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Institut de Régulation et Automation

COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE Chapitre 1

INSTITUT DE REGULATION
& AUTOMATION

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U
T
COMBUSTION U
T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

Chemin des moines


13200 - ARLES Gabriel ROCHE
Tél. : 04.90.99.47.00
Fax :04. 90.93.03.15 Hervé BOULET
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4355/61
N/Réf: 4355.PM6 Chemin des Moines - 13200 ARLES
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Décembre 2013
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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE SOMMAIRE Chapitre 2

I I
N N
S S
T 1 GENERALITES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 T
I I
T T
U U
T 2 PARAMETRES DE LA COMBUSTION . . . . . . . . . . . . . . . . . 3 T

3 POUVOIR CALORIFIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
D D
E E

4 EXPLOSIVITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
R R
E E
G G
U U
L 5 ETUDE DE COMBUSTION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 L
A A
T T
I I
O 6 COMBUSTIBLES SOLIDES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 O
N N

E E
T 7 COMBUSTIBLES LIQUIDES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 T

8 COMBUSTIBLES GAZEUX . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
A A
U U
T 9 OPTIMISATION DE LA COMBUSTION . . . . . . . . . . . . . . . 42 T
O O
M M
A A
T T
I
10 REGLEMENTATION . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55 I
O O
N N

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Gabriel ROCHE GENERALITES Chapitre 3

Qu'il s'agisse de fours ou de chaudières, la production de calorie provient


généralement d'une combustion.

Toute combustion résulte de l'action entre un comburant : l'oxygène de l'air et un


combustible : charbon, fuel ou gaz .
I I
N Cette réaction chimique est exothermique, c'est-à-dire qu'elle produit de la chaleur. N
S S
T T
I Les corps combustibles contiennent des atomes de Carbone C, de l'Hydrogène H et I
T T
U du Soufre S (en faibles proportions). U
T T
La combinaison des atomes de carbone et d'hydrogène donne des hydrocarbures de
formule CnH2n+2 n étant le nombre de carbone. Ils ne possèdent que des liaisons simples
C-C et C-H. Ces liaisons sont très fortes (C-C : 82,6 kcal/mole ; C-H : 98 kcal/mole). Les
D hydrocarbures sont très stables (peu réactifs) et tous sont combustibles . D
E E

La réaction chimique correspondant à la combustion complète d'un hydrocarbure


R R
E s'écrit : E
G G
U 3n+1 U
L 2 L
A CnH2n+2 + O2 → n CO2 + ( n+1 ) H2O + Q kcal A
T T
I I
O O
N N

Par exemple la combustion complète du propane C3H8 s'écrit


E E
T T
C3H8 + 5 O2 → 3 CO2 + 4 H2O + Q kcal

En théorie, la combustion peut être neutre, oxydante ou réductrice. Dans la pratique,


A elle est oxydante ou réductrice. A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE GENERALITES Chapitre 4

Combustion "neutre ou stoechiométrique"

Tous les éléments susceptibles de se combiner à l'oxygène ont donné naissance


à des composés oxygénés.
I I
N C + O2 → CO2 dioxyde de carbone N

S S
T H2 + 1/2 O2 H2O vapeur d'eau T
I S + O2 → SO2 dioxyde de soufre I
T T
U U
T Il n'y a plus d'oxygène dans les produits de la combustion. C'est le type idéal de T
combustion. La réaction chimique se fait avec la quantité d'oxygène juste nécessaire,
donc la juste quantité d'air.

D Dans ce cas, les fumées ne contiennent que du CO2, du N2 et de l'H2O en D


E E
considérant que le combustible est exempt de soufre.
R R
E E
G Combustion oxydante ou avec excès d'air. G
U U
L L
A C'est la combustion la plus fréquemment rencontrée dans les chaudières. A
T T
I Il reste de l'oxygène dans les produits de la combustion. Elle résulte de I
O l'emploi d'un excès d' O2 ( donc d'AIR ) par rapport à la quantité strictement O
N N
nécessaire (ou stoechiomètrique). Elle se traduit par la présence d'oxygène
dans les fumées.
E E
T T
La différence entre les deux quantités d'air (air total - air stoechiométrique) est
appelé EXCES D'AIR.

Le rendement de la combustion baisse du fait des pertes de chaleur par évacua-


A tion des quantités d'air inutiles. Ainsi cherche t'on à maintenir cette quantité d'air ex- A
U U
T cédentaire à une valeur minimale. T
O O
M M
A A
T Combustion réductrice ou avec défaut d'air. T
I I
O O
N Dans ce cas, les produits de la combustion contiennent des imbrûlés, N

du monoxyde de carbone ( CO ), des suies et ne contiennent pas d'oxygène. Elle ne


peut se concevoir dans les chaudières étant donné la diminution du rendement qui en
résulte, par contre elle est volontairement réalisée dans certains fours de métallurgie.

On évite de se trouver dans ce dernier cas de figure en introduisant de l'air en


excès par rapport à la quantité nécessaire à une combustion neutre.

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Gabriel ROCHE PARAMETRES DE LA COMBUSTION Chapitre 5

PARAMETRES PRINCIPAUX DE LA COMBUSTION

POUVOIR COMBURIVORE (PCO)

I On appelle air stoechiométrique ou pouvoir comburivore (Symbole Va) d'un gaz I


N N
S combustible, la quantité d'air nécessaire et suffisante pour assurer la combustion com- S
T plète de l'unité de volume de ce gaz. L'air stoechiométrique permet donc d'obtenir la T
I I
T combustion complète sans excès ni défaut d'air. T
U U
T T
Le pouvoir comburivore s'exprime en Nm3 d'air / Nm3 pour les gaz et en
Nm3 d'air / kg pour les liquides et les solides.

D D
E E
POUVOIR FUMIGENE
R R
E Le pouvoir fumigène est le volume de fumées produite par la combustion neutre d'une unité de E
G G
U combustible. Il s'exprime en Nm3 de fumée / Nm3 pour les gaz et en Nm3 de fumée / kg pour U
L les liquides et les solides. L
A A
T T
I I
O
Il faut considérer deux cas : O
N N
- Le pouvoir fumigène humide (symbole V'f ), l'eau produite par la combustion étant à
E l'état de vapeur et on est en présence de fumées humides. C'est le volume qui est réel- E
T T
lement à évacuer.

- Le pouvoir fumigène sec (symbole Vf ), l'eau produite par la combustion est condensée
et on est en présence de fumées sèches. On ne tient compte que du volume des corps
A gazeux. A
U U
T T
O O
M M
A
Pour tous les gaz combustibles distribués, le pouvoir fumigène humide rapporté au A
T kWh (PCI) est compris entre 1,00 et 1,07 (0,99 pour les fiouls). T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE PARAMETRES DE LA COMBUSTION Chapitre 6

TENEUR EN CO2 DANS LES FUMEES :

C'est le rapport du volume de CO2 au volume des fumées (symbole Vo2 ).

Cette teneur, pour un combustible donné, dépend de sa dilution avec l'air en excès.
Elle constitue un moyen commode de caractériser une combustion.
I I
N N
S S
T T
I I
T TENEUR EN O2 DANS LES FUMEES : T
U U
T T
C'est le rapport du volume d' O2 au volume des fumées (symbole Vo2 ).

Cette teneur, pour un combustible donné, dépend de l'excès d'air. Elle constitue aussi
D un moyen commode de caractériser une combustion. D
E E

R R
E E
G AIR EN EXCES ET EXCES D'AIR : G
U U
L L
A Dans la pratique on ne peut amener la quantité d'air necessaire et suffisante pour réaliser une A
T combustion théorique et complète. Il faut ajouter au volume d'air théorique ( Va ) un volume d'air T
I I
O supplémentaire appelé air en excès Ae. O
N N

L'excès d'air e % représente le pourcentage d'air supplémentaire par rapport au pouvoir


E comburivore. E
T T
Quantité d'air en excès
e % = Quantité d'air stoechiométrique x 100

VA - Va
A e % = x 100 A
U Va U
T T
O O
M Va étant le volume d'air d'une combustion stoechiométrique et VA le volume d'air réellement M
A A
T utlisé pour la combustion T
I I
O O
N N
La détermination de l'excès d'air se pose à tout exploitant de générateurs thermiques
(chaudières, fours,...) qui veut connaitre les conditions de fonctionnement de son installation dans le but

- soit d'en améliorer le rendement


- soit de se maintenir aussi près que possible des performances annoncées par le constructeur.

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Gabriel ROCHE PARAMETRES DE LA COMBUSTION Chapitre 7

La mesure de la teneur en oxygène dans les fumées humides permet de chiffrer cet
excès d'air au moyen de la relation suivante :
Vo2
e % = 0,208 - Vo2 x 100

Soit si on calcule cette même valeur à partir du pourcentage d' O2% :


I I
N N
S O2% S
T e % = x 100 T
I 20,8 - O2% I
T T
U U
T T
Exemple Méthane :

soit 100 m3 de mélange : 5 m3 CH4 + 95 m3 Air.


D D
E Pour la réaction chimique, il faut pour 1 volume de méthane, 10 volumes d'air. E
Donc, la quantité d'air en excès est :
R R
E 95 - (10 x 5) = 45 m3 E
G G
U U
L Valeur de l'excès d'air : L
A A
T T
I I
O 45 x 100 = 90 %.
O
N N
50
E E
T T

A A
U Les abaques 1,2,3 permettent de trouver l'excès d'air e lorsque le combustible est du U
T fuel lourd n°2 (abaque 1 ),du fuel lourd n°2 BTS (a baque 2) et du fuel lourd n°2 TBTS T
O O
M (abaque 3). M
A A
T T
I Ces abaques fournissent d'autres paramètres utiles : I
O O
N N
- Pourcentage volume de vapeur d'eau en %H2O
- Va pouvoir comburivore en Nm3
- Vf volume des fumées sèches à la combustion neutre en Nm3.
- V'f volume des fumées humides à la combustion neutre en Nm3.

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Gabriel ROCHE PARAMETRES DE LA COMBUSTION Chapitre 8

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE PARAMETRES DE LA COMBUSTION Chapitre 9

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
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T T
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Gabriel ROCHE PARAMETRES DE LA COMBUSTION Chapitre 10

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE POUVOIR CALORIFIQUE Chapitre 11

Dans l'objectif d'optimiser la combustion, il est nécessaire de prendre en compte le


pouvoir calorifique du combustible.

POUVOIR CALORIFIQUE :

I En milieu industriel on s'intéresse à la quantité de chaleur fournie par la combustion I


N N
S d'une masse donnée de combustible. Le pouvoir calorifique ( Pc ) de ce combustible est S
T la quantité de chaleur produite par la combustion complète de l'unité de masse de ce T
I I
T combustible.Il s'exprime en Kcal/Nm3 ou KJ/Nm3 pour les combustibles gaz (1 calorie = T
U 4,18 Joules ) et en Kcal/kg ou KJ/kg pour les combustibles liquides et solides. U
T T

Lorsque le combustible contient de l'hydrogène ou des composés hydrogénés, la com-


bustion s'accompagne de formation d'une certaine quantité d'eau. Il faut alors distinguer :
D D
E E
Le Pouvoir Calorifique Inférieur (PCI)
R R
E La quantité de chaleur dégagée lors de la combustion ne prend pas en compte la E
G G
U quantité de chaleur propre à la vapeur d'eau. Dans ce cas, l'eau reste à l'état vapeur dans U
L les produits de la combustion. L
A A
T T
I I
O O
N Le Pouvoir Calorifique Supérieur (PCS) N

E La quantité de chaleur dégagée prend en compte la chaleur fournie par la condensa- E


T tion de la vapeur d'eau. L'eau se sépare, à l'état liquide des produits de la combustion. T

Différents organismes nationaux ( IFP, GDF...) et internationaux éditent des tableaux de


valeurs des Pci et Pcs tel que celui donné a la figure 1.
A A
U U
T T
O O
M Remarques M
A A
T T
I * Le PCS est toujours supérieur au PCI I
O O
N N
* Un combustible ne contenant pas d'hydrogène a un PCI égal à son PCS

* Dans la pratique, on utilise plus souvent le ·PCI.

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Gabriel ROCHE POUVOIR CALORIFIQUE Chapitre 12

Poids Poids Poids Pcs Pci


FORMULE moléculaire hydrogène carbone Kcal/Nm3 Kcal/Nm3

I H2 hydrogène 2 2 0 3047 2567 I


N N
S H2S hydro-sulfuré 34 2 0 6318 5840 S
T CO oxyde de carbone 28 0 12 3018 3018 T
I I
T CH4 méthane 16 4 12 9516 8566 T
U C2H6 éthane 30 6 24 16767 15337 U
T C2H4 éthylène 28 4 24 15045 14096 T

C3H8 propane 44 8 36 24045 22126


C3H6 propylène 42 6 36 21939 20518
C4H10 butane 58 10 48 31680 29161
D C4H8 butylène 56 8 48 28982 27082 D
E E
C5H12 pentane 72 12 60 37698 34878
R
O2 oxygène 32 0 R
E N2 azote 28 0 E
G G
U
CO2 gaz carbonique 44 12 U
L AIR 29 0 L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE EXPLOSIVITE Chapitre 13

Conditions d'explosivité ou d'amorçage d'une combustion Gaz

Les conditions nécessaires pour amorcer une combustion gaz dans un mélange air-gaz sont :

- Que la concentration de gaz dans le mélange soit comprise entre la LIE (limite inférieure
d'explosivité) et la LIS (limite supérieure d'explosivité).
I I
N N
S - Que ce mélange soit mis en contact avec une flamme ou une étincelle ou un corps dont la S
T température dépasse la température d'inflammation (ou d'auto-inflammation) du gaz. T
I I
T T
U La flamme peut alors se propager dans le mélange à la vitesse de déflagration. U
T T

Limite Limite
inférieure Mélange supérieure
D d'explosivité stochiométrique d'explosivité Température D
E Vitesse de E
(exprimée en (exprimé en % (exprimée en d'inflammation
Composés Formule % de de concentration % de du mélange en
déflagration
volume dans degrés celcius en m/s
concentration concentration
R volume dans l'air) volume dans R
E E
l'air) l'air)
G G
U U
L Hydrogène H2 4,0 29,38 74,5 570 170 / 245 L
A A
T T
I Monoxyde de carbone CO 12,5 29,38 74 630 28 / 32 I
O O
N N
Méthane CH4 5 9.42 15 580 38 / 44
E E
T T
Ethane C2H6 3 5,61 12,5 490 36 / 48

Propane C3H8 2,25 3,99 9,4 480 42 / 46

A Butane C4H10 1,8 3,10 8,4 420 / 480 38 / 44 A


U U
T T
O Ethylène C2H4 3,1 6,48 32 520 60 / 80 O
M M
A A
T Acétylène C2H2 2,5 7,68 81 320 110 / 155 T
I I
O O
N N
Propylène C3H6 2,2 4,42 10,5 460 _

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Gabriel ROCHE POUVOIR CALORIFIQUE Chapitre 14

DETERMINATION DU POUVOIR CALORIFIQUE DES MELANGES.

Le pouvoir calorifique d'un mélange de fluides peut être déterminé à partir de la connaissance
de la composition du mélange, en tenant compte du pouvoir calorifique de chaque constituant. La
composition du mélange pourra être déterminée par un analyseur à principe physicochimique tel
I qu'un chromatographe. I
N N
S S
T T
I I
T T
U Exemple : U
T Calcul du Pci et Pcs d'un mélange de gaz de haut fourneau. T

L'analyse chromatographique en phase gaz donne en volume :

D D
E E
3 3
H2 3% Pci = 2567 Kcal/Nm Pcs = 3047 Kcal/Nm
R
N2 57% ne participe pas à la combustion R
E CO 25% Pci = Pcs =3018 Kcal/Nm3 E
G G
U
CO2 15% ne participe pas à la combustion U
L L
A A
T T
I I
O O
N
Pci = 0,03 x 2567 + 0,25 x 3018 = 831,5 Kcal/Nm3 N
= 3475,7 KJ/Nm3
E E
T Pcs = 0,03 x 3047 + 0,25 x 3018 = 845,9 Kcal/Nm3 T
= 3535,9 KJ/Nm3

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE POUVOIR CALORIFIQUE Chapitre 15

EXEMPLES

1. Etudier la combustion stoechiométrique d'un débit masse de 100 kg/h de fioul n°2
dont la composition est la suivante :
I I
N 88 % de carbone N
S 12 % d'hydrogène S
T T
I I
T T
U U
T Réactions chimiques T

Deux réactions chimiques sont nécessaires :

D * C + O2 → CO2 D
E (12g) + (32g) → (44g) E

R * 2H2 + O2 → 2H2 O R
→ (2x18g)
E E
G (4g) + (32g) G
U U
L L
A A
T 1-1 Débit masse d'oxygène nécessaire T
I I
O 32 x 88 O
N * pour C 12 = 234 kg/h N

32 x 12
E * pour H2 = 96 kg/h E
T 4 T

* TOTAL 330 kg/h

A 1-2 Débit volume d'oxygène A


U U
T 330 T
O * Débit molaire : 32 = 10,31 Kmoles/h O
M M
A A
T * Débit volume : 10,31 x 22,414 = 231 Nm3/h T
I I
O O
N N
1-3 Débit d'air

231 x100
Air : 21% O2 Débit d'air = = 1100 Nm3/h
21
79% N2

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE ETUDE DE COMBUSTION Chapitre 16

1-4 Etude des fumées

44 x 88
* pour CO2 = 322 Kg/h
12

I * pour H2O 36 x 12 = 108 Kg/h I


N 4 N
S S
T T
I
* volume de CO2 322 x 22,4 = 164 Nm3/h I
T T
U
44 U
T T
108 x 22,4
* volume de H2O = 134 Nm3/h
18

D D
E
Soit le débit volume des fumées : E

R
QVCO + QVH O + QVN = 164 + 134 + 1100 x 79 = 1 167 Nm3/h R
E
2 2 2 100 E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE ETUDE DE COMBUSTION Chapitre 17

2- Soit un gaz de raffinerie (ou fuel gaz) dont l'analyse a donné les résultats siuvants :

Hydrogène H2 = 10 %
Méthane CH4 = 50 %
I Ethane C2H6 = 10 % I
N N
S Propane C3H8 = 25 % S
T Azote N2 = 5% T
I I
T T
U Dans les cinq consituants, un seul n'est pas combustible : l'azote (N2). U
T T

L'étude de la combustion stoechiométrique portera un volume de 100 m3(n) de fuel gas.

2-1 Combustion des constituants


D D
E E
Hydrogène
R 1 R
E H2 + O2 → H2O E
G 2 G
U U
1
L 1 mole H2 + mole O2 → H2O L
A 2 A
T T
I 10 m3 + 5 m3 → 10 m3 I
O O
N N
Méthane
E E
T CH4 + 202 → CO2 + 2H2O T

50 m3 + 2 x 50 m3 → 50 m3 + 2 x 50 m3

Ethane
A A
U U
7
T C2H6 + O → 2CO2 + 3H2O T
O 2 2 O
M 7 M
A 10 m3 + 2 10 m
3
→ 2 x 10 m3 + 3 x 10 m3 A
T T
I I
O Propane O
N N

C3H8 + 5 O2 → 3CO2 + 4H2O

25 m3 + 5 x 25 m3 → 3 x 25 m3 + 4 x 25 m3

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Gabriel ROCHE ETUDE DE COMBUSTION Chapitre 18

COMBUSTION STOECHIOMETRIQUE DE 100 Nm3 de Fuel Gaz.

I I
N Composition du gaz O2 nécessaire Volume des fumées N
S S
T T
I I
T T
U
Constituants Nm3 Nm3 CO2 N2 H2O U
T T
COMBUSTIBLES

H2 10 5 10

D CH4 50 100 50 100 D


E E

C2H6 10 35 20 30
R R
E E
G C3H8 25 125 75 100 G
U U
L L
A N2 5 5 A
T T
I I
O O
N 100 N
Gaz 265 145 5 240
E E
T T

O2 : 265 Nm3 l'air contient 21% O2


265 x 100
AIR

l'air contient 21% O2 = 1262 Nm3


21
A A
U N2 : 997 Nm3 U
T T
O O
M TO M
A TA 100 265 145 1 002 240 A
T UX T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE ETUDE DE COMBUSTION Chapitre 19

GAZ AIR
100 m3 1 262 m3

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

CO2 N2 H2O
145 m3 1 002 m3 240 m3
D D
E E

R R
E E
G G
U U
L FUMEES L
A A
T 1 387 m3 T
I I
O O
N N
Remarques :
E E
T T
Les formules pratiques (Rosin et Fehluaz) permettent de calculer le volume d'air
théorique et le volume des fumées pour 2 types de gaz (PCI faible, PCI fort).

On considère qu'un gaz est pauvre si son PCI est infèrieur à 1200 Kcal/Nm3.
A A
U U
T T
O O
M GAZ AIR THEORIQUE FUMEES M
A A
T T
I GAZ PAUVRE 0,875 0,725 x PCI + 1 I
O x PCI O
N (PCI faible) 1 000 1 000 N

GAZ RICHE 1,09 x PCI - 0,25 1,14 x PCI + 0,25


(PCI grand) 1 000 1 000

Le PCI est donné en Kcal/Nm3

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Gabriel ROCHE ETUDE DE COMBUSTION Chapitre 20

PCI D'UN MELANGE

En reprenant l'exemple du fuel gaz, on détermine le PCI à partir des PCI des différents
constituants.
I I
N
S
H2 = 10 763 KJ/Nm3 C2H6 = 63 700 KJ/Nm3 N
S
T T
I
T
CH4 = 35 800 KJ/Nm3 C3H8 = 91 186 KJ/Nm3 I
T
U U
T D'où le PCI du mélange sera égal à : T

10 763 x 10 35 800 x 50 63 700 x 10 91 186 x 25


PCI = + + +
100 100 100 100
D
E
PCI = 48 150 KJ/Nm3 ou 11 500 Kcal/Nm3 D
E

R
Ce qui donne, d'après les formules ci-dessus pour un gaz riche :
R
E E
G Air théorique : 1,09 x 11 500 - 0,25 = 12,30 m3(n)/m3(n) G
U 1 U
L L
A 000 A
T
Fumées : 1,14 x 11 500 + 0,25 = 13,36 m3(n)/m3(n)
T
I I
O 1 O
N 000 N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES SOLIDES Chapitre 21

LES DIFFERENTS TYPES DE COMBUSTIBLES .

Les combustibles solides.

Il existe deux types de combustibles solides :

I - combustibles naturels : houille, lignite, tourbe, bois ... I


N - combustibles artificiels : cokes provenant de la distillation du charbon ou du pétrole, N
S S
T charbon de bois... T
I I
T T
U U
T Les combustibles solides sont constitués de : T

- matières organiques,
- matières minérales,
D - d'eau. D
E E

R R
E Matières organiques E
G G
U U
L Les principales sont le carbone, l'hydrogène, l'oxygène, le soufre (à faible teneur). L
A A
T
Ces constituants sont la partie utile du combustible. T
I I
O O
N N
Matières minérales
E E
T Ce sont des composés : T

- carbonates (Fe, Ca, Mg)


- sulfures (Fe)
- silicates (Al, Ca, Fe).
A A
U U
T Ces matières minérales sont recueillies sous forme de cendres. T
O O
M M
A A
T T
I Eau I
O O
N N
L'eau se présente sous deux formes :

- humidité interne (contenue au sein des matières organiques)


- humidité externe ou superficielle (manutention).

On prend en compte l'humidité totale qui est la somme des deux humidités.

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES SOLIDES Chapitre 22

COKE

On obtient le coke par distillation de la houille à l'abri de l'air, à haute température


(1 000°C). On l'emploie en sidérurgie (haut-fournea u) et en fonderie (cubilots).

I I
N
La qualité du coke dépend des charbons utilisés et des conditions de cokéfaction. N
S S
T T
I
On peut classer le coke en trois natures : I
T T
U U
T
- coke de haut-fourneau : avec des caractéristiques draconiennes : T
taux de cendres, humidité, calibrage ...

- coke de fonderie : moins exigeant (résistance mécanique plus faible)


D D
E - coke de gazogène : calibrage régulier mais de faible dimension. E

R Le PCI varie de 27 à 33 MJ/Kg. R


E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N
COKE DE PETROLE
E E
T T

Ce combustible est obtenu en fin de craquage du pétrole brut à partir d'un résidu très
lourd.

A A
U
Peu utilisé en France jusqu'en 1975, la consommation actuelle (1982) est de 1,5 MT U
T avec de gros consommateurs : les cimentiers. T
O O
M M
A Les caractéristiques sont les suivantes : A
T T
I I
O - un pouvoir calorifique élevé : 31,5 MJ/kg O
N N
- teneur en cendres résiduelles : 0,5 %
- teneur en matières volatiles faible : ~ 10 %.

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES SOLIDES Chapitre 23

HOUILLES

Ce combustible provient de la décomposition, à l'abri de l'air, du bois. C'est un


combustible naturel qui est dans le sol sous forme de couches intercalées de couches de
I I
N roches primaires. N
S S
T T
I On peut faire une première classificatin des houilles : I
T T
U U
T - houilles grasses : s'enflamment facilement, fument beaucoup. T
- houilles maigres (enthracite) : s'enflamment difficilement, dégagent plus de cha-
leur.

D D
E Critères E

R Les houilles sont classées d'après différents critères : R


E E
G (normes internationales : M 10.0001.1972) G
U U
L L
A - teneur en humidité : 2 à 10 % poids A
T - teneur en cendre : peut atteindre 17 à 20 % poids pour des houilles T
I I
O de qualité médiocre. O
N - teneur en matières volatiles : de 4 à 45 % constitués par l'hydrogène, les N
hydrocarbures, l'oxygène et l'azote.
E E
T T
Pouvoir calorifique

Suivant leur provenance, le pouvoir calorifique varie de 30 MJ/kg à 37 MJ/kg


(soit de 7 000 à 9 000 Kcal/kg).
A A
U Présentations U
T T
O O
M En général, pour l'utilisation industrielle, la houille est réduite en fines particules dans M
A A
T des broyeurs à galets tournants. Ces particules sont ensuite véhiculée par l'air chaud T
I (150°C). I
O O
N N
Bien que nécessitant des installations importantes (stockage, transport, prépara-
tion), la houille est le combustible le plus utilisé actuellement dans les centrales thermi-
ques françaises (puissance 400 MW).

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES SOLIDES Chapitre 24

BOIS ET DECHETS

Les caractéristiques sont très variables suivant les origines et les essences. La
I I
N composition chimique du bois sec est estimé à : N
S S
T T
I - carbone : 50 % I
T - oxygène : 43 % T
U U
T - hydrogène : 6 % T
- azote : 1 %

Le PCI moyen est : 18 000 KJ/Kg (4 300 Kcal/Kg).


D D
E La masse volumique varie de 400 (bois tendre) à 900 Kg/m3 (bois dur). E

R Pour une combustion stoechiométrique : R


E E
G G
U - un volume d'air de combustion : 4,5 m3(n)/kg U
L L
A - un volume des fumées : 5,2 m3(n)/kg A
T - teneur en CO2 : 19 % T
I I
O O
N N

E E
T T
TOURBES

A A
U Après extraction des tourbières et séjour prolongé à l'air, la teneur en humidité passe de U
T 85 % environ à 25 % environ. Les tourbes se présentent sous forme de briquettes plus ou T
O O
M moins compactes suivant leur origine. M
A A
T T
I La composition chimique est estimée à : I
O O
N N
- carbone : 52 %
- hydrogène : 8 %
- oxygène : 39 %
- azote + soufre : 1 %

Le PCS moyen varie entre 20 et 23 MJ/Kg.

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES SOLIDES Chapitre 25

BAGASSE

La bagasse est le résidu du procédé de traitement de la canne à sucre. C’est la fibre


qui subsiste de la canne après extraction du sucre. D’une tonne de canne, il subsiste
ainsi 320 kg de bagasse. La bagasse possède un pouvoir calorique supérieur à celui
I I
N
de nombreux lignites exploités dans le monde (1850 kcal PCI par kg). Ainsi 10 tonnes N
S de bagasse équivalent à presque 2 tonnes de fuel lourd avec l’avantage d’être moins S
T T
I
polluants et d’être renouvelables sur le cycle annuel. La bagasse est traditionnellement I
T brûlée dans les chaudières des distilleries et sucreries T
U U
T T
Pouvoir calorifique de la bagasse (PCI) = 8,3 MJ/kg à 48% humidité

D D
E E
DECHETS URBAINS
R R
E Provenance E
G G
U U
L L
A A
T
- nettoyage des voies publiques T
I - habitations ; collectivités I
O - industries ; commerces O
N N

E E
T Poids T

- 1 Kg / jour / habitant

PCI
A A
U U
T - zones rurales :~ 5 000 K J.K g -1. T
O O
M - zones urbaines : ~ 7 000 KJ.Kg-1. M
A
T
- Paris : ~ 10 000 KJ.Kg-1. A
T
I - Abidjan : ~ 3 750 KJ.Kg-1. I
O O
N - USA : ~ 9 000 KJ.Kg-1. N

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 26

LES COMBUSTIBLES LIQUIDES :

Les combustibles liquides, domestiques ou industriels, sont des hydrocarbures obtenus


par distillation du pétrole brut.
I I
N N
S Les principaux types de combustibles appelés FIOULS sont : S
T T
I I
T - le FIOUL DOMESTIQUE (FOD) T
U - les FIOULS LOURDS n°1 et 2 U
T T
- les FIOULS INTERNES de raffinerie.

Pour mémoire, citons deux fiouls plus guère utilisés :


D D
E E
- le FIOUL léger qui était un mélange (50 % fioul domestique + 50 % fioul n°2).
R - le FIOUL n°1 également un mélange (25 % domestique + 75 % fioul n°2). R
E E
G G
U Le fioul industriel le plus utilisé est donc le FIOUL n°2 qui comporte 3 types différents : U
L L
A A
T - FIOUL n°2 NORMAL avec moins de 4 % de soufre T
I - FIOUL n°2 BTS avec 2 % de soufre I
O O
N - FIOUL N°2 TBTS avec 1 % de soufre. N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 27

FIOUL LOURD

Composition - PCI

Suivant leur origine, les fiouls se composent de :


I I
N N
S - carbone ~ 85 % S
T T
I - hydrogène ~ 12,5 % I
T - soufre de 0,5 à 3 % T
U U
T - N2, H2O, O2 q.q %. T

Le pouvoir calorifique inférieur dépend essentiellement du rapport carbone/hydrogène


D qui peut varier de 6 à 8. D
E E

En effet, le PCI de l'hydrogène est environ 3,6 fois celui du carbone (H2 : 120 MJ/Kg
R - R
E E
G C : 32,75 MJ/kg), d'où : G
U U
L
- C/H → 6 PCI → 42,4 MJ/kg (10 150 Kcal/Kg)
L
A A
T - C/H → 8 PCI → 40 MJ/kg ( 9 600 Kcal/Kg). T
I I
O O
N N

E E
T T

Caractéristiques moyennes des fiouls

Fioul domestique Fioul n° 2 Fioul n°2 TBTS


A A
U Analyse pondérale moyenne U
T C 86 84,5 86,5 T
O H 13,5 10,5 11,5 O
M S 0,3 3,5 0,9 M
A reste 0,2 1,5 1,1 A
T T
I I
Pouvoir calorifique supérieur KJ/kg 46 000 42 430 43 000
O O
N Kcal/kg 11 000 10 150 10 300 N

Pouvoir calorifique inférieur KJ/kg 43 100 39 600 41 000


Kcal/kg 10 300 9 450 9 800

Masse volumique K/m 3 834 990 970

Capacité thermique massique KJ/kg 1,9 1,8 1,7


th/kg 0,45 0,43 0,40

Rapport carbone/hydrogène 6,4 8,0 7,5

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 28

Propriétés à froid

1- Point de trouble (FOD)


C'est la température à laquelle apparaissent les premiers cristaux de paraffine.
I I
N N
S 2- Point d'écoulement (FOD et n°2) S
T T
I
C'est la température à laquelle se fige le fuel. Pour un fuel lourd : 15°C environ. I
T T
U U
T T
3- Température limite de filtrabilité
C'est la température à laquelle un filtre normalisé se colmate.

D D
E 4- Eau - Sédiments E
L'eau et les sédiments d'origine externe doivent être éliminés par des purges périodi-
R ques et un R
E E
G
filtrage efficace. G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N Teneur en soufre N

E La présence de soufre dans les fiouls présente deux inconvénients majeurs : E


T T

- la pollution atmosphérique par l'intermédiaire du SO2 (troubles respiratoires)

- la corrosion : le SO2, résultat de l'oxydation du SO, forme avec l'eau de condensation des
A fumées A
U d'acide sulfurique SO4H2 qui corrode les parties métalliques. U
T T
O O
M M
A A
T En conséquence, la température des fumées devra toujours être supérieure à 145°C à T
I la sortie de la cheminée. I
O O
N N
Si les fiouls domestiques sont désulfurés, il n'en est pas de même pour les fiouls lourds
dont la teneur en soufre est obtenue par ségrégation des bruts (la désulfuration étant très
onéreuse).

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 29

Point éclair

Le point éclair est la température minimale à laquelle le fioul doit être porté pour que les
vapeurs s'enflamment en présence d'une étincelle ou d'une flamme pilote.

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

Indice de CORADSON
D D
E C'est le % de poids des sédiments qui restent après la combustion à l'air libre du fioul. E
Cet indice (~1 %) permet de se faire une idée du dépôt sur les brûleurs.
R R
E E
G G
U U
L Teneur en asphaltène L
A A
T T
I Cette teneur en produits lourds, dans les fiouls de 2 à 5 %, il y a dix ans, à tendance à I
O O
N augmenter actuellement de 5 à 10 % et parfois de 15 à 20 %. N
La connaissance de cette teneur donne des indications des conditions de pulvérisation
E aux brûleurs. Une forte teneur en asphaltène oblige à réchauffer le fioul entre 150 et 180°C. E
T T

Viscosité
A A
U C'est le premier critère de la bonne pulvérisation aux brûleurs. U
T T
O O
M En général, la viscosité est calculée : M
A A
T T
I - à 20°C pour le FOD I
O O
N
- à 100°C pour les fiouls lourds. N

C'est un paramètre important qui intervient pour :


- le calcul des tuyauteries
- le calcul du nombre de Reynolds pour l'écoulement (chois des mesures de débits)
- déterminer les conditions d'une bonne pulvérisation aux brûleurs.

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 30

Masse volumique

La masse volumique des combustibles liquides est donnée à 15°C en général.

Pour les fiouls lourds, la masse volumique ρ est déterminée à une tempértature
supérieure au point d'écoulement.

I L'équation de détermination donne : I


N N
S S
T
I ρT°C = ρ15°C - K (T°C - 15) T
I
T T
U U
T T
avec K = 0,62

ρ15 = 820 à 860 pour le FOD (840)


940 à 990 pour le FO n°2 (980)
D D
E E

R Pouvoir calorifique R
E E
G G
U La détermination du pouvoir calorifique est faite à partir de la formule de CRAGOE U
L L
A simplifiée dans laquelle on ne prend en compte que la teneur en soufre. A
T T
I I
O O
N N
PCI = 55,5 - 14,4 ρ15°C - 0,32 (S)
E E
T T
avec PCI : en MJ/kg
(S) : teneur en soufre
ρ15°C : masse volumique en kg/litre.
A A
U On détermine également le PCI par graphique (voir page24) U
T T
O O
M M
A A
T Métaux, eau, sédiments T
I I
O O
N N
- Métaux (vanadium, sodium)
La teneur en vanadium peut varier de 50 à 200 ppm suivant l'origine des bruits (1ppm = 1 mg/
kg)

- Eau
L'eau répartie de façon homogène n'est pas gênante. On admet 0,1 à 0,3 % en général

- Sédiments : en général bien faible, de 0,001 % à 0,1 %.

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 31

1250
750

500
I I
N N
S
T
250 S
T
I I
T T
U U
T T
100

F.
D
50 D

O
.
E E
Viscosité : mm2 .s-1 ou cSt


F.

2
R R
O.

E E
G 25 G

U U
L L
1

A 20 A
T T
I I
O O
F.

N 15 N
O.
LE

E E
T T
GE

10
R

A A
F.

U U
T 7,5 T
O.

O O
M M
D.

A A
T T
I I
O O
N 4 N

3
20 50 100 150

Température °C

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 32

PCI D'UN FIOUL

0,900 0,910 0,920 0,930 0,940 0,950 0,960 0,970 0,980 0,990 1,000
10 000 10 000

I I
N DETERMINATION DU PCI N
S 9 950 9 950 S
DES FUELS
T T

PCI kcal/kg
I I
T T
U 9 900 9 900 U
T T

9 850 9 850
0

D 0,5 D
E 9 800 9 800 E
1,0

R 1,5
R
9 750 9 750
E E
G G
U 2,0 U
L L
9 700 9 700
A 2,5 A
T T
I 3,0 I
O 9 650 9 650 O
N 3,5 N

4,0
E E
PCI kcal/kg

9 600 9 600
T 4,5 T

5,0
9 550 9 550
% SOUFRE

A 9 500 9 500 A
U U
T T
O O
M 9 450 9 450 M
A A
T 15 T
DENSITE d 4
I I
O 9 400 9 400 O
N N

0,900 0,910 0,920 0,930 0,940 0,950 0,960 0,970 0,980 0,990 1,000

DOC ENSPM

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Gabriel ROCHE LES COMBUSTIBLES LIQUIDES Chapitre 33

RESERVOIR AERIEN (AFME) tampon de jauge

évent (avec grillage pare-oiseau)

injecteur
injection de mousse
eau de refroidisse- =
ment ...
de la paroi ... .. émulseur
I .. I
N eau N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

AC
R
tunnel
réglette de reprise
graduée ↑ vapeur
D
E
remplissage FO .......................................
...................................... ..
D
E
........................................
......................................
...................................... ..
.......................................
R aspiration FO R
plaque de jauge
E E
G G
U U
L L
A galette sandwich traçage A
T (épaisseur 25 cm) vers remplissage FO traçeur T
I sol d'origine sable + bitume vapeur I
O (purgé de ses points durs O
N et cylindré) N

PLAN DE COUPE
E E
T T

ossature support
de serpentin
de dégourdissage

A AC A
U calorifuge du bac R U
T ↓ T
O O
M M
A
.............................................
.......................................... ..
A
T
...........................................
.......................................... .
T

........................................... .
I
O
........................................... I
O
N N
serpentin
circonférentiel

purgeur
calorifuge sur
tuyauterie

serpentin de
dégourdissage
purgeur porte de visite (trou
d'homme)

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I
I
I
I

T
T
T
O

M
G

N
A
U
R
D
U
N

N
A
U
A
T
E
E
T
T
T

O
O
Distribution du fioul lourd

N/Réf: 4355.PM6
Schéma de principe
Les températures et pressions sont données à titre indicatif
Ce schéma ne préjuge pas de l'implantation éventuelle REGULATEUR DE PRESSION
d'organes tels que les clapets anti-retour, les soupapes.
135°C
Gabriel ROCHE

RECHAUFFEUR ELECTRIQUE BRULEUR


(éventuel) PULVERISATION
MECANIQUE
DEGAZAGE A RETOUR
DISTRIBUTION (CEREN)

RECHAUFFEUR VAPEUR
15
bars
VANNE REGULATION DEBIT
CIRCUIT HP
POMPES HP

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3,5
COMBUSTION

FILTRES
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bars

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250 microns

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40°C 65°C
VERS AUTRES BRULEURS
FILTRES motorisés
LES COMBUSTIBLES LIQUIDES

500 microns POMPES


RETOUR PARTIEL
DE GAVAGE

CIRCUIT GAVAGE CLAPET DE


DECHARGE
RETOUR PARTIEL
Chapitre

[x]

RECHAUFFEUR
CREPINE
34
Page

I
I
I
I

O
O
O

N
A
U
A
N
A
U
R
D
U
N

L
G

T
T
T
E
T
E
E
T
T
T

M
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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 35

LES COMBUSTIBLES GAZEUX :

I I
N N
S On distingue deux types de combustible gazeux : S
T T
I I
T - gaz commercialisés, T
U - gaz à utiliser "in situ". U
T T

Les gaz commercialisés sont :


D D
E - le gaz naturel (productions nationale et importée), E
- les gaz de pétrole liquéfiés (GPL ou LPG) : propane ou butane.
R R
E E
G G
U Les gaz de production interne sont : U
L L
A A
T - le gaz de raffinerie ou fuel gaz (FG), T
I - gaz de cokerie, I
O O
N - gaz de hauts-fourneaux, N
- gaz d'aciérie.
E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
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N N

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 36

GAZ NATUREL
Les gaz naturels sont essentiellement constitués de méthane.

Ils proviennent de gisements naturels souterrains ou sous-marins et, après


traitements éventuels, sont transportés sur de grandes distances jusqu'aux régions
de distribution et aux points d'utilisation.

I Les gaz naturels ne contiennent pas d'oxyde de carbone et ne sont donc pas I
N N
S toxiques. S
T T
I I
T L'exploitation du gaz naturel, à son origine, se développait à partir d'une seule T
U source et le gaz distribué avait des caractéristiques constantes et identiques en tous U
T T
points du réseau.
Désormais l’approvisionnement en gaz de la France est bien diversifié : en 2008, 33 % du gaz
importé par la France arrive de Norvège, 18 % des Pays-Bas, 17 % d’Algérie, 15 % de Russie. En
D raison de l'interconnexion des réseaux de transport, une même région peut recevoir des gaz D
E E
d'origines différentes, purs ou en mélange, les proportions pouvant varier en fonction des conditions
d'exploitation.
R R
E E
G Le gaz naturel représente aujourd’hui le quart de l’énergie primaire consommée dans l’Union G
U U
L
européenne (UE) et 15 % en France. La demande degaz naturel a connu une expansion rapide dans L
A les vingtdernières années pour la France comme pour l’UE : elle a augmenté de 52 % en France A
T (49 % en UE) entre 1990 et 2006, tandis que la consommation totale d’énergie primaire ne T
I I
O progressait que de 10 % en Europe et 20 % en France. Sa croissance a été très forte entre 1990 O
N et 2004, mais elle semble se stabiliser depuis. Le gaz a tendance à se substituer au charbon : entre N

1990 et 2006, la part du charbon (tourbe incluse) dans le bouquet énergétique européen est passée
E E
T
de 27 % à 18 %, celle du gaz naturel de 18 % à 24 %, tandis que celles du pétrole et de l’électricité T
primaire restaient quasi stables. Ces évolutions sont observables dans tous les pays.
Le gaz naturel est moins cher que le pétrole avec des prix moyens à l’importation en France
inférieurs de plus de 50 % pour une même quantité d'énergie. Le charbon, qui était à peu près au
même prix que le gaz entre 1987,et 1999, coûte aujourd’hui 40 % à 50 % moins cher.
A Le développement rapide de la consommation de gaz dans les années récentes tient aussi à ses A
U U
T
qualités physiques : il n’émet pas de particules, ni de dioxyde de soufre (SO2). Et surtout, argument T
O devenu très important, il émet moins de carbone que les autres énergies fossiles : en moyenne 0,65 O
M M
A
tonne de carbone par tonne équivalent pétrole (tep) consommée, contre 0,83 tonne pour le pétrole A
T et 1,12 tonne pour le charbon. T
I I
O O
N Deux type de gaz naturels sont distribués : N
- ceux dits de type H dont le pouvoir calorifique supérieur est compris entre 10,7 et 12,8 kWh/Nm3
- ceux dits de type B dont le pouvoir calorifique supérieur est compris entre 9,5 et 10,5 kWh/Nm3

En fait, le seul gaz de type B est le gaz de Groningue. Il est progressivement remplacé par du
gaz de type H.

Tous les autres gisements connus fournissent ou fourniront des gaz de type H.

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 37

DOC. GAZ DE FRANCE


Composition :
Hydro- Oxyde O xy-
HYDROCARBURES INERTES
NATURE DU GAZ gène carbone gène
H2 CO CH4 C2 H4 C2 H6 C3H6 C3 H8 C4H8 C4H10 C5H12 CnHm O2 N2 CO2
* kWh/m3(n)
Lacq - - 97,3 - 2,1 - 0,2 - 0,1 - - - 0,3 -

Algérie (Le Havre) - - 87,0 - 9,4 - 2,6 - 0,6 - - - 0,4 -

I Agérie (Fos) - - 91,2 - 6,5 - 1,1 - 0,2 - - - 1,0 - I


N N
S GAZ Algérie (Montoir) - - 87,1 - 8,8 - 2,5 - 0,8 - - - 0,8 - S
T NATURELS T
I Mer du Nord - - 88,6 - 4,6 - 1,1 - 0,3 0,1 - - 3,9 1,4 I
T T
U Russie - - 92,3 - 3,2 - 0,8 - 0,2 0,1 - - 3,0 0,4 U
T T
GRONINGUE - - 82,9 - 3,2 - 0,8 - 0,2 0,1 - - 12,0 1,0

Propane commercial - - - 0,5 2,0 30,0 65,5 - 2,0 - - - - -

GAZ Butane commercial - - - 3,2 - - 6,1 21,8 68,6 0,3 - - - -


D DE PETROLE D
E et Air propané à 7,5 * - - - 0,2 0,5 8,3 18,2 - 0,5 - - 15,2 57,1 - E
leurs mélanges
avec l'air Air propané à 15,6 * - - - 0,3 1,1 17,2 37,6 - 1,1 - - 9,0 33,7 -
R R
E Air propané à 7,3 * - - - 0,7 - - 1,3 4,5 14,5 0,1 - 16,6 62,2 - E
G G
GAZ
U Gaz Cokerie à 5,5 * 50,2 9,0 24,9 2,0 0,8 - - - - - 0,4 - 9,5 3,2 U
DE CHARBON
L L
A A
T PCI ; Masse Volumique ; Densité T
I I
O MASSE DEN- O
N par N
VOLU- SITE
POUVOIR CALORIFIQUE PAR rapp
POUVOIR CALORIFIQUE MIQUE par
UNITE DE MASSE PCI
NOR- rapp
E PCS E
MALE à L'AIR
T NATURE DU GAZ T
SUPERIEUR INFERIEUR SUPERIEUR INFERIEUR
kWh/ MJ/ th/ kWh/ MJ/ th/
- kWh/kg MJ/kg th/kg kWh/kg MJ/kg th/kg -
m3(n) m3(n) m3(n) m3(n) m3(n) m3(n)

Lacq 11,3 40,6 9,7 10,2 36,6 8,7 0,74 0,57 15,3 56,1 13,2 13,8 49,6 11,9 0,90

A Algérie(Le Havre) 12,4 44,7 10,7 11,2 40,3 9,6 0,82 0,64 15,1 54,3 13,0 13,6 49,0 11,7 0,90 A
U U
T Agérie(Fos) 11,8 42,3 10,1 10,6 38,1 9,1 0,78 0,60 15,0 54,2 12,9 13,6 48,8 11,7 0,90 T
O O
M Algérie(Montoir) 12,3 44,5 10,6 11,1 40,1 9,6 0,82 0,64 15,0 54,0 12,9 13,5 48,7 11,6 0,90 M
A A
T Mer du Nord 11,2 40,2 9,6 10,1 36,2 8,7 0,81 0,62 13,8 49,8 11,9 12,5 44,9 10,7 0,90 T
I I
O Russie 11,2 40,3 9,6 10,1 36,3 8,7 0,78 0,60 14,4 52,0 12,4 13,1 47,3 11,3 0,90 O
N N
GRONINGUE 10,1 36,3 8,7 9,1 32,7 7,8 0,83 0,64 12,2 43,9 10,5 11,0 39,5 9,4 0,90

Propanecommercial 27,5 99,0 23,6 26,4 91,4 21,8 1,98 1,83 13,9 50,0 11,9 12,8 46,1 11,0 0,92

Butanecommercial 36,6 128,4 30,6 32,9 118,7 28,3 2,60 2,00 13,7 49,4 11,8 12,7 45,7 10,9 0,92

Air propané à7,5 kWh/m3(n) 7,5 27,0 6,4 6,9 24,9 5,9 1,47 1,14 Grandeurs non-utilisées dans 0,92

Air propanéà15,6 kWh/m3(n) 15,6 56,1 13,4 14,4 51,8 12,4 1,68 1,30 la pratique pour les mélanges 0,92

Air propané à7,3 kWh/m3(n) 7,3 26,3 6,3 6,7 24,3 5,8 1,55 1,20 Air - GPL 0,92

Gaz Cokerie à 5,5 kWh/m3(n) 5,5 19,9 4,7 4,9 17,7 4,2 0,56 0,44 9,7 35,2 8,4 8,7 31,3 7,5 0,90

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 38

GAZ DE PETROLE LIQUEFIES : GPL

I PROPANE C3H8 BUTANE C4H10 I


N N
S S
T T
I Densité / Air 1,58 2,00 I
T T
U U
T T
Masse volumique (0°C ; 1 013 mb) 2,04 2,65
Kg/Nm3
MJ/Nm3
91,67 117,4
D PCI D
E 21 930 28 000 E
Kcal/Nm3
MJ/Nm3 98,2 127,5
R R
E PCS 23 500 30 500 E
G Kcal/Nm3 G
U U
L L
A Point d'ébullition (à 1 013 mb) °C - 42,1 - 0,5 A
T T
I I
O O
N Pouvoir combunivore Nm3 23,3 29,3 N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 39

TENEUR EN SOUFRE

I I
N
Teneurs réglementaires N
NATURE maximales Teneurs pratiques
S S
T DU T
I COMBUSTIBLE I
T
mg/kWh T
U mg/m3 (n) mg/kWh mg/m3 (n) valeurs U
T arrondies T

Lacq

D Algérie D
E GAZ
NATURELS
Mer du Nord
Groningue
} 150 13 environ
10
environ
0,9
E

R R
E Russie E
G G
U U
L L
A A
100 3,6 10 à 40 0,5 à 2
T PROPANE T
I (50 mg/kg) I
O O
N N

GAZ DE COKERIE non fixées 100 à 200 25 à 50


E E
T T

FIOUL DOMESTIQUE 0,7 % 0,5 %


600 500
(pour mémoire) (7000 mg/kg) (5000 mg/kg)

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 40

FUEL - GAS

On utilise dans les raffineries et les usines pétrochimiques, un combustible gazeux


interne constitué d'effluents gazeux difficiles à valoriser.
I I
N N
S S
T T
I La composition du FG est très variable mais on y trouve : I
T T
U U
T - hydrogène, T
- hydrocarbures légers (C1 à C5).
- azote,
- hydrogène sulfuré.
D D
E E
Du fait de sa composition, le FG a un PCI très variable.
R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N GAZ DE COKERIE N

E E
T T

Ce gaz est constitué des matières volatiles contenues dans la houille et libérées lors de
sa distillation dans les fours à coke :

A - Composition : Hydrogène : 62 % A
U Méthane : 25 % U
T T
O Ethane + Ethylène : 3 % O
M Monoxyde de carbone : 6 % M
A A
T Dioxyde de carbone : 2 % T
I Azote : 2 % I
O O
N N

- Masse volumique : 0,431 kg/m3(n)

- Densité / Air : 0,33

- PCI : 20 MJ/m3(n) (4 800 Kcal/m3(n))

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE COMBUSTIBLES GAZEUX Chapitre 41

GAZ DE HAUTS-FOURNEAUX

Ce gaz est constitué de matières volatiles résultant de la réduction du minerai de fer en


présence de coke.
I I
N N
S - Composition : Hydrogène : 4 % S
T T
I
Oxyde de carbone : 20 % I
T Azote : 54 % T
U U
T
Dioxyde de carbone : 22 % T

- Masse volumique : 1,37 kg/m3(n)


D D
E - Densité / Air : 1 E

R - PCI : 3 à 3,8 MJ/m3(n) (750 à 900 Kcal/m3(n)) R


E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N GAZ D'ACIERIE N

E E
T T

Ce gaz est constitué de matières volatiles résultant de la réduction du carbone de la fonte


en présence d'oxygène :
A A
U - Composition : Hydrogène : 2 % U
T Oxyde de carbone : 68 % T
O O
M Azote : 14 % M
A Dioxyde de carbone : 15 % A
T T
I Argon : 1 % I
O O
N N

- Masse volumique : 1,34 kg/m3(n)

- Densité / Air : 1

- PCI : 8,8 MJ/m3(n) (2 100 Kcal/m3(n))

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 42

Pour minimiser les pertes d'énergie et l'émission des gaz toxiques et d'imbrûlés, il est
nécessaire de déterminer et de réguler l'excès d'air.
I I
N N
S La figure 1 (page 43) montre les pertes d'énergie d'un système de combustion idéal. Un S
T défaut d'air ou un excès d'air trop faible conduisent à une combustion incomplète, à la T
I I
T formation de monoxyde de carbone (CO), à l'émission de particules solides imbrûlées (suies) T
U et dans le cas d'une combustion en fioul, à l'apparition de fumées noires. Le rendement U
T T
maximal d'un système de combustion à lieu en un point tel qu'il y a formation d'une faible
quantité de CO, de l'ordre de 100 ppm (0,01 % volume).

D
La boucle de régulation idéale devra donc tendre à ajuster le rapport combustible/air
D
E carburant à une valeur X pour que la concentration minimale de CO (> 100 ppm) soit atteinte, E
quelles que soient les allures de fonctionnement du système de combustion.
R R
E En effet, la figure 2 (page 44) montre que l'excès d'air nécessaire à la combustion E
G G
U complète varie avec la charge (ou allure de chauffe). La quantité d'excès d'air pour un U
L rendement maximal de la combustion, se déplace de la position A1 à pleine charge, à la L
A A
T position A2 pour une allure de chauffe plus faible. T
I I
O O
N Cette augmentation d'excès d'air se traduit directement par une augmentation des N
pertes d'énergie. E2 représente alors le rendement maximal qui peut être obtenu par réglage
E du seul rapport fioul/air à cette allure particulière de chauffe (A2). E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 43

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 44

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 45

METHODES DE REGLAGE DU RAPPORT COMBUSTIBLE/AIR COMBURANT

Mesure de l'oxygène dans les gaz de fumée :

Schéma type d'un analyseur industriel


I I
N N
S S
T T
I SYSTEME UNITE UNITE TRAITEMENT I
T PROCEDE
D'ECHANTILLONNAGE
> ANALYTIQUE > DU SIGNAL T
U ANALYTIQUE U
T T

Pour les analyseurs de gaz, nous allons nous intéresser à la partie échantillonnage et à
l'unité analytique.
D D
E E

R
Les systèmes de conditionnement d'échantillon classiques utilisés sur les gaz de
R
E combustion se résument en fait à un ou plusieurs dispositifs de filtration et à un réfrigérant pour E
G condenser la vapeur d'eau. Quel que soit le composé analysé, l'erreur la plus importante va G
U U
L être introduite par la condensation de l'eau et ce pour deux raisons : L
A A
T T
I - condenser l'eau revient en fait à supprimer l'un des composants principaux du mélange que I
O constitue un gaz de combustion. O
N N

E
- la condensation de l'eau s'accompagne inévitablement de la dissolution partielle de certains
E
T composés tel que le CO2 en particulier. T

L'erreur introduite par la suppression de l'eau dans le mélange ne peut pas être corrigée
systématiquement car il n'est pas possible de connaître, à priori, l'humidité d'un gaz de
A combustion. En effet, l'eau qu'il contient à deux origines : A
U U
T T
O - celle provenant de la combustion elle-même et dont la quantité est directement liée au rapport O
M M
A C/H du combustible. Par exemple, la combustion du méthane (CH4) avec de l'air sec conduit A
T à un gaz contenant 35% d'eau alors que pour le propane, il n'en contient dans les mêmes T
I I
O conditions que 14,3 %. O
N N

- celle introduite dans le foyer avec l'air de combustion et dont la quantité est, cette fois,
directement liée à l'humidité relative de l'air ambiant.

Pour résumer, faire une analyse de gaz de combustion en négligeant les phénomènes
qui se produisent au niveau du réfrigérant de la ligne d'échantillonnage conduit inévitablement
à introduire dans la mesure, une erreur non-négligeable d'une part, et très difficile à corriger
d'autre-part.

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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 46

L'introduction, ces dernières années, de la mesure d'oxygène par sonde à oxyde de zirconium
(ZrO2) permet de travailler directement sur les gaz chauds sans aucun
conditionnement préalable de l'échantillon. La sonde est placée directement dans les gaz de
combustion (sonde "in-situ").

L'oxygénomètre :
I I
N Il est dans ce cas à principe électrochimique et il est muni d'une sonde de zirconium ( ZrO2). N
S S
T T
I Principe de fonctionnement : I
T T
U U
T L'élément sensible de l'analyseur (voir figure 3) est un tube en céramique (oxyde de zirconium T
ZrO2) fermé à une extrémité.

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N
A chaud, il conduit l'électricité par la mobilité des ions O2 dans la maille cristalline. ce tube est
recouvert intérieurement et extérieurement de platine poreux qui constitue les électrodes de
cette allure électrochimique. Quand la pression partielle d'oxygène est différente entre
l'intérieur et l'extérieur de la paroi, une force électromotrice proportionnelle au rapport des
pressions partielles se crèe entre les deux électrodes.

EmV = 2,3 RT log Pint


4F Pext
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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 47

Si une des pressions patielles est connue, par exemple celle du gaz de référence qui est l'air,
l'autre peut être facilement calculée

E = A T log 0,209
[O2]
I I
N Température N
S S
T T
I I
T Précisons que, comme la force électromotrice produite dépend de la température, celle-ci est T
U U
T maintenue constante (aux environs de 750°C). L'avan tage de cette mesure d'oxygène en dehors du T
fait qu'elle est fiable et peu coûteuse, est d'offrir la possibilité d'agir directement sur le rendement
de toutes les combustions puisque l'excès d'air total envoyé à l'atmosphère est directement
proportionnel à l'excès d'O2.
D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O Cette mesure présente néanmoins un certain nombre d'inconvénients : O
N N

E E
T - tout changement des conditions de la combustion retentit sur le niveau d'excès d'air pour que T
la combustion demeure complète et impose de modifier le point de consigne de la teneur en
O2 pour atteindre cet objectif. La mesure d' O2 étant située au niveau des fumées, cela
implique un retard que l'on compensera en envoyant un fort excès d'air pour maintenir une
A combustion complète dans toutes les conditions possibles de marche du système. A
U U
T T
O - le second problème est lié aux introductions d'air parasite. En effet, la plupart des systèmes O
M M
A de combustion fonctionnent sous une certaine dépression. Comme il est pratiquement A
T impossible de rendre totalement étanche un four ou une chaudière, cette dépression favorise T
I I
O l'entrée d'air provenant de l'atmosphère environnante et dilue les gaz de combustion. Les O
N N
erreurs qui en résultent sur la mesure de l'O2 dans les fumées peuvent parfois être
conséquentes.

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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 48

Mesure du monoxyde :

La recherche d'une mesure permettant déviter les problèmes liés à la mesure de


l'oxygène a conduit récemment à prendre en considération l'évolution du CO dans les fumées.
En considérant que, quelles que soient les allures de combustion, le rapport combustible/air
comburant nécessaire à l'obtention d'un rendement maximal devait dans tous les cas conduire
à l'apparition d'une très faible quantité de CO (100 ppm), il est devenu évident que ce taux de
I I
N CO dans les gaz devenait un paramètre attractif pour réguler ce support. N
S S
T T
I Il est maintenant possible de : I
T T
U U
T - mesurer le CO dans les gaz de fumée grâce au nouveau système "in-situ" utilisant la T
technique d'absorption infra-rouge non dispersif.
- d'obtenir le rendement maximal pour toutes les allures de fonctionnement en régulant le
rapport combustible/air comburant sur la base d'une concentration déterminée du CO dans
D les fumées. D
E E

R Principe de l'analyseur "in-situ" de CO : R


E E
G G
U Il est basé sur le principe de l'absorption de rayonnement infra-rouge par les molécules du gaz U
L L
A des fumées. A
T T
I I
O O
N Spectres d'absorption du CO et CO2 : N

E
T
λCO = 4,6 µm λCO = 2,7 et 4,7 µm E
T
2

Loi de Beer Lambert :


εlc
A I = IO e- A
U U
T T
O O
M M
A A
T Source IR I I Détecteur T
I >O > I
O O
N N
>
>
l Gaz de concentration C
c : concentration
l : largeur traversée par le faisceau IR
ε : coefficient d'extinction molaire
IO : intensité initiale
I : intensité reçue par le détecteur.

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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 49

La figure 3 représente le spectre du CO et celui du CO2 entre 2 et 14 µm.

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 50

Principe :

I I
N N
S S
T Source infrarouge T
I I
T T
U C : chopper U
T T
H : emetteur infrarouge
L : lentille de focalisation
P : circuit amplificateur
D : détecteur
D D
E
G : cellule à gaz E
P1 : circuit amplificateur
R
P2 : circuit de commande R
E S : schopper E
G G
U U
L L
A
La valeur de l'intensité I est donc fonction de la concentration. Pour éliminer l'influence de la A
T vapeur d'eau et du gaz carbonique, on place alternativement dans le faisceau, une cellule T
I I
O
remplie d'azote et une cellule remplie de CO. Cette dernière a pour rôle d'éliminer la radiation O
N correspondante à la raie spectrale caractéristique du CO dans le spectre IR et mesure les N
radiations perturbatrices de la vapeur d'eau et du CO2.
E E
T T

La mesure de l'opacité :

Sur de petites chaudières, dans certaines circonstances, de la fumée peut être émise
A avant de déceler une augmentation de CO. Ainsi, en mesurant l'opacité, on détecte ces A
U conditions inhabituelles. U
T T
O O
M L'opacité de différentes façons : M
A A
T T
I - échelle de Ringelmann dont les indices vont de 0 à 5 (0 à 100 %). I
O O
N N
- échelle de Bacharach que l'on utilise pour les faibles quantités, dont les indices de
noircissement vont de 0 à 9 et correspondent au noircissement d'un papier filtre traversé par
un certain volume de fumée.

On peut travailler par transmission (ou absorption) en plaçant la source et le récepteur


de part et d'autre du conduit de cheminée ou par diffusion de la lumière si ce dernier est
important (> 20 m). L'OPASTOP de chez PILLARD travaille sur la diffusion de la lumière par
les particules solides.

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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 51

L'OPACIMETRE

Principe :

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

Légende :
R R
E E
G 1 : fibre optique émettrice vers boîtier électronique G
U U
L 2 : cadre support soudé sur la cheminée L
A 3 : flux lumineux A
T T
I 4 : capteur amovible en acier inoxydable I
O 5 : déflecteur O
N N
6 : air de balayage
7 : particules en suspension réfléchissante de la
E E
T lumière vers la fiber optique réceptrice T
8 : fibre optique réceptrice vers boîtier électronique
9 : gaine protectriceen laiton chromé

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N
Fonctionnement :

La fibre émettrice éclaire le milieu à contrôler. La fibre réceptrice transmet le faisceau


diffusé par les particules dans ce milieu. Plus il y a de particules, plus l'intensité du faisceau
diffracté est importante.

Le rapport intensité lumineuse émise/intensité lumineuse diffusée est directement


proportionnel à l'opacité du milieu.

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Gabriel ROCHE OPTIMISATION DE LA COMBUSTION Chapitre 52

PHENOMENES DE POLLUTION DUS A LA COMBUSTION

On désigne par polluant, tout corps solide, liquide ou gazeux contenu dans l'atmosphère
qui ne fait pas partie de la composition normale de l'air ou qui y est en quantité anormale.
I I
N N
S
La composition normale de l'air sec "en volume" est : S
T T
I I
T
- Azote N2 : 78,08 % - Néon Ne : 18 ppm T
U U
T
- Oxygène O2 : 20,95 % - Helium He : 5 ppm T
- Argon Ar : 0,93 % - Krypton Kr : 1 ppm
- Dioxyde de carbone CO2: 0,035 % - Xenon Xe : 1 ppm

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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Gabriel ROCHE PRINCIPAUX POLLUANTS Chapitre 53

PRINCIPAUX POLLUANTS
Les polluants actuellement les plus reconnus sont O3, NOx, Pb, SO2. La directive euro-
péenne prévoit d'élargir cette liste en la rapportant à 13.

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E LES PARTICULES EN SUSPENSION : E


T T

Les particules ou poussières en suspension liées à l’activité humaine proviennent


majoritairement de la combustion des combustibles fossiles, du transport automobile (gaz
d’échappement, usure, frottements...) et d’activités industrielles très diverses (sidérurgie,
A incinération...). Leur taille et leur composition sont très variables. Les particules sont sou- A
U vent associées à d’autres polluants (SO2, HAP...). U
T T
O Les PM10 représentent la catégorie de particules dont le diamètre est inférieur à O
M 10 micromètres (les PM2,5 ou très fines particules, ont un diamètre inférieur à M
A A
T 2,5micromètres). T
I I
O O
N Les «fumées noires» F.N. sont une estimation de la concentration moyenne de N
particules fortement carbonnées dans l’air, obtenue à partir du taux de noircisse-
ment d’un filtre. Ce n’est donc pas une mesure de l’ensemble des particules
collectées comme les PM10 ou PM2,5.

Objectif de qualité PM10 : 30 µg/m3 en moyenne annuelle

Objectif de qualité F.N. : 40 à 60 µg/m3 en moyenne annuelle

Valeur limite F.N. : 250 µg/m3 : moyenne journalière à ne pas dépasser plus de
7j/an.
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Gabriel ROCHE PRINCIPAUX POLLUANTS Chapitre 54

Poussières : Particules fines - 400 000 t/an, 60 % des poussières émis par entreprises sidérurgiques.
Exemple : ArcelorMittal produit 11 000 t/an de poussières, ce qui représente 35 % des émissions de la
région PACA
I I
N N
S S
T T
I MONOXYDE D'AZOTE ET DIOXYDE D'AZOTE : NO, NO2 I
T T
U U
T Le monoxyde d’azote NO et le dioxyde d’azote NO2 sont émis lors des phénomènes T
de combustion. Le NO2 est issu de l’oxydation du NO. Les sources principales sont les
véhicules (près de 60%) et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffa-
ges...). Le pot catalytique a permis, depuis 1993, une diminution des émissions des véhicu-
D les à essence, mais l’effet reste encore peu perceptible compte tenu de l’augmentation forte D
E E
du trafic et de la durée de renouvellement du parc automobile. Le NO2 se rencontre égale-
ment à l’intérieur des locaux où fonctionnent des appareils au gaz tels que gazinières, chauffe-
R R
E eau.... E
G G
U U
L Les composés azotés émis par combustion, soit NO, NO2, sont souvent réunis sous la L
A même formule NOX. ceux-ci ont deux origines principales : A
T T
I I
O - l'oxydation de l'azote de l'air comburant O
N N
- l'oxydation des composés azotés qui peuvent se trouver dans le combustible.
E E
T Monoxyde d'azote NO : T

- état gazeux dans les conditions normales (0°C, 1 013 hPa)


- incolore
- inodore
A - toxique CAM = 25 ppm vol. A
U U
T T
O Concentration immédiatement dangereuse pour la vie. 200 à 700 ppm vol. O
M M
A A
T A 25°C, il réagit avec l'oxygène de l'air selon la réaction : T
I I
O O
N 2 NO + O2 ⇔ 2 NO2 N

- toxique CAm = 5 ppm vol.


Concentration limite pour une exposition d'une heure : 0,15 ppm vol.
- soluble dans l'eau, il se transforme en acide nitreux et nitrique selon la réaction :

N2O4 + Η2Ο ⇔ H NO2 + H NO3

C'est un agent important dans la formation des pluies acides.

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Gabriel ROCHE PRINCIPAUX POLLUANTS Chapitre 55

Dioxyde d'azote NO2 :

I Aux conditions standards (25°C, 1 013 h), il se pré sentera sous la forme polymérisée I
N N
S
N2O4 en mélange avec NO2 selon l'équilibre : S
T T
I I
T N2O4 ⇔ 2 NO2 T
U U
T T
Cet équilibre est déplacé vers la droite lorsque la température croît.

- état gazeux dans les conditions standards (25°C, 1 013 hPa)


D
- couleur jaune à brun rouge selon la température (vapeurs rousses) D
E - odeur acide suffocante - seuil de détection : 0,1 ppm vol. E
Concentration minimale admissible.
R R
E E
G
RECAPITULATIF : NOx G
U U
L L
A
Objectif de qualité : 135 µg/m3 : moyenne horaire à ne pas dépasser plus de 175 heures/an A
T T
I I
O
Valeur limite : 200 µ g/m3 : moyenne horaire à ne pas dépasser plus de 175 heures/an O
N N
Seuil d’alert e : 400 µ g/m3 : mo yenne horaire
E E
T T
Seuil de recommandation : 200 µg/m3 : moyenne horaire

A A
U LES OXYDES DE SOUFRE : SO2, SO3 U
T T
O SO2 : Le dioxyde de soufre SO2 est émis lors de la combustion des combustibles fossiles O
M tels que charbons et fiouls. Les sources principales sont les centrales thermiques, les gros- M
A A
T ses installations de combustion industrielles et les unités de chauffage individuel et collectif. T
I La part des transports (diesel) est faible et baisse avec la suppression progressive du sou- I
O O
N fre dans les carburants. Depuis une quinzaine d’années, les émissions de SO2 sont en forte N
baisse, du fait des mesures techniques et réglementaires qui ont été prises, de la diminution
de la consommation des fiouls et charbons fortement soufrés et de l’importance prise par
l’énergie nucléaire.
Ce sont les valeurs rencontrées les plus importantes dans les zones industrielles, ils ont
pourtant diminuées d'un facteur 3 en 25 ans. Le SO2 est un polluant qui est soumis à des
procédures d'alerte, c'est à dire que des mesures restrictives au niveau des émissions ont
cours dès que le seuil d'alerte (350 µg/m3) est dépassé. Ce qui arrive assez souvent.

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Gabriel ROCHE PRINCIPAUX POLLUANTS Chapitre 56

On appelle STERNES les Systèmes Temporaires d'Encadrement Réglementaire et Normatif des


Emissions Soufrés. Elles consistent en l'installation de réseaux de mesures préventives ; dès que
l'on estime que le taux fixé de SO2 dans l'air va être dépassé, l'industriel est amené à :
- soit réduire son activité,
- soit remplacer le combustible utilisé par un combustible à plus faible teneur en Soufre.

I 2 types d'alerte : I
N - STERNES généraux N
S S
T - STERNES directionnels, concerne un industriel bien précis pour une direction de vent pré- T
I cise. Par exemple les industriels de Lavéra, en cas de vent de Sud-Est car leurs fumées se diri- I
T T
U gent vers le ville de Port de Bouc (se déclenche 35 fois dans l'année sur une durée de 5 heures). U
T T

SO2 : Dioxyde de Soufre - 370 000 t/an émise à 60 % par entreprise du secteur de la chimie.

D D
E E
Dioxyde d'azote SO2 :
R R
E - état gazeux dans les conditions normales (0°C, 1 013 hPa) E
G G
U - incolore U
L - odeur piquante très irritante (seuil de l'odorat : 3 ppm) L
A A
T - toxique CAM : 5 ppm T
I Concentration immédiatement dangereuse pour la vie 400 ppm vol. I
O O
N - soluble dans l'eau en présence d'un excès d'oxygène : N
2SO2 + O2 ⇒ 2 SO3
E E
T T
- formation d'acide sulfurique suivant la réaction :
SO3 + H2O ⇒ H2 SO4

L'acide formé peu ensuite se condenser sur les parois dont la température est inférieure au
A point de rosée acide. Il y aura formation de dépôts corrosifs. Il peut être également responsable des A
U pluies acides. U
T T
O O
M M
A A
T MONOXYDES DE CARBONE : CO T
I I
O O
N - état gazeux dans les conditions standards (25°C, 1 013 hPa) N
- incolore
- inodore
- très toxique. Il se combine à l'hémoglobine pour former la carboxyhémoglobine qui ne peut
plus fixer l'oxygène. Cette diminution en O agit sur le cerveau et le coeur.

CAM : 50 ppm vol.


Immédiatement dangereuse pour la vie 0,3 % vol.

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REGLEMENTATION DES EMISSIONS Chapitre
Gabriel ROCHE INDUSTRIELLES 57

REGLEMENTATIONS DES EMISSIONS INDUSTRIELS SOURCES FIXES


1 INTRODUCTION
En matière de prévention des pollutions concernant l’air, l’eau ou les déchets la législa-
tion française a institué une réglementation s’appuyant sur des actions autoritaires (lois,
décrets, circulaires ou arrêtés) ou financières (taxes et leurs corollaires : les aides, via
I les agences à caractère public). I
N N
S Les textes réglementaires de base sont : S
T - La loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’en- T
I I
T vironnement (ICPE), T
U - Le décret d’application du 21 septembre 1977, U
T T
- L’arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux
émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l’environnement
soumises à autorisation (http://aida.ineris.fr/textes/arretes/text3105.htm).
D D
E E

2 DIRECTIVES EUROPÉENNES
R R
E E
G La synthèse des anciennes normes nationales des divers pays a conduit à l’éta- G
U U
L blissement des Directives Européennes, qui a leur tour sont retranscrites par chaque na- L
A tion sous forme d’arrêtés constituant la base de la législation légale. Les directives A
T T
I Européennes sont évolutives tenant compte des connaissances à une époque donnée. I
O Bien des aspects concernant la toxicité ou le pouvoir cancérigène des substances, leur O
N N
cycle biologique dans l’environnement, les milieux vivants, les sédiments…sont encore à
l’étude. Le principe étant de dresser des barrières pour éviter les accidents les plus
E E
T graves. T

3 ARRÊTÉ DU 2 FÉVRIER 1998


L’arrêté le plus récent et le plus concernant pour les industriels est celui du 2 fé-
A
vrier 1998 “ relatif aux prélèvements et à la consommation d’eau ainsi qu’aux A
U émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l’envi- U
T T
O
ronnement soumises à autorisation ” (paru dans le Journal officiel du 3 mars O
M 1998). Cet arrêté fait la synthèse de nombreux textes législatifs antérieurs. Une analyse M
A A
T
rapide figure en plusieurs endroits de ce chapitre, bien que le texte intégral semble in- T
I dispensable aux exploitants. I
O O
N
L’introduction fait référence à une cinquantaine de textes antérieurs : directives, lois, dé- N
crets, arrêtés…et définit la compétence de l’arrêté : rejets des installations classées à
l’exclusion :

- des installations de combustion sur site pétrolier (Arrêté du 27/06/90 relatif à la limitation
des rejets atmosphériques des grandes installations de combustion et aux conditions d’éva-
cuation des rejets des installations de combustion)

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REGLEMENTATION DES EMISSIONS Chapitre
Gabriel ROCHE 58
INDUSTRIELLES

- cimenteries (Arrêté du 03/05/93 relatif aux cimenteries)


- papeteries (Arrêté du 03/04/00 relatif à l’industrie papetière)
- verreries (Arrêté du 14/05/93 relatif à l’industrie du verre)
- cristalleries (Circulaire n°94-25 du 18/02/94 relative aux activi tés de fabrication et de fusion
du verre, dans le cadre de l’inspection des installations classées pour la protection de l’envi-
ronnement)
I
- installations de traitement des résidus urbains et déchets industriels (Loi n°75-633 du 15/07/ I
N 75 relative à l’élimination des déchets et à la récupération des matériaux) N
S S
T
- installations d’élevage (Arrêté du 29/02/92 fixant les règles techniques auxquelles doivent T
I satisfaire les élevages de veaux de boucherie et (ou) de bovins à l’engraissement soumis à I
T T
U
autorisation au titre de la protection de l’environnement U
T - installations d’incinération de cadavres d’animaux (Loi n°96-1139 du 26/12/96 relative à la T
collecte et à l’élimination des cadavres d’animaux et des déchets d’abattoirs et modifiant le
Code rural)
- installations de traitement de surface
D pour lesquelles il existe des législations plus spécifiques. D
E E

R
CHAP I : DISPOSITIONS GENERALES R
E Ce chapitre traite des dispositions générales, parmi lesquelles peuvent être relevées no- E
G G
U
tamment : U
L - Les stockages des pulvérulents et des vracs, L
A A
T
- Les canalisations de fluides dangereux qui, sauf exception motivée doivent rester à T
I l’extérieur, I
O O
N
- L’intégration des installations dans le paysage (aspect esthétique). N

E
Plus généralement, les installations doivent être conçues de manière à limiter les émis- E
T sions polluantes dans l’environnement, notamment par la mise en œuvre de technolo- T
gies propres, le développement de techniques de valorisation, la collecte sélective
et le traitement des effluents et déchets en fonction de leurs caractéristiques, et la
réduction des quantités rejetées.
A A
U CHAPITRE II : PREVENTION DES ACCIDENTS ET POLLUTIONS AC- U
T T
O CIDENTELLES O
M M
A A
T Ce chapitre s’occupe de “ prévention des accidents et pollutions accidentelles y compris T
I par les eaux fluviales et lors des prélèvements ”. Pour les rejets à l’atmosphère, des I
O O
N appareils de détection adaptés, complétés de “ dispositifs, visibles de jour et de nuit, N
indiquant la direction du vent ”, doivent être mis en place à proximité des installations
susceptibles d’émettre à l’atmosphère des substances dangereuses en cas de dysfonc-
tionnement.
Ce chapitre traite également des eaux pluviales, des stockages, des bassins de
confinement, des prélèvements et consommation d’eau.

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Gabriel ROCHE 59
INDUSTRIELLES

Section II : Pollution de l’air

L’ADEME( www.ademe.fr ) (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie)


fusion de l’AFME (Agence Française pour la Maîtrise de l’Energie), de l’ANRED
I (Agence Française pour la Récupération et l’Elimination des Déchets) et l’AQA (Agence I
N pour la Qualité de l’Air) est habilitée pour prévenir les pollutions et protéger la qualité N
S S
T de l’air. T
I A ce titre elle est susceptible de travailler en partenariat avec les entreprises pour les I
T T
U aider à se moderniser. U
T T

Ci-dessous un condensé des normes de rejets de polluants fréquemment rencontré dans


les différents secteurs de l’industrie.
Abréviations :
D - DMH = Débit massique horaire ou flux maximal D
E E
- VL = Valeur limite de concentration dans les rejets
R
- EXP. = exprimés en … R
E - NOR. = Normes de référence des méthodes de mesure E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T
POUSSIERES TOTALES

Si DMH>50 kg/h VL = 100 mg/m3 + Mesure permanente gravimétrique


Si 5<DMH< 50 kg/h VL = 100 mg/m3 + Evaluation permanente (Opacimètre par
A exemple) A
U Si DMH> 1kg/h VL = 40 mg/m3 U
T T
O Si DMH=< 1kg/h VL = 100 mg/m3 O
M M
A
NOR. NF X 44052 A
T - NF X 43002 1983 Pollution atmosphérique. Gaz de combustion. T
I I
O Indice de noircissement par filtration sur papier (Méthode de O
N BACHARACH). N
Normes AFNOR - NF X 43017 1984 Mesure de la concentration des matières
(liste non exhaustive) particulaires en suspension dans l’air ambiant. Méthode par
http://www.afnor.fr absorption de rayon bêta.
- NF X 43302 1986 Qualité de l’air. Emission de sources fixes.
Détermination de la concentration de poussières par opacimètre à
lumière réfléchie.

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INDUSTRIELLES

MONOXYDE DE CARBONE (EXP.CO)

Si DMH > 50 kg/h Mesure permanente gravimétrique


Sinon L'arrêté préfectoral d'autorisation fixe le cas échéant une valeur
I limite de rejet pour le monoxyde de carbone. I
N N
S NOR.(émissions source FD X 20361 et 363 S
T fixe) T
I I
T T
U NOR. (air ambiant) NF X 43012 U
T T
- NF X 20361 1976 Analyse de gaz. Dosage du CO. Méthode par
Normes AFNOR (liste absorption NDIR.
non exhaustive) - NF X 20363 1978 Analyse de gaz. Dosage du CO. Méthode par
http://www.afnor.fr chromatographie en phase gazeuse
D - NF X 43012 1974 Dosage de l’oxyde de carbone dans l’air D
E E
ambiant extérieur par absorption d’un rayonnement infrarouge.
R R
E E
G G
U U
L L
A A
T OXYDES DE SOUFRE (EXP. SO2) T
I I
O O
N Si DMH > 150 kg/h VL = 300 mg/m3 + mesure permanente N
Si DMH> 25 kg/h VL = 300 mg/m3
E NOR.(émissions source NF X 43310-X20351 à 355 et 357 E
T fixe) T

NOR. (air ambiant) NF X 43019 et X 43013


- NF X 20351 1975 Analyse de gaz. Dosage du SO2 par
absorption NDIR.
A Normes AFNOR (liste - NF X 20352 1976 Analyse de gaz. Dosage du SO2 par A
U U
T non exhaustive) spectrométrie de masse. T
O http://www.afnor.fr - NF X 20353 1975 Analyse de gaz. Dosage du SO2 par O
M M
A
chromatographie en phase gaz. A
T - NF X 20355 1975 Analyse de gaz. Dosage du SO2 par T
I conductivité électrique. I
O O
N N

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Gabriel ROCHE 61
INDUSTRIELLES

OXYDES D’AZOTE (EXP. NO2)

Si DMH > 150 kg/h VL = 500 mg/m3 + mesure permanente


Protoxyde d’azote : L'arrêté préfectoral d'autorisation fixe le cas échéant une valeur limite
I I
N
de rejet pour le monoxyde de carbone N
S Sauf protoxyde d’azote S
T VL = 500 mg/m3 T
I
Si DMH> 25 kg/h I
T NOR.(émissions source T
U U
T
fixe) T

NOR. (air ambiant)


NF X 43018 et NF X 43009 Qualité de l’air ambiant
- NF X 43009 1979 Pollution atmosphérique. Teneur de l’air
Normes AFNOR (liste atmosphérique en dioxyde d’azote (Méthode de Griess-
D D
E
non exhaustive) Saltzman) – ISO 6768 E
http://www.afnor.fr - NF X 43018 1983 Air ambiant. Mesure des Nox par
R
chimiluminescence – ISO 7996
R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E CHLORURE D’HYDROGENE : EXP.HCL E


T T

Si DMH > 20 kg/h VL = 50 mg/m3 + mesure permanente


Si DMH> 1kg/h VL = 50 mg/m3
NOR.(émissions source XP X 43309 puis NF EN 1911
A fixe) A
U U
T NOR. (air ambiant) T
O O
M Normes AFNOR (liste - NF/ISO 8762 Air des lieux de travail. Détermination du chlorure M
A non exhaustive) de (X 43270) vinyle. Méthode par tube à charbon actif et A
T T
I http://www.afnor.fr chromatographie en phase gazeuse. I
O O
N N

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INDUSTRIELLES

FLUOR ET COMPOSES INORGANIQUES DU FLUOR : EXP. HF

Si DMH > 5 kg/h + VL = 5 mg/m3 + mesure permanente + analyse journalière du


poussières totales fluor dans les poussières (échantillon moyen représentatif)
I Si DMH > 500 g/h I
VL = 5 mg/m3
N pour composés gazeux N
S S
T Si DMH > 500 g/h T
I pour vésicules + VL = 5 mg/m3 I
T T
U particules U
T Si DMH > 500 g/h T
unités de fabrication
VL = 10 mg/m3
d’H3PO4, de P, et
d’engrais phosphatés
D Normes AFNOR (liste D
E non exhaustive) E

http://www.afnor.fr
R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I
COMPOSES ORGANIQUES I
O O
N Si DMH > 2 kg/h des VL = 50 mg/m3 + mesure en permanence + mesure périodique de N

composés organiques vérification des espèces présentes


E visés cf annexe E
T T
Si DMH >20 VL = 50 mg/m3 + mesure en permanence
kg/h(sauf CH4)
Si DMH > 0.1 kg/h VL = 20 mg/m3 (concentration globale de l’ensemble des composés
des composés
A
organiques visés cf A
U annexe III U
T T
O
Si DMH> 2 kg/h VL = 150 mg/m3 O
M (sauf CH4) M
A A
T T
I NOR.(émissions HAP : XP X 43329 I
O source fixe) Hydrocarbures totaux : NF X 43301 O
N N

NOR. (air ambiant) Hydrocarbures totaux : NF X 43301


Normes AFNOR - NF X 43025 1988 Qualité de l’air. Atmosphère ambiante.
(liste non exhaustive) Détermination des hydrocarbures aromatiques polycycliques.
http://www.afnor.fr Dosage par chromatographie liquide haute performance et par
chromatographie gazeuse
- X 43301 1985 Détermination d’un indice relatif aux teneurs en
composés organiques totaux dans les effluents gazeux. Méthode
par ionisation de flamme

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INDUSTRIELLES

Cas particulier : LES COV

1. Rejet total de composés organiques volatils à l’exclusion du méthane :


Si le flux horaire total dépasse 2 kg/h, la valeur limite exprimée en carbone total de la
I concentration globale de l’ensemble des composés est de 110 mg/m3. L’arrêté préfecto- I
N N
S ral fixe, en outre, une valeur limite annuelle des émissions diffuses sur la base des S
T meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable. T
I I
T Dans le cas de l’utilisation d’une technique d’oxydation pour l’élimination COV, la valeur T
U limite d’émission en COV exprimée en carbone total est de 20 mg/m3 si le rendement U
T T
d’épuration est supérieur à 98 %.
La teneur en oxygène de référence pour la vérification de la conformité aux valeurs limi-
tes d’émission est celle mesurée dans les effluents en sortie d’équipement d’oxydation.
D D
E 2. Composés organiques volatils visés à l’annexe III : E

R Si le flux horaire total des composés organiques visés à l’annexe III dépasse 0,1 kg/h, R
E la valeur limite d’émission de la concentration globale de l’ensemble de ces composés E
G G
U est de 20 mg/m3. U
L En cas de mélange de composés à la fois visés et non visés à l’annexe III, la valeur li- L
A A
T mite de 20 mg/m3 ne s’impose qu’aux composés visés à l’annexe III et une valeur de T
I 110 mg/m3, exprimée en carbone total, s’impose à l’ensemble des composés. I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M METAUX ET COMPOSES DE METAUX M
A A
T T
I 1. EXP. Cd + Hg +Th +composés I
O O
N Si DMH > 20 g/h VL = 0.1 mg/m3 + mesure journalière des N
émissions réalisée sur un prélèvement
représentatif effectué en continu
Si DMH > 1 g/h VL = 0.1 mg/m3
NOR.(émissions source fixe) Hg : XP X 43308

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Gabriel ROCHE 64
INDUSTRIELLES

2. EXP. As + Se +Te+ composés


Si DMH > 100 g/h VL = 1 mg/m3 + mesure journalière des
émissions réalisée sur un prélèvement
représentatif effectué en continu
I Si DMH > 5 g/h VL = 1 mg/m3 I
N N
S
NOR.(émissions source fixe) S
T T
I I
T T
U U
T T

3. EXP. Sb + Cr +Co + Cu + Sn + Mn + Ni + Pb + V + Zn + composés


Si DMH > 500 g/h VL = 5 mg/m3 + mesure journalière des
émissions réalisée sur un prélèvement
D représentatif effectué en continu D
E E
Si DMH >25 g/h VL = 5 mg/m3
NOR.(émissions source fixe)
R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T
DIVERSES SUBSTANCES GAZEUSES T

1. EXP. Phosphine, phosgène


Si DMH > 10 g/h VL = 1 mg/m3
NOR.(émissions source fixe)
A A
U U
T T
O 2. EXP. HCN, HBr, HCl O
M M
A Si DMH > 1 kg/h VL = 5 mg/m3 + mesure en permanence A
T T
I
Si DMH > 50 g/h VL 5 mg/m3 I
O NOR.(émissions source fixe) O
N N

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REGLEMENTATION DES EMISSIONS Chapitre
Gabriel ROCHE 65
INDUSTRIELLES

3. EXP. Ammoniac
Si DMH > 10 kg/h VL = 50 mg/m3 + mesure en permanence
Si DMH > 100 g/h VL = 50 mg/m3
NOR.(émissions source fixe)
I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T AMIANTE T

Si DMH> 100 kg/an VL = 0.1 mg/m3

D D
E E

Rejets de plomb et de ses composés : si le flux horaire total de plomb et de


R R
E ses composés dépasse 10 g/h, la valeur limite de concentration est de 1 mg/m3 E
G (exprimée en Pb) ; G
U U
L En cas de fabrication de monoxyde de zinc (ZnO) et de bioxyde de manga- L
A nèse (MnO2), la valeur limite de concentration pour respectivement le zinc et le A
T T
I manganèse est de 10 mg/m3. I
O O
N N
Le niveau d’une odeur ou concentration d’un mélange odorant est défini con-
ventionnellement comme étant le facteur de dilution qu’il faut appliquer à un effluent
E E
T pour qu’il ne soit plus ressenti comme odorant par 50 % des personnes constituant T
un échantillon de population.
Le débit d’odeur est défini conventionnellement comme étant le produit du débit
d’air rejeté, exprimé en m3/h, par le facteur de dilution au seuil de perception.
L’arrêté préfectoral d’autorisation fixe, le cas échéant, le débit d’odeur des gaz
A émis à l’atmosphère par l’ensemble des sources odorantes canalisées, canalisables A
U U
T et diffuses, à ne pas dépasser. T
O O
M M
A D’autres limites d’émissions concernant les rejets de substances cancérigènes A
T listées dans les annexes de l’arrêté, ainsi que pour les cas particuliers de certai- T
I I
O nes activités (Cokeries,Raffineries de produits pétroliers,Sidérurgie, Fabrication d’alu- O
N minium par électrolyse…) que je ne ferai que vous énoncer en vous suggèrant de N

vous référer à l’arrêté.

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RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ Chapitre
Gabriel ROCHE DE L'AIR AMBIANT 66

3. RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ DE L'AIR AMBIANT

Directive européenne qui concerne l'évaluation et la gestion de l'air ambiant qui est reprise en droit français
I par la Loi sur l'air et utilisation rationnelle de l'énergie (Loi du 30 décembre 1993). La directive européenne ne I
N concerne que l'air extérieure, alors que la loi du 30 décembre 1993 s'étend à la qualité de l'air intérieure. C'est en N
S S
T fait un droit reconnu à chacun à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé.Cette loi prévient, réduit et si possible T
I annule les risques. I
T T
U U
T T

D D
E Le respect de ces directives et normes a pu être effectué en créant 35 associations agrées par le ministère de E

l'environnement (Loi 1901).


R Au 1er janvier 1998, toutes les villes de plus de 100 000 habitants devaient avoir un réseau de surveillance de la R
E E
G qualité de l'air. Depuis du travail a été fait et se sont ajoutés les Plans Régionaux de la Qualité de l'Air (PRQA) G
U dont le principal outil est le réseau d'association. U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

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RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ Chapitre
Gabriel ROCHE DE L'AIR AMBIANT 67

LES ASSOCIATIONS POUR LA QUALITÉ DE L'AIR

Présentation

La loi sur l”air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (30 décembre 1996) prévoit que
l'air de toutes les villes de plus de 100 000 habitants (hb) soit surveillé.
La fédération ATMO représente l'ensemble des 39 associations - France et Outre mer,
I I
N agréees pour la surveillance de la qualité de l'air. N
S S
T T
I La Fédération ATMO représente l’ensemble des 39 associations - France et Outre I
T Mer, agréées pour la surveillance de la qualité de l’air. T
U U
T T
Composition des associations agréées :

- Services de l’Etat
D D
E - Collectivités locales et territoriales E

R - Emetteurs (transporteurs, industriels...) R


E E
G G
U - Associations et personnalités qualifiées. U
L L
A A
T Missions de base : T
I I
O (en référence à la loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie du 30 décembre O
N 1996) N

E - Mise en oeuvre de la surveillance et de l’information sur la qualité de l’air E


T T

- Diffusion des résultats et des prévisions

- Transmission immédiate aux préfets des informations relatives aux dépasse-


A ments ou prévisions de dépassements des seuils d’alerte et de recommandations. A
U U
T T
O O
M Le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement (MATE) M
A A
T est responsable de la mise en oeuvre de la politique nationale de surveillance, de T
I prévention et d’information sur l’air. I
O O
N N
Il s’appuie pour cela sur :

- la fédération ATMO et l’ensemble des associations qu’il a agréées,

- l’ADEME (Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’Energie),


assure la coordination technique de la surveillance de la qualité de l”air au niveau
national

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Gabriel ROCHE RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ Chapitre


DE L'AIR AMBIANT 68

- le LCSQA (laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air) intervient


comme appui scientifique et technique des associations agréees. Il contribue à l'amé-
lioration de la qualité des mesures et assure la liaison entre la recherche et l'application
sur le terrain.

58 agglomérations de plus de 100 000 habitants disposent d’informations en


I I
N continu sur la qualité de l’air. N
S S
T T
I nombre de capteurs automatiques I
T 1996 : 1350 T
U U
T 1999 : 2000 T
personnel des associations agréées
1996 : 130
1999 : 330
D nombre de camions laboratoires D
E 1996 : 7 E

1999 : 22
R budget de fonctionnement annuel R
E E
G 1995 : 75 MF G
U 1999 : 190 MF U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

Répartition géographique

A Au niveau national, chaque région s'est dotée d'une association en se permettant une A
U U
T liberté quant à l'appellation.Elles permettent toutes d'évaluer qualité de l'air des agglo- T
O mérations de plus de 100 000 hb. O
M M
A Au niveau régional, prenons l'exemple de la région PACA couverte par l'association A
T AIRMARAIX. Dans ce cas 3 zones urbaines ont été définies : T
I I
O O
N - Marseille / Aubagne N

- Agglomération Avignonnaise

- Agglomération Aixoise

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RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ Chapitre
Gabriel ROCHE DE L'AIR AMBIANT 69

I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R
E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T
Pour chaque zone, l'emplacement d'une série de stations sont étudiées en prenant en T
O compte la qualité des vents dominants en fonction des saisons, la géométrie du pay- O
M M
A
sage, les sites les plus contraignants d'un point de vue rejets de polluants dans l'atmos- A
T phère. Elles auront en fonction de leur localisation une appellation particulière. Depuis le T
I I
O
centre de la ville à la périphérie se rencontreront : O
N N
- Station urbaine dense
- station de proximité (du trafic automobile...)
- Station périurbaine
- station météorologique

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RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ Chapitre
Gabriel ROCHE DE L'AIR AMBIANT 70

Pour visualiser d'un peu plus près ces stations, prenons l'exemple de la zone d'action
Marseille / Aubagne.
L'air de l'agglomération marseillaise est surveillé depuis 1982 par AIRMARAIX. Ces
dernières années, la surveillance s'est étendue aux agglométrations d'Aubagne et de la
Penne sur Huveaune. Ainsi, 16 stations permanentes analysent en continu les polluants
des zones urbaines (1,2 million d'habitants) et des activités industrielles (Vallée de
I l'Huveaune notamment). I
N N
S S
T Marseille est situé dans un bassin côtier souvent protégé de l'influence des régions T
I industrielles voisines, grâce aux vents et au relief. Les vents dominants locaux sont I
T T
U favorables à une bonne dilution des polluants (mistral : 20 % du temps sur l'année et U
T vent de sud-est : 10 % du temps sur l'année) ou favorisent des niveaux moyens de T

pollution (régimes de Nord-Ouest ou Sud-Est, de 3 à 4 m/s : 35 % du temps sur l'an-


née). Des reliefs importants, entre 200 et 800 mètres, entourent la ville, la protègent :
L'Etoile, la Nerthe, Carpiagne et les massifs des Calanques.
D D
E E

R Le moyen d'évaluation de la qualité de l'air : L'indice ATMO R


E Pour répondre à la demande d'information de la population en matière de qualité E
G G
U de l'air, le ministètre de l'environnement et l'ADEME ont développé l'indice journalier U
L ATMO. Celui-ci résulte d'un calcul pertinent regroupant plusieurs polluants et plusieurs L
A A
T sites de mesure sur une zone de pollution homogène (agglomération). Ainsi, il est T
I représentatif de la situation complexe de la qualité de l'air d'après une échelle qui va de I
O O
N 1 "excellente" à 10 "éxécrable". N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

Cet indice est construit à partir des valeurs mesurées des polluants suivants :
-le dioxyde de soufre, SO2
- le dioxyde d'azote, NO2
- l'ozone, O3
- les poussières.
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RÉGLEMENTATIONS DE LA QUALITÉ Chapitre
Gabriel ROCHE DE L'AIR AMBIANT 71

Chaque polluant doit être au minimum mesuré en deux points situés dans une zone ur-
baine où la densité de population est supérieure à 4 000 hab/Km2.Le dioxyde d'azote,
l'ozone et les poussières doivent être mesurés dens des stations urbaines, placées à
l'écart d'une influence directe des sources de pollution (le rapport annuel doit être inférieur
I à 1). I
N N
S S
T
Classe du sous-indice Seuils SO2 et poussières Seuils O3 Seuils NO 2
T
Moyennes des moy. Jours µg/m 3 Moyennes des max.hor.µg/m 3 Moyennes des max.hor.µg/m 3
I I
T 10 >350 >360 >400 T
U 9 271 – 350 251 – 360 271 – 400 U
T 8 211 – 270 181 – 250 181 – 270 T
7 151 – 210 146 – 180 156 – 180
6 111 – 150 111 – 145 136 – 155
5 86 – 110 91 – 110 106 – 135
4 61 – 85 71 – 90 81 – 105
3 31 – 60 51 – 70 61 – 80
D D
E 2 16 –30 31 – 50 31 – 60 E
1 0 – 15 0 - 30 0 - 30

R R
E E
G G
U L'indice atmo est composé de sous-indices pour chacun des polluants mesurés : SO2, U
L L
A NO2,O3 et poussières. Airmaraix donne l'indice du jour et une prévision pour le lendemain. A
T T
I I
O Pour une journée : O
N - le calcul du sous-indice SO2 et poussières s'obtient en faisant la moyenne des N
"moyennes journalières de chacune des stations prises en compte".
E - le calcul des sous-indices NO2 et O3 s'obtient en faisant la moyenne des "maxi- E
T T
mums horaires de chacunes des stations prisese en compte"
- ces sous-indices sont comparés à une grille d'évaluation nationale qui donne la
note sur l'échelle atmo. L'indice ATMO pour une journée correspond au plus fort sous-
indice de cette journée.
A A
U ATMO descend difficilement au dessous de 3 sur l'ensemble des agglomérations. Ce U
T T
O chiffre est tributaire du niveau de fond en ozone que l'on trouve dans ces agglomérations, O
M en raison de leur exposition climatique (soleil et températures douces en hiver, élevées M
A A
T en été). T
I Les 4 niveaux les plus fréquents sont 3 "bonne", 4 "assez bonne", 5 "moyenne", 6 "médio- I
O O
N cre". Les niveaux 1 "excellente" et 10 "exécrable" ne sont jamais apparus. N

Pour retrouver ATMO :


- 24h/24
Serveur téléphonique : 04 91 83 21 83
internet : www.airmaraix.com
- Chaque jour dans la presse

N/Réf: 4355.PM6 Chemin des Moines - 13200 ARLES


Tél: 04.90.99.47.00 / Fax: 04.90.93.03.15
www.PoleIRA.com
Institut de Régulation et Automation

COMBUSTION Page

Gabriel ROCHE REGLEMENTATION Chapitre 72

Teneur en gaz carbonique des produits de combustion secs en % (α).

Diagramme de combustion. Gaz de lacq. Diagramme établi pour une réaction égale à 1200 °C.
I I
N N
S S
T T
I I
T T
U U
T T

D D
E E

R R

Teneur en oxygène des produits de combustion secs en % (ω)


E E
G G
U U
L L
A A
T T
I I
O O
N N

E E
T T

A A
U U
T T
O O
M M
A A
T T
I I
O O
N N

N/Réf: 4355.PM6 Chemin des Moines - 13200 ARLES


Tél: 04.90.99.47.00 / Fax: 04.90.93.03.15
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