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Le Surréalisme

Le Surréalisme est un mouvement intellectuel, littéraire et artistique, ébauché vers 1919 à la suite
du romantisme et du dadaïsme, défini par André Breton en 1924, et principalement caractérisé
par le refus de toute considération logique, esthétique ou morale, et des oppositions
traditionnelles entre réel et imaginaire, art et vie, par la prépondérance accordée au hasard, aux
forces de l’instinct, de l’inconscient libérées du contrôle de la raison, et qui veut surprendre,
provoquer, qui cherche à dégager une réalité supérieure, en recourant à des moyens nouveaux :
sommeil hypnotique, exploration du rêve, écriture automatique, associations de mots spontanées,
rapprochements inattendus d’images, etc.
Selon la définition donnée en 1924 par André Breton, le Surréalisme est un « automatisme
psychique pur par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute
autre manière, le fonctionnement réel de la pensée ». Il s’agit donc d’une véritable « dictée de la
pensée ». Dans le premier Manifeste du Surréalisme, publié en 1924, André Breton, marqué par
la lecture de Freud, inaugura ce qui allait être le processus de production de la plupart des
œuvres littéraires et plastiques, en proposant de faire de l’inconscient le nouveau matériau du
créateur. Ce matériau appelant une méthode de travail, le rêve à l’état de sommeil ou à l’état de
veille, la parole sous hypnose, ou encore le fantastique, le bizarre, l’étrange et l’inattendu
semblèrent constituer autant de moyens de le mettre au jour. Le Surréalisme par conséquent ne
fut jamais considéré comme une technique de production, mais comme un outil expérimental de
connaissance du monde.
Véritable exploration du langage, le surréalisme prônait une poésie révolutionnaire, qui devait se
tenir à l’écart de toute règle et de tout contrôle de la raison. L’acte poétique était vécu comme
une prise de position sociale, politique et philosophique, et constituait l’une des trois branches de
la trinité surréaliste « liberté, amour, poésie ».
Le mouvement surréaliste connut son apogée dans l’entre-deux-guerres. Son organe principal, la
Révolution surréaliste, fondé en 1924, fut dirigé par Pierre Naville et par Benjamin Péret. En
1930, la revue devint le Surréalisme au service de la révolution, traduisant l’orientation politique
du mouvement.
Au cours des années 1930, le mouvement se répandit assez rapidement, et l’on vit naître des
groupes surréalistes en Tchécoslovaquie (Karen Toige), en Belgique (Paul Delvaux, Henri
Michaux), en Italie (Alberto Savinio), en Grande-Bretagne (Roland Penrose, Henry Moore), au
Japon (Yamanaka, Abe Kobo), puis en Amérique, lors de la Seconde Guerre mondiale, où la
plupart des artistes s’exilèrent, faisant de New York la seconde ville surréaliste après Paris.
Thèmes du Surréalisme.
*L’amour fou et la femme.
*La révolte.
*La magie des villes et les rencontres idolâtes.
*L’inconscient, le rêve et l’imagination.
*Les phénomènes paranormaux.
Les formes du Surréalisme.
*Poèmes.
*Ecriture automatique; jeux surréalistes; collages; calligrammes. L’écriture automatique est un
mode d'écriture dans lequel n'interviennent ni la conscience ni la volonté
*Associations d’idées; d’images; de métaphores étonnantes.
L’écriture surréaliste très attractive, oblige les lecteurs à se pencher vers ces nouveaux modes de
lecture.
Le Surréalisme exerça une influence importante au-delà des années 1960 sur de nombreux
mouvements littéraires ou artistiques, et inspira notamment les automatistes canadiens (Paul-
Emile Borduas, Jean-Paul Riopelle), les artistes du pop art et les adeptes du Nouveau Réalisme.
En 1969, soit trois ans après la mort d’André Breton, Jean Schuster signa officiellement, dans le
quotidien le Monde, l’acte de décès du mouvement.
Conclusion : Parmi les mouvements littéraires, le Surréalisme a été à l’avant-garde de son temps:
*Dans le domaine de la pensée: il refuse le rationalisme et revalorise l’imaginaire et
l’inconscient.
*Dans le domaine des moeurs: il revendique la liberté au nom de l’amour.
*Dans le domaine de la politique: Il a longtemps entretenu des liens étroits avec le parti
communiste Français; il a fustigé la vie politique de son temps et a proposé de transformer le
monde.