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THEME DE RAPPORT DE STAGE :

COMMISSARIAT
AUX COMPTES

MARS 2010

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-« « S O M M A I R E » »-

PREAMBULE

INTRODUCTION

 Qu’en est-il de cette profession en Algérie ?

CHAPITRE 1 : DEFINTION ET QUALITES DU COMMISSAIRE AUX


COMPTES.

1.1/ DEFINITION DU COMMISSAIRE AUX COMPTES

1.2/ QUI PEUT ETRE COMMISSAIRE AUX COMPTES ?

 Conditions Professionnelles et Légales

1.3/ LES QUALITES REQUISES DU COMMISSAIRE AUX COMPTES

1.3.1/ Intégrité.
1.3.2/ Objectivité.

1.3.3/ Compétence professionnelle, soin et diligence

1.3.4/ Confidentialité
1.3.5/ Comportement professionnel
1.3.6/ La permanence de la mission
1.3.7/ Pouvoir d’Investigation
1.3.8/ Juxtaposition des Missions Commissariat aux comptes et
d’expertise comptable

CHAPITRE 2 : LES MISSIONS ET LES RESPONSABILITES DU


COMMISSAIRE AUX COMPTES.

2.1/ LES MISSIONS PERMANENTES DU COMMISSAIRE AUX


COMPTES

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2.1.1/ La Certification.
2.1.2/ La Vérification.
2.1.3/ L’acceptation des conventions particulières.
2.1.4/ Le signalement des insuffisances.

2.2/ LES MISSIONS PARTICULIERES OU SPECIALES DU


COMMISSAIRE AUX COMPTES

2.3/ LES RESPONSABILITES DU COMMISSAIRE AUX COMPTES


2.3.1/ La Responsabilité Disciplinaire.
2.3.2/ La Responsabilité Civile.

2.3.3/ La Responsabilité Pénale.

CHAPITRE 3 : LA DEMARCHE DU COMMISSAIRE AUX COMPTES.

3.1/ LA PHASE D’ORIENTATION ET DE PLANIFICATION.


3.2/ LA PHASE D’APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE.

3.3/ LA PHASE DE CONTRÔLE DES COMPTES PROPREMENT DITE.

3.4/ LA PHASE DE FIN DE MISSION ET DES VERIFICATIONS


SPECIFIQUES.

3.5/ LA PHASE DE L’ETABLISSEMENT DU RAPPORT.

CONCLUSION.

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PREAMBULE

Les professionnels comptables ont un rôle important dans la société. Les


acteurs économiques, qu’ils soient investisseurs, créanciers, employeurs ou
salariés, administrations publiques ou privés et d’une manière plus générale
le public, sont largement concernés par le travail des professionnels
comptables, dont leur rôle est reconnu comme très important ; que ce soit
en matière d’établissement d’états financiers, de conseil en gestion
financière ou encore en matière fiscale.

Le comportement de ces professionnels dans leurs prestations peuvent


avoir un impact conséquent sur la santé des institutions, sociétés ou
autres. C’est pourquoi des organisations nationales et internationales ont
précisé des règles d’éthique et de déontologie qui s’appliquent aux
professionnels comptables.

Le présent travail portera sur trois grands axes

Ainsi je développerai successivement la définition du commissariat aux


comptes et des qualités requises pour l’exercice de cette profession, les
missions et les responsabilités du commissaire aux comptes, enfin la
démarche du commissaire aux comptes dans sa phase pratique.

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INTRODUCTION

La mission de commissariat aux comptes est assumée par des experts


comptables et financiers, son but est de garantir la fiabilité et la sincérité
du système comptable des entités économiques.

Leur contrôle garantit la conformité des opérations comptables et


financières transcrites, ils se matérialisent par une opinion légale
(signature légale), ce qui est communément appelé dans le jargon
professionnel « la certification ».

Dans le cadre de leurs missions, les commissaires aux comptes doivent


disposés de compétences suffisamment élevées dans les domaines de la
comptabilité, de la finance, de la fiscalité, du droit, des assurances et dans
tous autres domaines spécifiques se rapportant à leurs missions de
contrôle.

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 Qu’en est-il de cette profession en Algérie ?

Je relaterais ci-après et d’une manière sommaire l’historique de la


profession dans notre pays.

A l’indépendance de l’Algérie la profession était régie par les textes en


vigueur de l’époque et hérité de l’ère coloniale.

En 1971, le Conseil Supérieure de la Technique Comptable fût instituer et


placé sous l’égide du Ministère des Finances.

Les réformes économiques profondes à partir de 1988, ont fait que le


secteur économique a subi une mutation engendrant une décentralisation de
l’activité et une autonomie de gestion des entreprises régit par les règles
de droit commercial. La décentralisation faisant appel à plus de rigueur
dans les contrôles des entités économiques.

Par ailleurs, entre 1992 et 2002 et à l’instar d’autres pays, l’Algérie créa
l’Ordre National des Experts Comptables, des Commissaires aux Comptes
et des Comptables Agrées élus par les professionnels de la comptabilité.

Le Conseil National marquera le début de la libéralisation de l’exercice de la


profession.

La profession d’expert comptable, commissaire aux comptes et de


comptable agrée se verra renforcer par un texte de loi qui lui donnera son
cadre juridique (Loi 91-08 du 27/04/91) fixant la composition et
précisant les attributions et règles de fonctionnement du Conseil de
l’Ordre National des Experts Comptables, des Commissaires aux Comptes
et des Comptables Agrées.

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CHAPITRE 1 : DEFINTION ET QUALITES DU COMMISSAIRE AUX
COMPTES :

1.1/ DEFINITION DU COMMISSAIRE AUX COMPTES ;

« Est Commissaire aux Comptes, toute personne remplissant une mission


légale destinée à certifier en particulier que les comptes annuels sont
réguliers, sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations
de l’exercice écoulé ainsi que la situation financière et du patrimoine de la
société à la fin de l’exercice ».

Selon l’article 27 de la Loi 91-08 «Est Commissaire aux Comptes, au sens de


la présente loi, toute personne qui, en son nom propre et sous sa
responsabilité, fait profession habituelle d’attester de la sincérité et de la
régularité des comptes des sociétés et des organismes prévus à l’article 1er
ci-dessus en vertu, des dispositions de la législation en vigueur ».

1.2/ QUI PEUT ETRE COMMISSAIRE AUX COMPTES ?

Selon la loi en vigueur ( Loi 91-08 du 27/04/91) relative à la profession


d’expert Comptable, Commissaire aux Comptes et Comptables agrées et
particulièrement en son article 02 qui stipule que « nulle personne physique
ou morale ne peut exercer pour son compte sous quelque dénomination que
ce soit, la profession d’expert comptable, de commissaire aux comptes ou
de comptables agrée dans les domaines définis à l’article 1er, si elle ne
répond pas aux conditions et critères prévus par la présente loi ».

 Conditions Professionnelles et Légales :

L’article 06 de la Loi 91-08 stipule que « pour exercer la profession


d’expert comptable, de commissaire aux comptes et de comptables agrée,

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dans les domaines définis à l’article 1er, il faut remplir les conditions
suivantes

1. Etre de nationalité Algérienne,

2. Jouir de tous les droits civiques,

3. Ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation pour crime ou délit, autre
qu’involontaire de nature à entacher l’honorabilité et notamment
aucune de celles visées par la législation en vigueur, relative à
l’interdiction du droit de gérer et administrer dans les domaines
définis à l’article 1er.

4. Justifier des conditions de titres et diplômes légalement requis.

5. Etre inscrit sur le tableau de l’ordre national des experts comptables,


des commissaires aux comptes et des comptables agréés dans les
conditions prévues par la présente loi.

6. Prêter le serment prévu à l’article 4 »

1.3/ LES QUALITES REQUISES DU COMMISSAIRE AUX COMPTES :

1.3.1/ Intégrité :

Le principe d'intégrité impose à l'ensemble des professionnels comptables


l’obligation d'être droits et honnêtes dans leurs relations
professionnelles. L'intégrité fait intervenir également l'équité et la
sincérité.
Le professionnel comptable ne doit pas être associé à des rapports,
déclarations, communications ou autres informations lorsqu'il considère
que les informations données :
 Contiennent une affirmation significativement fausse ou trompeuse ;
 Contiennent des déclarations ou des informations fournies de façon
irréfléchie ;

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 Omettent ou obscurcissent des informations devant être
obligatoirement incluses lorsque cette omission ou cet
obscurcissement est de nature trompeuse.
Le professionnel comptable ne sera pas considéré en contravention avec le
paragraphe précédent s’il produit un rapport modifié concernant le ou les
points visés au dit paragraphe.

1.3.2/ Objectivité :

Le principe d'objectivité impose à l'ensemble des professionnels


comptables l’obligation de ne pas laisser des partis pris, des conflits
d’intérêts ou l'influence excessive de tiers compromettre leur jugement
professionnel.
Le professionnel comptable peut être exposé à des situations qui
peuvent porter atteinte à l'objectivité. Il n'est pas possible de définir, ni
d'établir la totalité de telles situations. Les relations qui génèrent un
parti pris où celles qui influencent de façon excessive le jugement
professionnel du professionnel comptable doivent être évitées.

1.3.3/ Compétence professionnelle, soin et diligence :

Le principe de compétence et diligence professionnelles impose les


obligations suivantes aux professionnels comptables :
 Maintenir les connaissances et les aptitudes professionnelles au
niveau requis pour que les clients ou les employeurs bénéficient d'un
service professionnel compétent ;
 Agir de façon diligente en conformité avec les normes techniques
professionnelles et légales applicables lors de la prestation des
services professionnels.

1.3.4/ Confidentialité :

Le principe de confidentialité impose aux professionnels comptables


l'obligation de s'interdire

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 De divulguer en dehors du cabinet ou de l'organisation qui les
emploie des informations confidentielles recueillies dans le cadre de
leurs relations professionnelles sans avoir d'autorisation spécifique
appropriée à moins qu'il existe un droit ou une obligation légale ou
professionnelle de le faire;
 De se servir d'informations confidentielles recueillies dans le cadre
des relations professionnelles pour leur avantage personnel ou à
l'avantage de tiers.

Le professionnel comptable doit maintenir la confidentialité, même


dans un environnement social. Le professionnel comptable doit prendre
garde à la possibilité de révéler des informations par inadvertance,
notamment à une relation d’affaires de longue date, à un proche ou à un
membre de la famille immédiate.
Le professionnel comptable doit également maintenir la confidentialité
des informations communiquées par un client ou un employeur prospectif.
Le professionnel comptable doit également s’interroger sur l’opportunité
de maintenir la confidentialité des informations circulant au sein du
cabinet ou de l'organisation qui l'emploie.
Le professionnel comptable doit prendre toutes les mesures raisonnables
pour s'assurer que les collaborateurs placés sous sa supervision et les
personnes auprès desquelles sont recueillis conseils et assistance
respectent bien l'obligation de confidentialité du professionnel comptable.
La nécessité de se conformer au principe de confidentialité se poursuit
même après la fin des relations entre un professionnel comptable et un
client ou son employeur. Lorsqu'il change d'emploi ou acquiert un nouveau
client, le professionnel comptable peut à bon droit se servir de son
expérience. Il ne doit toutefois pas utiliser ou révéler des informations
confidentielles recueillies auprès d’autres clients ou employeurs.

1.3.5/ Comportement professionnel :

Le principe de comportement professionnel impose aux


professionnels comptables l'obligation de se conformer aux lois et
règlements applicables et d'éviter tout acte susceptible de jeter le
discrédit sur la profession. De tels actes sont ceux dont un tiers

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raisonnable et averti, ayant connaissance de toutes les informations
pertinentes, conclurait qu'ils nuisent à la bonne réputation de la
profession.

Les professionnels comptables ne doivent pas nuire au renom de la


profession dans les activités de marketing et de promotion portant sur
eux-mêmes et leurs travaux. Les professionnels comptables doivent être
honnêtes et sincères et ne doivent :
- Ni exprimer de prétentions exagérées quant aux services qu'ils sont
en mesure de rendre, aux qualifications qu'ils possèdent ou à
l'expérience qu'ils ont acquise ;
- Ni faire des allusions désobligeantes ou des comparaisons sans
fondement avec les travaux d’autrui.
Le professionnel comptable doit se conformer aux lois et réglementations
applicables et doit éviter tout acte susceptible de jeter le discrédit sur la
profession.

1.3.6/ La permanence de la mission :

Le contrôle du commissaire aux comptes est permanent, ce principe est


consacré par l’article 715 bis 4 du code de commerce : « …. Ils peuvent, à
toute époque de l’année, opérer les vérifications ou contrôles qu’ils jugent
opportuns » et l’article 35 de la Loi 91-08 du 24/04/91 « Les
commissaires aux comptes peuvent, à tout moment prendre connaissance
sans déplacement des livres, des balances, de la correspondance, des
procès verbaux et généralement de tous les documents et de toute les
écritures de la société ou de l’organisme… ».

Ce qui permet au Commissaire aux Comptes d’organiser ses missions et ses


travaux en intervenant à toute période de l’exercice contrôle.

1.3.7/ Pouvoir d’Investigation :

Ce principe est consacré par les dispositions de la Loi 91-08 du 27/04/91


et du code de commerce qui donne aux Commissaires aux Comptes, le droit
d’information, de réquisition, d’assistance aux Assemblées générales et
de leur convocation et de consultation de documents.

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1.3.8/ Juxtaposition des Missions de Commissariat aux comptes et
d’expertise comptable :

Les deux professions, de part leurs missions respectives, possèdent


plusieurs points communs dans la mesure ou toutes les deux ont pour
vocation d’exprimer une opinion sur les comptes.

Cependant, il existe certaines différences statutaires qui résident dans le


fait que le commissariat aux comptes revêt une obligation légale pour
certaines sociétés et par conséquent elle est largement réglementée.

Alors que l’expertise comptable reste d’ordre contractuel.

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CHAPITRE 2 : LES MISSIONS ET LES RESPONSABILITES DU
COMMISSAIRE AUX COMPTES :

Le commissaire aux comptes a pour mission principale et légale, de vérifier


les comptes de l’exercice, tels qu’arrêtés par les comptables de
l’entreprise, afin de juger de leur régularité, de leur sincérité et de leur
aptitude à fournir une image fidèle sur le patrimoine et la situation
financière de l’entreprise.

Il s’agit donc d’une mission de révision qui consiste à s’assurer de


l’intégrité des documents et de la transcription des opérations comptables
soumises à examen.

2.1/ LES MISSIONS PERMANENTES DU COMMISSAIRE AUX


COMPTES :

Les missions permanentes du commissaire aux comptes sont définies par


l’article 28 de la loi 91-08.

2.1.1/ La Certification :

Le commissaire aux comptes a pour mission de vérifier que les comptes


annuels sont réguliers et sincères et qu’ils donnent une image fidèle des
résultats, des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation
financière et du patrimoine de la société.

2.1.2/ La Sincérité :

La sincérité concerne l’application de bonne foi de ces règles et


procédures en fonction de la connaissance que les responsables des
comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance de ces
opérations, événements et situations. L’image fidèle ne peut être dissociée
de la régularité et de la sincérité des comptes. La conformité aux
principes comptables est un passage obligé pour que les comptes annuels
donnent une image fidèle.

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2.1.3/ La Vérification :

Le commissaire aux comptes doit vérifier la sincérité et la concordance


avec les comptes annuels des informations données dans le rapport de
gestion fourni par les dirigeants aux actionnaires, associés ou sociétaires.

Les Interventions connexes à la mission générale :

En sa qualité de Commissaire au Comptes de l’entreprise, ce dernier


effectue des interventions connexes à sa mission générale, elles sont
consécutives :

 A des opérations particulières décidées par la société telle que


l’augmentation de capital, la fusion ect…
 A des événements survenants dans la société tels que ceux
conduisant à la procédure d’alerte (informer les dirigeants des
entreprises des faits de nature à compromettre la continuité de
l’exploitation que le Commissaire aux Comptes a relevés à
l’occasion de l’exercice de sa mission), à la révélation des faits
délictueux , ect… les interventions connexes à la mission générale
du Commissaire aux Comptes relèvent d’examens particuliers
définis par la Loi ou par Convention et propre à chaque
intervention.

Les Interventions définies par la Loi :

Les interventions du Commissaire aux Comptes prévues dans le cadre


conceptuel ont pour objet de s’assurer de la conformité aux règles, de
jugez de la fiabilité des informations, d’appréciez les causes et conditions
des différentes opérations et de signalez les faits.

Suite à des opérations particulières décidées par la société :

Il s’agit des opérations suivantes :

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 Opérations relatives au capital (augmentation ou réduction de
capital, offre publique d’échange, émissions d’obligations
convertibles en actions ect…),
 Autres opérations d’émission, émissions de certifications
d’investissements, émission d’autres valeurs mobilières, ect …),
 Opération sur titres (regroupement d’action),
 Opérations de transformation d’une société,
 Certification du bilan servant au versement d’acomptes sur les
bénéfices (Article 723 du code de commerce).
 Appréciation des propositions d’une modification des formes et
méthodes d’évaluation, des comptes sociaux (Article 717 du code de
commerce).
 Permettre toute convention intervenant d’une façon directe ou
indirecte entre la société et les membres du conseil d’administration
ou conseil de surveillance, et, toute convention intervenant avec une
autre entreprise si l’un des administrateurs de la société ou
surveillant est propriétaire, associer ou administrateur dans cette
dernière entreprise (Article 628 du code de commerce).

2.1.3/ Acceptation des conventions particulières :

Le commissaire aux comptes est chargé d’apprécier les conditions de


conclusion des conventions entre l’entreprise contrôlée et les entreprises
ou organismes qui lui sont affiliés ou avec les entreprises dans lesquelles
les administrateurs et dirigeants de la dite entreprise ont un intérêt
direct ou indirect.

2.1.4/ Signaler les insuffisances :

Le commissaire aux comptes doit signaler aux dirigeants et à l’assemblée


générale, ou à l’organe délibérant habilité, toutes les insuffisances de
nature à compromettre la continuité d’exploitation de l’entreprise et dont
il a pu avoir connaissance.

Ces missions consistent à l’exclusion de toute immixtion dans la gestion à


vérifier les valeurs et documents de la société.

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Les termes en rapport avec la mission du commissaire aux comptes ont
pour signification ce qui suit :

 La Certification : C’est donner à autrui sa propre conviction,


d’une manière générale ; ceci concerne directement les résultats
consignés dans les documents annuels de la société qui sont le bilan
et les comptes de résultats.
 La Régularité : C’est la conformité aux lois et règlements en
vigueur.
 La Sincérité : C’est l’existence de la bonne foi quant à
l’application des lois et règlements en vigueur.

2.2/ LES MISSIONS PARTICULIERES OU SPECIALES DU


COMMISSAIRE AUX COMPTES :

Ces missions très variées et de nature temporaire peuvent être résumées


comme suite :

 Signaler à l’assemblée générale, conseil d’administration et au


procureur de la république, toutes les irrégularités et les
inexactitudes des relevés (Articles 680, 715bis10 et 715bis13du
code de commerce).
 Certification du bilan servant au versement d’acomptes sur les
bénéfices (Article 723 du code de commerce).
 Appréciation des propositions d’une modification des formes et
méthodes d’évaluation, des comptes sociaux (Article 717 du code
de commerce).
 Il donne son opinion d’une façon spéciale sur la liste des cinq (5) ou
dix (10) premiers employés ayant les salaires les plus élevés dans la
société durant l’exercice à contrôler.
 Permettre toute convention intervenant d’une façon directe ou
indirecte entre la société et les membres du conseil
d’administration ou conseil de surveillance, et, toute convention
intervenant avec une autre entreprise si l’un des administrateurs
de la société ou surveillant est propriétaire, associer ou

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administrateur dans cette dernière entreprise (Article 628 du
code de commerce).
 Le commissaire aux comptes peut demander des explications au
président du conseil d’administration qui est tenu de répondre sur
tout fait, à défaut de réponse ou si celle-ci n’est pas satisfaisante,
le commissaire aux comptes invite le président du directoire à faire
délibérer le conseil d’administration ou le conseil de surveillance
sur les faits relevés.

Dans le cas du « non-respect » de ces décisions, le commissaire aux


comptes établit un rapport spécial qui est présenté à la plus prochaine
assemblée générale (Article 715bis11 du code de commerce).

2.3/ LES RESPONSABILITES DU COMMISSAIRE AUX COMPTES :

Selon l’article 49 de la loi 91-08 du 27/04/1991 « …les commissaires aux


comptes ont une responsabilité générale de diligence et une obligation de
moyens et non de résultats… ».

Trois actions en responsabilité peuvent être engagées à l’égard d’un


commissaire aux comptes : Disciplinaire, Civile et Pénale.

2.3.1/ La Responsabilité Disciplinaire :

Conformément à l’article 53 de la loi 91-08 du 27/04/1991, relative à la


responsabilité disciplinaire des commissaires aux comptes : « … il peut
être engagé devant l’ordre national pour toute infraction ou manquement
aux règles professionnelles en dehors de ce cadre général de la
responsabilité disciplinaire ».

La responsabilité disciplinaire sera reconnue comme telle, lorsque le


comportement d’un commissaire aux comptes sera contraire à la probité
ou à l’honneur de la profession même et ne se rattachant pas l’exercice de
la profession.

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Quant aux sanctions elles peuvent être et selon la nature de la faute
constatée :

1) La réprimande.
2) L’avertissement.
3) La suspension à temps partiel.
4) La radiation.

2.3.2/ La Responsabilité Civile :

La responsabilité civile est définie comme l’obligation de réparer les


conséquences d’une action dommageable d’autrui dans ce contexte,
l’article 715bis14 du code de commerce Algérien, stipule : « … les
commissaires aux comptes sont responsables tant à l’égard de la société
que des tiers, des conséquences dommageables, des fautes et négligences
par eux, commises dans l’exercice de leurs fonctions. Ils ne sont pas
civilement responsables des infractions commises par les administrateurs
ou les membres du directoire, selon le cas, sauf si, en ayant eu
connaissance, ils ne les ont pas révélées dans leur rapport à l’assemblée
générale et ou au procureur de la République ».

Les types de fautes et négligences sont généralement :

 L’insuffisance des rapports ou l’absence de certaines mentions.


 L
e « non-respect » de l’égalité entres actionnaires.
 L
a « non - révélation » à l’assemblée générale ordinaire ou
irrégularité ou inexactitude relevée dans l’exécution de la mission.

2.3.3/ La Responsabilité Pénale :

Selon l’article 52 de la loi 91-08 du 27/04/1991, la responsabilité des


commissaires aux comptes peut être engagée conformément au code de
procédure pénal pour tout manquement à une obligation pénale, qui peut
être :

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 L’existence d’un cas de compatibilité ou d’interdiction légale de la
profession du commissaire aux comptes.
 Violation du secret professionnel.
 Non révélation des délictueux dont il a eu connaissance au
procureur de la république.
 Donner ou confirmer des fausses informations sur la situation de
la société.
 Donner ou confirmer des indications inexactes dans les rapports
présentés à l’assemblée générale appelée à décider la suppression
du droit préférentiel de souscription des actionnaires.

CHAPITRE 3 : LA DEMARCHE DU COMMISSAIRE AUX COMPTES :

Pour réaliser sa mission, dont l’aboutissement est la rédaction d’un rapport


exprimant ou non la certification des comptes annuels de la société
auditée, le Commissaire aux Comptes doit suivre une démarche qui peut
être formalisée par le schéma suivant :

Lettre de mission

Prise de connaissance générale de l’entreprise

Orientation et organisation de la mission

Evaluation du contrôle interne

L’examen des comptes

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Travaux de fin de mission

Pour effectuer
Rédaction
au du
mieux
rapport
la mission
général
d’audit
et du
des
rapport
comptes,
spécial
il est nécessaire
de mettre en place une véritable « stratégie d’audit ». il s’agit alors de
connaître l’entité et son environnement, comprendre la manière dont
l’entité est organisée, identifier les risques que les comptes ne soient pas
« corrects », et prévoir les travaux à réaliser pour collecter des éléments
qui permettent au Commissaire aux Comptes de fonder son opinion.

C’est pour cette raison que le commissaire aux comptes est amené à
adopter une démarche rationnelle systématique qui se décompose en
différentes phases mais complémentaires l’une de l’autre :

3.1/ LA PHASE D’ORIENTATION ET DE PLANIFICATION :

Elle est considérée comme le début de la mission ou le commissaire aux


comptes recense l’ensemble des risques généraux qui devront faire l’objet
de contrôle spécifique dans la mesure ou elle intéresse des domaines et
des systèmes significatifs, c’est également la phase ou le commissaire aux
comptes fixe le seuil de signification, l’ensemble de ces éléments qui
représente la stratégie d’audit est consigné dans un plan de mission dont
l’objectif en tenant compte de la situation et des risques propres à
l’entreprise.

3.2/ LA PHASE D’APPRECIATION DU CONTRÔLE INTERNE :

Le commissaire aux comptes est amené à apprécier le contrôle interne


concernant un ou plusieurs systèmes significatifs ou à risque normalement
prévu dans le plan de mission.

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3.3/ LA PHASE DE CONTRÔLE DES COMPTES PROPREMENT DITE :

C’est la phase de mise en œuvre des contrôles du plan de mission et


l’analyse de contrôle interne, cela nécessite une approche globale et une
analyse analytique qui permet d’identifier les flux financiers significatifs,
les variations anormales et les tendances.
Les techniques d’audit utilisées sont :

 Les contrôles sur pièces : confrontation des flux comptables et ses


justificatifs.
 L’observation physique : concerne les immobilisations, les stocks et
les disponibilités.
 La confirmation directe : c’est une procédure qui consiste à
demander à un tiers ayant un lien d’affaires avec l’entreprise
contrôlée les informations concernant l’existence d’opération, de
solde ou de toutes autres opérations.
 Les sondages.

3.4/ LA PHASE DE FIN DE MISSION ET DES VERIFICATIONS


SPECIFIQUES :

Ce sont des travaux de contrôles afin de parvenir à une opinion définitive.

D’autre part, le commissaire aux comptes est amené à procéder à des


contrôles spécifiques qui portent essentiellement sur les actions de
garantie, les conventions réglementées, l’égalité entre les actionnaires, la
véracité des informations des rapports et des documents adressés aux
gestionnaires ou encore la rémunération des personnes les mieux
rémunérées.

3.5/ LA PHASE DE L’ETABLISSEMENT DU RAPPORT :

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Le commissaire aux comptes est amené à rédiger différents rapports en
fin de mission :

 Le rapport général du commissaire aux comptes, qui comporte


deux parties, l’une relative à l’expression sur les comptes et l’autre
relative aux vérifications et informations spécifiques.
 Le rapport intérimaire :
 L’opinion sur les comptes est une certification sans réserve (mais
éventuellement avec observations), ou une certification avec
réserves ou enfin, un refus de certification.
 Le rapport spécial sur les conventions réglementées, augmentation
de capital, etc…
 Un rapport sur les documents prévisionnels obligatoires, le cas
échéant.
 L’attestation portant sur la rémunération des cinq (5) ou dix (10)
personnes les mieux rémunérées.

A la fin de sa mission, le commissaire aux comptes est amené à rédiger un


rapport dans lequel il donne son opinion qui aboutit, soit à :

 Une certification pure et simple : les comptes sont déclarés


réguliers et sincères.
 Une certification avec réserve : en raison par exemple de
désaccord sur les règles ou les méthodes d’élaboration ou de
présentation des comptes.
 Un refus de certification : en raison d’anomalies graves constatées.

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CONCLUSION :

L’importance de la profession de comptables et particulièrement celle du


commissariat aux comptes s’est naturellement imposée au fil des époques,
par la modernisation des sociétés.

Le commissariat aux comptes est devenu un outil efficace et perspicace


pour les actionnaires des sociétés et pour l’état.

Il permet de veiller à l’utilisation rationnelle mais aussi et surtout légale


des deniers, qu’ils soient privés ou publics.

Le commissariat aux comptes a, par la force des choses, évolué d’une


obligation légale à un label de qualité qui garantie le bon fonctionnement
des entités et organismes contrôlés.

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