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Maureen Le Menn

Claire Naveau
Lanxin Hu
Florine Waultier

Patrimoine Immatériel : étude de cas n°1

Question 1 :

Nous avons choisi deux méthodes scientifiques pour présenter le thème “ Clichés du colon ”
: la première étant l’analyse des sociétés humaines (aussi appelée l’ethnologie) et la
seconde la sémiologie (l’étude des systèmes de signes).

Question 2 :

Nous pouvons aborder en premier lieu l’analyse des sociétés humaines. En effet, pour
comprendre une société, il faut l’étudier en profondeur. C’est pourquoi on s’appuie sur une
démarche multidisciplinaire, à la fois comparative et explicative d’un ensemble de caractères
sociaux culturels et symboliques qui vont former un fait social total. Sans une mise en
évidence des concepts qui lui sont propres, il serait impossible d’expliquer une société. Pour
ce faire, l’enjeu est de s’appuyer sur l’ensemble de ses expériences et de ses réalisations.
S’il l’on reprend d’ailleurs la méthodologie de Lévi-Strauss, fondateur du structuralisme, on
retrouve ici un système de concepts qui s’opposent. Lévi-Strauss avait montré que la culture
forme un système de valeurs opposées. Dans ce texte, on peut mettre en avant deux visions
différentes de cette culture :
- une représentation des femmes “pacifiée et idéalisée”, où elles semblent apparaître
comme étant “belles et fières” : “vitrine”
- l’envers du décor, une réalité empreinte de “mélancolie”, d’abandon et de “honte”
que l’on retrouve enfoui dans le regard de ces femmes : “vérité”
Les avis sont finalement très tranchés entre ces deux visions, il n’y a pas de point de vue
neutre.

La deuxième méthode d’analyse est celle de la sémiologie, autrement dit, de l’étude des
systèmes de signes. On remarque dans ce texte, un système d’interprétations symboliques
autour du corps de la femme au temps des colonies. Plusieurs connotations lui sont
associées : “l’exotisme”, “clichés”, “fantasme”, “aguichantes”, “érotique”, “fantasmagorie”
Toutes ces connotations influencent la manière dont on perçoit la culture. En outre, cela
forme une mythologie, un ensemble de mythes, légendes et symboles propres à une
civilisation. Cette mythologie est encore très présente pour ces femmes de l’époque
coloniale, qui ont conscience de la façon dont on les perçoit de l’extérieur.

Question 3

Nos 4 axes pour construire cette exposition sont donc les suivants :
- Les clichés des femmes coloniales : Il s’agit de montrer tous les stéréotypes associés
à cette culture et une perception extérieure de cette civilisation, avec un regard non
pas analytique mais simplement observateur. Le spectateur se “mettra à la place” du
photographe. La vision présentée sera celle que l’on veut nous faire croire : une
société idéalisée, sans problème apparents.
- Le deuxième axe portera sur l’envers du décor. Cette étape du parcours marque un
processus de démolition de cette vision. On insistera sur l’idée que les femmes n’ont
pas d’autres choix que de “vendre leur image” contre un peu d’argent, leur
permettant au mieux de subsister. Il faut déclencher une prise de conscience chez
les visiteurs et montrer que les apparences sont parfois trompeuses.
- Le troisième axe mettra en avant un aspect plus complexe de ces femmes :
l’ambivalence de leur sentiment vis à vis de leur corps : à la fois le “plaisir de se
savoir belle” mais aussi “le refus de s’abandonner malgré un corps dévoilé”.
Finalement, on proposera au visiteur de voir à travers le prisme d’une culture qui
mérite d’être étudiée.
- Pour finir, on abordera le thème de l’importance de la transmission, d’oser libérer la
parole, comme évoqué dans le début de l’article “elle ne lui a encore rien dit. Les
mots manquent d’ailleurs quelques peu quand on découvre ces images tirées de
l’oubli”, “gêne à replonger dans cet exotisme de pacotille”.