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Ecole normale supérieure- Ouargla.

Département des langues étrangères- Français.

Panorama des méthodologies en


didactique des langues
(Par Philippe BLANCHET)

Module : Didactique de français.


Niveau : P.E.S 2

Enseignant : M. Aissani.

Etudiante : Delma Belkis Biri.

Année universitaire : 2019/2020.


Suite à l’écoute attentive de la vidéo youtube : Panorama des méthodologies en
didactique des langues (par Philippe BLANCHET) :
1- Les idées clés des propos de l’auteur :

 Chaque nouvelle méthodologie répond aux insuffisances des méthodologies


précédentes : c’est pourquoi y en a toujours de nouvelles méthodologies et elles
sont successive chronologiquement.
 Une nouvelle méthodologie vient pour ajouter et enrichir et non remplacer
et supprimer définitivement la méthododologie précédente.
 On avait des méthodes traditionnelles et par suite des méthodes plus
modernes (audio-visuelles...etc.).
 Quelques méthodes traditionnelles sont encore utilisées aujourd’hui.
 La méthode est le support.
 Les méthodologies sont des principes généraux de l’enseignement, cela se
concrétise dans des supports ; parmi les supports qui constituent les méthodes :
les manuels (écrit) ou support audiovisuel (image).
 En ce qui concerne l’analyse d’une méthodologie pour savoir ses principes :
c’est d’une part :
1. la question de la didactique : quelles contenus ont été sélectionné, comment
elles étaient organisées, présentées, et pour quelles raisons ?
2. la question pédagogique : quelles sont les objectifs d’apprentissage qui sont
visés par la méthodologie ?
Note : d’une méthodologie à une autre, tout ça change même les objectifs de
l’apprentissage : (la plupart ont pour objectif : enseigner la langue mais pour
certaines c’est une certaine partie de la langue).

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Les méthodologies à travers le temps et leurs principes :

A. Anciennes méthodes traditionnelles indirectes (du français langue


étrangère) : début de 16ème siècle (les premières apparitions ont été en 15 ème
siècle : fin du moyen âge)
A l’époque on appelait les méthodes : des livres de manières. Puisque on
enseignait des manières de langage : comment parler une langue.
 Il y avait que trois méthodes.
 Ce sont méthodes écrites indirectes via le latin ayant comme public
exclusive des aristocrates, des nobles : une certaine élite sociale.
 Elles sont écrites : car il s’agissait d’enseigner la langue qu’à travers l’écrit ;
car à l’époque ils n y avaient pas des supports pour enregistrer les sons.
Indirectes : car il s’agissait d’enseigner la langue (le français) à partir du latin :
c'est-à-dire les commentaires, les explications, les présentations sont rédigées au
latin.
Donc, une méthode indirecte c’est enseigner une langue par le biais d’une autre
langue que ca soit celle des apprenants ou une langue tierce.
 La nature de la langue était une langue rimée, on enseignait des poèmes
rimés. Donc, les dialogues étaient très artificielles, ça veut dire on parlait avec
des rimes comme dans les poèmes.

Le latin était la langue sacrée, dominante et de l’écrit, mais dans le 16 ème siècle,
d’autres langues vulgaires ont commencé à le remplacer : le français a
commencé à occuper un certain nombre de positions de prestige qu’occupait le
latin avant.

 Ensuite, il y avait les 1ères grammaires du français imitant les grammaires


latines ; car le latin était le modèle. Donc, tels que les règles et l’enseignement
du latin, l’enseignement du français était fondé sur la traduction des textes
littéraires et sur l’écrit.
* Différemment des méthodes précédentes, il n y a plus de dialogue ; il suffisait
pour apprendre une langue : apprendre sa structure et une grammaire.
* On continuait toujours à s’adresser aux élites (politiques, économiques,
culturelles) et la méthode est toujours indirecte.
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B. : Méthodes traditionnelles directes : Fin du 19ème (début du 20ème siècle).
* C’est enseigner une langue dans cette langue pour l’apprendre à quelqu’un ;
ex. : enseigner le français en français ; sans utiliser une autre langue (on a même
parfois interdit l’usage du breton dans la classe ; le breton est la langue qui a été
utilisé en Bretagne et que le français venait de la remplacer).
*Le but était de passer du bilinguisme (le breton et le français) au
monolinguisme français.

C. Méthodes traditionnelles directes actives :


* Pour apprendre une langue il faut la pratique, quant à auparavant on basait sur
l’écrit plus que sur l’oral.
* Diminuer le recours à la traduction : on s’adresse aux autres en français
et ils doivent répondre qu’en français aussi : une pratique directe au lieu
d’utiliser une autre langue pour expliquer.
* Les objectifs sont toujours grammaticaux mais on commence à s’intéresser à
la pratique de la langue et non seulement la connaissance.

D. Méthodes comportementalistes structurales : Behaviourisme :


 L’idée que la communication linguistique est un comportement et que le
comportement peut se conditionner par l’acquisition d’automatie comme le
réflexe de Pavlov (action et réaction), ça veut dire elles se basent sur la
répétition rapide (question-réponse) : on pose la même question plusieurs fois et
on doit répondre, sauf que à chaque fois on change un mot. Ce sont des
exercices structurés d’une façon répétitive.
Exemple : Personne 1 : Personne 2 (qui répète) :
Je mange une pomme. Je mange une pomme.
Tu manges une pomme. Tu manges une pomme.
Jean mange une pomme. Jean mange une pomme…etc.
Le résultat : une acquisition automatique.
 A cette époque, y avait l’invention des laboratoires de langues où on peut
enregistrer les langues, et donc conditionner les apprenants à répéter des sons et
des mots dans le but d’apprendre automatiquement la prononciation.

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E. Les premières méthodes audiovisuelles (Fins des années 60 - années
70) :
o Le manuel ici est : l’image et le son.
o L’accord d’une primauté à l’oral alors qu’auparavant on l’a accordé à
l’écrit : la langue est faite pour être parlée et entendue.
o Les éléments linguistiques que les gens entendent (les sons) sont des
dialogues en situation de la vie quotidienne.
o On n’enseigne plus la belle langue littéraire standard mais du parler
quotidien.
o Les méthodes sont directes.
o Au lieu du texte, on a des images, de la parole enregistrée (son) et de la
langue authentique.
o Elles avaient bien réfléchit aux aspects pédagogiques (objectif): pour
apprendre une langue il faut la vivre, la parler : le contact avec la langue.
- On l’a réfuté par suite car elle n’avait pas de limites (elle n’avait pas bien
réfléchit aux aspects didactiques (le contenu) : quel vocabulaire et dialogue à
enseigner et de quelle vie quotidienne…etc. ?

F. Méthodes communicatives audio-orales (notionnelles-fonctionnelles) :


Sur le plan de la forme : ce sont des méthodes audio-orales et non visuelles.
Sur le plan du contenu : des méthodes dites notionnelles-fonctionnelles.
Audio-orales :
On a toujours un support audio (des dialogues enregistrés dans des cassettes).
Mais au lieu d’une image projetée sur un écran, on a un nouveau manuel :
images imprimées sur des pages (l’image n’a plus la place principale) : c’est
pour cela qu’on les appelle plus audiovisuelles.
Résultat : dans le manuel (la page), avec l’image, il y a un texte : cela a impliqué
un certain retour de l’écrit, implicite au début.
Notionnel fonctionnel :
-Fonctionnel : Comme pour les méthodes précédentes, l’objectif n’est plus la
langue mais la communication, et non savoir la langue mais c’est communiquer
dans la langue. Alors il faut que la langue puisse fonctionner : on apprend à
communiquer.

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-Notionnel : chaque situation de communication de la vie quotidienne se
regroupe autour d’une notion centrale dans un manuel de ces méthodes.
Dans une méthode traditionnelle, dans le tableau de matière par exemple, on
trouve : l’article, le nom, la phrase…, mais dans ces méthode on trouvera : faire
connaissance, téléphoner, trouver un travail…
Brièvement, ces méthodes sont notionnelles fonctionnelles car l’objectif c’est
d’être capable de faire fonctionner la langue (communiquer) d’une façon réaliste
à travers des notions de la vie quotidienne. ; La langue est principalement parlée
et entendue et ensuite écrite secondairement ; avec cette réintroduction de
l’écrit, on voit réapparaitre la grammaire, les structures…etc.

G. Les méthodes ciblées, indirectes, interculturelles : à partir du 1990 


* Ciblée : Au lieu de faire des méthodes qui sont valables à tous le monde, on
fait des méthodes qui concernent des groupes donnés ayant des objectifs donnés
notamment concernant les choix lexicaux (le vocabulaire) ; des méthodes pour
enseigner une langue à des gens ayant le même âge, intérêts et objectifs (soi des
adolescents, enfants ou adultes de la vie professionnelles) avec des situations de
communication et de vie différentes (ex pour les ados : vocabulaire de l’école,
sortir avec ses amis… : de leur vie quotidienne).
* Indirecte : de nouveau, on peut impliquer et utiliser une autre langue que la
langue qu’on veut apprendre (la langue cible).
* Interculturelle : Le but c’est de créer des grandes valeurs tels que la tolérance,
et créer des échanges et des rencontres entre les cultures et le peuple.
Donc ce qui est visé c’est la langue et aussi le mode de vie qui lui va avec.

2- À mon point de vue, ce qui m’a paru le plus utile pour être utilisé dans
notre école :
Je pense que dans notre école, les méthodes qu’on a besoin le plus ce sont les
méthodes communicatives audio-orales ; des méthodes pour être appliquées dans
un laboratoire de langue. Puisque :
 Tout d’abord ces méthodes visent l’oral : ça veut dire on va entendre des
sons, des dialogues des français natifs et par suite on peut demander aux
étudiants de répéter les sons et cela va améliorer leur prononciation.
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 Deuxièmement, l’image qui peut faciliter la compréhension et jouer un
rôle important dans la transmission du cours pour certains modules, est toujours
présente malgré qu’elle n’est pas projetée sur un écran comme la méthode
précédente (mais elle est dans la page).
Dans la page donnée à l’étudiant, accompagné de l’image, il ya les textes, alors
à travers ces textes (cela dépend du module) on visera l’écrit : la grammaire, les
structures de la langue…, ou tout simplement le cours lui-même.

 D’une autre part elles sont fonctionnelles, alors elles ont comme cible, la
communication : la pratique, ce qui sera très utile pour les étudiants et diminuera
le recours vers la langue maternelle
Sauf que, du point « notionnel » elles concentrent sur des notions de la vie
quotidienne (dans un restaurant, téléphoner...etc.) ce qui ne pas être utilisé dans
le cadre d’enseignement... dans la classe (chaque module a ses notions
spécifiques). Mais c’est normal pour les centres de langues hors des écoles et
des universités.

Donc, ce qui est utile dans ces méthode c’est qu’elles concernent tout les points
importants (oral : prononciation, communication : pour s’habituer et savoir
pratiquer et utiliser la langue et l’écrit) pour que l’étudiant améliore son niveau
dans la langue qu’il est entrain d’apprendre qu’il va enseigner dans le futur.