Vous êtes sur la page 1sur 12

1. Qu’est-ce que la recherche documentaire ?

La recherche documentaire est une étape de travail à réaliser avant de se lancer dans une étude
empirique. Elle permet de collecter des données informatives grâce à l’étude de documents issus
de sources fiables, de documents officiels ou universitaires. Les informations récoltées seront
utiles pour développer ses connaissances sur le sujet étudié.
Les documents collectés de la recherche documentaire peuvent être de différents types :
• Monographies (livres),
• Mémoires,
• Thèses,
• Actes de colloques,
• Rapports,
• Articles de périodiques,
• Archives (d'auteurs ou d'institutions),
• Documents audiovisuels, Images,
• Données statistiques,
• Arrêtés et autres textes juridiques (circulaires, lois, décrets) …

2. Quelle différence avec la recherche littéraire ?


La recherche documentaire diffère de la recherche littéraire, qui vise principalement à acquérir
des connaissances théoriques sur un sujet, tandis que la recherche documentaire est utilisée pour
recueillir des données factuelles et existantes pour répondre à vos questions de recherche.
La recherche documentaire se différencie de la recherche littéraire par le type des documents
qu’elle étudie :
Les thèses ou mémoires d’autres étudiants.
Les périodiques spécialisés.
Les documents statistiques, graphiques.
Les documents officiels.

3. Les types de documents et les ressources de la recherche documentaire :


Pour mener à bien ses recherches, il est primordial de connaitre les différents types de documents
disponibles au niveau de la bibliothèque ou sur internet, car ces derniers ne fournissent pas le
même genre d'information, ils ne sont pas classés de la même façon, et ils ne suivent pas les
mêmes règles de communication et de prêt.

~1~
3.1. Les usuels (ouvrages de référence)
Ils constituent le point de départ de la recherche, ce sont des outils qui permettent de comprendre
et de délimiter son sujet.
Dans une bibliothèque, les ouvrages de référence sont rassemblés en une section à part,
généralement située non loin de l’entrée. On y trouve non seulement les encyclopédies et les
dictionnaires, mais aussi des ouvrages plus spécialisés ainsi que des ouvrages bibliographiques.
Les documents de ce type sont généralement disponibles pour consultation sur place seulement,
afin d’en faire bénéficier le plus grand nombre d’usagers possible.
Les usuels sont principalement des dictionnaires et des encyclopédies. Pour chaque discipline, on
les retrouve en tête des rayonnages.
3.1.1. Les dictionnaires
Les dictionnaires aident à définir des termes, à trouver une information précise. On les consulte
sous la forme papier et/ou électronique comme Le Larousse ou Le Robert, qui sont les plus
communément utilisés.
Dans un dictionnaire papier, chaque mot est traité dans un article et les articles sont classés selon
l'ordre alphabétique des mots définis.
On peut également consulter des dictionnaires sur internet. Par exemple, on peut consulter le
TLF qui est un dictionnaire électronique permettant de trouver les définitions des mots de la
langue française.
3.1.2. Le thésaurus
C’est une liste contrôlée de termes identifiant la famille d’un mot, ses synonymes et les termes
associés. Il permet de repérer et de sélectionner ceux qui traduisent le plus finement les concepts
retenus.
3.1.3. Les encyclopédies
Les encyclopédies aident à cerner les différents aspects d'une question et à avoir une vue
d'ensemble du sujet. Mais aussi à trouver des idées, repérer des auteurs spécialistes de la
question, repérer des références bibliographiques.
Les articles sont souvent très complets, structurés en plusieurs parties, signés par des spécialistes,
complétés par des illustrations, une bibliographie et des renvois.
Exemples
- L'Encyclopédie Universalis qui couvre tous les domaines de connaissance. Elle est
l'encyclopédie francophone de référence.
• Dans la version papier, consulter d'abord le thésaurus-index pour être sûr de trouver
l'information recherchée.

~2~
• Dans la version électronique, taper des mots-clés dans la barre de recherche de la base.
- la collection « Que sais-je ? », publiée depuis plus de 50 ans par les Presses universitaires de
France, propose des ouvrages de 128 pages rédigés par des spécialistes reconnus et faisant la
synthèse des sujets les plus divers tel la psychologie scolaire. Ils sont régulièrement mis à jour et
comprennent une bibliographie sommaire. Ce sont d’excellentes et pertinentes introductions à
tout sujet.
3.1.4. L’index
C’est une liste alphabétique de termes (mots-clés, sujets, auteurs…) utilisés dans une base de
données avec renvois vers les références bibliographiques.
Un index dans un livre permet de retrouver une information. Il indique la page, quelquefois le
paragraphe dans lequel on retrouve l'information concernant le terme recherché. Il se trouve à la
fin de l'ouvrage, mais n'apporte rien au contenu de l'ouvrage, c'est uniquement un outil de
recherche. Une liste d'abréviations ou de définitions qui ne renvoie pas à des pages de l'ouvrage
est un glossaire ou lexique.
3.1.5. Les biographies
Ils présentent la vie et l’œuvre de personnes bénéficiant d’une certaine notoriété, dans un pays,
une profession ou une discipline comme le Dictionnaire des femmes célèbres, Robbert Laffont,
1992.
3.1.6. Les bibliographies
Ce sont des listes d’ouvrages écrits sur un sujet ou par un auteur. Elles peuvent faire l’objet d’un
ouvrage en entier, mais aussi figurer dans une partie d’un livre, à la fin d’un article
d’encyclopédie ou de périodique : dans ces cas, elles énumèrent les ouvrages consultés par
3.1.7. Les manuels
Il ne s’agit pas d’ouvrages de référence à proprement parler, mais de livres traitant de l’ensemble
d’une discipline et pouvant servir de point de départ à une recherche. Conçus généralement pour
les étudiants.
3.1.8. Les annuaires
En anglais « Year Books », sont des sources d’information consacrées à des faits ou à des
données qu’elles présentent généralement de façon schématique, abrégée ou synthétique. Le plus
souvent publiés annuellement. Ils comprennent une information courante et mise à jour.
D'autres usuels peuvent aider à s’informer sur une personne, situer un lieu, un événement,
comme les atlas et les almanachs.
3.2. Les livres (monographies)

~3~
La monographie est une publication unique, fruit du travail d’un auteur (ou d’un nombre limité
d’auteurs collaborant ensemble). Les monographies comportent très souvent une bibliographie
et/ou un index, des outils très précieux permettant de mieux cerner son sujet de recherche.
Les différents types de monographies
• Les ouvrages de fiction, de littérature
Comme les romans, les recueils de poésie, les pièces de théâtre. Ils peuvent paraitre également
sous la forme d’éditions critiques et de commentaires.
• Les ouvrages documentaires
Ils peuvent être des manuels, des ouvrages de synthèse ou plus spécialisés. Ils constituent une
base et une source fiable aux travaux de recherche, permettant de se renseigner sur un sujet
précis.
Important
Ne jamais oublier de prendre des notes et de noter les références des documents utilisés (auteur,
titre, éditeur, date, ville…), pour en faire des vérifications et des citations par la suite.
3.3. Les périodiques
• Un périodique, journaux, magazines, ou revues, est une publication continue qui suit un rythme
de parution régulier comme les quotidiens, les hebdomadaires, les mensuels, les revues
trimestrielles. Il regroupe sous un même titre des articles écrits
 Par plusieurs auteurs autour d'une discipline, d'un domaine, d'un centre d'intérêt commun.
 Les périodiques sont surtout utilisés lorsqu’il est question d’actualiser ou de compléter sa
documentation de base, ou d’obtenir un renseignement ponctuel.
Exemples
Le Monde, Le nouvel Observateur, Le Recueil Dalloz sont des périodiques.
3.4. Les documents électroniques
• Les documents électroniques, également appelés documents numériques, sont consultables à
partir d'un ordinateur.
• Ils peuvent notamment être consultables sur CD-Rom, DVD, ou sur l'Internet.
• Les sites web, les bases de données et les revues électroniques sont des documents
électroniques que j'utilise, au même titre que les documents papier tels que les livres ou les
périodiques vus plus haut.
3.3.1. Les sites web
• Les sites web sont disponibles sur le réseau internet et sont la plupart du temps multimédia :
ils associent son, image et texte.

~4~
• Les sites web sont organisés en pages web reliées entre elles par des liens hypertextes. La
page d'accueil présente le site et propose les premiers liens hypertextes.
• Les sites officiels, les pages personnelles, les blogs, … sont des sites web. Leurs adresses
(URL), sont facilement identifiables et se trouvent souvent mentionnées dans les journaux,
revues, lors d'émissions de télévision ou de radio, dans des publicités, etc. Elles sont utiles pour
accéder directement au site cherché.
3.3.2. Les bases de données
Les bases de données permettent d'accéder simultanément à des références mais aussi au texte
intégral de plusieurs revues.
3.3.3. Les périodiques électroniques
Les périodiques en version papier existent souvent sous une « version électronique ». Certains
périodiques électroniques peuvent n'exister que sous cette forme, sans jamais avoir été édités sur
support papier comme « La Recherche ».
3.5. Autres types de ressources documentaires :

4. Que signifient mots-clés et à quoi servent-ils ?

~5~
Un mot clé décrit le sujet, il permet de cibler ses différents aspects.
Mots-clés = termes généraux et/ou spécifiques, termes associés, synonymes, mots traduits.

5. Quels sont les objectifs de faire l’état de l’Art sur un sujet de mémoire ou
de thèse ?
L’état de l’art est un panorama synthétique et organisé des travaux déjà réalisés sur un sujet
précis. Réaliser un état de l’art implique un travail bibliographique précis et une analyse des
publications majeures en rapport avec le thème choisi.
C’est une étape fondamentale de la recherche, en particulier pour les mémoires ou les thèses et
parfois pour les rapports ou les articles scientifiques.
L’état de l’art est un travail théorique, préalable essentiel à la rédaction d’un mémoire (de Master
particulièrement), en ce sens qu’il permet d’inscrire le thème de ce dernier dans un cadre
théorique existant avant même d’attaquer la rédaction du mémoire en question. Il requiert un
important travail de lecture d’ouvrages, d’articles scientifiques, littéraires, académiques … sur le
sujet en question ainsi qu’une bonne capacité analytique et synthétique.
Dresser un état de l’art dans un domaine donné consiste à faire des recherches ciblées et
approfondies, de toutes les informations préexistantes concernant ce dit-domaine, et d’en sortir
une synthèse. Un état de l’art réussi va, une fois terminé, permettre de justifier la pertinence de la
problématique du mémoire, celle-là même qui sera présentée plus tard dans l’introduction du
mémoire.

 Pourquoi faire un état de l’art d’un mémoire ?

Etape préliminaire à la rédaction d’un mémoire ou d’une thèse, faire un état de l’art c’est poser
de bonnes bases des recherches ou des travaux à initier. La réalisation pertinente d’un état de
l’art permettra :

 La mise en exergue des particularités du mémoire à conduire (temps n+1), étant entendue
que celles-ci auront vocation à réaliser des sauts qualitatifs conceptuels et/ou
opérationnels.
 (Tout en le démontrant) la maîtrise du domaine étudié grâce à l’acquisition des
précédents travaux
 La proposition par le (futur) chercheur de nouvelles avancées révolutionnaires sur le sujet
de l’étude, en évitant la reproduction ou la présentation de travaux déjà existants. En
effet, les recherches et les conclusions passées étant connues, le [nouveau] mémoire à
rendre doit présenter des éléments nouveaux, de nouvelles matières à réflexion dans le
but de dépasser les travaux précédents.

~6~
 La définition aisée de la problématique du mémoire, la connaissance du sujet pouvant
amener à trouver un angle d’approche original et nouveau sur le sujet à traiter.

 Pourquoi est-il important de réussir son état de l’art ?


L’état de l’art constitue une étape préliminaire essentielle qui permet de poser, en amont, les
bases d’une recherche et d’assurer que celle-ci repose sur un premier corpus solide et des
hypothèses fiables. Comme en architecture, il s’agit d’assurer les fondations avant de s’engager
dans la construction de la structure.

Une étape importante pour vous


Au début d’une recherche, il est difficile de définir précisément une problématique : l’état de
l’art a pour but de vous aider à cerner avec clarté votre sujet, de vous positionner dans un champ
scientifique. Il doit vous amener à choisir un angle d’approche porteur et écarter le risque de
vous lancer dans une recherche déjà effectuée.

Une étape importante pour vos lecteurs


Il s’agit aussi de montrer à vos lecteurs l’originalité et le caractère novateur de votre démarche.
Vous devez les convaincre de l’utilité et de la pertinence de votre étude et faire la preuve que
vous enrichirez l’état des connaissances dans votre domaine.
 Transformer son état de l’art en article scientifique ?
En conclusion, la réalisation d’un état de l’art abouti est un processus long et méthodique. C’est
une étape importante qui aura un impact important sur qualité de votre travail, quel que soit le
niveau d’études. Selon les cas et les contextes, un état de l’art peut constituer une partie ou sous-
partie de mémoire ou de thèse. Cerise sur le gâteau, si votre état de l’art est particulièrement bon,
il sera possible de le soumettre pour publication dans une revue spécialisée.

6. La place de la recherche documentaire dans votre travail :


Les données que vous collectez à l’aide de la recherche documentaire servent généralement de
base au chapitre de votre mémoire intitulé « les résultats de la recherche ». Dans ce chapitre,
vous décrivez comment vous avez mené la recherche et analysé les résultats, dans le but de
pouvoir répondre à vos questions de recherche dans votre conclusion.
La recherche documentaire peut également se faire en complément de votre recherche sur le
terrain.

7. Comment mener une recherche documentaire ?


La méthodologie de la recherche documentaire se divise en trois étapes :

~7~
La préparation
La recherche
La vérification
1. La préparation de la recherche documentaire
La préparation de la recherche documentaire est une étape primordiale. Elle permet de garantir
une collecte de résultats efficace, afin de maîtriser son sujet.

Analyser son sujet

 Avant de vous lancer dans la recherche documentaire sur le sujet de votre enquête de
thèse ou de mémoire, il est primordial de bien analyser votre sujet de départ. Il s’agit ici
de délimiter le périmètre de recherche.
 Pour cela vous pouvez utiliser la méthode journalistique des 3QPOC : QUOI ? QUI ?
QUAND ? POURQUOI ? OÙ ? COMMENT ?
 Ces questions vous aideront à définir et connaître les divers angles de votre sujet. Il sera
ensuite plus simple de savoir quels documents vous allez avoir besoin pour collecter des
informations pertinentes par rapport à votre sujet.
2. La recherche documentaire en soi
Vous devez désormais identifier les types de documents et les ressources susceptibles de vous
apporter les informations dont vous avez besoin. Il s’agit pour vous d’établir une stratégie de
recherche.
Pour cela, il vous faut cibler :
 Des types précis de documents (thèses, mémoire, document graphique, projet de loi).
 Des types de données (économiques, scientifiques, sociologiques, ethnographiques)
 Des ressources dans lesquelles trouver ces documents (catalogue de bibliothèque, moteur
de recherche sur Internet, encyclopédie en ligne).
Formulation du sujet
Pour effectuer une recherche efficace, éviter les mots vides dans les moteurs de recherche
comme “Le, La, Les, Des, De, Du”.
Employer des guillemets : le moteur de recherche trouvera l’expression exacte entre guillemets.
aussi utiliser des synonymes.
3. La vérification des sources
Dans une recherche documentaire, la vérification des sources est une étape qui permet de vérifier
la véracité et la pertinence des informations collectées.
~8~
L’étudiant doit ainsi se poser plusieurs questions.
 L’auteur de l’étude, du livre ou de l’article, est-il fiable ? Qu’a-t-il écrit d’autres ? Est-ce
un scientifique diplômé et reconnu par la profession ?
 L’auteur fait-il parti d’une branche complotiste ou a-t-il déjà été accusé de “fake news” ?
 L’avis de l’auteur est-il objectif ou subjectif ? Cherche-t-il à persuader ou à convaincre ?
Est-ce un militant plus qu’un chercheur ?
 Les informations délivrées sont-elles issues de sources fiables ? Les chiffres indiqués
sont-ils officiels et véridiques ?
 À quelle date ont-été écrites les informations trouvées ? Ces informations et les chiffres
indiqués sont-ils toujours d’actualité ?
L’étudiant doit également évaluer la pertinence des informations collectées. Il doit se demander
si celles-ci sont utiles pour sa recherche. Si elles ont permis de développer de nouvelles
hypothèses de travail, ou si elles rentrent bien dans le cadre de son sujet (3QPOC).

8. Comment se fait la rédaction d’un document scientifique :


La publication de données originales dans un article scientifique est loin d’être un simple
exercice de rédaction qui dépendrait essentiellement de votre maîtrise du style et de la grammaire
de la langue dans laquelle vous voulez le publier. C’est en fait un processus logique qui implique
plusieurs étapes temporelles et intellectuelles qui ne sont pas toujours bien identifiées par les
étudiants. L’enseignement pratique montre qu’il est essentiel de rappeler sans cesse ces étapes.

 Étape n° 1 – Planifier l’expérience

La genèse d’un article scientifique débute avant même de commencer l’expérience. En effet, il
faut demander si cette expérience sera publiable et réfléchir à la façon dont on pourra en rédiger
un article dès le moment où commence à l’imaginer. En particulier, le travail doit reposer sur une
hypothèse solide qui prend en compte les travaux déjà publiés et toute autre information
nécessaire. Aussi la validité des résultats dépendra de la robustesse du schéma expérimental, y
compris en termes de taille d’échantillon et de méthodes statistiques. Enfin, on n’oublie pas
d’envisager la possibilité que les résultats réfutent hypothèse ; cela aidera à planifier le schéma
expérimental et facilitera la publication de travail, quels qu’en soient les résultats.

 Étape n° 2 – Analyser les résultats

Avant de commencer tout travail de rédaction, il est indispensable que nous sachions où nos
résultats « nous mènent ». L’analyse statistique des données doit être aussi exhaustive que
possible, mais surtout identifier quels sont les résultats majeurs par rapport à hypothèse et aux
données de la littérature pour pouvoir les interpréter et en tirer les conclusions qui s’imposent.

Cette étape d’analyse et d’interprétation des résultats est souvent insuffisamment approfondie, en
particulier en ce qui concerne la confrontation des résultats trouvés avec ceux de la littérature.
Elle est pourtant essentielle et indispensable pour évaluer l’originalité et la portée de travail.
~9~
C’est lors de cette étape que nous allons générer les arguments qui alimenteront la discussion et
rendre la rédaction de celle-ci beaucoup plus facile.

 Étape n° 3 – Structurer l’article

Maintenant, on a donner une structure logique à notre article. Il ne s’agit pas encore de rédiger
mais plutôt de noter et d’ordonner tous les arguments ou éléments à aborder dans chaque partie
de l’article. À ce stade, il est d’ailleurs beaucoup plus facile d’ordonner logiquement nos
arguments s’ils sont rédigés sous forme de notes que s’ils sont complètement développés. Pour
chaque partie de l’article, les éléments à prendre en considération diffèrent et peuvent être
résumés de la façon suivante :

 Introduction. Rédige l’hypothèse de la façon la plus précise possible. Ensuite, faites la


liste des arguments qui précéderont l’hypothèse et la justifieront et l’organiser en un
ordre logique. Omette tout argument ou référence bibliographique inutile à la justification
de l’hypothèse. Éventuellement, ajouter une ou quelques phrases de contexte au début de
l’introduction et une brève présentation du schéma expérimental à la fin ;
 Matériel et méthodes. Le travail essentiel est ici de faire le tri pour n’incorporer que ce
qui est nécessaire. Commencer si possible par présenter en détail le schéma expérimental.
Le lecteur comprendra ainsi plus facilement la logique permettant de vérifier l’hypothèse.
Faites une liste des sous-titres de tous les éléments techniques nécessaires pour que le
lecteur puisse aussi comprendre et évaluer correctement les résultats. Enfin il faut que le
lecteur dispose de toutes les informations nécessaires pour pouvoir refaire l’expérience
s’il le souhaite ;
 Résultats. Classer les résultats en quatre catégories selon leur importance par rapport à
l’hypothèse et à leur intérêt scientifique en général. Les résultats des catégories 1 et 2 se
rapportent à l’hypothèse directement (catégorie 1) ou de façon moins évidente (catégorie
2). Les résultats de catégorie 3 présentent un intérêt scientifique certain mais sans relation
avec l’hypothèse. Les résultats de catégorie 4 ne présentent qu’un intérêt marginal et sans
rapport avec l’hypothèse. Dans la mesure du possible, structurer la section de résultats en
présentant les résultats dans l’ordre 1, 2 et 3 et omettre les résultats de catégorie 4 ;
 Discussion. Comme pour la section des résultats, identifier les arguments pertinents
découlant de l’interprétation des résultats. Classer-les en quatre types en fonction de leur
importance par rapport à l’hypothèse, en commençant si possible par les plus importants.
Les arguments de type 1 sont ceux qui appuient le plus fortement l’acceptation ou le rejet
de l’hypothèse de départ. Ensuite viennent les arguments de type 2, qui permettent
d’émettre une opinion sur la validité de l’hypothèse, mais qui sont moins convaincants
que les précédents. Puis viennent les arguments de type 3, qui sont intéressants sur le plan
scientifique, mais qui sont sans rapport avec l’hypothèse initiale. Placer en dernier les
arguments n’ayant qu’un intérêt marginal sans rapport avec hypothèse (type 4). éliminer
les arguments de ce dernier type car le plus souvent ils ne font que rallonger inutilement

~ 10 ~
la discussion et diluer la force des arguments essentiels. Il peut arriver bien sûr que tous
ces types d’arguments ne soient pas présents dans votre discussion.

 Étape n° 4 – Rédiger

Maintenant, et maintenant seulement, commence la rédaction proprement dite. Fixer comme


objectif des tâches de taille limitée, par exemple un ou quelques paragraphes. Pour chaque
paragraphe, définisse-en le thème, qui constituera la phrase d’ouverture, ainsi qu’une conclusion,
qui sera la dernière phrase. Ensuite, développer les arguments qui conduisent de la première à la
dernière phrase. À ce stade de rédaction, écrive sans chercher à le faire dans un style parfait.
Garder le polissage pour l’étape suivante. Concentrer seulement sur les règles de précision, de
clarté et de concision, hiérarchisées dans cet ordre.

 Étape n° 5 – Le polissage du style

C’est seulement après avoir produit un premier brouillon de texte ou d’une partie de celui-ci que
le style vaut la peine d’être travaillé. Vérifier que le texte est bien écrit de la façon dont le lecteur
va le lire. Vérifier la fluidité de la lecture en on assurons de la bonne articulation entre les
phrases, soit par répétition de l’information déjà connue, soit par l’utilisation de mots « panneaux
indicateurs ». Élimine au maximum les écueils qui freinent la lecture, les huit principaux étant :

 Phrases commençant par une proposition subordonnée ;


 Substantifs au lieu des verbes dont ils sont dérivés ;
 Utilisation de mots imprécis ;
 Utilisation d’acronymes, d’abréviations peu courantes et de symboles ;
 Citations, notes de pied de page, parenthèses et autres distractions ;
 Phrases trop longues, trop complexes ou ayant beaucoup de propositions subordonnées ;
 Phrases compliquées par la présence de nombreux adjectifs ;
 Groupements de substantifs.

Lorsque nous pensons que ce polissage est terminé, on relit l’article en on mettant dans la peau
d’un lecteur qui ne connaîtrait pas le travail et qui ne peut pas lire dans notre esprit. De plus,
faites relire notre article par nos co-auteurs, mais aussi par un collègue qui n’a pas participé à
l’expérience et qui n’est donc pas très familiarisé avec l’article.

~ 11 ~
Références
- Cours de méthodologie documentaire licence niveau 1. http://www1.univ-
ag.fr/buag/cours/LS1-web/co/ls1_2ex_3.html

cours La recherche documentaire ,Université Mustapha Ben Boulaid, Batna 2 , Première année
licence LMD (2019/2020)

~ 12 ~