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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MENTOURI – CONSTANTINE
FACULTE DES SCIENCES DE L’INGENIEUR
DEPARTEMENT D’ELECTROTECHNIQUE

Enseignant: Mr.REMRAM
1
ANNEE UNIVERSITAIRE 2010/2011

TABLE DES MATIERES

 DEFINITION D'UN BIOMATERIAU 6


 GENERALITES SUR LES POLYMERES 6
 DEFINITION DES POLYMERES 7
 HISTORIQUE 11
Les polymères appartiennent à une science qui a pris son essor dans les années40, car pendant
la guerre, il est apparu nécessaire de fabriquer certains matériaux qui manquaient alors. 11
 NOMENCLATURE DES POLYMERES 12
 STRUCTURE DES POLYMERES:12
 Structure primaire.....................................................................................................................13
 Structure secondaire.................................................................................................................14
 Structure tertiaire......................................................................................................................15
 LES PROPRIETES DES POLYMERES : 16

Diagrammes Contraintes / Déformations...................................................................................18


 CLASSIFICATION DES POLYMERES : 20

 SELON LEUR ORIGINE :...................................................................................................20

 SELON LA COMPOSITION CHIMIQUE DE LEUR CHAINE SQUELETTIQUE :. .22

 SELON LEUR MASSE MOLECULAIRE :.......................................................................23

 SELON LE NOMBRE DE TYPE D'UNITES REPETITIVES :......................................23

 SELON LA REGULARITE DE L'ENCHAINEMENT DE MOTIFS :...........................23

 SELON LEURS PROPRIETES THERMOMECANIQUES :..........................................23

 SELON L'ARCHITECTURE DE LEUR CHAINE :.........................................................24

 SELON LEUR ETAT PHYSIQUE :....................................................................................25

 SELON LEUR CRISTALLINITE :.....................................................................................25

 SELON LE NOMBRE DE LIAISONS ENTRE LES UNITES CONSTITUTIVES :.....26

 SELON L'AROMATICITE DE LEUR CHAINE SQUELETTIQUE :.........................................................27

 SELON LEUR TACTICITE :............................................................................................................................28

1
 SELON LEUR CHARGE IONIQUE :..............................................................................................................28

 SELON LEUR CONDUCTIVITE THERMIQUE ET/OU ELECTRIQUE :..................28

 SELON LEUR STABILITE THERMIQUE:......................................................................28


 DEFINITION DES BIOPOLYMERES : 28
 TYPES DES POLYMERES : 29
 POLYMERES INERTES:---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 29

 POLYMERES NATURELS:------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 34

 POLYMERES BIODEGRADABLES:------------------------------------------------------------------------------------------------ 40

 POLYMERS BIO-BASED:-------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 41

 POLYMERISATION DES POLYMERES : 44


 UTILISATION DES POLYMERES EN MEDICAL: 45
 le polychlorure de vinyle extracorporelle 49
 Cotyle polyéthylène très haute MW 49
 Polypropylène 50
 Caoutchouc de silicone shunts hydrocéphalie 49
 Polycarbonates 49
 Polyester 49
 Polytetra uoroethylene 49
 Polyuréthane 49
 DURE DE VIE DES POLYMERE 50
 DISPOSITIFS RESORBABLES………………………………………………………………………………..50
 DISPOSITIFS SEMI-PERMANENTE………………………………………………….……………………….50
 DISPOSITIFS PERMANENTS………………………………………………………...…………………..……50
 DISPOSITIFS TEMPORAIRES…………………………………………………………………………………51
 SUBSTITUTS DE GREFFE………………………………………………………...……………….………….51
 LES DISPOSITIFS COMPLEXES……………………………………………...………………………….….51

 LA BIOCOMPATIBILITE DES POLYMERES : 51


 LES IMPLANTS : 53
 LES DENTS ARTIFICIELS……………………………………………………………..………………………53
 PANCREA ARTIFICIEL………………………………………………………………………….…..…………54
 LES LIGAMENTS ARTIFICIELS …………………………………………………….……..…………………55
 L'EPITHESE VERS UN REHABILITATION MAXILLO-FACIALE, ESTHETIQUE ET
FONCTIONNELLE……………………………………………………………………………….…………….56.
 MATERIAUX DES LENTILLES CORNEENNES SOUPLE………………………………..………………...58
1
 CONCLUSION : 60

 DEFINITION D'UN BIOMATERIAU


 « Tout matériau, naturel ou non, comprenant tout ou partie d'une structure
vivante ou d'un appareil biomédical qui exécute ou remplace une fonction
naturelle. »

En 1987, Williams a défini un biomatériau comme :

 Un matériau non viable utilisé dans un dispositif médical, destiné pour agir
réciproquement avec des systèmes biologiques
 un matériau qui est utilisé et adapté pour les applications médicales. Ils peuvent
avoir une fonction bénigne, comme être utilisé pour remplacer des valves du
cœur, mais ils peuvent aussi être bioactifs et utilisés à des fins plus interactives,
comme des implants de hanche couverts d'une couche d'hydroxy-apatite
(matériau composant les os, il permet une meilleure compatibilité avec les tissus
du corps ), les biomatériaux sont aussi utilisé dans les applications dentaire,
chirurgicale et la délivrance de produits médicamenteux (grâce à des outils
introduits dans le corps et permettant de délivrer des substances médicales de
manière prolongée). Les biomatériaux peuvent être classé en quatre groupes:

- Métaux et alliages métalliques


- Céramiques
- Polymères et « matières molles »
- Matériaux d'origine naturelle
 GENERALITES SUR LES POLYMERES

 Un matériau polymère peut se présenter sous forme :


 liquide (plus ou moins visqueux)
 solide à température ambiante.
Les polymères ont un comportement viscoélastique. En effet, ils
démontrent simultanément des propriétés élastiques et un caractère
visqueux.
 L'enchaînement des motifs monomères peut se faire de façon linéaire
(polymères linéaires), présenter des ramifications aléatoires (polymères
branchés) ou systématiques et régulières (dendrimères).

1
Du fait des degrés de liberté de la conformation (disposition dans l'espace) de chaque
motif monomère, la conformation du polymère résulte de cet enchaînement mais
également des interactions entre motifs.

 Les polymères fabriqués à partir d'un seul type de monomère sont désignés par
homopolymère (exemples : polyéthylène, polystyrène). Dès qu'au moins deux
types de monomère participent à la formation des macromolécules, on parlera
de copolymères (cas du styrène-butadiène). La variété des copolymères est très
importante. Ces matériaux possèdent des propriétés physico-chimiques et
mécaniques intermédiaires avec celles obtenues sur les homopolymères
correspondants.
 On distingue deux grandes catégories de réactions chimiques permettant la
préparation des polymères : la polymérisation en chaîne ou « polyaddition »
(pour produire par exemple le polyéthylène, le polypropylène, le polystyrène) et
la polymérisation par étapes ou « polycondensation » (pour synthétiser par
exemple le polyéthylène téréphtalate).

 DEFINITION DES POLYMERES

 Un polymère (étymologie : du grec pollus, plusieurs, et meros, partie) est un


système formé par un ensemble de macromolécules de même nature chimique.
Il est issu de l'enchaînement covalent d'un grand nombre de motifs monomères
identiques ou différentsLes termes « polymère » et « macromolécule » sont
fréquemment confondus.

Un polymère est organique (le plus souvent) ou inorganique

 Le terme « polymère » désigne des matières abondantes et variées : des


protéines les plus ténues aux fibres de Kevlar haute résistance. Certains
polymères sont utilisés en solution comme par exemple dans les shampooings ;
d'autres forment des matériaux solides.
Pour ces applications, les polymères sont généralement mélangés à d'autres
substances - des charges telles la craie, des additifs tels les antioxydants - dans
des opérations de formulation.
 La fabrication des objets eux-mêmes résulte la plupart du temps d'une opération
de mise en œuvre dans un procédé industriel qui relève du domaine de la
plasturgie.

1
Un polymère peut être :

 naturel :(exemples : polysaccharides, ADN)


 artificiel :obtenu par modification chimique d'un polymère naturel (exemples :
acétate de cellulose, méthylcellulose, galalithe)

 synthétique :préparé par polymérisation de molécules monomères (exemples :


polystyrène, polyisoprène synthétique).

Les polyoléfines, représentées principalement par les polymères thermoplastiques de


grande consommation polyéthylène et polypropylène, constituent la plus importante
famille de polymères.

 Il existe trois formes de polymères,

 les linéaires

 les ramifiés

 les réticulés

La fonctionnalité d’un monomère caractérise le nombre sites réactifs. Une fonctionnalité égale à 2 permet la
synthèse de polymère linéaire. Une fonctionnalité du monomère supérieure à 2 conduit à la formation d’un
réseau tridimensionnel insoluble et infusible.

Polymère linéaire Polymère ramifié Polymère réticulé

1
 Exemple :
n est très grand

H2C CH2 H2C CH2 * C C n*


éthylène unité de répétition
H2 H2
monomère polyéthylène
polymère

-CH2-CH2- est l’unité du polymère.


Tout monomère comporte au minimum deux sites réactifs. La polymérisation sur la
double liaison du monomère correspond à l’ouverture de la double liaison.

H
H2C CH * C C n *
H2
styrène Ph Ph
Il n’y a pas que des doubles liaisons qui forment des polymères 

 EXEMPLE DE POLYMERES USUELS.

 Le polymère le plus utilisé est le polyéthylène (PE).

H2C CH2 * C C n *
H2 H2
1
 C’est le matériau d’emballage par excellence.
 Le deuxième polymère fort utilisé est le polypropylène (PP).

H
H2C CH * C C n *
H2
CH3 CH3

 C’est un plastique dur. On le retrouve dans tous les matériaux de plomberie.


 Le polychlorure de vinyle (PVC).

H
H2C CH * C C n *
H2
Cl Cl

 On l’utilise pour la fabrication des chaussures synthétiques et des disques.


 Le polytétrafluoroéthylène (PTFE).

F F
F2C CF2 * n *
F F
 Ce polymère est plus connu sous le nom de Téflon® (anti-adhésif).

 Le polystyrène (PS).

H
H2C CH * C C n *
H2
Ph Ph
 On s’en sert pour les emballages.

 Le polyoxyde d’éthylène (POE).

1
H2C CH2 * C C O n *
H2 H2
O
On l’utilise en cosmétique.

 Le polyméthacrylate de méthyle (PMMA).

CH3 CH3
H2C C * C C n *
H2
O C OCH3 COOCH3

 On l’utilise pour la fabrication de Plexiglas®.

 Les polyamides avec l’exemple du nylon.

O
H2N (CH2)10COOH * N (CH2)10 O n *
H
 On s’en sert pour la fabrication de fibres synthétiques.
L’écriture de ces polymères est très réductrice et ne parle pas de la réalité sous-jacente

 HISTORIQUE

Les polymères appartiennent à une science qui a pris son essor dans les années40,
car pendant la guerre, il est apparu nécessaire de fabriquer certains matériaux qui
manquaient alors.

Avant 1940, il y avait déjà eu des sursauts. Les premiers soubresauts de la
chimie des polymères sont apparus dès les années 1900.
A cette époque, on distinguait les molécules organiques en deux catégories:

 Les cristalloïdes 

1
Les cristalloïdes sont des composés organiques cristallisables, de température de
fusion et de masses molaires définies
 Les colloïdes
Les colloïdes sont des molécules visqueuses, ne cristallisant pas et ayant des
températures de fusion mal définies. Lorsque l’on mesurait leur masse molaire, on
la trouvait supérieur à 100,000. Cela renforçait l’idée que ces molécules étaient des
agrégats. Les chimistes allemands appelaient cette chimie la chimie des saletés
(« Schmutzen Chimie »).

En 1925, Staudinger déclare que les colloïdes sont une association de plus de
100 000 atomes de carbones reliés entre eux par des liaisons covalentes. A
l’époque, c’est une hérésie. (Théorie de la chimie moléculaire)

Dans le début des années 1950, Carothers et Flory admettent et montrent que
des édifices covalents de masse molaire supérieure à 100 000 existent.

Dès cette époque, on a établi la notion de polymères.
 NOMENCLATURE DES POLYMERES

L’IUPAC (International Union of Pure and Applied Chemistry), suivie par les
différents organismes de normalisation à l’échelon national (AFNOR) et
international (ISO), a adopté pour les plastiques une nomenclature reflétant la
nature chimique :

 soit du monomère de départ dans le cas d’une polymérisation simple 


 soit du motif unitaire constitutif du polymère, lorsque ce dernier résulte de la
polyaddition ou de la polycondensation de deux produits de base distincts.
 NOMS GENERIQUES DES FAMILLES DE POLYMERES

Ils sont généralement constitués par le préfixe poly suivi du nom chimique du
groupement fonctionnel caractérisant :


soit tous les polymères appartenant à la famille considérée :
par exemple : polyamides, polyesters, polyuréthanes... ;

soit tous les monomères de départ conduisant à la famille considérée :
par exemple : polyvinyliques, polyoléfines...
 STRUCTURE DES POLYMERES:
 Bien que la propriété fondamentale des polymères en bloc soit le degré de
polymérisation, la structure physique de la chaîne est également un facteur
1
important qui détermine les propriétés macroscopiques.
Les termes configuration et conformation sont employés pour décrire la
structure géométrique d'un polymère et sont souvent confus. La
configuration se rapporte à l'ordre qui est déterminé par les liaisons
chimiques. La configuration d'un polymère ne peut pas être changée à moins
que les liaisons chimiques soient cassées et être reformée. La conformation
se rapporte à l'ordre qui résulte de la rotation des molécules au sujet des liens
simples.

- plusieurs niveaux de polymères :


Un polymère va avoir une structure que l’on peut détailler en plusieurs niveaux :
 Structure primaire.
 Structure secondaire.
 Structure tertiaire.

 Structure primaire.


La structure primaire est l’enchaînement covalent des motifs monomères.
Ainsi du point de vue stéréoisomérique, le motif -CH 2-CH(Ph)-CH2-CH(Ph)-CH2-
CH(Ph)- va avoir plusieurs formes :

H Ph H Ph H Ph H Ph

H Ph Ph H H Ph Ph H

II

Le cas I est un isomère isotactique et le cas II est le cas syndrotactique.

Quand il n’y a aucun ordre dans le polymère, on parle d’isomère atactique.

L’existence de plusieurs formes stéréoisomériques va entraîner des propriétés
physiques complètement différentes entre les stéréoisomères.

1

Ainsi si on a un enchaînement covalent de monomères St et Bu, le polymère
obtenu aura une structure primaire de type : St-Bu-Bu-Bu-St-St-Bu-St.

 Exemple avec le butadiène :

Le butadiène de formule C1H2=C2H-C3H=C4H2.



Pour former le polybutadiène, on peut avoir deux types d’addition, l’addition
1,2 qui donne le PBu 1,2 et l’addition 1,4 qui donne le PBu 1,4. Ce dernier
possède deux isomères géométriques I et II.

H2 H2 H2
* C * C C *
H n
C C C C
H H H
trans C n * cis
H2
I II


Ainsi cette différence géométrique va entraîner deux polymères de propriétés
complètement différentes. Ainsi le polymère I trans est un élastomère
(caoutchouc naturel) tandis que le polymère II cis est le gutta percha (utilisé
pour les balle de golf).

 Structure secondaire


C’est la conformation d’une chaîne isolée.

Ainsi, en solution, la chaîne se met en pelote statistique.

1

La pelote statistique est sans arrêt en train de bouger mais elle occupe un
volume hydrodynamique à peu près constant, la distance entre les deux
extrémités étant <r²>.
Sous forme solide, on retrouve la chaîne sous deux formes.
- La chaîne garde son organisation en pelote et le solide obtenu est amorphe.
- La chaîne s’organise du fait d’interactions particulières (liaisons H, interactions
polaires).

Ainsi, quand on a une chaîne d’hydrocarbures saturés du type polyéthylène, il y
a peu d’interactions. Pour d’autres chaînes du type HC=CH(CºN)
(acrylonitrile), le groupement CºN a un grand moment dipolaire, ce qui va
organiser la molécule de polymère en forme d’hélice.

forme
zig-zag

 Structure tertiaire.


Cette structure touche à l’organisation des chaînes au sein du matériau.

1

Certains polymères, à l’état solide, gardent leur forme pelote. On va donc avoir
un matériau constitué de pelotes statistiques enchevêtrées. Un matériau
amorphe est un verre et l’on dit alors que le polymère est à l’état vitreux.

Si le polymère est constitué d’hélices ou de zigzags, il y a des possibilités de
réorganisation de ces hélices. On a alors organisation des hélices ou des zigzags
du matériau à l’échantillon supérieur.


Les zones organisées baignent dans des zones amorphes.

Ces structures sont parfaitement analysables par analyse thermique. Cette
analyse va nous dire si le polymère a une structure amorphe ou s’il existe une
certaine organisation de celle-ci.
 Conformation

Si deux atomes sont joints par un lien simple, la rotation au sujet de ce lien est
possible puisque, à la différence d'un lien double, elle n'exige pas de casser le
lien.
La capacité d'un atome de tourner de cette façon relative aux atomes qu'elle
joint est connue comme ajustement de l'angle de torsion. Si les deux atomes ont
d'autres atomes ou groupes attachés à eux puis des configurations qui changent
dans l'angle de torsion sont connues comme conformations.
Puisque les différents conformations représentent des distances variables entre
les atomes ou les groupes tournant autour du lien, et ces distances déterminent
la quantité et le type d'interaction entre les atomes ou les groupes adjacents, la
conformation différente peut représenter différentes énergies potentielles de la
molécule.
 LES PROPRIETES DES POLYMERES :

Lorsqu'on parle de propriété d'un matériau, on se réfère à la façon dont il
réagit à une sollicitation. On pourrait aussi la nommer comme une sensibilité à
1
cette stimulation, ou bien son inverse, la stabilité et la résistance. Ainsi, les
propriétés thermiques décrivent le comportement du matériau vis-à-vis de la
chaleur.

 PROPRIETES THERMIQUES, LES THERMODURCISSABLES ET LES


THERMOPLASTIQUES :

On peut classer les polymères en deux types, en fonction de leur réaction à la
chaleur: les thermodurcissables et les thermoplastiques.

 Les thermoplastiques :


fondent lorsqu'on les chauffe, tout comme la glace ou le beurre. C'est le cas du
polyéthylène, du polypropylène, des polyamides, de certains polyesters. C'est
pourquoi il n'est pas recommandé d'oublier le panier à salade en plastique sur la
plaque chaude de la cuisinière. En revanche, l'avantage est que dans l'état fondu,
on peut les mouler dans la forme que l'on veut. C'est un procédé industriel
employé pour fabriquer des objets à la pièce, en discontinu. Ce procédé est bien
connu également pour les métaux, mais les températures de fusion des
polymères sont bien plus basses, de l'ordre de 80°C à 300°C. Un autre procédé
répandu de mise en forme est l'extrusion qui consiste à faire passer la matière
chaude dans une vis qui l'entraîne dans une filière dont le profil permet de
produire des fils, des films, des plaques, des tubes, des enrobages de câbles.

 Les thermodurcissables:


durcissent quand on les chauffe. Un exemple connu est celui des colles ou des
peintures. Ils sont également très employés comme pièces de structure
thermostables, par exemple les résines polyépoxydes, certains polyuréthanes,
certains polyesters. On les met en forme lorsqu'ils sont encore dans leur état
mou, de la même manière que les thermoplastiques, avant qu'ils ne durcissent
sous l'effet de la chaleur et d'additifs chimiques qui induisent la réaction de
polymérisation.

 PROPRIETES MECANIQUES, TRANSITION VITREUSE « LES


ELASTOMERES»


Le succès des polymères provient en partie de la facilité avec laquelle on peut
leur donner des formes voulues (d'autant plus à l'état fondu). Ils sont très
1
malléables, très plastiques, d'où leur nom. En fait, cette plasticité varie dans une
large gamme, des plus rigides, durs et cassants, aux plus mous (pâtes) ou
élastiques (élastomères).
Les propriétés mécaniques décrivent leur comportement vis à vis des
sollicitations mécaniques telles que pressions, étirements, torsions, frottements,
chocs et effets de la pesanteur.
Autrement dit est-ce que la structure et la forme du polymère sont stables dans
le temps, même s'il est un peu bousculé? Certains polymères seront appréciés
pour leur bonne stabilité dimensionnelle (par exemple les polyesters
aromatiques). D'autres, les élastomères, seront recherchés pour leur élasticité
qui leur confère une excellente capacité d'absorption des chocs. On les emplois
dans les pneus, les semelles de chaussures, les matelas, les fibres textiles
élasthannes (polyuréthane) Thermoplastiques et thermodurcissables sont
soumis au phénomène de vitrification. Au-dessous de leur température de
vitrification, ou transition vitreuse, ils deviennent durs et cassants comme du
verre. Au-dessus, ils sont plus souples, plus plastiques. A l'extrême, ils
deviennent élastiques.

Diagrammes Contraintes / Déformations.

DIAGRAMME CONTRAINTE DEFORMATION


1,E+04
Contrainte (N/cm²)

1,E+03

1,E+02

1,E+01

1,E+00
0 100 200 300 400 500 600 700 800 900
plastiques durs fibres plastiques souples élastomères  L/L en %


Ainsi, un élastomère va s’allonger de 800 à 900% de sa longueur initiale pour
une contrainte faible puis va se rompre. L’élongation est réversible, c’est à dire
qu’il reprend sa forme initiale.

Pour un plastique souple, il y a un allongement important pour une contrainte
importante. Cependant, ce n’est pas un phénomène réversible.

Les fibres ne supportent qu’un allongement à la rupture d’environ 10%. La
contrainte de rupture est très élevée.

Les plastiques durs supportent un allongement de 0,5%.
1

Pour que le phénomène soit réversible, il faut qu’il y est des pontages.


Le polymère va retourner à sa forme amorphe.

Elastomères Plastiques Fibres

Silicones PE
Téflon®
Polystyrène

PVC

Nylon

Polypropylène

 AUTRES PROPRIETES

D'autres caractéristiques des polymères sont largement exploitées dans leurs
applications.
 propriétés optiques
Transparence (étuis de CD, bouteilles d'eau), translucidité, opacité, coloration.

 propriétés électriques et électro-optiques


Les polymères sont largement utilisés comme isolants électriques, en
particulier dans les circuits électroniques et les gaines de câbles électriques. Il
existe aussi des polymères conducteurs, soit à l'état intrinsèque, soit parce qu'ils
sont chargés de particules de carbone conductrices (voir plus loin les
composites).
1
Certaines molécules de polymères, rigides et allongées, sont susceptibles de
s'orienter sous l'effet d'un champ électrique. Cet effet est utilisé dans des
dispositifs d'affichage comportant des polymères de structure cristal-liquide
(voir plus loin, et voir le dossier: les affichages par cristaux liquides). Lorsque
le champ n'est pas appliqué, les molécules sont en désordre local, le matériau est
opaque et d'apparence laiteuse. Lorsque le champ est appliqué, les molécules
s'orientent dans la même direction et laissent passer la lumière. Le matériau
devient transparent.

 propriétés de protection physique et chimique


Ces propriétés englobent des caractéristiques diverses: imperméabilité aux
liquides et aux gaz, résistance chimique aux solvants, résistance aux rayons
ultraviolets. Les polymères sont employés pour la fabrication d'imperméables,
d'emballages, de boîtes de conservation, de flacons pour les laboratoires, de
citernes, de gaines de câbles, pour l'enduction de tissus, etc…

Toutes les propriétés décrites dans cette section sont directement reliées à la
nature chimique des molécules (section "Les molécules des polymères") et à la
microstructure du matériau (sections "Les microstructures des polymères seuls
(homopolymères)" et "Les micro
 CLASSIFICATION DES POLYMERES :

 SELON LEUR ORIGINE :

 Polymères naturels (Biopolymères) :

Liaison
Bio-monomères Bio-oligomères Biopolymères Polymérisation
covalente

Polypeptides, Liaison
Acide aminés Oligopeptides Polycondensation
protéines peptidique

Monosaccharide Liaison
Oligosaccharides Polysaccharides Polycondensation
s osidique

1
Polyterpènes :
cis-1,4-
polyisoprène
Isoprène Terpènes Caoutchouc Polyaddition
naturel et trans-
1,4-polyisoprène
gutta-percha

Polynucléotides,
acides
nucléiques Liaison
Nucléotides Oligonucléotides
Acide phosphodiester
ribonucléique
(ARN ou ADN)

 Polymères artificiels :

ces polymères sont obtenus par modification chimique d'un polymère naturel
d'origine 
o végétale : la cellulose est extraite, entre autres, du bois et du coton puis
transformée en esters de cellulose, éthers de cellulose...

o animale : la caséine du lait mélangée au formaldéhyde donne la


galalithe...

 Polymères synthétiques :

polymères préparés par polymérisation de molécules monomères : polystyrène,
polyisoprène synthétique...

 SELON LA COMPOSITION CHIMIQUE DE LEUR CHAINE


SQUELETTIQUE :


Les liaisons covalentes constituant le squelette macromoléculaire peuvent être
des liaisons :

1
 organiques carbone-carbone :

o les polyoléfines (ou polyalcènes)

o les polyalcadiènes polymères de diènes :

 le polybutadiène -[CH=CHCH2CH2]-

 polyisoprène (IR), polychloroprène, poly (styrène-Co-


acrylonitrile),…

o les polymères acryliques :

 polyacryliques : -[(ROCO) CHCH2]- : poly (acide acrylique)


(PAA), polyacrylamide (PAM), …

 polyméthacryliques : -[(ROCO) C(Me) CH2]- : poly (acide


méthacrylique) (PMA), polyméthacrylate d'éthyle (PEMA),…

o les polymères vinyliques :

 polyvinyles éthers : -[ROCHCH2]- : polyvinyle méthyle éther


(PMVE), polyvinyle éthyle éther, polyvinyle isobutyle éther

 polyvinyles alcools : alcool polyvinylique (PVAL) -[HOCHCH2]-

 polyvinyles cétones : -[RCOCHCH2]- : polyvinyle méthyle cétone

 polyvinyles halogénés : -[CR2CR2]- avec R pouvant être un H ou


un X (Halogène)

o les polymères styréniques : polystyrène (PS) -[C6H6CHCH2]-,

o les polyarylenealkylene : -[-Ar-(CH2) n]-,...

 organiques carbone-hétéroatome :

Les familles de polymères les plus connues sont classées ci-dessous selon le
groupe fonctionnel constituant leur chaîne squelettique :
o oxygène : polycétones, polyéthers, polyesters, polycarbonates,

o azote : polyamines, polyimines,

o oxygène-azote : polyamides, polyimides, polyuréthanes, polyurées,

1
o oxygène-soufre : polysulfones,...

 inorganiques :

o oxygène-silicium : polysiloxanes : polydiméthylsiloxane (PDMS)

o azote-soufre : polythiazyle (SN) x, appelé aussi nitrure de soufre


polymère

o azote-phosphore : polyphosphazènes

o azote-bore : polyborazylènes

o étain-étain : polystannanes

 SELON LEUR MASSE MOLECULAIRE :

 Oligomères : masse moléculaire inférieure à 2 000 g/mol.

 Polymères : masse moléculaire supérieure à 2 000 g/mol.

 SELON LE NOMBRE DE TYPE D'UNITES REPETITIVES :

 Les homopolymères :

ce sont des polymères composés d'un seul type d'unité répétitive. La présence
d'une seule unité résulte le plus souvent de la polymérisation d'un seul type de
monomère : polyéthylène, polystyrène...
 Les copolymères :

ce sont des polymères composés d'au moins deux types d'unités répétitives. Ces
matériaux possèdent des propriétés physico-chimiques et mécaniques
intermédiaires avec celles obtenues sur les homopolymères.

 SELON LA REGULARITE DE L'ENCHAINEMENT DE MOTIFS :

 tête à queue : CH2-CH-R - CH2-CH-R : cas le plus fréquent.

 tête à tête : R-CH-CH2 - CH2-CH-R

 queue à queue : CH2-CH-R - R-CH-CH2

 SELON LEURS PROPRIETES THERMOMECANIQUES :


1
 Les polymères thermoplastiques :

ce sont des polymères linéaires, issus de la polymérisation de monomères
bivalents. Les unités monomères sont liées de façon covalente. Ils deviennent
malléables quand ils sont chauffés, ce qui permet leur mise en forme.
 Les polymères thermodurcissables :

ils durcissent de façon irréversible sous l'action de la chaleur et/ou par ajout d'un
réactif, les liaisons covalentes se développent dans les trois dimensions, ce sont
des polymères tridimensionnels.
 Élastomères :

selon le type de réticulation, les élastomères sont classés en deux familles :
o élastomères thermodurcissables : faible réticulation avec des liaisons
covalentes ;

o élastomères thermoplastiques (TPE) : faible réticulation avec des


liaisons non covalentes comme les liaisons hydrogène.

 SELON L'ARCHITECTURE DE LEUR CHAINE :


Selon le type d'enchaînement des unités répétitives, les polymères non réticulés
avec des liaisons covalentes, peuvent être classés en :
 polymères non branchés :

o polymères linéaires

o polymères cycliques 

 polymères branchés (ou ramifiés) :

o polymères linéaires branchés : la chaîne linéaire présente des


ramifications. Ces ramifications peuvent être :

 aléatoires

 systématiques et régulières : polymères en peigne, polymères en


brosse, etc.,

 dendritiques : en anglais dendronized polymer

1
o polymères globulaires : les ramifications émanent du centre (ou pseudo-
centre) du polymère. Ces ramifications peuvent être :

 sans ramifications secondaires : polymères en étoile

 avec ramification secondaires et donc dendritiques :

- aléatoires : polymères hyperbranchés,

- systématiques et régulières : dendrimères

 SELON LEUR ETAT PHYSIQUE :



Un polymère peut se présenter à température ambiante à l'état liquide (plus ou
moins)
 visqueux .

 solide.

 SELON LEUR CRISTALLINITE :

 Polymères amorphes : cas le plus fréquent.

 Polymères semi-cristallins.

Le tableau suivant compare ces deux familles de polymères.

Paramètres Polymères amorphes Polymères semi-cristallins

Inorganisés : chaînes
Structure du très ramifiées, Organisées : chaînes alignées, ordonnées et
polymère désordonnées ou en symétriques
pelotes

Tenue au fluage et au
Résistance à la fatigue dynamique, bonnes
Propriétés choc, difficile à étirer
propriétés d'écoulement (possibilité de
mécaniques (peu de fibres ou de
fabriquer des fibres et des films)
films)

Propriétés Transparents quand Translucides ou opaques


1
ils ne sont pas
optiques modifiés, chargés ou
colorés

Propriétés
Point de fusion franc
thermiques

Propriétés Bonne tenue chimique en particulier aux


chimiques hydrocarbures et solvants

Domaine de
température < Tg Entre Tg et température de fusion (Tf)
d'utilisation

Domaine de
température
> Tg > Tf
de
déformation

Exemples PMMA PP, PEhd, PET

 SELON LE NOMBRE DE LIAISONS ENTRE LES UNITES


CONSTITUTIVES :

 Polymères monocaténaires :

les unités constitutives adjacentes sont connectées entre elles par deux atomes,
un d'un coté et un de l'autre coté de chaque unité constitutive.
 Polymères bicaténaires :

les unités constitutives adjacentes sont connectées entre elles par trois ou quatre
atomes, deux d'un coté et un ou deux de l'autre coté de chaque unité
constitutive.
 Polymères spiraniques :
1

les unités constitutives adjacentes sont connectées entre elles par trois atomes,
deux d'un coté et un de l'autre coté de chaque unité constitutive.
 Polymères en échelle :

les unités constitutives adjacentes sont connectées entre elles par quatre atomes,
deux d'un coté et deux de l'autre coté de chaque unité constitutive.
 Polymères multicaténaires (n-caténaires) :

les unités constitutives adjacentes sont connectées entre elles par plus de quatre
atomes, plus que deux sur au moins un coté de chaque unité constitutive.

 SELON L'AROMATICITE DE LEUR CHAINE SQUELETTIQUE :

 Polymères aliphatiques :

fabriqués à partir de monomères aliphatiques
 Polymères semi-aromatiques :

fabriqués à partir d'un mélange de monomères aliphatiques et aromatiques
 Polymères aromatiques (les polyaromatiques) :

fabriqués à partir de monomères aromatiques L'augmentation de l'aromaticité
des polymères augmente leur résistance :
o mécanique : chocs, frottements, etc. 

o thermique :

- diminution du coefficient de dilatation, d'où la diminution du retrait au


moulage,

- augmentation de la résistance au feu 

- augmentation de la température de transition vitreuse

- augmentation de la température de dégradation

o chimique : solvants...

Les polymères semi-aromatiques :

1
 ont des températures de fusion élevées et donc leur mise en œuvre se fait à des
températures plus élevées que celles utilisées pour les polymères aliphatiques.

Les polymères aromatiques :



n'ont généralement pas de point de fusion ce qui rend leur mise en œuvre encore
plus difficile.

 SELON LEUR TACTICITE :

 Polymères atactiques :

les substituants sont positionnés aléatoirement.
 Polymères isotactiques :

tous les substituants sont du même côté de la chaîne.
 Polymères syndiotactiques :

les substituants sont répartis alternativement d'un côté et de l'autre de la chaîne.

 SELON LEUR CHARGE IONIQUE :

 Polymères non chargés : cas le plus fréquent.

 Polymères ioniques.

 SELON LEUR CONDUCTIVITE THERMIQUE ET/OU ELECTRIQUE :

 Polymères isolants : cas le plus fréquent.

 Polymères semi-conducteurs.

 Polymères conducteurs.

 SELON LEUR STABILITE THERMIQUE:

 Polymères thermolabiles : cas le plus fréquent.

 Polymères thermostables.

 DEFINITION DES BIOPOLYMERES :

1

Les biopolymères sont des polymères issus de la biomasse(la masse totale des
organismes vivants mesurée dans une population, une aire ou une autre unité)
Ce sont des cas particuliers de biomolécules (une molécule qui participe au
processus métabolique et à l'entretien d’un organisme vivant, par exemple les
glucides, les lipides, les protéines, l'eau et les acides nucléiques).

Les biopolymères peuvent constituer à l'avenir des solutions intéressantes pour
remplacer les emballages en plastique (sacs plastiques...), consommateurs de
pétrole, et non biodégradables.
 TYPES DES POLYMERES :
 On dénombre 4 types différents de biopolymères que l’on peut regrouper en
cinq classes:

 POLYMERES INERTES : Polymères inertes contient plusieurs constituants: 


 Silicone :

 Les silicones, ou polysiloxanes, sont des composés inorganiques formés


d'une chaine silicium-oxygène (...-Si-O-Si-O-Si-O-...) sur laquelle des groupes
se fixent, sur les atomes de silicium. Certains groupes organiques peuvent être
utilisés pour relier entre elles plusieurs de ces chaines (...-Si-O-...). Le type le
plus courant est le poly (diméthylsiloxane) linéaire ou PDMS. Le second groupe
en importance de matériaux en silicone est celui des résines de silicone, formées
par des oligosiloxanes ramifiés ou en forme de cage.

Structure de silicone

- Forme physique :

o huile ou gomme (différentes viscosités)


o résines
o élastomères (formés à partir des matériaux ci-dessus)
o vulcanisables à froid (EVF)
1
o vulcanisables à chaud (EVC)

- Propriétés :Les silicones se distinguent par des propriétés fondamentales :

o liaison Si-O "forte"


o grande inertie chimique 
o bonne tenue aux UV (ultraviolet) 
o température de dégradation élevée
o flexibilité de la chaine polymérique
o faible viscosité 
o température de transition vitreuse basse 
o faible dépendance des propriétés mécaniques (viscosité,…) avec la
température

- Fabrication :

 La matière première est le silicium pur, obtenu à partir du quartz par


électrométallurgie. On fait réagir ce silicium dans des réacteurs chimiques avec
du chlorure de méthyle (réaction de Rochow), pour obtenir des
méthylchlorosilanes, dont le plus important est le diméthyldichlorosilane
(DMDCS) ayant pour formule chimique : (CH3)2Cl2Si.
 Le DMPCS est ensuite hydrolysé pour éliminer le chlore, puis une
polycondensation (polymérisation avec élimination d'eau) conduit à la fameuse
chaine (...-Si-O-Si-O-Si-O-...).
Il faut ajuster la longueur de la chaine, les branchements, et ensuite greffer les
fonctions nécessaires à l'utilisation visée.

 Polyamides 

- Nylon6, 6

1
 Le nylon des figures de cette page est appelé  nylon 6,6 parce que chaque unité
de répétition de la chaîne du polymère est faite de deux sections d'atomes de
carbone, chaque section ayant elle-même six atomes de carbone. D'autres
nylons peuvent avoir des nombres d'atomes de carbone différents sur ces
sections.
 Les nylons peuvent être fabriqués à partir de chlorures et de diamines. Le nylon
6,6 est fait à partir des monomères chlorure d'adipoyle et hexaméthylène
diamine.

 C'est une façon de fabriquer le nylon 6,6 au laboratoire. Mais en usine il est
généralement fabriqué en faisant réagir l'acide adipique avec l'hexaméthylène
diamine:

- Nylon6 

Le nylon 6 est un autre type de nylon. Il ressemble au nylon 6,6 sauf qu'il a seulement
un type de chaîne de carbone, qui a six atomes de long.
1
 polyéthylène :
 Le polyéthylène est probablement le polymère que vous voyez le plus souvent
dans la vie de tous les jours. Le polyéthylène est le  plastique le plus populaire
du monde. C'est le polymère dont sont faits les sacs des supermarchés, les
bouteilles de shampoing, les jouets des enfants, et même les gilets pare-balle. Et
ce matériau qui a des usages aussi variés a une structure très simple, la plus
simple de tous les polymères du commerce. Une molécule de polyéthylène n'est
rien de plus qu'une longue chaîne d'atomes de carbone, avec deux atomes
d'hydrogène attachés à chaque atome de carbone.
 Parfois les atomes de carbone au lieu d'être liés à des atomes d'hydrogène, sont
liés à de longues chaînes de polyéthylène. On appelle cela  polyéthylène
ramifié, ou PEBD (polyéthylène basse densité), ou LDPE (low density
polyéthylène). Quand il n'y a pas de ramifications, on appelle cela du
polyéthylène linéaire, ou PEHD (polyéthylène haute densité), ou HDPE (High
density polyéthylène). Le polyéthylène linéaire est beaucoup plus résistant que
le polyéthylène ramifié, mais le LDPE est moins cher et plus facile à fabriquer.

1
 La masse moléculaire du polyéthylène linéaire est généralement de l'ordre de
200 000 à 500 000, mais elle peut être beaucoup plus élevée. Le polyéthylène
dont la masse moléculaire est de l'ordre de 3 à 6 millions est appelé
polyéthylène ultra haute masse moléculaire, ou UHMWPE (ultra high moleculer
weight polyéthylène). L’UHMWPE peut être utilisé pour fabriquer des fibres si
solides qu'elles remplacent le Kevlar

1
 Le polyéthylène est un  polymère vinylique, fait du monomère éthylène. Voici
un modèle du monomère éthylène.
 Le polyéthylène ramifié est réalisé par polymérisation radicalaire vinylique. Le
polyéthylène linéaire est fabriqué par une méthode plus compliquée appelée
polymérisation Ziegler-Natta. L'UHMWPE est fabriqué par polymérisation
catalytique par métallogénie.
 Le polypropylène (ou polypropène) isotactique, de sigle PP (ou Ppi) et de
formule chimique (-CH2-CH(CH3)-) n, est un polymère thermoplastique semi-
cristallin de grande consommation.
 Le polypropylène isotactique est une polyoléfine résultant de la polymérisation
des monomères propylène [(CH2=CH-CH3)] en présence de catalyseurs, suivant
principalement le procédé Ziegler-Natta.

 polyuréthane et la polyurée :
 Les polyuréthanes sont  les plus connus des polymères, ils peuvent être
fabriqués avec une grande variété de textures et de duretés en variant les
monomères utilisés et en ajoutant d'autres substances. Ils sont utilisés pour les
colles, peintures, élastomères (« caoutchouc »), mousses, fibres. Ainsi, ces
plastiques aux vastes applications sont utilisés dans un grand nombre
d'industries.
 Dans les années 1970, l'utilisation de l'uréthane pour les roues a par exemple
révolutionné les sports sur roulettes (patin à roulettes, planche à roulettes).
 Les polyuréthanes sont obtenus en faisant réagir des diisocyanates avec des
dialcools. Comme la figure suivant :

Polyuréthanes

 Quelques fois le dialcool est remplacé par une diamine et le polymère que l'on
obtient est une polyurée, parce qu'il contient un groupe urée, et non pas un
1
groupe uréthane. Mais ces polyurées sont en général appelées polyuréthanes,
parce qu'elles ne se vendraient sans doute pas très bien sous leur véritable nom.

Les polyuréthanes font facilement des liaisons hydrogène, et de ce fait peuvent être
très cristallins. Pour cette raison, ils sont souvent utilisés pour faire des copolymères
blocs avec des polymères caoutchouteux. Ces copolymères ont des propriétés de
thermoplastiques élastomères.

 polyesters:
 Les polyesters sont les polymères, sous forme de fibres, qui étaient utilisés dans
les années soixante dix pour faire tous les splendides habits disco, du type de
ceux que vous voyez sur la photo de droite. Mais depuis, on s'est efforcé de
développer des applications de meilleur goût pour le polyester, comme ces
bouteilles en plastique incassables qui renferment vos boissons favorites. Donc
le polyester peut être un thermoplastique ou une fibre. Les polycarbonates sont
une famille spéciale de polyesters.

Les polyesters ont des chaînes principales d'hydrocarbonés qui contiennent des
liaisons ester, d'où leur nom.

1
La structure sur la figure est appelée polyéthylène téréphtalate, ou PET, parce qu'elle
est faite de groupes éthylène et de groupes téréphtalates.

 Les groupes esters de la chaîne de polyester sont polaires, l'oxygène carbonyle


étant négatif et le carbone positif. Les charges positives et négatives de
différents groupes esters sont attirées les unes par les autres. Cela fait que les
chaînes vont s'arranger sous forme de cristaux, et va permettre de former des
fibres résistantes.
 Polyéther :
 Un polyéther est un polymère dont le squelette macromoléculaire contient des
motif de répétition contenant la fonction chimique éther. Les chaînes
macromoléculaires des polyéthers ont généralement comme groupes terminaux
des fonctions hydroxyles (-OH). Les noms des polyéthers dépendent de leur
masse moléculaire :

 à faible masse, les groupes terminaux influencent les propriétés de ces


polymères et on les appelle alors des glycols ;

 à masse élevée, l'influence de ces groupes est beaucoup plus faible et les
polyéthers seront alors nommés différemment.

 POLYMERES NATURELS :

 Collagène et la Gélatine :

 Le terme collagène signifie « producteur de colle » (le nom vient du mot grec
kolla signifiant « colle »). Le collagène est une famille de protéines fibreuses, la
matrice des tissus conjonctifs dans le règne animal. Ces protéines ont pour
fonction de conférer aux tissus une résistance mécanique à l'étirement.
 Il s'agit de la protéine la plus abondante dans un organisme humain,
représentant le quart de la masse protéique [précision nécessaire]. Il est secrété
par les cellules des tissus conjonctifs et a un poids moléculaire de 300 kDa.
1
 Contrairement à l’élastine présente aussi dans les tissus conjonctifs, le collagène
est inextensible et résiste bien à la traction. Il existe différents types de
collagène selon l'organe considéré. Il est notamment indispensable aux
processus de cicatrisation.
 D'un point de vue industriel et économique, il faut noter que le collagène
constitue la matière première permettant la production de gélatine.
 La gélatine est une substance solide translucide, transparente ou légèrement
jaune, presque sans goût et sans odeur, obtenue par l'ébullition prolongée de la
peau animale et des tissus conjonctifs. Elle possède de nombreuses applications
dans le domaine culinaire, de la médecine ou de l'industrie.
 En outre, la gélatine est considérée comme un ingrédient en termes
d’étiquetage, et non pas comme un additif, c'est pourquoi elle n'a pas de numéro
E. On peut néanmoins encore la trouver avec l'attribut E441, puisqu'elle reste
considérée par certaines firmes agro-alimentaires comme un additif gélifiant.
 La gélatine est un produit protéiné obtenu par hydrolyse partielle du collagène
extrait de la peau comme la peau de porc (cochon), des os, des cartilages, des
ligaments, etc. Les liaisons moléculaires entre les brins de collagène sont alors
brisées. La gélatine fond lorsqu'elle est chauffée et se solidifie lorsqu'elle est
refroidie. Mélangée à de l'eau, elle forme un gel colloïdal semi-solide.

 Fibre :
 Une fibre est une formation élémentaire, végétale ou animale, d'aspect
filamenteux, se présentant généralement sous forme de faisceaux. On emploie
également ce terme par extension pour désigner certains matériaux minéraux ou
synthétiques ayant le même aspect.il ya plusieurs des fibres : fibre naturelle,
fibre d'origine animale, fibre d'origine végétale, fibre chimique fibre artificielle,
fibre synthétique, fibre minérale, fibre halucinogène, fibre toxique
 En général on distingue deux grandes familles : les fibres naturelles et les fibres
dites « chimiques » mais le terme anglo-saxon de man-made fibres (fibres faites
par l'homme) conviendrait mieux car toutes les fibres ont une composition
chimique. Ainsi le coton est composé de cellulose exactement comme la viscose
fabriquée par l'homme.
 Les fibres sont présentées à l'état naturel un peu partout dans l'univers. Elles
sont généralement l'ossature des végétaux (lin, coton...). On les rencontre aussi
dans certains minéraux (amiante).

1
 Bien évidemment l'homme par l'intermédiaire des industries fabrique de
nombreuses variétés de fibres synthétiques, semi-synthétiques, ou à partir
d'éléments naturels mais ne possédant pas ces formes (nylon, fibre optique etc.).
 Les fibres peuvent être classées selon leur origine, leur longueur, leur
consistance ou même selon leur utilisation.
 Polysaccharide :

Formule chimique développée de la cellulose.

 Les polysaccharides (parfois appelés glycines, polyosides ou polyholosides)


sont des polymères constitué de plusieurs oses liés entre eux par des liaisons O-
osidiques.
 Les polyosides les plus répandus du règne végétal sont la cellulose et l’amidon,
tous deux polymères du glucose.
 De nombreux polyosides sont utilisés comme des additifs alimentaires sous
forme de fibre (inuline) ou de gomme naturelle.
 En chimie Ce sont des polymères formés d'un certain nombre d'oses (ou
monosaccharides) ayant pour formule générale :
-[Cx(H2O)y)] n- (où y est généralement x - 1)
 Ils constituent une famille très importante de molécules souvent ramifiées et ils
ont tendance à ne pas prendre de forme particulière : on dit qu'ils sont
amorphes. Ils sont insolubles dans l'eau, et ils n'ont pas de pouvoir sucrant.
 On distingue deux catégories de polysaccharides :
- les homopolysaccharides constitués du même monosaccharide : fructanes,
glucanes, galactanes, mannanes ;
- les hétéropolysaccharides formés de différents monosaccharides :
hémicelluloses.
 Selon l'architecture de leur chaîne, les polysaccharides peuvent être :
1
o Linéaires : cellulose ;
o Ramifiés : gomme arabique ;
o Mixtes : amidon.

 Glycosaminoglycanes :

 Les glycosaminoglycanes ou glycosaminoglycannes (GAG) ont longtemps été


désignés sous le terme de "mucopolysaccharides acides" en raison de leur forte
capacité de rétention de l'eau ("muco"), de leur nature glucidique
("polysaccharides") et de leur caractère acide provenant de leurs multiples
charges négatives ("acides"). Il s'agit en effet de chaînes linéaires (polymères
non ramifiées) sulfatés (sauf l'acide hyaluronique) composées de la répétition
d'un diholoside de base contenant toujours une hexosamine (glucosamine
(GlcN) ou galactosamine (GalN)) et un autre ose (acide glucuronique (GlcA),
acide iduronique (IdoA), galactose (Gal).Ils forment d'importants composants
des tissus conjonctifs et représentent environ 30 pour cent de la matière
organique.
 Les chaînes de GAG peuvent être liées par covalence à une protéine pour
former des protéoglycanes.

 Chitine et le Chitosane :

Motif de chitine.

 En biologie, la chitine (C8H13NO5)n est l’un des principaux composants de


l’exosquelette des insectes et autres arthropodes (crustacés, arachnides, etc.).
Elle se retrouve aussi dans les deux autres règnes (certaines espèces de lichens
et certaines espèces de champignons)..
1
 C’est un sucre aminé, polysaccharide, fait de groupes d’acétylglucosamine (N-
acétyl-glucosamine) reliés entre eux par une liaison du type β-1,4. C’est ce type
de liaison qui relie les groupes de glucoses dans la molécule de cellulose.
 La chitine est l'un des constituants de la cuticule des insectes, des araignées et
des crustacés, elle a ainsi un rôle protecteur. Associée à du carbonate de
calcium, elle devient rigide et forme alors l'exosquelette des crustacés et de tous
les animaux à coquille tels que les escargots. La chitine retrouvée dans la
cuticule des Arthropode est la chitine alpha dans laquelle les chaînes de chitine
sont reliées de manière antiparallèle par des liaisons hydrogènes.
 Ce composé organique est généralement bien supporté par les tissus biologiques
et est donc utilisé en cosmétique ou dans le traitement des brûlures. En
chirurgie, il est utilisé pour les fils chirurgicaux en raison de sa résistance et de
sa flexibilité.La chitine est également utilisée pour filtrer les eaux usées : elle
forme des chaînes ionisables qui permettent de fixer les éléments organiques en
suspension (voir chitosan).
 Elle est aussi insérée dans l'alimentation industrielle (fabrication de jus), en tant
qu'auxiliaire technologique.La chitine est le deuxième polymère le plus produit
dans le monde vivant derrière la cellulose.
 Le chitosane commercial est produit à partir de la carapace des crustacés, dont
le Pandalus borealis.

Synthèse du chitosane à partir de la chitine

 Le chitosane est un polyoside composé de la distribution aléatoire de D-


glucosamine liée en ß-(1-4) (unité désacétylée) et de N-acétyl-D-glucosamine
(unité acétylée). Il est produit par désacétylation chimique (en milieu alcalin) ou
enzymatique de la chitine, le composant de l'exosquelette des arthropodes
1
(crustacés) ou de l'endosquelette des céphalopodes (calamars...) ou encore de la
paroi des champignons. Cette matière première est déminéralisée par traitement
à l'acide chlorhydrique, puis déprotéinée en présence de soude ou de potasse et
enfin décolorée grâce à un agent oxydant. Le degré d'acétylation (DA) est le
pourcentage d'unités acétylées par rapport au nombre d'unités totales, il peut
être déterminé par spectrométrie infrarouge à transformée de Fourier (IR-TF) ou
par un titrage par une base forte.

Acide alginique

Alginate

 Alginates :

 Les alginates Acide alginique sont des

polysaccharides obtenus à partir d'une famille d'algues brunes : les laminaires.


Ils peuvent former des gels durs et thermostables utilisés comme additifs
alimentaires (E400 à E405) permettant la reconstruction des aliments (jambon,
cordons bleus, le poisson pané…). Les alginates donnent une texture onctueuse
à nombre d'aliments tels que les crèmes glacées. Les alginates alcalins forment
dans l'eau des solutions colloïdales visqueuses tandis que l'alginate de calcium
1
est insoluble comme l'acide alginique lui-même. Les alginates sont utilisés
comme épaississants, gélifiants, émulsifiants et stabilisants de produits
industriels les plus variés depuis les gelées alimentaires, les produits de beauté,
jusqu'aux peintures et aux encres d'imprimerie. Les laits gélifiés le sont par des
alginates et carraghénanes, qui produisent des desserts lactés pasteurisés.

 Dextrine :

Structure de la dextrine, un polyoside.

Structure de la cyclodextrine, un oligoside cyclique.

 Les dextrines sont des glucides solubles et amorphes, de formule brute


(C6H10O5)n. Ce sont des produits incolores en solution et dextrogyres. Elles sont
obtenues par dessiccation ou hydrolyse acide de l'amidon.
 Les dextrines sont des mélange de gluco-oligosides (des oligoside de glucose)
linéaire dont les unités de glucose sont liées par des liaisons osidiques du type
α-(1,4) mais dont le groupement est lié par une liaison osidique α-(1,6). Comme
les amylopectines ramifiées et le glycogène comprennent aussi des liaisons
osidiques α-(1,6), que les α-amylases ne peuvent hydrolyser, leur digestion
produits un mélange de dextrines. La plus courte des dextrines est l'isomaltose
(Glca1→6Glc), elle est composée de 2 unités de glucose lié part une liaison
osidique α-(1,6).

1
 Les dextrines cycliques sont appelées cyclodextrines. Elles sont formées par
dégradation enzymatique de l'amidon par certaines bactéries. Leur structure est
un cycle formé de 6 à 8 unités de glucose.

 POLYMERES BIODEGRADABLES :

 Les biopolymères sont synthétisés dans les plantes ou les animaux par voie
enzymatique et sont de ce fait dégradés rapidement dans un milieu
biologique. La biodégradabilité de la plupart des biopolymères est due à la
présence de liaisons facilement clivables comme les liaisons esters ou
amides conduisant à la formation de molécules simples et de fragments de
plus petite taille. Ces derniers sont assimilables par les microorganismes
pour leur biosynthèse en libérant du CO2 et de l’H2O
 A l’opposé, les polymères pétrochimiques conventionnels comme le
polyéthylène ou le polypropylène, dont le squelette carboné est constitué de
liaisons covalentes C-C, requièrent beaucoup plus de temps et/ou la
présence d’un catalyseur (thermique, radiation électromagnétique ou
chimique) pour leur dégradation

 Polycarbonate :

 Le polycarbonate (PC) est un matériau difficilement inflammable découvert en


1953 par trois chercheurs travaillant pour Bayer AG, Schnell, Bottenbruch et
Krimm. Sa première mise sur le marché date de 1958. Il est commercialisé sous
plusieurs noms : Makrolon de Bayer SA, Lexan de Sabic, Xantar de DSM ou
Durolon d'Unigel
 Le polycarbonate est un polymère issu de la polycondensation du bisphénol A et
d'un carbonate ou du phosgène, ou par transestérification. On obtient ainsi une
matière plastique disposant d'excellentes propriétés mécaniques et d'une
résistance thermique permettant une utilisation entre -135 °C et 135 °C.
1
 La très grande transparence de cette matière est exploitée lors de la
fabrication de verres de vue, des CD et DVD, des lentilles de caméra
thermiques (caméra infrarouge) ou encore de vitres de phares automobiles. En
forte épaisseur, il possède une légère teinte jaune.
 L'excellente résistance aux chocs du polycarbonate en fait un matériau très
approprié pour la fabrication de casques de moto ou de boucliers de police.
 L'innocuité physiologique du polycarbonate permet son utilisation dans le
domaine médical pour la fabrication de matériel ou de prothèses. Sa sensibilité
aux agents chimiques et aux ultraviolets limitent toutefois son utilisation.

 POLYMERS BIO-BASED:

 ce sont les polymères issus de la biomasse. Il en existe trois sortes :

 Biopolymères issus de la faune et de la flore :

 cette famille comprend par exemple l’amidon, la cellulose, les protéines, etc
Biopolymères

 Biopolymères produits par polymérisation chimique :

 cette famille est essentiellement constituée des PLA (acide polylactique).

 Biopolymères produits par des micro-organismes :

 génétiquement modifiés (PHA, PHV, PHBV).

1
Figure 2 - Organigramme des différentes familles de biopolymères

 Polynucleotide
 A polynucléotide la molécule est organique polymère molécule composée de
nucléotide monomères en covalence collé dans une chaîne. ADN (acide
désoxyribonucléique) et ARN (acide ribonuclétique) sont les exemples des
polynucléotide avec la fonction biologique distincte. Le préfixe poly venez du
Grec antique πολυς (polys, beaucoup).
 Polynucléotide se produisent naturellement dans toute la matière organique.
Génome d'une organisation se compose des paires complémentaires
énormément longtemps de polynucléotide enroulés autour de l'un l'autre sous
forme d'a double spirale. Polynucléotide ont une variété d'autres rôles dans les
organisations
 Polypeptide
 Un polypeptide est une chaîne comportant plus de 30 acides aminés reliés par
des peptidiques. Parmi eux, les peptides multi-cycliques, les peptides
1
phosphorylés ou encore ceux intégrant des liaisons non-peptidiques ou des
peptides conjugués. Certains polypeptides constituent une famille
d'antibiotiques dont les molécules très toxiques ne permettent qu'un usage très
limité. D'autres s’imposent aujourd’hui comme des éléments essentiels à la mise
au point de vaccins ou de principes actifs destinés aux traitements de certaines
pathologies telles que les cancers, les déficiences hormonales, l’ostéoporose.

 POLYMERISATION DES POLYMERES :


 La synthèse des polymères, ou polymérisation, peut mettre en jeu des réactions
différentes : polymérisation en chaîne ou polymérisation par étape et se faire
dans des conditions différentes. On distingue ainsi la polymérisation en masse,
en solution ou en milieu dispersé. Ces différents procédés, ou techniques de
polymérisation, dépendent des caractéristiques du produit désiré, des
applications envisagées, de considérations financière et écologiste.

 POLYMERISATION EN CHAINE

 Une polymérisation en chaîne est une polymérisation dans laquelle la


croissance d’une chaîne polymère résulte exclusivement d’une ou plusieurs
réactions entre monomère et site réactif de la chaîne polymère, avec
régénération du ou des sites réactifs à la fin de chaque étape de croissance. Une
polymérisation en chaîne comporte des réactions d’amorçage et de propagation
et peut également inclure des réactions de terminaison et de transfert de chaîne.1
 Pour qu'une polymérisation en chaîne se développe, il faut la création de centres
actifs qui ne préexistent pas dans le monomère. Ces centres actifs (équivalents
des intermédiaires réactionnels en cinétique chimique) peuvent être des
carboradicaux, carbocations, carbanions... Ce sont eux qui permettent la
croissance de la chaîne.
 À la différence de la polymérisation par étape, on obtient des polymères de
degré moyen beaucoup plus élevé (n de 103 à 106) en des temps beaucoup plus
court (t de 1 s à 1 min). Un centre actif additionne une molécule de monomère
en un temps très bref (de l'ordre de 10-5 s)

 POLYMERISATION PAR ETAPE :

 La polymérisation par étape est un mécanisme de polymérisation qui procède


par des étapes indépendantes. Les monomères avec deux ou plusieurs
groupements fonctionnels réagissent pour former d'abord des dimères, ensuite
1
des trimères et oligomères plus longs, et ensuite des polymères à chaine longue.
Ce mécanisme est à distinguer de la polymérisation en chaîne, qui procède
plutôt par l'addition successive et rapide de molécules sur un centre actif.
 Deux types de polymérisations par étape sont à distinguer :

 la plupart des polymérisations par étape sont des polycondensations : chaque


étape est une réaction de condensation qui se fait avec élimination de petites
molécules telles que H2O, HCl, NH3, CH3OH, etc. Un exemple est la
polycondensation des diamines et des diacides carboxyliques qui conduit à des
polyamides (ou nylons) avec perte de l’eau à chaque étape.

 il y a quand même certaines polymérisations par étape qui sont des


polyadditions: chaque étape est une réaction d'addition qui se fait sans aucune
élimination de petite molécule. Par exemple la polyaddition par étape des diols
sur les diisocyanates conduit aux polyuréthanes.

 La polymérisation par étape est un procédé de synthèse très utilisé au plan


industriel.

 UTILISATION DES POLYMERES EN MEDICAL:


 L'utilisation des polymères dans le domaine de la médecine, pharmacie,
cosmétique, détergence... connaît un essor considérable, et ce depuis de
nombreuses années. Ainsi, les polymères biocompatibles sont utilisés dans un
nombre sans cesse croissant d'applications médicales comme les systèmes à
libération contrôlée, les implants pour la réparation de certains tissus ou
organes, la bioadhésion, etc...
 Il existe de nombreux matériaux polymères utilisés dans les biomatériaux. Les
deux grandes tendances pour l'usage de ces matériaux concernent:

 LA RECHERCHE DE POLYMERES FONCTIONNELS :

 susceptibles d'avoir une fonction chimique à l'interface matériau-tissu vivant.


C'est par exemple en fixant sur le polymère des particules ionisés permettant
une meilleure reconstruction osseuse ou ligamentaire. Cette fonctionnalité peut
aussi prendre source dans la modification de l'état de surface du polymère.

 LA RECHERCHE DE POLYMERES RESORBABLES :


1
 tels que les copolymères d'acide lactique et glycolique utilisables en chirurgie
orthopédique et traumatologique, ou les polyanhydrides ou les polyaminoacides
qui sont utilisés dans les formes retard de médicaments

 EN MEDECINE ET PHARMACIE

 Les premières applications des biopolymères sont médicales d’autant plus que
leurs coûts élevés de départ se justifient dans ces applications à haute valeur
ajoutée.
 Leurs propriétés de biocompatibilité et de biorésorbabilité associées à leur
résistance mécanique sont très importantes pour assurer les fonctions attendues
dans ce domaine Les propriétés de quelques biopolymères typiques utilisés dans
des applications médicales  sont données dans le tableau 8.

 Plusieurs types de biopolymères sont actuellement employés dans le domaine


médical. Les polyesters de synthèse tels que les polylactides (PLA) et les
polyglycolides (PGA) ainsi que leurs co-polymères polylactides-co-glycolides
(PLGA) sont connus et utilisés pour les fils de suture et les implants médicaux.
Ces biopolymères sont bien tolérés et ne présentent aucune toxicité pour
D’autres biopolymères comme les polyhydroxyalcanoates (PHA), la cellulose
ou les polyacides aminés conviennent également pour les applications
médicales Le tableau 9 résume les principales applications des biopolymères
dans le domaine médical.

1
1
 le polychlorure de vinyle extracorporelle 

 épuration extra-rénale
 cathéters cardiaques
 tubes de prélèvement sanguin
 les poches de sang et IV de perfusion
 tubes endotrachéaux rubans chirurgicaux
 feuille oxygénateur,
 le cœur artificiel

 Cotyle polyéthylène très haute MW

 les prothèses totales de hanche


 prothèses du genou artificiel

 Polypropylène

 Oxygénateur à membrane
 les prothèses conjointes
 canules IV

 Caoutchouc de silicone shunts hydrocéphalie

 des cathéters
 des membranes à oxygénateur
 la peau artificiel pour pansement de brûlure
 l'implant de chirurgie plastique
 cœur artificielle
 pompe cardiaque assistée
 système de libération de médicament
 shunts auriculo-ventriculaire
 les prothèses d'oreille
 les prothèses faciales
 valve cardiaque artificielle
 des tendons
 la réparation des articulations
 prothèses de la trachée
 prothèses de la vessie
 l'intestin patch
1
 prothèses dure-mère
 décollement de la rétine
 matériaux impressionnant
 stimulateur cardiaque conduit

 Polycarbonates

 membrane à oxygénateur
 hémodialyseur
 plasmaphérèse par membrane

 Polyester

 Prothèses vasculaires du greffon


 dispositif de fixation pour le tissu
 réparation d’une hernie
 pièces pour le cœur
 la vessie
 les artères
 Suture

 Polytetra uoroethylene

 prothèses vasculaires du greffon


 décollement de la rétine
 tiges fémorales

 Polyuréthane

 pompe cardiaque artificielle


 prothèses des valve cardiaque
 prothèses vasculaires du greffon
 de revêtement de sang

 Polyméthacrylate

 de méthacrylates ciment osseux


 Dents artificiel
1
 prothèses dentaires
 prothèses Osseuses
 le remplacement des os crâniens
 les lentilles intraoculaires
 membrane de dialyse

 DURE DE VIE DES POLYMERE

 DISPOSITIFS TEMPORAIRES

 Retrait après guérison (30 jours...1 an) :

- Fils de suture
- Plaques d'ostéosynthèse...
- Pansement chirurgical
 DISPOSITIFS PERMANENTS

 Placement "à vie"


 Exigences :
- Inertie chimique
- Stabilité des propriétés (mécaniques...)
 Adaptation à long terme du tissu hôte.

 DISPOSITIFS SEMI-PERMANENTE

- Tendons.
- Renforcer mailles
- Les valves cardiaques
- Reconstruction commune et ciment osseux
- Dispositifs tubulaires
- Le remplacement des tissus mous
- Interoculaire et lentilles de contact
- Implants administration de médicaments

 DISPOSITIFS RESORBABLES

- Disparition programmée : opération de retrait inutile


1
- Disparition progressive : laisser le temps à la guérison
- Métabolisation des produits de dégradation.

 SUBSTITUTS DE GREFFE

- Rareté des greffes (autogreffes, allogreffes…)


- Matériaux résorbables
- Régénération du tissu vivant.

 LES DISPOSITIFS COMPLEXES

- reins artificiel
- pancréas artificiel
- coeur artificiel
- Poches à sang
- Cathéters
- Seringues
- Les instruments chirurgicaux
- Contenants pharmaceutiques

 LA BIOCOMPATIBILITE DES POLYMERES :


 DEFINITION DE LA BIOCOMPATIBILITE

 La biocompatibilité a été définie de façon consensuelle sous l'égide de la même


société (European Society for Biomaterials), comme la « capacité d'un matériau
à induire une réponse appropriée de l'hôte dans une application spécifique ». La
biocompatibilité intègre l'ensemble des phénomènes mis en jeu dans un
environnement biologique : absence de toxicité du matériau pour l'organisme et
absence de dégradation du matériau par l'organisme. Ainsi biocompatible
signifie d'une part que le matériau n'est pas à l'origine de phénomènes locaux ou
systémiques néfastes pour la santé du receveur (toxicité, carcinogénicité) et
d'autre part que les tissus du receveur et les fluides physiologiques (en
particulier les urines) ne sont pas susceptibles d'altérer le matériau au détriment
de ses qualités intrinsèques ou au risque de générer des produits de dégradation
toxiques]. Plus la relation matériau-tissu doit être maintenue longtemps, plus
cette exigence doit être satisfaite. Ceci pourrait être résumé sous le terme : «

1
travail sous contrainte biologique ». La biocompatibilité idéale est toujours très
difficile à atteindre et il faut tendre vers un compromis cliniquement acceptable
 Un matériau biocompatible est un matériau qui est capable d’assurer une
fonction avec une réponse appropriée et sans effets indésirables sur
l’environnement biologique dans lequel il est appelé à fonctionner. La réponse
biologique d’un matériau dépend de 3 facteurs : ses propriétés, la caractéristique
de l’hôte et la demande fonctionnelle pour le matériau.
 Les biopolymères par leur origine naturelle remplissent logiquement cette
fonction et les implants médicaux en matériau inerte comme les céramiques
sont de plus en plus remplacés par des polymères d’origine naturelle
(Middleton, Tipton, 1998 ; Liu et al., 2001).
 En plus de la biocompatibilité, on recherche également pour des applications
médicales spécifiques des matériaux biorésorbables pouvant se décomposer tout
naturellement dans l’organisme humain pour être remplacés par après par un
tissu vivant. Les biopolymères sont dégradés naturellement dans l’organisme
humain par hydrolyse (enzymatique) et libèrent des molécules assimilables et
non toxiques (Hasirci et al., 2001 ; Chen, Lu, 2004 ; Liu et al., 2005). En
pharmaceutique, les médicaments à libération contrôlée sont des exemples
d’application où la biorésorbabilité des polymères joue un rôle important
comme illustrée à la figure 2.

 LES IMPLANTS :

1
 LES DENTS ARTIFICIELS

 Les dents artificielles en prothèse amovible conditionnent la réussite finale du


traitement et participent à la bonne intégration de celui-ci. Leur rôle est non
seulement de remplacer les dents naturelles absentes sur l'arcade, restituant
l'intégrité esthétique du patient, mais encore de participer au rétablissement des
fonctions perturbées ou disparues (mastication, phonation, déglutition). La
réhabilitation prothétique du patient partiellement ou totalement édenté amène
le praticien à effectuer un choix souvent délicat parmi les nombreuses séries de
dents artificielles commercialisées. Parmi les critères de choix, nous pouvons
citer la nature du matériau, la forme de la dent, sa teinte, sa dimension et ses
propriétés mécaniques.

 MATERIAUX DES LENTILLES CORNEENNES SOUPLES


1
 Les polymères constituant les lentilles cornéennes souples présentent des
propriétés qui sont directement liées à leur affinité avec les molécules d’eau.
Ainsi, les polymères particulièrement hydrophiles auront une influence directe
sur l’augmentation de la perméabilité en oxygène de la lentille, de sa souplesse
et du confort lors du port. Toutefois, de telles lentilles seront plus fragiles et
plus sensibles à l’accumulation de dépôts organiques et minéraux véhiculés par
le film lacrymal. Inversement, l’ajout dans la composition de la lentille d’un
polymère hydrophobe diminuera l’impact de ces dépôts mais également le Dk
de la lentille. Le succès d’une formulation de polymères réside donc dans un
équilibre particulier entre ces différentes composantes.
 Une fois polymérisé sous forme de polyméthacrylate d’hydroxyéthyle ou
PHEMA, il présente une teneur appréciable en eau de l'ordre de 38 %, ce qui le
rend assez flexible et confortable. Ceci lui confère une perméabilité à l’oxygène
supérieure à celle du PMMA, soit un Dk de 9 versus un Dk pratiquement nul
pour le PMMA « Le polyméthacrylate de méthyle ».
 Afin de limiter les inconvénients liés aux lentilles à haute teneur en eau
présentés plus haut, on pourra ajouter à l’occasion une certaine concentration de
méthacrylate de méthyle, le composé à la base des lentilles rigides pour
améliorer la résistance mécanique de la lentille.
 On a déjà souligné qu’un des principaux inconvénients des lentilles à haute
teneur en eau est leur faible résistance aux déchirures essentiellement parce que
l’insertion de molécules d’eau entre les chaînes des polymères diminue
l’attraction qui les retient les unes aux autres. On peut améliorer sensiblement
cette résistance en incorporant dans la structure même du polymère des
1
molécules qui retiennent entre elles ces chaînes. Le polymère ainsi formé est
qualifié de réticulé et les monomères qui se rattachent entre ces chaînes sont
appelés des agents de réticulation. Plus un polymère est réticulé, moins il pourra
absorber d’eau. Il en résulte une meilleure résistance mécanique expliquée par
la plus faible mobilité des chaînes.
   L'EPITHESE VERS UN REHABILITATION MAXILLO-FACIALE,
ESTHETIQUE ET FONCTIONNELLE.

 Les épithèses peuvent se positionner sur le visage du patient avec des implants
endo-osseux de type Nobel biocare, Branemark, Leibinger, Straumann... comme
pour les prothèses dentaires. L'épithésiste travaille en relation avec les
chirurgiens esthétiques, la chirurgie plastique, la chirurgie réparatrice et
reconstructrice, les stomatologues en chirurgie maxillo-faciale, et les
chirurgiens ORL...
 Les épithèses ou prothèses maxillo-faciales, sont de grands appareillages, la
prise en charge par les caisses de sécurité sociale est totale car les patients sont
en ALD (affection de longue durée).Toutes ces épithèses (prothèses de nez,
prothèse d'oreille...) sont en silicone médical et biocompatible. Ces prothèses
esthétiques et fonctionelles sont une alternative efficace pour la chirurgie
plastique, esthétique et reconstructrice. Ces prothèses permettent aux patients de
retrouver une vie sociale et affective.
 L'épithèse, (la prothèse faciale ou prothèse maxillo-faciale) ont pour fonction de
couvrir et remplacer une partie manquante du visage et du cou. Les épithèses
(prothèses faciales), permettent à nos patients de retrouver l'harmonie du visage

1
altéré. Les causes d'altération au niveau de la face sont multiples ; Les cancers
de la face, les tumeurs, carcinomes du nez, de l'oreille, des paupières et des
yeux, cancers de la peau avec les mélanomes..., les grands brulés, les grands
traumatisés, les accidentés de la route, les agénésies avec le syndrome de
Franceschetti entre autre. Les épitheses, prothèses maxillo-faciales, qui
remplacent un nez sont appelées, épithèse de pyramide nasale. Les prothèses qui
remplacent les oreilles sont appelées épithèses de pavillon. Les prothèses
faciales qui remplacent les yeux sont nommées épithèses oculo-palpébrales à
l'intérieur de laquelle est placée une prothèse oculaire. La prothèse faciale qui
recouvre une large partie de visage et appelée épithèse hémifaciale. Toutes ces
prothèses ou épithèses ont différent systèmes

 LES LIGAMENTS ARTIFICIELS

 La chirurgie du LCA avec un ligament artificiel n’est pas populaire parmi les
chirurgiens orthopédistes canadiens. Divers facteurs sont responsables du
manque d’intérêt pour cette option. Le principal facteur est le grand nombre

1
d’échecs des ligaments par rupture ou par synovite documentés dans les
publications des années 19901,2.
 Le concept du remplacement du LCA, qui est à la base des chirurgies par
autogreffes, s’est révélé un échec pour les ligaments artificiels. Les ligaments
artificiels ne peuvent pas être implantés comme des «prothèses». Pour assurer
un bon résultat à long terme, l’implantation d’un ligament artificiel doit
s’accompagner d’une intégration biologique. Ma technique actuelle pour assurer
une intégration biologique comprend un ligament artificiel de petit calibre qui
est implanté en association avec une réparation sub-aiguë du LCA. Le ligament
artificiel fait office de tuteur à la guérison ligamentaire. Pour la réparation du
LCA j’utilise plusieurs sutures de fil non-résorbable dans le moignon du LCA
mises en place arthroscopiquement à l’aide du « Meniscal Viper Repair Kit »
(Arthrex). J’utilise toujours la fluoroscopie pour créer les tunnels fémoral et
tibial qui sont le plus souvent d’un diamètre de 5.5 mm, permettant d’implanter
un ligament LARS AC 60.
 La place des ligaments artificiels dans les ruptures chroniques du LCA est
généralement limitée aux ruptures ayant guéri en nourrice sur le LCP, et où une
réparation peut être tentée, ou aux implantations mixtes d’une autogreffe avec
un ligament artificiel. Dans la plupart des autres cas, il n’est pas recommandé
d’implanter un ligament artificiel puisque la rupture du ligament utilisé comme
prothèse ligamentaire n’est qu’une question de temps.
 C’est en suivant ces lignes directrices que je me suis lancé dans diverses études
reliées aux ligaments artificiels3, en particulier ceux de la société LARS (Arc
sur Tille, France). La revue d’un premier groupe de patients opérés pour
diverses atteintes du LCA a montré un haut taux de satisfaction lié à cette
technique avec une faible morbidité4. Ces résultats ont justifié la tenue d’études
prospectives randomisées comparant l’autogreffe du tendon rotulien et le
ligament artificiel LARS. Les résultats préliminaires à deux ans de suivi d’une
de ces études ont déjà été publiés5. Les patients auront tous complété un
minimum de suivi de 5 ans en décembre 2006, permettant la clôture de ces
études en 2007 et la présentation des résultats obtenus. Ces études ont été
supportées financièrement par la société LARS mais ont été réalisées de façon
indépendante et sans aucune ingérance de la société dans leur déroulement.
 Un aspect particulièrement intéressant des ligaments artificiels, est le
développement de la nouvelle génération de ligaments artificiels bioactifs et
biointégrables. Cette nouvelle génération, issue de l’ingénierie tissulaire, est un
hybride où un polymère bioactif est greffé, permettant de masquer l’origine
1
synthétique du ligament et de contrôler la réponse fibroblastique à la surface des
fibres de polyester. Des études in vitro ont montré que les polymères bioactifs
synthétisés ou greffés modulent la prolifération des cellules en culture et que
cette modulation est médiée par des protéines d’adhésion comme la fibronectine
et le collagène et par leur conformation. Ces nouveaux ligaments en sont
actuellement à l’étape de l’expérimentation animale. Ils devraient devenir
disponibles pour les implantations humaines au cours des prochaines années. De
nouvelles études prospectives seront alors nécessaires pour définir la place de
ces nouveaux implants dans la chirurgie du LCA

 PANCREA ARTIFICIEL

C'est un pas de plus vers un pancréas artificiel pour les diabétiques. Des
chercheurs britanniques de l'université de Cambridge ont testé avec succès un
dispositif automatisé de distribution d'insuline, avec ajustement de la dose en
temps réel, chez une vingtaine d'enfants et adolescents souffrant de diabète de
type 1 (insulinodépendant). Ce pancréas artificiel a permis d'obtenir un bon
contrôle du diabète et de réduire sensiblement les hypoglycémies nocturnes,
conclut Roman Hovorka, premier auteur de l'étude qui vient d'être publiée en
ligne dans la revue médicale The Lancet.

 CONCLUSION :

Les polymères sont devenus l'élément essentiel d'un nombre très important
d'objets de la vie courante, dans lesquels ils ont souvent remplacé les substances
naturelles. Ils sont présents dans de nombreux domaines industriels.

1
REFERENCE

WIKIPIDIA
google livres
des articles
des sites:

www.chimie-sup.fr
www.techniques-ingenieur.fr
www.techno-science.net
www.doc-etudiant.fr
forums.futura-sciences.com
www.wikipatents.com
www.doctissimo.fr
www.termsciences.fr
www.scribd.com
et d'autres liens

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