac- (sans accent). // y a de l'acre,.
croupir, du vieux mot, Coufflc, ça va mal, le patron est furieux
balle de coton, balle; en latin (acrimonieux). Acre ! silence,—
cophinus, caisse. [ïiMMERMA^iS.] prenez garde, attention Nifer ! —
Accroche-cœurs s. m. Voy. Ac- de l'acre, guetter, faire attention.
cent = Arçon. Mèche de che- Acrée ou Acres int. Méfiance!
veux bouclés et collés sur la défiance! « Acres! v'ià l'arna-
tempe en forme de C, signe de re- que ! » [Métémer, la Casserole.]
ACROBATIE. — — 5 AFFRE.

Acrobatie s. f. O
Expédient.
« Nous demandons à nos minis-
son a/faire à quelqu'un, le battre,

le tuer. Affaire à la manque,
tres de se livrer à un autre genre 9 procès.
d'acrobatie. » [H. Rociiefout.] Affalement O
s. m. Abattement,

Aclam0 n. pr. Mouchoir, Fourchette accablement, anéantissement, dé-


ou Peigne d'Adam, les doigts. couragement.
Addition O
s. f. Carte à payer Affaler Q v. a. Tomber, s. pr.
au restaurant. On dit aussi la Echouer. S'affaler, v. pr. « Tes
carte. rien poivre, tu vas Vaffaler ».
Adjectiver Invectiver, v. s. [RiGiiEPiN, le Pavé.] S'affaler sur
Adjectivcr quelqu'un, Tinsulter i
le pieu, se coucher.
mot h mot, lui donner des épi- Affamée s. f. Bouche.
tliètes. Affe ou Aff # s. f. Vie, âme.
Adjoint s. m. Valet du bour- Affourcher (S') O ('»fir.). v. pr. Se
reau. 1 reposer. S'affourrher sur ses an-
Adjudant (mil.), s. m. Tremper î
cres, se retirer des affaires.
un adjudant, tremper un mor- :
Affistoler O
^'- a. Tromper, en-
ceau de pain dans le bouillon jôler, piper (vx fr.).
avant qu'il ne soit allongé d'eau. Affranchi a. Honnête homme
— Adjudant de manège^ garde de amené au crime par des conseils
manège (iro.).
I

de malfaiteurs. —
Chêne affranchi,
Adroit Etre adroit du coude,
a.
I

\
voleur. —
Fagot affranchi, forçat
être bon buveur. [
ayant Uni son temps. « Devenu
Aérostier s. m. Soldat qui un franc, un frangin ou un fra-
s'occupe de l'aérostation mili- lin, c'est-à-dire un frère dans la
taire. confrérie des voleurs ». [Timmer-
Aff # s. f. Il 1. Abrév. d' « affaire », MANS.]
Maquiller une aff, comploter un Affranchir v. a. Penerlir,
mauvais coup. Amunche d'à//', donner des leçons de vol, cor-
complice, 2. Vie {le Vice puni
jl rompre un témoin. Affranchir un
de (Jrandval). Eau d'a/f, eau-de- sinve pour grinchir, engager un
vic. « Tu vas me payer Veau d'a/f, honnête homme à voler. Affran-
ou je te fais danser. » lËugénk chir un pante avec de l'auher,
Si E. En grec àçsjo), enflammer
1 ;
corrompre quelqu'un pour de
du sanscrit av, consumer, brûler, l'argent. S. pr. rendre frangin
j

Affaire %
s. f. Délit ou crime. (frère, ami); en an^l. friend; en
« Ayant appris que le rouc/uin ail. der Frcund, ami. Affran- —
venait de faire une bonne a/faire, chir, on dit au jeu qu'une carte est
je suis allé lui demander du affranchie quand elle n'est pas
carme. » (Le Crime de Maison- exposée à être prise.
Laffitte, 1893, inter. de Petit Affranchissement s. m. Per-

Chariot.) Affaire mûre, affaire version. {\oy. Affranchir). Profes-


prête à mettre à exécution. seur d' affranchissement %.
A/faire juteuse, affaire produc- Affranchisseur s. m. Celui
tive, qui a rapporté. Avoir non — qui affranchit, v. c. m.
affaire, être ivre ou avoir reçu Affre s. f. Blâme, reproche.
un coup mortel. —
Avoir ses affai- Vieux mot français qui signifiait
res, avoir ses menstrues. Faire — frayeur, effroi, qui ne s'emploie
AFFUR. — 6 AGONISER.
plus qu'au pluriel dans le sens Mot qui marque l'éton-
les chiens.
de transes, angoisses, les affres de nement ou findignalion, racine
la mort. de gogo. [Timmermans.]
Affur, Affure # s. m. Profit, bé- Agacer, v. a. Agacer la dent de
néfice. Avoir de l'affiir, avoir de r hippopotame {l'ivoire), jouer du
Targent. u Quand je vois mon piano. —
Agacer un polichinelle
affure, je suis toujours paré... » sur le zinc, boire un grand verre-
[ViDocQ.] Du lat. fur, voleur; en d'eau-de-vie sur le comptoir.
franc, furet, homme qui cherche Agaceur (sport.), s. m. =: Allu-
avec finesse. Fureter, chercher meur. Cheval qu'on présente à
curieusement. la jument pour savoir si elle est
Aflfurage s. m. Profit, bénéfice prête à la saillie.
d'un vol. Voy. Affur. Aganter Vieux mot qui
v. a.
Affurard (B) s. m. Sergent du prendre. » Agan-
signifiait « saisir,
guet qui arrêtait les voleurs. ter une claque, recevoir une gi-
Voy. Affur. fle, du prov. Aganta, attraper
Affurer v. a. = Affûter = avec la main.
Afluer. Tromper, tirer profit, Agate #s. f. Faïence, la faïence
gagner, se procurer. Affurer de imite l'agate par son brillant et
Cauber, se procurer de Targent ses couleurs variées.
par des moyens malhonnêtes! Agater v. n. Amadouer, allé-
Affût (D') 0. Malin, rusé, roué, cher, attirer à soi par des ma-
toujours à Taffùt de ce qu'il nières doucereuses du prov. ,

désire. homme d'affût, un


Un Agati, attirer.
homme malin. On emploie cette Agenouillée Q a. f. = Avale-
expression dans l'Orléanais et tout. Fillegalanie, dont le nom in-
Ton ajoute en plaisantant Son père : dique suffisamment la spécialité.
était canon. En français futé, m. s. Age (F. -M.), s. m. Voy. le Manuel
Affûter V. a. =: Affurer = du franc-maçon, [de Bazot.]
Afluer. Aiguiser, disposer, prépa- Agios (pays.), s. m. --Affûtiaux.
rer. —
Affûter ses meules, manger, Les agios de la mariée, affiquets^
s. pr, aiguiser ses dents. — Affûter ajustements extraordinaires ou ri-
ses pincettes, se préparer à faire dicules.
une grande marche, marcher. — Agla (cab.). s. m. Mot cabalisti-
S'affûter le sifflet, le cornet, etc., que. Ce mot prononce la figure
boire. —
Affûter quelqu'un, lui tournée vers l'Orienta, paraît-il,
donner une leçon de finesse, /e ren- d'après les cabalisles, un pouvoir
dre comme on dit en franc,
fin, merveilleux.
un crayon (le tailler).
affûter Agobilles #
s. f. pi. Outils. « Voici
Affûtiaux (pays.), s. m. pi. Affi- toutes mes agobilles, pour beson-
quets. Voy. Agios. gner abillement. » {Le Mystère du
Affluer # V. = Affûter =
a. vieil testament.) Vieux mot franc,
Affurer — flouer à — Tromper. qui signifiait aussi choses malpro-
Aga (mil.), s. m. Mot arabe-algé- pres et de peu de valeur, chiffons.
rien, désigne un commandement Agoniser v. a. Pour Agonir,
militaire supérieur. insulter. m'a agonisé, il m'a
Il
Aga int. Cri que les chasseurs invectivé. Ce mot dérive du vx
font entendre pour encourager fr. ahonnir, couvrir de honte.
AGOUA. AIMER.

Agoua (can.). s. f. Eau, du prov. Aïe-Aïe Q


s. m. Omnibus. « Cri
Agua, oau, qui se prononce agoue. de que le cocher adresse à
l'effort
Agout s. m. Eau à boire. ses chevaux pour leur suggérer de
Agrafe s. f. Main. Serrer les marcher plus vite ». [Timmer-
agrafer, serrer les mains. Cai^acr mans.]
V agrafe, rompre, se brouiller Aigle s. m. Aigle blanc, chef de
(ne plus se serrer la main). voleurs.
Agrafer v. a. Pour « agritfer, » Aiglon #
m. Apprenti voleur. s.

arrêter, saisir, accrocher. C'est Aigrette


Avoir son aigrette^ Q s. f.

aussi s'attacher aux pas île quel- être légèrement gris, synonyme
qu'un dans la vv\q:z= Cramponner. de pompon, panache, etc.
« ]/ m'a agrafé, quel crampon ! il ne Aiguille s. f. 1. Clé (la clé
me lâchait plus! » —
(Mil.). Consi- coud la })orle). 2. Barbe qui a ||
||

gner. Degriper, agriper, prendre. besoin d'être rasée (elle pique


Agrément Q s. m. Agrément de comme l'aiguille). || 3. Signe que
banque (bourse), bénéfice réalisé l'on faitsur les cartes pour tri-
à la bourse dans la même jour- cher au jeu. 4. Aiguille à trico-
née. —
Avoir de l'agrément, (thé.),
Il

ter les côtes, épée, tleuret.


être applaudi. —
Se pousser de Aiguiller O
V. n. et v. a. Aiguiller
V agrément
0, s'amuser. la brème, marquer, biseauter les
Agriche0s. m. Maladroit, gauche. cartes.
Agricher % Aborder, saisir,
v. a. Aiguillette O
s. f. Jouer ou ronfler
du skt f/ra^/t, saisir. [Timmermans.] à Vaiguilletie, i)aillarder, vieille
Agriffer. Voy. Agrafer, skt grabh, expression qui signifiait défaire les
saisir. Timmkrmans. ]
férets des braguettes ou les lacets
Agrincheur %
s. m. Voleur, grin- des robes.
che. Aiguilleur Q
s. m. Tricheur qui
Agualuro s. m. Banni. [Macé.] aiguille la carte.
Aguicher # v. a. Ij
\. Attirer. Aile s. f. Bras, par analogie
Aguicher un sinve pour dégrin- le avec les membres d'un oiseau, 'en
goler. 11 2. Exciter. « Elle agui- argot italien a/rt, bras. Prenez mon
che la soit" du petit en Tempêchant aile, prenez mon bras. Aile —
de boire ». [Richepin, la Glu.] de pigeon, vieux, suranné. Faire —
O
Ah ! ^ oy. Pschutt=z Vlan. Expres- des ailes de pigeon, faire des en-
sion de l'étonnement. [Timmer- trechats. —
En avoir dans Vaile^
mans.] être affaibli, annihilé.
Ahuri a. Ahuri de Chaillot, Aileron s. m. Pied, main.
niais, imbécile (vieux dicton). Aille # Terminaison argotique^
« Aheuri de Chalieau, Tout es- comme iergue, orgue, ache, etc.
tourdi sortant du bateau ». [Le- Nouzaille, nous.
roux DE LiNCY, Livre des proverbes.] Aimant Qs. m. Faire de l'aimant,
Aide-Gargot (mil.), s. m. Pour chercher à se faire remarquer, à
aide-gargot, valet de cantine. attirer l'attention, comme l'aimant
Aide s. m. Aide-mari, amant de attire le fer.
femme mariée. —
Aller à la cour Aimer Q v. a. Aimer comme ses petits
des aides, la femme qui fait des boyaux, aimer comme soi-même.
infidélités à son mari va à la cour — Aimer à crédit, avoir des rap-
des aides. ports avec une fille galante, sans
AIR. ALLO!

la payer. — Aimer comme la coli- Allemande (L') # s. f. Bougie.


quCy détester. [Macé.]
Air O s. m. Se donner ou avoir de Aller
— O et V. n. Fournir. Y
rairj avoir un air chagrin. Se aller de vingt ronds, donner
pousser de Vair, se sauver. Jouer vingt sous. Y — aller d'une, de
de la fdle de l'air, s'enfuir. — deux, payer une, deux bouteilles.
Vivre de Vair du temps, être sans — Y aller de sa goutte, de sa
moyens d'existence. Etre à — larme, s'attendrir, pleurer. Y —
plusieurs airs, être hypocrite, aller, se laisser tromper. — Y
jouer plusieurs rôles à la fois. — aller gaiement, faire une chose
Se donner des airs penchés, être de bon cœur. — Allons-y, com-
mélancolique, rêveur. mençons. — Aller
son petit bon-
Aisselle O
s. f. Blague sous les homme de chemin, aller douce-

aisselles, plaisanterie à part. ment. Aller à Dames, recevoir
Al #
s. m. Flac d'al, sacoche en un coup et tomber. —
Aller oii le
peau. roi ne va qu'à pied, faire ses be-
A la clé. O
II y a du plaisir, de soins. — Aller avec un homme,
Vargent à la clé. Cette expression avoir des rapports sexuels. —
est explétive; dérive de la même Le cheval va pour f argent (sport,)
expression employée en musique. il doit gagner. —
Faire aller c^uel-
Alarmiste s.#m. Chien de qu'un, \q berner, le tromper. —
garde (il donne l'alarme). Aller sefaire foutre, se faire
Albache # s. m. Nom. [Macé.] fiche, se faire lanlaire, s'asseoir, se
Alboche n. pr. Allemand. promener, ces expressions signi-
« Formé de mutilation de
Al, Envoyer promener».
fient « Al- —
Allemand, et de hoche pour tète à l'arche, aller chercher de l'ar-
ler
de boche =
entêté. Boche pour gent. —
Aller à Niort, nier. —
bûche ». [TiMMERMANS.] Aller à Comberge, aller à confesse.
Alberge O
s. f. Auberge, du vieux —
Aller au Carreau (voy. Car-
mot français Alberger, héberger.
: reau). —
Aller voir défiler les dra-
Albinos s. m. Le blanc au jeu gons (voy. Dragon). Aller à la —
de dominos. cour des aides (voy. Aide). Aller —
Album s. m. Chapeau haut de au pot (voy. Pot). Y cdler de —
forme. son voyage, se déranger pour
Alênes s. f. pi, voy. Balancer. rien. —
Allez-donc vous laver,
Alentoir adv. Alentour, mot allez-vous-en. Aller au trot. —
déformé. Aller au vice. Aller au persil, aller
Alfa (mil.). Il n'a plus d'alfa sur raccrocher (prost.). Aller au sa- —
les hauts plateaux, il n'a plus de fran, manger ce que l'on possède.
cheveux sur la tête. Alliances '# s. f. pi. Poucetles.
Aligner (mil.), v. a. et v. pr. S'a- Alliciant Q
a. Séduisant, latin
ligner, tomber en garde pour se alliciens.
battre. —
S'aligner, se mesurer Allô! O
int- Mot employé au télé-
avec quelqu'un. —
Se faire aligner phone pour avertir qu'on écoule;
sur la pancarte (mil.), être au en gr. 'âXal-r], cri de guerre vx. fr.
tableau des hommes punis. halloer, poursuivre en criant :
Aliser v. a. Aliser son cylindre,
Mut halloent crient et buent.
être malade (métallurgie). {Vie de St-Gille, 1741).
ALLONGE-GAMBETTE. — 9 ALPIOU.

Allonge-gambette s. m. Vc- Tivresse. Avoir son allumette de


locipôde. marchand de vin, être bavard et
Allonger v. a. Allonger tle expansif. Prendre son allumettede
Vargenij donner de Targent. '^ampagne, chanter des chansons
Allonger sa galette, se fendre, bachiques.
payer une dépense qui n'est pas Allumettes s. f. pi. Membres
dans les habitudes. Allonger la — I

!
longs et maigres.
ou la courroie, augmenter
ficelle Allumeur Q s. m. 1. Compère
une i)eine —
(mil.) faire durer chargé de tromper le public par
||

une chose, la faire traîner en de fausses amorces ou de fausses


longueur. enchères dans les ventes allu- ;

Allonger (S') Q v. pr. \\i. Tomber meur de chalands. 2. Allumeurs ||

de son long par terre. 2. S'é- || de gaz, autrefois les lanciers,


lirer les bras en baillant. « Le aujourd'hui les dragons (allusion ,

cuir sera bon marché, le veau à la lance qu'ils portent et qui


rallonge », se dit pour se mo- ressemble à l'instrument servant
([uer de quelqu'un qui sYHire. aux allumeurs.) |1 3. Juge d'ins-
Allumage s. m. Commence- truction, chargé d'éclairer une
ment d'ivresse. affaire. || voy. Agaccur.
4.
Allumé a. Enthousiasmé, AUumeuse s. f. Prostituée,
échauffé par la boisson. celle qui provoque, qui allume le
Allumer Q et v. a. et pr. client. Il 2. Femme payée par le
Il
1. Voir, regarder, observer, en directeur d'un bal j)ublic pour
argot italien, Allumare m. s danser et avoir l'air de s'amuser,
«Allume le sergot », regarde, voilà elle allume les autres.
un agent. —
Allumer ses clairs, re- Allumoir Q
s. m. A})pareil à la
garder attentivement.— A//Mme/' le disposition des fumeurs pour allu-
miston, dévisager, regarder sous mer dans les bureaux de tabac.
le nez. —
Être allumé, être vu. Almanach s. m. Almanach de
2. Provoquer à Tadmiralion, vingt-cinq mille adresses, pros-
Il

exciter la curiosité. — Allumer les tituée.


chalands, les allécher par des Alpa,Alpagaou Alpague0s.m.
promesses souvent illusoires. Vêtement, paletot en étoffe légère
« La galerie allume de plus en
'& et noire.
plus. » [RicnEPiN, le Pavé.] \\
Alphonse Q
n. d. b. Homme entre-
3. S'enthousiasmer, s'enflammer. tenu par une femme. Un Alphonse
« Lui, à se frotter toujours con- de barrière. « Elle avait un Al-
tre ses jupes s'allumait de plus phonse pour qui elle travaillait
en plus. » (Zola, Ai^sommoir.) du matin au soir et du soir au
Allumer son gaz ou son pétrole, matin, l'Alphonse parti » est
s'enflammer. 4. 1| Exciter un (1860, Petits mystères du quartier
cheval à coups de fouet: « Allume! latin). Une pièce de Dumas fils,
allume! » (Voy. Allumettes « Monsieur Alphonse » dont le
Allumes s. m. pi. (arg. des bou- héros était un de ces tristes
langers). Morceaux de bois sec. })ersonnages a mis ce mot à la
Allumette s. f. Attraper une al- mode.
lumette ronde =
être allumé, Alpiou s. m. Voleur au jeu.
ressentir les premiers effets de Terme d'un ancien jeu qu'on ap-
ALTÈQUE. iO AMINCIIE.

pelait la Bassette ; mar-


c'était la Ambassadeur 0s. m. H 1. Cordon-
que qu'on faisait à sa carte pour nier. Souteneur bien velu, on
Il
2.
indiquer que l'on doublait sa disait autrefois un ambassadeur
mise. Depuis, ce nom est resté d'amour. 3. Voyageur de com-
\\

pour désigner le tricheur qui rrierce.


biseaute fes cartes. Ambe # s. f. Pour jambe, mot déf.
Altèque a. Beau, bon, excel- ou du latin amho, deux.
lent, en latin altus, en français Ambie (B) % s. et a. Ambie-Anlicle,
altier. (Voy. Centre, Mùme, Par- excommunié.
rain). Ambier (B) v. n. Fuir, du vieux
Amache O s. m. = Amunche. mot Ambier, aller l'amble, allure
Amadou s. m. ||
1. Personne entre le pas et le trot.
qui s'enilamme facilement. ||
2. Ambulante s. f. Prostituée,
Substance dont se frottent les raccrocheuse qui va et vient.
malfaiteurs pour se jaunir le teint, Ame O
s. f. Une bonne âme, per-

avoir l'air malade et apitoyer les sonne compatissante.


personnes charitables, aquiger de Amendier (thé.) s. m. Amendier
l'amadou (C). fleuri, régisseur, c'est lui qui met
Amadouage # s. m. Mariage. les artistes à l'amende (j. d. m.).
Amadoué, e # a. Marié, e. Amener v. pr. Venir. S'ame?ier,
Amadouer (S') #
v. pr. 1. Se ||
Se rendre à. Amène -toi, viens
marier. ||
2. Se grimer, (voy. se donc !

Cam.ouf!er). Amer 0a. || 1. Mauvais. || 2.0s.m.


Amande s. f. Amandes de pain Sorte de bitter, apéritif.— Un Pi-
d'épice, grandes dents jaunes. con-menthe, pour un amer-menthe;
Amant s. m. On
a dit ami de du nom du distillateur Picon.
cœur, amant de cœur, (voy. Grelu- Américain. s. m. et a. Escroc
chon = Arthur. Ce n'est pas le qui feint d'arriver d'Amérique avec
souteneur, c'est pour ainsi dire de l'argent. Œil américain, œil —
le sous-amant, qui ne paie pas ou observateur.
peu, les femmes galantes, mais « F^oiir être un voleur aigrefin
n'en tire pas profit; amant de Il faut un œil américain. »
carton, qui n'est pas sérieux, qui —
Avoir l'œil américain, ne pas se
ne paie pas, sans importance. tromper.
Amar ou Amarre s. m. Ami, Américaine s. f. Voiture décou- Q
abrév. de Camarade, amarre d'at- verte à quatre roues. Vol à l'a- —
taque, ami dévoué. méricaine (voy. Charriage), vol
Amarrer v. a. Manœuvrer pour au change.
tromper ou voler, tirer des plans. Ami s. m. Celui qui a la passion

Amateur Qs. m. 4. Homme du |[


du vol par dessus tout. Ami de
monde qui se fait artiste ou litté- collège, compagnon de prison.
rateur et qui travaille à ses heu- Amis comme cochons Q, insépa-
res. Il
2. Celui qui ne se fait pas rables.
payer son travail. 3. Celui qui Amicablement
|1
adv. Pour ami-
s'occupe peu de son métier. calement.
Amazone s. f. |1 1. Femme qui Aminche % et s. m. Ami. Aminche
triche au jeu. i| 2. Mélange d'ab- d'affaires, complice. ^:^Aminche-
sinthe avec delà gomme. mar = Aîninche milice Amunche. =
AMINCI. — il ANGE.

Aminci Qs. m. Jeune fashionable. par analogie, secret, cachette, en-


= Gommeux, boudiné, etc. veloppe. [TlMMKRMANSj
Amiral # s. m. Couteau. Amphi O
(ccol.) s. m. Abrév.
Amiteux Q a. Aimable, doux, d'amphithéâtre.
caressant. Amphibie (typ.) s. m. Typogra-
Amocher v. a. Pour moucher, phe qui est à la fois compositeur
donner des taloches, blesser, et correcteur.
meurtrir; sVtmoc^/e?' la quciile, se Ampoigne n. pr. Acheter à la
battre, se meurtrir mutuellement foire &' Ampoigne, voler. J. d. m.
le visage. Donnei- un coup sur sur Ampoigne, ville du départe-
l'endroit où Ton se mouche, sur le ment de la Mayenne et empoigner,
museau ou la marmouse, analogue prendre.
à wandole, tape sur les mandi- Amunche # s. m. Ami. Amunche
bules, ail mund, bouche. [Tixi-
: d'uff, complice.
mek:m.\ns] Amuser v. a. Amuser le tapis^
Amorcé O a. (iarni, fourni. faire quelques petites choses avant

» via qu'est ricliemoiit amorcé ». l'action principale. S'amuser
(lilCHKIMNJ. à la moutarde, Perdre son temps à
Amore # s.f. pour amorce. Four- des riens (la moutarde n'est
;

chette (elle saisit le morceau). qu'un accessoire dans un repas).


Amouillante s. 1".
(i)aysj Vache Muser est observer, le museau
sur le point de vêler. entr'ouvert, on anglais to muse,
Amour0s.m. || 1. Aimable, char- de mouth bouche.^ [Timmermans]
mant. — Un amour d'homme, bel- Amygdale s. f. 8e caler les
lâtre dont les tilles raffolent. — ami/gdales, manger.
Un amour de chapeau, un joli cha- An % s. m. Litre, mesure de vin.
peau. — Balle d'amour, charmant Anastasie Q n. d. b. (Journ.) La
visage. || 2. Y a plu^ d'amour, Censure. On la représente ou ca-
ça ne va plus !
|| 3. Chiffonnier, ricature, en vieille femme laide,
((ui porte la hotte, comme l'A- armée d'une énorme paire de
mour son carciuois. ciseaux.
Amoureux s. m. Amoweuœ de Anarcho Q s. m. Anarchiste.
carême, qui a peur de toucher à la f.orsque dans saboile de tlioa
chair. — Amoureux onze mille deii L'anarcho met si poudre verte,
Vraiment cela me déconcerte
viergea, amoureux de
toutes les
l.a musique d'un mirliton.
femmes; (allusion à la tradition du (François Cori»KE.)
martyre de sainte Ursule et des
onze mille vierges, mises à mort
Anatole % n. d. b. Président de
cour d'assises.
par les Huns en 384).
Amoureux (typ.). Papier amoureux
Ane (polyt..) s. m. Abrév. de an-
papier qui boit l'encre s. pr. qui
rien, V. cm. (2).

aime l'encre.
;
Ance # (B) s. f. Eau.
AnceouAnse# (V)(B)s.f. Oreille.
Ampafle #
Couverture, pour
s. f.

empafle. Variante dialectique de Car vendcngeurs des ancea circoncis.


(Villon).
emmoutler, emmitoutler, enve-
lopper, en anglais lo muffle. Les Au xv^ siècleoncoupaitsouventles
lettres m et /''^marquent la bou- oreilles aux malfaiteurs. — Com-
che close, signe de mystère et paraison avec les anses d'un pot.
ANCHE. 12 ANGLAISE.

Anche 9 Terminaison argotique Ange = Angel=: Angle(V) s. m.


comme aille, orgue, uche. Bout- Agent de la force publique.
anche, boutique. Les angels de mal tous ronds.
Anchois s. m. Yeux bordés Villon.
(ïmichoU, yeux aux paupières Du lat. angere,
étrangler les ;
rouges et dépourvues de cils, qui
angels au temps de Villon étaient
ressemblent à
chois.
des filets d'an-
les pourvoyeurs du gibet. — Ange
gardien, mdixïdu qui accompagne
Anchtibber ou Enchetiber % un ivrogne à domicile et prend
V. a.Enfermer, emprisonner, s. pr.
mettre en cMihe, mettre en botte,
soin de lui. —
Les anges pissent,
il pleut.
en ail. der stiefcl, la botte, ins-
Anglais s. m. 1. Créancier. |I
trument de supplice, ang. stocks
Ce mot est dans Marot, avec cette
le chausson, m. s. [Timmermans]
signification.
Ancicle(L')# (B 1596) s. m. La
Messe. Que je n'eus onc anglais de votre taille.
Marot.
Ancien, neQ Motd'amitié.
s. I|
1.
=r Mon vieux. 2. L'Ancien, Na-
|I Il
2. Paquet postiche que l'on met
poléon pï-. 3; Élève de première
Il
en montre dans les magasins. 3. ||

promotion à l'École polytechnique (St-C). L'anglais, lieu d'aisance.


et il rÉcole de Saint-Gyr. || 4. Il
4. u Ce cheval à de V anglais »,
(l)ays) le père, la mère. |1 5. Mon signifie que sa conformation se
ancienne, ancienne maîtresse. rapproche de celle du cheval an-
Ancrée %
s.f. Mètre. glais. Il 5. « Elle a ses Anglais
Anderlique s. m. Tonneau de ou « les Anglais ont débarqué
vidange; par ext., homme sale. elle a ses menstrues, (allusion
Du bas lat. derctro, arrière, et à la couleur rouge des uniformes
llquidus, liquide. anglais.)
Andosse (V) s. f. -=. Endosse. Anglaise Q et 0s.f. Écot. Faire
Echine, dos, épaules, et par ext., une anglaise, se cotiser pour
vêtement. allez chez le marchand de vin,;
Andouille s. f. Individu sans chacun son écot. —
Jouer à Van- j
énergie, Andouille ficelée ».
u (jlaise, jeu de sous à pile ou face,
Grand défendeur d'andouilles, pa- cinq pièces jetées en l'air. Pour
resseux qui préfère la bonne chère être sûr d'amener face le tenancier
au travail. —
Ce mot semble dé- du jeu a fabriqué des bobèches à
river du fr; indolent, nonchalant. tronches, en amincissant deux
— Faire son andouille, poser. « Est- gros sous du côté pile et en les
ce qu'il allait faire son andouille soudant à l'endroit laminé; même
encore longtemps?» (A.ss. Zola.) truc pour obtenir pile les pièces
;

André n. d.b. Mari qui se laisse ainsi préparées se nomment


mener par sa femme (<à l'exemple bobèches à fleurs. —
Dents à l'an-
de saint André, il a toujours sa glaise, dents longues et proémi-
croix avec lui). nentes. — A ranglaise,
discrète-
Angauche % s. f. = Angluce. ment. « Quand on
se tue on file
Oie. En ail. Gans, ang. goose, discrètement, à l'anglaise. » [Fr.
oie, de son. cri guttural qùanquan, Sarce Y. ] —P/sser à l anglaise (voy.
ail. gackern. S'esbigner), s'éloigner en prétcx-
ANGLICHE. 13 ANTIQUE.

tant un besoin et de bas en forme de mitaine, saisit


ne plus revenir.
— Mariage à V anglaise, danseï' à la marchandise qu'elle a fait tom-
l'anglaise, on se rencontre au bal ber, pour la cacher entre ses janii-
et au lieu de danser on va se ma- bes (quilles).
ricr à l'anglaise, coucher en- Anse# (B)s. f. Eau, voy. Ance.
semble. Anse •
(V) (B). s. f. Oreille, voy.
Angliche s. ni. i. Etranger.
||
Alice. Une paire d'anses, une paire

Il
2. Homme dur. u Ça n'a pas de de grandes oreilles écartées.
cœur, ce merUin-\îi, grommela- Anse s.f. Bras (l'anse est le

t-il, c'est un angliche. » bras des objets, vases, paniers,


[Victor Hugo.] pots, etc.). Offrir son anse, offrir
Angluce # s.f. Oie. son bras. Panier à deux anses,
Angoulême # s.f. Gosier, gorge, personne ayant une autre personne
gueule. Se caresser Vnngoulême, à chaque bras. —
Faire danser
boire et manger, faire bonne Vanse du panier, gagner sur la
chère. Faire passer par angou- dépense du ménage.
lême, avaler goulûment. Du vx Anspezade (St-C). s. m. Elève de
mot goule, gueule; en franc, l*"*^ classe. En ital. hmcia spezzata^

goulu, goulafre, glouton. Vx fr. lance raccourcie, demi-lance.


engouler, avaler. Antienne s.f. Moule d'antiennes^
Anguer # v.a. || 1. Pendre, du prêtre (figure comique).
la t. angere, serrer, étrangler. || 2. Antif #
s.m. =
Antifife s.f. Che-
Marier. On disait autrefois époî^scî* min. —
Battre ranti/',marcher, par
la veuve (la potence) pour être cxl., faire le trottoir et aussi diva-
pendu. Cette expression est restée guer battre la campagne. Bat- —
dans l'argot pour dire guillotiner. teur d'antiffe, vagabond. Pour
Anguille #s.f. Ceinture (la ceinture antifle, le chemin battu par la
s'enroule comme une anguille). botte, en ail. Stiefel, lat. tibiale.
Anguille de buisson, couleuvre. [TiMMKRMANS.J
Anis0 s. m. De Vanis, exclamation Antiffle 9
s.f. Eglise du vx fr. An-
;

expressive de refus, =
des dattes tie, ancienne forme du mot anti-
=: des nèfles. Tauras dTanis
«. que, vieille.
dans une écope », « tu n'auras rien Antiffler #
v a. et v.n. Marier, (par
.

du tout. » médisance, emprisonner ou mettre


Anisette O s.f. Anisette de Bar- dans la botte, en lat. tibiale [Tm-
billon, eau. MKRMANs]). Nous voyous plutôt un
Aniterge #s. m. Mouchoir. rapprochement de la cérémonie
Annoncier (typ.) s. m. Ouvrier qui a lieu à rantiffle [église). « Ma
chargé de la composition et de la largue fantiffierai. » signifie m.
mise en page des annonces. à m. j'irai à l'église avec ma
Annuaire (mil.) s. m. Passer Van- femme » (s. ent. « me marier »).
nuaire sous le bras être promu à Antilles
^ s.f.pl. 9
Attilles, tes- =
l'ancienneté. ticules. Bésatiller, châtrer. Par
Anonchali a. Découragé, du allusion aux hûtilles, boules de
franc, nonchalant, paresseux. hachis. [Timmermans]
Anquilleuse # Antipather
?,.ï.=zEnquilleuse. v.a. Détester, du
Voleuse à la mitaine, qui se dé- mot franc, antipathie.
chausse, et dont le pied garni Antique O s. m. [j
1. Homme aux
,

ANTONNE. — 14 ÂQUIGER.

idées arriérées. 2. Elève sortant Apostrophe O s.f. Coup sur la face.


de Técole. (polyt.) J'accours et je vous vois étendu sur la place
Antonne # s.f. Eglise. Pour en- Avec une apostrophe au milieu de la face.
iREGNAflD.)
tonne, de entonner, chanter le
commencement d'un hymne Apothicaire s. m. Apothicaire

d'une antienne qu'on chante à sans sucre, ouvrier mal outillé,


Véglisc. marchand mal achalandé.
Dans les entonnes trimarrlons Apôtre # s. m. Doigt.
Ou au creux de ces raliclions. Appachonner v. a. Attirer.
{Chans. de l'argot.) Appareiller (mar.) v.n. Sortir.
Antonner# (V)v. a. Marier (à l'é- Appas O s. m. Seins.

glise), voy. Antonne = En- Appeler v. a. (thé.) Appeler Azor,


tonne. siffler.
Antrôler # v.a. = Entrôler, em- Apprenti (F. M.) s. m. Premier
porter. grade dans la Franc-Maçonnerie.
Aoûteron s. m. (pays) Celui Appuyer Résis-
v.a et v.n. 1.
qu'on engage pour les travaux de ter, insister. — Appuyer
sur la
||

la moisson. chanterelle, toucher à un endroit


Apaiser v.a. Assassiner. sensible, serrer le cou à q.q., ce
^
Apascllner v.pr. Acclimater, de qui le fait crier comme la corde
paclin ou paquelin, pays. S'apas- du violon. 2. S'appuyer, s'offrir.
||

cliner, s'acclimater. « Je vais m'appuyer un riche


Apic # s. m. Ail. De piquer (l'ail gueuleton » |1 3. (thé.) Poser un
pique la gorge). décor.
Apiéceur s. m. Ouvrier tailleur Apprentif m. Apprenti.
s.

qui fait les grandes pièces, la Aquarium m. 1. Chambre s. ||

redingote, Ihabit, etc. des députés.» Ayant appris qu'on


Aplatir 0v.a. Réduire au silence, avait jeté une bombe dans la
confondre son contradicteur. — Chambre des députés, le malfai-
S'aplatir comme une punaise, s'a- teur s'écria — « Ah! on a fait
:

baisser par de viles flatteries. sauter l'agwanwm. Chouette, c'est


Aplatisseur s. m. Aplatisseur le meilleur moyen de faire le
de pièces de six liards, celui qui at- renouvellement partiel. » 2. |1

tache de l'importance à des riens. s. m. Réunion de souteneurs. S. pr.


Aplomb s. m. Être d'aplomb, récipient où on met le poisson
être solide, bien portant. Relu- — et par suite le maquereau.
quer d'aplomb, regarder quel- Aquige ornie (B) #
s. m. || 1.

qu'un bien en face. Goujat, valet de ferme. S.pr., ce-


Aplomber #
v.a. Etonner, aba- lui qui tue les poules. H 2. Déva-
sourdir q.q. par son « aplomb. » liseur de poulaillers. En gr. opviC,
Aponiché a. Assis, du lat. poule.
pone, postérieurement. [Timmer- Aquiger # (B) v.a. |]
1. Tromper.
mâns] Il
2. Prendre.
Apoplexie s.f. Apoplexie de Dévalons donc dans cette piole
ie?7ipiier,congestion par suite d'ex- Où nous aquigerons riole.
cès de boisson, de l'expression :
(J. RicHEi'i.N, La Chanson des Gueux.)

boire comme un templier, boire (où nous prendrons plaisir, nous


beaucoup. nousamuserons). Dérober, marau-
,

AQUILIN. — lo — ARDOISE.

lier. II
Blesser, battre, (qulger)
3. Arcavot # s. m. Mensonge, trom-
endomniager. Aquiger les brèmes, perie.
battre les cartes et aussi les bi-

Arche #1. s.f. Coffre. Aller à
|I

seauter. Mon palpitant aquigc chercher de l'argent. Du


l'arche,
pour tezigue, mon cœur bat pour vx mot arque, coffre, dont on a
toi. fait archives, lat. arca, coffre. || 2.
Aquilin a. Faire son aquilin, Fendre l'arche à quelqu'un, l'im-
bouder, s. pr. faire son nez, faire portuner. Se fendre l'arche, se
la mine. tourmenter, s'ennuyer, a II avait
Arabe Q s. m. Avare, usurier, bougrement l'air de se fendre
homme dur et sans pitié. l'arcJie. » (MétémeK, la Chair.)
Araigne s.f. Crochet dont se Il
Je lai fends l'arche, je prends
3.
servent les bouchers pour accro- (se dit en faisant une levée au jeu
cher la viande. de cartes). || 4. Q
Arche de Noé,
Araignée 0s.f. |I \. Sorte de voi- l'Académie.
ture légère. Il 2. Araignée de bas- ArchicubeOs.m. Ancien élève de
tringue, fille qui fréquente le l'Ecole normale.
bastringue. —
Araignée de comp- Archipointu s. m. Archevêque.
toir, marchand. —
Araignée de trot- Archi-suppôt % s. m. Passé maître
toir, can\c\o[,ïi\\G publique 3. .
II
dans la connaissance de l'argot
Avoir une araignée dans le pla- (voir la notice historique de l'ar-
fond, déraisonner, divaguer. I|
got). « Archi-suppôt de l'argot. »
4. Faites d'araignée, chatouille- Architecte (F.M.) s. m. Dieu.
ment. « V Architecte de l'univers. Le su-
Arautequé #Deux francs (40 sous) pi'ème Architecte. »
m. quarante.
déf., Arco %
s. m. Avare. De la même
Arbalète #
s.f. Croix de cou. origine que le holl. harli, râteau,
Arbalète d\intonne, de chique, de l'instrument qui gratte. [Timmer-
priante, croix d'égliseji MANS]
Arbi. (mil.) s. m. Arabe. Arçon %
s. m. =: Accent. Signal
Arbico (mil.j s. m. Dini. à'arbi, convenu entre voleurs.
arabe. Arçonner v.a. Apostropher
Arbif % s. m. Violent, emporté. quelqu'un, avertir, donner l'a-
M. déf., signifie homme qui se larme, voy. Arçon = Accent.
rebiffe, se regimbe. Arcpinser % v.a. = Arquepin-
Arcasien %
s. m. Malin, qui cer. Prendre, saisir, arrêter, dé-
exploite les imbéciles, qui monte rober. Arquepincez mon anse,
Varcat. v.c.m. prenez mon bras. Arcpincer l'om-
Arcasineur, Arcasse s. m. nibus, prendre l'omnibus. Des
Mendiant à domicile. mots arc et pincer. On dit dans
Arcat s. m. Monter un arcat, le m. s. pincer au demi cercle.
écrire de prison pour demander (Larchey)
une avance sur un trésor enfoui Ardent, e # s.m. Cierge, chandelle,
dont on promet de révélerla place, bougie. —
Fauche-ardents, mou-
qui bien entendu n'existe pas; ce che ttes.
genre de lettre s'appelle lettre de Ardents s. m. pi. Yeux, (vx)
Jérusalem. D'arca/îe, mystère, Ardoise # s.f. Avoir Vardoise,
chose cachée. avoir crédit. C'est sur une ardoise
ARGA. — 16 ARNAQUER.
que les débitants (restaurateurs Vargpt. C'est le même organe
ou marchands de vin) inscrivent qu'on désigne dans boire à tire-
les dépenses de leurs clients. Se larigot —
c'est lui encore qu'on ;

fourrer une chose dans Cardoise, entend dans ragonner, ronchon-


se graver une chose dans la mé- ner, râler, etc., etc. [Timmer.m.vns.]
moire . Aristarque Oi^-Pï"- Un petit mon-
Arga #
s. m. Part, u Pour mon sieur qui parle haut au théâtre.
arga je serai ton dévoué jusqu'à Aristo s.m. Abrév. d'aristocrate,
la mort ». [Rabasse. personne qui a des manières élé-
|

Arganeau s. m. Anneau réunis- gantes, distinguées. « Faire Va-


sant deux forçats. risto. »
Argent Q
s. m. Argent mignon, Aristocrate s.m. Prisonnier %
argent que se procurent certaines qui a les moyens de prendre sa
femmes mariées, par des moyens nourriture à la cantine.
inavouables. Arlequin s.m. Bijoux. Ro- =
ArgoDji % s. m. Jargon, m. déf. gatons, restes de viandes de toute
V. Largonji. sorte, d'où le nom d'arlequin,
Argot := Arguche s. m. Sot, composé de morceaux divers
niais. comme l'habit de ce personnage.
Argoté a. Dupé. Pante arqolc, Marchand d'arlequins == bijou-
individu suffisant qui est berné. tier.
Argoter v. n. Parler argot. En Arme0 (mil.) s.f. Passer Vanne à
ital. gergo, de gorge, langage ou gauche, mourir.
gargouillement mcompréhensible Armée Q s.f. || i. Armée du salut,
[TlMMERMANs]. sorte de secte religieuse fondée
Argoteur 0s. m. Qui. parle argot. en Angleterre en 1864. I| 2. Armée
Argotier Q
s. m. Celui qui a cou- roulante, c'était autrefois la chaîne
tume de parler argot. Voleur. des forçats, conduite par les ro-
Argousin s. m. ||
1. Policier. veaux (gendarmes).
Ij
2. Maître-ouvrier. Armoire s. f. |1 1. Tête (mil.).
Arguche s.m.||l. Argot, du 112. Armoire à glace, le quatre
gr. "Ap-yoç, en lat. Argus, gardien d'un jeu de cartes. 3. Armoire ||

célèbre; l'argot est la langue des à pétard, violoncelle, contre-


l)risons. Arguche, quintessence basse à cordes. 4. Armoire à ||

d'argot et skt. uca, haut. || 2. # poils, sac du soldat d'infanterie.


Niais, sot. En franc, le mot (//•- Arnac =
Arnache.
gutie s,[2m{ie raisonnement sur Arnache # s.f. = Arnac, police.
des vétilles, des niaiseries. Syn. de renifle parce qu'elle fourre
Arguemine %
s.f. Main. Compo- son nez (en lat. nasus), dans les
sition hybride de racler, en da- affaires des voleurs. Arnache est
nois ra(/e, gratter, amasser, et de la prononciation normande, pour
miîie pour main. [Timmermans] renache. [Timmerm.vns.]
Aria Q
s.m. Contrariété, embarras, Arnaque % s. f. Tromperie, trahi-
obstacle. Du skt. usreyas, infor- son. —
Être àV arnaque, trompeur
tune, malheur, vx fr. arric m. s. qui ne se laisse pas tromper.
Aricoteur % s.m. Bourreau, (Vi- Jouer Varnaque, se moquer de la
docq) il coupe l'endroit où se police, la berner (voy. Pienacle).
forme le langage guttural appelé Arnaquer # v. Préparer une
.

ARNAUD. 17 ARTICHE.
fraude au jou (voy. Renâcle). suspendre une chose commencée.
Arnaud a. (pour renaud). Être Cette expression vient du jeu de
arnaud, renaudery être de mau- billard, où on arrête les frais
vaise humeur. quand on cesse de jouer.
Arnauder v.n. Murmurer, m. Arrière-train s. m. Derrière.
déf. pour renauder. Variante de Arriver
renâcler. [Timmermans.]
^^' O U7i homme
— Arriver
arrivé,
qui a sa position laite.
Arnelle #
n.pr. Rouen. Du nom premier, dépasser ses concur-
de la petite rivière la Renelle. rents.
Arnellerie 0s.f. Roucnnerie. Arrondie # s.f. Montre.
Arnif 0s.m.Lapolice.Pourrcni7Ze. Arrondir (S') Q v.pr. || 1. Écono-
[TiMMKUMANS.] miser, augmenter ses propriétés.
Arpagar 0n.pr.Arpajon(S.-et-O.), Il
2. Etre enceinte.
m. déf.
On s'a faitarrondir el'globc.
Arpes # (V) s. pi. Barreaux pour (And Uill, la Muse à Bibi.)
harpes, v.c.m..
Arpète ou Arpette s. m. Ap- Arrondissement s. m. Chef-lieu
prenti, du mot arpenter, l'apprenti d' arrondissement, ïemme enceinte.
va, vient, et arpente dans Tatelier Arrosage
I

s.m. i. AcompteQ ||

ou les rues continuellement. sur une dette.


I
2. Tournée d'ar- |]

Arpion s. m. =: Harpion. Pied. rosage, tournée bue sur le comp-


I

toir.
dur que des clous.
Q
j

J'ai l'arpioii plus


(J. RicHEPix, Chatis. des Gueux.)
'
Arroser v. Payer. Arroser un
créancier, lui donner un acompte.
Du vieux mot arpion, griffe. En Arroser ses galons (mil.j régaler
franc, harpon, harponner. « Che~ ses camarades à l'occasion de sa
linguer ou plomber des arpions. « promotion.
Arpions s.m.pl. Les doigts de Arroseur s.m. Arroseur de ver-
pied. douze. Jardinier, maraîcher.
Arquepincer voy. Arcpincer. ArrosoirQ s.m. Coup d'arrosoir,
Arquer (S') v.pr. Se voûter, se tournée chez le marchand de vin.
courber en vieillissant. Arsenal# s.m. Arsenic (m. déf.).
Arracher 0v. a. Arracher du chien- Arsonner # v.a. 1
1 1 . Fouiller. || 2.
dent,,chercher une dupe, ou l'oc- Pratique de l'onanisme chez la
casion de voler. —
Arracher son femme.
copeau, travailler consciencieuse- Arsouille s.m. Voyou ignoble.
ment. —
Arracher un pavé, (ona- Milord V arsouille, homme riche
nisme). qui vit dans l'orgie. Avoir l'air
Arrangemaner v.n. Tromper, arsouille, avoir l'air canaille. Dé-
duper. — Arrangemaner son velin, formation du vx mot : souillart,
battre sa femme. canaille, vaurien.
Arranger v.n. Arranger un Art (F. -M.) s.m. Art royal, la
pante, duper, tromper ou battre Franc-Maçonnerie
un bourgeois. Arthur n.d.b. Bellâtre, voy.
Arrangeur Q
(arg. des cercles) Amant de cœur,
s. m. Celui qui arrange les cartes Arthurine Prostituée, la femme
et les séquences. de Varthur.
Arrêter y. a. Arrêter les frais, Artiche %
s.m. Ij 1. Porte-mon-
— .

ARTICLE. — 18 — ASSEOIR.

naie. Secouer Varliehe, fouiller son ./ew, avoir de la chance. Etre —


un ivrogne et le dévaliser. Artiche à Vas, avoir beaucoup d'argent.
pour galette, argent, de apxoç, 4.
Il
il s de carreau, ruban de la

pain, galette. L'argent est rond Légion d'honneur. 5. Avoir Vas


||

comme la galette. [Timmermans.J de carreau dans le dos, le sac au


2. Le derrière.
II
dos (allus. à la forme) ou être
Article O
s. m. Faire l'article, bossu. 6. As de pique, l'anus,
Il

par ext., homme nul =


vanter une personne, un objet. cul.
Etre fort sur Varticle, bien con- 7. Fichu comme Vas de pique,
naître une chose. Etre porté — Il

mal bâti, mal vêtu. || 8. Veiller


sur Varticle, être amoureux, luxu- à Vas, ouvrir l'œil, faire attention.
rieux. —
Être à Varticle de la mort, Asioet O
s.m. Expression du jeu de
sur le point de mourir. Payer — dominos, le double-un.
son article quatre (typ.), payer sa Asinver0v.a.Abrutirq.q. (sinre).
bienvenue. Asperge Asperge montée^
s.f.

A.rtie #
s.m. r= Artif ^= Artiffc individu maigre et de grande
= Arlon. Pain, du gr. «5cp-oç, pain, taille.
Prov. Artoum. —
Ârtie de Meulan Aspergés obsc. s.m. Membre
ou savonné, pain blanc. Artie — viril.
du Gros-Guillaume, pain noir. — Asphaltais Q
s.m. Flâneur. =r
Artie de guinaut, pain moisi. Polisseur d'asphalte, badaud.
Artilleur Q
s.m. Ivrogne (celui Asphyxier ^\. a. Boire. Asphyxier-
qui fait manœuvrer le canon du un perroquet, boire un verre
marchand de \'m).^ Artilleurs de d'absinthe ; allus. à la couleur.
la pièce humide ou artilleurs à ge- Asphyxier le pierrot, boire un
noux, infirmiers militaires. verre de vin blanc ; allus. à la
Artis# s.m. L'argot, langage de couleur blanche du pierrot. —
ceux qui appellent le pain artie. Être asphyxié, ivre mort.
Artiste s.m. 1|
i. Etre artiste, Aspic s. m. Médisant, calomnia-

dépenser son argent sans compter teur allus. au venin du serpent.


;

et ne pas penser au lendemain. On dit en parlant d'une personne


Bohème sans souci. 2. Balayeur || médisante, qu'elle à une langue
[qui manie le pinceau (balai)]. ||
de vipère, la. y'ipëre ne recèle pour-
3. Vétérinaire (pays.) 4. Cada- \\ tant pas le venin dans sa lan-
vre qui figure à la Morgue. gue.
Artois (B) s.m. ï^am {\oy. Artie). Aspiquer v.a. Calomnier (voy.
Arton (V) s.m. Pain (voy. Artie). A spic)
#
Artoupan s.m.Garde-chiourme. Aspiquerie s.f. Calomnie, mé- #
Arvans (V) part.pr.pl. Se réjouis- disance.
sant. Asseoir v.pr. S'rtsseoir, tomber
Arvé ^ s.m. Dupe. (par ironie). — Envoyer quel-
Arves (V) a. pi. Réjouis. qu'un s'asseoir, le congédier, l'en-
As O "1- Le numéro L Un
Il
^' voyer promener. « Allez vous as-
potage à Vas! au cabinet ou à la seoir », « taisez-vous » ; allus.
table qui porte le n» 1 au restau- à ce que dit le président à la fin
rant. Il 2. As percé, as seul de d'un interrogatoire. « Asseyez-—
sa couleur (expression du jeu de vous dessus », « imposez-lui si-
bouillotte). Il 3. Avoir des as dans lence, étouffez ses cris » ; a assez.

I
ASSERMENTE. — 19 — ATTACHE.

..Aez vous dessus! » S'asseoir — quage, nettoyage. « Faire Vasti-


dessus, faire fi (Kune chose. — que. »
S'asseoir sur le bouchon, s'asseoir Astiqué a. Propre, net.
par terre.
Bien astiqué, proprVommc un sou.
Assermenté O ^- ^^^^^ assermentée Il est gentil, mon p'tit pioupou.
(on carte), inscrite à la police.
Assesseur s. m. Partenaire Q Astiquer v.a. ||
1. Battre, frap-
des joueurs).
(arg. pera coups On dit encore
d\istic.
Assiette s.f. Avoir Vassietlc au frapper d'estoc. Estiquer signifiait
beurre, être dans l'aisance, avoir frapper de la pointe. || 2. Nettoyer
sa grande part de cliance. Acca- — (mil.). Il
3. S'astiquer, v. pr.
parer Vassielte au beurre, prendre (onanisme), jj 4. Se chamailler.
tout pour soi. Il
5. Astiquer pour asticoter,
Assister # v.a. Porter des provi- agacer.
sions, des douceurs à un détenu. Atelier (F.-Mj s.m. || 1. Endroit où
Voy. Poqne. se réunissent les Francs-Maçons, jj
Assoce s.f Abrév. d'associé. 2. Chambre à coucher (arg. des
Associée (typ
*
)s.f. Epouse, femme filles).
légitime. Aticher voy. Atiger.
Assoiffé a. et s. m. Altéré, qui Atigé a. et s.m. Malade,
a toujours soif. blessé. iHajique aux atigés, hôpi-
Assommoir 0s. m. Débit devins tal, du lat. attinqere, atteindre.
et liquoristeoù Ton boit des al- Atiger v.a. Frapper, blesser.
cools inférieurs qui assomment Atiger cher, défigurer, saisir.
les consommateurs. Poivre d'as- O
Atome s.m. Atomes crochus, élé-
sommoir, eau-de-vie inférieure ments mystérieux d'une sympa-
=z Vitriol. thie réciproque. [L. Larchey].
Astec0 s. m. ^=Astéque = Aztè- « Nos atomes crochus ne se con-
que. Avorton, malingre, chétif, viennent pas. » [MÉRIMÉE.]
rachitique; par ext. homme de Atouser 0v.a. Encourager, don-
peu de valeur allus. aux Astè-
; ner de Vatout (du courage).
ques, peuplade de l'ancienne Atout s.m. 1. Courage. Avoir
Il

Amérique. de l'atout, avoir du courage. || 2.


Astic(mil.)s.m. l.Épée. Du franc.
I|
Coup violent. « Recevoir un atout.»
asticoter, fairede pctiles piqûres. 3. Capacités, talents, chances de
2. Tripoli qui sert au nettoyag:'
Il
Il

réussite. —
Avoir tous les atouts
du fourniment, de l'épée par con- dans S07Î jeu, avoir toutes les
séq ient. Aller à raslic, faire le chances pour réussir dans une
nettoyage du fourniment. \\ 3. affaire.
Polissoir (cordonniers). Atrimeur (B.) s.m. Larron, ma-
Asticot Os. m. 1. Vermicelle;
Il
raudeur.
allus. à la forme (vermisseau). Atrimois 9
(B.) s.m. Atrimois
Il
Maîtresse de souteneur. ||
2. ambiant, voleur, brigand. Detri-
3. Asticot de cercueil, verre de mar, chemin, et ambier, marcher.
bière (j.d.m.). |1 4. Membre viril. S. pr. ;voleurde grand chemin.
Asticoter v.a. Harceler, aga- Attache s.f. Q
Abrév. d'attache-
cer. ment. ||1. Liaison intime, || 2.
Astique s. m. Abrév. d'asti- Boucle #
Attaches d'huile, bou-
ATTACHER. — 20 AUSEIGNOT.

clés d'argent. Attaches d'orient, pas destiné, j] 5. Attraper le lustre


boucles en or. (thé.), ne pas pouvoir atteindre la
Attacher ^
v.a. Attacher un bi- note voulue dans un chant. || 6.
don, une gamelle à rjnelqu'inif le S'attraper ^
v. pr., en venir aux
dénoncer, l'accuser. injures et aux coups.
Attaque s.f. D'attaque, vive- Attrape-science s m. Apprenti
.

ment, spontanément. — Homme cordonnier, par ext. désigne tous


d\ittitque, homme d'action. — les apprentis.
Y cVattaquc, vigoureuse-
aller Attrapeur Q
s. m. Critique acerbe

ment. —
Etre d'attaque, être vi- et souvent malveillant.
goureux, ne pas bouder à la be- Attrimer %
v.a. Attrlmcr les ro-
sogne. baux, faire courir les gendarmes.
vS.pr., aller au trimar (chemin).
Fait vraiment
KicHEPiN,
un froid d'attaque.
Chanson des Gueux.) Attriquer v.a. Acheter. —
(J.
Acheter des objets volés. —
Aftri*
(un froid vif). —
« Coupcau mar- quer sur le verbe, acheter à crédil
chait de l'air esbrouifeur d'un ci- Attriqueur ^
s. m. Acheteur. -

toven qui est d'attaque. » {L'Ass. Receleur, qui achète les objets
Zola). volés.
Attelage Q
s. m. Attelage double, Attristé % m. = Hiboux. Volcui
s.

quatorze de rois au jeu de pi- qui opère la nuit.


quet. Un bon attelage, deux Aubade Q Donner l'aubade]
s.f.
amis inséparables. faire un sacrifice matinal càYénuSj
Attendrir (S'j v.pr. se griser, Auber ^ (V) m. Argent, mon^
s.

être ému. naie. = Aubert. « Plus à'auber^


Attiger voy. Atiger. n'était en fouillouse. » [Rabelais.
Attignole s.f. Sorte de crépi- Du vx mot haubert, cotte d(
nette normande. maille, la maille était une petiU
N'importe où nous nous empâtons monnaie de valeur variable. Oi
D'arlequins^ d'briffc et d'rogatons. emploie souvent encore l'exprès
Uuâqu'fois d'saucisse et d'a/tignoles. sion « N'avoir ni sou ni maille.
:

(J. KicHEi'iN, La Chanson des Ciuevx.)


Aubion (B) s. m. Bonnet.
Attoucheiise s.f. Prostituée, du Aumône s.f. Voler à Vaumône
franc, attouchement. voler chez un bijoutier des objet!
Attrapage0 s. m. jl
{.Discussion, qu'on place dans la main di
dispute. Avoir un attrapage
« faux mendiants stationnant à h
avec un cocher. » 2. Critique ||
porte et auxquels on semble fairi
acerbe et souvent méchante. Vainnône.
Attrape s.f. Plaisanterie. Aumônier s.m. Voleur à Vau-
Attraper 1. Faire un por-
v.a. || mône, v.c.m.
traitressemblant. « Attraper la Année s.f. Douzaine.
ressemblance ». 2. Critiquer, in-
|| Aûs O s.m. (arg. des employés de
jurier, ércinter une personne ou commerce). Celui qui ne sait pas
lune œuvre. || 3. Attraper quel- ce qu'il veut, qui ennuie et fait
gu'zm, lui faire des reproches, l'ad- déranger les employés pour rien.
monester. k. Attraper Vognon,
Il
= Margoulin.
la fève, payer pour les autres, re- !
Auseignot #s.m. Complice, aide,
cevoir un coup qui ne vous était i allié.
.

AUSTO. 21 — AVÈNE.
Austo = Ostot (mil.) s. m. Salle Auzard # (B) s. m. Ane.
de police, prison Oîtio, du vx = Avachi Q a. Homme sans courage
mot ost ou host, armée. et sans énergie.
Autan #
(G) s. m. =r Haut-tempa. Avachissement Q s. m. Manque
Il
1. (irenier, du lat. iiltus^ haut, de courage, abattement.
le grenier étant dans le haut de Avaler v.a. Avoir avalé une
la maison. || 2. Lieu élevé. chaise percée, avoir mauvaise ha^
Autant O (mil.) adv. A recommen- leine. —
Avaler sa chiffe (lan-
cer, gue), sa cuiller, sa fourchette,
Autei (F. -M.) s. m. Table de-
||1. avaler sa gaffe (mar.), avaier le
vant laquelle est le véné-
assis goujon (pêcheur), avaler ses ba-
rable. Il
2. O Autel de plume, lit. guettes (se dit d'un tambour),,
avaler sa canne (se dit d'un tam-
Mais, Iris, save7.-vous la coutume
Avcï-vous |)u l'en croire à son .serment?
? bour-major), mourir. Avaler —
la douleur, boire un petit verre
deux que l'on fait sur un autel de pluttic
Sont aussitôt emportés par le vent. d'eau-de-vie. —
Avaler son pouS'
sin, être congédié, c'est-àniire
Il
3. Autel de besoin, prosti- être repoussé. —
Avoir avœlé le
tuée. pépin, être enceinte (allus. à la
Auteur O s. m. Père ou mère. pomme d'Eve). —
Avaler le luron,
« L\iuteur de mes jours. » « Mon l'auvergnat on le polichinelle #
auteur. » communier.
Autor s. m. Abrév. d'autorité. Avale-tout s.f. (Obsc.) Pros-
Faire de Vautor, être autoritaire. tituée. (Fellatrix.)= Agenouil-
D'autor et d'achar, d'autorité. lée.
Travailler d'autor et d\ichar, tra- Avale-tout-cru ^ m. Voleur de
vailler avec opiniâtreté. Pren- — diamants qui quelquefois les
d>'e d^iutor, prendre de force. — avale.
Jouer d'autor (à l'écarté), c'est Avaloir s. m. ou Avaloire f. Go-
jouer sans demander de cartes. sier (avaier).
Autre O
L'Autre =
VA7icien.^n\)0- Avancé Q Progressiste à ou-
a.
léon l^''.u Ah si V Autre était en-
! trance. « C'est un avancé, n
core là! » —
Etre l'autre, être le Avantages s. m. pi. Seins.

perdant d'une partie, être la vic- Avant-cœur s. m. =


Avant-postes,
time, la dupe. s. m. pi. =: Avant-scène s.f. Seins

#
Auvergnat s. m. Avaler Vauver- (allusion à leur saillie). Il y adu
gnat, communier. monde aux avant-postes, à l' avant-
Auverpin s. m. Auvergnat, m. scène, signifie que la personne à
déf. Par ext., on désigne les une forte poitrine.
commissionnaires charbon- Avant-courrier
et les s. m. Mèche
niers du nom cVauverpiyis, parce anglaise à percer.
que ceux qui exercent cette pro- Avant-scène vov. Avant-cœur.
fession sont généralement Auver- Avaro _ s. m. Dommage, accident,
gnats. du franc, avarie.
Auverpinches s. m. pi. Gros Aveindre v.a. Atteindre un
souliers (d'Auvergnat). objet élevé et le saisir.
Auxiliaire # s. m. Détenu faisant Avène s.f. Avoine : du lat.
les fonctions de domestique. avenu
1

AVERGOT. — 22 — BABIGNER.
Avergot s. m. Œuf. En argot se dit d'une fille qui n'a plus sa

i

ital. albertot. virginité. Avoir son pain cuit,


Avertineux a. m. == Grincheux, avoirsa position assurée. Avoir —
grognon. mangé de Voseille, être de mau-
Avesprir 0v.n. Faire nuit, du lat. vaise iiumeur. —
Avoir mal aux
vesper, soir. cheveux, avoir mal à la tête par
Aveugle a. Potage, bouillon suite d'excès de boisson. Avoir —
aveugle, bouillon faible (sans la peau trop courte, péter. —
yeux). Avoir Voreille du public, être
Aveulir (S') O '^'•pr. S'amollir, écouté et, par ext., être bien vu.

du franc, veule, mou. Avoir Vétrenne d'une chose,
Avocat s. m.
Avocat bêcheur. \\ l'avoir le premier. —
Avoir Ves-
1. Procureur de la République. tomac dans les talons, avoir faim.
2. Celui qui déblatère sur ses ca-
j|

— Avoir les côtes en long, être pa-


marades, médisant (typ.). resseux. — Avoir le pouce rond,
Avoine Ration d'eau-
s.f. I|i. être adroit. —
Avoir le compas
de-vie (mil.). 2. Coups de fouet. dans lœil, voir les choses exacte-
Il

Donner de Vavoine à un cheval, ment. — Avoir quelqu'un quelque


fouetter (par iro.). \\ 3. Recevoir part, mépriser, se moquer de ce
de Vavoine, être rebuté par celle que peut dire une personne. =
qu'on aime. avoir dans le cul. —
Avoir cam-
Avoir v.a. 0O Avoir bras long,
le pos, avoir congé. —
L'avoir en-
être dans une situation à pouvoir core, avoir encore sa virginité. —
protéger quelqu'un, avoir de l'in- N'avoir rien du côté gauche, man-
fluence. —Avoir du sable dans les quer de cœur. —
En avoir sa cla-
yeux, avoir envie de dormir. — que, avoir trop d'une chose. —
Avoir du pain sur la planche., iS'avoir pas inventé la poudre, le
avoir des économies. —
Avoir du fil à couper le beurre, être sot,
chien dans le ventre, être hardi nigaud. — Ne pas avoir sa langue
jusqu'à la témérité. —
Avoir de dans sa poche, avoir la langue
beaux cheveux, êtremalmis, se dit bien pendue, savoir parler, avoir
d'une chose laide (iro.). Avoir — la langue déliée.
quelque chose dans le ventre, avoir Aze s. m. Ane, vx mot franc., du

des capacités, de la valeur. — lat. asinus, âne.


Avoir des mots avec quelqu'un, se Azor s. m. Chien. — Appeler
fâcher avec lui. —
Avoir à la bonne, azor, siffler. —
Partir à cheval sur
avoir de Taffection pour quel- azor (mil.) partir le sac au dos.
qu'un, aimer. —
Avoir vu le loup, Aztèque voy.Astec.

Baba a. Étonné, ébahi, stupé- Babahissant Q a. Etonné {Événe-


Etre baba, en rester baba. »
fait. « ment, 22 septembre 84), ébahi.
Onomatopée énonçant la bouche Babanquer v. Bien vivre.
qui bée. [Timmermans] Babigiier0(V)v.n. Babiller, pour
.

BABILLANDIER. — 23 BADIGEONNER.
babiner. Remuer les babines, nom l'ail. /?ac/je, joue,
variante débou-
naturel des lèvres. [Timmermans.] che, bec. [Timmermans.]
Babillandier %
s. m. Libraire. Bâchasse Travaux forcés,
s.f.
Babillangier (V) v.n. Babiller, autrefois, le bagne, les galères.
ext. de bahigner Allusion au mot bac, nateau,
Babillard s. m. 1|1. Journal, en holl. 6a/i, bassin. [Timmermans.]
livre, billet. Griffonneur de 6a6t/- Bâche s.f. Il
1. Casquette, (elle
lards, journaliste. |1
2. %
Confes- couvre la tête comme la bâche
seur. couvre un camion chargé.) 2. ||

Babillarde # s.f. jll. Pendule, Se mettre dans la bâche, se mettre


montre. 2. Il
= Babille s.f. let- dans le lit, s.pr.,sous la couver-
tre, supplique. ture. 3. Enjeu.
Il

Ma largue part pour Versailles


Bâcher (se) (mil.) v.pr. l.Se met- j]

Aux pieds d'sa niajesl(^, tre dans la ôdcAe, v.c.m. 2. Bâ- ||

EU' lui fonce un « babillard » cher, v.n. On va nous 6âc/ter,nous


Pour m
faire défourailler
loger.
(V. H. Le dernier jour d'un condanim').

— Babillarde volante, télégramme,


Bachot O
s. m. Baccalauréat.
« Passer son bachot. »
dépêche. — Porteur de babillar- Bachotier Q
s. m. Aspirant au
des, facteur. baccalauréat ou celui qui prépare
Babillarder # v.a. Écrire. au bachot.
Babillardeur s. m. Ecrivain. Bachotter Q v.n. Voler au jeu.
Babiller v.a. Lire. Bachotteur Q s. m. Compère du
Babilleur s. m. Journal, livre. grec qui vole au jeu. Il tient le^
Babiner v.n. voy. Babigner. bâches (enjeux) et semble couvrit
Baboue s.f. Faire la baboue, de sa protection le joueur qu'on
faire lamoue, la grimace. J.d.m. veut tromper.
sur babou, bonne d'enfants, ori- Backer (sport) Q s.m. || {.^Book-
ginaire des Indes; racine de maker, v.c.m. Il
2. Parieur sur un
bouder. [Timmermans.] seul cheval.
Baboua, babouin m. Bouton Bacon
s. s.m. Porc, cochon. Ce
sur la lèvre. J.d.m. sur bobo. [Tim- mot est usité dans certaines con-
mermans.] Fr. Babine, lèvre pen- trées de la France, avec ce sens.
dante. En angi. bacon, lard.
Babouine f. Lèvre, bouche Bacreuse s.f. Poche; profonde
lippue. Se lécher les babouines,'SG ou basse et creuse. [Timmermans.]
pourlécher, se régaler, se délecter. Bade s f. Lèvre.
Variante de babine, par j.d.m. sur
babouin, angl.ape, ail. a^e, singe.
Baderne O
s.f. Personne usée,
Gâteux. « Vieille baderne.»
vieillie.
fTiMMERMANS.] Une baderne dans la marine si-
Babouiner % v.a. Manger. gnifie un paillasson fait de vieux
Bac O s. m. || t. Abrév. de bacca- cordages. [Larchey.]
rat. Tailler un bac, iouer au bac- Badigeon s.m. Fard, maquil-
carat. Il 2. Abrév. de baccalauréat. lage. En
ail. betilnchen, lat. tin-
Voy. Bachot. gere, teindre. [Timmermans.] Se
Bacchante #
s.f. La bacchante, coller du badigeon, se farder.

la barbe. Les bacchantes s.f. pi., Badigeonner v.a. Farder.
les favoris. Réminiscence de Badigeonner la femme au puitSf
. —

BADIGOINCES. — 24 — BAGUENAUDER.
mentir, s.pr., barbouiller la Vérité !
Bafouilleur, euse s. Bredouil-
qu'on représente sortant d'un !
leur.
puits. '
Bagatelle s.f. Faire la baga-
Badigoinces 0s.f.pl. || <. Lèvres. j
ie//e,action charnelle. Lesbaga-
Il
2. Joues. Jower des badigoinces, telles de la porte, le boniment du
se caler les hadigoinceSy manger. saltimbanque à la porte de la bara-
De bades, lèvres, et goinces, en que; chose insignifiante précé-
ital. guancîe,iovics. [Timmermans.] dant une action principale. —
Badingue = Badinguet,0 np^"- S'amuser avec une femme aux
surnom donné à Napoléon III. bagatelles de la porte, prélimi-
Badinguette, Q n.pr. surnom de naires de l'amour.
l'impératrice Eugénie, femme de Bagnole s.f. || 1. Taudis, gale-
Napoléon III. tas, bouge. Il 2. Mauvaise voilure.
Badinguiste O=
Badingoidn, Ba-
dingateux, Badingueiisard. Sur-
« La maigre salade
bonnes femmes poussent devant
que les-

noms injurieux donnés aux bona- ellesdans leurs bagnoles à bras »


partistes. (RicHEPiN, la Glu.)
Badouillard O
s. m. Viveur, no- Bagotier s. m. Individu qui
ceur (1840-1850). De bades,\è\rcs. attend les voyageurs dans les-
Il s'en sert pour manger comme •:
gares et suit en courant leur voi-
le badaud pour badauder ou béer. ture pour décharger les bagages
[Timmermans.] à destination.
Badouille s.f. Homme sans Bagou s.m. Il 1. Bavardage, élo-
énergie, qui se laisse gouverner quence. Bagoult, de bagouler
par sa femme. Mou comme des (vx parler à tort et à travers.
fr.),
bades flasques. [Timmermans.] En racine Backe, mandi-
ail. la
Badouiller vin. Nocer, courir bule, répond à ba. Gou et goult
les endroits de plaisir. sont des mutilations de gueule.
Badouillerie s.f. Noce, or- [Timmermans.]
gie* Bagoul # s. m. = Bague s.f. Nom
Baffe s.f. =
Baffre, v.c.m. propre (état civil)
Comme paff^ imitation du bruit Bagoulard s.m. Hâbleur, ba-
d'un coup de pistolet. En angl. vard, voy. Bagou.
buffet, coup. I)er Pu/fer, en ail., Bagouler v.n. Parler à tort et
pistolet. [Timmermans.] à travers.
Baffer v.a. Donner une gifle. Baguenaude s.f. Poche. Par
Baffre coup. « L'ac-
s.f. Gifle, allusion au fruit du baguenaudier
coucheuse, là-dessus, lui a lâché que les enfants font claquer entre
une baffre, v'ian en plein mu-
1 leurs mains. La gousse du fruit
seau. » [Ass. Zola.) Voy. Bafe. est assimilée aune poche. [Timmer-
Bâfrer v.n. Manger goialùment. mans.] Baguenaude à sec, poche-
Variante de baboûiner. [Timmer- vide. Baguenaude ronflante, poche
mans.] Du skt bax ou buj m. s. bien garnie.
(Burnouf.) Baguenauder© v.n. Se promener^
Bafouillage s. m. Bredouil- flâner. S.pr., se promener les
lement. Nuance phonique de la mains dans les poches. La bague-
racine de babiller. [Timmermans.] naude est une amusette. Le 'mot
Bafouiller v.n. Bredouiller. est formé de bague pour bouche»
BAGUETTE. — 25 — BALANCEMENT.
en Backc, mandibule, et de
ail. tromper, duper. Baiser le cul de —
naiide pour nez, comme dans la vieille, ne pas marquer un seul
rcnaud pour renaclie. Baguenau- point dans une partie, perdre une
der est badauder de la bouche cl série de parties. r= Etre bnisé en
du museau ou nez. [Timmermans.J canard. Je suis baisc,]c suis pris. —
Baguette s. m.Q1. Jambe mince Baissier s.m. (Bourse) Celui qui
||

et tluette. Baguettes de tambow, joue sur la baisse des fonds


membres grcMcs. j! 2. Mener à la publics.
biigaette, mener durement. Baiseuses s.f.pl. Lèvres.
Bahut O m.
Pension, école.
s. Il
1, Baïte s.f. Maison. (VmocQ.)
Bahut spécial, école militaire de Bajaf s.m. Grossier, goujat.
Saint-Cyr. lialiut paternel, maison Oui aboie après les gens de ;

palorncUe. || 2. Mobilier. « fui aboyer, en angl. ta bay. [Timmer-


bazanlé tout mon bahut. » MANS.j
Bahuier (St. -G.), v.n. Faire du Bajoter # v.n. Jacasser.
tapaiço. Bajoues Q s.f.pl. Joues ilasques et
Bahuteur (écol.) s. m. || 1. Mau- l)endantes. Du mot fr. bajoue,
vais écolier qui change souvent partie de la tête de cochon.
de i)ension. 2. Tapageur. Bal0s.m.£/re dans /e 6a/, être dans
Baigne-dans-le-beurre
|]

s.m. une position critique. Bal blanc —


Souteneur (le maquereau s'accom- O bal intime entre jeunes gens.

moile au beurre). Bal de têtes Q bal en tenue de
Baigneuse % s.f. Chapeau de soirée dont les invités ont la tête
femme à la mode au xviii" siècle. grimée. — Bal de V estomac
Baignoire s.f. Baignoire à Bon- mauvais estomac. —
Aller au bal
Dieu, calice. (mil.) aller à la salle de police. —
Bâiller Q
v.n. Bâiller au tableau % Prison. Bateaux de bal, amis
(thé.), se dit d'un artiste qui n'a de prisons. Par abrév. de ballon,
qu'un bout de rôle dans une pièce, m, s.
il est inscrit au tableau et n'a Balade s.f. Promenade. Etre en
presque rien à faire. Faire —# balade. Faire la balade, se pro-
bâiller le colas, guillotiner (ouvrir mener.
le cou). Balader v.n. |1 1. Promener,
Bain0s.m.Pî'en^î*ewn bain, boire marcher. Se balader, ne rien faire.
beaucoup. —
Aller au bain, aller 112. #
Choisir, chercher,
se promener. —
Bain de pied, Baladeur, euse s. Celui qui a
excédent d'une tasse de café qui l'habitude de se promener, d'aller
déborde dans la soucoupe. « Un et venir; promeneur.
moha sans bain de pied, » — Baladeuse s.f. Petite voiture de
Prendre un bain de pied, être marchand ambulant.
déporté =
Aller à la Nouvelle. Balai s.m. Gendarme. -Agent
— Bain qui chauffe soIg'û brûlant de police (il chasse les marchands
ambulants). — Balai de Vestomac,
,

qui amènera la pluie.


Bain-marie s.m. Personne d'un épinards — Donner du balai, con-
.

caractère nonchalant. Femme au gédier renvoyer. — Faire balai


bain-marie, femme nonchalante. neuf, faire du zélé, se dit d'un do-
Baiser v.a. (Obsc.) Coïter. mestique zélé.
— Se faire baiser, se laisser Balancement O s.m. Renvoi.
BALANCER. — 26 — BALLONNE.
Balancer Q v.a.
Berner q.q., lui rôle dans un lever de rideau. |I
3.
faire perdre son temps, lui conter Congédier.
des balançoires (Larchky) .—% Ba- Balayeuse O s.f. || i. Volant de
lancer. sa largue, quitter sa femme. dentelle cousu après la robe. ||
— Balancer la tinette = Vider 2. Femme qui laisse traîner ses
Thomas, vider la tinette. —#© jupes sur la chaussée.
Jeter. — Balancer alênes, cesser
ses Balcon O s. m. Il y a du monde au
de voler. — Balancer q.q., ren- le balcon, se dit d'une femme à la
voyer. « Encore un qui veut dla gorge opulente.
braise, fvas V balancer. » Ba- — Baleine s.f. 1. Vague de la
||

lancer ses chasses, regarder, veil- mer. 2. Bire comme une baleine,
ler. —
Balancer le chiffon rouge, rire
||

en ouvrant une grande bou-


parler, m. à m., remuer la langue. che.
— Se balancer le chinois (obsc), Balladeuses # s.f. pi. Testicu-
onanisme. —Balancer une laza- les.
gne, envoyer une lettre. Ba- —# Ballant s. m. Bras. On dit en

lancer sa^canne, le vagabond qui franc, marcher les bras ballants.


devient voleur balance sa canne. Balle s.f. Il 1. Ballet. |I 2. Tête,
Balançeur %
s. m. Balançeur de visage. « Oh! c'tte balle! yy\\3. Ça
braise, changeur. fait ma balle! Ça fait mon affaire.
Balancier s. m. Faire le balan- Il
4. Rater sa balle, manquer une
cier,attendre q.q. en allant et belle occasion, une bonne
venant comme un balancier. affaire. 5. Raide comme balle,
||

Balançoire s.f. Mensonge, carrément, rondement, brusque-


mystification. (De Jallais, 1854.) ment. 6. Etre rond comme une
Il

« J'ai assisté hier à la première balle, avoir bu ou mangé beau-


des Folies-Nouvelles, quelle ba- coup. Il 7. Le franc. Ça in' a coûté
lançoire ! » —
Envoyer à la balan- deux balles, ça m'a coûté deux
envoyer promener q.q.
çoire, francs. 8. Faire la balle élasti-
||

Balançoirs s. m. pi. Barreaux de que, rester sans manger, avoir le


fenêtre. ventre creux comme une balle
Balançon s. m. Marteau de fer. gonflée d'air, jeûner.
Balander v.n. Mendier, porter Ballon O
s-ni-ljl. Derrière. En-
la besace. = Battender Betten- = lever ballon, donner un coup
le
der. de pied au derrière. 2. Prison. ||

Balandrin s. m. Balle de col- Etre en ballon, être emprisonné.


porteur. Il
3. Ventre. Gonfler son ballon,
Balanstiquer 9 v.a. Voy. Bal- être enceinte. |1 4. Carguer son
loter (2). ballon, relever ses jupes. || 5.
Balayage Qs. m. Renvoi, élimi- Monter en ballon, farce de régi-
nation. (( On a fait un balayage ment qui consiste à suspendre le
complet, )) « on a congédié le per- lit d'un conscrit pendant qu'il est
sonnel de la maison. » Mise au couché. Il 6. Se lâcher du ballon,
rebut. s'enfuir. || 7. Ballon à cellotes, voi-
Balayer Q v.a. || 1. Se dit d'une ture cellulaire. || 8. Verre à boire
femme qui balaie le sol avec ses (allus. de forme). || 9. Verre de
jupes traînantes. || 2. Balayer les bière servi dans un ballon (8).
planches (thé.), jouer un bout de Ballonné # a. Emprisonné.
BALLONNEMENT. 27 BANQUE.
Ballonnement s. m. Arresta- % voyer, congédier. || 4. (typ.) Table
tion, emprisonnement. qui reçoit les feuilles imprimées.
Ballonner % v.a. Arrêter, mettre Bancal (mil.) s. m. Sabre recourbé,
en prison. arqué comme les jambes d'un
Ballot s. m. Homme grossier. — bancal.
Ily a du ballot, il nVa pas d'ou- Et jeme sens lier, ingambe,
vrage (arg. des tailleurs). Dun plumet sur mon colbac
BalloterQv.a. l.Chômer. Il 2. Il # D'un bancal et du flic-flac
De ce machin sur ma jambe.
Jeter. Balloter un client avalant,
A. DE Chatillon.
jeter un homme à Tcau aprôs
ravoir volé, son corps suit le cou- Bancale n.pr. Maison Bancale,
rant en aval. maison mal famée. Du nom de la
Balochard 0s.m. Personnage de Bancale qui tenait la maison où
carnaval à la mode dans les bals fut assassiné Fualdès.
masqués de 1840 à 1850. (Rigmu.)
— Ouvrier sjjirituel, insouciant,
Dedans la maison Jiancale,
Lieu de i)roslilulion,
gai, tapageur quelquefois. Les bandits de l'Avovron
Vont faire leur bacclianalc.
Balocher'0 v.n. 1. Courir les ||
{Complainte de Fualdès.)
bals publics, nocer. ||2. Voler,
lecéler. || 3. Flâner en rigolant. Bande Qs.f. || 1. Coller sous bande,
(J. UlCHKlMN.) réduire un adversaire, mettre
Balocheur s. m. = Balo- q.q. dans une situation difficile.
chard (2). Il
2. Bande dair (thé.), frise pour
Balots s. m. pi. Les lèvres. Angl. figurer le ciel dans un décor de
bill, bec, bouche. [Timmermans.] thé.ltre. "i. Bande à V aise, \\omm(i
([

— I.es testicules. (J. Riciikpin.) impuissant. 4. Bande 7îo/rc, asso-


||

Balouf # adv. Excessivement, ciation occulte pour faire des opé-


La
très tort. lance tombe à balouf, rations de bourse, des affaires
la tombe très fort. Le mot
pluie commerciales ou industrielles plus
énonce un objet fortement gontlé : ou moins honnêtes. o. Il y a ||

ang. to blow, souftler. [Timmer- une bande sur l'affiche, (relâche),


MANS.] se dit d'une femme indisposée.
Balthazar Q s. m. (îrand repas, Bander pv. || i. (obsc.)
Etre en état
banquet. Ah mes
enfants, (/itei
« ! d'érection. || 2. Bander la caisse,
fkilthazarlun gueuleton chouette! » s'enfuir en emportant la caisse.
Baluchon s. m. Paquet. « J'ai ou- Bandeur Q
(obsc.) s. m. Homme
blié mon baluchon dans l'om- vaillant en amour.
nibus. » Bannette s.f. Tablier.
Banban Q s. m. et f. Boiteux, boi- Bannière s.f. Chemise. Èlre en
teuse. « Mam'zelle Banban. >> La bannière, être en chemise, en pans
cloche mise en branle fait en- volants.
tendre un bruit pareil à banban. Banque 1. Ruse, tromperie.
s.f. ||

[TiMMERMANS.] Il
banque, préparer une
2. Faire la
Banc (mil.) s. m. || 1. Pied de banc, escroquerie, entente entre escrocs.
sergent. ||
?. Banc du ciel,dans Il3. La banque (thé.) troupe de
l'argot des carriers, signifie couche théâtre, les forains. 4. Paye des ||

de pierre dans haut d'une car-


le ouvriers, (typ. )Fat)"e6an^wel/éc/te,
rière. Il
3. Envoyer au banc, ren- ne pas toucher ce qu'on pensait.

BANQUETTE. — 28 — BAROiMETIlE.

|] 5. #
Etre de la banque^ avoir! démocratie. [Rigault.] |I 4. Avoir
droit une part dans un vol
à de la barbe, vieillir. Une histoire
!

comme complice. 6. Faire de |I Q


qui a de la barbe, vieille histoire
la banque^ faire valoir la mar- qui a couru de bouche en bouche.
chandise. Barbeau s. m. Souteneur.
Banquette s.f. Menton. Allu- Barbet (le) m. Le diable. #
sion à la forme. Barbillon s. m. \ Souteneur. || .

Banquezingue ^
s. m. Banquier. 2. Anisette de Barbillon, eau. Il

Banquiste s-"i- O ^- Tout indi- IlIl


3. Barbillons de Beauce lé- ,

vidu qui, sous prétexte d'affaires, gumes. 4. Barbillons de Varennet Il

trompe son client. 2. Saltim- navets. ||

banque. Barbise ou Barbiset # s. m.


Baptême 0s. m. Tête. Semetlre voy. Barbe (1).
sur les fonts du baptême, se mettre BarbistesQ Elève de l'ins-
-"i- Il
1.
dans l'embarras. titution Sainte-Barbe. 2. Ouvrier Il

Baquet s, m. 1. Baquet inso-


|1 qui prend souvent des barbes (qui
lent, blanchisseuse. 2. Baquet de |I
se grise) (typ.).
science, baquet de cordonnier où Barbot s.m^ Il 1 •
O ^ol au barbot,
trempent le cuir et la poix. 3. I| voy. Barbolage. ||
2. Canard; (il
Pierre à laver les caractères (typ.) barbote).
Bar O
s. m. Sorte d'établissement Barbotage # s. m. Voler dans les
public qu'on pourrait appeler en poches r=: Faire
barbot. le
iranç. buvette. Ce mot nous vient Barbote ^
s.f. Visite des détenus
de l'ang. <( English and amerlcan en arrivant à la prison.
Bar. » Barboter 0v. || 1. Fouiller dans les
Barant0 (vx.), s. m. Ruisseau. Du poches et par ext. voler. || 2. Gro-
celtique Baranton, en ail. Born, gner.
source. Barboteur s m. [1 1. Celui qui
Baraque O s.f. [] 1. Terme de mé- barbote, v.c.m. |1 2. Grognon.
pris pourdésigner une maison mal Barboteuse s.f. Prostituée qui
tenue. 2. La baraque, sorte de
|| raccroche les hommes dans la
poule au billard inventée en 1884. rue et barbote dans leurs poches.
3. (mil.) Chevron. 4. Armoire Barbotier s. m. Canapé.
Il

d'écolier.
||

Barbotin s. m. Vol. —Produit —


Barbaque # s.f. Viande. d'un vol.
Barbaudier % s. m. Portier, gui- .... Après mon dernier barbotin

chetier. Pour barboticr, (\m bar- J'ai llasquô du 'poivre à la rovisse.


(RiCHEPIN.)
bote (fouille) les visiteurs à la
porte des prisons. (11 fait comme Barbue % s.f. Plume (d'oiseau).
le canard qui fouille la bourbe Barca % adv. (ar.al) Assez.
pour trouver ce qu'il lui faut.) Bardeau (typ.) s. m. Casse de dé-
[TlMMERMANS.] charge. En ang. board, planche,
Barbe s.f. || 1. Jeune souteneur. rayon, armoire. [Timmkrmans.j
Il
2. Prendre une barbe, se Baril s. m. Baril de moutarde^
griser. On a son pompon, son plu- derrière.
met, sa barbe (de la plume du Baromètre Q
s. m. Insigne de dé-
plumet). [TlMMERMANS.] Il 3. Vieille puté qui se porte à la boutonnière.
barbe, désigne un vétéran de la 11 se compose d'une cocarde tri-
BARQUE. •29 BATAILLE.

colore en
émail entourée de
, nom d'un personnage du Bar-
rayons; le milieu est traversé par bier de Séville, de Beaumarchais,
une main de justice. Sur la cocarde Bas-off. (polyt.) s. m. Adjudant
sontgravéscesmots «République : sous-ofticier*
française, Chambre des députés. » Basourdir v.a. Abasourdir,
Barque s.f. A la barque ! à la assommer.
barque! Cri de la rue pour annon- Basse s.f. La terre.
cer la vente des huîtres. Bassin s. m. Personnage impor-

Barre 9s.f. Aiguille. tun, ennuyeux, agaçant.


Barré 0a. Knïormé.C est un cerceau Bassinant a. Ennuyeux, agaçanU
barré, c'est un sot. Femme barrée : Bassiner v.a. Agacer, ennuyer,
~

femme atteinte crarclitude. importuner.


Barreau (typ.) s. m. Levier qui fait Bassinet s. m. Cracher au bassi-
mouvoir la vis d une presse. net, donner de l'argent malgré soi.
Barrée 9s.f. Echelle. —
Avouer, faire des confidences.
Barrer V. a. Réprimander. Bassinoire
1. s.f. 1. Personnage
=
|| ||

2. Quitter son ouvrage


Il
3. La ennuyeux |1 liassin. 2. Montre \\

rue est barrée^ signifie qu'on a un très grosse (allusion à la forme).


créancier dans la rue dont on ne Basson s. m. Jouer du basson.
veut pas être aperçu. 4. Fermer. Péter, J.d.m. (son bas).
1|

Barrer le boulon, ne pas travailler. Basta adv. =Harca. Assez du vx ;

Il
o. Se barrer v.pr. s'en aller. mot bastcr, suffire, ou de Tesp.
Barres 0s.f.pl. Les mâchoires. Se basta, m. s.
rafraîchir les barres, boire; allu- Bastide s.f. Maison de campa- Q
sion à une partie de la mâchoire gne en Provence.
du cheval. Bastimage s. m. Travail; action #
Bas O —
s. m. Bas-bleu, femme de de porter le bât. [Timmkrmans.]
lettres. Ba<; de buff'tt, Bastinguer (se) (mar.) v.j)r. Se
vieille femme coquette. Etre — cacher. De bastingage, syn. elcon-
bus percé, élre sans le sou. Dus — génère du holl. vestimj, forte-
du cul, personne contrefaite, qui resse, défense.
a de petites jambes. Bas de — Bastringue s.m.||1. Maison
plafond, individu au front étroit, mal famée, bal de dernière caté-
qui a peu de cervelle, et par gorie. De bouser ou buser, ang.
suite est peu intelligent. Bas de — to bouse, boire [buse) et trinquer.
casse (typ.) partie inférieure de la Le sens primitif est cabaret. [Tim-
casse où sont les petites lettres. MERMANS.l Ij 2. Etui daus lequel
Basane # s.f. I|
1. Amadou. Dans les malfaiteurs mettent les outils
Villon on trouve le mot bazennc nécessaires à leur évasion, ils le
avec ce sens, j] 2. Peau humaine. cachent parfois dans leur anus et
Il
3. Tailler une basane, geste le nombre d'objets qu'il contient
de défi. est extraordinaire. |j 3. Instrument
Bascule s.f. Guillotine. pour scier le fer.
Basculer v.a. Guillotiner. Bastringuer v.n. Courir les
Base O s.f. 1. Derrière, (se
j] dit bastringues.
d'une personne assise). || 2. Se Bataclan s. m. Bagage. Mobilier.
porter surlabase (mil.), s'aligner. Bataille O s.f. Labàtaille des Jésui-
Basile OHypocrite, fourbe. Du tes, onanisme. =: Cinq contre un.
BAT-CONTR£. — 30 BATTOIR.

Bat-contre s. m. Pédéraste Bâtir v.n. || 1. Bâtir sur le de-


(Passif). vant, être enceinte, prendre du
Bâte ou bath a. I|
1 . Beau, joli, ventre. Ij 2. (Typ.) Mettre en
bien, neuf. C'est bâte! c'est joli. pages, caser sur la forme.
On écrit bath dans le sens de Batoches (B) s.f.pl. Testicules.
beau l'explication sous-enten-
; Bâton #s. m. || i, Bâton creux, fusil.
due c'est qu'en voyant le mot Il
2. O
Bâton merdeux, individu
Bath sur le papier àlettres com- désagréable, d'un commerce dif-
mun, on imaginé que cela
s'est ficile : « Il est comme un
bâton
voulait dire de bonne qualité : merdeux, on ne sait par où le
cela fait anecdote. (Le Temps.) prendre. » || 3. Mener une vie de
Il
2. Etre de la bâte, èire heureux. bâtons de chaise, faire la noce,
Il
3. Du bâte, de l'or ou de l'ar- vie désordonnée. mener une |1

gent. Du skt bâta, brillant et bat, Bâton de réglisse, nègre. 5.4. ||

or, argent. Il 4. Faille bâte, pour Bâton de chaise, decire,ikmhe. \\

la police, c'est arrêter un voleur. 6. Bâton de perroquet, petite


Bateau s.m. ||1. Les bateaux maison.
sont des souliers longs et larges Bâtonnet s.m. Avoir de la chance O
dansle langage populaire. ||2.0 au bâtonnet, réussir en amour.
Monter un bateau, mener en bateau, Batouse s.f. Toile. #
ces expressions signifienttromper, Batousier # s.m. Tisserand.
donner change, promettre une
le Battage s.m. Mensonge. =
chose qu'on ne pourra tenir, éga- Monter le coup, (c Tout ça c'est du
rer les recherches (j.d.m. sur ba- battage et du montage de coup »,
daud et son congénère baip, amu- « ça n'est pas sérieux. »
sette,
plaisanterie, mensonge). Battancourt s.m. Soulier.
[TiiMMERMANS.] || 3. Daus Ics maga- Battant s.m. 1. ||
Le cœur, #
sins de nouveautés on désigne parce qu'il bat. 2. Le gosier.
|1

par l'expression bateau de pom- Se pousser un verre dans le battant ^


mes, un arrivage de clients de la boire. Je n'ai rien dans le battant^
province. je suis à jeun. || 3. a. m. Neuf,#
Batelage ^ s.m. Tromperie, du- on dit en franc., il est tout bat-
perie. tant neuf; c'est une redondance.
Batelée s.f. Réunion de gens Il
4. La langue.
qui ne se connaissent pas, assem- Battante s.f. Cloche, sonnette.
blée. Batte s f . = Bath s.m. Argent
Batelier s.m. Battoir de blan- (monnaie). Du skt. bat, or, argent.
chisseuse. Batterie s.f. ||
1. Bataille. |1
2.
Bath voy. Bâte. Voy. Battage.
Batiau (typ.) s.m. Aligner son Batteur s.m. 1| 1 Menteur. || 2..
batiau, s'arranger pour obtenir Batteur de dig-dig, voleur qui
une bonne paye. —
Parler batiau, simule l'épilepsie, soit pour dé-
parler des choses du métier. tourner l'attention pendant que
Batif, ve a. voy. Bâte. ses complices opèrent, soit pour
Bâtiment s.m. Etre du bâti- exciter la pitié des passants.
ment. « C'est un copain, il est du Battoir s.m. Main. « En avant
bâtiment », il est de notre métier, les battoirs, mes enfants, applau-
il exerce notre profession. dissons ferme ».
BATTRE. 31 — BAZAR.

Battre # v.a. et n. |1 1. Tromper, tre (le ventre est le coffre hu-


dissimuler, feindre. « Je battrai main). AH. Bauch, ventre. [Tim-
si bien que je défie le plus malin MERMANS.]
(le ne pas me croire emballé pour Baume O s. m. ||
1. Baume d'acier y
de bon. » (ViDOCu). Il 2. Battre pince i^our arracher les dents;
comtoiii, faire le niais, jouer le par iro., la dent enlevée le mal
rôle de compère. Battre iûn-
||
3. disparaît, le baume est excellent.
tif, espionner. 4. Battre mo-
|| Il
2. Baume de porte en terre y

rasse, crier au secours. || 5. Battre poison.


en ruine, fouiller, visiter. || 6. Bat- Bausse s. m. Patron. Bausse
tre un ban, nier. 7. Battre ||
fondu, |)atron qui redevient ou-
le pavé, battre VantifJ'e, marcher, vrier ou employé, après avoir fait
aller par les rues cherchant une de mauvaises affaires. (Kn holl.
place. Il 8. Je m'en bats Vœil, ça baas). [TlMMKRMANS. I

m'est égal. 9. Battre le beurre,


||
Bavard (mil.) v.m. || 1. Livret mi-
jouer à la bourse. || 10. Battre Job, litaire qui porte la feuille de pu-
dissimuler. =
Faire le Job, faire nition et relate la conduite du
l'imbécile. || H. Battre la dèc/ie, soldat. ||2. Avocat. #
être dans la misère. \\ 12. Battre Bavarde ^ s.f. || 1. Bouche. || 2.
sa flemme, flâner. || 13. Battre son Langue.
quart, raccrocher. 14. Battre le |
Bavaroise s.f. Bavaroise aux
briquet, marcher en se frottant choux, absinthe avec de l'orgeat.
les jambes l'une contre l'autre. Bavaroise de cocher y verre de
Il
15. O licittre son plein. La vin.
saison bat son plein, on est en Bave (V) s.f. Bavardage.
pleine saison d'affaires. La fête Vencz-y Tarlelz, cliamberières,
bat son plein, elle est dans toute Qui savez si bien les manières
sa splendeur. En disant maiulc bonne bave.
(ViLI.UN.)
Baucher (se) (B) v.pr. Se mo-
quer. En ital. bugiare, dire des Baver v.n.||l. Parler, pour
baies, des mensonges. [Timmer- bavarder. 2. Baver des clignots,
\\

MANS.j pleurer. || 3. Il en bave, il en est


Baucoter #
v.a. Agacer, fréquen- étonné. || 4. Baver sur quelquuny
tatif de baucher. en dire du mal, Baver sur =
Baude s.f. Mal vénérien. V orgue %.
Baudrouillard s. m. Fuyard. Baveux s. m. ||
1 . Personne mé-
A rapprocher de berdouille, ven- disante, qui parle à tort et à tra-
tre, intestins. Foireux. = vers. j| 2. (Typ.) Caractère d'im-
Baudrouiller v.n. || 1. S'enfuir, primerie qui bave, qui n'est pas
filer. Il
2. Se promener; à rappro- net.
cher de vadrouiller. Bavocher (typ.) v.a. Maculer.
Baudru #
s. m. Fouet, courroie. Bayafe # s. m. Pistolet, revolver.
De haudrouse, v.c.m. Le mot franc. En argot ang. barking iron, litté-
baudrier paraît avoir la même ralement, fer qui aboie. [Timmer-
origine. MANS.J
Baudrouse (V) s.f. Cordon (en Bayafer v.a. Fusiller.
cuir) pour la pendaison. Bazar s.m. || 1. Etablissement
Bauge # s.t. || 1. Coftre. I| 2. Ven- quelconque. || 2. Mobilier. || 3.
BAZARDER 32 — BEIGNE.

Maison publique. I|
4. Petite mai- Bêcher Dire du mal. Bê-
v.a.
son. cher douce j critiquer, se
en
Bazarder v.a. Vendre. « Xai moquer. J.d.m. sur bec; donner des
bazardé mon saint frusquin et je coups de bec. [TiMMERMANS.]
me suis tiré » « j'ai vendu ce que Bêcheur s.m. Critique, médi-
je possédais et je suis parti. » sant. Avocat bêcheur^ ministère
Bazardier s. m. Celui qui tient public.
un bazar, individu qui fait des Bécot s.m. Petit baiser du bout
déballages de marchandises dans des lèvres.
des boutiques louées à la journée. Bécoter v.a. Donner des bécots.
Bé0 s.m. ii
d.Hotte de chiffonnier. Becquant s.m. Poulet, coq,

|l:i. a. Voy. Béard. animal de basse-cour qui bec-
Béard ^ a. Acquitté. Rester béard, queté.
rester tranquille. Roupiller béard, Becquante
Poule. s.f.

dormir paisiblement. On peut BecquetanceNourriture. s.f.

rapprocher ce mot du mot béati- Becqueter


v.a. et v.n. Tor- =
tude, félicité, bonheur. tiller du bec. Manger. « Allons bec-
Beauté s.f. Q
Beauté du diable, queter ï »
fraîcheur de jeunesse. Bedon Q
s.m. Ventre. Avoir un
Bébé Os. m. l.Enfantenbasàge.
||
môme dansle bedon, être enceinte.
Il
2. Mot d'amitié. « Mon bébé, lu Du mot franc, bedaine, gros ventre.
serais bien gentil de m'olfrir Congénère de boudin et de l'ital.
quelque chose. » biidelli, intestins. [Timmermans.]
Bébéte Q 1. s.||
et a. Niais. Bedonnant O
a. Ventre bedonnant,

Il
2. s.f. Mot enfantin pour dési- gros ventre.
gner un animal. Bedonner Q
v.n. Grossir du ven-
Bec s. m. 1. Bouche. Un fin —
tre, s'engraisser de la sueur du
bec, gourmet.
||


Casser du bec, peuple.
sentir mauvais de la bouche. Bedouillard — s.m. Niais.
Se rincer le bec, boire. —
Tortil- Bedouille s.f. Ventre.

ler du bec, manger. —


River le bec, Beefsteak s.m. Heure des repas.
faire taire. —
Taire son bec, se Il est beefsteak! c'est l'heure d'aller
taire. — Cela m'a passé devaiit le becqueter. V.c.m. et aussi bifteck.
bec, j'ai eu une occasion dont je Beffeur s.m. Trompeur. Enital.
n'ai pu profiter. || 2. Bec de gaz, beffare, tromper. [Timmermans.]
sergent de ville (il est planté Bègue ^
s.m. Avoine. Variante de
comme un réverbère dans la rue becquetance. [Timmermans.]
pour guider et protéger le passant). Béguin s.m. 1| 1. Caprice amou-
Bécane0 s.f. Machine, locomotive. reux. Avoir un béguin, aimer q.q.
Elle siftle comme l'oiseau appelé ou q.q.c. par caprice. 2. Tête, |1

bécan, mot formé de bec. [Timmer- (le béguin est une coiffe de toile
MANS.] avec bride sous le menton). On a
Bécarre Q a. Élégant Chic, =
un béguin^ on est coiffé ou toqué,
Pschutt, Vlan, TJrf. par j.d.m. sur toqué, ou touché
Bécasse s.f. Femme grande, par un coup de marteau, emblème
maigre et niaise. du dérangement de l'esprit. [Tim-
Becfigue s.m. Becfigue de cor- mermans.]
donnier, oie. Beigne0s.f.=Beignet s.m. Coup.
BELANT. 33 BERLINE
Skt. Ranga, frapper. [Timmermans.] menade, hors de chez elle, comme
Bêlant s. m. Mouton. le personnage de la pièce de Vic-
Belêt # s. m. En argot des maqui- torien Sardou dans La famille Be-
gnons, rosse. noiton.
Belette Pièce de oO centimes.
s.f. Béotien Q
s.m. Personnage igno-
Belgique n.pr. Q
II a filé sur Bel- rant et bête.
gique, se dit du caissier qui est Beq s.m. (arg. des graveurs).
parti en emportant l'argent, du Travail.
commerçant en fuite, de Tescroc Béquet O
s.m. |I i. (thé.) Addition
qui a levé le pied, etc. ou cliangement fait en marge sur
Bélier m. Cocu, mari trompé
s. le manuscrit d'une pièce de théâtre.
Belle 1. (Jnînul deux ad-
s.f. jl Il
2. (typ.) Petit morceau de pa-
versaires au jeu ont gagné chacun pier où l'auteur écrit ce qu'il
une partie, on fait la belle, qui faut ajouter à une copie, à une
est décisive. 2. La perdre belle,
|1 épreuve.
perdre une partie j)resque gagnée. Béqueter0 voy. Becqueter v.a.
Il de nuit, femme galante
3. Belle Béquillardr= BéquilleurO s.m.
qui raccroche la nuit. || 4. Etre % 111. Boiteux. Il 2. % Le bourreau
de belle, n'avoir rien à craindre de qui pendait à la 6t'7id//e (potence).
la justice. Béquillarde = Béquille # s.f.
Belle-minette Q s-^- Courtisane Potence; allusion à la forme.
élégante. >< M. X... emporta de Béquiller0v.a. et n. || 1. Manger.
notre belle-minetle une impres- Il
2. Boiter. || 3. Pendre.
sion si favorable qu'il lui jura de Béquilleur s.m. || 1. Mangeur.
revenir lui apporter le témoi- Il
2. Bourreau pend. ((ui
gnage de sa vive gratitude». [Gil- Berard (V.) s.m. Pour Bcrouard.
«/as 1894.; Soldat-bandit. Du tlam. beroover,
Belle-petite O s.f. Femme ga- bandit.
lante (1878). Berceau (typ.) s.m. Bâti qui en-
Ben adv. Bien. « Ah ben zut toure le train.
alors! » Berdouillard voy. Bedouillard.
Benard (V) s.m Sot, en franc, Berdouille = Bedouille s.f.
benêt. T'as bouffé des haricots
Ventre. «
Bénéf. s.m. Bénéfice (abrév.). que ta berdouille gonile. (Riche-
Bénévole s.m. Ruupiou. = pin, le Pavé.)
Jeune interne en médecine. Berge # s.f. Année.
Bénisseur O s-"i- Il
1- Personne Bergère 1.
s.f. Dernière carie
||

qui trouve tout bien, qui parle de d'un jeu battu. La bergère marche
avec componction. 2. Faux [| derrière son troupeau. [Larchey.]
brave homme. 2. (typ.) Femme.
ttout
enolt s.m. Tenancier de maison
il

Beribono # s.m. Nigaud.


publique, souteneur. Berlauder v.n. Flâner. De par.
La vrai vérit»^,
C'est qu"les benoîts toujours lichenl, lanterner, de lentus, lent ; en ail.
El s'graisscnt les balots. lattern ou schlendern, llaner.
(J. RicHEPiN. Chans. des Gueux.)
[Timmermans.]
lenoiton n. pr. O ^"^
Benoiton, Berline # s.f. Petit employé de
femme qui est toujours en pro- commerce.
BERLOQUIN. 34 BIBELOTEUR.

Berloquin s. m. Cordonnier =: Betting (sport) s.m. Mot ang. Q


Beurlot =
Buif =
Ambassadeur désignant ce qui se rapporte aux
= Choumaque =
Passifleur. paris de courses. Betling-book,
Berlu # s.m. Aveugle. Dans le livre de paris. Bctting-men, pa-
patois du nord de la France le rieurs. Betting-room, salon où Ton
motberluu désigne un homme qui parie.
louche. Du franc, berlue, trouble Beuglant s.m. Café-concert où
de la vue, qui lui-même vient du l'on chante.
mot argot berlue, couverture on Beugler v.n. Chanter.
:

a comme une couverture sur les Beugne s.f. voy. Beigne.


yeux. Beurlot s.m. = Beurloquin.
Berlue Couverture.
s.f. Cordonnier.
Bernard Q
s.m. Derrière. Aller — Beurre s.m. Argent. Faire —
voir Bernard, aller aux lieux d'ai- son beurre, réussir, gagner de l'ar-
sances. gent. — Mettre du beurre dans ses
Bernatier s.m. Vidangeur. épinards, améliorer ses affaires,
Beriiiquer0v.n. S'en aller pour ne augmenter son avoir. C'est un—
plus revenir. Du franc, bernique, beurre! cela se fera facilement,
point du tout. En ail. baar nicht. simplement, naturellement. —
[TiMMERMANS.] Œil au beurre noir, œil noirci par
Berri Q s.m.l|4. Capote d'études un coup. —
Avoir du beurre sur
à l'Ecole polytechnique, j]
2. la tête, avoir commis plusieurs
Hotte de chiffonnier. crimes.
Berribono #
voy. Beribono. Beurrier s.m. Banquier.
Berry Q
voy. Berri. Bezef adv. == Besef, Beaucoup.
Bertelo s.m. Franc (monnaie). Mot ar. al.
Bertrand s.m. Voleur volé. Du Biard s.m. Côté.
nom d'un personnage de V Auberge Bibard s.m. Grand buveur.
des Adrets. Bibarde s.f. Vieille femme
Berzelius Q (ccol.) s.m. Pendule, débauchée.
Bibarder
montre. v.n. Se débaucher en
Besef =Bezef (ar. al.) Beaucoup. vieillisant.
Besouille = Bezouille s.f. Bibasse s.f. = Birbasse. Vieille
Ceinture. De l'ital. bczzi m. s. femme.
Bessons m. pi. Seins. Vx mot qui Bibasserie s.f. Vieillerie.
signifie jumeaux. Bibassier Bibard, bu- v.n. =
Bête Voleur au jeu qui fait
s.f. veur. (Typ.) Grognon. —
semblant de ne pas savoir jouer Bibelot s.m. Partîmes génitales.
pour mieux tricher. —
Bête à cor- Bibelotage0s.m. Faire du bibelo-
nes, fourchette. —
Bête à pain, tage, s'amuser à des riens, faire
entreteneur, mari. —
Bête au bon de petits travaux sans impor-
Dieu, personne excellente, d'un tance.
caractère très doux. Bibeloter v.a. i. Faire du bi-
Bettander #
v.n. =
Battander, belotage, v.c.m. || 2. Vendre ou
1|

mendier. Ail. betteln^ mendier. acheter des objets de curiosité.


[TiMMERMANS.] Bibeloteur0s.m. Celui qui fait du
Betterave s.f. Nez rouge et en- bibelolage, v.c.m.
bibeloter, —
luminé. Collectionneur de bibelots.
BIBELOTIER. —m— BIGNET.

Bibelotier s.m. (typ.) Typo- de la préfecture de police. Du


graphe par occasion. nom d'un célèbre dompteur d'a-
Bibi s.m.# 1. Fausse I|
clé. || 2. nimaux féroces.
Moi. « Ça, c'est à bibi et bibi Bidet s.m. Ficelle qui établit
c'est moi. » || 3. Se dit aussi pour une communication clandestine
nicêtre par abrév. entre les prisonniers à des étages
Bibiche Q
s.f. Mot d'amitié. différents.
Bibine s.f. || 1. Buvette. H 2. Bidoche s.f. Viande ; de bidon
Sœur de cliarilé. v.c.m.
Bibli s.r. Ol^ibliothèqueparabrév. Bidon s.m. =: Bedon. Ventre.
Biblot voy. Bibelot. — Attacher un bidon, dénoncer.
Bibon s.m. Vieux garçon, de Bidonner v. a.
l.lioire beaucoup. I|

birbe et birbon. Dénoncer. Il


2.
Biche O
s-f* Surnom donné aux Bier v.n. Mendier. Bier sur le
femmes galantes (i8o7). toutime, mendier de toutes façons.
BicherQv.n. «Ça biche n^ ça va, ça Vx. fr. hier, aller.
prend, c'est bien. Bière s.f. Boîte d'un jeu de do- Q
Bicherie Q
s.f. Mot qui désignait minos.
les femmes galantes vers 1857. Bififard s.m. Bourgeois.
(( La haute bicherie parisienne. » Bifife s.f. 1. Travail du chiffon- Il

Bichet0 s.m. Mensonge. nier. Il 2. Loque pouvant servir à


Bichette Q
s.f. Ma bichetle! mot essuyer, à effacer ou biffer en ;

d'amitié. ang.' ta whipe, effacer. [Timmer-


Bichon s.m. || i. (obsc.) Sodomite. mans.] Du skt bid fendre, déchi-
Il
2. O bichon, mot amical.
'Woï2 rer.
~
Il
3. Souliers à rubans. Biffer v.n. =r Bouffer Briffer.
Bichot s.m. Evoque de Tangl. ; Il
i. Manger. (1 2. Ramasser des
et Tall. Bischof, qui signifie dans chiffons.
les deux pays, à la fois « Evoque » Bifferie O s.f. Mauvaise mar-
et « vin chaud », à cause de la chandise.
couleur de cette boisson qui est Biflfetons.m. || 1.0 Contremarque.
la même que celle de la soutane Il
2. Lettre. ||
3. Donner sur le
épiscopale. biffeton, dévoiler les antécédents
Bicler %
v.n. Cligner. Bicîer de la judiciaires.
mirette, cligner de l'œil. De bis, Biffin s.m. |1 1. Chiffonnier. |1 2.
de travers, et oculus, œil. [Tim- Fantassin.
MERMANS.j Biffre Nourriture.
s.f.
Bicycle Q s.m. Vélocipède à deux Bifteck s.m. Bifteck à Macquart,
roues. rosse, vieux cheval bon à être
Bicyclette Q s.f. Petit vélocipède abattu. Du nom d'un équarrisseur
à deux roues. de chevaux. —
Faire du bifteck,
Bicycliste Q
s.m. Vélocipédiste. monter à cheval, voy. Beefsteak.
Bidache s.f. = Bidoche. Bigard ^
s.m. Trou; variante de
viande; j.d.m. sur bidon pour bouche, bec. [Timmermans. j
bedon, ventre. [Timmermans.] Bige, Bigeot ou Bigeois s.m. #
Bidard Q
s.m. Individu qui a de Dupe; altération de pigeon. [Tim-
la chance. =
Veinard. mermans.]
'Bidel^n.pr. La fosse ciBidel, dépôt Bignet0s.m. Coup. Manger des bi^
BIGORGNION. 36 BIRIBI.

gnets après la Pentecôte, recevoir Billemont s.m. \\\. =


Billemu-
des coups (O). De beigne, m. s. che, billet. 1| 2.==Bî7/e, v.c.m.(2).

Bigorgniou s. m. Mensonge. Biller v.a. et n. =:: Billancher^


Bigorne # s. m a. Argot,
argotique.
. v.c.m. Payer.
Rouscailler ou jaspiner oigorne. Billet O
s.m.Je t'en fous mon
— Pi^endre billet,
Parler argot. Sonnet bigorne, je te le certifie. un billet
sonnet argotique. Du vx. mot de parterre, tomber.
biguer, changer, troquer Targot : Bince #
s.m. Couteau.
n'est qu'un langage bigué, d'où le Souvent lardé d'un coup de bince
dim. bigorne. [Larchey.] Le micheton nu se sauvait.
(RicHEPLN, Triolets de Navet).
Bigorneau s. m. Soldat d'infan-
terie de marine. Pour pince, de pincer, comme en
Bigorniau s. m. Auvergnat. ail. Kneip, canif, de kneiper ou
Bigoter v.n. Prier. Angl to beg, kneifen, pincer. On fait allusion
demander. [Timmermans]. au ressort. [Tim.mermans.]
Bigrement Q
adv. =
Bougrement. Bine s.f. Hotte.
Beaucoup, très, superlativement. Binelle s.f. Faillite, banque- #
Bijouter v.a. Voler des bijoux. route.
Bijouterie s.f. Avance d'argent. Binellier s.m. Failli, banque-
Bijoutier s. m. Marchand d'ar- routier.
lequins v.c.m. —
Bijoutier en cuir, Binette s.f. Tête, visage, phy-
ou sur le genou, savetier. sionomie.
Bijoux0s.m.pl. voy. Arlequin. Oh I la la, c'ite gueule,
Bilboquet s.m". 1. Vieille ||
C'ttc binclte!
(BRUA.NT.)
femme, petite et grosse. |1 2. Litre
de vin. [Rigaud.] n 3. (Typ.) m. pi. Du nom de
jBme^, fabricant de per-
Ouvrage de ville, adresses, billets, ruques au xvii'' siècle; on disait
circulaires. alors quand on était bien coiffé
Bile Os.f. Se faire de la bile, se qu'on avait une jolie binette.
contrarier, se tourmenter. Bingre s.m. Bourreau qui n'est
Billancer #
v.n. Payer sa dette, pas fils de bourreau.
faire son temps de prison. Bisque s.f. Vieille bique, vieille
Billanchage s.m. Payement. i*osse;terme injurieux. — Bique et
Billancher v.a. Payer, donner bouc, hermaphrodite.
de l'argent (de la Lille). De bille Birbasse s.f. Vieille femme.
ou 6i//on, barre de métal. [Ti3imer- Birbasserie # s.f. Vieillerie.
MANS.] Birbassier voy. Bibassier.
Billard Q s.m. Décoller ou dévisser Birbe s.m. =
Birbon. Vieillard,
son billard, mourir. — Q (Obsc.) barbon. « Vieux birbe n (pléo-
Jouer au billard anglais, onanisme. nasme). —
Vieux mendiant, de
Billardier s.m. Voleur qui birbone et birbante, gueux
l'ital.
remplace les billes de billard en et coquin, ou du vx fr. briber,
ivoire par des billes de plâtre co- mendier, (Rabelais) qui lui-même-
lorié. vient de bribes, restes de cuisine-
Bille s.f.
II
1. Tête « Ah! quelle que l'on donnait aux mendiants.
bonne billel » 1|
2. =: Billemont, Birbette s.f. Augmentatif de
monnaie, du franc, billon m. s. 3. birbe, v.c.m.
• s.m. = Birlibi = Calot,
||

Bille de billard, crâne chauve. Biribi


BIS. — 37 — BLAGUER.

||1. Jeu de liasard composé de Mastroc = Mastroquet, voy. Bas-


trois quilles creuses, ou simple- tringue.
ment trois coques de noix et une Bitte (obsc.) s.f. Membre viril.
petite boule en liège. || 2. Ba- Bitter (obsc.) v.a. Action char-
taillon de discipline en Afrique. nelle.
Bis (V) a. Gris jaune. fiï'M?! était son Bitume O
s.m. Le trotloir. Demoi-
synonyme. selle du
bitume, raccrocheuse.
Bis 01b) s.m. La nature de la Polir le bitumCj flâner dans la rue,
femme. r= arpenter Vasphalte.
Bisac (V) s.m. voy. Bisans. Biture s.f. Cuite = Culotte. =
Bisans (V) part. prés. pi. Vents du Ivresse. Se flanquer une biture,
nord qui noircissent les visages s'enivrer.
des pendus. Du v. biser, noircir, Biturer (se) v.n. Se griser.
v.c.m. dans Littré. Bizard = = Bizac (V) s.m. voy. Bisans.
fiizac =
Bizouart, bise, Bizard voy. Bisard.
Bisard (V) s.m. || 1. Vent. Voy. Bizouart (V) s.m. voy. Bisans.
Hisans. \\
2. Soufflet pour souffler — Bizouart, signifie aussi le mem-
le feu. (Ail. der Puster, énonce le bre viril dans Villon.
vent, comme labise.) [Timmekmans.] Bizuth ElèVe de pre-
(écol.) s.m.
Biscaye # n.pr. Ricêlre (hôpital). mière année à l'Ecole centrale.
Biscayen % s.m. Pensionnaire de Blackboulage O s.m. Refus,
Fiicèlre. renvoi. Echouer dans un examen,
Biscop s.f. Casquette; en hoU. ne pas être nommé dans l'emploi
Bisschop =: cpiscopits. Mitre d'évé- ou les fonctions qu'on sollicite,
que. [TiMMERMANS.] c'est le blackhojilage.
Biscoter v.a. Embrasser. Blackbouler v.a. Renvoyer, Q
Biscuit s.m. Argent (monnaie). refuser. « Etre bhic.kboulé à un
Bise (enf.) s.f. Dotiner une bise, examen, dans une élection ».
embrasser; m. à. m. Donner un Ang. blackball, boule noire.
baiser. Blafard #
s.m. Pièce d'argent
Biser (enf.) v.a. Embrasser. monnayé.
Bismarck O a. Couleur brun clair
Un écu flambant neuf, un blafard de cinq balles.
(1867). (J, RiciiKPiN, Chanson des Gueux).
Bisot s.m. Ami.
Bisquer v.n. Bouder, rager ,L\irgcnt est d'un blanc terne)
sourdement, être vexé. Ital. bizza, Blafarde (la) #
s.f. La lune.
colère. [TiMMERMANS'. Blague O
s.f. Il 1. Volubilité de
Bissard s.m. Pain noir, pain ))arole. « C'quHl en a une blagueï »
bis. Il
2. Mensonge, plaisanterie.
Bissestre # s.m. (O) Malheur, « Le « péril clérical » m'est tou-
léveine. « Il me porte bissestre ». jours apparu comme une blague
Bistoquer v.a. Coïlcr. ^ électorale». [Fr. Coppée.] «C'est
Bistoquette s.f. Membre viril. une bonne blague. » Blague dans
Bistot s.m. =
Roufion. Jeune le coin, plaisanterie à part. || 3.
apprenti, débutant dans le com- Blagues à tabac, seins mous et
merce. pendants.
Bistourné s.m. Cor de chasse. Blaguer Q v.n. I. Causer. |j
!] 2.
Bistro s.m. Marchand de vin. = Mentir. |1 3. Blaguer quelqu'un, le
BLAGUEUR. — 38 BLOC.

plaisanter, se moquer de lui. Blanquette s.f. Argenterie,


Blagueur O s. m. ||
d. Individu qui monnaie d'argent. De sa' couleur
pérore. ||
2. Menteur. blanche.
Blaichard m. Commis, employé.
s. Blanquettier s. m. Celui qui %
u Et les ouvriers se moquent des blanchit de la monnaie de cuivre
déjetés, des blaichards ». (Riche- pour la faire passer pour de l'ar-
pix, le Pavé.) gent.
Blair # et s. m. Nez. « Vhlair Blard voy. Blavard.
coule comme un nez d'veau.:» (J. Ri- Blasé #^1. Enflé.
ghepin). —
Jacter du blair, parler Blasonné Q a. Noble, titré.
; du nez. —
Se cingler V blair == se Blavard s. m. Châle.
salir le nez, se griser allus. au ; Blave =
Blavin 9 s. m. 1. Mou- |I

nez du blaireau,'allongé en hure, choir. Il


2. Cravate, foulard. En
organe de souffle : flare. [Tdbier- ang. to blow the nose et en ital.
MANS.] soffiare il naso, veulent dire se
Blaireau (mil.) s. m. Conscrit, moucher, littéralement souffler le
recrue =^ un bleu. nez. [TlMMEUMA^S.]
Blaireauter (art.) v. a. Peindre Blaze s. m. Nom propre; du
avec trop de soin. fr. blason.
Blanc (V) s. et adj.m. H #1. L'ar- Blé % s. m. Argent (monnaie). AIL
gent, par ext. de sa signification Blech, fer-blanc. [Tlmmermans.]
en vx fr. : joie, liesse. ||
2. Bléchart Bléche = a. Laid,
Mangeur btanc de souteneur. , médiocre, mauvais. Devenir blé-
II Q
3. Etre blanc comme neige, chard, devenir vieux, dépérir. —
être innocent. 4. Etre à blanc,
|| % Faire bléche, rater une chose, faire
avoir un faux nom. o. ^'être || Q coup nul. (Pour blanc, pâle, en ail.
pas blanc, être dans une mauvaise bleich. [TliM.MERMANS.]
situation, dans l'embarras. Bleu s. m. et a. 1. Conscrit,,
|| O II

6. Avoir le foie blanc, être poltron, recrue. 2. Du petit bleu, vin du ||

lâche, prêt à toutes les trahisons. broc. 3. Cest bleu ! J'en suis bleu, Il

Il
7. (typ.). Jeter du blanc, inter- c'est étonnant! J'en suis étonné»
ligner. II
4. Colère bleue, grande colère,
Blanchet (typ.) s. m. Feutre dont (le visage en devient bleu).
on garnit le tympan pour amortir Il
5. Pas^ser au bleu, disparaître»
le foulage.
il
6. On en a vu des bleues, des
Blanchînet Q
m. =: Pâle =. Pâ-
s. grises, de ioiUes les couleurs, on a
lichon. Le blanc au domino. eu des difficultés.
Blanchir (journ.) v.n. Faire des Bleuet % m. Billet de banque
s.

lignes très courtes est imprimé en bleu).


(il
— Ah
:

« !... Blindé O ^- 1- Etre en garde


— Le voici... contre une chose.
Il

Cuirassé, Je = (c

— Soyez le bienvenu » ne crains rien, je %uhblindé. » 2. ||

Blanchisseur s. m. Avocat. Etre gris, u C'qaHl en a une cuite,,


Blanchisseuse s.f. Blanchis- il esCblindé. »
seuse de tuyaux de pipes (obsc). Blindocher (se)0 v.pr. Se griser
Blandir v.a. Flatter. De blan- légèrement.
dices, caresses. Bloc s. m. [I 1. Prison, salle de
Blanqueter v.a. Argenter. police; du vx fr. blocus, donjon.
BLOCKâUS. — 39 BOCOTTER.

II
Mont-dc-piété. « Tai mis
2. Var.
s'illusionner. de bobine,
ma toquante au bloc pour payer bobe, par j.d.m. sur bobèche.
Vproprio. » || 3. Achat en solde, en [TlMMERMANS]
bloc. « Faire un hloc. » Bobelins s. m. pi. Bottes, bot-
Blockaus O
s. m. Shako (ancien tines.
modèle), chapeau haut de forme. Bobinasse Tête. s.f.
Syn. de couvert, de Tall. Block- Bobine O s- Tête. « Il n'a plus de
f.

haus guérite construite


,
avec fil sur la bobine y, « il n'a plus de
des poutres, d'où blocus. [Timmer- cheveux sur la tête ».
MANS.] Bobinot# s. m. La tête.
Blond S. m. Beau blond, le soleil. Bobo (enf.) s. m. Mal. « J'ai bobo
1 .

—O Se dit par iro. d'un homme à la tête. » — ||

Il n'y a pas de bobo,

qui n'est ni beau ni blond. [Lar- cela ne fait rien, il n'y a pas de
CHEY.l mal. En gr. [3oj6wv, tumeur. [Tim-
Blonde Q
s.f. Un bock de bière MERMANS.J
blonde, par opposition à la bière Bobonne Q
s.f. Mot d'amitié d'un
brune. « Garçon ! une blonde ! » mari à sa femme. Mot enfantin —
Il
Maîtresse (amante). || 3.
2. pour désigner bonne. la
Bouteille de vin blanc. Bobosse s. liossu, bossue.
Bloquer0v.a. et n. || 1. Mettre en Boc =
BocardO ni. 1. maison j]

prison, consigner. || 2. Abandon- publique. 2. Café||


de bock v. ;

ner, vendre. || 3. (typ.) Mettre une c. m.


lettre sens dessus dessous à la Bocal s. m. Estomac. " Se rem-
place de celle qui manque. plir le bocal, se rincer le bocal. >;

Bloquette (enf.) s.f. Jeu de billes. Camelote en bocal, marchandise


<( Jouer à la bloquette. » en vitrine.
Bloquir v.a. Vendre ou acheter, Bocard voy. Boc.
solder. := Abloquir. Boche s."m. Allemand. — Tête de
Bloquisseur s. m. Soldeur,, boche, entêté.
acheteur ou vendeur.
Blot0s.m.
Bock Os. m. Verre de bière. Vers
l.Prix. 2. Ça
Il [1 fait 1840, deux brasseurs de Munich
mon blot, ça me convient. |1
3. avaient le monopole de la fabri-
_^ Affaire, part. « Une chose qui fait cation de la bière forte l'un d'eux ;

^k nib dans mes blots, c'est une chose donna à sa brasserie le nom
W^ qui ne fait rien dans mes attri- de Salvator (sauveur); l'autre, lit
W. butions, qui ne fait pas mon peindre sur son enseigne un bu-
W affaire ». [J. Richepln.] veur terrassé par un bouc, en ail.
Bloum s. m. Chapeau haut de Bock. Ce mot, après avoir désigné
forme. le contenu, désigna ensuite le
Bluster O
0.\. a. Secouer, tour- contenant, il se trouve dans le
menter. supp. du Dict. de Littré avec
Bob % s. m. = Bogue
Montre. s.f. cette désignation «Contenu d'un :

Allus. à la bobine. [Timmermans]. grand verre «.Aujourd'hui le bock


Bobe s.f. voy. Bobéchon. est un verre très épais avec une
Bobèche # s.f ^ Bobèche à tronches, anse.
bobèche à fleurs, voy. Anglaise. Bocker Q v.n. Boire de la bière,
Bobéchon s. m. Tête. Se monter m. à m., boire des bocks.
le bobéchon, se monter la tête. Bocotter v.n. Grogner.

BOCSON. — 40 — BOMBE.
Bocson s. m. Maison publique. # Les bois durs, repris de jus-
Boes (B) s. m. Bois. tice.— Bois pourri, amadou. —
Bœuf s. m. Ouvrier tailleur. — — Bois tortu, vigne. — (Typ.) Bois
C'est bœuf, c'est chic. (St-Gyr.^ — de fond, de tête, de marge, de
Etre le tcew/*, travailler pour rien. garniture, bois dont on garnit la
— Se mettre dans le bœufy se forme.
mettre dans la misère. — Avoir Boisé a. =
Avoir des cornes,
son bœuf, être en colère. ~ Cest être cocu.
bœuf, c'est énorme. — Mettre un Boisseau s. m. 1. Shako.
||

bœuf, une forte carte au jeu de la Chapeau haut de forme. |1 2. Litre


manille parlée. « Mettez un bœuf^K de vin.
Bofifette s.f. Souftlet. Ang. buf- Boitard #
s. m. Le Temps;' pour
fet, coup. boiteux, il est irrégulier.
Bog # s. m. =r Bogue s.f. Montre. Boite s.f. O 1. Maison mal tenue.
Il

Bogue d'Orient, bogue en jonc, 2. La boite, désigne le théâtre


Il

montre en or. Bogue en -plâtre, pour l'artiste, l'atelier pour l'ou-


montre en argent. vrier, le collège pour l'écolier, le
Boguiste % s. m. Horloger; du bureau pour l'employé, le chez-
skt. banga, frapper. L horloge soi pour tout le monde, etc. « Etre
marque les heures par des coups de la boîte ». —
(Typ.) Faire sa
de marteau. boite, distribuer les caractères
Q —
— Q
Bohème (la) n. pr. Ensemble de dans la casse. Boite à cor-
personnes gaies et insouciantes nes, chapeau. Boîte aux dé-
qui vivent au jour le jour « La
: gelés,\di Morgue. —
Boîte aux do-
Bohème n\i rien et vit de ce minos, cercueil. —
Boîtes au lait,
qu'elle a. La Bohème, c'est le stage mamelles. —
Boite au sel, crâne.
de la vie artistique, c'est la pré- —
Boîtes à violon, souliers. —
face de l'Académie, de l'Hôtel-Dieu Fermer sa boîte, se taire. « Allons,
ou de la Morgue ». [Murger.] silence, ferme ta boîte. —
(Mil.)
Bohème Q s. m. Celui qui mène la Coucher à la boîte, coucher à la
vie de bohème. salle de police. —#
Boite à ou-
Boileau s. m. Soulier percé (ca- vrage, l'endroit où l'on introduit
lembour). le spéculum. —
Boîte à viande,
Boire v.a (thé.) Boire du lait, être cercueil. —
Boite à Pandore, boîte
heureux d'un succès remporté. —
qui renferme de la cire pour
(Thé.) Boire une goutte, être sifflé. prendre les empreintes des ser-
Boire de Vencre, arriver pour rures. —
Boîte àpantes, lupanar.
boire quand tout le monde a fini. —
Boîte à signes, gilet.
— Boire à la grande tasse, se Boiter #
v.n. Boiter des châsses,
noyer. Q Boire un bouillon, subir être borgne ou loucher.
une perte.— (Obsc.)<( Femme qui Bolduc
boit à même la bouteille ».
O
s.m. Ruban rose en co-
ton, qui sert à faire des paquets.
Bois O s-m- Etre dans ses bois, être Bolivar Q
s. m. Chapeau évasé,
dans ses meubles. — Etre du bois (1820).
dont on fait des fliUes, être ac- Bombe Q
s.f. Entremets glacé. —
commodant, de bonne composi- (Mil.) Partir en bombe, aller en
tion. — a On n'est pas de bois », partie de plaisir, faire la fête.
la nature réclame ses droits. —Bombé O
s. m. Bossu.
BON. — 41 — BONNETEUR.
Bon (V) s.m. #Bon, victime desi- annoncer une vente, un spectacle,
gnée pour un vol. —
Avoir bon, — Boiîisscurde la batte, témoin à
prendre en flagrant délit. Etre — décharge.
lebon, arrêté, accusé et coupable. Bonjean (O.) O s. m. Cocu.
—O (Typ.) Bon à tirer, mots in- Bonjour s.m. Faireson bonjour (O.)
diquant' que tout est bien, qu'on Communier. —
Vire bonjour à
peut tirer. — Mon bon, terme sa moitié, acte charnel ;= Donner
d'amitié. — ISous sommes des bons, Vaubude. —
% Voleur au bon jour;
= Il y a du bon, ça va bien, = honjour'iPr, voleur qui s'intro-
nous sommes sauvés. duit le matin dans les hôtels
Bonbon s.m. Bonbon à liqueur garnis pour opérer.
ou fondant, écrouelle. Bonne O s-f-
Prendre unechos" à la
Bonbonnière O s.f. ||
1. La nature
bonne, l'accepter avec plaisir.
de la femme. || 2. Jolie petite mai- Avoir quelqu'un à la bonne, se dit
son. de q.q. qui plaît.
Bonde = Baude v.c.m. —
Les Bonnet Q
0s.m. \\ l.Jeu de bon-
bondes, maisons centrales. neteau (V.c.m.) qui consiste à faire
O
Bondé a. « C'était bondé,-»^ rempli, l)asser la carte de dessus à la place
(plein comme un tonneau jusqu'à de celle de dessous. 2. Ligue se- ||

la « bonde. ») crète entre plusieurs ouvriers d'un


Bon-Dieu s.m. (mil.) Poignard, atelier. 3. Bonnet d'évéquc ou
||

sabre (la lame et la poignée for- As de pique, croupion d'une vo-


ment une croix). —
// n'y a pas laille, serviette pliée atl'ectant la
de bon Dieu, il le faut. forme d'un bonnet d'évêque. |1
Bondieusard s.m. 1. Dévot.
|I
4. Bonnet de coton, bonnetier. —
Il
2. Fabricant d'objets de piété, Bourgeois arriéré aux idées ,

chasublier. étroites. I| o. Bonnet de nuit, per-


Bondieuserie s.f. Articles de sonne triste et morose.
piété. Bonneteau Bonnet = s.m. Q
Bonhomme s.m. Se mettre dans
O Jeu de bonneteau, sorte de jeu de
la peau du bonhomme, être bien le cartes, qui n'est le plus souvent
personnage qu'on veut représen- qu'un tour de passe-passe où le
ter. — Creuser son bonhomme, in- joueur est dupé par le banquier
terroger q.q., l'observer, l'étudier ou bonneteur. Celui-ci opère gé-
pour savoir ce qu'il vaut ou ce néralement dans la banlieue de
qu'il pense. — Se secouer le bon- Paris et dans les trains qui re-
homme, onanisme. viennent des course-s. Le bonne-
Boniment Q s.m. Discours, an- teur a trois cartes toilées, trois as
nonce verbale d'un spectacle, ra- par exemple il les fait passer;

contars. De bonir, parler. avec dextérité les unes sur les


Bonimenter Q v. Expliquer, ra- autres. Le joueur doit désigner où
conter. se trouve l'as de trèfle. (Il y a tou-
Bonique s.m. Vieillard. jours un compère qui connaît l'as
Bonir # v.a. et n. Dire, parler, de trèfle, fait un pari et gagne).
raconter. — Bonir au ratichon, se Voy. Consolation.
confesser. Bonneteur O
s.m. Joueur de bon-
Bonisseur s.m. Péroreur, celui neteau, qui opère principalement
qui fait le boniment à la porte pour dans les trains de courses (il est ;
BONNETON. — 42 — BOUCHE-TROU.
généralement doublé d'un soute- Botter 0v.a. Came botte, cela me
neur).
Bonneton Q s. m. Bonnetier.
I

va, cela me convient. Botter le —


cul, donner des coups de pied au
Bonnichon s. m. Chapeau de derrière.
femme du fr. bonnet.
; Bottoche # s. m. Fusil.
Bono adv. Bon, bien. Bouant m. Cochon (il se vautre
s.
Bonze Q m. Personnage qui pon-
s. dans la « boue ».
tifie v.c.m. Le bonze estun prêtre Boubane s.f. Perruque.
chinois. Boubouille0 s.f. Mauvaise cuisine.
Bookmaker O
(sport) s. m. Indi- Bouc s. m. Homme lubrique.
vidu qui tient les paris aux Boucan = Bousin Q m. Bruit, s.
courses. Ang. book, livre, et to vacarme. — Faire du boucan, faire
make, faire, d'où maker, faiseur. un scandale bruyant; du latin
Boquabelle s.f. Bouche. buccinus et du grec BjzavT], trom-
Borde s.f. Maison de campagne. pette. En provençal, bousin, m. s.
Bordée s.f. Etre en bordée, tirer Boucanade # s.f. Corruption d'un
une bordée, s'amuser,faire la noce. juge ou d'un témoin. Coquer la —
Borgne (le) s. m. 1. L'anus. ||
boucanade, corrompre.
[|
2. As. Le borgne dans V herbe à Boucaner v.a. et n. 1. Puer, ||

la vache, Tas de trèfle. m. à m. sentir le bouc. 2. Cor- ||

Borgner v.a. Regarder. rompre J.d.m. sur boucaner, fu-


;

Bosch == Boche s. m. Allemand. mer; bokking en holi. veut dire


Boscot s. m. Boscote s.f. Bossu, hareng saur. [Timmermans.]
bossue. Boucaneur s. m. Vaurien,
Bosse O s.f. Se flanquer, se fiche homme qui fréquente les mau-
une bosse, s'enivrer, manger beau- vais lieux.
coup, prendre avec excès. Se — Boucanière s.f. Femme dé-
fiche une bosse de rire, rire beau- bauchée.
coup. —Rouler sa bosse, aller de Boucard s. m. Boutique.
tous les côtés, changer de place. Boucardier s. m. Voleur qui
— Tomber sur la brosse ou sur le dévalise les boutiques. Boucar- —
poil, battre q.q. dier gambilleur, colporteur.
Bosselard (écol.)
haut de forme.
s. m. Chapeau Bouche Osf. A bouche que veux-

tu, en abondance. Avoir la
Bosseler (se) Q
v.pr. Se bosseler bouche en cœur, parler avec affec-
le tube, se friser les cheveux. tation, préciosité.
Bossmar # s.m. Bossu. Bouche-rœil s. m. Pièce de
Bossus (thé.) m. pi. Il y a des bos- monnaie.
sus, on va siftler. Boucher s. m. Chirurgien.
Botte O Proposer la botte, ce
s.f. Boucher O ^'•^- 6t n. Boucher un
qu'on appelait au xviii'' siècle la trou, donner un acompte sur une
chosette. dette. —
Etrebouché, avoir l'esprit
Bottes s.f.pl. A propos débottés, borné. Boucher un coin à q.q.
à propos de rien. Graisser les — le faire taire brusquement et
,

bottes, donner le viatique extre- m quelquefois le battre, mettre à la


mis. —Graisser ses bottes, se pré- raison.
parer à partir. —
Des bottes, des
- Bouche-trou s. m. 1. Q Personne
quantités. ou chose qui n'est utile que lors-
BOUCHON. — 43 — BOUGRE.
de remplir une lacune.
qu'il s'agit Boudinage s. m. Réveillon où
2. (Thé.) Artiste qui joue les l'on mange du boudin.
bouts de rôle. Boudiné O s. m. = Gommeux.
Bouchon s. m. 1. = Pouchoji Jeune élégant ridicule.
= Pochon. Bourse,
|1

poche. ||
Boudiner (art.) v.n. Dessiner les
2. Bouteille de vin cachetée. objets ou les membres en leur
(J. RicHEPiN.) ]] 3. Dix ans de donnant la forme d'un boudin
prison. || 4. Bouchon de carafe, rond et uni.
diamant faux de dimension Boue s.m. Trou.
exagérée. Boueux s. m. \. Celui qui ra- ||

C'est ainsi que Sarah Bénihard masse les ordures sur la voie
Comme l'on a des Saint-Bernard, publique. 2. (Typ.) Caractère
||
Des éli^plianls ou des girafes,
A trois lionceaux familiers,
d'imprimerie qui ne vient pas
Dont un seul coule des miliers nettement.
(F^rix fort) de bouchons de carafes. Boufifard s.m. Fumeur.
(E. Bergerat.)
Bouffarde O
s.f. Pipe (on fumant
Bouchonner (O) v.a. Bourrer. on envoie des bouffées de fumée).
Donner des coups de poing (arg. Bouffarder v.n. Fumer la pipe.
des cochers). Bouffardière s.f. |] 1.0 Fumoir.
Bouclage s. m. || 1. Arrestation. 2.
Il
Cheminée.
Il
2. Fermeture. Il
3. Menottes, Bouffe-la-balle s.m. Homme
lions. boufti. goinfre.
Boucle s.f. Se seirer la boucle, Bouffer v.a. et v.n. manger. =
se priver de manger; se serrer = Bâfrer, manger goulûment. —
le ventre. Bouffer labotte, bouffer son carme,
Boucler v.a. || 1. Fermer, pour manger son argent. Bouffer le —
bâcler, fermer une porte avec un chat -=2 Faire minette (obsc). —
bâton ; en prov. baclar fermer, du Se bouffer le nez, se mordre le
lai. baculus, bâton. Boucler ses — nez, dans une rixe, et par ext.,
rnircttes,fermer les yeux. 2. || se battre . —
Bouffer de la boîte
Enfermer, emprisonner. « Le (mil.), faire de la prison.
grand Charles a été bouclé par la Bouffeter v.n. Bavarder.
rousse. » 3. Boucler sa bavarde, Bouffeur
||
s.m. Mangeur.
se taire. Bougette s.f. Poche.
Bouclette # s.f. Serrure. ses bougettes pleines d'argent.
Boucon (O) # s. m. Poison. Le bou- [Rabelais].
can du Lombard (O), 1556). Bougie0s.f. l.Canne. ||2.Pièce
Il

Bouder v.a et n. Bouder à la de cinq francs en argent (elle


besogne, travailler sans goût, sans éclaire).
courage. —
Bouder sur'le mastic, Bougon = Bougonneur O s.m.
n'avoir pas faim, manger difficile- Grognon ; du vx mot bouquer,
ment; de mastication, mâcher. gronder. (Larchey.)
Boudin s. m. \\ \. Verrou (il est Bougre s.m. Ij l.Èpithèle popu-
souvent rond comme un boudin). laire. Bon ou mauvais bougre, bon
Il
2. Les boudins, les doigts gros ou mauvais garçon. Bougre à —
et ronds. 3. Estomac. Se remplir
|1 poils^ homme solide et énergique.
le boudin, manger. 4. Faire du || Il
2. Jurement. « Ah bougre! j'ai
boudin, verser 'le sang. perdu 1 » Du vx fr. boulgre, albi-
BOUGREMENT. — 44 — BOULOT.
geois. « Frère Jacques, inquisiteur 3.Chien bouledogue (abrév.).
des boulgres de la province de — Avoir
Il

les yeux en boules de loto,


France »* (Ducange.) || 3. Pédé- avoir de gros yeux proéminents.
raste. — Boulejaune, potiron, citrouille.
Bougrement adv. Beaucoup, — Boule de son [mil.) pain de mu-
très. « Il est bougrement fort. » nition.
Bouif a. et s.m. || 1. Faiseur Bouleau s.m. Travail.
d'embarras. [] 2. Mauvais ouvrier, Boulendos s.m. Bossu.
= savetier. Bouler 0v.a. Pousser, rouler. —
Bouillabaisse Q s.f. Mélange Envoyer bouler, refuser, envoyer
hétéroclite du m. fr.; soupe faite promener, renvoyer. Bouler —
avec différents poissons. quelqu'un, le battre.
Bouillon s m. Bouillon aveugle, Boulet O
s.m. Traîner son boulet,
bouillon sans yeux qui manque de traîner après soi q.q. ou q.q.c. qui
graisse. —
Bouillon de canard, vous est à charge, qui est lourd à
eau. —
Boire un bouillon, perdre supporter. —
Boulet à côtes ou
de l'argent dans une affaire. — à queue, melon.
Bouillon pointu, lavement. — Boulette Qs.f. Faire desbouleftes,
Bouillon qui chauffe, pluie mena- faire des bêtises, des erreurs. J'ai
çante, lorsque le soleil luit sur un fait une boulette, j'ai eu tort de
ciel nuageux. —
Bouillons (pi.), faire cela cette phrase implique
;

les articles qui restent en maga- un regret.


sin, les journaux, les livres de- Boulevardier Q s.m. Habitué du
venus invendables. Bouillon — boulevard. — Esprit boulevardier,
gras, vitriol du nom de la femme
; l'esprit parisien du boulevard.
Gras, qui jeta du vitriol au visage Boulevardière Q s.f. Femme ga-
de son amant. lante qui fréquente les boulevards.
Bouis s.m. Fouet. Boulin 9 s.m. Trou fait à la bon-
Bouis-bouis # s.m. I|
1. Marion- llnoire, v.c.m.
nette. Il
2. C«6om/o^, établissement Bouline # s.f. Collecte entre fi-
infime. lous.
Boulange s.f. ||
1. Boulangerie. Bouliner # v.a. 1. Percer un ||

Il
2. %
Boulange aux faffes, la trou. Voler en se servant de
Il
2.
Banque de France. la boulinoire comme instrument
Boulanger s.m. 1 Le diable, ||
. d'effraclion. 3. Déchirer. || 4.
||

(il fait cuire les âmes). 2. Char- ||


Blanchir.
bonnier, par iro. || 3. Remercier O Boulinguer v.a. H i. Diriger,
son boulanger, mourir. conduire, j] 2. # Déchirer.
Boulangisme Q
s.m. Opinion fa- Boulinoire # s.f. Vilebrequin.
vorable à la politique du général BourMich' O n- V^- Boulevard
Boulanger (i 887-88). Saint-Michel.
Boulanglste Q
s.m. Partisan du Boulon 9
s.m. Vol au boulon, \o\
boulangisme (1887-88). exécuté avec un crochet par le
Boule s.f. 1. Fête foraine. || 2.
Il
trou du boulon à la devanture
Tête, il a perdu la boule, il est d'un magasin.
fou. —
Boule de son, figure ayant Boulonner v.n Travailler.
des taches de rousseur. Boule — Boulot s.m.. Boulotte s.f. Per- Q
de neige, un nègre, par opposition. sonne petite et grosse, m. à. m.,
BOULOTTAGE. — 45 — BOURRIER.

ronde comme une boule. « Une même, arrogant avec les faibles,
petite boulotte.» —
Pain boulot, avec cela poltron rétrograde.;

pain rond presque comme une Croutelevés et marmiteux


boule. De Nevers, de Chartre ou de Tulle,
Spatalocinùdes piteux,
Boulottage O
s. m. Nourriture, re-
Couverts de gale et de pustule,
pas, banquet. « Un boulottage épa- Ce bourgeois qui récapitule
tant. » —
Houlottatje dec... (obsc.}. — Etant ladre, mais foliclion, —
Boulotter Q
v.a. et v.n. manger.
Le quantum de votre sportule.
C'est de la viande de cochon.
Ça boulotte, ça va à peu près,
assez bien. —
Boulotter le chat,
[Laurent Tau-HADe]

(obsc). Bourgeoise s.f. la bourgeoise^


^Boum! O (int.) Cri par lequel le la patronne d'une maison. L'époux
femme
garçon annonce au consomma- aj)pellc sa la bourgeoise.
teur qu'il s'apprête à le servir. Bourgeron s. m. Petit verre
Garçon, un bock!
<c — Boum!\o'i\ii, d'eau -de-vie.
monsieur. » Bourguignon (le) # n.pr. Le so-
bouquets Venir par
(typ.) s. m. pi. leil.
bouquets, marquer plus dans cer- Bourlingue s.f. Etre dans la
tains endroits que dans les autres, bourlingue, dans une position
— Voilà le bouquet! le dénoue- gênée, précaire.
ment, bon ou mauvais. Bourlinguer va et n. Vivre
Bouquine O
s.f. Barbe sous le péniblement.
Bourlingueur
menton comme les poils d'un s. m. Qui a de la
bouc. peine à vivre.
Bourbe (la) n.pr. Hôpital de la Bourrache s.f. Cour d'assises.
Maternité. Marguiller de bourrache, juré.
Bourbeux s. m. Paysan. De la bowrache, ennuyeux. Faire
Bourbillons O(écol.) s. m. pi. Duvet de la bourrache, se mettre en co-
qui s'attache à la plume et qui lère (m. à m. être bourru).
empêche de former les lettres. Bourrasque s.f. La ratlede po-
Bourbon s. m. Nez bourbon, nez lice.
dont laforme est particulière à la Bourre-coquins s.m.pl. Hari-
famille des Bourbons. cots.
Bourdeau s. m. Bordel on di- Bourre-de-soie
;
s.f. Femme
sait aussi bordeau ou bordeaux. richement entretenue.
Bourrée s f Coups de poing.
.

Par force en nos maisons violèrent nos filles, Bourreur (typ.) s. m. Bourreur de
D'où na<]uit le bourdeau, qui seslevant debout,
lignes, compositeur qui complète
A l'instant comme un Dieu, sestendit toutpar-
[tout. un texte à la dernière heure. —
Le bourreur de pègres, le code
(M. Régmer, Sat.xi).
pénal.
Bourdons.m. l.#FiIlepublique.
|j
Bourriche s.f. Niais. 1|
4. —
2. (typ.). Ligne ou mot oublié
Il
Femme riche 2. Tête.
et niaise. ||

par le compositeur. Bourrichon s. m. Tête. Se mon-

Bourdonniste (typ.) s. m. Compo- ter le bourrichon, s'illusionner, se


siteur qui faitdes bourdons, v.c.m. monter la tête.
Bourgeois s. m. Homme par- Bourricot voy. Kif-kif.
venu, égoïste content de lui- Beurrier 0^ s.m Fumier, . tas
BOURRIQUE. BRADER.

d'ordures.— Baquet à ordures. teille, se dit d'une chose promise


Bourrique Dénonciateur,
s. t. qui ne se fait jamais. Avoir un —
agent de police. — Faire tourner- coup de bouteille, être un peu gris.
en bourrique, ahurir, étourdir, Bouterne s.f. La bouterne est
stupéfier, abrutir. une boîte vitrée où sont exposés,
Bourriquer #v.a. |1
1. Dénoncer. aux foires de villages, les bijoux
Il
Goïter (obsc).
2. destinés aux joueurs que la chance
Bourser (se) v.pr. Se coucher. favorise. Le jeu se fait au moyen
Boursicoter O
v.n. Jouer à la de huit dés pipés. Il est tenu par
Bourse. une bouternière, qui est le plus
Boursicoteur =i:BoursicotierO souvent une femme de voleur ».
s. m. Celui qui joue à la Bourse. (VlDOCQ.)
Boursier O s. m. Celui qui tra- Bouternier s. m. Voy. Bou-
vaille à la Bourse. tcrne.
Bouscaille O s.f.Boue. Boutique s.f. Il
1. Maison mal
Bouscailleur # m. Qui ramasse
s. tenue, mal achalandée. « En
la boue, les ordures sur la voie voilà un bazar, quelle boutique! »
publique, balayeur. Il
2. Etui que les bouchers s'atta-
Bouse s.f. Bouse de vache, plat client au côté pour mettre les
d'épinards. outils. Il 3. Etre de la boutique :=:
Bousiller v.n. Travailler vite et Etre du bâtiment, v.c.m. || 4. Al-
mal. lons, il faut fermer boutique, il
Bousilleur s. m. Gaspilleur, faut cesser et s'en aller. 1| 5. Mon-
mauvais ouvrier. trer sa boutique, se dit lorsqu'une
Bousin s. m. Il 1. Il Boucan, va- femme tombe et qu'on aperçoit
carme, bruit. Il 2. Lupanar. ce qui ne se montre pas ordinai-
Bousiner v.n. Faire du bruit, rement, {pro pudor).
du vacarme, du scandale. Boutoge voy. Boutanche.
Bousineur s, m. Tapageur. Bouton O —
s. m. Chatouiller lebou-
Bousingot0 s. m. || l .voy. liowsi- ton (obsc). Bouton depieu, pu-
ïiewr. ||2. Cabaret de bas étage. naise, (Rigaud) allus. de forme.
Boussole s.f. Tête, cerveau. Boutonnière Q
s.f. Petite bles-
Perdre la boussole, perdre le Nord sure qui fait une ouverture à la
ou la tramontane, devenir fou. peau comme une boutonnière.
Boustifaille Q
s.f. Nourriture. Boutord s. m. Tabac à chiquer.
Ce qu'il faut pour la bouche ». c< (M. à. m. Bout tordu.)
[TlMMERMANS.]
Boustifailler
Box O s. m. Mot ang. qui signifie
v.n. Manger. stalle d'écurie.
Bout s. m. Bout-coupé, Israélite Boxon s. m. Lupanar.
(allusion à circoncision).
la — Boye s. m. Gardien. Vx mot
Bout de cul, petit individu. Be- — qui désignaitle bourreau du bagne.
cevoir son bout (arg. des tailleurs), (En ital. boja, bourreau, littérale-
recevoir son congé. ment: serviteur, sergent en holl.
= Boutange 9
;

Boutanche s.f. bode, domestique.) "[Timmermans.]


Boutique. Courtaud de boutanche, Brac # s. m. Nom propre.
employé de magasin. Brader v.a. Vendre de vieilles
Bouteille s.f. (Mar.) Latrines. choses au rabais. A Lille, le se-
(Larchey.)-— o Avoir de la bou- cond lundi de la foire, (en sep-
BRAILLARDE. — 47 BRICOLE.
tembre) est jour de la braderie,
le mouche, mauvais estomac. —
chacun vend sur le trottoir les Avoir le bréchet dans les gadins,
vieux objets dont il veut se débar- avoir faim, m.<àm. avoir l'es-
rasser. Cette vieille coutume tomac dans les talons. En ail. —
donne ce jour-Là un aspect très brechen, rompre.
l)ittoresqueà la ville. (Ang. to bar- BréchetellesQ s. m. pi. Espèce de
tcv, troquer.) gâteau sec et cassant qu'on mange
Braillarde # s.f. Caleçon. Du vx dans les brasseries. Ail. Bretzelf
mot braies, culottes. de brechen, casser.
Braire v.n. Pleurer. Bredoche s.f. Centime.
Braise s.f. Argent, monnaie. Bredouille Q
s.f. Etre bredouille,
L'or est couleur de braise incan- rentrer bredouille, rentrer de la
descente. chasse sans avoir rien tué, avoir
Braiser v. n. Payer. manqué une affaire ne pas ,

Braiseur s. m. Homme prodi- avoir réussi dans ce qu'on cher-


gue. chait. De berdouilles, intestins :

Brancard s. m. Fille publique ennuyé, cm... [Ti.mmeh.mans].


(vieille). —
Bras « Je me con- Brëguilles
; s.f. pi. %
Pierreries,
nais en brancards de dames, c'est joyaux. Corr. de broquille, v.
pas ça du tout. » [Macé, Mon pre- cm. (2).
mier crime.] —Serrer le brancard, Breloque s.f. Pendule. Battre —
serrer la main (comparaison du la breloque, avoir le cerveau dé-
bras avec un brancard).
;

Bran- —
traqué comme une vieille pen-
card de laine, membre paralysé. dule.
Branche Q s.f. Ma vieille branche, Brème #
s.f. Carte. Maquiller les
mon vieux camarade, mon vieil brèmes, jouer aux cartes. Brème —
ami. de paquelin, carte géographique.
Brancher V. a. etv.n.0 Accrocher. Etre en brème — Etre en carte^ =
(O) # Pendre. être inscrite à la préfecture et
Brandillante =
Brandilleuse avoir une carte de prostitution.
s.f. Clociie, sonnette. Brêmer %
v. Jouer aux cartes.
Branlante s.f. Pendule. Cloche. Brémeur %
s.m. Joueur de cartes.
Branlezinc s. m. Carillon. Brémier %
s.m. Fabricant de.
Branque s. m. Ane. S.pr. et fig., cartes.
imbécile. Bressant Q n.pr. Coiffure Dres-
Braquemart s. m. Membre sant. Genre de coiffure comme
viril. la portait Bressant, artiste du
Bras a. Grand. — Avoir le bras Théâtre-Français.
long, être tout-puissant, influent. Bribauder %
v.n. Vagabonder; ce
Brasser v.a. Falsifier. Brasser mot se trouve avec ce sens dans
des faffes, faire de faux papiers. le glossaire genevois de Jean
Brasset % a. Gros. Humbert.
Brave (O) s.m. Faire le brave, Bricabracologue Q
s.m. Collec-
menacer. tionneur de vieilles choses, ama-
Bréchet O s.m. Estomac, «De pe- teur de bric-à-brac.
titesbrassières qui ne leu venont Bricard s.n. Escalier.
pas jusqu'au brichet. » [Molière, Bricheton s.m. Pain.
Le festin de Pierre]. Bréchet # Bricole s.f. Petite chose, travail
BRICOLER. — 4 — RRISEUR.
mal payé. C'est de la bricole, ça dans une école ou au régiment.
ne vaut rien. Brin, branche, en On brise les nouveaux arrivés
ang. sprig. [Timmermans]. comme on fait d'une chaussure
Bricoler v.a. et v.n. Travailler neuve qu'on veut accommoder à
à des riens, à des bricoles, v.c.m. ;
son pied. Ang. to break a horse,
passer d'un travail à un autre, ne dresser un cheval.
pas faire grand'chose de bon. Brimard (B) s. m. % Bourreau,
Bricoller Q © v.a. Sacrifier à voy. brimade.
Vénus. Brimer Q v.a. Infliger une brimade,
Bricoleur s. m. =z Bricolier. v.c.m.
Celui qui bricole, voy. bricoler. BrimeurO s. m. Celui qui inflige
Bricule #
s. m. Officier de paix, une brimade, ceux qui la font
pour circule, mot déf. ; l'officier subir.
de paix circule et fait circuler. Brindezingue 0a. |1 Livre. « /i
Bride s. f. 1.0 Chaîne de montre.
|| estenbrindezingue. Il est dans les
Il
2 #
Menottes. 3 Chaîne de || # brindezingues ». Du vx mot brinde,
forçat. libation, et zing, en arg. comp-
Brider % Interdire, dé-
v.a. || 1. sur le zing
toir, « fiotVe )>. || 2.
fendre. Brider la lourde, interdire Voy. Bastringue (2).
la porte. —
Etre bridé à la clé, Bringue s.f. Une grande brin-
être en interdiction de séjour. gue, femme nonchalante et dé-
Il
2. Ferrer un forçat. gingandée ; du prov. bringo;
Bridoux % s. m. Fou.
Grande bringo, dounas vous gardo.
Briffe 9
s.f. Nourriture, pâture,
[J. Foucault.]
mangeaille, subsistance, pain. Pas-
ser à briffe, aller manger. Var. de Mettre en bringues, mettre en
brouter. [Timmermans], morceaux: briser; de Tall. bre-
N'importe où nous nous empâtons chen, m. s.
D'arlequins, A'briffe et d'rogatons.
(J. RicHEiMN, Ch. des Gueux).
Brioche Q voy. boulette.
Briolet s. m. Piquette, petit vin
Briffer V.n. Manger. Engr. cpépS'o, de Brie. [Larchey.]
je mange. [Timmermans.] Énfr. brif- Briquet s-"^- ^oy* Battre (14). Q
fer, bouffer, manger avidement. Brisacque0 s.m. Vacarme à tout
Brigadier s. m. 1. Chef des briser.
jl

garçons dans un grand établisse- Brisant s.m. Vent. (Du fr. brise, #
ment public. 2. Gemdre, pre-
Il
=
vent léger.)
mier garçon boulanger. Briscard s.m. Vétéran, vieux
Brigands s. m. pi. Cheveux; par troupier (il porte des binsques,
j.d.m. sur bringe, brosse. v.c.m.); par ext., ancien, vieillard.
Brigante % s.f. Perruque, voy. Lat. priscus, ancien.
Brif/ands. Briser Q
v.a. i.Se la bnser, s'en
|
[

Brigeants s. m. pi. Voy. Bri- aller, s'enfuir. <( Briser ou brûler


gands. la politesse. » || 2. (Typ.) Inter-
Brignolet m. Pain.
s. rompre le travail. ||
3.'
# Escro-
Brillard # s. m. Pièce d'or, (elle quer.
brille). Briseur s.m. Celui qui achète
Brimade O Épreuve vexatoire
s.f. de la marchandise et qui disparaît
infligée aux nouveaux arrivés, sans la payer, il se la brise.
BRISQUARD. — 49 — BROYER.
Brisquard s. m. voy. Briscard. boucle d'oreille. On trouve dans
Brisque s.f. || 1. Galon,
(mil.) Villon Brocquans avec ce sens.
chevron. Vieille brisque y vieux Il 3. Chose sans valeur. N'en pas
^ troupier. 2. # Année. faire une broquille, ne rien faire
Brisure
||

s.f. (typ.) Temps d'arrôt du gr. ppa/uç, petit. Vol à la — ;

«5^ dans le travail. # Escroquerie. broquille voy. broquillage.


!^ Voy. Briseur. Broquilleur' s.m. Voleur qui
Brobuante # s.f. Anneau, bague. vole les bijoutiers en substituant
Broc0 s. m. voy. bredoche. le strass au diamant. [Colombey.]
Brocante s.f. Brocantage, du Brosse s.f. ||
1. voy. Zu^ H 2.
vx.m. brocante, perche où l'on (Typ.) Imprimer à la brosse, im-
suspendait la marchandise. — primer sans presse.
Bague. Brossée O s.f. Raclée, s.pr. et
Broche O s.f. Petite valeur com- fig. Recevoir une brossée, perdre
merciale. beaucoup de parties au jeu.
Broches Dents. Broches
s.f. pi. Brosser Q v.a. Brosser quelqu'un,
rouilk'es^ dents gâtées. le battre, s. pr. et fig. Brosser
Brochet s. m. Souteneur. Brochet quelqu'un aux dominos, au jacquet,
à la mie de pain, jeune souteneur. le gagner. —
Se brosser le ventre,
Brocquans (V) s. m. pi. Bagues, ne pas manger, et par ext., se
joyaux, bibelots, petits objets; du passer d'une chose, se brosser.
^ bas lat. abrocator, qui désigne Brouée s.f. ||
1. Correction, jj

^ celui qui fait le commerce de ces 2. Fuite. « Tous mes grains ont
objets. pris la brouée ». {Vie de saint
Brodage # s. m. Ecriture. Christophe, Mvstère de maître
Brodancher v.a. Broder. = Chevalet, Grenoble 1530.)
Ecrire. — Brodancher la couenne, Brouer #
v. a. Transporter, ce
'^ tatouer. mot a fait le mot fr. brouette.
Brodancheur m. Brodeur. s. Brouillard s. m Chasser le brouil- .

1. Brodancheur à
Ecrivain, 2. lard, prendre un verre le matin.
Il

la plaque, aux macarons, à la cym-


jj

=: Tuer le ver. Etre dans les —


bale, notaire, huissier, à cause brouillards, être légèrement ivre.
des panonceaux qui sont à la Faire du brouillard, fumer.
porte. Il
Tatoueur.
3. Brouillotte s.f. # La nuit.
Broder # 1. voy. Brodancher \.r.
||
Broussailles s.f.pl. Etre dans les

Il
2. Exagérer. « Broder une his- broussailles, être ivre. Che-
toire. » veux en broussailles, cheveux en
Brodeur voy. Brodancheur s. m. désordre.
Brodeuse s.f. 1. Pédéraste. || Brouta(St-C.)s.m.Discours=I<aïus.
11
2. Plume pour écrire. Du nom d'un professeur excellent
Bronze (St-G.) s. m. Artilleur, ar- orateur.
tillerie. Brouter0v.a. H l.Manger. jj
2.Gro-
Broquillage % s.m. Tromperie qui gner.
consiste à vendre du strass pour Broutiller Q
v.a. et n. Parler de
du diamant, du cuivre pour de For. choses sans importance, de vé-
JBroquille s.f. H 1. Minute. Deux # tilles.
plombes trente broquilles, deux Broyer Q v.a. Broyer du noir,
heures trente minutes. H 2. Bague, être triste, chagrin, ennuyé.

4
BRUAiNT. — 50 — BUVEUR.

Bruant (B) # s.m. Le tonnerre ;


rage et acharnement. — Se bû-
pour bruyant. cher, se battre.
Bruge #
s.m. Serrurier. Du vxfr. Bûcherie s.f. Lutte, rixe, ba-
bruger^ frapper. taille.
Brugerie s.f. Serrurerie. Bûcheur s.m. Travailleur
Bruit (O) s.m. Renom, re- acharné.
nommée. Budgétivore O s.m. Celui qui vit
Brûlage s.m. Débâcle. aux frais de l'Etat, sans rendre
Brûlant # s.m. Foyer, feu. [J. Ri- des services suffisants il grève le :

CHEPIN.] budget.
Brûlé a. |1 1. Usé. Je suis brûlé Buenretiro Q
s.m. |[ 1. Maison de
chez mon tailleur, mon crédit est campagne 2. Cabinet d'aisances.
||

fermé, jl 2. Démasqué. « Le truc Motesp., bonne retraite.


est découvert, il est brîilê. )> Buffet s.m. Corps humain,
Brûlée s.f. Correction. ventre. —
Danser devant le buffet^
Brûle-gueule s.m. Pipe si n'avoir rien à manger. Rémou- —
courte qu'elle brûle la bouche du leur de buffet, joueur d'orgue.
fumeur. Buif0 s.m. Cordonnier.
Brûler O \.B,.Enbrùler une, fumer Buquer v.n. 1. Voler dans
une pipe, une cigarette. Brûler — une boutique en demandant de la
||

une voiture, la dépasser avec une monnaie. [Vidocq.] Yoy. Boucard.


autre. — B^mler les planches, jouer Il
2. Battre très fort comme
la comédie avec verve, entrain. avec une bûche, dérive de bûcher
— Brûler du sucre, lorsqu'on a dû m. s.
subir un spectacle répugnant, été Bureau (mil.) s.m. Bureau arabe,
en contact avec un individu taré, absinthe avec de l'orgeat, (en
on dit brûlons du sucre, comme
: Afrique). —
Bureau d£S pieds,
on ferait pour assainir un endroit salle de l'anthropométrie à la pré-
infecté. —
Brûler la politesse à fecture de police.
quelqu'un, s'en aller sans l'aver- Burettes s.f.pl. Paire de pis-
tir. —Vous brûlez! vous appro- tolets.
chez du but, vous y êtes presque. Buriner v.n. = Bûcher. Tra-
Ça brûle, vous êtes sur le point de vailler.
trouver. —#
Brûler le pégriot, Burlin =
Burlingue s.m. Bu- 9
effacer la trace d'un vol. reau. —
Burlingue du quart, com-
Brulotte #
s.f. Lanterne. missariat de police.
Brunette # s.f. La nuit. Burnes s. f. pi. Testicules.
Brusslon (B) s.m. Maréchal. Bustingue #
s.f. Hôtel garni.
Brutal (V)s.m. Canon. Faire tousser Butre #
s.m. Plat.
le brutal, tirer le canon. Butte (la) # s.f. L'échafaud.
Bu a. Etre bu, être gris. « Tsuis Butter v.a. Il
1 . Tuer, assassiner.
bu. » Il
2. Guillotiner.
Bûche s.f. Allumette. Bûche Butteur s.m. || 1. Assassin.
plombante , allumette qui sent Il
2. Bourreau.
mauvais. Buyreur s.m. O Buveur d'encre, hu-
Bûcher 0v.n. Travailler avec cou- reaucrate.
— 51 — CABOTIN.

C. s. m. Etre un c, êlrc un Cabestan s.m. Agent de police,


imbécile, un niais, Abrcv.). officier de
paix. [Delvau.] Par
Ça pr. déni. —
C'est ça, c'est j.d.m. sur cabo, chien de garde.
bien, c'est très bien. Pas ça, — [TlMMERMANS.]
rien du tout. —
Il a de ça, il est Cabillot (mil.) s.m. Soldat à bord
riche, il est fort, il a de res})rit. d'un navire.
("elle phrase se complète généra- Cabinet s.m. Aller au cabinet,
lement par un signe explicatif. — aller à la selle.
Elle a de ça, elle a une opulente Câble s.m. Câble à rimouque^
poitrine. — Faire
ça Faire le = amarre de louée.
truc faire l'amour, se prostituer.
y
C'est le coup des hâleurs etdu câble à rimouque.
« Entre voler et faire ça, elle ai- (J. RiGHEPiN, la Mer.)
mait mieux faire ça.» [Ass. Zola.)
Cabo s.m. || 1. Abrév. de cabo-
Cab O
s. m. || 1. Voilure anglaise
tin,v.c.m. Il 2. Chien (de c/a6aa(f,
dont le cocher se trouve derrière,
qui a fait dabauder, crier, abover).
sur un siège élevé; c'est le tiacre
de Londres, jj 2. Abrév. de cabo-
Cabochard s.m. || \. téta.
tin, v.c.m. Il 3. Chien, abrév. Nous somm's rien balli nous (épatons !

Du cabochard AUX trottignollcs.


de cabo. (J. RiGHEPiN, La Chanson des Gueux.)
Cabande0s.f. Chandelle. Estour-
btr la cabande, éteindre la chan- Il
2. Chapeau. En fr. la caboche
delle. est un clou court à grosse tête.
Cabanon O
s. m. Maison de cam- Caboche s.f. Tête.
pagne en Provence. Entrant je me
heurte la caboche et le pié.
Gabks s. m. Vieux chapeau. Dont je tombe en arrière, estourdi de ma clieule.
— Vieux cabas, vieille femme (M. Régnieb, Sat. XI.)

mal attifée. Cabochon s.m. || 1. Bosse à la


Cabasser v.n. |I
1. Médire. tête produite par un coup. || 2.
Il
2. Tromper (vx fr.) j|
3. Voler. (Typ.) Vignette. || 3. (O) Cabochon,
Cabasseur s. m. Celui qui trahit de rubis (met.) Prépuce.
ses complices par ses indiscré- Cabosse s.f. =
Caboche. Tête.
tions. Cabot s.m. Il 1. Abrév. de cabo-
Gabasson s. m. Chapeau de tin, \. cm. li 2. Caporal. 3. Chien.
femme démodé. — Cabot du quart d'œil, secrétaire
||

Cabe || 1. voy. Cabo (2)


s.m. = de commissaire de police.
Cleb. Elève de troisième
Il
2. Cabotin O
s.m. Acteur. Ce mot &
année à l'Ecole normale. toujours un sens méprisant; de
Cabéce0 s.f. Tête. cabaust, auberge. [Ducange.] Les
Gabermon #
s.m. =: Caber- comédiens parisiens méprisent
muche. Marchand devin, désigne leurs confrères-ambulants réduits
l'établissement et aussi celui qui à jouer dans les cabots en pro-
le lient. Du fr. cabaret. vince.
CABOTINAGE. 52 CAFÉ.

Cabotinage s. m.Q Action de Cadavre s.m. ||


i. Corps hu-
jouer comédie., de cabotiner.
la main. Se refaire se le cadavre,
Cabotiner v.n. 1. Faire le métier
1|
réconforter. Promener son ca-
de cabotin, courir le cachet dans davre, se promener en tlânant.
les caboulots. 2. Fréquenter les
\\ Se garnir le cadavre, manger.
cabotins. Le cabot est le chien, Il
2. Méfait secret. Savoir oii est
ainsi nommé parce qu'il jappe, le cadavre, avoir la preuve que
c'est-à-dire exerce son javeau ou q.q. a commis une mauvaise ac-
gaviot pour aboyer. Par une allu- tion. Il y a un cadavre entre eux.
sion méprisante, il devient le nom il y a complicité. || 3. Bouteille
de l'acteur. Cabasser pour jaboter vide. Il 4. Jouer le cadavre, s'a-
rappelle également le gaviot ou charner au jeu après un banquier
la jappe. [Timmermans.] dans une période malheureuse.
Caboulot s, m. Cabaret infime. Cadelle #
s.f. Chaîne de montre.
Cabriole s.f. Cadène = Cadenne % s.f. Chaîne.
Faire la cabriole,
faire l'amour. <( La petite madame Du latin catena, chaîne, ce mot
Yigouroux faisait la cabriole du est français et désignait autrefois
matin au soir dans son charbon. lachaîne de fer servant à attacher
{l'Ass. Zola). » voy. Cambriole. les forçats. En fr. cadenas, ser-
Cabriolet s. m. \\ 1. Hotte de rure mobile.
chiffonnier. 1| 2. Corde mu- Cadet s.m. || 4. Derrière.
nie de deux poignées qui sert à Il
2. #
Paquet d'objets volés.
tenir les malfaiteurs par le poi- Fargué du cadet, chargé d'objets
gnet. Il 3. Trique. volés. 3. Il #
Instrument qui sert
Cabrioleur s. m. voy. Cam- à forcer les portes.
brioleur. Cadichon #
s.m. Montre (semble
Cabrion s.m Gamin méchant dériver de cadran).
et taquin. Cador s.m. Cabot. Chien.=
Cachan (O) n.pr. Aller à Ca- Cador du quart d'œil Chien du =
chan se cacher. (Arcueil-Cachan, commissaire, secrétaire de com-
J.d.m.) missaire de police.
Cachemar %
s.m. Cachot. Cadouille (mil.) s.f. Gourdin.
Cachemire Q
s.m. Torchon. Don- Cadran s.m. Montre. — Cadran
ner un coup de cachemire, essuyer. solaire, derrière.
« Garçon, un coup de cachemire )k Cadratin (typ.) s.m. 1. Morceau
— Cachemire d'osier, hotte; (se de fonte plus bas que les lettres
||

met sur le dos comme un chàle pour ménager des espaces blancs.
de cachemire.) 2. Chapeau haut de forme.
IJ

Cache-misère s.m. Yêtement Q


Cafard s.m. Avoir un cafarddans
ample qui cache de vieux vête- le choubersky =
être toqué, timbré.
ments qu'on use par dessous. Cafarde #
La lune (elle se
s.f.
Cachemite %
s.m. Cachot. cache parfois derrière les nuages).
Cache-laid=Cachenezs.m.(O)0 Cafarderv.n.etv.a. l.Q Espion- ||

Masque. ner, rapporter des propos malveil-


Cacher v.a Manger. lants, dénoncer hypocritement.
Cachet Q s.m. Soufflet, gitle. 2. Il
fmil.) Protéger.
Cacique (écol.) s.m. Premier de Café s.m. Prendre son café, rire
section ;
(Ecole normale.) aux dépens de q.q.
CAFETIÈRE. — 53 CALEBASSE.

Cafetière ©
s,f. Tête, visage. Se Caïman s.m. Mendiant. En fr.
mouiller la cafetière^ se griser. quémander, mendier.
Caire ("V) s.m. Argent, richesse.
« Oh<5 Durondard, tu t'es mouillé la caf-
!

tière. »
D'après A.Vitu, ce mot signifie
plutôt richesse et se confond avec
Cafignon (O). s. m. Puanteur. mine, apparence, d'où il dérive.
Gafiot s. m. Café mauvais. C'est en wallon la forme du mot
Cafouiller v.a. Chercher. Augm. lat. cara, venant du gr. xapa, tête :

de fouiller. fr. chère, signifiant visage.


Cage s.f. Atelier vitré. — Il na
Les dupos sont privez de Caire.
plus de mouron sur la cage^ il n'a (Villon.)
j)lus de cheveux sur la tôle.
Cageton # s. m. Hanneton. Caisse O s.L Battre la caisse, parler
Cagnardier (O) % s. m. Gueux. de soi, se faire de la réclame. —
Du lat. canis, chien. d'épargne,
Caisse bouche.
Cagne s.f. ||
1. Chienne hargneuse. Mettre à la caisse d'épargne, man-
Il
2. =: Cogne, v.c.m. |1 3. (O) ger. %
Caisse signifie» au milieu >»,
Prostituée. indication du honneteur à son
Cagner v.n. Etre lâche, pares- compère.
seux. Caisson (mil.) s.m. La tête. — Se
Cagnotte O s.f. || i. Bénéfice du faire sauter le caisson, se brûler
jeu réservé pour une dépense en la cervelle.
commun. || 2. La tirelire qui ren- Calabre s.f.#Teigne; défor-
ferme ce bénéfice. En fr. une ca- mation de « glabre » qui signifie
gnotte est un petit cuvier pour la dépourvu de poils, et de calotte,
vendange, en usage dans le Lot- m s.
et-Caronne. Calain s.m. Vigneron. Corr. de
Cagou #
(B) s.m. Lieutenant du Calvin.
grand Coe.sredans la confrérie des Calance (lyp.) s.f. Chômage.
gueux. Dans Targ. moderne, vo- Calancher 9 v.n. Mourir; [Riche-
leur qui instruit les autres. pin, Césanne] de caler, j m. s.
Cahuah s.m. Café, dans l'arg. des avec le suffixe anche.
soldats d'Afrique. Calande # s.f. Promenade.
Caillasse s.f. Graviers, cailloux. Calandriner v.a. Se promener-
Caille s. f. Caille coiffée, femme (faire une calande) =
polir l'as-
amoureuse. phalte. En fr. calandre, cylindre
Caillé #
s.m. Poisson, (il porte des pour lustrer les étoffes. traîner —
généralement).
écailles, la misère.
Cailli s.m. Cresson de fontaine, Calbombe Bougie, torche,
s.f.
(patois rouennais ) Pour caille- falot. de
cabande.
Yar.
lait. Calé O
^- ^' ^s^ ^'^^^ ^" histoire,
Etre —
Caillou s.m. Il 1. Tête. Se sucer il connaît bien l'histoire.

le cnillou, s'embrasser. Caillou — calé, avoir de Targent, être à son


déplumé ch au ve , N'avoir p lus de
. — aise. —
J'suis calé, je suis bien
mousse sur le caillou, n'avoir plus là, je ne bouge plus.
de cheveux sur la tête. |1 2. Dupe. Calebasse s.f. Tête. — Femme
Avoir son caillou, avoir trouvé grande et maigre, mal habillée.
une dupe. — Vendre la calebasse, dénoncer.
CALÈCHE. — 5-^ CAMBRIOLEUR.
— Les càlebassefij s.f.pl. Seins pris mesure que d'un. » Du vieux
tombants. mot câlin niais.
Calèche s.f. Calèche du préfet, Calinotade s.f. Q Naïveté.
voilure cellulaire. Calinte #
s.f. Culotte.
Galège s.f. Femme galante, Callot s. m. voy. Calot. Dé à #
élégante (femme calée). coudre, coquifle de noix. Du fr.
€alence (typ.) s.f. voy. Calance. calotte, petit bonnet, qui lui-
Caler # v.n. et \\pr. Chômer. même vient du vx mot cale, ca-
Caler des boulins, ne rien faire, puchon. On « écale » les noix.
m. à m. faire des trous. — Caler, Galoquet s. m. \. Chapeau
pour caner, v.cm, (1), (2). — Se de femme 2.
1|

Couronne. 3.
saler, se poser, se dresser. — Se Voy. Callot.
|j |1

ealer les amygdales, boire. — Se Galorgne s. m. Borgne. Var. de

caler les joues, se les caler, manger, caliborgne,].à..m. sur lorgner.


— Caler sa hiture, vomir après Calot s.m. voy. Ca//o«, Biribi (1)
s'être enivré. Il
1. Teigneux (la teigne couvre
Caleter # v.n. S'en aller, se sau- la tête comme une calotte).
ver, s'enfuir. Il
2. Œil.
Caleur0 (typ-) s. m. 1| 1. Ouvrier « La boucli' plus p'tit' que les calots, »

qui travaille à l'heure, -qui n'a [RiCHEPIN.]

pas un travail régulier ou qui Calotte S.f, H I.Teigne. 2.Gif[e. |]

ehôme. [12. Garçon de café qui Calottée O


s.f. Boite de fer-blanc
travaille en extra, j] 3. Flâneur. pour mettre des asticots (pê-
De l'ail, kellner. m. s. cheurs).
(Haliborgne s. m. Borgne; ébor- Calotter v,a. Gifler. Q
gpé d'un calot. Calottin s. m. Prêtre, homme Q
Salicot Os. m. Employé de la nou- d'église (le prêtre, le bedeau por-
veauté. —
Calicote, employée ou tent la calotte).
femme d'employé de la nouveauté. Calouquet s. m. Étudiant en Q
Galijatte %
s.f. Cachot. Boulotter médecine.
de la calijatte, être au secret, se Calvados s. m. Eau-de-vie de Q
dit aussi d'un prisonnier puni de cidre, u U?i calvados, garçon! »
cachot. un verre d'eau-de-vie de cidre.
Galin s. m. Tonnelet d'étain dont Calvigne s.f. Vigne. M, déf.
se servent les marchands de coco. Calvin s. m. Raisin, 9
Les clients vont gratis à
Camarde (la)
Wallace.
s.f. La mort. #
«
Mon
la
un daim Camarder 9 v.n. Mourir.
m. = Camaro
câlin reste plein -, je suis ! »

RrcHEPiN, Chans. des Gueux."]


Camarluche s.
[J.
= Gamerluche, Camarade, ami.
Le «câlin » est une composition Camboler v.n. Tomber,
de plomb et d'étain dont l'alliage Cambouis (mil.) s. m. Soldat du
et l'usage viennent de la Chine. train.
®aIino O s. m. Homme naïf, auquel Cambriau # s. m. = Combrieu.
on attribue des réflexions plus Chapeau.
niaises les unes que les autres. Cambriole s.f. Chambre, qu'on
« J'ai commandé deux pantalons écrivait autrefois cambre.
à mon tailleur, dit Calino, mais Cambrioleur Q
s. m. Voleur qui

]Q suis inquiet, parce qu'il ne m'a dévalise les chambres, les appar-
CAMBRIOTTE. 55 — CAMPECHE.
temenls, même les maisons, à ces mots l'origine du mot camelot
l'aide d'escalade et d'effraction. et de ses dérivés. || 2. Voleur.
Cambriotte s.f. =: Cambriole. Camelote # Marchandise.s.f.
Petite chambre. Camelote en pogne, camelote dans
Cambronne! n. pr. Q Merde! le pied, flagrant délit de vol. Voy.
v.c.m. Victor Hugo dans les Misé- Camelot.
rables (2»^ partie, livre I, chap.xiv) Cameloter Q
v.a. 1| 1. Vendre.
décrit la bataille de Waterloo et 2. Vendre ou acheter des mar-
Il

termine ainsi : « Un général an- cliandises de basse qualité, ou de


glais, Colville selon les uns, Mait- j)eu de valeur. Voy. Camelot.
m'
land selon les autres, leur cria : Camelotier s. O
Celui qui vend
Hraves Français, rendez -vous! (le lamarcliandise de qualité infé-
C.ainbronne répondit Merde » : ! rieure. Voy. Camelot.
Gambrouse 9 La cam- Camerluche
s.f. || 1. s. m. Camar- =
pagne, la banlieue de Paris. luche. Camarade, ami.
2. Servante de la campagne.
Il
Camisard (mil.) s. m. Soldat des
Gambrouser v.n. Servir, être compagnies de discipline Us .

en service. portent une blouse blanche sem-


Fonce ta largue, et qu'elle aboulc blable à une chemise ». <(

Sans limace nous cambrouser. Camoufle s.f. Chandelle. Allus.


(RlCHEPIN.)
au camoullet sorte de chalumeau
Gambrousien s. m. voy. Gam- pour envoyer de la fumée au nez
brousier. Paysan, campagnard. de quelqu'un, la chandelle est
Cambrousier H^ s.m.jjl. Voleur fumeuse.
de campagne, vagabond. || 2. Au ^Camouflé a. Travesti, déguisé.
marché du Temple, les camhrou- Du fr. camo, coquille et moufle
' siers faisaient indistinctement ou mufle, museau, visage.
commerce de linge ou de meubles, Camouflement s. m. Travestis- #
t d'objets de toilette ou de ferrailles. sement, déguisement.
[Larchey] [Petit Journal, 65.) \\
Camoufler v.a. # Frelater. Camou-
3. Paysan, campagnard. fler labibine, frelater la boisson.
Cambroux0 s. m. Valet de ferme, Camoufler le pivois, frelater le
domestique, garçon d'hôtel. Vxfr. vin. —
Se camoufler, se déguiser,
camperoux. se grimer.
Gambuse s.f. || 1. Cantine. Camouflet %
s. m. Chandelier.
Il
2. Logis, chambre, petite mai- Par j.d.m. sur camouflet, fumée
son. qu'on souffle sous le nez dans un
Camelot s. m. 1. Crieur de
||
tuvau de papier en forme de chan-
journaux, petit marchand de la delle.
rue qui vend des objets de peu de Camp s. m. Fiche le camp, s'en
valeur. Le camelot (du lat. came- aller.
ius, chameau) était une étoffe Campage # s. m. Fuite.
grossière et commune, en poil de Campagne s.f. Aller à la campa-
•chameau ou de chèvre. Coesme, (y7ze,sedit d'une femme qui va faire
qui signifie « bon mercier » dans un séjour forcé à la prison de
le langage blesquien, a fait coes- St-Lazare.
melotier, marchand, coesmelotrie, Campe # s.f. Campagne, pays.
mercerie; nous voyons donc dans Campêche s. m. Vin de mauvaise
CAMPER. 56 — GANTER.
qualité. « Un verre de chdteau- liste. Il
2. Fabricant de fausses-
campéche. » nouvelles, celui qui les annonce
Camper v.n. Fuir, pour dé- et qui les propage. || 3. Composi-
-camper. En fr. avoir campos, teur à l'imprimerie d'un journal.
avoir la clef des champs. Canasson s.m. Cheval. Vieua:
Camphre s. m. Eau-de-vic. En canasson, vieille rosse. Mon —
médecine, on emploie l'eau-de-vic vieux canasson! mot d'amitié.
« camphrée». On a d'abord dit un Cancan s.m. Danse échevelée
camphré pour un homme alcoolisé. qui a précédé \e chahut vers i830.
Camphrier s. m. Buveur ou Cane s.f. La mort. Voy. Canapé.
marchand d'eau-de-vie. Caneçon s.m. Caleçon.
Camus (O. 1556), a. Demeurer
Est-c'qu'un mâle a besoin d'iimace,
camus, être étonné. B'can'çon, d'flancir? C'est d' la grimace.
Camuse s.f. Carpe. Elle a le
(RiCHEI'IN).
museau court et plat, camus.
Can (V) s. m. Chef. De khan, chef Caner v.n. H 1. Avoir peur ou
tartare. faire la cane. Mourir. Caner
||
2.
Canage Agonie. De l'ex-
s.f. la pégrenne, mourir de faim. ||
pression fr. cane (m. à m.
faire la 3. Aller à la selle ; la peur donn&
faire le plongeon dans l'éternité). la colique.
Canaille O
s.f. Franche canaille. Caneur s.m. Poltron.
Fieffée canaille. « Le bon peuple, Canfouine s.f. Chambre, cham-
dans cette expression « une fran- brée.
che canaille », met un peu de Caniche s.m. Ballot; (les coins,
pardon gouailleur, un rien d'in- forment des oreilles comme celles,
dulgence. Il a raison. Tout vaut d'un caniche). Se mettre un —
mieux que l'hypocrisie. » [Fr. caniche sous Vceil, porter un
COPPÉE. ]
monocle.
Canapé m. Lieu de rendez- Canicide
s. s.m. Celui qui tue les O
vous des pédérastes. chiens, ennemi des chiens. « Lozé
Canard Qs. m. 1. Journal.
||
le Canicide. » M. Lozé, préfet de
2. Fausse nouvelle, feuille qui
(I
police, en 1892, prit un arrêté
l'annonce et que l'on crie dans la déclarant que tous les cliiens
rue. 3. Fausse note dans une trouvés sur la voie publique se-
Il

exécution musicale. « Mon petit —


raient tués. (Ce mot est fr.)
canard », mot d'amitié. (De quan- Canne s.f. || i. Q
Casser sa canne.

quan, qui est devenu le mot ca- Mourir. || 2. #
Rompre son ban.
nard; il se retrouve dans cancan, Etre en canne, être en résidence
dire sans fond et souvent mal- obligée. Il
3. ^Flanquer sa canne,.
veillant : ainsi jaser rappelle donner son congé.
l'ang. goose, oie, eljarguer, jar- Canner v.a. voy. Caner.
viller, le jars, le mâle de l'oie. Canon s.m. Verre. « Siffler un
Le canard fait des contes comme canon sur le zinc. »
la mère l'oie). [Timmermans.] Canonnier # s.m. Voleur qui
Canarder v.a. Tromper, racon- fracture les portes.
ter des mensonges. —
Canarder Cantaloup O ni. = Melon.
s. Im-
sans faflot, chasser sans permis. bécile, niais.
Canardier Q
s.m. || 1. Journa- Canter (sport) s.m. Galop d'essai.
GANTER. — 57 — CARAFE.
Ganter v.n. Pour chanter. chercher à faire son partenaire
((Faire canter quelqu'un. » capot au jeu de cartes.
Cantharidë a. Leste.» Un dessin, Capou # s.m. Ecrivain public.
un tableau cantharidé, une chro-
nique cantharidèe. »
Caprice O s.m. Foucade en amour.
Faire des caprices, se dit d'un
Canton %s. ni. Prison. Du fr. homme qui a du succès auprès
cantonner, séparer, isoler. des femmes, et réciproquement.
Cantonnier %
s. ni. Prisonnier. Capsule s.f. Chapeau haut de
Ganulant a. Embêtant, obsé- forme, shako d'infanterie.
dant.
=
Captif Oa. Promener son ballon
Canule s.f. Raseur. Homme captif, donner le bras à une femme
importun, ennuyeux. enceinte.
Canuler v.a. Ennuyer, impor- Capucin (chas.) s.m. Lapin de
tuner. garenne, lièvre.
Caoutchouc s m. Mont-de- Capucine s.f. Etre soûl jusqu'à la
Piété. Le caoutchouc prête, (s'é- troisième capucine ^ être complè-
tire) (j.d.m.) tement ivre.
Capahuter Assassiner son
v.a. Caquer v. n. Aller à la selle.
complice pour s'approprier sa part Car O s.m. Tramway. Le mot car^
du butin. vient de char (qui lui-même a fait
Cape # s.f. Écriture. canosse), aurait plus de raison
Capet s. m. Chapeau. d'être dans le dictionnaire fran-
Capine # s.f. Maison de l'écrivain , çais que le mot ang. tramway.
public. Dans le Nord on nomme carton
Capir v.a. Ecrire. riiommc qui conduit les chariots.
Capiston (mil.) s.m. Capitaine, Carabin Q
s.m. Etudiant en mé-
adjudant-major. decine. (O)— #
Carabin de la
Capitaine s.m. |I 1. Agioteur comète^ voleur.
véreux (pour capitaliste).
;
Carabiné O
s- Energique, forL

Capitainer v.n. Faire des affai- violent. r= Corsé Avoir un plu^
res véreuses, agiotera la Bourse. met carabiné, être gris. Une gui- —
Capital O
s.m. Virginité. « Perdre gne carabinée, déveine persistante,
son capital ». Carabiner Q v.n. Jouer timide-
Capiteux O
^- Q"i monte la tête. ment. [Delvau.]
« Un vin capiteux, une femme Carabiniers O
s.m. pi. Arriver
capiteuse. » comme les carabiniers, arriver en
Capitonner (se) v. pr. Se vêtir retard. Dans les Brigands, opérette
chaudement. d'Offenbach, l'acteur Baron com-
Capitulard O
s.m. Lâche, soldat mande une patrouille de carabi-
qui capitule, homme qui se dé- niers et tout son rôle consiste à
robe. traverser la scène plusieurs fois
Caporal O
s.m. Certaine qualité
de tabac à fumer. —
dans la pièce en disant :

Le petit Capo- Nous sommes les carabiniers,


ral, Napoléon !•".
La sécurité des foyers.
Capot (thé.) s.m. Trou du souf- Mais, par un mallieurcux hasard,
fleur. Au secours des particuliers
Nous arrivons toujours trop tard.
Capote O Capote anglaise,
s.f.
préservatif. — Chercher la capote, Carafe s.f. Bouchons de carafe^
'

CARAMBOLAGE. — 58 — CARME.
strass, diamants faux de dimen- Carcassier (thé.) s.m. 1. Celui
sions exagérées. Voy.RoMC^Oîi. — qui fait la charpente d'un décor,
I|

Fouetter de la carafe, sentir mau- le bâti. Celui qui fait le scé-


2.
vais de la bouche Faire rire les
.
— Il

nario d'une pièce.


carafes, faire rire les personnes Carder Carder quelqu'un,
v.a.
les plus graves. le griffer. — Carder
le poil =. Crê-
Carambolage s. m. Chocs suc- per le chignon, se prendre aux
cessifs, chute. cheveux.
Carambole # s.f. Vol à l'éta- Cardinale 9 s.f. ||1. La lune,
lage. quand elle est rouge; on l'appelle
Caramboler v.n. ||
1. Tom- la blafarde quand elle est pâle.
ber, se heurter. 2. Sacrifier à Les cardinales^ les menstrues.
2.

1
[| 1

, Vénus. #
Care s.f. Cachette. Mettre à la
Carant % s. m. Planche. care, mettre de côté. Voler à la —
Carante # s.f. ||
1. Table. || 2. Ar- care, subtiliser des objets en
moire, cachette. achetant ou en en marchandant
Carapata s. m. Marinier qui d'autres, escamoter une pièce
traîne son bateau (il carapate). quand on rend la monnaie, glisser
Carapater v.n. Marcher. des cigares dans sa manche ou
Se carapater v.pr., s'en aller se dans ses poches en ayant lair de
promener, s'enfuir. les choisir. Du skt. kur, voler.

Ben c'est comm çà. na! j'suis voyou,


!
Carée = Carrée s.f. Chambre.
El dans mon Paris J'carapate
Comme un asticot dan'un mou.
Carême # s.m. Amoureux de ca-
rême, amant platonique.
La Chanson
(J. RicHEPiN, des.Gueux.)
Carer # v.a. Mettre à part, de
Du skt. car, aller et pada, pied. côté. Voy. Care.
[BURNOUF.] Careur s.m. Voleur à la care,
Carapatin s.m. Fantassin, voy. v.c.m.
carapater. Carge # s.f. Fardeau, charge.
Caravane s.f. i. Voiture de Cargot s. m. Cantinier, cuisinier,
, nomade. =
iioM/o<^e.
[j

[| 2. Réunion pour yargot, de gargote.


de femmes galantes; (il va des Caribener # v.a. Voler à la care,
chameaux). v.c.m.
Carbeluche % s.m. Chapeau. Caristade (typ.) s.f. Secours d'ar-
Carbeluche galicé, chapeau de gent-
soie. Du fr. carbet, toiture pour Carie # s.m. i. Argent, monnaie;
||

abriter les embarcations; avec le de cari, monnaie bavaroise. 2. ||

suffixe arg. uche. Gravier.


Carcagne #
s.m. :=iCarcagno. Carline (la) # La mort.
s.f.
Usurier, avare; du gr. -/^apxivoç, Carme # s.m. pour Carie. 1. Ar- ||

cancer. gent, monnaie. Carme à Vestorgue,


Carcan s.m. Rosse, et par fausse monnaie. |j 2. Pain. Les ou-
ext., méchante femme grande et vriers des carrières de plâtre
maigre. donnent le nom
de miches de qua-
Carcasse Corps humain.
s.f. torze sous ou têtes de moines
« Je ne donnerais pas deux sous (carmes), aux masses calcarifères
de sa carcasse. »1|2. Charpente qui ressemblent à la forme qu'on
d'un décor. donne aux pains appelés miches.
CARMER 59 — CARTE.
Carmer v.a. Payer. Carreau s. m. || 1. Carrefour.
Carmeur s. ni. Payeur. C'est dans la rue des petits car-
Carnaval s. m. Personne de mise reaux, formée des carrefours que
excentri(iue et ridicule. « Quel se réunissaient les corps de métier,
accoutrement! quel carnaval! » d'où est venue l'expression aller
Carne s.f. Mauvais cheval, rosse, au carreau. —
Le carreau du Tem-
parext., coquin. De /a carne, de— ple. —
Le carreau des Halles. Les —
la viande coriace; du lat. carnis, musiciens de banlieue se réunis-

chair. sent rue des Petits-Carreaux, le
€aron s. m. Vieux papier qu'on dimanche matin c'est là qu'on les

;

remet en fabrication. engage pour la journée. Aller


Carottage s. m. Mensonge, au carreau,s.pr. aller chercher un
tromperie, ruse, artifice. engagement rue des Petits-Car-
Carotte s.f. Adresse, artifice, reaux. 2. Il O
Monocle. « Avoir
ruse. Tirer une carotte, mentir,

un carreau dans l'œil. » || 3. #
tromper adroitement. Cheveux Instrument d'effraction.
,

carotte, cheveux rouges. Carrée s.f. Chambre, chambrée.


Carotter v.a. |ii. Eluder. (St-C). Carrée des petites gerbes, chambre
Carotter le service, éviter ou di- correctionnelle. Carrée du re-—
minuer le travail. |]2. Tromper, bectage, cour de cassation, m. à m.
mentir. || 3. Carotter l'existence, chambre où on reparle d'une
mener une vie misérable. affaire.
Carottier s. m. Olui qui carotte, Carrefour s. m. Carrefour des
v.c.m. dans ses ditîerentes accep- écrasés, endroit où se rencontrent
'
tiens. =
Tireur de carottes. plusieurs rues, qui amènent des
Caroublage #
s.m. Vol à Taide encombrements de voitures et par
de fausses clés. Formé du son de suite des accidents.
tiavus, clampc, crampon, qui sug- Carrer v.a. et v.pr. Cacher. 1} Se
gèrent le sens de crochet. [Tim- carrer, 1. Se cacher, ||2. Se re-
MKRMVNS.] dresser.
Carouble #s.f. I|l. Fausse clé. Carreur s. m. Careur. Re- =
Il
2. Le soir, la nuit. celeur. Voy. Care.
Caroubleur s. m. Voleur. Voy. Carrousse adv. Faire carrousse,
Caroublage. Caroubleur au fric- boire en vidant chaque fois son
frac, celui qui vole avec effraction. verre (de VnW.garaus, complète-
Carpe s.f. Faire la carpe^ se ment vidé).
trouver mal, s'évanouir. [Dieux.
Carquois s. m. Hotte. Us font journellement carrousse avccqu'les
Carre # s.f. Cachette. Carre du
(M. Régnier, Sat. II.)

paquelin, ba}ique du pays. Carruche s.f. Prison. — Comte


Ca,rré s. m. 1. Palier, plate-
jj de la carruche, geôlier.
forme aux différents étages d'une Gartaude # s.f.^ Imprimerie.
maison. 2. Elève de deuxième
Il
Cartaudé # s. m. Imprime.
année à FEcole centrale. 3. voy. ||
Cartauder v.a. Imprimer.
Carrée. 4. Numéro du conscrit,
|| Cartaudier # s. m. Imprimeur.
orné d'un dessin de circonstance Carte Q s.f. Etre en carte, être ins-
qu'on attache au chapeau avec crite à la préfecture de police.
des rubans de couleurs variées. Vov. Brème.
1
CARTELLO. 60 — CASSER.

Cartello Qs. m. Di primo carlello Gascaret s. m. Misérable. —#


de premier ordre (de Tital.). Pièce de deux francs.
Carton O
s. m. De carton, sans so- Casimir s. m. Gilet; du nom Q
lidité, sans valeur, qui manque de d'un tissu de drap croisé et léger.
sérieux. « Artiste, comédien de Gasin s. m. Sorte de jeu de bil- Q
carton. » Bicoque de carton, mai- lard. « Poule au casin. »
son légèrement construite. —
Ma- Gasoar s.m. 1. (St-C.) Plumet. |1 ||

nier, maquiller le carton, jouer aux 2. Volaille, oiseau.


cartes. Casque s.m Avoir le casque, avoir Q .

Cartonner v.n. Jouer aux mal à la tête après un excès de


cartes. libations Casque à mèche, bon- —
Cartonneur =r Gartonnier, s. m. net de coton.
Joueur de cartes. Casquer v.n. 1. Payer. «Mon ||

Cartouche (mil.) s.f. Avaler sa vieux, il a de Vos, il faut le faire


cartouche, mourir. 2.Nepas casquer, rai'u-
casquer.»
Caruche s f. = Carruche.
Pri- une chose.
ser
\\

son. Se rattache à carer, cacher, Casquette s.f. Argent perdu au


et à carcer, prison. [Timmermans. j
jeu —celui qui casque. Etre —
Du skt. kdrâ, prison. [Burnouf.] casquette == Etre pompette, légè-
Carvel %
s. m. Bateau. Esp. cara- rementgris. —
Casquette à pont,
vella. souteneur. Vers 4875, ces intéres-
Cas (O) s. m. Nature de l'homme sants personnages portaient géné-
et de la femme. Montrer son cas, ralement des casquettes très
montrer sa nature. hautes.
Mon cas qui se lève et se hausse
Casqueur s.m. Celui qui paye
Bave d'une estrange façon ;
pour les autres.
Belle, vous fournistos la sausse
Lorsque je fournis le poisson.
Cassant ^ s.m. ||
1. Noyer (arbre).
Il
de
2. Biscuit mer.
(M. Rbgnieu, stances).
Cassante # s.f. ||
1. Amande, noix^
Casaque s.f. voy. Casaquin. noisette. 2. Dent.
Gasaquin s. m. = Casaque. Le Casse-cœurs
||

Q s.m. Viveur élé-


dos, le corps. Tomber sur le casa- gant lancé dans la galanterie, sé-
quin, frapper sur le corps. Avoir ducteur.
le casaquin garanti, être bien Casse-gueule s.m. ||
1. Tripot,
couvert. bal public où y a souvent des il

Cascade Qs.f. Faire des cascades, rixes. || 2. Mauvaise eau-de-vie.


faire la noce, faire des excentri- Casse-museau s.m. Coup sur
cités. la figure.
Gascader Q Faire des
v.n. |li. Casse-poitrine s.m. {. Pédé- \\

cascades. || 2. Chanceler, dégrin- Mauvaise eau-de-vie.


rastre. [|2.
goler. Casser Q
v.a. Un succès à tout

Dis-moi, Vénus, quel plaisir trouves-tu casser, succès bruyant. Se la
A faire ainsi cascader ma vertu ? casser =
Se la briser, s'en aller.
{La Belle Hélène). — Casser sa s'évader. —ficelle^
Cascadeur, euse des O s. Qui fait Casser sa canne, son pif, dormir.
— Casser cou à unlapin, manger
cascades. « Cest une cascadeuse », le
c'est une femme peu sérieuse, qui un lapin. — Casser goulot, cas- le
fait des excentricités. ser le cou à une négressse, débou-
CASSEROLAGE. 61 — CENACLE.
cher une bouteille. Se casser —
de marine qui reste à terre sans
le nez, quand on va chez q.q. pour jamais naviguer.
le voir et qu'on ne le rencontre Castorin0 s.m. Chapelier.
pas, on se casse le nez. Quand on Castrole s.f. pour Casserole, #
t^e rend au théûtre, s'il n'y a v.c.m.
plus de place ou qu'on lait rdà- Gastu s.m. Hôpital. (J.d.m. #
clie, on se casse le nez à la porte. qu'as-tu?) ILarchev.]
— Casser sa pipe, mourir. Cas- Gastuc —
s.m. Prison château des # ;

ser sa cruche ou son sabot, })erdre malfaiteurs, du vx fr. castel.


sa virginité. — Casser du sucre, Cataplasme s.m. Soupe épaisse,
médire, faire des racontars mal- Catapultueux Q a. Magnifiques
veillants. —
Casser du bec, sentir Enlevant.
mauvais de la bouche. Casser — Catau s.f. Catin.
la croûte, manger au pied levé.
— Casser son auf, accoucher. — Catogan#Q
Gatiche s.f. Catin.
s.m. Sorte de chignon
Casser une thune, changer une postiche.
[)ièce de cinq francs. Avouer. % Catrot (B) s.m. Chapon. De cas-
€asserolage # s. m. Dénoncia- trat.
tion. Cauchemardant a. Ennuyeux,
Casserole s.f. ||
1. La casserole, embêtant.
hô])ital du Midi, où l'on soigne la Cauchemarder v.a. Ennuyer,
syphilis par le traitement au mer- 8e cauchemarder, s'ennuyer.
cure. Passer à la casserole, être Causer 0v.n. Se mesurer. « Ses
soigné au mercure m. à m. être vrais pairs et compagnons avec
élamé. || 2. Récurer la casserole, lesquels il se trouvait à l'aise et
se ])urger. || 3. Casserole voy. chez lui etpouvaitcaM.s<?î% c'étaient
Marmite. —
Casserole en argent, les lutteurs et les hercules. » |J.
femme qui entretient largement UlCIIKPIN.]
un souteneur, jj
4. Mouchard, dé- Cavale s.f. Évasion.
nonciateur. Passer à la casserole, Cavaler (se) v.pr.01. S'en aller,
être dénoncé. Coup de casserole, s'enfuir, courir. Cavaler dessus,
dénonciation. courir sus. |1 2. #
S'ennuyer,
Casseur Q "i. Avoir l'air casseur, « Mes chers copains, c'que ça
l'air provocant, tapageur.
avoir m' cavale,à Mazas me voilà bouclé. »
#
Dénonciateur. 3. v.n. Cavaler au rebectage, se
Casse-vitre #
s. m. Diamant.
Il

pourvoir en cassation. Cavaler —


Cassin m. Petite maison (du
s. cher au rebectage, se pourvoir en
lat. casa, m. s.). grâce.
Cassine s.f. Maison mal tenue, Caver v.a. Tromper.
où le travail est dur, etc. Du lat. Cave a. Niais, facile à tromper,
casa, maison. Cavée # s.f. Eglise.
Cassolette s.f. Ouvrir sa casso- Cayenne Q n.pr. On désigne ainsi
\ddierunyenl. Plomber de la
lette. un ancien cimetière des environs
cassolette avoir mauvaise haleine. de Paris.
Castapiane O
s.f. Gonorrhée. Cayon #
s.m. Garant, caution.
Caste # s. m. Caste de charrue, Ce #s.m. Argent. —
Tout de ce,
: quart d'écu. [Larchey.] très bien.
Castor O
s-iïi. Matelot ou officier Cénacle Os-iïi« Réunion intime au.
CENDRILLON. 62 CHAMBARD.
tour d'un personnage qu'on ad- ChabanaisQs.m. Il 1. Bruit, scan-

mire et qu'on adule. « Former un dale, branle-bas. || 2. Maison de


cénacle, » tolérance, située dans la rue de
Gendrillon Q s.f. Jeune fille qu'on ce nom. « Aller au chabanais. »
laisse à la maison sans lui offrir Chabier v.n. S'évader.
de distractions, et dont la famille Chabrol Q
s.m. Faire chabrol,m6-
se sert comme d'une servante. langer du vin avec du bouillon.
Central s. m. ||
1. # Habitué des Chacal (mil.) s.m. Zouave.
prisons centrales. ||
2. Q Elève de Chaflfourer (se) v.pr. Se gratter,
l'Ecole centrale. || 3. O Employé s'cgratigner. [Delvau.]
au bureau central dans une admi- Chafriolér (se) Q
v.pr. Se cha-
nistration. frioler à quelqu'un, s'attacher à
Centrale s.f.
||
1. L'École cen- O q.q.
trale. Aller à Centrale. »
<c 2. ||
Chahut O s.m. Il i. Danse échc-
# Prison centrale. velée qui a remplacé le cancan.
V
Centre s. m. H 1.
vité, derrière. —O
Centre de gra-
Perdre son centre Il
armée du chahut, bande joyeuse.
2. Dispute, querelle violente,
de gravité, tituber, chanceler. |1 bruit, tumulte. Des vx m. fr.
2. Nom propre. Centre à l'es- chahute et cahute, baraque, tau-
torgue, centre à blanc, faux nom. dis. — Les prostituées au moyen-
Centriot s. m. Surnom, sobri- âge étaient reléguées dans"^ ces
quet. taudis où se faisait beaucoup de
Centrouse s.f. Maison centrale. tapage.
Cep s. m. Nez. Chahuter Q v.n. [1 1. Danser le
Cerbère Qs. m. Concierge, portier. chahut, v.c.m. ||
2.Faire du bruit,
Cercle s. m. 1] i. Pièce de mon- du vacarme. || 3. Renverser, cul-
naie. Il 2. Bague. Pincé au O buter.
demi-cercle, pris à l'improviste. Chahuteur Q
s.m. Celui qui cha-
Cerclé s. m. ||
1. Tonneau. ||
2. hute. Voy. Chahuter dans ses di-
# Sourcil. verses acceptions.
Cercleux Q s. m. Viveur, habitué Chaillot O n-Pf"- ^
Chaillot! lais-
des cercles. « Ces inutiles, ces sez-moi tranquille! Envoyer à
soireux, ces cercleux, qui sou- Chaillot, envoyer promener. A
tiennent-ils? A qui donnent-ils Chaillot les gêneurs ! chassez les
le travail ou la vie"? » (Plaidoirie gêneurs! Voy. Aliuri.
de M*^ Félix Decori, affaire du Bct- Chaleur. — Ah chaleur! Exclama-
ting-Club.) tion répondant k une chose qui
Cerf s. m. Se déguiser en cerf, déplait et qu'on ne veut pas faire.
s'en aller, s'enfuir, s'évader. Chaloupe s.f. Femme de forte
Cerf-volant m. Femme qui s. tournure. —
Faire le pas de la
dépouille enfants dans les
les chaloupe orageuse, danse écheve-
promenades publiques, aux bois lée, s'agiter comme une chaloupe
de Vincennes ou de Boulogne. Elle par un temps d'orage. — Faire la
se promène dans le bois"^ comme chaloupe, se tenir mal.
un cerf, en volant; (j.d.m.) Chalouper v.n. Danser le cha-
Cerneau s.m. Jeune fille inno- hut, v.c.m. Voy. Chaloupe.
cente. Chambard Q s.m. Bouleverse-
Certificat # s.m. Petite cuiller. ment, par ext. bruit, vacarme,
.

CHAMBARDEMENT. 63 — CHAPELET.
tapage. « Faire du chambard. » « Le chand de vin, le chand d'ha-
Du vx fr. champart, droit féodal bits. »

qui consistait à prélever une cer- Chandelier s.m. || 1. Nez. Il en
taine quantité sur les produils sort des chandelles. (Rigaud.) || 2.
d'un fief; le cullivateur avait ses Souteneur.
terres champartées. Chandelière0s.f.Femmequitient
Ghambardement s. m. voy. O une maison de jeu clandestine.
Chambard. Chandelle0s.f. ||
1. Bouteille. || 2.
Chambarder Q v.a. Faire du Liquide qui sort du nez quand il

chambard, v.c.m. devrait être mouché comme une


Ghamberlan Ouvrier en
s. ni. chandelle. 3. Agent de police (il
1
1
;

chambre qui travaillechez lui. éclaire la justice).


Ghambert # s. m. Bavard, indis- Change O
s.m. Dans l'arg. des
cret. grecs, c'est substituer un jeu bi-
Chamberter v.n. Commettre seauté à un autre.
des indiscrétions. Changer0v.n Changer son poisson .

Ghamboler v.n. Flâner. d'eau, uriner.


Chambrer Q
v.a. C'est en style Chanoine s.m. Rentier.
de tripot, enfermer un innocent Chantage O
s.m. Extorsion d'ar-
dans une chambre close à tout gent sous menace de révéler un
conseiller profane et lui soutirer secret, m. fr.
(le l'argent, par des moyens con- Chanter v.n. et a. || 1. Faire chan-
nus :présence de dames ayui- ter, faire du chantage, v.c.m. || 2.
ohantes et de grecs savants, car- Dire. Que me chantes-tu là? que
ies biseautées, Champagne eni- me dis-tu là? || 3. Ça ne me
vrant, etc. [^Fernand Vanderem, chante pas, ça ne me plaît pas.
Revue bleue, n» 16-1894.] Chanterelle Q
Appuyer sur la s.f.
Chameau Q s. m. || 1. Femme de chanterelle. 1. Insister sur une
||

mauvaise vie. La
vie est un dé-
« chose. 2. Toucher à un endroit
I

sort, et la femme est un chameau sensible ou serrer la gorge de


qui sert à le traverser. >> Du ski. q.q. à le faire crier. (Larchev.)
A-ami, débauché. [Burnouf.] 2. Chapardage0s.ni. Maraudage, vol
^ Rossard, exploiteur.
||

sans importance.
Champêtre O ^- C'est champêtre! Chaparder v.a. = Chiper. Dé-
c'est drôle, c'est ridicule. rober, marauder.
Champoreau Q s. m. |j 1. Mélange
Incontinent mantlieaulx chappez. .
de toutes sortes de liqueurs. 2. {|
(Villon, bail. IV).
Mélange de café au lait et de
rhum. 3. Café préparé à froid
Il
chapper, du capere, prendre,
lat.
avec des grains simplement con- on a fait chaparder,
puis par
cassés. De l'esp. ciamporao, qui corr. choper et chiper.
désigne ce mélange. Chapardeur0s.m. || 1. Celui qui
Ghançard Q
s. m. Celui qui a de vole de menus objets, maraudeur.
la chance.
Il
2. Un mari chapardeur, mari
Chancre s. m. Usurier (c'est un ;
qui trompesafemme; (il maraude.)
chancre rongeur qui vous ruine Chapelet %
s.m. Chapelet de
peu à peu). Saint-François, chaîne qui sert à
Ghand s.m. Abrév. de marchand. lier les condamnés.
I

CHAPELLE. — 64 CHASSEPOT.
Chapelle || {.Faire chapelle,
s.f. Charier v.n. et v.a. = Char-
se dit d'une femme qui se chauffe rier. Voy. Charriage.
en écartant les jambes et en Chariot '# ||
1 . Rusé , malin.
relevant ses jupes. || 2. Faire Il
2. Bourreau.
des chapelles, s'arrêter dans les Charmant a. Galeux.
débits de boisson en faisant une Charmante (la) # s.f. La gale.
promenade ou en rentrant chez Charmer v.a.0C/tarwer les puces,
soi. Il 3. O
Coterie, réunion = se i^riser. — # Charmer un chien,
cénacle. « C'est aux indépendants, le taire taire.
à ceux qui ne suivent pas telle ou Charon % s. m. Voy. Charrieur.
telle chapelle, et qui ont su garder Charogneux s. m. Hargneux,
leur liberté d'action, à* crier grognon c'est; la fusion de ces
alerte. » (A. Vaillant, anarchiste, deux mots.
décembre 93.) Charretée s.f. En avoir une
Chapon s. m. Religieux. charretée, en avoir beaucoup, être
Chapuiser v.a. Tailler, couper. gris, etc.
Du vx fr. Chapuis, sur billot Charriage #
s. m. Escroquerie.
lequel on coupe et taille la viande. Charriage à la mécanique, c'est le
Charabia Q
s. m. Parler charabia, coup du père François, passer un
parler auvergnat, parler patois. foulard au cou d'un passant et
Charcuter Q
v.a. Faire une opé- Tétrangler en le portant sur le
ration chirurgicale, amputer, dos pendant qu'un autre le fouille.
tailler dans la chair. Il est charrié, porté.
Charcutier Q s. m. 1. Chirur- Charrier # v.n. et v.a. Voler. Voy.
gien. |1 2. Individu qui gâche
||

le Charriage. — Charrier quelqu'un,


travail. se moquer de lui; le calomnier
Chardonneret #
Gendarme. s. m.
aussi.
Charenton Q n.pr. Prendre une Charrieur # s.m. == Charron.
correspondance pour Charenton, Voleur qui fait le charriage,
prendre une absinthe; (l'absinthe v.c.m.
rend fou, dit-on.) Charron # s.m. = Charrieur.
Charentonnade Q s.f. Folie, di- Voy. Charriage.
vagation, aberration. Charrue s.f. Charrue complète,
Charge O
s.f. Travail excentrique. quinte et quatorze et le point; (au
Tomber dans la charge, écrire des jeu de piquet.)
choses abracadabrantes, peindre Chartreuse s.f .^Chartreuse de vi-
des tableaux incohérents, etc. dangeur, verre de vin du broc.
Chargé (être) (O) a. Etre ivre. Chasse s.f. Foutre une chasse,
Charger v.n. Pour un cocher, poursuivre, réprimander. (Mil.) —
signifie prendre des voyageurs la ; Peloton de chasse, peloton de pu-
fille qui a raccroché un* client a nition.
chargé. —
Se charger v.pr., s'eni- Chasselas Q s.m. Raisin.
vrer. (O. 1556.) Chassemar s.m. Chasseur.
Charibotage% m. Écriture; du s. Chasse-noble # s.m. Gendarme.
[Timmermans.]
lat. sc?'i6ere, écrire. Chassepot Q s.m. Fusil modèle
Charlemagne Q n.pr. Faire Char- 1866. « A Montana les chassepots
lemagne, se retirer du jeu quand ont fait merveille. » {Général de
on a gagné. Failly, 2 novembre 1867.)
CHASSER. — 65 — CHAUSSETTE.

Chasser v.n. et a. Partir, s'en bouton, (obsc.) —


Chatouiller les
aller, fuir. — Chasser desclignots, oreilles,ÛSiUer.— %
Chatouillerun
pleurer. — Chasser le brouillard, roupillon, dévaliser un dormeur.
boire la goutte. Chatte s.f. Il 1. Q
Femme douil-
Châsses (les) s.f.pl. = Chdssiti. lette et lubrique. || 2. Pédé- #
Les yeux. La chassie une sorte est raste. Il 3. Pièce de cinq francs.
d'humeur qui s'attache aux yeux. (Delvau)
On dit des yeux chassieux en iV. Chaud Qdi. lly faisait chaud, la si-
Chasseur Q
s. m. Jeune homme tuation était dangereuse. Il fera —
de douze à quinze ans, qui est chaud quand on m'y repincera, je
employé dans les cercles, les ne recommencerai plus. — Chaud
cafés, les restaurants pour faire de la pince, être chaud, l'avoir
les courses des clients. Il portail chaud, vaillant on amour. —
généralement une livrée garnie de Mettre au chaud (obsc). Se tenir —
brandebourgs comme le dolman chaud, se tenir sur ses gardes.
des chasseurs à cheval. Chaude-lance s.f. Gonorrhée.
Châssis # m. pi. Voy. Châs-
s. || 1. Chaudière s.f. Chaudière à bou-
ses.2. Paupières.
Il
dins blancs (obsc).
Chassue # Aiguille à coudre.
s.f. Chaudron s.m. Mauvais piano.
Chassure % uVine. s.f. Taper sur le chaudron, jouer du
Chat O m. La nature de la
s. || 1. piano.
femme. Boidolter le chat (obsc). Chaudronnier s.m. Cuirassier.
Il
2. Mon petit Chaufife-la-couche
chat, mot d'amitié. s.m. Mari
Il
3. Avoir des chats dans la y orge, cocu (il chauffe le lit pour un
être enroué. 114. Couvreur. (Ri- autre). Par ext. se dit d'un mari
gaud) 0. Friand. (O 1556)
Il
qui se laisse mener par sa femme.
Châtaigne s.f. Soufflet, gifle. Chauffer v.a. Activer, encoura- O
J'ai beau y coller des chàtai'nes, ger. — Chauffer des enchères. —
A r'pique au tas tous les sam'dis. Chauffer une affaire, poursuivre
(And. GiLL.) une affaire avec acharnement.
Château s. m.
Château de 1. # Chauffer une femme, lui faire la
l'ombre, bagne. 2.0-A.brév. de
||

cour. — Chauffer le four, boire


Chateaubriand, v.c.m.
||

beaucoup, faire ripaille. Se faire —


Chateaubriaud s. m. Pièce de O chauffer une idée, une affaire, se
bœuf. « Un chateaubriand aux la laisser prendre par un autre
pommes. » qui en a eu vent.
Chatellerault s.m. Couteau; Chauffeur s.m. |1 1. Entrepre-
on fabrique beaucoup la coutelle- nant avec les femmes. ||
2. Boute-
rie à Chatellerault. en-train.
Chaton # s.m. Individu charmant. Chaufournier s.m. Garçon de
Des vrais chatons café.
Quand nous naviguons IVeat en poupe. Chaumir % v.a. Perdre.
(RiCHEPiN, Ballade des loupeurs.) Chausser v.a. || 1. O Convenir.
Chatouillage s.m. Vol au poi- Ça me chausse, ça me va, ça me
vrier, v.c.m. Chatouillage au convient.
roupillon, vol pratiqué sur un Chaussette s.f. 1| i. Essence de
dormeur. chaussettes, sueur des pieds.
Chatouiller v.a. O Chatouiller le Il
2. Chaussettes russes, bandes
CHAUSSEUR. — 66 — CHEVAUX.
de toile qui remplacent les chaus- Chenil Q
s. m. Taudis, galetas, s. pr.,

settes. Gant.
Il
3. logement des chiens, sale loge-
Chausseur s,m. Cordonnier. ment.
ChaussonOs.m. || 1. Gâteau fourré Chenille s.f. =
Chenillon s. m.
de confiture. || 2. Vieux chaus- Avorton. — Femme laide.
son, femme qui se laisse aller. Chenique s. m. Genièvre, eau-
Il
3. Putain comme chausson, de-vie.
femme très débauchée qui chausse Cheniqueur s. m. Buveur d'al-
tout le monde, comme chausson le cools.
convient à tous les pieds. 4. Boxe ||
Chenoc # a. Mauvais, usé.
française et chausson, lutte à coups Chenu 0a. Bon, excellent; du skt.
de pied. snih, aimer. (Burnouf)
Ghaussonner #
v. Battre à coups Chenument adv. Bien. Il est
de pied. chenument bâché, il est bien ha-
Chauvir v.n. Chauvir de Voreille, billé.
baisser l'oreille. Cher # adv. Difficile. — Se cavaler
cher, s'évader difficilement.
Je chauvy de l'oreille et demeurant pensif,
(M. Regmer, Sat. VIII). Chérance % s.f. Faire chérance,
faire bonne chère.
Chelinguer v.n. Puer. Chelin-
Cherche (à.) Q Expression de joueur.
guer du corridor, du goulot, du
bec, sentir mauvais de
A rien, pr., qui cherche
la bouche.
s. à faire
un point. « fen
quarante à ai
Chelipoter 0v.n.Yoy. Cheiinguer.
cherche », «j'ai quarante points, et
Et quand qu'on a su6, çà ch'lipote. vous, cherchez à en faire, vous
(J. RicHEPiN, La Chanson des Gueux.)
n'en avez pas ».
Chelof s. m. = Pieu = Pucier. Chercher Q
v.a. Chercher la petite
Je vais à chelof, je vais au lit. De bête, être méticuleux en toutes
l'ail, schlafen, dormir. choses. —
Chercher des poux dans
Chemineau Q s. m.
Ouvrier || 1. la tête à quelqu'un, chercher à le
qui voyage, s. pr., qui va par les trouver en défaut, chercher noise.
chemins; désigne surtout les ter- Chèrer # v.n. Faire la noce, faire
rassiers. II 2. Le pain qu'on faisait bonne chère.
à Rouen pendant le carême. Chérot adv. Cher, (coûteux)
Chemise s.f. 1. Etre dans la
||
Chétif s. m. Apprenti maçon.
chemise de quelqu'un, inséparable. [RiGAUD.]
7'oMS les deux, c'est le cul et la c/te- Cheulard s. m. Ivrogne, gour-

wîse,ilssontinséparables. || 2. Car- mand. Pour gueulard.


tonnage léger qui sert à classer Cheval (O)0s.m. Grossier person-
des papiers. || 3. Compter ses che- nage, butor. —
Cheval de retour^
mises, vomir. || 4. Chemise de con- récidiviste déjà condamné aux
seiller, linge volé. travaux forcés. —
Etre bon cheval
Chenâtre # =
Chenu. Bon.
a. (te trompette, ne pas s'effrayer
j
'

Chêne ^ s. m. Homme
riche. Faire du bruit (un bon cheval de trom-
suer un chêne, faire donner de pette ne s'effraye pas^
l'argent à une personne riche. Chevaux s. m. pi. Les figures
— Chêne affranchi, voleur. et lesdix au jeu de cartes. —
Chenevis (O)0 s. m. Argent, mon- Chevaux à doubles semelles, les
naie. jambes.
CHEVALIER. — G7 — CHIENLIT.

Chevalier Q Chevalier du
s. m. dans sens de habileté, brio. Il
le
lustre, claqueur. Chevalier du — signifie beau dans le langage fa-
crochet, chiffonnier. Chevalier — milier; il a engendré les var. et
de la grippe, voleur à l'étalage syn. suivants Chicard, chican-
:

{il agrippe, j.d.m.). Chevalier — dard, chicardo, chicocandard, su-


de la petite épée, coupeur de perchic , copurchic bath , urf^,

bourses. (M. Régmkr, sat. X.) pschutt, vlan, ah, etc., etc.
Cheveu O
s. m. DifticuUé. « // xj Chican #
s. m. Marteau. (Ang. to

trouvera des cheveux, '> « il y a kick,regimber, en parlant du


un cheveu, » il y a un empêche- cheval qui rue.) [Timmkrmans.]
ment, un obstacle. Avoir un — Chicandard a. Voy. Chic.
cheveu dans son existence, avoir Chiche Q
Exclamation qui porte le
!

un chagrin, un souci qui vous déti de faire une chose. « Tu


empoisonne l'existence. Il a — n'oserais pas, allons donc, c/iic/ie/))
de beaux cheveux, il a une vilain(^ Chicorée s.f. Réprimande (amère
tournure. —
Avoir mal aux che- comme la chicorée.) Etre de —
veux, avoir mal à la tôte par chicorée, être grondé.
suite de libations trop copieuses. Chien 0Os.m.£^rec/tîe«, être avare.
— Se faille des cheveux, s'ennuyer. —
Piquer un chien, dornùr. Sere- —
Chevillard s. m. Boucher en garder en chiens de faïence, se dé-
gros. lier l'un de l'autre. Avoir du —

Cheville s.f. Mettre la cheville chien, avoir le feu sacré, de l'ori-


dans le trou, faire Tamour. ginalité. —
Avoir du chien dans le
Chevilles s.f.pl. Pommes de ventre, être courageux. Chien —
terre frites (elles sont générale- du commissaire, employé du com-
ment coupées en forme de che- missariat. —
Il fait un temps de
villes). chien, il fait mauvais; un temps
Chèvre s.f. Gober la chèvre, se à ne pas mettre un chien à la
mettre en colère. porte, c'est encore un plus mau-
Chevron Os. m. Avoir des chevrons, vais temps. —
Une faim de chien,
vieillir dans une affaire, avoir des faim canine. —
Se coucher en
états de service. chien de fusil, se coucher en
Chevronné Q
s. m. Ancien dans repliant les jambes. (Typ.) Chien —
une place, dans une profession. perdu, article ou alinéa qui sert à
Chézeau s. m. Maison (son ;
remplir une colonne dans une
chez soi.) publication.
Chialer0 v.n. Pleurer. Chienchien Q
m. Mot d'amitié.
s.
Chialeur s. m. Pleurnicheur. Chiendent m. Arracher dus.
Chiarder (ccol.) v.a. Implorer. chiendent, chercher une dupe ou
Chiasse s.f. Avoir la chiasse, l'occasion de voler. Voilà — le
avoir peur. chiendent ! xo'ûk la difficulté.
Chibis adv. Faire chibis, s'échap- Chienlit s. m. Carême-prenant.
per de prison. Chibis ! prenez Individu masqué qui court les
garde ! rues en temps de carnaval, cou-
Chic # s. m. Acolyte compère du , vert d'oripeaux dégoûtants et en
joueur de bonneteau appelé bon- loques. —
A la chienlit! cri des
net ou tenancier. enfants courant après les masques
Chic O s. m. et a. Ce mot est français, pour se moquer de leur accou-
CHIENNER. 68 CniNEUlL

trement. C'est une corr. de il a 2.Figurechiffonnée. d-^Chif-


chié au lit, c'est honteux. Crier à — Il

fon rouge, langue.


||

la chienlit, huer. GhifTonnage s. m. Métier de


Chienner v.n. Etre avare, regar- chiffonnier.
der à la plus petite dépense. Ghififonnée s.f. Femme galante.
Ghiennerie s.f. Avarice. (elle se laisse chiffonner)
Chier v.n. et v.a. Faire chier, GhifTonner v.n. Faire le métier
z= Emmerder, etc. Tu me fais de chiffonnier. — Ça m'achiffonné,
chier, tu m'ennuies, tu me donnes ça m'a contrarié.
la colique par tes raisonnements. ChifTonnier # s. m. Voleur de
— Gueuleton à chier partout, mouchoirs.
repas extraordinaire. Gueule — GhifFornion s. m. Foulard.

à chier dessus, figure répugnante, Ghignard s. m. Grognon.


désagréable, renfrognée. En- — Ghigner v.n. Pleurer.
voyer chier, envoyer^promener. — Ghinage s.m. || 1. Travail. Yoy.
Chier des châsses, des yeux, pleu- Chineur, Romanichel. \\ 2. Critique
rer. —Chier du poivre, s'en aller méchanteet ironique, dépréciation,
au moment où l'on pourrait être Ghine s.f. Aller à la chine, faire
utile. — Chier sur Vœil ou dans la chine =Chiner, v.c.m.
la main, être ingrat. Avoir Ghiner — v.n. 1. Travailler.
chié sa graisse, maigrir. Chier — ||

Mais ça m' rend malad' quand que


de petites crottes, vivre pénible- fchine.

ment. —
Avoir chié la colonne.
(J. RiGHEPIN.)

être fier, arrogant. Il a chié — Voy. Chineur. Critiquer, se


\\ 2.
dans mon panier, dans mes bottes, moquer, Il a chiné la
persifler. «
il m'a fait une sottise, je ne veux pièce toute la soirée. »
plus entendre parler de lui. — Chineur s. m. jj 1. « En argot,

Chier sur la besogne, travailler chineur signifie travailleur et vient


sans courage. —
Chier dans ses du verbe chiner : tous les ouvriers
bas, dans ses culottes, avoir peur. en général sont des chineurs. Ce
Ghierie s.f. Quelle chierie, quelle mot se spécialise pour désigner
chose fâcheuse, quel ennui. une race particulière de travail-
Ghieur s. m. Chieur d'encre, leurs : elle campe en deux tribus
bureaucrate, écrivain. à Paris, l'une dans les environs
Chiffarde s.f. \\ 1 #
Pipe. |1 2. # de la place Maubert, l'autre à
Assignation, papier timbré, sai- Ménilmontant et a donné autre-
sie, etc. fois son nom à la rue de la Chine.
Ghiffe0s.f. Il
1. Métier de chiffon- Les chineurs sont des colons et
nier. Il
Chiffon. || 3. Homme
2. non des Parisiens de naissance;
mou et sans force. « Mou comme ils vont de porte en porte, dans
une chiffe. » (| 4. Zig de la chiffe, les quartiers populaires, et pro-
chiffonnier. || o. La langue. «Faire posent leur marchandise. » (Jean
crosser la chiffe. » Voy. Crosser. RiCHEPiN, Le Pavé.) Aujourd'hui
CbifTerlinde s.f. Boire une chif- ce genre de travail s'est de plus
ferlinde, boire un petit verre en plus répandu il y a des per- :

d'eau-de-vie. sonnes qui, ayant été ruinées,


GhifFerton s. m. Chiffonnier. utilisent leurs anciennes relations
Ghiffon s. m. || 1. Mouchoir. pour placer des marchandises chez
— —

CIIINFRENIAU. 69 CHOSE.

les amis connaissances


et ce ; Il
2. O Travailler de chic. v.
sont les chineurs de la haute. cm.
\\

2. Celui qui critique nnécham- Chiquer (se) v. pr. Se battre.


menl, de parti pris — = Bêcheur. On trouve déjà dans Rabelais le
Ghinfreniau s.m. |1
1. Colifi- mot chiquenaude (petit coup sur le y

chet. ||
2. Gifle. nez).
Chinois s.m. Cafetier. ChiqueurO s.m. Celui qui travaille
Ghinoiser % v.n. Chinoiser jaspin, de chic, d'instinct, d'après sa
parler argot. propre inspiration.
Ghiottes s.f.pl. Cabinets d'ai- Ghocaillon(O)0s.f. || 1. Chiffon-
sances. nière. Il
2. Femme ivre.
Ghipe s.f. Action de chiper. Chocnoso O
a. Chocnosogue, choc-
[RiGAUD.] nosof, chocnosophe. Beau, superbe,
Chiper Q v.a. Commettre des lar- magnifique. Qui a le chic russe.
cins, des vols sans importance Chocolat s.m. Compère du
= Chaparder. bonneteur.
Chipette s.f. || 1. Ça ne vaut pas Choléra s.m. [| 1. Raclures de
chipette, ça ne vaut pas grand' fromage. 2. Zinc, zingueur [Ri-
chose. Il 2. =
Tribade = Les-
||

gaud]. 113. Personne très mé-


bienne =:^ Gougnotte, v.c.m. chante.
Chipie s.f. Femme acariâtre et Cholet 9
s.m. Pain blanc (riche).
méchante. Cholette s.f. Chopine (demi-
Chipoter Q v.a. et v.n. Chercher litre).
des choses à redire, tâlillonner, Choper v.a. Prendre, saisir,
marchander. attraper, arrêter.
Chipoteur, euse s. Personne
Air s'a fait cliopcr dans la rue,
qui est méticuleuse avec les mar- {Ma Gigolette, Chanson de la rue.)
cliands, qui tJîtonne, qui hésite à
acheter, qui marchande. « On ne Du lat. capere. m. s.
trouvait pas des masses de pra- Chopin % s.m. 1. Profit,
(j aubaine.
tiques aussi bonnes, payant rec^/, Il
2. produit d'un vol.
Vol,
pas chipoteuse, pas râleuse. » {L'As- Il
3. Faille un chopin, faire la
sommoir. Zola.) connaissance d'une femme.
Chiquage s.m. Bataille, rixe. Chopiner 0v.n. etv.a || 1. Boire,
Chique s.f. Poser sa chique, se m.àm.jboiredeschopines. |1 2. Vo-
taire, u Pose ta chique et fais le prendre, choper, v.c.m.
ler,
mort.» Ça ne vaut pas une chique, Chopper v.n. Voy. Choper.
çanevautpasgrand'chose. Avoir Choquotte s.f. 1. Os gras.
une chique, être ivre. Couper la —
2. C'est de 1
1
||

la choquotte, c'est bon.


chique à quelqu'un, l'interrompre, De choc représentant le skt. su,
fermer la bouche, faire taire. bon, suka agréable. [Burïnouf.]
Avoir sa chique, être grognon. Chose O
^' iïi^'- et s.f. Avoir l'air —
Chiqué Q a. C'est du chiqué, c'est chose, avoir l'air contraint, embar-
bien fait, naturellement, sans rassé. —
Etre tout chose, être tout
étude. Voy. Cfdc. interdit, interloqué. Chose ou —
Ghiquement Q
adv. Avec chic, Machin, dont on ne se
celui
v.c.m. rappelle pas le nom, ou dont on
Chiquer v.a. || 4. Manger. ne veut pas se souvenir.
CHOSETTE. — "0 CIVARD.

Chosette (O) O
s. t. Faire la cho- Chrétien Q a. Qui contient de
sette, faire l'amour. Feau. « Duvin, du lait chrétien. »
Chou O s. m. Il
4. Bêle comme un Il est baptisé.
chou, très bête. || 2. Mon chou, Chrysalide Q s.f. Individu qui se
mot d'amitié. || 3. Escroquerie, renferme chez lui, qui vit seul,
entreprise qui ruine ceux qui ont retiré,
apporté les fonds. Chtibes s.f. pi. Bottes. Ail.
Chouan m. Cœur.
s. Stiefel, m. s.
Chouart (B) s. m. Membre viril. Churluper0v.n. Boire beaucoup.
Choubersky Q
s. m. Avoir une Chuter Q
v.n. Faire tomber (au
fuite au choubersky, vesser, s'ou- fig.) un acteur en poussant Fex-
blier. mation chut! chut!
Choucarde (mil.) s.f. Brouette. Cibige s.f. Cigarette.
Chouchouter O
v.a. Choyer, dor- Ciboulard CilDoulot s. m. La =
loter. tête. « Taper sur le ciboulard. »
Choucroute s.f. Mangeur de Ciel s.m. Q [met. )Le ciel plumant ses
choucroute, Allemand. joow/es, ciel nuageux. (Richepin, la
Choué a. Pris. (Comme Foiseau Mer.)
parla tenderie à la chouette.) [Tim- Cierge s.m. Agentde police, qui
MERMANS.] monte la garde droit comme un
Chouette = Chouettard := cierge.
Chouetto. O a. Bon, beau, bien, Cig = Cigale = Ciguë # s.f.
parfait; qui appâte, allèche, séduit Pièce d'or.
comme la « chouette » attire Foi- Cigogne (la) #
s.f. Palais de jus-
seau. [TiMMERMA>s].Voy. Choquottc. tice,préfecture de police. « Je
Chouettement Q
adv. Parfaite- monte à la Cigogne. » (Vidocq).
ment. Ciment s.m. Prise de tabac.
Chouflik =:Chouflique0Savetier. Cinglée s.f. Ivresse.
ChouOiquer v.n. Faire du mau- Cingler v.a. Se cingler le blair,
vais ouvrage, saveter. Ail. Schuh, se griser.
soulier, et flicken, raccommoder. Cinq a.n. Cinq contre un (ona-
Choufliqueur s. m. Savetier, et, nisme). — Cinq et trois font huit,
par ext., mauvais ouvrier. boiteux.
Chouia-Chouia (mil.) adv. Douce- Cipal s.m. Garde municipal
ment. Mot ar.-alg. (abrév.).
Chouine # s.f. Tabac à priser. Cire s.f. Avoir la cire à Vœil,
Son de l'aspiration nasale. [Tim- avoir les yeux chassieux.
MERMANS.] Cireux s.m. || 1. Homme à
Choule O s.f. Synagogue. figure sale et répugnante. || 2. In-
Choumaque 0' s. m. Cordonnier. dividu qui a mal aux yeux.
Ail. Scfiuhmacher, m. s. Cité s.f. Cité d' amour, prosûtuéo.
Chourin s. m. Pour Surin, v. cm. « Je appelée feignante, cité
l'ai
Skt. Çiri, couteau, xur, couper; d'amour, chenille, etc.». (Macé.)
gr. Çijpto, tondre. [Timjiermans.] Citron s.m. Tête.
Chouriner 9v.a. pour Suriner, Citrouillard s.m. Tête.
v.c.m. Civade # s.f. Avoine, vx fr. m. s.
Chourineur %
s. m. Pour Swrinewr, Civard s.m. Prairie, gazon.
v.c.m. Vov. cive.
.

CIVE. COCANGES.
Cive s.f. Herbe. Du fr. cive, es- Cliché Os.m. Banal, suranné. C'esf
pèce cultivée du genre ail. un vieux cliché, c'est une formule
Clair s. m. Œil. Allumer ses courante, surannée.
clairs, ouvrir lesyeux. Souffler — Client #
s.m. || 1. C'est le volé,
ses clairs, dormir. pour le voleur. || 2. Individu Q
Clampin s.m. Paresseux, propre quelconque. « Qu'est-ce que c'est
à rien. encore que ce client-là? »
Claquette s.f. Bavard. Clignots s. m. pi. Yeux. Baver —
Claque s.m. Maison publique. des clignots, pleurer.
Claque s.f. En avoir sa claque, Clinquaille (O) s.f. Argent,
en avoir assez, être surmené, monnaie du fr. clinquant, brillant.
fatigué. — Voy. Cliques. Cliques s.f.pl. Prendre ses cli-
Claqué s.m. Mort. — La boîte aux ques et claques, s'enfuir.
ses
claqués, la Morgue. « Lorsque l'autre a vu le sang,
Claquedent Q
s.m. || 1. Maison elle a pris ses cliques et ses cla-
publique. || 2. Maison mal famée. ques »... {l'Assommoir, Zola.)
3. Cercle mal famé.
Il
Cliquettes s.f.pl. H 1. Oreilles.
Claquepatin s.m.= Misérable ;
Il
2. Jambes.
m.à. m. homme dont la savate cla- Cloche s.f. Déménager à la clo-
que contre le talon : che de bois, déménager clandesti-
Venez à moi, claqiiepatins. nement, sans paver et sans bruit;
Loqueteux, joueurs de musettes. (la cloche de bois n'a pas de son.)
(J. RlCHEPlN.)
Cloporte s.m. Concierge, por-
On trouve dans Villon le mot cli- tier; (il clôt la porte.)
quepatin m. s. Cloque 0s.f. 1|
l.Pour C/oc/te, am-
Claquer v.a. etv.n. || 1 . Dissiper. poule. « Avoir des cloques aux
Claquer sa galette, dépenser son pieds. » Il 2. Vesse, pet.
argent. || 2. Mourir. || 3. Manger. Cloquer v.n. Péter.
(Larchey.) Clos-cul s.m. Dernier-né d'une
Claude n.d.b. Imbécile, n Capot famille.
comme un claude » Clou s.m. Il
1. O Mont-de-piété.
Clavin # s.m. Clou. || 2. r=
|I
1. « Mettre au clou.» 2. Prison, salle
\\

Calvin, v.c.m. Raisin, vigne, vi- de police. H 3. Attraction princi-


gneron. pale. «Le clou de la pièce. Le clou du
Cleb #
s.m. Chien. Gorr. de cal. Salon. » 4. Clous de girofle, dents
Il

v.c.m. (3). Hébreu kelp, animal noires et gâtées. l| 5. River le clou


qui clabaude. à quelqu un, le mettre à bout
Clé O
s.f. Avoir perdu sa clé, avoir

d'arguments, en avoir raison. 1|
la diarrhée. A la clé, formule 6. Mauvais. C'est un clou, il est
ironiquement confirmative qui mauvais. Il joue comme un clou,
s'emploie à propos de tout. (Lar- il joue mal.

chey.) « y aura du Champagne


Il Clous #
s. m. pi. Outils de voleur.
et des femmes à
la clé. Il y a — Clouer v.a. Clouer le bec à quel-
eu des embêtements à la clé. » qu'un, le faire taire. Clouer quel-
Cléricafard0 s.m. Dévot hypo- qu un.= River v.c.m. le clou, (5).
crite. Cocanges Coquilles de
s.f.pl.
Cliché s.f. Colique. De clifoire noix = Btn6i, v.c.m. Jeu de (i).
« seringue » de sureau. cocanges, sorte de jeu de bonne-

COCANGEUR. 72 — COL.

teau (v.c.m.) où Ton se sert d'une Coesre (B) #s.m. Le premier des
boule et de coquilles de noix. Gueux =
Coire, chef de bande
C'est un jeu tenu par des filous. dans l'arg. moderne. « Leur coire
Gocangeur O
s. m. Sorte de bon- me proposa d'être des leurs, on
neteur, v.c.m. et les mots cocan- faisait la grande soûlasse sur le
ges et bonneteau. trimar. » [Victor Hugo.] Dex^pw;,
Cocantin s. m. Homme d'aflfai- seigneur. [Timmermans.]
res. Cœur s.m. Mettre du cœur sur
Cocarde s.f. Tête. Avoir sa co- le carreau, vomir. — Cœur d'arti-
carde, son plumet, être gris. Syn. chaut, infidèle. — Par cœur, se
de pompon. passer de... Dîner par cœur, se
Cocarder (se) v.pr. Se griser. passer de dîner.
Cochemar s. m. Cocher. Coffre s.m. Corps humain. Avoir
Cochon s. m. Homme dépravé. un bon coffre, être solide, bien por-
Cochonnerie s.f. ||
1. Ordure. tant. Se garnir le coffre, manger.
Il
2. Dépravation, obscénité. CofTre-fort s.m. Wagon cellu-
« Faire des cochonneries. « laire pour transporter les pri-
Coco s. m.
Tête. Avoir le coco
Il
1. sonniers.
fêlé, être un peu
fou, quelque- Coffrer (Acad.)v.a. Enfermer, em-^
fois tout à fait. Dévisser le coco,— prisonner. Se faire coffrer, se
étrangler. j| 2. Individu. « Un faire mettre en prison. Voy.
drôle de coco, un vilain coco. » Coffres-massis.
« Elisa était simplement en cours Coffres massis (V) s. m. pi. Pri-
de dressage, le a coco» qui avait sons, cachots de pierre. On dit
entrepris de la dompter était un aujourd'hui coffrer pour mettre
jeune homme de bonne famille, en prison (Acad.).
et dès sa première rencontre avec Cognade # s.f. Gendarmerie.
elle, ilavait fracassé la mâ-
lui Cogne % s.m. Gendarme. Dans
choire. » [Eclair 19 mai 1894.] H 3. l'arg. moderne on désigne aussi
Se garnir le coco, manger. || 4. par ce mot les agents de police,
(Euf (enf.). Il
5. Mauvaise eau-de- les sergents de ville.
vie. Cogner' v.a. Frapper, battre.
Cocon (polyt.) s.m. Condisciple de Ce mot est français quand il s'ap-
première année. plique aux choses; il a un sens
Cocotte s.f. Il
l.Femme galante. beaucoup plus large en argot.
Avoir
2. la cocotte, avoir la Cogner les sergot^, battre " les
II

gonorrhée. agents. — Cogner une femme, (O)


CÔcotterie Q s.f. Réunion de faire l'amour.
femmes galantes. Cogn'gi s.m. Cognac.
Cocufler v.a. Faire cocu. Etre Coiffer v.a. Faire cocu. —
Etre
cocufié, être cocu. né coiffe, avoir de la chance. —
Coesme (B) s.m. Bon mercier. Coiffer sainte Catherine, rester fille.
Coesmelotier (B) s. m. Mercier. Coin O s.m. Coin de feu, veston
Coesmelotier huré, marchand gros- d'appartement.
sier. Coire #
s.m. Voy. Coesre.
Coesmelotrie (B) #s.f. Mercerie. Coire s.f. Ferme. Métairie.
D'où est venu le mot camelote, Col Os.m. Se pousser du col, faire
marchandise de peu de valeur. des embarras, faire le fier.
COLAS. 73 — COMBLE.

Colas s. m. Cou. — Trancher le Colletin s. m. = Coltin, v.c.m.


colas, guillotiner. Colleur (ccol.) s. m. Examinateur.
Golbasse # m. Chambre. [Mé- Collier
s. s. m. Cravate.

TtMER.] Collignon s. m. Cocher. Le co-

Colin s. m. voy. Colas. Tampon. cher qu'on appelle Collignon se


Colique Q s.t". Colique cornue, considère comme gravement in-
érection. sulté, un cocher de ce nom ayant
Collabo O s. m. Collaborateur. commis un assassinat.
(abrév.) Colloquer v.a. «Il m\i colloque
Collage s. m. Ménage irrégulier. les consommations à la manille »,
Union illégitime. il m'a tait payer les consomma-

L'une aprt^s i'aulro, en camarade.


tions. « Il m'a colloque son bon- —
C'est rupin, mais Vcollaf/e, bon Dieu! homme et fai été cramponné toute
Toujours la môiu'ehauffeus'dc pieu la journée », il m'a imposé la com-
!

M'en parlez pas, ça m'rend malade. pagnie d'un individu ennuyeux,


[ASD. GlLL.)
importun.
Collant OS. et a. 1. Quelqu'un |I
Golo (mil.) s. m. Colonel (abrév.).
ou quelque chose dont on ne peut Colombe Q s.f. Femme légère.
se débarrasser. Les Femmes col- i
« J'ai rencontré une colombe sur
laîites, vaudeville de Léon Gan- ;
le boulevard, elle m'a pris pour
dillot. II
2. (thé.) Maillot. j
un pigeon. »
Collardë # s. m. Prisonnier. I
Colon (mil.) s. m. =: Colo. Colonel.
Colle s.f.Etre à la colle,
Il
1. ;
Colonne S'imaginer avoir
s.f.
marié à la colle, vivre en ménage chié la colonne, se croire un per-
sans être marié. 2. Fiche une sonnage importai^t. Se polir la —
colle, poser une question ditiicile,
||

colonne (onanisme). Monter une —


ou embarrassante à un candidat colonne, faire un récit long et
dans un examen. 3. Mensonge. détaillé.
= Carotte. 1|

j
Coloquinte s.f. Tête. « Taper
Collé Q Etre collé, être puni. Le
a. ! sur la coloquinte. »
collégien mis en retenue ou privé :
Coltiger v.a. Arrêter. « C'est
de sortie est collé. dans rue du Mail où j'ai été
la
Collège #
s, m. Prison. coltigé. » [Victor Hugo, Dernier
Collégien #
s. m. Prisonnier. jour d'un condamné.]
Coller v.a. i. Appliquer « Coller
||
: Coltin s. m. Force.
une beigne. » || 2. Mettre Coller : Coltiner v.n. Faire un travail
au clou, mettre en prison ou au qui exige de la force.
mont-de-piété. ^'.Colle-toi ça dans Coltineur s. m. Fort de la halle,
le coco, «avale ça, m. à m. mets-loi homme qui porte des fardeaux.
ça dans le corps, 3. Se coller, se
j]
Comberge s.f. Confession. Aller
mettre en ménage sans se marier. à comberge, aller à confesse.
4. Coller quelqu'un, le mettre à
Il
Comberger Q v.a. || 1. Confesser,
bout d'arguments, le laisser in- Il
Compter. (Larchey.)
2.
terloqué. Il 5. Se coller une douce Combergo # s. m. Confessionnal.

ou wnrass/s (onanisme). H Q. Coller Gomblance Q s.f. Par comblance.


sous bande, acculer. Cette expres- par surcroît, par complaisance.
sion vient du jeu de billard. || 7. (Rabasse )
Punir. Comble #
(B) s. m. Chapeau. —

COMBLETTE. 74 CONDÉ.
Cest un comble, c'est extraordi- Ravacholcstun de leurs martyrs. »
naire. —
Jeu des combles, jeu de Compagnon de la pince et du
mots. « Le comble de l'agilité, croc, voleur, cambrioleur.
c'est jeter un objet du haut de la Gompas Qs.m. Allonger son com-
tour Eiffel et descendre assez vite pas, faire de grandes enjambées,
pour le recevoir sur la tête. » marcher viteen ouvrant les jambes
Comblette (B) s.f. La tête. comme les branches d'un compas.
Gombre m. voy. Combricu, cha-
s. Gomplet O s.m. Un complet, un
peau. Du blesquien, comble, m. s. vôtementcomplet, chez le tailleur.
Combrie #
s.f. Pièce d'un franc. Gompliment s.m. Rengainer son O
Combrier #
s. m. Chapelier. compliment, s'abstenir de parler
Gombrieu s. m. =
Combre z=Com- alors qu'on avait l'intention de
briau. Chapeau. Du blesquien dire quelque chose.
Comble et Comblette, v.c.m. Gomprendre v.a. <f 11 la com- O
Gomédie s.f. Etre à la comédie, prend », il n'est pas embarrassé, il
être sans le sou. Envoyer à la — Qsi débrouillard, il ne se tourmente
comédie, congédier. pas.
Gomète s.f. i.Q
Civière en usage
||
Gomprenette O
s.f. Intelligence.
pour le transport des enfants au ci- n'a pas la comprenette facile, \\
Il
metière. « Deux corbillards de ne saisit pas bien facilement, il ne
dernière classe, suivis de la comète comprend pas bien.
des enfants, emportaient les mal- Gompte s.m. « J/ a son compte » il ,

heureux à leur dernière de- en a assez. « Quelle volée ! il a


meure. ». [| 2. Individu qui est son compte », il a été assez battu.
considéré comme portant la dé- « Quelle cuite! il a son compte »,
veine au joueur. (Arg. des Grecs.) il a assez bu.

voy. Jeitator. 3. Tirer desplam


\\
Gomte s.m. Menteur. J.d.m. avec
sur la comète, s'ingénier à trouver conte, histoire inventée. %Comte
le moyen de réussV. || 4. Re- # de caruche, geôlier. —
Comte de
comète, être dans une pro-
filer la cas tu, infirm^ier.
fonde misère. Gomtois s.m. Battre comtois,
Gomme (conj.) C'est comme aco, mentir, faire des contes.
comme ça. — Comme if,
c'.est Gon s.m. Niais, imbécile. Ce
comme il faut (abrév.) Tes — mot s'entend à chaque instant
comme if, tu as l'air bien comme dans la rue parmi les gros mots
il faut. et les interpellations des cochers,
Gomme Q îidv. « Comme s il en des charretiers, des ouvriers qui
pleuvait », beaucoup. se querellent.
Gommissaire s. m. Petit broc Gonasse # s.f. Une honnête femme;
de vin. dans le langage des prostituées,
Gommode # s.f. Cheminée. ou celle d'entre elles qui n'a pas
Gommodier s. m. Déménageur. encore la carte de la préfecture.
Gommunard = Gommuneux Q Gondé #s.m. |] 1. Maire. Grand
s.m. Partisan ou combattant de condé, préfet. Demi-condé, adjoint.
la Commune en i871. Coudé franc, magistrat qui s'est
Gompagnon Q
s.m. Anarchiste. laissecorrompre. 2. Permission,
||

« Les anarchistes s'appellent entre faveur, généralement accordées


eux compagnons. Le compagnon par le maire de la commune pour
CONDICE. 75 CONSERVES.
les foires, les jeux et les exhibi- de sa poussière multicolore. »
tions sur la voie publique. {Eclair, mars
94.)
Condice # s,f. ||
1. Cage dans la- Confirmer O
v.a. Confirmer quel-
quelle on enferme, à bord des qu'un, le souffleter, le gifler.
navires, les condamnés à la trans- Confiture s.f. || 1. Excréments.
portalion. |j 2. Habitation des 112. Cratification donnée par les
condamnes aux travaux forcés, à emprunteurs dans les cercles aux
la Nouvelle-Calédonie. individus qui leur prêtent de l'ar-
Condition #s.f.Cliambre, maison. gent. « X...„ interr0£^é par le
Faire une condition, voler, avec président, a soutenu n avoir pris
dans une chambre, une
effraction, aucun intérêt usuraire. Quand —
maison. Changer de condition, les emprunteurs remboursaient,
déménager. dit-il, ils donnaient ce qu'ils vou-
Conduite O
s.f. Faire la conduite, laient comme gratification. — Oui,
chasser avec voies de fait. (Lar- vous appeliez cela la confiture ?
CHEY.) —
Faire la conduite de Gre- fait le président. » (9° chambre
noble, chasser à coupsde bâton.— correctionnelle, 17 avril 94).
Acheter une conduite, s'amender. Confiturier s. m. Vidangeur.
Cône #s.f. La mort, voy. coni. Coni %
s. m. Un mort, cadavre.
Coneau s. m. voy. Con. Niais, im- Omnibus à conis, corbillard. Du
bécile. blesquien cosny, m. s.
Conerie s.f. Erreur, bêtise, Conir v.a. Tuer, voy. coni.
sottise. Coniller0 v.n. Disparaître Fai7'e =
Confetti O s. m.
Les confetti
pi. le De Coni, v.c.m.
mort.
parisiens sont de petits ronds Conjungo s. m. Mariage.
multicolores en papier, de la Connaissance s. f. = Bonne
grandeur d'une lentille, qu'on se amie. Maîtresse. « Aller trouver
jette dans la rue pendant les fêtes sa connaissance. »
du carnaval. Cet amusement a
été inauguré en 1892. « Confetti
Connaître O
v.a. La connaître
dans les coins, être débrouillard,
et serpentins, à qui nous devons malin, rusé, retors. Connaître —
tant de grâce et dont Torigine une femme, (O) faire Vamour.
demeure ignorée. Un jour,* ils Conobrer %
v.a. Connaître. Déf.
apparurent , et la ville s'égaya de connaître, lat. cognoscere.
d'un caprice libertin, une ravis- Conscience s.f. || 1. Se coller un
sante mutinerie permit d'aimables cataplasme sur la conscience, man-
échanges. Les femmes ne furent ger la soupe. « Mets-toi ça sur la
point les dernières à accepter les conscience,» mange ça. 2. (typ.) |1

privautés que cette artillerie au- Ouvrier payé à la journée.


torise, et l'obsédante bataille s'en- Conscrit s.m. =
1. (écol.) Nouvel
gagea. Le carnaval renaît joyeux, élève. Il 2. Novice.
libre et vivace bon enfant et
, Conservatoire s. m. 1, Mont-
gaulois, dans sa fantaisie pitto- de-piété. —
Elève du conserva-
||

resque et bariolée. Il a suffi, toire de la Villette, mauvais chan-


pour que nous assistions à ce ré- teur.
veil tant souhaité, d'un petit rond
de papier léger, qui volète, im-
Conserves O
s.f.pl. Les pièces du
répertoire au Théâtre -Français
pertinent, dans l'air qu'il remplit ou à rOpéra-Comique.
CONSIGNE. — '
'S
— COQUINE.
Consigne s.f. Il a mangé la con- et huître pour désigner un indi-
signe, a contrevenu aux ordres
il vidu bête, (amolli.)
donnés, il est arrivé en retard. Coquard (B) s. m. Maréchal ferrant.
Consolation Q
s.f. Jeu de hasard Coquebin Q
s. m. Chaste, inno-
qu'on ai)pclait autrefois la par- cent, puceau.
faite (égalité); se joue avec des — Aimez-vous les chastes?
dés. Un des premiers qui installa — Hein?... les « coquebins »?...
la parfaite à l'aller et au retour {Gil-Blas, 21 mai 1894).

des courses, était un marchand de


bijoux qui, lorsqu'il avait dépouil-
Coquer v.a. Dénoncer. De —
caqueter, donner ou envoyer à la
lé les joueurs, leur offrait un bijou façon d'un coup de patte. Co- —
en loterie comme consolation.
quer le rifle, incendier. Coquer —
Contre # (V) s. m. Compagnon,
C est Valter ego.
le taf, effrayer. —
Coquer le poi-
associé.
vre, empoisonner. —
Coquer son
Contrebasse © s.f. Le dos, e,t
centre, dire son vrai nom.
aussi «sa partie basse».
Contre-coup m. Contremaître.
s.
Coqueur (V) # s.m. Dénonciateur.
Contremarque s.f. Contremar-
Coqueurs de pains et plommeurs affectez.
[Villon]
que pour Pantin, ordonnance de
médecin, (billet pour se faire en- Dans le patois lyonnais on trouve t
terrer à Pantin.) choquer, baiser, embrasser. —
Convalescence # en
s.f. Etre Coqueur de pains signifiait celui
convalescence, être en interdiction qui baise l'hostie. L'idée de baiser
de séjour. a fait traduire « dénoncer » par
Conversation Q
s.f. Conversation coquer (allusion au baiser de
crimiîielle, flagrant délit amou- Judas). Le coqueur \ient dénoncer
reux, par ext. du s.fr. adultère. les projets de vol à la police de
Copaiile s.f. Pédéraste. stîreté, ce métier s'appelle co-
Copain s. m. voy. Copin. quage. [Ganler.] Ce mot a fait le
Copeau s. m. Ouvrier qui tra- mot fr. coquin. —
Coqueur de bille
vaille le bois. —
Arracher son co- ou de braise, capitaliste, comman-
peau, cracher, expectorer. — ditaire.
Coup de vague avec copeaux, Coquillard s.m. [J 1. Œil. Je
effraction. m'en tamponne le coquillard Je =
Copie Manuscrit à com-
(typ.) s.f. m'en bats Vœil, je m'en moque. Par
poser. —
Pisser de la copie, écrire j.d.m., du holl, kyken, regarder,
beaucoup. —
Pisseur de copie, ail.gucken. [Timmermans.] |j 2. Pè-
celui qui écrit beaucoup, des lerin (à cause des coquilles que
articles sans valeur, sans intérêt. portaient autrefois les pèlerins).
Copin m. Copine s.f.
s. Q= Il
3. =
Coquar, v.c.m.
Copain. Ami, amie; camarade, Coquille s.f. (typ.) Erreur typogra-
compagnon. phique. O
Coquille de noix, petit
Copurchic Q s-n^* = Gommeux. bateau léger. #
Assiette.
Jeune élégant. Coquillon0 s.m. Pou.
Coquage %s. m. Dénonciation. % Coquin s.m. Coqueur. Dénon-
Coquar= Coquillard s. m. Imbé- ciateur.
cile, bête. Animal à coquille. On Coquine # s .f. Etre en coquine.
dit aujourd'hui mollusque, moule (pédérastie).
CORBEAU. COTE.

Co^bea^O s. m. 1. Henri Recque,


||
Cornet s.m. Gosier. Se mettre
ilans une comédie intitulée /es quelque chose dans le cornet, man-
Corbeaux, jouée au Théâtre-Fran- ger ou boire.
çais, a montré ce que sont ces Cornette s. et a. l.Cocu. Il est Q \\


hommes de rapaces et insa-
loi, cornette, est cocu. il Faire
tiables, qui sentent le cadavre et qui quelqu'un cornette, le faire cocu.
viennent pour se partager sa dé- Il
2. Femme trompée par son
pouille comme les corbeaux sur un mari.
charnier. || 2. Frère de la Doctrine Corniche s.f. H 1. (écol.) École de
Clirétienne (allusion au costume Saint-Cyr. ||
2. Chapeau.
noir).Il
3. Croque-mort (il vient Cornichon Q s.m. || 1. Aspirant à
toujours là où il y a un cadavre, l'Ecole de Saint-Cyr. || 2. Niais,
comme le corbeau). || 4. Voleur sot. Il
3. Veau. Dim. de cornant,
dans les cinictières. v.c.m.
Corbillard s. m. Un caillou à Cornière s.f. Établc (où Ton
caler les roues de corbillardy met les coimants et les cornichons,
figure triste et renfrognée. v.c.m.).
Corbuche %
s.f. Plaie. Corridor s.m.
Gosier, gorge.
Corde s.f. Se mettre la corde au Se rincer corridor, boire.
le —
cou, s'engager,
^age se lier; avoir une Repousser du corridor, avoir mau-
liaison malheureuse;
ialh( se mettre vaise haleine.
dans rembarras. — Tenir la Corsé O ^' Plantureux, copieux.
corde, avoir la bonne place pour Un gueuleton corsé.
arriver le premier dans une Corser Q
v.a. Compléter, aug-
course, ou pour l'obtention d'une menter, fortifier, m. à. m. donner
faveur, d'une place, être le pre- du corps.
mier sur la liste des postulants. Corvette # s.f. Etre en corvette.
— Faire des cordes, rester long- (pédérastie)
temps aux lieux d'aisances. Cosaque s.m. Homme grossier
Corder 0v.n. S'accorder (m. déf.). et mal élevé.
Cornage s. m. Ronflement. Cosne # s.f. Auberge.
Cornanche 0s.f. Au jeu du bon- Cosny (B) s.m. Mort = Coni dans
net, faire la cornanche, c'est mar- l'arg. moderne des voleurs.
quer d'une corne la carte qui Cesser %
v.a || 1. Dépenser. [Ri-
gagne et en battant les cartes la GALiD.] Dévaliser, ^our écosser,
Il
2.
décorner, puis en corner une autre tirer de la cosse.
en faisant le saut. Coste # s.f. La mort.
Cornant (B) s.m. Rœuf. Costel s.m. Souteneur.
Cornante (B) s.f. Vache. Costo % s.m. Qui fait partie de la
Cornard s.m. Cocu. coterie des costels v.c.m. « Allez
Corne s.f. 1. Cornemuse,
||
=
donc interroger, dans un bar de
cornet, v.c.m. ||
2. Clairon. Relleville, une trentaine des gars
Cornemuse s.f. Le gosier, la « costo », tous repris de justice,
gorge. Se rincer la cornemuse, ne vivant que de rapine... » Eclair,
boire. 19 mai 1894.)
Gornemuseux s.m. Vent du Cote s.f. (sport) Tableau des book-
Sud (arg. des pêcheurs). makers. (Polyt.) Séance des cotes,
Corner (O) v.n. Sentir mauvais. brimades.
COTE. 8 COULEUVRE.
Côte Etre à la côte^ être
s.f. ressemble au cri du coucou.
gêné, à bout de ressources. — 113. Faire coucou, jouer à cache-
Avoir les côtes en long, être pares- cache.
seux. Coude s.m. Lâche-moi le coude,
Côté s. m. N'avoir rien du côté laisse-moi tranquille. Lever le —
gauche j n'avoir pas de cœur, coude, boire.
manquer de courage, de sensibi- Couenne s.f. ||1. Niais, imbé-

i

lité. Du côté que cest pas vrai, cile. Couenne de lard, brosse.
2.
du mauvais côté. 3.
Il

Peau. —
Se faire gratter la
Côtelard s. m. Melon.
Il

couenne, se faire raser. Frotter —


Côtelette s.f. Pisser sa côtelette, la couenne (O), faire l'amour.
accoucher. — Les côtelettes, les Coues (B) s.f. Maison.
favoris. Couesu s.m. Montre.
Gôtier s. m. 1. Homme
chargé Couille s.f. Testicule. JSe —
d'atteler les chevaux
|1

de renfort bander que d'une, avoir peur. —


pour les montées. || 2.Cheval de Avoir des couilles au c, être
renfort pour monter les côtes. courageux. N'avoir pas de —
Cotillon s. m. Femme. Faire couilles, manquer de courage.
danser le cotillon, battre une Couillé s.m. Individu.
femme. Couillet Plan de couillet, at- #
Coton m. Peine, difficulté. « Il
s. tente prison préventive,
vaine,
y aura du coton. » Filer un — subir une peine imméritée, faire
mauvais coton, être dans une po- de la prison pour rien.
sition fâcheuse. Couillon0s.m. || i. \oy. Couille.
Cottage O s. m. Maison genre Il
2. voy. Coiiyon.
anglais. Couillonner v.n. voy. Couyon-
Cotte s.f. Pantalon de travail. ner. Plaisanter.
Cotteret s. m. =
Fagot affranchi. Couiner v.n. Se lamenter.
forçat libéré. Coulage s.m. Gaspillage, perte oc-
Couac O s. m. Faire un couac, don- casionnée par la négligence ou le
ner une fausse note. manque de surveillance.
Couche s.f. En avoir une couche, Coulant s.m. 1. Lait. 2. Cra-
être sot, niais. — Les nouvelles vate (nœud coulant).
l|

couches (s. ent. sociales), les Coulante s.f. 1. Gonorrhce. ||

hommes de progrès, les avancés 2. Laitue.


de tous les partis.
Il

Coule Etre à la coule


s.f. Etre =
Coucher v.n. Tête à coucher à la à dans le mouvement,
la hauteur,
porte, individu à mine suspecte, être au courant d'une chose, être
homme laid et repoussant qu'on capable, intelligent.
ne voit qu'avec déplaisir. A — Coulé a. Perdu (comme un na-
quelle heure qu'on te couche? tu vire au fond de la mer).
ne vas pas bientôt te coucher? Couler v.a La couler douce, se la
tu nous ennuies. couler, vivre insouciamment, m. à.
Coucou s.m. Il 1. Cocu. I| 2. Pen- m., laisser couler la vie.
dule, horloge, montre, tous les Couleur s.f. I| 1. Carotte. =
appareils en général qui indiquent Mensonge. || 2. Gifle.
l'heure, par ext. de coucou, hor- Couleuvre s.f. ||
1. Mensonge,
loge ancienne dont la sonnerie pour couleur. Conter des cou-
COULOIR. — 70 COURAILLER.
leurres mentir.
j
||
2. Paresseux hasard [O), bâtard. — Coup de
(fainéant comme une couleuvre). pouce, effraction.
Couloir s. m. = Conidor. Bou- Coupe s.f. Tirer sa coupe, nager.
clie,gorge, gosier. — Etre sous la coupe de quelqu'un,
Gouloire (V) s.f. Canal de l'u- sous dépendance.
la
rètre. Coupé a. Sans le sons=z Fauché.
Coup O m. Monter
le coup à
s. Coupe-choux (mil.) s. m. Sabre.
quelqu'un tromper par des
, le Coupe-ficelle (mil.) s. m. Artificier
promesses que Ton sait ne pas d'artillerie.
tenir. — Ça vautcoup, ça vaut le Coupe-file O s. m. Laissez-passer
la peine de s'en occuper. Elle — délivré par la préfecture de po-
vaut le coup (obsc), en parlant police (il permet de couper la file
d'une femme. Coup du lapin, — et de passer avant les autres).
le dernier coup. Avoir un coup — Couper v.a. et v.n. Croire. Je
de sirop, coup de feu, coup de bou- n'y coupe pas, je n'y crois pas.
teille, coup de chasselas , coup de Couper dedans, croire ce que l'on
picton, être gris. Coup de — vous dit, adhérer à une proposi-
chien, mauvais tour, trahison. — tion. —
Couper dans le pont, se
Avoir un coup de marteau, être laisser naïvement tromper. Allu-
toqué. —
Avoir un bon coup de sion au truc des cartes [faire un
fourchette, avoir bon appétit. — pont, c'est cintrer légèrement la
Coup du médecin, verre de vin ,
partie supérieure d'un jeu de
après la soupe. cartes pour faire « couper » où

Après la soupe un coup de vin


l'on veut). —
Couper la chique à
quelciuun, l'interrompre, le faire
Ole un denier au médecin.
{Vieux prov.) taire. —
Ça m'a coupé la chique,
je n'ai plus rien dit. Ça te la —
— Tu ne donnes pas de coups de
te coupe ! ça t'étonne, tu ne *dis plus
pied, tu ne dis pas de mal de toi, tu rien. —Ça vous coupe la gueule à
fais ton éloge. Coup de pied— quinze pas, ça sent mauvais de très
de Vénus, maladie vénérienne. — loin. —Couper la musette, couper
Donner les coups de poing de la la gorge et aussi la parole. —
fin, donner un coup de collier, ac- Se couper, se trahir en racontant
tiver la besogne pour la terminer. un fait, dire ce que l'on tenait à
— Donner le coup de pouce, avan- cacher. —
Couper la queue à
cer une pendule. Coup de so- — son chien, se faire remarquer
leil, ivresse. —
Se donner un coup par une excentricité. (Thé.) // —
de torchon, se battre. Donner — cherche à me couper mes effets,
un coup de pied à la caisse, de- il m'empêche, par ses mouve-
mander une avance d'argent. ments ou ses répliques, de pro-
— Le coup de Vabsinthe, l'heure, duire l'effet que je voudrais dans
le moment. — % Coup de casse- mon rôle.
role^ dénonciation. — Coup du Coupe-sifflet s. m. Couteau.
pèreFrançois=zCharriage[Y.c.m.) Coupolard O s. m. Académicien
à mécanique. — Coup de tron-
la (il siège sous la coupole de l'Ins-
che, coup de tête. Coup de vague, titut).
vol non prémédité, fouiller les Courailler v.n. Traîner par les
poches, détrousser. — Coup de rues, courir après les femmes.
COURANT. 80 — CUACHER.
Gourant s. m. Se déguiser en cou- Gouvre-amour Q s.m. Chapeau,
rant d'air, s'en aller, s'enfuir. shako.
Gourante (la) s.f. La diarrhée Gouvreur s.m. [14.0 Chapelier,
(O, 1556) (indisposition qui fait Il
(F.-M.) Celui qui garde ou
2.
courir). qui ferme la porte.
Gourbe (B) s.f. Épaule. Les uns Gouvrir Q
v.a. Couvrir la femelle
fichent une courbe de morue, (O, 1556), engendrer (en parlant
d'autres un morceau de cornant. des animaux).
(Le langage de TArgol.) Gouyon s.m. = Couillon. Lâche,
Gourer v.a Se courer, se garer. poltron. « Couyon comme la lune. »
[RiGAUD.] De ou Couilly village de
Coilly
Goureuse s.f. |1 1. Femme qui l'arrondissement de Meaux, le
se prostitue, qui court après quatrain suivant recueilli dans
leshommes. 2. Machine à
|1 les adages français explique le
coudre. 3. Plume (pour écrire).
||
sens donné à ce mot syn. de
Gourir O©
v.a. et v.n. Courir la Couillyon habitant de Couilly:
gueuse, guilledou, courir après
le
les filles. —
(Sport) Faire courir,
« Mil cinq cent vingt et quatre
« Coilly fut pris sans combaltre ;

avoir une écurie de courses. « Et les blés furent engelés


« Et maints gens déshonorés. »
Se courir, s'enfuir.
[L. RlGAUD.]
Gourriériste O
s. m. Journaliste
qui fait les articles sous les rubri- Gouyonnade s.f. = Co\iillon-
ques «Courriers » des théâtres, nade. \\ 1. Lâcheté. ||
2. Niaise-
du sport, de la bourse, etc. rie, vétille. « Couyonnade en bâ-
Gourt-à-patte s. m. Fantassin, ton. »
artilleur à pied. Gouyonner0v.n. et Y.a. = Cowî7-
Gourtaud %
m. Employé. Cour-
s. lonner. Avoir peur, reculer
|| 1.
taud de boutanche, employé de devant une chose à accomplir.
magasin. — Abreuver le courtaud, [|2. Couyonner le service =:^ Caro -
(O) faire l'amour. ter, éviter la besogne. 3. Plai- ||

Gourte (la) obsc. s.f. Membre santer. Est-ce que tu couyonnefi?


viril. Est-ce que tu plaisantes? 4. ||

Gourt-bouillon s. m. Le grand Couyonner quelqu'un, le berner.


court-bouillon, la mer. Goys (V) s.m. Cabane, maison, ca-
Gourtier % s. m. Voleur qui com- baret, cellier. C'est le même mot
bine les vols. que chaix en usage dans le midi
Gourtiser Q v.a. dame de la France. Du latin casa.
Courtiser la
de pique, jouer fréquemment aux Grabosser v.a. Faire des bos-
cartes. ses, bossuer. Chapeau crabossé,
Gousin s. m. Tricheur au jeu. écrasé et bossue.
(arg. des Grecs) Craché Q
a. Ressemblant: « C'est
Goûter v.n. Ça coûte les yeux son père tout craché ».
de la ça coûte cher.
tête, Gracher 0©v.a. et v.n. Cracher
Goussinet s.m. Genou (allusion son âme, son embouchure, mourir.
aux coussinets entre lesquels sont
;

— Cracher au bassinet, donner de


maintenus les arbres tournants). l'argent. —
Cracher blanc, des
Gouvrante s.f. I| 1. Casquette. pièces dix sous, du coton, avoir soif.
Il 2. Couverture. — I^e pas cracher dessus, aimer une
— —

CRACHOIR. 81 -- CREVAISON.

chose, ne pas dédaigner. Faire — Cré a. Pour sacré. « Cré nom!


cracher, forcer à donner de l'ar- Cré mâtin! »
gent faire parler.
, ^ Cracher, —# Créateur s. m. Artiste; il crée.
faire des aveux. — Faire mousser ou se balancer
Crachoir s.ni. || 1. Bavard. Te- le créateur-, (onanisme).
nir le crachoir, être seul à parler. Créature Q ^-f* Terme de mépris
Abuser du crachoir, garder seul à l'adresse d'une femme; « Une
la parole, sans laisser parler les sale créature. »
autres. || 2. Réquisitoire. Grebleu int. Pour sacrebleu.
Crampe s.f. Fuite, évasion. Ti- Credo O s. m. jj
1. Profession de
rer sa crampe, prendre la fuite. foi. Il
Aveu.
2. Crédit. |j 3.
Tirer une crampe, (obsc.) Crème %
Être fait crème, être
s.f.
Grj^mper 0v.n. |I
i. Corr. de dé- dupé par son complice, m. à. m.
camper, fuir. Il
2. Coïter. (obsc.) être écrémé. (O) —
Le meil- Q
Crampon s. m. Individu te- leur; ((C'estlac?'éme des hommes».
nace et importun. « Quel cram- Crémer Q
^'•^' Brûler. Se faire

pon ! » crémer, demander à être incinéré


Cramponner v.a. S'attacher à après sa mort.
q.q. avec acharnement, l'obséder. Crêpage s. m. Bataille, rixe;
Cran s.m.Q Lâcher d\in cran, aban- « Crêpage de chignon. »
donner. —
Se serrer le cran, se Crêper (se) v.pr. Se crêper le
modérer, se priver. Avoir son —
toupet, le chignon, se battre, =z Se
cran, être gris. Être à cran, ùiro prendre aux cheveux.
inquiet, irrité, anxieux. Crépin s. m. Cordonnier; saint
Crâne Q
a- et s. m. Il a un crâne Crépin est le patron des cordon-
toupet, il est bien audacieux, té- niers.
méraire, — Faire le crâne, faire Crépin (Saint-) s.m. Saint- =
le fanfaron. Frusquin. Tout ce qu'on possède.
Crâner v.n. Faire le fanfaron. Crépine s.f. Bourse de cuir.
Crâneur s, m. Fanfaron. Crépon O
s.m. Paquet de faux
Crapaud s. m. 1. Gamin, en-
I|
cheveux que les dames portent
fant. « Est-il drôle, ce crapaud- dans leur chevelure. « Mettre dja
là! ^^
Il
2. Genre de fauteuil crépon. »
lljcapitonné et très b as. 1|
3. # Crés # adv. Vite.
Cadenas. Crespinière # adv. Beaucoup.
Crapser v.n. Mourir. Cresson s.m. Iln'aplusde cres-
V'ià dans rbataillon d'ia guiche ! son sur le caillou, il est chauve,
Comment craps'nt les dos. m. à. m., il n'a plus de cheveux
(J. RlCHEPIN.)
sur la tête.
Var. de crever. Crétiniser Q v.a. Abrutir,stupéfier.
Crapulos m. Cigare d'un sou.
s. Creuse Gorge.
s.f.
Craquelin s. m. Menteur. Du fr. Creuser Q v.a. Approfondir. Se
craque, mensonge. creuser
la cervelle, chercher.
Crasse s.f. Vilenie, indélica- Creuser une idée, l'étudierj l'ap-
tesse. « Faire une ci'asse ». profondir.
Cravache (sport) Etre à la cra- s.f. Creux s.m. || 1. Logis.
||# 2. Q
vache, pressé, activé; (pour arri- Voix. « Avoir du creux. )>

ver au but le cheval est cravaché.) Crevaison s.f. Faire sa crevai-

6
CREVANT. — 2 — CROQUER.
son, être très malade, sur le point Crignolier % s. m. Boucher.
de mourir. Crin s. m. O 1. Cran. « Être
||
=
Crevant a. O ^'^^^ crevant! c'est comme un crin. » 2. A tous crins, [|

drôle ! c'est bizarre, extraordi- endiablé.


naire. Crin-crin s. m. Violon.
Crevard m. Enfant mort-né.
s. Criole s.f. = Crie. Chair, viande.
Crève-la-faim s. m. Malheu- Cristalliser (se) v.pr. S'im- O —
reux, misérable. planter, s'immobiliser. (Polyt.)
Crever v.a. Tuer. Crever la = flâner.
gueule, la peau, la paillasse. « Vo- CristiQint. voy. Sactisti. (abrév.)
tre intention est formelle vous : Croasseur "s. m. Corbeau, (il

voulez crever un bourgeois, et croasse)


comme vous n'avez pas les moyens Croc s. m. Escroc, (abrév.)

d'action du sublime Ravachol, Croche s.f. Main.


vous vous servirez de votre instru- Crocher (se) v.pr. S'accro- =
ment de travail, le tranchet! » cher, en venir aux prises, se
(Int. de Léauthier, anarchiste battre.
condamné en 1894.)— Se crever, Crochette s. t. Clé.,
se fatiguer. —
Crever la pièce de Crocodile s. m. l.Q Étranger qui
dixsous, (obsc.) sodomie. Cre- — suit les
|1

cours de l'Ecole Saint-


ver Vœil au diable, réussir malgré Gyr. H 2. Usurier, créancier.
les obstacles, la déveine. Croire Q que c'est ar-
v.a. Croire
Crevette O
s.f. Femme galante. rivé, être prétentieux, s'en faire
« Allons dîner, il y aura des cre- accroire. —
« J'te crois », cer-
vettes ))." tainement.
Cri %
int., signifie « à gauche », Croissant s. m. H 1. Demeurer
indication du bonneteur à son rue du Croissant, être cocu. |1

compère; t^ane signifie «adroite». 2. # Gilet.


Criarde s.f. |f
1. Poule. 2.
|1
Croix (O)0s.f. Argent, monnaie.
Lime, scie. ||
3. # Sonnette. ||
4.
• « Je n'ai ni croix, ni pile, »
Serrure.
Criblage = Criblement % s. m.
« Je n'ai pas d'argent. »

Cris. Crolle S.f. = Crosle, écuelle,


Cribler % v.n. Crier. Cribler à la plat, assiette.
grive. Crier : Voilà la police ! A la Crôme s. m. Crédit.
garde ! Cromper v.a. voy. Cramper (l).
Cribleur m. Crieur. Cri- Crompire
s. —
s.f. Pomme de terre.
bleur de verdouze, marchand des Mot wallon, de l'ail. Grundbirne,
quatre-saisons. Cribleur de — poire de terre.
lance, arroseur. Cribleur de — Cronée s.f. Ecuelle.
"
frusques, marchand d'habits. Croquant s.m. || 1. # Rat. |1 2.
Cric s. m. Eau-de-vie. Croquante, souris. || 3. (O) I^^" Q
Cric-croc! int. A ta santé! dividu mal élevé, qui ne sait pas
Cricon-criquette (O) Sacrifice vivre. Homme de rien, du vx. fr.
à Vénus. croquart m. s. [Froissart]
;

Cri-cri Q s. m. Grillon. Croquenots s. m. pi. Souliers;


Crie (B) # s.f. = Crigne. Chair, (ils craquent.)
viande. Croquer v.n. Esquisser. Gentil

CROQUET. — 83 — CUISINIER.

à croquer, c'est gentil, à peindre. v. c .m. Il


2. Mauvais peintre.
(O)Manger. Croquer la pie, boira. Croûtonner Q v.n. Faire de mau-
Croquet s. m. Individu irritable. vais tableaux.
Crosle (B) s.f. Ecuelle. Cruche Q s.f. = Cruchon s. m.
Grosse s.f. Uéquisitoire. Imbécile, niais.
Crosser Q v.a. 1) \. Requérir con- Crucifié s. m. Personne décorée.
tre un accusé [|
2. # Receler. ||
(qui porte la croix.)
3. # v.n. Sonner. H crosse trois Crucifix s. m. Crucifix à res-
plombes, il sonne trois heures. sort, à Vesbrouffe, pistolet, re-
Grosseur s. m. ||
1. Avocat, volver.
ministère public. 1| 2. Receleur. Crupault (V) s. m. Pot. #
Il
3. Sonneur. C'ti pr. Celui. Cti-là, celui-là.
Crotal s. m. (polyt.) Sergent à l'Ecole Cti-là qui m'emm... fiai fiche une
polytechnique. beigne, celui-là qui m'ennuie, je
Crottard s. m. Trottoir. donne une gitle.
lui .

Crotte Etre dans la crotte,


s.f. Cube O
s. m. Elève de troisième

être dans la misère, avoir des année à TEcole centrale.


ennuis. —
Crotte de pie, pièce Cucurbitacé Q
s.m.= Melon. Im-
^e 50 centimes. Crotte d'ermite,— bécile, niais.
poire cuite. —
Crotte de chocolat, le Cueillir v. Arrêter. « On l'a
plus répandu des chocolats d'é- cueilli à sa porte et conduit au
trennes, se présente sous forme dépôt. »
de crottes. Une crotte se compose Cuiller s.f. La main. Serrer la
d'un intérieur en pâte d'amandes cuiller, serrer la main.
ou en crème, et d'une enveloppe Cuir s. m. Peau. Tanner le cuir^
formée d'un mélange de chocolat battre.
et de beurre de cacao.
... Ah! cousin qu'elle a le nez joli,
Crotté a. Cul crotté, femme Le minois égrillard, le cuir fin et poli.
sale, négligée. [Regnaud, le Bal, se. Vil.]
Le beau corps, le beau cuir!
Crottin s. m. Ramasser le crottin
[La Fontaine, Roi Candaule»]
des chevaux de bois, ne rien faire,
être sans place. Cuir de brouette, bois. Escar- —
Croume s.f. Crédit. (Rigaud) pins en cuir de brouette, sabots.
Croumier s. m. Celui qui fait Cuire #
v.n. Se faire cuire, se
crédit. faire arrêter. —
Etre cuit, être
Croupière Q s.f. Tailler des crou- condamné. —O
Cuire dans son
pières à quelqu'un, lui causer des JUS, avoir chaud, transpirer.
embarras, des ennuis, etc. Cuisine Q s.f. ||
1. Faille la cuisine
Croupir v.n. Mon dîner croupit d'un journal, préparer le journal,
dans le battant, mon dîner ne dans tous ses détails. || 2. Pré- #
digère pas. fecture de police.
Croustiller v.n. Manger. Cuisiner Q v.n. et v.a. Travailler.
Croûte O s.f. Il
i. Individu arriéré, L'agent de la sûreté cuisine les
qui ne sait rien. || 2. S'^embèter prévenus, il cherche à les faire
comme une croûte de pain derrière avouer.
une malle, s'ennuyer beaucoup. Cuisinier s. m. || 1. Agent de la

3. Mauvais tableau. sûreté. 112. Secrétaire de la ré-


Il

Croûton s. m. 1. Croûte,
|| 0= daction dans un journal.
CUITE. 84 CYGNE.
Cuite
carabinée. »
s.f. Ivresse : « Une cuite Culotter (se) O v.pr. Se gri-
ser, voy. culotte (2).
Cuiter (se) Q v.pr. Culotteur s. m. Culotteur
Se griser. de Q
Cuivre O s. m. Les pipes, fumeur qui passe tout son
cuivres, les
instruments de cuivre dans un temps à fumer la pipe.
orchestre. —
Astiquer les cuivres, Gupidon s. m. Chiffonnier; (il
nettoyer la batterie de cuisine, porte une hotte a la place d'un
(en cuivre.) carquois).
Cul s. m. Niais, imbécile. Cul Curé —
s. m. Sac de charbon. —
de plomb, homme de bureau. Curé de campagne,— (prost.) #
Avoir quelqu'un dans le cul, dé- prostituée, bonne à tout faire^
tester, mépriser. —
Enlever le oui qui sait se retourner.
à gue/gw'ww, le gronder, le battre. Curieuse (la) s.f. La préfecture
— Montrer son cul, faire faillite. de police.
(Rigaud) —
Cul terreiix, jardi- Curieux s. m. Juge d'instruc-
nier. —Tirer au cul, travailler tion, président de cour.
mollement, sans énergie. Les Cycle s. m. Vélocipède. O
fabricants de papier peint em- Cyclewoman s.f. Femme qui Q
ploient le levier à la main, et s'adonne au sport vélocipédique :

pour donner plus de pression et « Aujourd'hui sera couru un


déployer moins de force ils s'as- match entre deux de nos plus
soient sur l'extrémité, ce qui est charmantes cyclewomen, sur le
moins fatigant; ils appellent cela parcours de Paris à Yille-d'Avray
tirer au cul. et retour. »
Culbutant s. m. Pantalon, cu- Cycliste s. m. Yélocipédisle. O
lotte.Des m.fr. cul, derrière, et
butant, soutien.
Cyclisme O s. m. Sport vélocipé-j
dique.
Culbute s.f. ||1. voy. Culbu- Cyclope s. m. Derrière. (Rigaud)]
tant. Il 2. O
Faire la culbute, = Le borgne ;
(il n'a qu'un œil.]
faire faillite. Cylindre m. Tu fen feraisl
s.
Culot s. m. Dernier né d'une fa- péter le cylindre. =
Tu fen ferais]
mille. — Le d'une
culot, la fin mourir, tu ne le voudrais pas,
chose. — Avoir un vrai culot, être c'est au dessus de tes forces, ex-
osé r= Avoir du toupet. pression de refus formel. —
Culotte O
s.f. 1. Perte qui en-
Il
Aliser son cylindre, être très ma-
globe toutes les autres. (Larciiey) lade; (argot des métallurgistes.)
Il
2. = Cuite, ivresse ; l'habitude Cymbale s.f. La pleine lune.
de boire fait prendre au nez une Les cymbales, panonceaux.
couleur foncée, il se culotte. 3. ||
Cygne s. m. Pièce de vingt
Aimer la culotte rouge, aimer les francs. Pour ciguë, v.c.m.
militaires.

I
DAB. 85 DANSER.

D
Dab = Dabe 9 s. m. Pore, patron, roser, se rincer la dalle, boire
maître. Gratul dab. Dieu, roi, Un', deux, trois, longtemps, beaucoup.
Il faut s'arroser la dalle
Mais grand Dab qui se fâche,
Dit: par mon caloquet
Du cou.
Jjv ferai danser uno danse
(Richepin).
Où V a pas d'plancher. Dalzar s. m. Pantalon pour pan-
[V. Hugo]. ;

m.déf.
talzar,
Chef. Dab de la cigogne ou doi Dame s.f. Dame blanche, bou-

rcnifleiirs préfet de police. Du teille de vin blanc. Aller voir —


skt. da, nourricier. [Timmerma>s] ces dames, aller au lupanar. —
Dab d'argent s. m. Spéculum. Courtiser la dame de pique, jouer
Crampev avec le dab d'argent, souvent aux cartes, être- joueur.
passer à la visite sanitaire, (arg. Damer v.a. Damer une fille, la
des filles publiques.) séduire.
Dabérage s. m. Bavardage. Danaïdes #
s.f. pi. Faire jouer les

Dabérer v.n. et v.a. Bavarder. danaidcs, battre. [Rigald]


Hébreu dabar, parler. [Timmeii- Dandiner v.n. Sonner, pour
MANS] tintiller. Lat. tintinnire. Le tinte-
Dabesse %
s.f. Mère, patronne, ment ou le toctoG du battant sur
maîtresse, reine, f. de dab, v.c.ni. le manteau de la cloche a servi
Dabot 9S. m. Soutfre- douleur. par la suite de nom pour l'acte de
[Lvrchey] dandiner, dodeliner, etc. [Timmer-
Dabuche %
s.f. =
Dahessej voy. MANS)
Dab. Bourgeoise, nourrice. Dandines s.f. pi. Cloches, clo-

Dabuchette s.f. Jeune mère. chettes, sonnettes, grelots.


Dim.de Dabesse, dabuche, \. ces m. DandinoD s. m. Cloche, carillon.

Dache (ar. alg.) Envoyer à dache Taquiner le dandillon, tirer la


[le perruquier des zouaves) y en- sonnette.
voyer promener. Dandiner v.a. Battre; faire
Dagorne s.t. Vieille femme comme le battant du dandillun.
laide et chagrine. Dandines Coups.
s.f. pi.

Dague s.m. Couteau. Danse Coups. Fiche une


s.f. ||
1.
Daim s. m. Niais, imbécile, dame, battre. 2. Mauvaise odeur.
||

dupe. Daim huppé, homme riche Danser v.n. et v.a. Payer.


et bête. « Danser d'un louis. » La —
Dale s. m. Monnaie d'or ou d'ar- danser, être oblige de payer, être
gent. battu; (au pr. et^au fig.) — Faire
« Faut pas aller chez Paul Niquet
danser, battre. —
Danser devant
le buffet, n'avoir rien à manger;
Ça vous consomm' tout voir' pauvr' dale. »

[P. Durand.]
c'est aussi la vraie danse du ven-
tre.— Danser du bec, danser tout
Dalle s.f. Gosier, bouche. S'ar- seul, sentir mauvais de la bou-
DANSEUR, — 86 — DÉBANQUER.
^
che. —
La danser, = sauter le Dauche s. m. et f. Père, mère.
pas, mourir. Var. de dab et daron.
Danseur s. m. Dindon. Dauffe %
s.f. =: Dauphin s. m.
Dar-dar = Dare-dare # adv. Instrument d'effraction.
Vivement, rapidement. Dauluage (B) s m. Mariage.
Dard s. m. Membre viril. — Dauiué (B) % s. m. Marié.
Filer comme un dard, fuir rapi- Dauphin % s. m. 1|
1. Souteneur.
dement. Il
2. Dauffe,y.ç,.m.
Dardant (le) # n.pr. L'Amour. Davone # s.f. Prune.
Le petit Dardant, Gupidon. Dé O m. Domino.
s. On dit :

Dardelle s.f. Deux


sous. « Faisons une partie de dominos,
Dare-Dare adv. voy. Dar-Dar. on prend sept dés ». Poser un
Dariole s.f. || 1. Coup de poing. dé calotte, c'est poser un domino
Il
Sorte de pâtisserie enroulée
2. seul de son point.
comme un saucisson. Comparez le Dead heat (sport) s. m. Course
holl. draayen tourner een draai, nulle lorsque deux chevaux ar-
;

une torgniole, coup donné d'un rivent ensemble au poteau. (Ang.


tour de bras. [Timmermans] épreuve morte.)
Dariolet s. m. Dariolette s.f. Débâcle % s.f. Accouchement.
Entremetteur, proxénète, femme Débâcler V. a. 1. # Ouvrir, pour
qui favorise les entreprises ga- déboucler. — ||

Débâcler son chouan,


lantes, (on appelait Dariolette la ouvrir son cœur, jj 2. Accou-
confidente d'Êlisenne dans Ama- cher.
dis, le célèbre roman de cheva- Débâcleuse s.f. i. Sage-
lerie). —
Souteneur; (se trouve femme. Il
2. Femme
||

qui a souvent
avec ce sens dans Mat. Régnier.) des enfants.
Dariolet est le surnom marseillais Débagouler v.a. Parler, faire
du maquereau ce mot est formé; un discours.
du latin dorsum et du vx fr. riulé Déballage Q s. m. Le déshabillé
(rayé) ou bariolé, bigarré. dune femme : <( Il n'y a plus rien
Darioleur s. m. Pâtissier qui au déballage, faux cheveux, fausses
fait la dariole, v.c.m. dents, faux tétons, faux derrière,
Daron s. m. Daronne # =
etc., que reste-t-il?
s.f. » Au débal- —
Dab, dabcsse, dabuche, v.c.m. Da- lage, au saut du lit. Etre volé —
ronne du Mec des Mecs ou du au déballage, être déçu sur les
Grand Havre, la Vierge, m. à m. charmes d'une femme au désha-
mère de Dieu. Daronne du —billé.
Dardant, Vénus, mère de l'Amour. Déballer v.a. et v.n. Ij 1. Mon-
Dark-horse (sport) s. m. Cheval trer, faire voir. « Il a déballé ses
inconnu. (Ang. cheval ténébreux.) paperasses pour m'expliquer son
Daube s.f. Cuisinière. Holl. affaire.» 2.Fairesesbesoins.
||
3. ||

doopen, plonger dans un bain, Se déballer, v.pr., se déshabiller.


dans une sauce, mettre à la daube. Déballeuse s.f. voy. Débâcleuse,
[TiMMERMANS] =z Déballeuse de petits salés.
Daubée %
s.f. Raclée, ang. to dub, Débander (obsc.) v.n. S'arrêter en
frapper. bon chemin.
Daubeur s. m. Maréchal fer- Débanquer O v.a. Faire sauter la
rant. banque.
DÉBARBOUILLER. -- 87 DECâTISSAGE.

Débarbouiller (se) v.pr. Pour gue, var. de branche, considérée


se débrouiller, v.c.m. ici comme ligot. [Timmermans]
Débardeur Q m. Personnage de
s. Débrouillard Q s. m. Celui qui
carnaval. sait se débrouiller, qui se tire
Débarquer Q v.a. Renvoyer, chas- toujours d'affaire.
ser, faire partir. <( La majorité n'a Débrouiller (se) Q v.pr. Savoir
qu'une chose à faire, dit-on dans se débrouiller, savoir s'arranger.
les groupes, c'est de le débarquer. >^ Décadener v.a. Enlever les
[Maurice Barrés] Se débarquer, — chaînes. Voy. Cadène.
v.pr. ne plus vouloir participer à Décadent O' s. m. Adepte d'une
une affaire, y renoncer après s'êtr^e école littéraire et artistique dite
embarqué. décadente. Les décadents sont des-
Débecqueter v. Vomir. sinateurs, peintres, ))oëtes, écri-
Débinage Q
s. m. Propos mal- vains, etc. Est-ce parce qu'ils con-
veillants, critique acerbe et mé- tribuent pour leur grande part à
chante. la décadence de l'art?
Débine s.f. Misère, pauvreté. Décalitre s. m. Chapeau haut de
Débiner O v.a. Dire du mal. Débi- forme.
ner le truc, dévoiler une chose. Décanillage s.m. Déménage-
Se débiner, v.pr. s'en aller. mont. Décanillage à la manque,
Débineur s. m. Bêcheur. = déménagement clandestin. [J. Ri-
Il
1. Médisant. || 2. Celui qui ré- ciiepin]
vèle une chose tenue cachée. Décanilier v.n. S'en aller. De
Déblaver v.a. (pays.) Couper de, marquant l'action de s'éloi-
les blés. gner, et du skt. Aan, aller. [Bur-
Débonder v.n. Faire ses besoins. >'0UF]
Déborder v.n. Vomir. Décarcasser v.a. Décarcasser
Déboucler v.a. Déhâcler. = quelquun, battre à outrance.
le

Il
1. Mettre en liberté. || 2. Accou- — Se décarcasser, v.pr. Se donnei
cher. Il
3. Ouvrir. du mal.
Déboucleur s. m. 1. Médecin- Décarrade
|I # s.f. || 1. Fuite.
accoucheur. Il
2. Le geôlier de 2. Evasion.
| Il || 3. Acquittement,
prison quand il ouvre la porte. liberté, sortie de prison. |1
4. Dé-
Débouler v.n. Accoucher, part.
Déboulonner v.a. Vendre. [Ri- Décarre # s.f. voy. Décarrade, =
ga id] décarrement.
Débourrer v.a. Instruire. — Décarrement s.m. voy. Décar-
Débowrer sa pipe. Se débourrer, rade, = décarre.
v.pr. faire ses besoins. Décarrer v.a. || 1. S'en aller,
Débouscailler v.a. Décrotter. jl
2. Fuir. S'évader. Décarrer
Il
3.
Débrider v.a. ||
1. Débrider la à la bâte, décarrer de belle, sortir
margoulette, manger. 2. Ou- # de prison. « Le gueusard décarre
vrir, crocheter une porte. Dé-
||

— avec son camarade. » [Vidocq]


brider les châsseSf ouvrir les yeux. Décartonner (se) v. pr. Dé-
Il
3. Autoriser. périr.
Débridoir s. m. Clé, fausse clé. Décati a. Usé, fané, vieilli.
Débringuée #
a. Tenue débrin- Décatir (se) v. pr. Vieillir.
guée, tenue débraillée. De brin- Décatissage s.m. Décrépitude.
DEGAVAGE. 88 DÉDURAILLER.
« Quelle dèche, quel décatissage, Décompte (mil.) s.m. Blessure
mes amis! » {VAss. Zola) mortelle. Recevoir son décompte,
Décavage0 s. m. Ruine complète. recevoir un coup mortel, mourir.
Etat du joueur décavé. Déconner v.n. || 1. Radoter. |] 2.
Décavé s. m. Ruiné. Joueur qui Etre impuissant.
n'a plus d'argent dans sa poche. Décors s. m. pi. Bijoux.
Déchanter v.n. Etre désen- Découdre v.n. En découdre, se
chanté, revenir à la réalité. battre en duel.
Déchard s. m. Individu en Découvrir v. a. Découvrir la peau
dèche, (v.c.m.) qui se trouve habi- de quelqu'un, le faire avouer.
tuellement dans la misère. Du fr. Décrasser v.a. |1 \. Décrasser
déchoir, tomber dans une situa- quelqu'un, lui donner la pre-
tion malheureuse ; gr. ôéw, avoir mière instruction, l'instruire. ||

besoin; en dauphinois dechi, dé- 2.Débaucher, par extens. du sens


faut, faute. [Glossaire des patois, précédent.
Onofris] Décrépir v.a. Endommager.
Décharge s.f. (Sens obsc.) Décrépir la figure à quelqu'un, lui
Décharger v.n. etv.a. (Sens obsc.) endommager la figure.
Déchargeur s. m. (Sens obsc.) Décrocher v.a. Sonner, (vx)
Dèche s.f. Ruine, misère, pau- — Décrocher un enfant, le mettre
vreté « déchéance ». Etre en dè- au monde. Par extens. décrocher
che, battre la dèche, être pauvre, un petit salé, avorter ou faire
misérable. Voy. Déchard. avorter. —
Décrocher ses tableaux,
Décher v.a. Décher du carme, se mettre les doigts dans le nez.
donner de l'argent. Dépenser. Se faire décrocher, se faire fu-
Décheux s. m. voy. Déchard. siller. —
Décrocher la timbale =
Déchiqueté # a. Malheureux. Avoir lapalme, remporter le prix,
Déchirée a.f. Elle n'est pas trop avoir un succès, réussir. 11 se |j

déchirée, elle est encore gentille,. décroche deux plombes, il sonne


Déchirer (mil.) v.a. Déchirer delà deux heures.
toile^ faire un feu de peloton, une Décrochez-moi-çà s.m. Fri-
pétarade. — Déchirer la toile, pier. « Acheter un vêtement au
péter. Décrochez-moi ça ».
Déclancher (se) v.pr. Se dé- Décroter v.n. Coïter. (M. Régnier,
mettre un membre. épigr. XIII)
Déclaquer v.n. Dire ce qu'on a Décrotter v.a. voy. Décrasser.
sur le cœur. Déculotter v.n. Faire faillite.
Déclassé O s. m. Celui qui n'a (Larchey)
pas la position qu'il devrait avoir Dedans adv. O
M&tlre quelqu'un

dans la société, étant données son dedans, le tromper. Mettre de-
intelligence et son instruction. dans, emprisonner. —
Donner de-
Déclouer v.a. Dégager du Mont- dans, se laisser mystifier. Être —
de-piété, m. à. m. retirer du clou. dedans =
être dans les vignes du
Décognoir (typ.) s.m. Nez. Seigneur, être gris.
Décoller v.n. S'en aller, se sé- Dédire (se) #
v.pr. Se dédire cher,
parer, divorcer. être à l'agonie. (Rigai d)
Décolleté Q a. Style, langage dé- Dédurailler v.a. Déferrer un
colleté, grivois. cheval.
DÉFALQUER. 89 — DÉGOTER.
Défalquer % v.n. Faire ses be- Dégazonner (se) Q v.pr. Perdre
soins. ses cheveux.
Défardeur s. m. Pour défar- Dégel s. m. Mortalité, héca-
gueur, déchargeur. Voleur — ; tombe.
m. à. m. qui décharge du far- Dégelé s. m. =r Refroidi (par
deau. antithèse). Défunt, cadavre.
Défarguer v.n. Pour décharger Dégelée s.f. Volée de coups,
l^au pr. et au
céder. Sedéfar- fig.), correction.
guer v. pr., se débarrasser. Dégeler v.a. =: Refroidir (par
Déficher # v.n. Bâiller. antithèse). || 1. Tuer. (| 2. Se dé-
Défiger v.a. Réchauffer. geler v.pr., se dégourdir, cesser
Défiler (se) v.pr. S'enfuir. = d'être une gourde, un niais.
Défiler la parade. Déglingué #
s. m. Débraillé, chif-
Déflaque s.f. H 1. Excrément. fonné.
2. Houe.
Il
Déglinguer v.a. Débraillcr,
chift'onner.
Tiens dans sa baraque.
rent'
! i'

La mienne est à ciel ouvert Dégobiller Q v.a. Vomir.


Avec un parquet d'déflaque. Déguiser v.a. Chanter. « Dégoi-
C'est pas rigolo l'Iiiver.
scr une chanson. » Ce mot est
(J. KicHEPi.N, La Chanson des Gueux.)
fr. dans le sens de parler avec

Il
3. (Sens obscène). volubilité, et de chanter, en par-
Déflaquer v.n. 1.0 Aller à la lant des oiseaux.
selle. Il
2.
||

(Sens obscène). Dégommade s.f. = Dégom-


Défleurir # v.a. voy. Déflorer. mage. Congé, destitution.
Déflorer #
v.a. Déflorer la picouse, Dégommage s. m. || 1. voy. "^

voler du linge qui sèche sur une Dégommade. \\


2. Décrépitude.
haie. Dégommé a. i. \oy. Décati,
Déformer v.a. Briser, défoncer 2. l)csl\lué = Blackboidé.
||

« Jvas te déformer un abattis. »


:
Il

Dégommer v.a. Destituer. —


Defou s.f. voy. Desfoux. Se dégommer, v.pr., enlaidir.
Défourailler v.n. || 1. Courir. Dégorger v.a. 1. Dégorger sa ||

Il
de prison (où l'on est
2. Sortir ;
sangsue {ohs,c.). 2. Avouer. 3.
\\ ||

enfermé comme dans un four.) Faire rendre gorge, se faire ren-


.
Il
3. Tomber, (vx) dre ce qu'on Vous a pris ou em-
Défourguer #
v.a. Racheter, re- prunté. 4. Vomir.
Il

prendre pour de l'argent un objet Dégosiller v.a. voy. Dégoiser.


qu'on a vendu. Dégoter = Dégotter v.a. || 1.
Défrimousser v.a. Dévisager. Regarder, chercher, trouver. Dé~
De frimousse, visage. gotte-moi donc ça! signifie, sui-
Défringué a. Débraillé. Var. vant le sens de la conversation
de déhringué. engagée Regarde-moi donc ça
: ;

Défringuer (se) v.pr. || i. Se cherche, ou trouve-moi donc ça.


débrailler. || 2. Défringuer, v.a., Ij
2. Apercevoir.
prendre des vêtements; aussi les
Quoi donc que j'dégote dans l'noir.
voler. {La Muse à Bibi).
Défrusquer v.a. Déshabiller.
Défrusquiner0 v.a. voy. Défrus- |[3. Découvrir. Je Val dégotté
quer. carré sous une roulante, je l'ai
DEGOTTAGE. — 90 — DEMI-MONDAINE.
découvert caché sous une voilure. Déjeté a. =: DérMi Déchiré. =
Dégottage s. m. |1 1. Décou- N'être pas déjeté, être encore bien
verte. de sa personne malgré son âge.
Dégouler v.n. H 1. Tomber. |1
2. Déjeuner Q
s.m. Déjeuner de so-
Dépérir. leil, couleur pâle qui passera vite
Dégoulinage s.m. Écoulement au soleil. — Déjeuner de perro-
lent. dégèle, c'est un dégou-
(( Il quet, biscuit trempé dans le vin.
linage général. » — Déjeunera la fourchette, duel.
Dégouliner v.n. Couler douce- Délasser v.a. Dessoûler.
ment. K Maladroit, je vous de- Delenda Carthago s.m. Idée Q
mande une friction et ça me dé- fixe de destruction.
gouline dans le dos. »> Délicoquentieux0 adv. Superla-
Dégoutation Personne ou tif de délicieux.
s.f.
chose dégoûtante, répugnante Délirant ^- Magnifique, idéale-: Q
« Une vraie dégoutation. » ment beau.
Dégoûté a. « Tu n'es pas dé- Délouflfer v.n. Dégueuler. =
goûté », tu as du goût, tu appré- Vomir.
cies. —
N'être pas dégoûté, ac- Démancher (se) v.pr. Se dé- Q
cepter ce qui devrait dégoûter. mener, se donner du mal.
Dégraisser v.a. Le garçon de Démantibuler (se) v.pr. voy.
recette va dégraisser à domicile, Se démancher.
c'est-à-dire chercher de Targent. Démaquiller # v.a. Défaire.
Dégraisseur s.m. Garçon de Démarger % v.n. = Démurger,
recette. vx mot. S'en aller.
Dégrimoner (se) v. pr. Se dé- Démarquer v.a. Q Plagier.
mener, s'agiter, se débattre. (Journ.) Démarquer le linge, l'aire
Dégringolade s f. = Dégringo- un article de journal d'après celui
lage s.m. 11
1. Vol. 1|
2. # As- d'un confrère.
sassinat. Démarqueur Q
s.m. Plagiaire.
Dégringoler v.n et v.n. Voler. Démarrer v.n. Partir. Du fr.
Dégringoler un pante, tuer un démarrer, rompre ses amarres.
bourgeois. Déménager v.a. et v.n. Expul- Q
Dégueulade s.f. Dégueu- =
ser. J'te vas déménager, je vais te
lage s.m. Vomissement. mettre dehors. Déménager par —
Dégueularder0 v.n. Médire « Si la cheminée, brûler ses meubles.
:

tu dégueulardes sur les amunches, Déménager à la cloche de bois, —


jHe bouche la fiole. » à la ficelle, à la lune, déménager
Dégueulas a. Dégoûtant, répu- clandestinement. Déménager, —
gnant. déraisonner.
Dégueulatif =: Dégueulatoire Demi-aune s.f. Bras.
a. voy. Dégueulas. Demi-cercle s.m. Pincer au
Dégueuler v.a. et n. Vomir. demi-cercle, surprendre, arrêter
|1 1 .

Il
2. Dénoncer. au passage.
Dégueulis s.m. Vomissement. Demi-kilo' s.m. Ghopine. (1/2 li-
Déguis s.m. Déguisement. tre)
Déguiser (se) Qv.pr. Se déguiser Demi-lune s.f. Fesse.
en cerf, en courant d'air, s'en Demi-mondaine O s.f. Femme
aller, s'enfuir. galante.
DEMI-MONDE. — 91 — DEPOSER.

i; Demi-monde Q s, m. Le monde Dénicheur s.m. Dénicheur de


^'alanl. Co mol vient d'A. Dumas fauvettes, celui qui cherche les
tils auteur d'une comédie portant jeunes filles pour les débaucher.
ce titre. Denier Q
s.m. Denier à Dieu,
Dumas à la plume Accoude. prime d'argent donnée au con-
De son pt^re digne lic^ritier cierge par le nouveau locataire
Ce d(^fenseur du demi-monde' d'un a})partement.
Est le charmeur du monde entier.
Dent s. ï. O
Avoir une dent contre

Demi-stroc s. m. Demi-setier. quelquun, en vouloir à q.q.
(1/4 litre) Avoir de la dent, être bien con-
Demi-sup. s. m. Demi-bouteille sente se dit d'une femme « Elle
; :

de vin supérieur, (abrév.) a des cheveux, de l'œil et de la


Démoc0s.m. Démocrate, (abrév.) dent.i>
— D^moc-soc, démocrate socialiste, Dentelle s.f. De la dentelle^ bil-
(abrév.) lets de banque.
Demoiselle 1.
s. f. ^^^ demoi-
I| Q Dépagnoter (se) Q v.pr. Sortir de
selles, les fillesen général, dans son lit.

l'acception méprisante « Demoi- : Dépailler v.a. Déménager.


selles du bitume. » 2. Bouteille Il
Département O S- "1- Département
pleine. Casse?' le cou à la demoi- du Bas-Rhin, derrière. J.d.m.
selle, déboucher une bouteille. Dépendeur s.m. Dépendeur
Démolir Q
v.a. 1. Détruire, par
|1
d'andouilles, homme de haute
des paroles ou des écrits, les taille et de petit esprit.
théories émises par d'autres. 2. ||
Viennentaussidcsballaflemm, des sans douilles
Destituer. 3. Tuer.
|| Fainrants, sucepols, grands déjterideurs dan-
Démolisseur O
^' s. Détracteur Oui dans les cabarets ont tué leur je dois [douilles
Et qui ne font jamais œuvre de leurs dix doigts.
systématique « Henri Rochefort
:
[RicHEPiN, La mer].
passe pour un démolisseur. »
Démonétiser v.a. Discréditer. Dépenser v.a. Dépenser sa salive,
— Se déinonétiser x.Tpr., se perdre parler.
moralement. Dépiauler 0v.n. Découvrir le do-
Démorfilage # s. m. Démarquage. micile. — Se dépiauler y. pT., dé-
Par j.d.m. sur morfil, le fil ou ménager.
tranchant du couteau. Dépiauter = Dépioter v.a.
Dëmorfiler^ v.a. Démarquer une Il
Enlever la peau. Dépiauter
1.
carte morfilée (marquée) par un un lapin, Técorcher. (| 2. Désha-
grec. (Rigaud) biller.
Démorganer Q v.a.
Rabattre ||
1 . Déplanquer v. ||1. Découvrir
le caquet, m. à m., enlever la mor- une chose cachée. Déplanqiier son
gue. Il 2. Se soumettre après une faux centre, dévoiler son faux
observation, une réprimande. nom. 2. Reprendre des objets
Il

Demorre s.m.. Individu. que l'on a engagés.


DémouchetéQ a. « Le coup a porté, Déplumé a. Chauve. — Cam-
ça n'était pas démoucheté,» c'est-à- buse des déplumés. Sénat.
dire il a piqué. On devrait plutôt Déponer0v.n. Faire ses besoins.
dire le contraire : '< C'était démou- Déporter v.a. Sortir quelqu'un,
cheté. » le mettre à la porte, (j.d.m.)
Démurger 0v.n. Voy. Démarger. Déposer v.a. Déposer une pêche,
DÉPÔT. 92 DESGRIEUX.
un kilo, son bulletin, faire ses rant de la façon de voler, rendre
besoins. malin.
Dépôt s.Tïi. Dépôt de la préfec- Désarrer v.n. Fuir.
ture de police, prison provisoire Désatiller # v.a.
Châtrer.
en attendant la décision du juge Desbourer (V) Voler, dé-
v.a.
d'instruction. pouiller. Opposé à rembourer,
Dépoter v.a. Dépoter un enfant, remplir.
mettre au monde.
le Desbourser (V) v.a. voy. Des-
Dépotoir s.m. |M. Pot de bourer, signifie liltéralement en-
chambre. (Uigaud) ||
2. # Confes- lever la bourse, opposé à rem-
sionnal. bourser, rendre l'argent.
Dépuceleur O s.m. Dépuceleur Desbouser (V) v.a. Dérouter, dé-
de nourrices, de femmes enceintes, voyer. S. pr., sortir de la bouse
faux don Juan qui se vante de qui se trouve sur la route.
bonnes fortunes qu'il n'a pas ou Descendre v.a. Descendre quel-
d'accomplir une besogne déj.à qu'un, le tuer. —
Descendre la
faite. garde, mourir. —
Descendre à la
Dérager v.n. Cesser d'être en crémerie, se livrer au libertinage
colère. entre femmes.
Déraillé Q
voy. Déclassé.
a. Descente s.f. Descente de lit,
Déralinguer (mar.) v.n. Mourir. habitué des prisons. —
Prostituée.
Derby (sport) s.m. M. ang. Le —
Descente de gosier, soif insa-
Derby est une course qui a'iieu à tiable.
Chantilly pour essayer les chevaux Desduit s.m. Devoir conjugal.
de trois ans. Lorsque par impuissance ou par mespris, la
Dernier Q
s.m. Avoir le der-
On fausse compagnie ou qu'on manque au
[nuict.
des-
nier, avoir le dernier mot, par-
[M. Rbgmeu, sat. XI] [duict.
ler le dernier dans une discus-
sion. Désenflaquer (se) v.pr. Se
Dérober (se) (sport) v.pr. Se dé- tirer d'embarras.
tourner de son chemin. Désennuyeur s.m. Souteneur.
Dérondiner v.a. Payer. Désentiflage %
s.m. || 1. Sépara-
Dérouiller Q v.a. Déî'ouiller son tion. Il 2. Divorce.
bragucmard. (obsc.) Se dé- — Désentifler (se) %
v.pr. Divorcer,
rouiller\.iw., se mettre d'aplomb, se séparer.
se clonner des forces. Désert (Polyt.) s.m. Cabinet d'ai-
Derrière s.m. Se lever le der- sances.
rière premier, se lever de mau-
le Desfoux s.f. =
Defou =
Casquette
vaise humeur. —
Quelque chose de à pont, à trois ponts, casquette
derrière les fagots, quelque chose spéciale aux souteneurs, elle est
qu'on a mis de côté précieusement bouffante et de forme élevée. Son
pour le retrouver au moment op- nom est celui d'un chapelier qui
,
portun le bon vin se met à la
: en avait la si)écialité.
cave derrière les fagots, et pen- Desgenais O n.pr. Raisonneur,
dant le temps qu'on met à brûler moraliste, ^'om d'un personnage
ceux-ci, le vin a vieilli et il est de la pièce Les Filles de marbre,
:

meilleur. de Théodore Barrière.


Désargoter # v.a. Mettre au cou- Desgrieux Q
n.pr. Amant peu
1

DÉSHABILLER. — 93 DEUX.
scrupuleux. Desgricux était ra- Détacher un pain,
v.a. Détacher
mant de Manon Lescaut. donner un coup, une gifle. (Sport)
Déshabiller ^'•^' O
Déshabiller — Se détacher du peloton, se dit
quelqu'un^ le montrer sous son du cheval qui dépasse les autres.
vrai jour, dévoiler ses défauts, ses Détaflfer v.a. voy. Affranchir,
vices, mettre cà nu les turpitudes; Donner du courage' à qui a peur.
On dit habiller pour charger de Détail s.m. C'est un détail, c'est
reproches, de réprobation. superflu, ce n'est rien. Faire —%
Desiderata O s. m. pi. Désirs, le détaily couper sa victime en mor-
(lat.) ceaux.
Désideratuna Q m. Désir, (lat.) s. Détailler Q v.a. Bien dire. « Dé-
Desmaquiller (V) v.a. =: Déma- tailler un rôle, un couplet bien
quiller, défaire. Voy. Maquiller. déttdllé. »
Désoler v.a. Jeter a Teau. Pour Détaroquer % v.a. Démarquer.
dessaler. Détaroquer ma limace, démarquer
ma chemise.
j

Désosse s.f. Ruine, détresse, i

Jouer la désosse, être ruiné. Déteindre v.n. Mourir.


Q
|

Désossé a. Maigre : « Un grand Dételer v.n. := Renoncer à faire


j

désossé. ))
1
la fête, se ranger.
Désosser v.a. Bourrer de coups,
j
Détosse 9 s.f. == Dèche. Pauvreté,
Dessalé s. m. Noyé. |
misère, (ir. SuaTu/rf, malechance.
Dessalée a. Morue dessalée, [TiMMKKMANS]
fille j)roslituée. Détourne #
s.f. Vol à la détourne,
Dessaler (se) v. pr. 1. # Se détourner des marchandises dans
noyer, se baigner. Dessaler le — ||

un magasin.
clientà la faùx,iiitGr la victime à. Détourneur # s.m. Voleur. Voy.
Teau après l'avoir dévalisée. 2. ||
Détourne.
Boire quand on a soif. |1 3. Détraquage Q' s.m. Dérange-
(Typ.) S'acquitter. ment.
Dessaloir m. Baignoire. s. Détraqué a. et s. 1 Fou. « Cer- I
Q [| .

Dessous i.
s. Vêtements!
m. || Q
veau détraqué. » 2. voy. Névrosé. ||

de dessous « Avoir des dessous Dette


: s.f. Payer une dette, faire i

O
aguichants. » « Les filles aux gor- son temps de prison. !

ges provocantes et aux dessous Deuil s.m. Ongles en deuil, on- O —


parfumés.» || 2. # Amant de '

gles sales. Porter le deuil de sa


cœur (vx. mot). O Tomber || 3. blanchisseuse, avoir du linge sale.
dans troisième dessous, être dans
le % Grand deuil, café avec eau-de-
une misère complète. — Au théà-
j

vie. Demi-deuil, café sans eau-de-


tre, une pièce qui ne réussit pas, i
vie. —
Il y a du deuil, c'est dan-
tombe dans le troisième dessous. gereux, mauvaise affaire.
4. Les dessous d'une affaire, les Deux a.n. Les deux sœws, les
II

côtés cachés, mystérieux. fesses. —


Les deux cocottes, le
Dessus s.m. ifi. Amant sé- 9 nombre 22. — Deux
mille deux
rieux. Il 2. O
^6 dessus du panier,
le meilleur. || 3. Le front « Avoir
cent deux piques,
vingt-deux,
deux cœurs, deux trèfles et deux
:

le dessus découvert. » carreaux dans la même main, au


Destuc #
s.m. De moitié dans un
j

jeu de lamanille. —
Deux sur dix,
attention les deux yeux sur les
j

vol « Etre destuc. »


: !

DEVANT. 94 DIRIGEANT.-

dix doigts : avertissement d'avoir des diamants. » (Tnterr. d'Aug.


à se méfier, dans Targ. desem- Vaillant, auteur de l'attentat du
ployés de bazar, (obsc.) La — Palais-Bourbon, 9 décembre 93.)
peau de mes deux Zut. . . . = Il
2. Pavé; (on le taille comme le

—O
Devant a. et adv. Devant de diamant).
gilet, la poitrine. Passer devant Dieu O
s.m. Il n'y a pas de bon
la glace, passer à la caisse, (der- Dieu [qui puisse m'en empêcher),
rière laquelle il y a souvent une ferai cela quand même.
je —
glace) pour payer les consomma- Manger le bon Dieu, être dévot.
tions. —% Passer en justice, de- Dig-dig#s.f. Epilepsie. Batteur
vant le juge d'instruction. de dig-dig, individu qui simule
Déveinard Q
m. Malheureuxs. l'épilepsie sur la voie publique
qui n'a pas de chance « Un de : pour inspirer la pitié et exploiter
ces ouvriers déveinards qui ont les personnes charitables. Var. de
compté sur le coup de fortune du tic-tac toc-toc : il tape des jam-
j

nouvel an. » [Richepin, Le pavé.] bes.


Déveine Q = Guigne = Mal-
^.f- Digelette # s.f. Bague. Du lat.
chance. Guignon. digitus, doigt.
Dévidage % m. Bavardage. —s. Digonneur s.m. Grognon.
Dévidage à l'estorgue, accusation Digue s.f. Prostituée'.
fausse. Les malfaiteurs appellent Digue-digue %
s.f. voy. Dig-dig.
ainsi Tacte d'accusation. Dijonnier s.m. Moutardier. La
Dévider #
v.n. et v.a. Bavarder, moutarde de Dijon est renommée.
Dévider son peloton, raconter tout Dimasine #
s.f. -Chemisette.
ce qu'on sait, dire ce qu'ion a sur Dinde s.f. Niaise, imbécile,
le cœur. dupe.
Dévideur s. m. Bavard. Dindon s.m. Niais, imbécile,
Dévierger v.a. Dépuceler. dupe. Etre dindon de la farce^
le
Dévisser v.a. Dévisser le coco, être la dupe d'une mauvaise plai-
étrangler. — Dévisser son billard, santerie.
mourir. — Se dévisser v.pr., être Dindonner v.a. Duper, tromper.
dangereusement malade. Dindornier # s.m. Infirmier.
Dévoyé # a. Acquitté. Dîner Q s.m. Diner par cœur, ne
Diable s.m.||l. Agent provo- pas dîner. —
Dîner en ville,
cateur. Il 2. Coffre-fort. —Le dia- manger sur publique.
la voie
ble en prendrait les armes, c'est Dinguer v.n. Envoyer dinguer,
indigne, révoltant, exorbitant, envoyer promener. On balance un
extravagant. —
Aller au diable au objet pour le lancer. Le verbe 6a-
vert (pour Vauvert), faire une ex- lancer est syn. de dinguer, var.
pédition lointaine. de dandiner, dandiner^ dodeli-
Diamant m. 1. Clou « J'ai
s. || ner, dodo. :

chargé marmite de poudre Dire


la ^'•^- Ç^ ^^ O dit rien, cela
^^^^
— Je ne
chloratée, dite poudre verte et je ne me tente pas. te dis que
l'ai garnie de clous comme pro- ça, je n'ai pas besoin de t'en dire
jectiles. )) Il ajouta en souriant : plus long, cela suffît, tu dois être
« Des diama/zts, cela s'appelle ainsi édifié., Si le cœur vous en dit, —
dans le peuple, où l'on dit des si cela vous plaît.
souliers bien ferrés qu'on y met Dirigeant s.m. et a. Personnage
DISCUSSION. — 95 — DOSSIÈRE.

du gouvernement, homme politi- dans Vœil, se tromper, voir mal


que en vue. —
Les classes dirigean- une affaire. Doigts de mort,
tes, ceux qui voudraient gouverner salsifis.
la société sans compter avec le Domino s.m. Dent. — Jeu de domi-
progrès. nos, les mâchoires. — Jouer des
Discussion s.f.Avoir une dis- dotninos, manger. — Bouder aux
cussion avec le pavé, tomber dans dominos as o'ir desdentsde moins.
,

la rue. — Domino culotte, n'avoir qu'un


Disqualifier Q v.a. Discréditer. seul domino du même point dans

(Sport) Disqualifier un cheval, le son jeu. Poser le double six cu-
déclarer hors concours. lotte, c'est n'avoir que ce six-là
Disque s.m. ||1. Le derrière. dans son jeu, c'est un dé culotte.
Il
2. Pièce de monnaie. Siffler— Donne s.f. Regard. La donne

au disque, demander de l'argent. souffle mal, le regard est mauvais.


— Faire la cour à une femme jus- Donner %
v.a. et v.n. Donner du
qu\à ce qu'elle vous ouvre la voie. vague, vagabonder, chercher un
Distingué Q
s.m. Double bock, coup à faire. —
Donner quelqu'un,
v.c.in. le dénoncer, le livrer à la justice.
Divette O
s.f. Chanteuse d'opé- — Se la donner, se donner de l'air,
retteou de café-concert qui brille s'en aller. —Donner dans, donner
au premier rang dans son genre. dedans, =
Couper dedans, croire
Dim. de Diva, mot italien qui si- à. —Donner dans le panneau, =z
gnifie déesse. Couper dans le pont, se laisser
Dix-huit a.n. Souliers dix-huit, tromper naïvement.
souliers ressemelés ; (2 fois U) Donneur Q
(sport) s.m. Celui qui
J.d.m. reçoit les paris; (il donne un che-
Dixième O (polyt.)s.m. Passer au val.)
dixième, devenir fou. Dorancher # v.a. Dorer.
Dix-sept s.m. Le patron, Tins- Dorancheur % s.m. Doreur.
pecteur, dans un magasin de nou- Dorenchiant s.m. Paresseux,
veautés. Les employés se prévien- fainéant (décomposer le mot pour
;

nent entre eux de l'arrivée du en comprendre le sens).


patron en criant Dix-sept!
: Dormir Q Dormir en gen-
^'•"-

Doche #s.f. Mère. (Rigaud) Da- darme, ne dormir que d'un œil,
nois daeqge, allaiter. Var. de faire semblant de dormir.
dabe, dabuche. [Timmkrmans] Dos s.m. Souteneur. =: Dos
Dodo et enf. s.m. Le lit. Se — vert, =
Dos d'azur —
Scier le dos,
.

mettre dans le dodo, se coucher. ennuyer, agacer. —


En avoir plein
On dodeline de la tête quand on le dos, être ennuyé d'une chose,
est pris de sommeil; en gr. ôajw, accablé de travail, d'ennuis. —
dormir. [Timmermans] Etre dans le dos, être dans une
Dog-cart Qs.m. Genre de voiture position critique ou désespérée.
pour la chasse. Ang. —Avoir les pieds dans le dos, être
Dogue #s.m. Chien. Le costel a recherché par la police.
son dague, sa digue et son dogue. Dose s.f. En avoir une dose, =
Doguer v.n. Donner des coups une couche, (de bêtise), être bête.
de tête comme les béliers. —Avoir sa dose, avoir assez bu.
Doigt O s.m. Se fourrer le doigt Dossière #
s.f. Prostituée qui a

DOUANIER. 96 — DRINGUIER.

un souteneur; (un dos) — Dossière Douille s.f. Argent. Les douil-


de satte, chaise. les, cheveux.
les Douilles sa- —
Douanier s. m. Absinthe. vonnées, cheveux blancs. Se —
Doublage =: Doublé s. m. faire des douilles Se faire des =
Il
4. Mensonge. || 2. Vol. cheveux, s'ennuyer.
Doublée s.f. Volée de coups, Douiller v. Payer. Douiller du
correction. — Fiche une doublée, carme, payer avec de la monnaie.
battre. Douillet ^
s.m. || 1. Edredon.
Double-face s.f. Armoire à Il
2. Crin, duvet. || 3. Innocent.
glace. Douillette Q
s.f. Robe de cham-
Doubler v.n. 1. # Mentir. 2.Vo- bre, veston ouaté d'appartement.
1er. — O Doubler cap, Hse dé-
jj

le Douillure #
s. t. Chevelure.

tourner de son chemin pour ne Douleur s.f. Avaler ou étrangler


pas passer devant la demeure d'un la douleur, boire un verre d'eau-
I

,
créancier ou de toute autre per- de-vie. —
Papier à douleur, pa-
sonne dont on ne veut pas être pier timbré, protêt.
vu. —
Doubler un rôle, apprendre Douloureuse s.f. O
Addition. =
un rôle pour remplacer un ar- La carte à payer.
tiste en cas où celui ci ne pour- Dousse s.f.# =
Douce, fièvre.
rait jouer. Doussin s.m., Plomb.
Double-six j]
1. s. m. Nègre. ||
Doussiner % v.a. Plomber.
2. O
Poseur, fat; (j.d.m.)'au jeu Doux O s.m. Liqueur sucrée : « Du
de dominos, c'est généralement doux, un verre de doux. »
celui qui a le double-six qui est Dragée s.f. Balle, projectile :

le u poseur. » Recevoir une dragée, recevoir une


Doubleur # s.m. ||
1. Menteur. balle. —
Se piquer la dragée^
Il
2. Voleur. s'enivrer.
Doubliu s.m. Pièce de deux Drageoires # s.f. pi. Les joues.
sous. C'est entre les joues qu'on écrase
Doublure Q
s.f. Acteur chargé de les dragées.
remplacer un autre dans un rôle. Dragons s.m. Aller voir défiler
Les doublures se touchent, la les dragons, n'avoir pas de quoi
poche est vide. manger.
Douce Soie 2. DoM5Se,
1. Drague Escroquerie', vol.
fièvre. — O^
s.f. Il

/a doMce, douce-
ment. En douce =z En douceur,
II
s.f.
Monter une drague, préparer une
escroquerie.
tranquillement. Se la couler — Dragueur s.m. voy. Drogueur.
douce, vivre tranquillement, sans Dric s.m. Truc, ruse, etc.=
souci. —
Se coller une douce, «Pour le truc, le dric, le fil, le
(obsc.) onanisme. r'fll, le flair, le blaire, à lui la
Doucette # s.f. Lime. pose. » [J. Richepin]
Douceur s.f. La faire en dou- Dringue0 s.f. ^Frousse, Trouille.
ceur, voler sans bruit, dépouiller 1. Peur.
Il Il
2. Diarrhée. || 3. voy.
q.q. sans lui faire de mal. Thune. En ail. D/^ec^, excrément.
Douillard # s.m. || 1. Homme qui Dringuelle s.f. Pourboire de
a de l'argent. ||
2. Cheveux. de l'ail, trinkgeld m. s.
Mes tas d'douillards m'servent d'chapean.
Dringuer v.n. 1|
1. Avoir peur.
(J. Richepin). Il 2. Faire ses besoins.
DRIVE. DYNAMITER.
Drive s.f. Noce, débauche. Etre Duchesse 0s.f. Femme d'un chef
en drive, ôtre en noce, pour dé- de bande. Voy. Duc. (3)
rive. Dulcinée Q s'm. Amante, maî-
Drogue s.f. Mauvais, méchant, tresse par iro. (du nom de lamante
voy. Droue. imaginaire de Don Quichotte.)
Droguer v.n. et v.a. 1 .
O Atten- Dumanet n. pr. Fantassin. =
dre, = Croquer le
li

marmot. \\
Pioupiou, Tourlourou, etc.
2. # Demander. || 3. Tromper. Duo s. m. Duo d'amour, yeux po-
Droguerie (V) O
s-f- Tromperie. chés.
De Tall. trug m. s. que Ton pro- Dur O s. m. et a. Dur à cuire,
nonce troug et dont nous avons homme aguerri, solide, intré-
fait le mot truc, artifice, combi- pide. —
Élre dur à la détente,
naison.
— tenir à son argent. (Typ.) Etre —
Drogueur % s. m. Trompeur. dam son dur, travailler avec ar-
Dragueur de la haute^ escroc d'al- deur.
lure distinguée. Dur (le) # s. m. ||Le bagne, les
1.
Droguiste %
s. m. Voleur qui ex- travaux forcés. 3. Eau-
2. Fer.
ploite les personnes charitables. dc-vie. 4.
||

Le chemin de fer,
||

=
Droite (la) Q ^•^- Ensemble des Le dur mort.
Il

— Travailler sur le
députés ou des
sénateurs qui dur, voler en chemin de fer.
siègent à la droite du président de Duraille s.f. Pierre fine, dia- #
l'assemblée. C'est le parti des mant. Duraille sur mince, dia-—
stalionnaires et des rétrogrades. mants sur papier. Les marchands
Droitier Q
s. ni. Député qui siégea de diamants en gros les enve-
la droite du président. Voy. Droite. loppent dans des chiffons de
Drôle O^- Ç^ ^i'^sf pas drôle, c'est papier.
ennuyeux, c'est fâcheux, regret- Dure
— #
(V) s.f. La dure, [j 1. La
table. Drôle de paroissien, =
terre. || 2. La maison centrale.
Di'ôle de coco, individu qui n'est Voler à la dure, voler, détrousser
pas sympathique. avec voies de fait.
Droliciion a. Cest drolichon, Durème s. m. Crème, fromage
drùlct. Dim. de drôle, comique. blanc.
O
Dromadaire s. m. voy. C/mmeaw. Durillon s. m. Travail. 9
Droue (V) s.f. Mauvais grain, Durin s. m. Fer. #
drogue. Duriner v.a. || 1. Frapper avec
Drouillasse0 s.f. Colique. du fer. Il 2. Ferrer.
.Duc (V) s. m. 1. L'oiseau de nuit. Dusse (le) s. m. voy. Duce. #
Il
Il

2. Le pendu qui est au haut Dynamitard Dynamiteur = Q


des branches, à la tête. || 3. Le s. m. Celui qui emploie les explo-
Chef. 4.
Il %
Duc de Guiche, Geô- sifs pour faire de la propagande
lier, guichetier. par le fait (théories pratiquées ;

>ace *{le) s. m. Indications, par les anarchistes)


signes de convention que se font Dynamiter v. Faire sauter, Q
les grecs pour tricher. Dusse. =
détruire, tuer au moyen de la.dy-
Lat. ducere, conduire. namite ou de tout autre explosif.
EAU. ÉCLUSER.

E
Eau 0s.f. Marchand d'eau chaude, fusil, envoyer de la salive en par-
limonadier. —
Etre dans les eaux lant.
grasses, occuper un poste élevé Echalas s. m. Q
1 Jambe maigre.|| .

dans une administration, dans 2. Personne grande et maigre.


les finances. —
Eaux basses, les
Il

« Quel grand échalas! » (pléon.)


eaux sont basses, manque d'argent. Echappé
— O
s. m. Echappé de Ma-

Eau de moule ou eau de savon, zas, malfaiteur.


absinthe avec beaucoup d'eau. —
Echappé Oa.Revêtu d'une écharpe.
Eau d^aff, eau- de-vie. Eau d'aff «Les patrons et patronnes de la-
tarte, mauvaise eau-de-vie. Eau voir, écharpés de bleu ou de rouge.»
d'aff chaune, bonne eau-de-vie. Echasses s.f.pl. Jambes maigres
Ebasir v.a. Assassiner, as- et longues.
sommer. Du vxfr. ^ôassir, abattre. Echassier O
s. m. 1. Celui qui
||

Ebattre (s') v.pr. S'ébattre dans monte sur des echasses. 2. Per- 1|

la tijne, voler dans la foule. sonne qui a de longues jambes.


Eberluer Qv.a. Etonner q.q. Echassodrome s. m. Etablisse- O
Ebouffer (s') Q
v.pr. Rire aux ment où ont lieu les courses d'é-
éclats. La racine reproduit le son chassiers.
qui accompagne Téclat de rire Echaudé v.a. Etre échaudé, être
qu'il était impossible de contenir, exploité. Êcorché. =
les joues trop bouffies forçant les Echelle s.f. Faire monter à Vé-
lèvres à se disjoindre et à dire chelle, faire mettre en colère.
bOUff, fOuffl [TiMMERMANS] Echellier s. m. Coiffeur, perru-

Eboulé a. Etre étendu noncha- quier,


lamment. Echigner (s') v.pr. Se fatiguer,O
Ecacher v.a. Écraser, (vx). s'éreinter. Pour échiner, assom-
Ecafoter v.a. Ecaler. Ecafoter mer.
des noix, enlever Fccale. Echin O
s.m. Médecin du sérail;
Ecafouiller v.a. 1. Ecraser.
||
pour hakim.
Il
2.= Ecafuter. Ecafouiller des Echineur0s.m. Mauvais critique.
noix, écaler des noix. Echoppe s.f. Atelier.
Ecaillé s. m. Souteneur, (pois- O s.m. Rédacteur de
Echotier
son.) journal chargé des échos.
Ecarbouiller v.a. = Ecra- Eclairage Q s.m. Argent, enjeu.
bouiller. Ecraser, pulvériser. — Eclairer O v.n. Donner de |I
1.
S' ecarbouiller v.pr. disparaître,
, l'argent. Miser au jeu. || 2.
s'en aller. De crever et de la ter- Eclaireur Q s.m. Entrete- ||
1.
. minaison ouiller qui marque la neur, celui qui donne de
l'argent,
répétition de l'acte, en lat. ulare, bailleur de fonds. || 2. Compère
en all.e/n. [Timmermans] du grec, (il lui amène des dupes)
Ecarter Q v.a. = Postillonner. Ecluse s.f. Lâcher l'écluse, pisser.
Ecarter la dragée, (vx.) écarter du Ecluser v.n. Pisser.

ÉCOPAGE. — 99 — EFFET.

Ecopages.m. voy. Abattage (1). — Ecraser des tomates , avoir ses


Coup, réprimande. Holl. schopy menstrues.
coup de {)ic(l. [Timmkrmans] Ecrevisse Qs.f. Cardinal (allu- =
Ecoperv.n. otv.a. l.Q Recevoir
|| sion à sa couleur quand elle est
des reproches, des coups; être cuite). —
Ecrevisse de boulanger,
victime. 2. Hoire. [Uigaud] Ail. homme fourbe. —
Ecrevisse de
||

der Sckoppen, c h opine. 1| 3. rempart, garde national. Avoir —


Ecoper la ecntrouse, ôtrc con- une ecrevisse dans la tourte, dans
damné à subir sa peine dans une le vol-au-vent, être extravagant.
maison centrale. Ecriteau #
s.m. ]\lettre un écriteau
Ecopeur s.m. Qui a l'habitude à une femme, dire qu'elle est votre
(VécopcVy v.c.m. (1). maîtresse, quand c'est faux.
Ecorche-cul s. m. Faire une Ecrivasser Q
v.n. Ecrire des
chose à t'corche-cul, malgré soi. choses sans valeur, écrire mal.
Ecorcher v.a. Faire payer trop Ecrou O s.m. Monnaie d'écrou,
cher. payer ses amendes par la prison.
Ecornage s.m. Vola Vécornage, Ecuèlle s.f. Assiette.
faire une ouverture à la devanture Ecume s.f. Etain. —
Ecume de
d'un magasin et attirer les objets terre, zinc.
à soi à l'aide d'une tringle. Ecumer v.a. Ecumer la bou-
Ecorné # s.m. Accusé, inculpé. togne, enfoncer la boutique.
Ecorner % v.a. Injurier. Ecorner Ecumeur s.m. Etameur.
les boucards, fracturer les bou- Ecumoire Q s.f. Visage troué par
tiques. la petite vérole.
Ecorneur s.m. Ministère public. Ecurer v.a. Ecurer le chaudron,
Ecornifler # v.a. Econiifler à la se confesser.
pas:<c,tuer d'un coup de feu. [Ri- Ecureuil s.m. Celui qui fait
cuKPiN, Les morts bizarres.] tourner les roues ou les poulies à
Ecossais Q
n.pr. Etre en Ecossais^ la main.
être sans pantalon. Ecurie s.f. Nettoyer ses écuries,
Ecosser v.n. Dépenser. se mettre les doigts dans le nez.
Ecosseur s.m. Employé qui Edredon s.m. É'IrcJon de trois
ouvre les égarées à
lettres la pieds, botte de paille. —
Faire Vé-
poste ou retenues paV ordre. dredon, voler un étranger; (arg.
Ecouter O v.a. « Je fecot^fe », certai- des filles.) [Rigaud]
nement, sans nul doute. — aEcoiUe Effacer 0'v.a. Détruire. Effa- —
s'il pleut
silence! [Rigaud]
>^^ cer un plat, manger un plat. —
Ecrabouiller v.a. voy. Ecar- Effacer une bouttille, boire une
bouillcr. bouteille.
Ecrache Papier. Ecrache à
s.f. Effaroucher v.a. Voler.
icstorgue ou tarte, faux passe-port. Effaroucheur s.m. Voleur qui
Ecracher v.a. Montrer son commet de petits vols ^=. Chipeur.
passe port, voy. Ecrache, — Effaroucheur de guinches, vo-
Ecrasement Q
s.m. Encombre- leur dans les bals publics.
ment, bousculade dans la foule. Effectif O
s.m. Avoir son effectifs
Ecraser v.a. Ecraser une bou- se dit d'une femme qui a un
teille, boire une bouteille. Ecra- — amant.
ser un grain, en écraser un, péter. Effet O
s.m. Faire des effets de,
,

EGALIER. — 100 EMBARRAS.


faire étalage de. —
Effets de po- Electeur
s. m. Client. Vêlecteur
cAe, étalage d'argent. Eff'ets ~a bien voté, le client a remis une
de manchettes, luxe, étalage de bonne commission.
linge. Eléments Q
s. m. pi. Argent, dans
Egralier (arg. des joueurs) v.a. Ega- l'arg. des joueurs. [Larchey]
lier les cartes, couper un jeu de Eléphant s. m. Entremetteur. Q
eartes. Elève s. m. (mil.). Elève cabot ou
Egalité # s.f. Parfaite égalité, jeu élève martyr, élève caporal.
de hasard, appelé aussi la par- Elixir s. m. Elixir de hussard,.
faite, v.c.m. eau-de-vie.
Egard s.m. voy. Esgard. Elogier v.a. Faire l'éloge.
Egayé s. m. Celui aux dépens Emailler Qv.a. Opération'qui con-
duquel on rit. siste à injecter des liquides sous
Egayer (Thé.) v.n. et v.a. Siffler. la peau du visage pour remplir
— Egayer Vours, siffler la pièce. les vides c'est' un maquillage
— Se faire égayer, se faire siffler. compliqué.
;

Eglisier s. m. Homme qui fré- Emballement O


s. m. 1. Enthou- ||

quente l'église. siasme exagéré. ^ Pendant les fêtes


EgnalTant a. Voy. Egnolant (2). franco-russes en 1893, ce n'était
EgnafTer v.a. Écraser de sur- plus de l'enthousiasme, c'était un
prise, émerveiller. [Rigaud] Ce emballement général. n 2. Empor- \\

mot énonce Tébahissement par le tement. Voy. Emballer.


son du nez tel qu'il se montre Emballer v.a. Emprisonner. Q —
dans le mot ail. schnauben, aspi- S'emballer, v.pr., s'enthousias-
rer. Durant l'attention les naïfs mer, aller trop loin s'empor-
béent : ils sont badauds s'ils ter, etc.
; S'emballer pour une — ;

ouvrent la gueule, on les appelle affaire, se lancer à fond de train


gogos et les voilà désignés comme dans une affaire. Etre emballé, —
égnaffés parce qu'ils ouvrent les être en colère.
narines toutes larges, comme pour Emballes et s.f.pl. Faire des Q
aspirer ce qu'on leur raconte. En emballes, faire des embarras.
russe nofs, nez. [Timmf-]rmans] Emballeur s. m. Agent de po-
Egnolant a. 1. Assommant. lice. —
Emballeur de refroidis
Il
||

2. Extraordinaire, étonnant. =
croque-mort.
Egnaffant. Voy. Eqnaffer. Embaluchonner v.a. Empa-
Egnoler v.a. Assommer, en- queter.
nuyer, fatiguer. Embarbé a. Cerné. %
Egout v.n. Bouche. —
Tierce à Embarbement#s.m. Accèsd'épi-
Végou t, tierce basse, tierce au neuf. lepsie. [Larçiiey]
Egrené Q a. Service des égrenés, Embarber % v.n. Entrer, rentrer.
service des journaux envoyés sous Embarbotter (s) = Embar-
bande, par un seul exemplaire. bouiller(s') O v.pr. S'embrouil-
Egrugeoir0s m. Chaire à prêcher. ler en parlant.
Egruger Q ^'-a. Prêcher. Embarder et (mar.) v.n. et v.a.
Egyptien (Tlié.) s. m. Mauvais ac- Il
1. Se tromper. ||
2. Violer.
teur. [Rigaud] Embarras#s. m. Serrure. 0Afeiire
Elastique Q
a. Large, souple. une fille dans l'embarras, la rendre
Elbeuf O
s. m. Vêtement. enceinte.
EMBAUDER. 101 — EMMASTOQUER.
Embauder # v.a. Violenter, Emboureux {1') {Y) s. m. Bour-
violer. reau.
Embaumé Q s. ni. Fashionable. Pas ne scavait oingnons peller.
Embellemerder (s') v.pr. Avoir Dont Yemboureux lui rompt le suc.
(ViLLOlC.)
une belle-mère.
Emberlificoter Q v.a. Embarras- Embroquer % v.a. Hegarder.
ser, embrouiller, entortiller. — Embrouer (V) v.n. S'en aller, s'en-
Picoter, au lieu de faire, comme fuir. Voy. Broner. jBpôj^xo?, mau-
d'autres fois on dit fier, fréquen- vaise odeur.
tatif de licere, pour facere : ma- Embrouillamini s. m. Imbro-
na'uvrer de façon à coquer la ber- glio, fouillis, embarras, chaos.
lue. [TiMMKKMANS] Embrouillarder (s') v.pr. s'e-
Emberlificoteur Q
s. m. Malin qui nivrer.
sait entortiller. Embrouiller v.a. Ni vu ni connu,
Emberquiné O m. Moraliste
s. je f embrouille, on ne peut plus
exagéré. rien y reconnaître.
Emberquiner Q v.a. Ennuyer en Embroussaillé O ^- Cheveux em-
racontant des fadaises. broussaillc^, cheveux en désordre.
Embêtement O m. Ennui, mau-
s. Embuement s. m. Atmosphère
vaise humeur, alfaire ennuveuse,
*
viciée, empuantie-
etc. Embusqué
(mil.) s. m. Soldat
O v.a. Ennuyer. — S'em-
I

Embêter emploi, dispensé de


i ayant un
béter comme une croûte de pain l'exercice et des corvées, secré-
I

derrière une malle, s'ennuyer for- taire du trésorier ou du major, etc.



!

tcment. JSe pas s'embêter, être Emécher (s') v.pr. Se griser lé-
dans une position agréable, en- gèrement. Etre éméché, être légè-
{

viable. rement gris.



i

Emblème s. m. Mensonge. ! Emécheur (arg. des joueurs) s. m.


Casser des emblèmes, mentir Allumeur, ('elui qui
allèche
Emblémer = Emblémir v. les dupes, qui les engage à jouer.
Tromper, mentir. Emérillonner (s') v.pr. Se
Embobiner v.a. Entortiller, en- mettre en gaîlé.
jôler. Emigré s. m. Emigré de Go-
Embohémer Q v.pr. Fréquen-
(s') morrhe, sodomite.
ter les bohèmes, v.c.m. Emmaillotter # v.a. Préparer,
Emboîter v.a. et v.n. O Em- |1 1. combiner. — Emmaillotter un
boittr le pas, suivre. || 2. (thé.) Se môme, combiner un vol.
faire emboîter, =: Se faire attra- Emmaillotteur s. m. Tailleur.
per, être interpellé, sifflé par le [Rigald]
public. Il 3.Entrer,pénétrer,serrer Emmanché s. m. I|
1. Gauche,
de près. [Larchey] maladroit. Pédéraste.
|| 2.
Emboucaner0v.a.etv.n. jj
1. Aga- Emmargouillis s. m. Individu
cer, ennuvcr, irriter. [Larchey] grossier. Qui engueule les gens :
Il
2. Puer! [Richepin] || 3. S'em- gueule =
margoulette, de mar,
boucaner, v.pr., s'ennuyer. pour moure, bouche, et gouillis,
Embouchure s.f. Avoir une acte de la gueule ou gouloite. [Tim-
bonne embouchure, avoir une MERMANS]
bonne denture. Emmastoquer0v.n. S'engraisser,
EMMECHER. 102 EMPOIGNER.

mander beaucoup. Ail. Masiochs, teur Lefcbvre, qui était pied-bot


bœuf gras.
bœut" engraissé, voulait toujours faire sa partie
Emmécher(s']0v.pr.voy.Em^cAer. dans ces danses et sa présence
Emmener ft'emm..ène à la
v.a. dérangeait la ronde. Un soir une
campagne, je me moque
de toi. figurante lui dit « Restez à l'avant-
:

EmmerdementQ s. m. Ennui, em- scène, vous êtes un empêcheur


barras, soucis. Emmer dément sur de danser en rond. » Le mot fit
toute la ligne, ennui général. son chemin.)
Emmerder v.a etv.pr. Mépriser. Empereur s.m. Vieux souliers,
« J'emmerde la cour, je respecte (du nom d'un savetier qui les re-
messieurs les jurés. » {Le dernier vendait près des Halles) (Rigaud)
jour d\in condamné.) S'em- — Empétarder v.a. Pédérastie,
merder, v.pr. s'ennuyer. (obsc.)
Emmerdeur s.m. Personnage Empiergeonner (s') S'empê-
ennuyeux, importun. trer. (Richepin)
Emmieller v.a. voy. Emmerder. Empifrage = Empifrement s.
Emmitonner y. a. Entortiller, m. = Empifrerie Glou- s.f.
enjôler, flatter. tonnerie.
Emmoutarder v.a. voy. Em- Empiler ^ v.a. Duper.
merder. Empioler # v.a. Emménager;
Emos' s.f. Emotion (abr.). rentrer ou s'enfermer chez soi.
Emotionner (s') Q v.pr. Avoir de Empire Q
a.inv. Style empire, or-
rémotion. nementation dans le style du pre-
Emoucheur 9 s.m. Revolver. mier Empire.
Émouver (s') v.pr. Se remuer, Emplanquer # v.n. Arriver.
s'agiter. Emplaque (!') % s.m. La police.
Empaffe ^ s.f. Drap de lit. Emplâtre Q s.m. 1. Personne \\

Empaffer0 v.a. Bourrer de nour- sans énergie, sans courage. 2.


riture. — S'empaffer v. pr., se Empreinte à la cire (clé
||

ou
soûler. serrure). || 3. Cravate-plastron.
Empaillé Q s.m. Inerte, bête,
a. et 4. Portée de cartes à l'usage
niais. —
Avoir Vair empaillé, man-
Il

des grecs.
quer d'énergie, d'activité. Emplàtrer v.a. = Encroûter.
Empaler v.a. Tromper, en- = Etre emplâtre, être engage dans
filer (1). une affaire sans pouvoir en sortir,
Empanurger (s') Qv-P^- Suivre être immobilisé dans un endroit
le mouvement, les idées des au- quelconque —
S' emplàtrer, y. pr.
.

tres. Allusion aux moutons de s'enfoncer.


Panurge. Emplucher v.a. Piller, pour
Empavé s.f. Place, carrefour. éplucher, nettoyer avec soin.
Empêcheur0 s.m. Importun, gro- Empoignade s.f. 1. Alterca- ||

gnard qui trouve un malin plaisir tion. Réprimande.


II
2.
à empêcherles autres de s'amuser, Empoignant ^- Emouvant. O
(cLes membres de la Ligue contre Empoigne s.f. Main. Ac/ieferwTt
la licence des rues sont des em- objet à la foire d'Empoigne, le
pêcheurs de danser en rond. » voler. Voy. ampoigne.
'Dans la Mariée à l'encan, aux Va- Empoigner Qv.a. Réprimander^
riétés, on dansait une ronde, l'ac- gourmander, critiquer violem-
EMPOIGNEUR. — 103 — ENDECHER.
ment. — Etre empoignéy être ému. Encartée Q
s.f. Femme en carte
Empoigneur O m. Critique
s. qui est soumise à la surveillance
acerbe, méchant de parti pris. de la police.
Empoisonneur s. m. Restaura- O
Encarter v.a. Mettre une femme
teur, marchand de vin, débitant en carte, l'obliger à avoir une
quelconque. carte pour exercer la prostitu-
Empoivrer(s') v.pr. S'enivrer. tion.
Emporhes # s. m. pi. Nuages. Encasquer %
\.n. =
Tomher sur
Emporter 0v.a.(}we/fe drogue! casque, frapper sur la tête.
le
Ça vous emporte la gueule, ça vous Enceintrer v.a. Mettre en-
brûle la gorge, la bouche. Em-— ceinte.
porter le chaty se mêler d'une Encensoir #
s.m. Donner des
affaire qu'on ne comprend pas et coups d^encensoir, flatter.
qui ne vous cause que de l'ennui. Encharibotter va. et v.n.
— Emporter le morceau, réussir i. Ennuyer, embarrasser. 2. ||
|I

d'emblée. #
Escroquer. Etre en colère. De escarbot, in-
Emporteur s. m. Voleur qui se secte encarapaçonné, aussi appelé
fait livrer de la marchandise à fouille-merde. [Timmermans]
domicile et qui s'échappe en Enchetiber v.a Arrêter, enfer-
l'emportant sans la payer. mer, emprisonner. S.pr., mettre
Emposeur # s. m. Pédéraste. en chtibe, mettre en botte.
Empoté a. et s. m. Gauche, Enchiferné a. Pour enchifrené,
guindé, maladroit. embarrassé par un rhume.
Empousteur s.m. Escroc qui Encible #
adv. Ensemble.
vend de mauvaise marchandise Encloué s.m. 1. Maladroit. ||
||

après avoir alléché le client à Pédéraste, sodomite. || 3. Voy.


2.
l'aide de compères. Enclouer.
Emproseur # s.m. =
Emposeur. Enclouer v.a. Engager. M. à m.,
Pédéraste. mettre au clou, v.c.m. « Où est ta
Q
Emprunté a. Gêné, embarrassé. toquante? —
Je l'ai enclouée. »
Empuroté a. Pauvre. Encofiier %
v. Tromper.
Ému a. Gris. Légèrement ému, Encoliflucheter (s') v.pr. Met-
un peu gris. tre des colifichets.
Encabotiner (s') Qv.pr. Fré- Enconner v.a. Coïter.
quenter les cabotins, v.c.m. Encoqueluchonné Q a. Amoura-
Encadrer Qv.a. Il est à faire en- ché.
cadrer, il est drôle, amusant. Encornailler v.a. Faire cocu.
Encaisser Q v.a. Recevoir. En- Encotillonner (s') v.pr. Avoir
caisser un soufflet, recevoir un toujours des femmes autour de soi.
soufflet. Encre Q s.f. Buveur d'encre, écri-
Encarnavalé Q a. Mal habillé, vain.
affublé, comme avec un costume Encrotter (s') v.a. Se salir.
de carnaval. M. à m., se mettre dans la crotte;
Encarrade % s. f. Entrée. (au pr. et au fig.)
Encarrer v.n. Entrer. Encroûter Q v.a. et pr. voy. em-
Encarté Q s.m. Les encartés des plâtrer.
Facultés, étudiants inscrits dans Endécher v.a. Se mettre dans
les facultés. la dèche, v.c.m.
1 1

ENDIMANCHE. — 104 — ENFLER.


Endimanché Q Habillé avec
a. tard. — Enfant de la balle, celui
recherche, (le dimanche étant un qui appris ou qui exerce le
a
jour ^e repos pour les travailleurs, même métier que son père, (thé.)
ceux-ci mettent leurs plus beaux Enfer Qs.m. On désigne par ce
habits ce jour-là.) nom l'endroit où sont déposés les
Endimancher (s) v.pr. S'ha-Q publications dangereuses ou obs-
biller avec plus de soin que de cènes à la Bibliothèque nationale.
coutume. Enferré #
a. Arrêté.
Endormage m. Action d'en-
s. Enfifré Q
s.m. Pédéraste.
dormir. Vol à Cendormaqe, en- Enfifrer = Enfigner Q v.a. Se
dormir la victime à Faide d'un livrer à, la pédérastie. = En-
narcotique avant de la dévaliser; filer (3).
on endort aussi son attention par Enfigneur = Enfifreur # s.m.
d'autres moyens. Pédéraste. = Enfileur.
Endormeur s.m. |1
4. Yoleur à Enfilade s,f. ||d. Tromperie,
Vendormage, v.c.m. |1
2. O
Per- escroquerie. L'aftaire de Panama
((

sonnage ennuyeux. a été une sérieuse enfilade pour


Endormi s.m. ||d. Personne les actionnaires. » \\ 2. Arrestation
nonchalante. || 2. Juge. en flagrant délit.
Endormir % v.a. et v.n. Tuer, 1
1 . Enfilage s.m. voy.
Enfilade,
étourdir. || ^.Endormir quelqu'un, Enfiler Enfiler quel-
v.a. ||t.
Tennuyer, détourner son attention qu'un, le tromper Etre enfilé, être :

pour mieux le tromper, jl 3. O trompé. Il 2. Arrêter, jj 3. En- =


S'endormir sur le rôti, sur le mas- fifrer =z Enfigner, (obsc.) Il 4. « Se
tic, sur le fricot, traîner une chose faire enfiler. » S'enfiler, v.pr. s'en-
en longueur. || 4. Mentir. gager dans une affaire désas-
Endos s.m. Dos, échine. treuse jouer et perdre conti-
;

Endosse (V) #s.f. Vêtement. Ra- nuellement. 5. S'e77/î/eî% manger:


boter Vendosse, battre. Les en- — S'enfiler un
1

bifteck. — Enfiler des


dosses, les épaules. briques, jeûner. ||
6. Enfiler des
Endroguer v.a. Chercher un perles, flâner.
coup à faire. Enfileur s.m.||1. Trompeur,
Endroit Q s.m. Ila eu des torts à escroc. Pédéraste.
Il
2.
mon endroit, il a eu des torts en- Enflaneller (s') v.pr. Boire
vers moi ;(j.d.m.). chaud. (Larchey)
Endurer (can.) v.n. Cesser de Enflaquer v.a. ||
i. Condamner,
ramer. enfermer, emprisonner. 3. Met- ||

Enfant s.m. Enfant de la matte, tre, endosser, empaqueter. 1| 3.


voleur. — Enfant de chœur de Dénoncer un complice, [j 4.
guillotine, gendarme. Filer — Emmerder.
Venfant, introduire la fince mon- Enflé s.m. Bouffi, gonflé d'or-
seigneur sous une porte. En- — gueil ; faiseur d'embarras <( Uhé :

fant de chœur, pain de sucre; (vx) \'enflé\ »


demi-setier de vin rouge. En- — Enflée # s.f. Vessie.
fant de giberne, enfant de troupe. Enfler v.n. Boire d'un trait.
— Enfant de garce, enfant de — Enfler une femme, la rendre
trente-six pères, enfant de pros- enceinte. —
Enfler quelqu'un^ le
tituée. OEnfant de l'amour, bâ- faire payer ou le tromper.

ENFONCÉ. 105 — ENRAGER.


Enfoncé O ^- Dupé. Enguenleur s. m. Homme gros-
Enfoncer Q v.a. Tromper. ||
sier et violent.
1.
Il2. Vous irêtes pas taillé pour la Engueuser v.a. Enjôler.
lutte au billard, je vovs enfonce, Enguigner v.a. voy. Embêter,
je suis plus fort que vous. S'enguigncr, v.pr. s'embêter.
Enfonceur Qs-m. Trompeur, es- Enguirlander v.a. 1. Embellir. ||

croc. Enfonceur de portes ouver- 2. Faire valoir une chose, j] 3.


Il

tva,faux brave, bravache, vantard. Flatter.


Enfoncier Qs.m. Crédit cnfoncier, Enjuponné % s. m. Magistrat, juge,
banque véreuse ;j.d.m. sur Crédit avocat ; ils portent la robe :« Pour
Foncier. un enjuponné, vous êtes un bon
Enfourailler %
v.a. Arrêter. zig ! » [A. Matthey]
Enfrayer Enchanter. Ail.
v.a. Enjuponner (s') Q ^pi*- voy. En-
freien, rechercher Tamitié d'une cotillonner.
femme, chercher à lui plaire. Enlevé a. Q
et (thé.) |1 1. Réussi.
[TiMMERMANS] Entraînant.
2.
% = Enfrimousser
Il

Enfrimer Enlevée Q
s.f. Correction, répri-
v.a. Dévisager. mande.
Engailleur s. m. Trompeur. Enlever Jouer avec en-
v.a. (thé.).
Engamë # a. Enragé. train Enlever une scène. »
: «
Enganter Qv.a. Capter, prendre. — Enlever le cul ou le ballon à
v.pr. S'enganter, s'éprendre, quelqu'un, battre, donner un coup
être amoureux. de pied au derrière. S'enlever, —%
Engerber # v.a. = Enfourailler. v.pr. avoir faim, (être léger au
Arrêter. point de s'enlever comme un bal-
English O s. m. Anglais. lon) =
Faire Godard.
Engluer

v.a. Saisir, prendre, Enleveur O
s. m. Lovelace, don
arrêter. Engluer la chevêche, Juan, coureur de filles.
arrêter la bande, (de malfaiteurs) Ennuyer (s') v.pr. jj
1. Etre
comme on englue les oiseaux en laid. Il
2. Mourir.
les attirant avec la chevêche, (oi- Enquiller || 1. v.n. Entrer,
seau de proie). [TiMMERMANs]. avoir un emploi : S' enquiller \.])t.,
Engourdir # v. Tromper. s'introduire. ||
2. # v.a. Cacher
Engracier # v.a. Acquitter. un objet volé entre ses jambes :

Engrailler % v.a. Attraper, saisir. <( Enquiller une thune de came-


Engrainer v.a. et v.n. || 1. At- lotte, )) cacher sous ses jupons
tirer, allécher. ||
2. Arriver. une pièce d'étoffe. De gwi//e,jambe
Engueulade s.f. == Engueulage en arg.
s. m. =
Engueulement s. m. 0. Enquilleur % s. m. Compère du
Il
1. Réprimande. || 2. Discussion bonneteur.
grossière. Enquilleuse # s.f. Vov. Enquil-
Engueuler v.a. Interpeller vio- ler (2).
lemment, réprimander. — S'en- Enquiquiner v.a. Mépriser,
gueuler, v.pr. se disputer gros- dédaigner; se moquer, bafouer
sièrement. —
Avoir des semelles =r Se foutre.
qui engueulent le trottoir, avoir Enrager v.a. Exciter. <( Elle sa-
des semelles qui se détachent de vait que ce temps mou enrageait
la chaussure. les hommes. » [Zola]
ENRAYER. 106 — ENTRIPAILLER.
Enrayer Q v.n. voy. Dételer. Il
2. Gosier. —
Entonnoir de
Enrhumer v.a. Ennuyer. zinc, gosier rendu insensible par
Enrouiller Q Ne pas laisser en-v. l'excès de boisson. Entonnoir à —
rouiller ses dentSj manger vite. patte, verre à pied.
Ensecréter v.a. Agencer une Entortillé a. et s.m. || 1. Em-
marionnette. barrassé, maladroit. 1| 2. Capté^
Enseigne # s.f. Enseigne de cime- circonvenu. H 3. Pédéraste.
tière, prêtre. Entortiller v.a. || 1. Circonve-
Entablement s. m. Les épaules. nir, capter : « Il m'a entortillée, je
Entauler v.n. 1. Entrer dans || me suis laissé faire. )>1|2. En-
une maison, emménager. || 2. En- nuyer : « Ah ! ce qu'il m'entor-
trer en fraude, (contrebandiers.) tille! il m'ennuie. »
Enterrement O 6t s. m. || î. Entourber v.a. Embrouiller.
Tristesse. « C'était navrant, un vé- (Larchey) s.pr. envaser.
ritable enterrement. » \\ 2. Enterre- Entraîner (s')Ov.pr. Se préparer,
ment de première classe, éreinte- s'habituer à faire une chose, se
ment dissimulé par des éloges. soumettre à un régime pour obte-
(Larchey) Il 3. Rejet d'un projet nir un résultat déterminé.
de loi par la Chambre, après dis- #
Entravage s.m. Education dans
cussion. Il
4. Morceau ^'arlequin le vol.

—#
(v.c.m.) ou de charcuterie entre Entraver v.a. Comprendre^
deux tranches de pain, sand- entendre. Entraver le jars, en-
wich du pauvre. traver bigorne ou arguche, com-
Enterver (Vi0 v.a. j]
1. Interro- prendre l'argot. —
u Entrave six
ger. Il
2. Comprendre Targot. Ce plombes qui crossent », entends-tu
mot était déjà usité au xii*' siècle. six heures qui sonnent ».
Il
3. v.n. (obsc.) Coïter. Entraverse #
s.m. Travaux for-
Une autre jeune cervelle cés.
Fui découvert sans chandelle Entrecôte s.m. Entrecôte de
Comme il allait enterver brodeuse ou -de lingère, mor-
Une nymphe à son lever.
ceau de fromage de Brie.
Enterveux (V) s.m.pl. Importuns, Entrée O
s.f. 'Faire Centrée d'un
ceux qui entravent. artiste, l'applaudir à son entrée

Rebignez tost ces enterveux.


en scène. —
Entrée des artistes^
(Villon.
anus, (la porte de derrière)
Entremettier (cuis.) s.m. Cuisi-
Entif # S. m. voy. Antif. nier chargé de préparer les en-
Entiffer0v.n. voy. Antiffer. tremets.
Entiffle s.f. voy. Àntiffle. Entresort s.m. Baraque de fo-
#
Entiffler v.a\ 1. vov. Antiffler. || rain, (où Ton « entre et sort »
Il
2. Entrer. ||
3. Enjôler. continuellement.)
Entonne # s.f. voy. Antonne. Entreteneur s.m. Bailleur de
Entonner v.a*. || 1. Antonner. fonds, celui qui subvient à l'en-
Il
Boire. Entonner comme un
2. tretien d'une femme galante.
chantre, boire beaucoup, (j.d.m.) Entripaillé a. Individu qui a
Entonneur s. m. Buveur. •« Le un gros ventre.
plus fort entonneur de bière. » Entripailler (s') v.pr. Manger
Entonnoir ff) s. m. Il \. Buveur. beaucoup.
ENTROLER. 107 ÉPINARDS.

Entrôler 9 v.a. =: Antroler. Em- Epastrouiller v.a. voy. Épater.


porter. Etonner.
Entrôllement % s. m. Vol. Epatage s. m. = Epate=zEpa-
temcnt. Etonnemenl.
Mercure seul tu adoreras
Comme dabe de Y entrôllement. Epatamment adv. Etonnam-
(ViDOCQ.) ment.
Epatant a. Etonnant, voy.
Enturer % v. n. Mentir. épater.
Entureur s. m. Menteur. Epate s.f. Epam.gfe= Epatement.
Entyper (s') v.pr. Prendre un Etonncment. Faire de l'épate ou —
amant. son épate, faire des embarras.
Envelopper (art.) v.a. Dessiner Epatement s. m. = Êpatage.
les contours. Etonnemenl.
Enviander v.a. (obsc.) Rendre Epater v.a. || 1. Etonner, inter-
enceinte. loquer, éblouir « fai été épaté. »
:

Envolé O ^- Individu remuant, tou- Il


2. voy. Esbrouffer. Le mot
jours prêt à s'en aller. épater signifie exactement ouvrir
Envoyé O a. « Ah ! ça c est envoyé ! » une large bouche, signe de l'é-
c'est bien bien réplique.
dit, tonnement, de l'ébahissement.
Envoyer v.a. Envoyer quelqu'un Epatenr s. m. Q = Esbrouffeur.
à la balançoire^ à l'uurs, au bain, Vantard et hâbleur.— Revolver. #
baigner, faire lan laire, faire fiche, Epée s.f. Coup d'épée de Sa-
faire foutre, dinquer, pisser, chier, voyard, coup de poing.
envoyer à Chaillot, à bâche, aux Eperlan s. m. Faire un éperlan,
pelotes, envoyer promener, écon- porter un petit enfant au cimetière,
duire repousser. Envoyer à la — (langage des croque-morts.)
comédie, faire chômer, arrêter le Epice#s.f.Cor7ie<d'^pices, capucin.
travail. —
Envoyer des coups de Epicé O a- Cher, d'un prix élevé.
pied aux mouches, s'évertuer pour Epicemar s. m. Epicier.
rien. — % Envoyer à Niort, refu- Epicéphale (écol.) s. m. Chapeau,
ser. — Envoyer dormir, assommer (du grec)
d'un coup de poing. Epice'r # v.a. Railler. [Larchey]
Epais O ^' Un homme
épais, Epicerie Os.f. Mesquinerie.
homme grossier, butor, rustre. Epice-vinette s. m. #
Epicier.
Epargne'0 s.f. Mettre à la caisse [Larchey]
d'épargne, manger. Epicier Q s. m. Mesquin, ordinaire.
Epargner v.a. Epargner le poi- — C'est un cher épicier, il se fait
tou ,prendre des précautions payer très cher.
pour effacer les traces d'un vol. Epileptique Q s. m. Individu ex-
M. à. m. ménager avec soin le «pu- centrique, qui se démène comme
blic », l'empêcher de voir. un epileptique. — Coco epilepti-
Epargneur Q
m. Econome s. : que, Champagne.
« Nous sommes un peuple de Epiler v.a. Se faire épiler la
paysans, un peuple d'èpargneurs. pêche, se >; faire raser, couper les
(Gambetta, \ 878) cheveux.
Epastrouillant a. voy. Epatant. Epinards Q
s. m. \)\. Y oy. Beurre.
= Epatarouflant. = Epatouflant. — Plat d'épinards paysage d'un
Etonnant. vert trop uniforme.
,

Epauiette —
ÉPINGLE. — 108 ESBROUFFEUR.
à graine dépinards, épaulcttes Erailler#v.a. l.Tuer. 2.= En-
d'oÏTiciers généraux. Aller —
grailler, prendre.
jj ||

aux épinards, recevoir de l'ar- Ereinter v.a. Maltraiter. Q


gent d'une fille publique. EreinteurO s.m. Critique violent.
Epingle s.f. Avoir son épingle Ergamé a. Enragé. 9
au col, avoir droit à un verre payé Ergot s.m. Se fendre V ergot,
chez le débitant. Etre ivre. — fuir. [Michel] —
(Obsc.) Ramasser des épingles, Ermite s.m. Voleur de grand
pédérastie. —
Tiré à quatre épin- chemin.
gles, vêtu méticulcusement. Es. s.m. Escroc, (abrév.). %
Epingle <i- O
Soigné. Esbalancer v.a. Pousser, re-
Epinglettes.f. Vol à Vépinglette jeter.
voy. JSib. Esballonner(s')#v.pr. S'évader,
Epiploon (écol.) s.m. Foulard, m. à m., sortir du ballon, v.c.m.
chemise. Esbasir v.a. voy. Ebasir, tuer.
Epitonner (s') Qv.pr. Avoir du cha- Esbigner (s) v.pr. S'enfuir,
grin. Pour se pistonner. [Larchey] s'esquiver. —
S^csbigner dans sa
Eplucheuse s.f. {ohsc.) Ep lâcheuse boîte à puces, aller se coucher. —
de lentilles, = G oug no te,
Irïhade. v.a. Mourir. D'ex, marquant le
Epoilant a. Voy. épatant. point de départ, et du vx.fr.6inwer,
Eponge s.f. {]"]. Epouse, maî- s'en aller secrètement.
tresse. Il
2. Eponge d'or, avoué. Esblinder v.a. Stupéfier, anéan-
Il
3. Ivrogne. tir. Ail. bllnd, aveugle, ébloui.
Epoque Q s.f. Menstrues : « Avoir [TiMMERMANS]
son époque ou ses époques. » Esbloquant a. Etonnant.
Epouffer (s'j v.a. S'enfuir. Esbloquer v.a. Etonner, stupé-
Epoulardeuse s.f. Ouvrière de fier.
la Manufacture des tabacs.
Paraît que j'suis dab ça m'esblogiie
Epouse O s.f. Maîtresse.
!

(J. RicHEPiN. Chanson des Gveux.)


Epouser % v.a. Epouser la ca-
marde, mourir. — Epouser la Esbrouffant0 a. Etonnant. Gomme
fourcandiére, se débarrasser d'un en holl. bluffen, être ampoulé.
objet volé quand on est poursuivi. [TIMJIERMANS]
— Epouser la veuve, dire ^mWoiïné. Esbroufife Q
s.f. Embarras, fanfa-
Epouseur (pays.) s.m. Ffancé. ronnade. Faire des esbroufes,
Epousseter 0v.a. Epousseter une faire des embarras. Vol à #
belle,coucher avec une femme. — l'esbrouffe, vol à la bousculade.
Se faire epousseter, se dit d'une — fesciller d'esbrouffe, violer, m.
femme qui couche avec un homme. à m. prendre de force. Estourbir—
Epoux s.m. Amant. d'esbrouffe, assassiner dans la
Eprouvé^ s.m. Condamné gracié rue, attaquer soudainement. Du
en partie de sa peine à 'cause vx. fr. esboufer, éclabousser.
de sa bonne conduite. Esbroufifer v.a. Faire des em-
Equerre s.f. Fendre son équerre, barras, être insolent.
marcher à grands pas, s'enfuir. Esbrouffeur^ s.m. || 1. Fanfaron,
Equiangle =r Equilatéral = hâbleur, vantard, faiseur d'em-
Equipollent Q a. Egal. Ça m'est barras. Il
2. Voleur à l'esbrouffe,
equilatéral, ça m'est égal. v.c.m.
ESCÂBRANTE. — 109 ESGOURD.
Escabrante s.f. Echelle ; du fr. Eschequer (V) v.a. et n. || 1 .Eviter,
escabeau. Il
2. S'enfuir, se retirer, (d'après
Escafife s.f. Coup de pied au A. ViTu)
derrière, (vx.) Skt. çapha, sûbot. Esclaffer (s') Q v.pr. Rire aux
fïiMMKUMANS] éclats : « S'esclaffer de rire. »
Escafifer v.a. Donner un coup Esclavager Q v.a. Rendre es-
de i)icd. (vx) clave.
Escafignon s. m.
Souliers, (vx) Esclave Q
s.m. Domestique, gar-
Sentir de Vescafignonf puer des çon de café, employé quelconque.
pieds. Ce mot s'emploie en plaisantant,
Escale 0s. f. Trois francs. Demi-pile familièrement.
et esrale, cinquante-trois francs. 1
Esclot s.m. Sabot, (patois gas-
Escam s.m Escamoteur, (abrév.
. )
I
con.)
Escane s.f. A Vescane! fuyons!
Esclotier s.m. Sabotier.
i

Voy. Escancr. Escoffler v.a. Tuer. !

Escaner v.a. et v.n. 1. Oter. EscogrifTe


||
s.m. Homme grand
2. Fuir. De cane'\ avoir peur.
Il
et mal bâti Grand escogriffe. » : <(

[Larchey] Escogritfe signifie en fr. voleur,


Escape =r Escapouche = Es- escroc.
capouchon s. m \oy. Esc<u'pe. Escouade (mil.) s.f. Envoyer cher-
Escaper =
Escapoucner # v.a. cher le parapluie de l'escouade,
voy. Escavper. envoyer promener qui vous en-
Escarbouiller voy. Ecar-
v.?». nuie.
bouiller = Ecrahoidller. Escouille # s.f. = Oche. Oreille.
Escarcher Regarder.
v.a. Escoutes # s.f.pl. Oreilles.
Escare s.m. Contre temps. Escrabouiller v.a. Ecraser,
(Lahchey) mettre en bouillie.
Escarer 9 v.a. Empêcher. Escrache s.f. = fîcmc/ie. Papiers,
Escareur s.m. Individu qui passeport.
trouve toujours des obstacles qui Escracher0v.a. ^=Écracher. \\
1.
l'empêchent de réussir. Interroger. || 2. Demander un
Escargot s.m. Vagabond. Es- — passeport. (Rigaud) Montrer son
cargot de trottoir, sergent de ville. passeport. || 3. Injurier, insulter.
Escarpe s.m. Voleur, assassin. Il
4. Regarder.
Escarper v.a. Voler, assassiner. Escrime (mil.) s.m.Ecrivain, (pour
Esrurper à la capahut, voy. Capa- scribe.)
huter. Escrimer (s') v.pr. S'escrimer
Escarpin s.m. Escarpin de Li- du derrière, sacrifier à Vénus,
mousin, escarpin en cuir de (obsc.)
brouette, sabots. —
Escarpins re- Esganacer v.n. Rire. Remuer
nifleurs, souliers crevés, (ils aspi- la ganache en riant; (la ganache
rent l'eau.) est la mâchoire inférieure du che-
Escarpiner (s') v.pr. S'enfuir, val.)
= Se tirer des pieds. Esgard = Egard # s.m. Faire
Escarpolette (thé.) s.f. Charge, Vesgard = Faire Vesque, garder
r= Balançoire. (Delvau.) une part de vol qu'on était con-
Escaver v.a. = Escarer. Empê- venu de remettre à des complices.
cher. Esgourd # a. Perdu.
ESGOURDE. 110 — ESTORGUE.
Esgourde = Esgourne = Es- Il
4. Etre le premier locataire
gouverne s.f. Oreille. Débri- d'un logement neuf. 2. Occuper ||

der resgourde, écouter. une place le premier, provisoire-


Esgourder #
v.n. Ecouter. ment, en attendant qu'un autre
Espagnol s. m. Vermine, pou, l'occupe définitivement.
puce. Estable s.f. =
Estaphle, poule.
Espalier O s.m. Groupe de figu- (Rigaud)
rants. Estafe #
s.f. 1. Poule. || 2. Ba-
I|

Espèce O Quelle espèce


s.f. ! celte Du
lafre. fr. estafilade, m. s.
expression sous-entend toujours EstafBer %. s.m. Chat. (Rig.\ud)
une épilhète désobligeante « Es- : Est?iffion s.m. ||
1. 0Chat. j|
2. #
pèce dimbécile. » =: Estafe, balafre.
Espérances O
s.f.pl. Avoir des Estafon s.m. Chapon.
espérances, avoir un héritage en Estamper v.n. Estamper quel-
perspective. qu'un, le tromper, le mettre à
Espincer (s') (V) v.pr. S'enfuir contribution forcée, lui emprun-
= arg. moderne s'esbigner = ter de l'argent sans le rendre. =
Jouer des pinces, des pincettes; du Carotter :\< Je crois être une de
vx mot espinche, pince. ceux qu'il a le plus estampés et
Esponton s.m. Paria, (vx mot.) le plus chinés: je mettrais la
Esprit O s.m.D'après les doctri- main au feu qu'il me traitait cou-
nes spiriles, l'âme ou esprit est ramment, pour le moins, de sale
le principe intelligent en qui ré- bourgeoise. » [Séverine]
sident la pensée, la volonté et le Estampeur s.m. Escroc. Voy.
sens moral. Estamper.
Esque %
s.m. Faire Vesque. Voy. Estampiller v.a. i. Donner ||

Esgard. un coup de poing violent qui


Esquinte #
s.m. 1. voy. Es- laisse une marque. 2. Marquer
quiniement (2). — i|

Vol à V esquinte, au fer rouge.


[|

vol à l'aide d'effraction. ||


2. Estaphe s.f. Coup. voy. Estafe.
Abîme. Michel)
(F. Estaphle s.f. voy. Estable.
Esquintement s.m. %
1. Lassi- || Estasi a. Heureux, (pour exta-
tude excessive. || 2. Bris, coups sié.)
violents. Estio s.m. = Estoc. Esprit : « Il
Esquinter % v.a. Briser, ||
1. a de l' estio. »
assommer de coups. 2. Fatiguer, Estoc s.m. Esprit, malice Il a
—Q |j :

harasser. v.pr. S'esquinter de a de l'esprit.


l'estoc, il

le tempérament ou les tripes, se EstomO s.m. Estomac, (abrév.)


fatiguer beaucoup. Estomac O
s.m Voy. Balai. .

Esquinteur % s.m. Voleur qui Avoir de l'estomac, avoir du cou-
emploie les moyens violents. rage ; avoir de l'argent pour jouer
Essayer (thé.) Essayer le trem-
v.a. ou pour soutenir une affaire;
plin, =
Lever le rideau, jouer au avoir de l'audace au jeu.
commencement de la soirée. Estomaqué a. Etonné, stupé-
Essence s.f. Essence de chaus- fait, interloqué.
settes, odeur ou sueur des pieds. Estomirer (s') v.pr. S'extasier.
— Essence de parapluie, pluie. Estoque % s.f. = Estorgue. Faux.
O
Essuyer v.a. Essuyer les plâtres. Estorgue % s.f. Fausseté. Châsse
ESTOUFFER. — 111 — ETRANGLER.
à Vestorgue^ yeux louches, yeux Etats
m. pi. Être dans tous O s.

méchants. en colère.
ses états, être
Estouffer0v.a. voy. Étouffer. Eteignoir0s.m. 1. Nez en forme ||

Estourbir 0v.a. Assommer, tuer. d'éleignoir. 2. Chapeau, bonnet ||

D'es augm., et du skt. turv, faire. de nuit. 3. Personne qui, par ||

En prov. estourbia, tomber en son attitude triste, empêche les


frappant, étourdir, assommer, autres de s'amuser.
tuer. Eteindre v.a. Éteindre de la
Fer estourbia lou Salanas, braise, dépenser de l'argent. —
Es l'armado que s'avanco Éteindre songaz, mourir.
'(L. MOUTIKR.)
Eternuer v.a et v.n. Mourir.
— S'estourhir v.pr., se suicider. Ètcrnuei' dans le sac ou dans le
En ail. sterbcn, mourir. son, être guillotiné.
Estourbisseur s. m. Meurtrier. Etincelle Q s.f. Ruban de la Lé-
— Estourbisseur de clous de gi- gion d'honneur, (il étincelle à la
rofle, dentiste. boutonnière.)
Estrade s.f. Boulevard, chemin,
Etoffes s.f. pi. De l'argent. #
rue. (vx mot) Etoile s.f. Artiste qui brille au O —
Estrangouillade s.f. Étrangle- premier rang. Voy. Vedette.
ment. (Mil.) Avoir les deux étoiles, être
Estrangouiller v.a. Étrangler. général de brigade. Avoir les trois
— Estrangouiller un litres boire étoiles, être général de division.
un litre. Etouffage s. m. Escamotage.
Estregnante (B) #
s.f. Ceinture. Étouffage de braise, escamotage
Estropier v.a. Estropier un d'argent, (grecs)
poulety manger une aile ou une Etouffe # s. m. Maison de jeu
cuisse de poulet. clandestine.
Estuc = Estuque s. m. Part de Etouffer v.a. Avaler. — Étouffer
vol. une négresse, un perroquet, boire
Estuquer v.a. |1
1. Battre. une bouteille, une absinthe.
||
2.
Recevoir sa part. Etouffeur s. m. Buveur.
Etagère O s.f. || 1. Femme char- Etouffoir# s. m. 1. voy. Étouffe. ||

gée de servir les desserts dans 2. Endroit où il fait une chaleur


Il

les restaurants. |1 2. Partie d'un étouffante.


café qui se trouve sur le devant et Etourdir v.n. || 1. Solliciter.
qui est ouverte l'été. Il
2. Tromper. [1 3. Tuer, assom-
Etal s. m. Poitrine d'une femme. mer.
Etalage s. m. Poitrine de Etourdissement # m s. . Requête,
femme. demande.
Etaler v.a. et v.pr. Étaler sa Etourdisseur # s. m. Solliciteur.
marchandise == S'étaler, tomber. Etrangère Q
Piquer V étran-
s.f,
Etamé s. m. Récidiviste. gère, être distrait, penser à une
Etamer v.a. Condamner pour chose autre que celle dont on
récidive. devrait s'occuper.
Etanche a. et s.f. Avoir le gou- Etrangler v.a. 1. Etrangler
loten élanche, avoir soif. — Être lachandelle, Véle'mdre. \\ 2. Etran-
|1

à Vétanche, être à sec, (sans ar- gler une dette, payer une dette.
gent.) Il
3. Boire, étrangler un perro-
— —

ÊTRE. 112 EXTREME-ONCTION.


en étrangler une »,
quet. « J'vais adresse. — S'évaporer, v.pr., s'en-
je vais boire une absinthe. — fuir.
Etrangler la douleur, boire à Évasant a. voy. Epatant.
jeun. Eventail 0s. m. Eventail à bourri-
Etre v.n. Vêlre (cocu), être que, bâton, gourdin, canne. Re- —
trompé par sa femme. Être avec tourner son éventail, renoncer aux
quelqu'un, être à la colle, v.c.m. plaisirs de l'amour « Une femme
(1).
— En être; (faire partie) il
:

qui a été adorablement belle et


y a toujours un sous-entendu : qui, quoique ayant retourné son
Etre de la police, être pédé- éventail depuis quelques années,
raste, etc. est encore fort entourée. » {Gil~
Etrenne s.f. Le premier client Blas, 1894.)
qui vient acheter « Cest mon : Éventrer v.a. Eventrer la né-
étrcnné, » c'est ma première gresse,déboucher une bouteille.
vente.

Évêque Q
s. m. Voy. Bonnet.
Etrenner v.n. voy. Ecoper. Evêque de campagne, pendu.
te Si tu n'es pas sage tu vas etren- Évu part, passé. Eu i< Il a s'évu
:

ner, » tu vas être corrigé, rece- desmalheurs,)) i\ a eu des malheurs.


voir des coups. Excellent O
a. « Tiens, cet excellent
Etrier (mil.) s. m. Avoir les étriers bon, comment vas-tu? » cher ami,
trop courts, avoir les jambes comment vas-tu?
courtes et arquées. Exécuter Q
v. Interdire l'entrée
Etrillage m. 1. Perte d'ar-
s, |1 de la Bourse à un spéculateur
gent. Il
2. Tromperie. qui ne peut pas payer ses, diffé-
Etriller v.a. ||1. Faire payer rences et le signaler aux agents
trop cher. ||
2. Battre. de change et aux remisiers.
Étroite s.f. Prude. Exécuter (s') Q
v.pr. S'exécuter
à la bonne franquette, payer sans
Tu ferais pas tant Yétroite à c't'lieure
se faire prier.
Si j'iaurais laissé ffout' dans l'eau.
{La Muse d Bibi.) Exécution s.m. Q
Mise en interdit
d'un spéculateur à la Bourse.
Étronner v.n. Aller à la selle. Expédier Q
v.a. Expédier quel-r
Etudiant s, m. Etudiant de la quun, le congédier. Expédier
grève, maçon. quelqu'un dans Vautre monde, le
Étudiante s.f. Maîtresse d'étu- tuer, l'empoisonner.
diant. Expert Os.m. F. -M. Celui qui
Étui s. m. Il
1. Vêtement. Il
2. introduit les invités.
Cercueil. Exploiter Q
v.a. voy. Ecorcher.
Eudoxie (mil.) s.f. Chaise percée. Exproprié a. Etre exproprié,
Eustache % s. m. Couteau de mourir.
poche. Extinction Q s.f. Faille une chose
Evacuer v.n. Evacuer du cou- jusqu'à extinction de chaleur nar
loir, vomir. turelle, jusqu'à ce qu'on soit à
Évanouir (s') v.pr. || 1.
Dispa- bout de force.
raître, s'enfuir. ||
2. Mourir. Extrême-onction Q
s.f. Secours
Évanouissement s. m. Dispa- d'argent donné par l'administra-
rition. tion des jeux de Monaco aux
Évaporer v.a. Voler avec joueurs décavés, v.c.m.
FABE. — 113 FAGOT.

Fabe # s. t. Poche. vol. — Carmerson fade, payer sa


Fabrication s.f. Passer à part. — Donner son payer fat/e,
laf'abncation.i. être arrêté. 2.
||

— sa cotisation. — Toucher son fade,


Etre refait, trompé, dupé. toucher son prêt. — Avoir son
Fabriquer v.a. || 1. Faire, i
fade, être saoul. — Payer son
Qu est-ce que tu fabriques là?»
<(
\
fade, subir sa peine.
Qu'est-ce que lu fais là? || 2. Etre

Fader # v.n. et v.a. Etre fade,
fabriqué, être volé au jeu. être bien partagé, avoir sa bonne
%
Kfre arrêté. || 3. Travailler, # part. —
Fader chérot, coûter cher.
voler, dévaliser. || 4. Fabriquer — (Mil.) Fader quelqu'un dans
aux bateaux, donner des coups une distribution, lui donner une
de pied dans le ventre, m. à. m. large part. (Ce qui est assigné
coups de souliers.
travailler à par le destin ou le sort: fatum.
Façade s.f. Figure. Démolir la — [TiMMERMANS]
façade à quelqu'un, lui donner Fadeurs s.f.pl. Sentimentalités
des coups dans la figure. Faire — banales.
sa façade, se farder.
'% s.f. Monnaie. Avoir des
Fafife # m.Papiers d'iden-
II
1.
Face dité. à roulotter, papier
2. Fajfe
faces^ avoir de l'argent. pi. — Il

à cigarette. || 3. Billets de ban-


Accroche-cœurs. Avoir des faces. que. Voy. Boulange et braser.
= Avoir des roufflaquettes, voy. Fafiot 0' s.m. 1. Paperasse. || 2.
Accent. — Q Face à main, lor- Livret. 3. |I #
Billet.
|I

Fa^o^ ^a- —
gnette. raté, billet de banque; du nom de
O
Faciès ^-n^- Figure, visage, Garât dont la signature se trouvait

face. (Lat.) sur les billets de banque. Fa-
Facteur % m. Sergent de ville
s. fiot mâle, billet de mille francs. —
(il est employé des postes... de Fafiot femelle, hiilel de 5' francs.
police.) — Fafiot en bas âge, billet de
Factionnaire s. m. Elron. — oO francs. —
Fafiot a parer, certi-
Poser un factionnaire, faire ses ficat. — Fafiot à piper, mandat
besoins. —
Aller relever un fac- d'amener. —
Fafiot sec, passeport
tionnaire, aller chez le mar- régulier. —
Fafiot à roulotter, pa-
chand de vin boire un verre qu'on pier à cigarette. Il 4. Souliers d'oc-
a fait servir d'avance sur le casion. (Larchey)
comptoir. Fafioteur %
s.m. I| 1. Papetier.
acturier Q (Thé). Etre bon factu-
rier, savoir faire une bonne pièce.
Il
2. Paperassier, écrivain. |I 3.
Banquier. || 4. Savetier. (Larchey)
'adage # s. m. Partage d'un vol, Fafioter v.n. Paperasser.
butin. Faflard % s.m. Passeport. — Fa-
I 'adard
*'adasse
a. et s. m.
s.f. Fade.
Elégant. fiard
mener.
d'emballage, mandat d'à-

Fade # (mil.) s.m. Part de Fagot O s. ||1. Elève de l'école


8
FAGOTER. 114 FALZAR.

forestière. 2. De derrière les fa- pas me faire croire ça. La faire


gots, voy.
||

Derrière. || 3. Cama- à roseille, m. s. —


Faire Go-
rade. Syn. de branche, vieille dard, avoir faim.

=
S' enlever y
branche, v.c.m. || 4. Ancien v.c.m. (3) Faille chihis, faire un
forçat, sous la surveillance de la peigne, s'évader. —
Faire des
police. Fagnt affranchi, libéré. yeux de hareng, crever les yeux.
115. Vieillard. — Fairenonne, être complice d'un
Fagoter v.a. Faire une chose méfait. —
Se faire la paire, faire
sans soin, sans goût. — De Vou- Vabja, s'enfuir. — Faire le ser,
vrage fagoté, mal fait. — Etre fa- faire le guet. — Faire, arrêter.
goté, être mal habillé, avoir une — Faire aux donner un
cliquettes,
vilaine tournure. croc-en-jambe. — (Arg. des filles)
Faiblard a. Faible. Faire souris, dévaliser
la un
Faibloche s.f. Allumette en homme. — Faire un caillou, trom-
bois. per un — Faire Vhomme,
client.
Faïence s.f. Arg. des couvreurs. se prostituer par métier. (Larchey)
Tuile. # Ferrement des for- — (Arg. des grecs) Faire pay- le
çats. san, voler au Jeu dans un cabaret.
Faierie s.f. (V). Subtilités. — Faire la veinne, tuer la vieille
Rassurez-vous en droguerie femme. (Larchey)
Et faierie.
(Villon)
Faisan #
s. m. Celui qui vend à
vil prix des marchandises ache-
Faignant s. m. Fainéant, pa- tées à crédit.
resseux. Faisander (se) v-pr. Devenir
Faîne s.f. Sou. vieux.
Fainin s. m. Centime. Faisant O
s. m. Camarade de col-
Faire Q ^''^' ^^ v.n. Faire un lège. (Michel)
homme, faire une femme, faire une Faiseur
— Q
^-"i- Trompeur, ex-
conquête galante. (Larghey) ploiteur, escroc.
Faire le boulevard, le trottoir, la re- Faiseuse s.f. Faiseuse d'anges^
tape = Raccrocher, v.c.m. — Faire femme qui se charge de faire
les consommations, jouer con- les avorter.
sommations au calé. — Faille la Faitré # a. Etre faitré, être sous
place, marchandise
aller offrir la le coup d'une condamnation cer-
à domicile. — Faire cuirs, les taine.
faire cafés,
les vendre des
— Faire,
etc., Fallait v, O " Fallait pas quil y
cuirs, des cafés, etc. aille », « il ne devait pas agir
faire ses besoins, — Le (s. ent.) ainsi. »
faire, à Venus. — Se
sacrifier Faldès # s. m. Aller chez Faldès,
faire dessous, être gâteux. — partager. De fade v.c.m.
(Thé.) Faire la salle, remplir une Falot (mil.) s. m. Lanterneà l'usage
sallede spectateurs dont la sym- des rondes de nuit. « Halte au fa-
pathie vous est acquise. — FtuVe. lot!»
1. Voler. Faire le porte-monnaie, Falourde #
Voy. Fagot (4) == Cot-
le mouchoir. « Il m'a fait mon teret, réclusionnaire. — Falourde
parapluie. » —
2. Tromper = engourdie, cadavre.
Faire au même. Refaire. =
Il — Falzar0s.m. Pantalon de travail.
ne faut pas me la faire il ne faut (Rigaud)
FANANDE. — H5 — FAUCHEUX.
Fanande = Fanandel #m. s. fouiller. — # = Panle, dupe.
Il
1. Ami, camarade, compagnon. Farfouiller v.a. et v.n. Cher-
V'ià les fanand's qui radinent, cher, farfouiller dans le buisson.
Ohé ! tas d'pochelôs,
[Chanson des Gueux).
— Farfouiller dans le tympan.
chuchoter.
Il
Complice.
2. Fargo tter ^ v.a. Rougir.
Fanfe ou Fanfière # s.f. Taba- Fargue # s.f. 1. Charge || (far-
tière. Charge (accusation).
deau). Il
2.
Fanfouiner #
v.n. Priser. Ono- Farguement s. m. Chargement.
matopée de l'aspiration du tabac. Farguer v.a. 1. Charger, au # ||

Fanfouineur s. m. Priseur. prop. et au fig. 2. Avouer. 3. jj ||

Fantabosses (mil.) s. m. Fantas- Se farguer,\.\)r., se cacher. 4.


sins. J.d.m. Fente-à- bosses =
Etre fargué, être muni, pourvu.
||

Fente-à- seins. 5. Rougir. De farder, m. s. Il

Fantaisie (mil.) s.f. =: FaireQFargueur a. et s. m. 1. Char- ||

fantaisie, ne pas se mettre à l'or- geur. 2. Témoin à charge. 3. Il ||

donnance, mettre des bottines, Ministère public.


manchettes, cols, etc. Fan- Faridon — Faridondaine s.f. =
taisie sur la tringle, onanisme. Etre à la faridon, être dénué de
Fantaisiste Q
s. m. Homme qui ressources.
ne rien suivant l'usage ordi-
fait Farineux a. Excellent. (Delvau)
naire, original. Farniente Q s. m. Paresse.
Fantasia Q s.f. Cest de la fan- Farnandel s. m. Yoy. Fanande.
tasia, c'est une chose faite par Farrago Q s. m. Amas confus.
caprice, ce n'est pas sérieux. Fassolette # s.f. Mouchoir de
Far! adv. Far! far! vite! vite! poche.
Faraud s m. || 1. Fier, orgueil- Fatigue # s.f. Travail des forçats.
leux. Faire son faraud, faire le Fauberg # s. m. Langue.
fier. Il
2. Monsieur. Faubert (mil.) s. m. Epaulette.
Faraudec # s.f. Mademoiselle. Faubourg Q s. m. Etre faubourg
Faraudène # s.f. Madame. Saint- Germain, être distingué.
Farce a. et s.f. C'est farce, c'est Faubourien O s. m. Ouvrier habi-
drôle, comique. Faire des — tant les quartiers excentriques.
farces à sa femme, lui faire des Fauchants = Faucheux #
infidélités. s. m. pi. Ciseaux.
Farceur, e«ise0 s. m. Pas sérieux. Fauch e-Ardent0s.m .Mouchettes.
Farcher #
Faucher. (3)
v.n. Faucher v.a. et v.n. 1. # Fau-
Fard s. m. Avoir un coup de cher le grand pré Faucher au = ||

fard =
Piquer un fard, rougir. dur, aller aux travaux forcés. ||
Fardage s. m. Tromperie, cou- Il
2. Etre fauché, être décavé,
vrir des produits avariés avec des ruiné, sans le sou. || 3, Faucher
marchandises de choix. dans le pont = Couper dans le
Farder (se) v.pr. Se soûler. pont. yoy. Couper. \\ 4. Guillotiner.
Fardis (V) s. m. Fardeau, charge. Faucheur s. m. #
1. Voleur qui ||

De farder, charger. coupe les poches, les chaînes de


Farfouillard Farfouilleur = montre. 2. Bourreau.
1|

s. m. Celui qui farfouille, cher- Faucheuse #


s.f. La guillotine.
cheur; chuchoteur. Voy. Far- Faucheux s. m. 1. voy. Fau-
|| #
.

FAUCUON. — H6 — FERBLANTERIE.
cheur. \\ 2. (pays.) Celui qui fau- méprisant, a Quelle sale femelle!»
che. Il# m. Ciseaux.
3. Féministe Qs-m. Partisan de
pi. l'é-
Fauchon m. Sabre. s. mancipation de la femme.
Fauchure % Coupure. s.f. Femme Femme à soldats, s.f.
Fauffe # = Fausse. Tabatière. prostituée qui recherche
s.f.

particu-
Faussante s.f. Fausse déclara- lièrement les soldats. Faire une
lion de nom et d'adresse. femme, voy. Faire. —
Badigeonner
Fausse s.f. Fauve =
Fauffe. = la femme au puits, mentir. Voy.
Tabatière. Badigeonner.
Fausse-couche s.f. Avorton. Fenasse s.f. Fainéant.
Fauter v.n. Commettre une Fendant =: Fendard s. m.

faute. On dit d'une fille qui a un Matamore, fanfaron; « Faire son


enfant, qu'elle a fauté. fendard. »
Fauve #
s.f. =i Fauffe. Tabatière. Fendante # s.f. Porte.
Fauvette # s.f. Fauvette à tête Fendre v.a Fendre le cul (à une
noire, gendarme. (Rigaud) carte), laprendre avec une carte
Faux s.f. Gerber à la faux, con- supérieure. «Je lui fends le cub^,
damner à mort =: Faucher {i). je prends —
(Mil.) Fendre Voreille