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Détection incendie - Les différents types de détecteurs

Jeudi, 28 Octobre 2010 09:47 F.H. Equipements - Détection incendie

Détecteurs de fumée
Le principe de détection du détecteur ponctuel de fumée peut être basé :

 soit sur la diffusion de la lumière.  La lumière produite par une source lumineuse est diffusée par la
fumée vers une cellule photoélectrique qui n’est pas située dans l’axe de la lumière incidente. Ce type de
détecteur est particulièrement efficace pour détecter les particules de fumées claires qui sont produites dans les
feux couvants.
 soit sur l’absorption de la lumière.  Dans ce cas, la lumière produite par une source lumineuse est
focalisée sur une cellule photoélectrique. Celle-ci mesure l’atténuation de la lumière causée par l’absorption et la
diffusion de la lumière. Ce sont surtout les fumées visibles et les aérosols qui sont détectés.
 soit sur l’ionisation.  Ce type de détecteur comporte une source radioactive qui ionise l’air entre deux
plaques métalliques pour le rendre conducteur. Ce détecteur comporte deux chambres : l’une ouverte accueillant
les aérosols produits par une combustion et une autre fermée qui sert de référence. On mesure la différence du
courant électrique circulant dans les deux chambres. Il convient particulièrement pour les feux ouverts produisant
beaucoup d’aérosols et de petites particules de fumées invisible. Ce type de détecteur, en raison de la présence
d’une source radioactive émettant des rayons alpha, est appelé à disparaître. Il est d’ailleurs déjà interdit dans
plusieurs pays. L’avènement de nouvelles technologies et notamment les avancées en matière de détecteurs
multicritères permettent aujourd’hui de complètement remplacer ce détecteur pas des types plus récents et
écologiquement responsables

Détecteurs de chaleur.
Les détecteurs de chaleur sont équipés d’un élément sensible à la température. Ils ne conviennent dès lors que
pour la détection de feux ouverts. Il en existe deux types :

 détecteur thermostatique : Un thermistor (élément semi-conducteur à résistance sensible) transmet un


signal lorsque sa température de consigne est atteinte.
 détecteur thermovélocimétrique : Un thermistor transmet un signal en tenant compte de la vitesse
d’élévation de la température. 
Il est  à noter que ces détecteurs interviennent tardivement dans la phase du développement du feu et ne
rencontrent donc pas forcément l’objectif d’une détection précoce. L’utilisation de ces détecteurs ne sera donc à
envisager que si aucun autre type de détection plus rapide ne peut être prévu (par exemple pour des raisons
techniques). I

Dans des cas spécifiques, l'utilisation des détecteurs linéaires de chaleur peut être envisagée comme par
exemple dans les chemins de câbles.

Détecteurs de flamme.
Les détecteurs de flammes convertissent le rayonnement électromagnétique émanant des flammes en un signal
électrique envoyé vers le central de détection. Pour éliminer les perturbations dues à la lumière du soleil et aux
autres sources lumineuses, ils fonctionnent généralement dans la plage des ultraviolets ou des infrarouges ou
une combinaison des deux.
Ces détecteurs sont entre autre particulièrement appropriés pour des applications sans plafond ou extérieures
ainsi que pour les locaux de très haute hauteur.

Détecteurs multicapteurs ou multicritères.

Les détecteurs multicapteurs sont équipés de deux ou plusieurs capteurs dont les signaux sont combinés de
façon appropriée. Ils détectent différentes grandeurs caractéristiques d’un feu : par capteurs de fumée, capteurs
de chaleur, capteurs de gaz (CO, CO2).  
L’interactivité des différents signaux de ces capteurs améliore la réaction et l’immunité aux phénomènes
perturbateurs, permet ainsi de réduire les « fausses alertes » et augmente la fiabilité de la détection.

Détecteurs linéaires de fumée (BEAM).

Le principe de détection est celui de l’absorption de la lumière. Il existe des systèmes avec réflecteur ou sans
réflecteur.
L’émetteur envoie un faisceau focalisé de lumière (généralement infrarouge). S’il y a de la fumée, le faisceau
atteint le récepteur avec une intensité atténuée. 
L’appareil détecte les aérosols et les particules de fumée (aussi bien claires que sombres) et est caractérisé par
un comportement linéaire (sur des distances de 5 à 100 m). 
Ces détecteurs sont entre autre particulièrement appropriés pour les locaux de grande superficie (halls de
stockage, atriums, …). Un placement sur plusieurs couches peut s’avérer nécessaire dans certains cas pour
garantir une détection de feux couvants.

Détecteurs linéaires de chaleur.


Ils se composent d’un capteur linéaire et d’un dispositif de traitement des signaux. Le capteur est constitué par
des fibres optiques, ou des conducteurs électriques comportant un certain nombre de capteurs, soit par un tube
capteur avec de l’air sous pression. Ils mesurent soit le dépassement d’une température de consigne (thermique),
soit une élévation de température par unité de temps (thermovélocimétrique).
Ils sont utilisés dans des zones dans lesquelles les températures doivent être surveillées sur de longues
distances (tunnels routiers ou ferroviaires, galeries techniques et conduits de câbles, …) ou dans des conditions
d’environnements difficiles (gaz corrosifs, humidité et encrassement élevés). 

Systèmes par aspiration.


Les détecteurs de fumée multiponctuels (par prélèvement d’air ou par aspiration) se basent sur le prélèvement
d’un échantillon d’air dans une zone, un environnement ou une enceinte pour l’envoyer via un réseau de
canalisations vers une unité de mesure. 
Il existe selon les fabricants plusieurs principes de mesure (détecteur ponctuel, chambre à brouillard, systèmes
optiques, compteurs de particules, etc.)
Ces détecteurs sont entre autre particulièrement appropriés pour les locaux avec accès difficile (racks de
stockage,…), la protection d’objet, (armoires électriques,…), des locaux où le placement de détecteurs s’avère
difficile pour des raisons d’environnement (frigos, …) ou encore les locaux informatiques où une détection à haute
sensibilité est souhaitée.
Mis à jour ( Jeudi, 28 Octobre 2010 10:03 )

Système de détection incendie


Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2012).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du
thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la
section « Notes et références ». (Modifier l'article)

Un système de détection incendie (SDI) est une unité faisant partie du Système de sécurité
incendie (SSI), dont l'objectif est de déceler de façon aussi précoce que possible la naissance d'un feu.

Il comprend des organes de détection incendie (déclencheurs manuels, détecteurs automatiques...), des


organes intermédiaires (réseaux filaires...) et un Équipement de Contrôle et de Signalisation (ECS),
également dénommé « tableau de signalisation » ou « tableau de contrôle », qui alerte de toute sollicitation
du système, en cas de dérangement ou d'alarme feu. Les organes sont disposés sur des boucles ou lignes,
reliées à l'ECS.
Sommaire

  [masquer] 

 1 Types de systèmes de détections

 2 Principe d'une installation de détection incendie

 3 Centrale de détection incendie

 4 Les différentes technologies

o 4.1 Locaux professionnels

o 4.2 Pour les particuliers

 5 Acteurs des systèmes de détection d'incendie

 6 Articles connexes

 7 Notes et références

Types de systèmes de détections[modifier | modifier le code]

Le SDI est dit de type « conventionnel » lorsque la détection se fait au niveau de l'ensemble d'une boucle
d'organes de détection. Il est « adressable » si, sur une même boucle, il y a identification et localisation de
zones distinctes de détection composées de 1 ou plusieurs organe(s) de détection.

Exemple : dans un bâtiment, on considère qu'un étage est couvert par une boucle. Dans le cas d'un
système conventionnel, l'ECS pourra uniquement détecter le feu sur l'étage, sans plus de précision. Dans le
cas d'un système adressable, si on considère que, sur la boucle, chaque pièce correspond à une zone, on
pourra alors au niveau de l'ECS identifier la pièce dans laquelle l'incendie s'est déclaré.
Le SDI peut alors directement déclencher l'évacuation générale d'un bâtiment ou envoyer l'information
d'alarme à un Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie qui gèrera l'évacuation et les dispositifs de
sécurité (désenfumage, portes coupe-feu...).

En France, l'APSAD a rédigé une règle d'installation, d'exploitation et de maintenance, la règle R7, qui
veille à l'efficacité du SDI.

Sur le plan réglementaire, la configuration de Système de Détection Incendie ou de Système de Sécurité


Incendie requis est dictée par le classement du bâtiment au sein du Code de la Construction et de l'Habitat,
en fonction du type d'Établissement recevant du public dont il s'agit (type L, M, N, etc.) et de sa catégorie
ou capacité (1ère, 2ème, etc.) qui varie en fonction du nombre de visiteurs qu'il peut recevoir simultanément.

Principe d'une installation de détection incendie[modifier | modifier le code]

Une installation de détection incendie a pour but de signaler à un poste central ou au personnel chargé de
la sécurité de l'établissement tout évènement pouvant être le signe d'un début d'incendie.

Centrale de détection incendie[modifier | modifier le code]

En général, la centrale de détection incendie n'est qu'une partie d'un système de sécurité incendie (SSI)
plus complexe qui associe la détection (SDI), la mise en sécurité (CMSI) et éventuellement l'extinction.

Les différentes technologies[modifier | modifier le code]


Locaux professionnels[modifier | modifier le code]
Détection conventionnelle 

Un panneau de contrôle principal ( PCP ) supervise une paire de conducteurs électriques par zone
de détection. Sur chaque paire, plusieurs équipements de détection variés (fumée, chaleur ou
autres) peuvent être raccordés. Ces équipements doivent être raccordés en série (l'un à la suite de
l'autre). Pour terminer soit par une résistance de fin de ligne (classe B ou 6 ) soit pour revenir au
panneau principale (classe A ou 4 )1.

Détection analogue (adressable) 

Un panneau de contrôle principal ( PCP ) supervise là aussi une paire de conducteurs utilisée pour
l'échange de données avec chaque capteur (SLC). Chaque SLC doit être programmé afin d'être
reconnu par le PCP. Les capteurs peuvent être ou non câblés en série. Ce genre d'installation
diminue grandement les coûts sur l'installation et le câblage pour les moyennes ou grandes
applications. Seul des programmeurs certifiés peuvent faire une telle installation 2.

Détecteur ionique 3,4 

Ce détecteur possède une chambre, composée de deux électrodes, dans laquelle est placé un
matériau radioactif (généralement une pastille d'américium 241) émettant des rayons alpha. Une
tension est appliquée aux bornes des électrodes ; un faible courant apparaît, du fait de l'ionisation
de l'air de la chambre. Lorsque des particules de fumée y pénètrent, celles-ci captent une partie
des rayons alpha, entraînant une diminution du courant, puis le passage en alarme du détecteur.
En France, ce type de détecteur est interdit à l'installation et les systèmes équipés devront être
modifiés avant 2017 sous certaines conditions réglementaires5

Détecteur optique de fumées (ponctuel) ou Photo-électrique 6,7 

Ce détecteur met à profit l'effet Tyndall. Dans la chambre d'analyse, une DEL et une photodiode
sont placées de telle façon que cette dernière ne reçoive jamais la lumière de la DEL en l'absence
de fumée. La pénétration de fumée dans la chambre d'analyse entraîne la réflexion de la lumière
de la LED sur les particules de fumée, donc la sollicitation de la photodiode. Ce détecteur est très
efficace pour les fumées blanches. Il l'est un peu moins pour les fumées noires, à cause de leur
faible réflectivité.

Détecteur linéaire de fumée 8,9,10,11 

Contrairement aux détecteurs ponctuels de fumée, celui-ci fonctionne sur le principe de


l'absorption de la lumière. Le détecteur envoie des impulsions lumineuses (infra-rouges) qui sont
traitées par la partie réceptrice du produit. Le détecteur mesure en permanence le niveau du signal
reçu. Une baisse du signal reçu est interprétée comme une présence de fumée.
La plupart des détecteurs linéaires ont une portée de 100 m, leur permettant de couvrir de grandes
surfaces. Ils sont particulièrement bien adaptés pour la surveillance des aéroports, centres
commerciaux, usines, entrepôts, musées, gymnases, églises… Il existe deux types de Détecteurs
linéaire de fumée : par Projection (Émetteur et Récepteur sont installés à chaque extrémité de la
zone à protéger) et par Réflexion (Emetteur et Récepteur sont combinés dans la même unité,
l'infrarouge est reflété au Récepteur par un catadioptre)

Détecteur optique de flamme12 

Ces détecteurs possèdent une cellule sensible aux rayonnements IR (Infra Rouge) ou UV (Ultra
Violet). Les détecteurs IR travaillent généralement dans la bande lumineuse du carbone de
manière à éviter les fausses alarmes.

Détecteur de chaleur (thermostatique, thermovélocimétrique)13 

Les détecteurs thermostatiques passent en alarme lorsqu'ils détectent une température supérieure
à un seuil prédéterminé.
Les détecteurs thermovélocimétriques sont quant à eux sensibles à la vitesse d'élévation de la
température, donnant généralement une information plus précoce que les thermostatiques. Ils
donnent en revanche beaucoup plus de fausses alarmes s'ils sont mal placés (ex : élévation rapide
de la température due à l'ouverture d'un four dans une cuisine industrielle, ou à la mise en route
d'une chaudière...)

Détecteur multi-capteurs14 

Ceux-ci sont constitués d'un détecteur optique de fumée équipé d'un capteur de chaleur aidant à la
prise de décision de l'alarme feu. En pratique, la sensibilité du détecteur augmente avec la
température.

Détecteurs multi-ponctuels15 
Ceux-ci sont équipées de canalisation d'aspiration d'air extrayant celui-ci de la zone surveillée afin
de le faire passer au travers d'un analyseur de composition. Cet analyseur détermine, d'après la
composition de l'air, la présence de particules signalant un début de combustion. Ces systèmes ont
l'avantage d'être très précoces.

tête d'extinction (Gicleur ou « sprinkler ») 

ces têtes d'extinction étant thermo-fusibles (explosion en fonction de la température), leur principe


de fonctionnement les assimile à des détecteurs de chaleur.
Pour les particuliers[modifier | modifier le code]
Le détecteur et avertisseur autonome de fumée 

Il s'agit d'un détecteur de fumée couplé à une alarme. Ce petit appareil détecte la fumée dans les
premiers instants d'un incendie et déclenche l'alarme. Il donne le temps soit de maîtriser
unfeu naissant, soit de fuir s'il y a trop de fumée. Très facile à poser, ce type d'appareil est en
général alimenté par une pile 9 V. Dans de nombreux pays, les habitations sont équipées de ce
type de détecteur : 93 % des foyers aux États-Unis, plus de 95 % en Norvège et en Suède. Ils sont
obligatoires dans de nombreux pays. Lors d'un incendie, la présence de DAAF divise par dix le
risque de mortalité pour les nourrissons et jeunes enfants : les parents, alertés dès le début de
l'incendie, ont le temps d'aller les chercher et de les évacuer avec eux. La plupart des feux
meurtriers d'habitation ont lieu la nuit. Les victimes périssent dans leur sommeil, asphyxiées par les
fumées qui provoquent 80 % des décès. Être alerté dès la naissance d'un incendie est
indispensable pour pouvoir agir contre le feu ou fuir à temps.

Le détecteur de monoxyde de carbone 

permet de vérifier que atmosphère contrôlée ne contient pas de dose anormal de monoxyde de
carbone reflet d'une combustion incomplète (dans une cheminée par exemple). Ce gaz mortel,
inodore et incolore ne peut être identifié que par un détecteur.

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