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Anatomie et physiologie pour les

AS et AP

Avec cahier d'apprentissage et


lexique

3E ÉDITION

Alain Ramé

Sylvie Thérond
Table des matières

Couverture

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Page de copyright

Dédicace

Préface

Comment utiliser ce livre ?

Les auteurs

Chapitre 1: Introduction à l'anatomie du corps humain


L'organisation du corps humain

Chapitre 2: La cellule
La cellule

Chapitre 3: Le système nerveux


Le système nerveux

Chapitre 4: Les os, les muscles, les articulations


Le tissu osseux

Le squelette

Le tissu musculaire

Les articulations

Chapitre 5: Les organes des sens


La peau

L'œil

L'oreille

Le nez

La bouche

Chapitre 6: Le tissu sanguin Le système immunitaire


Le tissu sanguin

Le système immunitaire

Chapitre 7: L'appareil cardiovasculaire


L'appareil cardiovasculaire

Chapitre 8: L'appareil respiratoire


L'appareil respiratoire

Chapitre 9: L'appareil digestif


L'appareil digestif
Chapitre 10: Le système endocrinien
Le système endocrinien

Chapitre 11: L'appareil urinaire


L'appareil urinaire

Chapitre 12: L'appareil génital masculin


L'appareil génital masculin

Chapitre 13: L'appareil génital féminin


L'appareil génital féminin

Cahier d'apprentissage
Questions pour s'autoévaluer

Corrigés du cahier d'apprentissage

Lexique

Index
Page de copyright
ILLUSTRATIONS
– Les figures 1.1 à 1.4, 2.1 à 2.11, 3.1 à 3.18, 4.3 à 4.31, 4.33, 4.34, 5.1 à 5.22, 6.1 à 6.5, 6.11 à
6.17, 7.1 à 7.24, 8.1 à 8.19, 9.1 à 9.22, 10.1 à 10.10, 11.1 à 11.8, 12.1 à 12.7, 13.1 à 13.8 sont
extraites de Gary A. Thibodeau, Kevin T. Patton. Anatomy & Physiology, fifth edition. © 2003,
ISBN 0-323-01628-6, avec l'autorisation de Mosby, une marque d'Elsevier Science. Tous droits
réservés.
– La figure 4.32 est extraite de Richard L. Drake, Wayne Vogl, Adam W. M. Mitchell. Gray's
Anatomy for students. © 2005, ISBN 0-443-06612-4, avec l'autorisation de Churchill
Livingstone, une marque d'Elsevier, Inc. Tous droits réservés.
– Figures 4.1, 4.2, 6.6 à 6.10 : Droits réservés.
– Figure 10.11 : Marie Schmitt.

Conception graphique et maquette de couverture : Véronique Lentaigne

© 2015 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés


62, rue Camille-Desmoulins, 92442 Issy-les-Moulineaux cedex
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Photocomposition : SPI Publisher Services, Pondichéry, Inde ISBN :


978-2-294-74453-2
Imprimé en Pologne par Dimograf
Dépôt légal : juillet 2015
Dédicace

Alain Ramé dédie cet ouvrage à :

Stéphanie, Sébastien, Matthieu et Jean.

Sylvie Thérond dédie cet ouvrage à :

Martial, Vincent, Thomas et sa mère.


Préface
Mieux soigner les patients (quel que soit leur âge) par des soins
personnalisés de qualité, en toute sécurité, implique un enseignement initial
et continu approfondi, diversifié, pour comprendre et mettre en place une
démarche de soins adaptée.
Cet ouvrage développe l'anatomie et la physiologie du corps humain.
C'est un guide de référence pour les étudiants et les soignants en exercice.
La qualité de sa rédaction et l'organisation des chapitres facilitent la lecture
pour l'apprentissage.
Les explications, illustrées par des schémas simples et clairs, la mise en
exergue des signes pathologiques, la présence d'un lexique de vocabulaire
médical et d'un cahier d'apprentissage en fin d'ouvrage favorisent la
compréhension pour l'acquisition et l'enrichissement des connaissances.
Ce livre, rédigé avec clarté et précision par ses auteurs, mérite qu'il soit lu
et consulté régulièrement, tant pour son attrait pédagogique que pour la
richesse complexe et essentielle de son contenu.
Il se veut un support pour tous les élèves, les étudiants et les soignants
soucieux d'apprendre, d'approfondir et de développer leurs compétences au
bénéfice des patients, tout en assumant leur professionnalisme.
Odile Caron, Cadre supérieur de santé, IFSI Émile-Roux (Limeil-Brévannes)
Comment utiliser ce livre ?
L'enseignement de l'anatomie dans les instituts de formation a toujours posé
problème aux enseignants du fait de la grande hétérogénéité des élèves.
Pour ce public très diversifié qui va des diplômés de l'enseignement
universitaire aux détenteurs du certificat d'études primaires, il a fallu
trouver un juste milieu pédagogique afin d'intéresser les premiers, sans
perdre les seconds.
Nous avons pris le parti d'un ouvrage soutenu et détaillé qui prenne en
compte cette problématique au travers de schémas simples et clairs, de liens
entre le contenu et les signes physiopathologiques et l'enseignement des
termes médicaux.
Pour naviguer dans cet ouvrage, nous avons conçu chaque chapitre de la
manière suivante :
– un apport anatomo-physiologique d'un appareil ou d'un système ;
– un éclairage particulier sur les pathologies signalé par l'icône [ ];
– des informations particulières, en rapport avec le chapitre, sont signalées
par l'icône [ ] ;
– en fin d'ouvrage, on trouve un cahier d'apprentissage comportant des
questions et des réponses en lien avec chaque chapitre et leur corrigé, un
lexique et un index. Ce cahier a pour but de faciliter la réalisation d'une
fiche de synthèse et d'orienter ses révisions.
Les élèves des formations paramédicales, et en particulier les aides-
soignants et les auxiliaires de puériculture, trouveront, dans cet ouvrage, les
connaissances essentielles pour comprendre l'organisation du corps humain
et mieux appréhender les dysfonctionnements de ce dernier, en cas de
maladie.
Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir dans la lecture de ce
livre que nous en avons eu lors de sa conception.
Les auteurs
Les auteurs
Sylvie Thérond
est infirmière diplômée d'État depuis 1985 (École de la Croix-Rouge
française d'Alençon). Elle débute sa carrière infirmière en province
(Rennes, Le Mans), puis la poursuit à Paris (hôpital Saint-Joseph, Necker-
Enfants malades). Son expérience professionnelle est essentiellement
chirurgicale (urologie, chirurgie thoracique et vasculaire), mais elle a
également travaillé en réanimation, en pédiatrie et au bloc opératoire
(chirurgie cardiaque). Cadre de santé depuis 1997, elle a travaillé de nuit et
a également occupé un poste au niveau d'un plateau technique
pneumologique (consultations, endoscopies, hôpital de jour). Elle est
ensuite devenue formatrice (formation infirmière, aide-soignante et
auxiliaire de puériculture) dans différents Instituts de formation en soins
infirmiers (IFSI). Son expérience infirmière et de cadre lui a permis de
travailler dans des structures sanitaires différentes : publiques, privées et
militaire (hôpital du Val-de-Grâce).
Elle est actuellement professeur de STMS (Sciences et techniques médico-
sociales) en lycée professionnel dans la filière Bac Pro ASSP.
Alain Ramé
est cadre de santé depuis 1994. Après l'obtention de son diplôme d'État en
1978, il a successivement travaillé en service de gériatrie, en médecine
interne, en chirurgie, puis en salle de surveillance post-interventionnelle. En
1990, il a pris en charge la formation des aides-soignants, tout d'abord à
l'hôpital Paul-Brousse, puis à Bicêtre et à Émile-Roux. Il a exercé la
fonction de cadre de santé en neurologie à l'hôpital Bicêtre et il est
actuellement formateur à l'IFAS de la Pitié-Salpêtrière.
Directeur et auteur dans la collection « Guides de l'aide-soignante », il a
participé pendant de nombreuses années au comité de rédaction de la Revue
de l'aide-soignante.
CHAPITRE 1

Introduction à l'anatomie du corps


humain

L'organisation du corps humain


Le corps humain est une machine complexe composée de milliards de
cellules qui fonctionnent en synergie vers un même but : l'homéostasie.
L'anatomie et la physiologie, deux spécialités de la biologie, vont nous
permettre de mieux comprendre sa structure et son fonctionnement.

Une organisation structurée


Le corps humain est agencé de manière complexe et comprend plusieurs
niveaux structurés de complexité variable (figure 1.1).
FIGURE 1.1 Niveaux structuraux de l'organisme.

Le niveau chimique
De minuscules particules de matière, les atomes, s'assemblent pour
constituer des molécules (comme l'eau, le sucre, les protéines).

Le niveau cellulaire
Les molécules se combinent à leur tour pour former des organites et des
cellules dont chacune aura un rôle déterminé et spécifique. Les cellules sont
les unités structurales et fonctionnelles des êtres vivants.

Le niveau tissulaire
Les cellules se complexifient pour former les tissus. Les tissus du corps
humain sont constitués de cellules de même type qui remplissent les mêmes
fonctions. On distingue quatre tissus primaires :
• le tissu épithélial ou épithélium (c'est le tissu qui couvre la surface du
corps et qui tapisse ses cavités internes) ;
• le tissu conjonctif (c'est un tissu de liaison qui entoure, protège et réunit
des organes et des structures anatomiques) ;
• le tissu musculaire qui produit les mouvements ;
• le tissu nerveux qui permet des communications internes rapides, en
facilitant la transmission des influx nerveux entre le système nerveux et
le reste du corps.

Le niveau organique
Les tissus vont constituer les organes. Ces derniers sont composés par au
moins deux des tissus précités (la grande majorité étant constituée des
quatre tissus primaires). Chacun des organes a une activité qui lui est propre
et qui ne peut être compensée par aucun autre organe. Leur fonctionnement
tend vers une tâche commune, l'équilibre harmonieux et sans à-coups de la
machine humaine. Le dérèglement d'un de ces organes a un retentissement à
plus ou moins long terme sur les autres appareils ou systèmes (cerveau,
cœur, poumons, foie, estomac, intestins, reins, etc.).

Le niveau des appareils et des systèmes


À ce stade de complexité, les organes travaillent ensemble pour assurer une
même fonction. Exemple : l'appareil circulatoire a pour mission principale
d'apporter l'oxygène et les matières premières aux cellules, et de les
débarrasser en retour des éléments toxiques résultant de leur
fonctionnement (gaz carbonique, déchets azoté, etc.) Il transporte ces
déchets pour les éliminer par l'intermédiaire des poumons, des reins ou de la
sueur.

Le niveau de l'organisme
C'est le corps humain dans son ensemble. À ce niveau, tous les systèmes et
appareils travaillent collectivement afin de faire fonctionner correctement la
machine : c'est la vie.

Le fonctionnement du corps humain


Les fonctions vitales assurées par les différents appareils (ou systèmes)
impliquent une interdépendance entre eux. Les cellules de l'organisme
doivent recevoir de l'énergie et de l'oxygène ; ce travail est dévolu aux
appareils digestif, respiratoire et cardio-vasculaire.
Tous travaillent les uns avec les autres en coordination et en harmonie.

Caractéristiques générales
Toutes les réactions qui se produisent à l'intérieur des cellules se regroupent
sous le terme général de métabolisme. Ce dernier comprend plusieurs
étapes : l'anabolisme, qui est l'assimilation de substances nutritives en tissus
vivants, et le catabolisme, qui est la dégradation des composés organiques
afin de libérer de l'énergie propice aux activités physiologiques, avec
élimination des déchets toxiques résultant de cette activité.
Les déchets ou substances toxiques issus du travail cellulaire des
différents organes devront être éliminés hors de l'organisme.
Ce rôle excrétoire est assuré par l'appareil digestif (selles), urinaire
(urines), respiratoire (expiration) et le système nerveux (transpiration).
Les cellules de l'organisme (cellules somatiques) ont la capacité de se
reproduire grâce à la division cellulaire (la mitose : ce mécanisme est étudié
dans le chapitre 2). La reproduction de l'espèce est assurée grâce aux
appareils génitaux féminins et masculins qui ont la possibilité de féconder
un nouvel être, en unissant un ovule et un spermatozoïde (cellules
germinales) ; c'est la méiose (ce phénomène sera abordé dans les chapitres
12 et 13). L'œuf ainsi formé possédera la moitié des caractères génétiques
de la mère et la moitié des caractères génétiques du père (hérédité).
Le système musculaire, en association avec le système osseux, permet à
l'organisme de se mouvoir. Les cellules musculaires se contractent et se
raccourcissent sous le contrôle des influx nerveux transmis par le cerveau :
c'est la contractilité. Les différents appareils (digestif, cardio-vasculaire,
respiratoire, urinaire) sont également en mouvement. Ces derniers sont
principalement mécaniques (pompe cardiaque, muscles thoraciques,
péristaltisme).
Les cellules nerveuses sont excitables, c'est-à-dire qu'elles sont capables
de réagir à des stimuli afin d'adapter l'organisme aux changements internes
ou environnementaux (le fonctionnement des cellules nerveuses sera étudié
dans le chapitre 3). Les fibres nerveuses peuvent propager un influx
nerveux soit du cerveau vers un tissu récepteur, soit d'un tissu récepteur
vers le cerveau : c'est la conductivité.

Les éléments nécessaires au fonctionnement cellulaire


Toutes les cellules de l'organisme ont besoin d'éléments indispensables pour
travailler correctement.

L'oxygène
C'est le composant essentiel de la vie cellulaire. L'oxygène (apporté par les
poumons) et les nutriments (apportés par le système digestif) sont véhiculés
jusqu'aux cellules par le sang. Ils se combinent ensuite (oxydation) afin de
créer l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'usine cellulaire. Les
cellules sont très sensibles à l'anoxie (diminution de l'apport d'oxygène aux
cellules et aux tissus). Sans cet apport, elles meurent en libérant des toxines.
L'oxygène représente 21 % de l'air que nous respirons (+ 78 % d'azote et
1 % de gaz rares).

Les nutriments
Ils proviennent de la digestion des aliments (lipides, glucides, protéines,
vitamines et sels minéraux). Les glucides sont indispensables à la bonne
marche cellulaire : c'est leur oxydation avec l'oxygène qui est la principale
source d'énergie du métabolisme cellulaire.

L'eau
Elle représente environ 60 % de la masse corporelle. Elle est apportée à
l'organisme par les aliments et les boissons. Elle est indispensable aux
réactions du métabolisme et représente la substance de base des sécrétions
et des excrétions. L'évaporation de l'eau se fait par la respiration (vapeurs
d'eau), par les pores de la peau (transpiration) et par les excrétions (selles et
urines).

La température
Pour fonctionner correctement, l'organisme doit garder une température
corporelle constante (37 ° ± 5 °C). C'est ce que l'on appelle la
thermorégulation (voir le chapitre 5 : la peau). La chaleur du corps est
principalement produite par le travail musculaire et grâce au métabolisme
des nutriments.

L'équilibre interne : l'homéostasie


L'organisme doit pouvoir faire face aux changements constants du milieu
interne et de l'environnement. Cette tendance de l'organisme à maintenir
constantes les conditions physiologiques s'appelle l'homéostasie. C'est un
état d'équilibre où les conditions internes peuvent varier mais dans des
proportions très étroites. Quand on sort de ces limites, l'organisme marche
mal et provoque des dysfonctionnements cellulaires et/ou organiques.
Pour rester dans cet état de bon fonctionnement relatif, l'organisme a
besoin de l'interconnexion de tous les systèmes et appareils. Deux d'entre
eux sont particulièrement importants dans le contrôle de l'homéostasie : le
système nerveux et le système endocrinien (c'est grâce aux influx nerveux
et aux hormones que la régularisation s'effectuera).
La maladie est considérée comme un déséquilibre homéostatique. À
mesure que nous vieillissons, nos organes et nos mécanismes de régulation
sont de moins en moins efficaces. Le milieu interne devient instable, il
provoque des maladies et entraîne des modifications liées au vieillissement.
Les cellules ne se reproduisent plus correctement et prolifèrent de manière
anormale, c'est la maladie cancéreuse.

Termes anatomiques
Les régions du corps
Grossièrement, le corps peut être partagé en trois divisions distinctes : la
tête et le cou, le tronc et les membres. En anatomie, comme en physiologie,
les termes médicaux se rapportent à des régions précises qu'il faut
impérativement connaître (figure 1.2). La maîtrise des termes médicaux
vous permettra de mieux appréhender les cours et de mieux participer à la
prise en charge globale des malades.

FIGURE 1.2 Les régions du corps.

Les plans de coupe


L'étude de l'anatomie impose de décomposer un corps ou un organe dans un
but d'examen plus approfondi. Il faut pour cela effectuer une coupe en
fonction d'un tracé imaginaire appelé plan (figure 1.3). On distingue les
principaux plans suivants :
FIGURE 1.3 Directions et plans du corps.

• le plan sagittal : il est longitudinal (il divise le corps dans le sens de la


longueur) et il partage le corps ou un organe en parties droite et gauche ;
• le plan frontal : il est également longitudinal. Il partage le corps ou un
organe en parties antérieure et postérieure ;
• le plan transverse ou horizontal : il est situé à angle droit avec l'axe du
corps ou d'un organe. Il partage celui-ci en parties supérieure ou
inférieure.

Les cavités du corps


Les os de la tête, du cou et du tronc forment le squelette axial (axe
longitudinal) : il comporte plusieurs cavités (crânienne, vertébrale,
thoracique, abdominale, pelvienne) qui renferment les organes internes
(figure 1.4). Les os des membres forment le squelette appendiculaire, il ne
contient pas de cavité.

FIGURE 1.4 Les cavités du corps.


La cavité abdomino-pelvienne
Elle contient différents organes et afin de mieux la situer on la divise en
plusieurs secteurs qui la séparent en neuf régions distinctes.
CHAPITRE 2

La cellule

La cellule
La cellule est l'unité structurelle et fonctionnelle la plus simple en laquelle
peut être divisé notre organisme. L'être humain possède plusieurs milliards
de cellules. Les cellules se lient en combinaisons diverses constituant les
tissus, les organes, puis les systèmes, et enfin l'organisme tout entier.
L'étude des cellules est la cytologie.
Les cellules n'ont pas toutes la même forme ni la même durée de vie.
Leur forme est liée à leur fonction dans l'organisme (figure 2.1), ainsi :
FIGURE 2.1 La forme des cellules du corps.

• les globules rouges ont une forme de disque ;


• les cellules musculaires sont cylindriques ;
• les cellules nerveuses sont ramifiées ;
• les cellules adipeuses sont sphériques.
Structure cellulaire
Chaque cellule forme un compartiment microscopique de l'ordre du micron
(millième de millimètre), et est une véritable petite usine dans laquelle
chaque élément assure une fonction particulière (figure 2.2). Ces éléments
sont les organites cellulaires. Ils baignent dans un liquide appelé cytosol.
L'intérieur de la cellule comprend deux grandes parties : le cytoplasme et le
noyau (certaines cellules comme les érythrocytes n'en possèdent pas).

FIGURE 2.2 La cellule.

Tout élément ou espace situé dans la cellule est dit intracellulaire. Tout
élément ou espace situé hors de la cellule est dit extracellulaire.

La membrane cellulaire
La cellule est entourée d'une enveloppe : la membrane plasmique ou
cytoplasmique (figure 2.3). Cette dernière assure les fonctions suivantes :
FIGURE 2.3 La membrane plasmique.

• elle sert de barrière protectrice entre le milieu intra- et extracellulaire ;


• elle transporte des substances du milieu intracellulaire vers le milieu
extracellulaire, et inversement ;
• elle permet la cohésion ainsi que la reconnaissance des cellules entre
elles ;
• elle possède des récepteurs qui lui permettent de reconnaître les
substances chimiques telles que les hormones, les enzymes, les
nutriments et les anticorps.
Les antigènes sont situés à la surface de la membrane plasmique. Ceux
qui sont situés sur les globules rouges déterminent les groupes sanguins.

Le cytoplasme et les organites


Le cytoplasme est un gel incluant du cytosol et un certain nombre de petites
struc-tures appelées organites. Il se situe à l'intérieur de la membrane
plasmique et à l'extérieur du noyau cellulaire.
Les organites ont des fonctions métaboliques bien définies :
• les ribosomes : ce sont des petites unités de faible diamètre dont le rôle
est de synthétiser les molécules de protéines à partir des acides aminés.
Ils utilisent pour cela les ordres donnés par le noyau cellulaire. Ils
peuvent soit être isolés dans le cytoplasme, soit être intégrés à la surface
du réticulum endoplasmique ;
• le réticulum endoplasmique (lisse et granuleux) : le réticulum
endoplasmique granuleux est appelé ainsi car il porte à sa surface des
ribosomes ; son rôle est de stocker et de distribuer les protéines
synthétisées par les ribosomes aux autres organites ou de les excréter
hors de la cellule. Le réticulum endoplasmique lisse ne porte pas de
ribosome ; sa fonction est la synthèse des lipides et des lipoprotéines et
la mise en réserve du calcium ;
• l'appareil de Golgi : il en existe un seul par cellule, situé près du noyau
(figure 2.4). Sa fonction est de récupérer les protéines synthétisées par
les ribosomes, de les trier et de les distribuer de la périphérie de la
cellule vers le milieu extracellulaire. Sa fonction est plus importante
dans les cellules sécrétoires ;

FIGURE 2.4 Appareil de Golgi.


• les mitochondries (figure 2.5) : leur fonction est de fournir l'énergie aux
cellules (ce sont de véritables petites centrales énergétiques). Cette
énergie est fabriquée à partir des nutriments apportés à la cellule. Elles
sont en plus grand nombre dans les cellules du foie et des muscles qui
ont besoin de beaucoup d'énergie ;

FIGURE 2.5 Mitochondrie.

• les lysosomes : ce sont des vésicules qui contiennent des enzymes


lytiques dont le rôle est de détruire les diverses substances qui ont
envahi la cellule (exemple : bactéries). Ils peuvent digérer d'autres
organites qui ont été endommagés et qui ne sont plus fonctionnels. On
trouve les lysosomes dans les polynucléaires neutrophiles ;
• les centrioles : leur fonction est de diriger tels des «aimants» le sens de la
division cellulaire ;
• les vacuoles : ce sont des petites cavités sphériques et mobiles qui
tiennent en réserve des substances dont la cellule aura besoin ou des
déchets d'origines diverses.
Le noyau cellulaire
Presque toutes les cellules contiennent un seul noyau cellulaire (figure 2.6),
sphérique ou ovoïde, qui se trouve en général près du centre de la cellule
(certaines cellules possèdent plusieurs noyaux tels les polynucléaires ;
d'autres n'en possèdent pas tels les globules rouges). Le noyau est entouré
par la membrane nucléaire. Il comprend deux éléments : le nucléole et la
chromatine qui baignent dans un liquide, le nucléoplasme.

FIGURE 2.6 Le noyau cellulaire.

Le noyau commande l'activité métabolique de la cellule. Il contient les


codes qui permettent la synthèse des protéines et la division cellulaire. La
chromatine contient 46 chromosomes constitués d'acide
désoxyribonucléique (ADN) porteurs du code génétique (caractères
héréditaires). Les instructions pour la fabrication des protéines sont
contenues dans des régions particulières de l'ADN que l'on appelle les
gènes. Chaque gène possède les informations pour la création d'une protéine
spécifique. Les protéines sont constituées d'une suite d'éléments mis bout à
bout, les acides aminés. Selon le nombre et l'ordre dans lequel sont rangés
les acides aminés, une protéine spécifique est constituée. Les nucléoles,
habituellement au nombre de deux, contiennent de l'acide
désoxyribonucléique et de l'acide ribonucléique ou ARN. Ce dernier décode
les informations génétiques en instructions et assure leur exécution. Il peut
traverser la membrane du noyau cellulaire.

La division cellulaire
Les cellules de l'organisme meurent et sont sans cesse remplacées. Une
cellule est donc capable de se reproduire (sauf les cellules nerveuses). En se
reproduisant, elle transmet l'intégralité de son matériel cellulaire et
génétique. La division cellulaire est essentielle à la croissance et à
l'entretien des tissus. Le phénomène qui permet qu'une cellule puisse en
fabriquer deux autres s'appelle la mitose (figure 2.7).
FIGURE 2.7 Mitose et méiose.

Durant la mitose, on observe essentiellement deux phénomènes : la


réplication de l'ADN et la fabrication de deux cellules filles identiques, à
partir d'une cellule mère. Lorsqu'une cellule est prête à se diviser, la
chromatine forme des filaments (chromatides) qui s'enroulent sur eux-
mêmes ; on les appelle les chromosomes. Les chromosomes sont des
molécules d'ADN condensées à l'extrême afin de faciliter une égale
répartition du matériel génétique lors de la division cellulaire. Ils portent
l'intégralité du patrimoine génétique d'un individu. Les cellules humaines
contiennent chacune 46 chromosomes.

Les autres fonctions cellulaires


La cellule est vivante, elle se nourrit en puisant dans le milieu
extracellulaire les matériaux indispensables au maintien de son activité et à
sa croissance. Ce sont les nutriments. Elle rejette dans le milieu
extracellulaire les produits de dégradation inutiles ou toxiques. C'est au
travers de la membrane plasmique que vont s'effectuer les différents
échanges. Il existe deux sortes d'échange : les échanges transmembranaires
et les échanges d'un autre type, par l'intermédiaire des vacuoles (endocytose
et exocytose). La membrane plasmique a une perméabilité sélective.

Les échanges transmembranaires


Il en existe deux sortes.

Le transport passif
Il ne requiert aucune énergie. La majorité des mécanismes de transport
passif dépendent du phénomène physique de la diffusion (figure 2.8), c'est-
à-dire de la tendance des molécules à se répartir également dans un milieu
donné. Le déplacement des molécules se fait des régions où elles sont
présentes en concentration plus élevée, vers les régions où leur
concentration est plus faible. Dans la diffusion simple, les très petites
particules diffusent librement. Lorsque ce sont des molécules d'eau, on
parle d'osmose. Si le mécanisme de diffusion est assisté, on parle de
diffusion facilitée (exemple : le glucose).
FIGURE 2.8 La diffusion.

• L'osmose
C'est le phénomène qui permet aux molécules d'eau de se déplacer d'une
solution à forte concentration d'eau vers une solution à faible concentration
d'eau (les molécules d'eau se déplacent pour diluer le milieu le plus
concentré) (figure 2.9).

FIGURE 2.9 L'osmose.


L'osmose est le mécanisme par lequel l'eau entre et sort de la cellule.
C'est un mécanisme important pour le maintien de l'équilibre
hydroélectrolytique du corps.
• La filtration
C'est le mécanisme qui fait passer l'eau et les solutés à travers une
membrane ou la paroi d'un vaisseau sous l'action de la pression artérielle du
sang (même principe que le filtre à café).

Le transport actif
Il exige de l'énergie et l'intervention active des protéines membranaires,
comparables à des passeurs ; leur travail requiert de l'énergie. Ce transport
concerne les substances qui sont trop grosses pour traverser la membrane
cellulaire (figure 2.10). Les sub-stances intéressées par ce type de transport
sont les acides aminés et les ions comme le sodium, le potassium et le
calcium.
FIGURE 2.10 La pompe sodium-potassium.

Les autres types d'échanges


• L'endocytose : elle se produit par invagination de la membrane
plasmique ; elle capture ainsi des éléments solides ou liquides (figure
2.11). On distingue deux types d'endocytose : la phagocytose (pour les
éléments solides, par exemple les globules blancs qui phagocytent les
bactéries et les substances étrangères) et la pinocytose (pour les
éléments liquides, par exemple les cellules des reins). Les substances
captées par endocytose sont dégradées puis utilisées par la cellule
immédiatement, ou stockées à l'intérieur de vacuoles.
FIGURE 2.11 L’endocytose.

• L'exocytose : c'est le phénomène inverse. Les substances contenues dans


les vacuoles sont déversées à l'extérieur, les membranes de la vacuole
venant s'intégrer à la membrane plasmique.
En résumé :
CHAPITRE 3

Le système nerveux

Le système nerveux
Le système nerveux est un système fort complexe qui contrôle toutes les
fonctions de l'organisme. Il se compose de centres nerveux, qui sont chargés
de recevoir, d'intégrer et d'émettre des informations, et de voies nerveuses
qui sont chargées de conduire ces informations en tous points du corps (tous
les muscles et les organes du corps dépendent de ces influx pour
fonctionner).
Trois systèmes travaillent simultanément pour remplir cette mission :
• le système nerveux central (SNC) ;
• le système nerveux périphérique (SNP) ;
• le système nerveux autonome ou végétatif (SNA).

Le système nerveux central (SNC)


Le système nerveux central, appelé aussi névraxe, comprend la moelle
épinière et l'encéphale. Ce dernier est contenu dans la boîte crânienne. Le
système nerveux central préside aux relations de l'organisme avec le monde
extérieur ; c'est le système de la vie de relation (on pourrait le comparer à
un ordinateur qui traite sans arrêt des données et qui exécute en retour des
fonctions complexes).

L'encéphale
Logé à l'intérieur de la boîte crânienne, il comprend plusieurs parties (figure
3.1) : le tronc cérébral, le cervelet et le cerveau. Il pèse environ 1 600
grammes chez l'homme et environ 1 450 grammes chez la femme, ce qui est
proportionnel à la masse corporelle totale. Ce n'est pas le volume, ni le
poids de l'encéphale, mais la complexité des connexions neuronales qui
détermine la puissance du cerveau (Einstein, plus grand génie de tous les
temps, avait un cerveau de taille moyenne).

FIGURE 3.1 L'encéphale.

Deux hémisphères cérébraux composent la partie supérieure de


l'encéphale. Ils représentent environ 83 % de sa masse totale.
Les hémisphères cérébraux couvrent le diencéphale et le sommet du
tronc cérébral, un peu comme le chapeau qui couvre le pied d'un
champignon, et sont séparés par un sillon interhémisphérique (figure 3.2).
FIGURE 3.2 Hémisphère cérébral.

La surface des hémisphères cérébraux, le cortex cérébral, est parcourue


de saillies de tissu appelées circonvolutions qui sont séparées par des
rainures. Les rainures profondes partagent le cortex en plusieurs parties et
sont appelées scissures, tandis que les rainures superficielles séparent les
circonvolutions et sont appelées sillons.
Quelques sillons un peu plus profonds que les autres divisent la surface
corticale de chaque hémisphère en quatre lobes (figure 3.3) :
FIGURE 3.3 Les lobes cérébraux.

• le lobe frontal ;
• le lobe pariétal ;
• le lobe occipital ;
• le lobe temporal.
En plus des quatre lobes précités, on décrit encore pour chaque
hémisphère deux petits lobes : le lobe limbique enfoui dans le sillon
interhémisphérique et le lobe de l'insula enfoui dans le fond de la scissure
de Sylvius.
Dans chaque hémisphère, les deux scissures les plus importantes sont la
scissure de Sylvius séparant le lobe temporal de l'ensemble des deux lobes,
l'un, frontal, et l'autre pariétal, et la scissure de Rolando, séparant le lobe
frontal en avant du lobe pariétal en arrière.
À la base de l'encéphale, on trouve deux petites glandes (qui seront
étudiées dans le chapitre 10), l'une au-dessus de l'autre : l'hypothalamus et
l'hypophyse (figure 3.4) qui appartiennent au système endocrinien.
FIGURE 3.4 L'hypothalamus et l'hypophyse.

Une coupe frontale de l'encéphale expose les trois régions fondamentales


de chacun des hémisphères cérébraux soit, de l'extérieur vers l'intérieur : le
cortex cérébral, la substance blanche et les noyaux gris centraux.

L'encéphalite est une inflammation de l'encéphale d'origine


bactérienne, virale ou parasitaire.
L'encéphalocèle est une hernie d'une partie du cerveau ou du cervelet à
travers une ouverture congénitale ou accidentelle du crâne.

Le cortex cérébral
C'est le sommet hiérarchique du système nerveux (figure 3.5). C'est lui qui
nous fournit nos facultés de perception, de communication, de
mémorisation, de compréhension, de jugement et d'accomplissement des
mouvements volontaires. Toutes ces facultés relèvent du comportement
conscient, ou conscience.
FIGURE 3.5 Cortex cérébral.

Le cortex cérébral renferme trois types d'aires fonctionnelles :


• les aires motrices, qui président à la fonction motrice volontaire ;
• les aires sensitives, qui permettent les perceptions sensorielles
somatiques et autonomes ;
• les aires associatives, qui servent principalement à intégrer les diverses
informations sensorielles (les messages des yeux, des oreilles, de la
peau) afin d'envoyer des commandes motrices aux effecteurs
musculaires et glandulaires.
Aucune aire fonctionnelle n'agit isolément ; le comportement conscient
touche, d'une façon ou d'une autre l'ensemble du cortex.

Les aires motrices


Les aires corticales régissant les fonctions motrices sont situées dans la
partie postérieure des lobes frontaux. On distingue quatre aires motrices :

L'aire motrice primaire (ou aire motrice somatique)


Les neurones de cette aire appelés cellules pyramidales régissent les
mouvements volontaires des muscles squelettiques (contraction
musculaire).

Des lésions de l'aire motrice (comme celle que provoque un accident


vasculaire cérébral) entraînent une paralysie des muscles squelettiques
régis par cette aire. Si la lésion touche l'hémisphère droit, c'est le côté
gauche qui est paralysé (hémiplégie gauche) et vice versa.

L'aire prémotrice
Elle est située à l'avant du gyrus précentral. Cette aire régit les habilités
motrices apprises de nature répétitive (dactylographie, pratique d'un
instrument de musique). Elle coordonne les mouvements de plusieurs
muscles squelettiques simultanément. On peut comparer cette aire à une
banque de données dans laquelle sont enregistrées les activités motrices
spécialisées.

La destruction totale ou partielle de l'aire prémotrice entraîne la perte


des habilités motrices qui y sont programmées, sans diminuer la force
des muscles squelettiques, ni leur capacité d'accomplir des mouvements
individuels (il faudra réapprendre l'habilité qui a été perdue).

L'aire motrice du langage (aire de Broca)


Elle est située à l'avant de l'aire prémotrice. Située dans l'hémisphère
gauche, elle est un centre moteur du langage, dirigeant les muscles de la
langue, de la gorge et des lèvres associés à l'articulation.

Une destruction totale ou partielle de cette aire entraîne une aphasie


de Broca qui consiste en la perte de la parole et de la faculté de lire et
d'écrire (le sujet est alors incapable de formuler oralement ses idées alors
que celles-ci sont intactes dans son esprit). S'y associe presque toujours
une hémiplégie avec atteinte de la face et une perte de sensibilité du côté
atteint.

L'aire oculomotrice frontale


Elle est située en avant de l'aire prémotrice et commande les mouvements
volontaires des yeux.

Les aires sensitives


Contrairement aux aires motrices qui sont limitées au lobe frontal, les aires
reliées à la conscience des sensations sont situées dans les lobes pariétal,
temporal et occipital. On distingue six aires sensitives :

L'aire somesthésique primaire


Elle se trouve à l'arrière du sillon central. Les neurones de cette aire
reçoivent des messages parvenant des récepteurs somatiques de la peau et
des muscles squelettiques. Ils localisent la provenance des stimuli. Cette
faculté est appelée discrimination spatiale. L'hémisphère droit reçoit les
informations sensorielles de la partie gauche du corps et vice versa. Le
visage (en particulier les lèvres) et le bout des doigts sont les régions les
plus sensibles de l'être humain.

L'aire pariétale postérieure


Elle est située à l'arrière de la précédente et y est reliée par de nombreuses
connexions. Sa principale fonction consiste à intégrer les différentes
informations somesthésiques et à les traduire en perception de taille, de
texture et d'organisation spatiale. Quand on met la main dans sa poche, on
identifie les objets qui s'y trouvent grâce aux expériences sensitives
enregistrées dans cette aire. Si cette aire est endommagée, on ne peut
reconnaître les objets qu'en les regardant.

Les aires visuelles


Elles sont situées dans le lobe occipital de chaque hémisphère et abritent
l'aire visuelle primaire qui reçoit les informations en provenance de la rétine
et l'aire visuelle associative qui interprète ces stimuli visuels en fonction des
expériences visuelles antérieures. C'est grâce à cette dernière que nous
pouvons reconnaître une fleur ou un visage. La vision en tant que telle
dépend des neurones corticaux de cette aire.
Des lésions de l'aire visuelle primaire entraînent une cécité
fonctionnelle. Par ailleurs, les personnes qui ont subi des lésions de l'aire
visuelle associative sont capables de voir, mais elles ne comprennent pas
ce qu'elles voient.

Les aires auditives


Elles sont situées dans le lobe temporal. On distingue l'aire auditive
primaire qui reçoit des influx nerveux provenant des récepteurs auditifs de
l'oreille interne et qui en décode l'amplitude, le rythme et l'intensité.
Derrière cette aire, on trouve l'aire auditive associative qui permet
d'interpréter les stimuli sonores comme des paroles, de la musique, un bruit,
etc.

L'aire olfactive
Elle se trouve au creux du lobe temporal dans une région appelée uncus et
dans la région située immédiatement devant. Les récepteurs olfactifs situés
dans les cavités nasales transmettent des influx nerveux jusque dans cette
aire, ce qui permet la perception des odeurs.

L'aire gustative
Elle se trouve au creux du lobe pariétal, près du lobe temporal et elle reçoit
les stimuli gustatifs, notamment ceux qui se trouvent à l'extrémité de la
langue.

Les aires associatives


Les aires associatives reçoivent et envoient des messages indépendamment
des aires sensitives et motrices primaires. On distingue :

Le cortex préfrontal
Il occupe la partie antérieure du lobe frontal. C'est la plus complexe des
régions corticales. Il est relié à l'intellect, à la cognition (c'est-à-dire aux
capacités d'apprentissage) ainsi qu'à la personnalité. De lui dépendent les
idées abstraites, le jugement, le raisonnement, la persévérance, l'anticipation
et la conscience.
La croissance du cortex préfrontal s'effectue lentement et il semble
qu'elle est largement déterminée par les activations et les inhibitions du
milieu social.
Le cortex préfrontal est également associé à l'humeur car il est
étroitement lié au système limbique (siège des émotions). C'est l'élaboration
de cette région qui distingue l'être humain de l'animal.

Des tumeurs ou d'autres lésions du cortex préfrontal peuvent


provoquer des troubles mentaux et des troubles de la personnalité. Elles
peuvent causer des « sautes d'humeur » plus ou moins marquées ainsi
qu'une perte de l'attention et des inhibitions.

L'aire gnosique ou aire de l'interprétation


C'est une région mal définie du cortex cérébral. Elle comprend des parties
du lobe temporal, pariétal et occipital. On ne la trouve que dans
l'hémisphère gauche. Cette aire reçoit les informations sensorielles de toutes
les aires sensitives associatives et semble constituer un « entrepôt de
stockage » pour les souvenirs complexes associés aux perceptions
sensorielles. À partir d'un ensemble d'informations sensorielles, elle produit
une pensée dont elle envoie le résultat au cortex préfrontal qui y ajoute des
touches émotionnelles et détermine la réponse appropriée.

Une lésion de l'aire gnosique provoque l'imbécillité, même si toutes


les autres aires sensitives associatives sont intactes. La personne est
incapable d'interpréter les situations.

L'aire du langage
Les régions corticales associées au langage se trouvent dans les deux
hémisphères. On trouve une aire d'intégration spécialisée, appelée aire de
Wernicke, dans la partie postérieure du lobe temporal gauche. Cette aire est
appelée « centre de la parole » ; elle permet la compréhension du langage
écrit et parlé et permet la prononciation de mots inconnus. Le processus
plus complexe de la compréhension du langage se déroule dans les aires
préfrontales.
Une atteinte de l'aire de Wernicke est responsable d'une aphasie de
Wernicke qui est un trouble du langage portant plutôt sur la
compréhension que sur l'expression. La syntaxe et l'articulation ne posent
pas trop de problèmes ; le discours est, en revanche, incompréhensible,
car dénué de sens. Les propositions s'enchaînent sans construction
logique.

Les aires du langage affectif


Elles président aux aspects non verbaux et émotionnels du langage. Elles
semblent situées dans l'hémisphère opposé à l'aire motrice du langage et à
l'aire de compréhension du langage. Ces aires font que le rythme ou le ton
de notre voix, ainsi que nos gestes, expriment nos émotions pendant que
nous parlons. Elles nous permettent également de comprendre le contenu
émotionnel de ce que nous entendons.

Les troubles des aires du langage affectif portent le nom collectif


d'aprosodie (absence d'intonation). Une personne à l'expression fermée
qui vous dirait d'une voix atone qu'elle est « heureuse de vous
rencontrer » présenterait les signes de ce dérèglement.

La substance blanche cérébrale


Les aires corticales des deux hémisphères communiquent entre elles et avec
les centres sous-corticaux du système nerveux central grâce à la substance
blanche cérébrale. Cette substance est en grande partie composée de
neurofibres myélinisées regroupées en faisceaux.

Les noyaux gris centraux


Au cœur de la substance blanche cérébrale de chaque hémisphère se trouve
un groupe de noyaux sous-corticaux appelés noyaux gris centraux. Ils
regroupent essentiellement le noyau caudé, le putamen et le globus
pallidus ; ces deux derniers formant le noyau lenticulaire (figure 3.6).
Chacun des noyaux gris centraux reçoit un grand nombre d'informations
sensorielles de l'ensemble du cortex cérébral. Par l'intermédiaire des
faisceaux d'association passant par le thalamus, les noyaux gris centraux
sont en communication avec l'aire prémotrice et le cortex préfrontal et
influencent ainsi les mouvements musculaires dirigés par l'aire motrice
primaire (ils jouent un rôle particulièrement important dans le
déclenchement et la régulation des mouvements, particulièrement les
mouvements lents et soutenus ou stéréotypés (comme le balancement des
bras pendant la marche).

FIGURE 3.6 Les noyaux gris centraux.

Les lésions des noyaux gris centraux provoquent des perturbations


de la posture et du tonus musculaire, des mouvements involontaires tels
que des tremblements, et une lenteur anormale des mouvements.

Le tronc cérébral
Il est composé du mésencéphale, du pont et du bulbe rachidien (figure 3.7).
Le tronc cérébral est semblable à la moelle épinière sur le plan
histologique ; il est constitué de substances grises entourées de faisceaux de
substances blanches. Les centres du tronc cérébral produisent les
comportements automatiques et immuables requis pour la survie. Placé
entre le cerveau et la moelle épinière, le tronc cérébral constitue un passage
pour les faisceaux ascendants et descendants qui relient les centres
supérieurs et inférieurs.

FIGURE 3.7 Le tronc cérébral.

Le pont est la région comprise entre le mésencéphale et le bulbe


rachidien. Il existe dans le pont des noyaux importants qui sont des centres
de la respiration. Avec les centres de la respiration du bulbe rachidien, ils
concourent au maintien du rythme normal de la respiration.
Le bulbe rachidien constitue un important centre réflexe autonome et il
participe au maintien de l'homéostasie. Il contient des noyaux moteurs
viscéraux importants :
• le centre cardiaque : il adapte la force et la fréquence cardiaque aux
besoins de l'organisme ;
• le centre vasomoteur : il règle la pression artérielle en agissant sur les
muscles lisses de la paroi vasculaire ;
• les centres respiratoires : ils régissent le rythme et l'amplitude de la
respiration.
D'autres centres gèrent des activités telles que le vomissement, le hoquet,
la déglutition, la toux et l'éternuement.

Le cervelet
Il représente environ 11 % de la masse de l'encéphale. Il est situé à l'arrière
du pont et du bulbe rachidien (figure 3.8). Le cervelet traite les informations
sensorielles reçues de l'aire motrice, de divers noyaux du tronc cérébral et
de plusieurs récepteurs sensoriels.

FIGURE 3.8 Le cervelet.

Il synchronise les contractions des muscles squelettiques de manière à


produire des mouvements coordonnés. Il compare sans cesse les intentions
du cerveau aux mouvements effectués par le corps et émet les messages
visant à effectuer les corrections nécessaires à la précision des mouvements
volontaires.
Le cervelet reçoit des informations principalement de l'oreille interne
(appareil vestibulaire), mais aussi des yeux, du tronc, etc. Il peut ainsi
adapter les positions respectives de chaque segment corporel les uns par
rapport aux autres. Il participe à l'équilibration du corps. Il contrôle le tonus
musculaire (tonus de posture) : il évite toute tendance à la chute en
rétablissant le corps dans une position stable en contractant les groupes
musculaires adéquats.
Une lésion cérébelleuse entraîne une perte de l'équilibre, une perte
du tonus et de la coordination musculaire.

Protection de l'encéphale
Le tissu nerveux est fragile : une pression, même légère, peut endommager
les neurones de manière irréversible. L'encéphale est protégé par une boîte
osseuse (la boîte crânienne ou crâne), des membranes (les méninges) et un
coussin aqueux (le liquide céphalo-rachidien).

Les méninges
Les méninges (figure 3.9) sont constituées de trois membranes (de
l'extérieur vers l'intérieur) :
FIGURE 3.9 Les méninges.

• la dure-mère : elle tapisse la paroi du crâne. Entre la dure-mère et les os


vertébraux, il existe un espace appelé espace épidural (ou péridural) ;
• l'arachnoïde : elle tapisse la face profonde de la dure-mère. En dessous
d'elle, on trouve l'espace sous-arachnoïdien rempli de liquide céphalo-
rachidien ; cet espace sépare l'arachnoïde de la pie-mère ;
• la pie-mère : elle tapisse la surface de l'encéphale, elle s'enfonce à
l'intérieur des sillons. Elle porte à certains endroits les plexus choroïdes
qui fabriquent le liquide céphalo-rachidien à partir du plasma sanguin.
La méningite désigne toute inflammation des méninges. Elle est dite
cérébrale, spinale ou cérébro-spinale selon qu'elle touche l'encéphale
seul, la moelle épinière seule ou bien les deux. Les méningites peuvent
être d'origine bactérienne, parasitaire, toxique ou être secondaire à
certains processus pathologiques. La méningite la plus grave est la
méningite bactérienne à méningocoque qui peut en dehors de tout
traitement entraîner un coma.

Le liquide céphalo-rachidien (LCR)


Toutes les cavités du système nerveux central contiennent du liquide
céphalo-rachidien.
Son volume est d'environ 130 ml. Son rôle est la protection, le soutien1 et
l'épuration du tissu nerveux. Il peut être prélevé par ponction lombaire dans
l'espace intervertébral, entre les 4e et 5e vertèbres lombaires (L4–L5).

La moelle épinière
Elle est contenue dans la colonne vertébrale (figure 3.10). Elle s'étend du
trou occipital, où elle s'unit au bulbe rachidien, jusqu'à la première vertèbre
lombaire (juste sous les côtes). Elle mesure environ 45 cm de long et 1,5 cm
d'épaisseur. Elle se poursuit en bas par un cordon fibreux de 20 cm : le
filum terminal. De chaque côté, la moelle épinière donne naissance à 31
paires de racines nerveuses, les nerfs rachidiens. Chaque paire est
constituée d'une racine antérieure à fonction motrice et d'une racine
postérieure à fonction sensitive.
FIGURE 3.10 La moelle épinière.

La moelle épinière est constituée de cellules nerveuses groupées en amas


et constituant la substance grise. Les cellules nerveuses donnent naissance à
des fibres entourées ou non d'une gaine de myéline ; celles-ci sont groupées
en faisceaux et forment la substance blanche.
La moelle épinière n'occupe pas la totalité du canal rachidien ; on y
trouve également plusieurs enveloppes, les méninges, et du tissu graisseux.
En dessous de la 2e vertèbre lombaire, la moelle épinière se divise en
plusieurs racines qui, regroupées, forment un ensemble qui constitue la
queue-de-cheval.

Une section traumatique de la moelle épinière sera responsable, en


fonction de sa localisation (cervicale, lombaire), d'une paraplégie ou
d'une hémiplégie.

Les mécanismes de l'arc réflexe


L'arc réflexe est le type de fonctionnement médullaire le plus simple (figure
3.11). Exemple : un stimulus douloureux sur un orteil provoque un retrait
du pied. Il s'agit d'un réflexe. Le réflexe est donc une réaction automatique
qui se produit au niveau d'un organe.
FIGURE 3.11 L'arc réflexe.

Chronologie de l'arc réflexe


• Une excitation périphérique entraîne la propagation d'un influx nerveux
par l'intermédiaire d'un neurone sensitif ;
• l'influx suit la racine postérieure sensitive qui pénètre dans la moelle
épinière grâce à son axone jusqu'à la substance grise ;
• cet axone entre en relation soit avec un neurone moteur (motoneurone)
directement, soit avec un neurone intermédiaire (dit neurone
d'association) qui se met ensuite en relation avec un neurone moteur ;
• ce dernier transmettra l'influx nerveux reçu, par l'intermédiaire de sa
racine antérieure motrice jusqu'au muscle strié qui réagit.
La moelle épinière est le lieu de passage des faisceaux nerveux que l'on
appelle couramment les voies médullaires. On en distingue deux sortes : les
voies sensitives et les voies motrices.

Les voies sensitives


• La sensibilité extéroceptive : d'origine cutanée et muqueuse, elle est
consciente. Elle assure trois sortes de perception, la sensibilité
thermoalgésique (à la chaleur), la sensibilité protopathique (sensibilité
tactile grossière) et la sensibilité épicritique (sensibilité tactile fine).
• La sensibilité proprioceptive : sensibilité profonde consciente (douleur)
et inconsciente (sensations posturales).
• La sensibilité intéroceptive : elle est inconsciente et d'origine viscérale.

Les voies motrices


On distingue : les voies de la motricité volontaire, qui empruntent le
faisceau pyramidal, et les voies de la motricité involontaire, qui empruntent
le faisceau extrapyramidal.
Toutes les fibres provenant de la motricité volontaire sont croisées ; s'il
existe une atteinte cérébrale à droite, les symptômes moteurs apparaîtront
dans l'hémicorps opposé.

Le tissu nerveux
Le système nerveux est composé d'un tissu qui, comme tous les autres
tissus de l'organisme, est composé d'une infinité de cellules de formes et de
fonctions spéciales, en interaction permanente : les cellules nerveuses ou
neurones. À la naissance, il existe un capital qui ne se renouvelle pas. Le
système nerveux est un centre de régulation et de communication du corps.
Il remplit trois fonctions de base : il détecte les modifications du corps, il
les interprète et réagit en déclenchant une action corporelle appropriée.

Les cellules nerveuses


Ce sont des cellules hautement spécialisées dont le rôle est d'acheminer les
messages sous forme d'influx nerveux entre les différentes parties du corps
(figure 3.12). Les neurones ont une longévité extrême (ils peuvent vivre et
fonctionner pendant plus de 100 ans). Leur métabolisme est très élevé ; il
requiert une grande quantité d'oxygène et de glucose (ils ne survivent que
quelques minutes sans oxygène). L'être humain possède dix milliards de
neurones rien que dans le cerveau. La plupart des cellules nerveuses sont
formées d'un corps cellulaire dont sont issus un ou plusieurs prolongements
neuronaux.

FIGURE 3.12 La cellule nerveuse.

Les neurones présentent trois structures fonctionnelles communes :


• une structure réceptrice : les dendrites ;
• une structure conductrice : les axones ;
• une structure sécrétrice qui libère les neurotransmetteurs.
Les dendrites
Les dendrites sont des prolongements courts aux ramifications diffuses. Ils
forment la structure réceptrice. Ils peuvent recevoir un grand nombre de
signaux des autres neurones. Ils transmettent les signaux dans un seul sens,
de l'extérieur vers le corps cellulaire.

Les axones (ou cylindraxe)


Chaque neurone est muni d'un axone unique. Leur taille est en rapport avec
leur fonction (les axones des neurones moteurs peuvent mesurer un mètre et
plus – tout axone long est appelé neurofibre). Plus le diamètre de l'axone est
grand, plus les influx nerveux cheminent rapidement. Les axones
constituent la structure conductrice du neurone. Ils conduisent l'influx
nerveux dans un seul sens : du corps de la cellule vers les effecteurs
musculaires et glandulaires.

Les fibres nerveuses


Les prolongements des neurones, dendrites ou axones sont pourvus d'une
enveloppe. On donne à l'ensemble le nom de fibre nerveuse. Celle-ci peut
être de deux sortes :
• la gaine de myéline (figure 3.13), riche en lipides (à l'intérieur) ;
FIGURE 3.13 La gaine de myéline.

• la gaine de Schwann qui sécrète la myéline (à l'extérieur).

La connexion des cellules nerveuses


Le tissu nerveux est formé d'un grand nombre de neurones juxtaposés. Ils
s'articulent entre eux ; c'est ce que l'on appelle une synapse (figure 3.14).
L'information est transportée sous la forme d'un influx nerveux. Il existe
trois types de synapses :
FIGURE 3.14 La synapse neuromusculaire.

• les synapses neuroneuronales (entre deux neurones) ; dans ce premier


cas, l'influx passe du corps de la première cellule, il suit l'axone, puis la
synapse et la dendrite de la deuxième cellule ;
• les synapses neuromusculaires (entre un neurone et un muscle) ; dans ce
second cas, l'influx passe du corps cellulaire du neurone, il suit l'axone,
puis la synapse et enfin le muscle (plaque motrice) ;
• les synapses neurotissulaires ou viscérales.

Classification fonctionnelle des neurones


Les neurones sensitifs ou neurones afférents
Ils transmettent les influx des récepteurs sensoriels de la peau ou des
organes internes vers le système nerveux central.

Les neurones moteurs ou neurones efférents


Ils transportent l'influx nerveux hors du SNC, vers les organes effecteurs
(les muscles et les glandes). Tous les neurones moteurs forment une synapse
avec leurs cellules effectrices. Cette jonction s'appelle une plaque motrice.

Les interneurones ou neurones d'association


Ils sont situés entre les neurones sensitifs (voies afférentes) et les neurones
moteurs (voies efférentes) ; ils servent de relais aux influx nerveux qui sont
acheminés vers le SNC où s'effectue l'analyse des informations sensorielles.

Le système nerveux périphérique (SNP)


Le système nerveux périphérique est formé de l'ensemble des nerfs qui
relient le système nerveux central (SNC) aux organes sensitifs et moteurs.
Selon leur origine, ils se divisent en nerfs crâniens et en nerfs rachidiens.

Les nerfs
Un nerf est un organe en forme de cordon qui appartient au système
nerveux périphérique. La taille des nerfs varie, mais pas leur composition :
ils sont tous formés de faisceaux parallèles d'axones périphériques entourés
d'enveloppes superposées de tissu conjonctif.
Le système nerveux périphérique comprend une voie sensitive (afférente)
et une voie motrice (efférente). Par conséquent, on classe les nerfs selon le
type d'influx nerveux qu'ils acheminent, soit une information sensorielle,
soit une commande motrice :
• les nerfs, qui transmettent simplement les influx vers le SNC sont des
nerfs sensitifs (afférents) ;
• les nerfs qui conduisent simplement les influx provenant du SNC sont
des nerfs moteurs (efférents) ;
• les nerfs qui contiennent des neurofibres sensitives et des neurofibres
motrices sont des nerfs mixtes.
Pour des raisons de commodité, on classe les nerfs périphériques en nerfs
crâniens et en nerfs rachidiens, selon qu'ils émergent de l'encéphale ou de la
moelle épinière du SNC.

Les nerfs crâniens


Il en existe 12 paires (figure 3.15). On distingue trois types de nerfs
crâniens :
FIGURE 3.15 Les nerfs crâniens.

• les nerfs sensoriels ou sensitifs (nerfs olfactif, optique et auditif) ;


• les nerfs moteurs (nerfs moteurs oculaires communs, externe, spinal et
grand hypoglosse) ;
• les nerfs mixtes (moteurs et sensitifs) : les nerfs trijumeau, facial,
glossopharyngien et pneumogastrique.

Les nerfs rachidiens


Il existe 31 paires de nerfs rachidiens (figure 3.16). Ils proviennent de la
moelle épinière ou s'y rendent. Ce sont des nerfs mixtes qui contiennent des
fibres sensitives et motrices. Les nerfs rachidiens sont groupés en plexus, on
en compte six :
FIGURE 3.16 Les nerfs rachidiens.

• le plexus cervical (quatre premiers nerfs rachidiens cervicaux) ;


• le plexus brachial (quatre derniers nerfs rachidiens cervicaux et 1er nerf
dorsal) ;
• le plexus lombaire (quatre premiers nerfs rachidiens lombaires) ;
• le plexus sacré (formé par l'union du tronc lombo-sacré et des trois
premiers nerfs rachidiens sacrés) ;
• le plexus honteux formé par le nerf honteux interne (deuxième, troisième
et quatrième nerf sacré) ;
• le plexus sacrococcygien (cinquième nerf sacré et nerf coccygien).

Le système nerveux autonome (ou végétatif)


Il est chargé de réguler la vie intérieure ou vie végétative. Cette régulation
se fait de manière inconsciente (ce qui permet aux organes de continuer de
fonctionner lors d'un état comateux ou lors du sommeil). Il gère la
sensibilité des viscères et règle leur fonctionnement. Il commande la
musculature lisse, les fibres musculaires cardiaques et les glandes.
Anatomiquement, il comprend des centres nerveux de contrôle et des
voies conductrices, sensitives et motrices. Ces dernières sont divisées en
deux systèmes particuliers :
• le système sympathique ;
• le système parasympathique.
Fonctionnellement, leurs actions sont antagonistes (figure 3.17).
FIGURE 3.17 Sympathique et parasympathique.

Le système sympathique
Les centres sympathiques sont situés dans la moelle épinière, étagés de la 8e
cervicale à la 2e lombaire :
• C8 à D2 : centres des muscles, de l'iris et du cœur ;
• D3 à D5 : centre broncho-pulmonaire ;
• D6 à L2 : centres des viscères abdominaux et pelviens.
Le système sympathique est accélérateur. Il active le fonctionnement des
organes :
– œil = mydriase ;
– peau = horripilation, sudation ;
– cœur = accélération de la fréquence, de la contraction, etc. ;
– bronches = dilatation, augmentation des sécrétions bronchiques ;
– vaisseaux = vasoconstriction.

Le système parasympathique
Il est constitué de fibres nerveuses issues de deux sources :
• les fibres parasympathiques annexées à certains nerfs crâniens dont elles
suivent le trajet ;
• les centres parasympathiques situés dans la moelle épinière étagés sur les
quatre premiers segments sacrés (ces derniers contrôlent les organes
urogénitaux et le rectum).
Les effets du système parasympathique sont antagonistes à ceux du
système sympathique ; il est modérateur, il ralentit le fonctionnement des
organes :
– œil = myosis ;
– peau = aucune action ;
– cœur = diminution de la fréquence, de la contractilité, etc. ;
– bronches = constriction bronchique ;
– vaisseaux = vasodilatation.
Pour fonctionner correctement ces deux systèmes ont besoin de
médiateurs chimiques ; ce sont des neurotransmetteurs : l'acétylcholine et la
noradrénaline. Ils sont libérés par les fibres nerveuses du système nerveux
autonome. Les fibres nerveuses libérant l'acétylcholine sont dites
cholinergiques ; les fibres nerveuses libérant la noradrénaline sont dites
adrénergiques.
• l'acétylcholine est le neurotransmetteur du système parasympathique ;
• la noradrénaline est le neurotransmetteur du système sympathique.
Ils transmettent l'influx nerveux au niveau des ganglions des organes
cibles (œil, cœur, vaisseaux, peau, etc.). Ces ganglions récepteurs sont dits
cholinergiques ou adrénergiques, selon qu'ils captent l'acétylcholine ou la
noradrénaline (figure 3.18).
FIGURE 3.18 Connexion nerveuse des organes.

1
En flottant dans le LCR, l'encéphale qui est gélaineux perd 97 % de son poids et évite ainsi de
s'effondrer sur lui-même.
CHAPITRE 4

Les os, les muscles, les articulations

Le tissu osseux
Le tissu osseux est le tissu le plus dur du corps humain. C'est grâce à lui que
s'établit notre charpente et que nos organes sont protégés.

Rôles du système osseux


• Il a un rôle de soutien.
• Il a un rôle de protection (le cerveau, le cœur, les poumons et la moelle
épinière).
• Il joue un rôle dans les mouvements : grâce aux muscles et aux
articulations, les os reliés entre eux sont capables de bouger.
• Il joue un rôle dans le stockage des sels minéraux : les os servent de
réserve essentiellement au calcium, au magnésium et au phosphore. Ils
les redistribuent en fonction des besoins de l'organisme.
• Il joue un rôle dans la formation des cellules sanguines à partir de la
moelle rouge enfermée dans la cavité médullaire de certains os (c'est
l'hématopoïèse).

Composition du tissu osseux


La composition chimique du tissu osseux
Le tissu osseux est un tissu conjonctif qui s'est minéralisé grâce au dépôt
des sels minéraux. Il est composé d'une partie organique et d'une partie
minérale :
• la partie organique est faite de fibres de collagène (95 %) qui baignent
dans une substance, la substance fondamentale. À eux deux, ils forment
la substance ostéoïde. Cette partie organique représente la charpente
véritable du tissu osseux ; elle donne à l'os sa résistance, sa flexibilité et
sa forme ;
• la partie minérale est composée de sels minéraux complexes : phosphate
de calcium (80 %), carbonate de calcium (14 %), phosphate de
magnésium et fluorure de calcium (6 %).
Les sels minéraux donnent à l'os sa rigidité et sa dureté ; s'ils sont
détruits, on parle de décalcification, l'os devient alors souple et flexible
(c'est le cas après la ménopause).

Les cellules osseuses


On distingue plusieurs sortes de cellules osseuses au sein de la substance
fondamentale :
• les ostéoblastes : ce sont les cellules formatrices du tissu osseux. Elles
produisent le collagène et les constituants de la substance
fondamentale ;
• les ostéocytes (figure 4.1) : ce sont les cellules nutritives du tissu osseux,
de forme étoilée avec des prolongements qui unissent les cellules
osseuses entre elles ;
FIGURE 4.1 Ostéocyte.

• les ostéoclastes (figure 4.2) : ce sont des cellules destructrices du tissu


osseux. Ce sont d'énormes cellules très mobiles.
FIGURE 4.2 Ostéoclaste.

La forme des os
La forme des os est variable (figure 4.3) ; elle dépend de leur fonction et de
leur situation dans le corps. On distingue :
FIGURE 4.3 Différents types d'os.

• les os longs (A) : ils sont constitués d'un corps ou diaphyse, de deux
extrémités ou épiphyses, d'un canal médullaire creusé au centre de la
diaphyse (fémur, humérus (figure 4.4)) ;
FIGURE 4.4 Os long.

• les os plats (B) : l'épaisseur de ces os est minime par rapport à leur
longueur ou à leur largeur (omoplate, os du crâne : frontal, pariétal). Ils
sont formés par de l'os spongieux placé entre deux couches d'os
compact ;
• les os courts (C, D) : ils sont à peu près cubiques, longueur, largeur et
épaisseur sont à peu près identiques (vertèbres, os du carpe, os du tarse).
Ils sont petits, mais très solides.
En plus de ces principales formes, il existe également :
– les os pneumatiques : ils sont de forme variable. Ils sont tapissés d'une
muqueuse et ils limitent une cavité remplie d'air (l'ethmoïde, le
sphénoïde) ;
– les os sésamoïdes : ce sont de petits os, de forme généralement
arrondie. On les trouve dans le squelette de la main et du pied ; ils
sont fréquemment inclus dans l'épaisseur d'un tendon. Le plus
volumineux est la rotule.

L'ossification et la croissance osseuse


Le processus d'ossification
Le développement de l'os est appelé l'ostéogenèse ou ossification. Elle
débute vers la sixième semaine de la vie embryonnaire et se poursuit jusqu'à
l'âge de 12 ans. Les os des enfants ne sont pas complètement durs car ils
sont formés par du cartilage.

La croissance osseuse
La croissance osseuse d'un os long se caractérise par une croissance en
longueur et en épaisseur (figure 4.5). La croissance en longueur se fait
grâce au cartilage de conjugaison. C'est une ossification progressive menée
par les ostéoblastes jusqu'à ce que l'os soit mature (entre 18 et 25 ans).
FIGURE 4.5 La croissance osseuse.

La croissance en épaisseur se fait grâce au périoste. Elle s'effectue au


niveau de la diaphyse par addition successive de nouvelles couches
osseuses. La cavité ou canal médullaire se forme en même temps sous
l'action des ostéoclastes.
Tout au long de la vie, l'os est en constant renouvellement, mais, pour
que ces modifications s'effectuent correctement, il est nécessaire d'avoir un
apport en calcium et phosphore suffisant. Ce sont ces deux éléments qui
assurent à l'os sa solidité. Il faut également un apport en vitamines et
notamment en vitamine D (vitamine de croissance) et l'influence de
certaines hormones (hormone de croissance, hormones sexuelles, hormones
thyroïdiennes).

En cas de fracture osseuse, le médecin met en contact les deux


extrémités de l'os cassé. Le périoste produit alors des ostéoblastes qui
vont former autour de l'os fracturé une espèce de manchon osseux,
appelé cal. Le cal osseux réunit les deux extrémités jusqu'à ce que l'os
mature soit reconstruit. Il disparaît en partie en quelques mois ou
quelques années (figure 4.6).

FIGURE 4.6 Le cal osseux.

L'ostéoporose est une atteinte du tissu osseux provoquée par une


déminéralisation généralisée du squelette (manque en calcium,
magnésium). C'est une affection douloureuse qui touche souvent les
femmes après la ménopause. Cette maladie associe des déformations
osseuses, voire des fractures qui se produisent à l'occasion de chutes
minimes. Elle est souvent, en dehors d'un traitement précoce, à l'origine
d'une impotence fonctionnelle très lourde, chez la femme âgée. Une
hormonothérapie de substitution sera alors proposée.
Le squelette
L'ostéologie est l'étude des os et des cartilages. Le squelette humain
comprend 206 os. Ils ont un rôle de protection et de levier quand nous
accomplissons les mouvements. On peut diviser le squelette en deux parties
distinctes (figure 4.7) :
FIGURE 4.7 Squelette axial et appendiculaire.

• le squelette axial : crâne, os hyoïde, rachis, sternum et côtes ;


• le squelette appendiculaire : ceinture scapulaire, membres supérieurs,
ceinture pelvienne et membres inférieurs.

Le squelette axial
Il comprend les os se trouvant près de l'axe médian du corps : la tête, la
colonne vertébrale et la cage thoracique.

Le squelette de la tête
Le squelette de la tête comprend 22 os. Il se compose de deux parties : les
os du crâne et les os de la face.
• Les os du crâne : le crâne est formé de huit os (figure 4.8) :
FIGURE 4.8 Les os du crâne.

– le frontal : le front et une partie des orbites ;


– l'ethmoïde : entre le sphénoïde et les os propres du nez ;
– le sphénoïde : fosse moyenne de la base du crâne ;
– l'occipital : partie postérieure du crâne et une partie de la base ;
– les deux pariétaux : partie latérale et voûte du crâne ;
– les deux temporaux : partie inférieure et latérale du crâne.
À l'intérieur du crâne est logé l'encéphale, la partie supérieure de la boîte
crânienne s'appelle la voûte du crâne. La base du crâne comporte de
nombreux orifices qui sont les lieux de passages des vaisseaux et des nerfs
de l'encéphale. La région de la fosse temporale est très fragile, c'est là où la
boîte crânienne est la plus mince.
Le crâne des nouveau-nés n'est pas encore complètement mature. La
suture terminale des différents os se fait tardivement (entre le 5e et le 24e
mois). Les espaces non encore ossifiés, et donc particulièrement fragiles,
sont appelés fontanelles (figure 4.9). Ces cartilages sont utiles au moment
de la naissance, car ils permettent de diminuer le diamètre du crâne du
nouveau-né afin de faciliter son passage dans la filière génitale (les os du
crâne se chevauchant légèrement lors de l'accouchement).
FIGURE 4.9 Le crâne du nouveau-né.

• Les os de la face : ils sont au nombre de 14 os et comprennent les os


suivants (figure 4.10) :

FIGURE 4.10 Les os de la face.

– les deux os malaires (zygomatiques) : ils s'articulent avec les os


temporaux (joues et orbites) ;
– les deux os propres du nez (arête du nez) ;
– les deux os lacrymaux (paroi interne de l'orbite) ;
– les deux os palatins (partie postérieure du palais) ;
– les deux cornets inférieurs (fosse nasale) ;
– le vomer (partie inférieure de la cloison nasale) ;
– l'os maxillaire (mâchoire supérieure) ;
– la mandibule ou maxillaire inférieur (seul os mobile) ;
– l'os hyoïde : c'est un os unique qui n'appartient pas au squelette de la
tête et qui ne s'articule avec aucun autre os. Il sert de soutien à la
langue et est situé entre la mandibule et le larynx (figure 4.11).

FIGURE 4.11 L'os hyoïde.

À la naissance, lorsque les apophyses palatines ne se rejoignent pas,


il se produit une fente palatine, plus ou moins associée à une fissure
labiale de la lèvre supérieure : c'est le bec de lièvre. Lorsqu'on ouvre
grand la bouche, on peut déloger les mandibules des cavités temporales,
ce qui provoque une luxation de mâchoire.

Le squelette de la colonne vertébrale ou rachis


Le rachis comprend la colonne vertébrale et les parties molles qu'elle
contient (moelle épinière, méninges) et qu'elle protège. Il soutient la tête et
nous permet de nous tenir en position debout (figure 4.12).
FIGURE 4.12 La colonne vertébrale.

La colonne vertébrale est un canal osseux, flexible, constitué de vertèbres


superposées et articulées entre elles. La colonne vertébrale représente l'axe
du tronc (rachis + cage thoracique). Elle présente quatre courbures : deux
s'incurvent vers l'arrière ou cyphose (courbe convexe), et deux autres
s'incurvent vers l'avant ou lordose (courbe concave). Ces courbes sont
importantes car elles augmentent la résistance de la colonne vertébrale
(figure 4.13).
FIGURE 4.13 Les courbures anormales du rachis.

Les vertèbres : elles sont au nombre de 33 à 34 (figure 4.14), on distingue


successivement :

FIGURE 4.14 Les vertèbres.

• les sept vertèbres cervicales ;


• les 12 vertèbres dorsales ;
• les cinq vertèbres lombaires ;
• les cinq vertèbres sacrées formant un os unique : le sacrum ;
• les quatre ou cinq vertèbres coccygiennes formant un os rudimentaire : le
coccyx.
Les deux premières vertèbres cervicales ont une forme particulière. Elles
font la liaison entre le crâne et la colonne vertébrale. Ce sont l'atlas et l'axis.

Chaque vertèbre est séparée par un disque fibro-cartilagineux qui


constitue l'articulation et absorbe les chocs verticaux. La hernie discale
est la sortie, hors de la cavité qui le contient, du noyau du disque (figure
4.15). Il s'ensuivra une compression d'une ou de plusieurs racines
nerveuses. C'est ce type de compression qui est à l'origine des douleurs
sciatiques (syndrome dont l'élément principal est une douleur très vive
siégeant le long du trajet du nerf sciatique et de ses branches).

FIGURE 4.15 Hernie discale.

Le squelette de la cage thoracique


Il est constitué par la colonne vertébrale en arrière, latéralement par les
côtes et par le sternum en avant (figure 4.16). Son rôle est de protéger les
organes intrathoraciques (cœur et poumons). La cage thoracique, grâce à
l'amplitude de ses mouvements (augmentation ou diminution de sa
capacité), joue un rôle fondamental dans les phénomènes respiratoires.
FIGURE 4.16 La cage thoracique.

Les côtes
Il existe 12 paires de côtes, réparties en trois groupes :
• les vraies côtes (sept premières paires) : elles sont reliées en avant au
sternum par leur propre cartilage ;
• les fausses côtes (huitième, neuvième et dixième paires) : elles sont
reliées en avant au sternum par un cartilage commun ;
• les côtes flottantes (11e et 12e paires) : elles se terminent par un cartilage
libre et ne sont pas reliées au sternum.

Le sternum
C'est un os plat où les sept premières paires de côtes viennent se fixer. Il
comprend trois parties : le manubrium (la partie supérieure), le corps (la
partie centrale) et l'appendice xiphoïde (la partie inférieure). C'est au niveau
du sternum rempli de moelle osseuse rouge que se font les biopsies de
moelle osseuse (ponction sternale).
Ces biopsies ont un but diagnostique pour les maladies hématologiques,
telles que les leucémies.

Le squelette appendiculaire
Il comprend les os des membres ainsi que les ceintures osseuses.
Le squelette du membre supérieur (figure 4.17)

FIGURE 4.17 Les os du bras.

• la ceinture scapulaire : c'est l'ensemble formé par l'omoplate et la


clavicule. Ces deux éléments s'articulent grâce au ligament acromio-
claviculaire ;
• le bras : il est constitué par un seul os, l'humérus. C'est un os long qui
s'articule en haut avec l'omoplate et en bas avec le cubitus (trochlée) et
le radius (condyle). L'articulation scapulo-humérale relie le bras à
l'omoplate ; elle est souvent sujette aux luxations (la tête humérale sort
de la cavité glénoïde) ;
• l'avant-bras : les os de l'avant-bras sont le radius (en dehors vis-à-vis du
pouce) et le cubitus (en dedans). Ils sont articulés, en haut avec
l'humérus et en bas avec le massif carpien. L'articulation entre
l'humérus, le radius et le cubitus forme le coude ;
• le poignet : également appelé carpe, il est constitué par huit os carpiens
(scaphoïde, semi-lunaire, pyramidal, pisiforme, trapèze, trapézoïde,
grand os et os crochu) ;
• la main : elle est constituée par les cinq os métacarpiens et par les
phalanges (14 os) qui forment le squelette des doigts (figure 4.18).
FIGURE 4.18 Les os de la main.

Le squelette du membre inférieur

La ceinture pelvienne ou squelette du bassin


Elle est constituée par le sacrum et le coccyx en arrière et en avant, et
latéralement par les deux os iliaques (figure 4.19). L'os iliaque comprend
trois parties, l'ilion, le pubis et l'ischion. Les deux os iliaques sont unis entre
eux par la symphyse pubienne (ligament interpubien). Il existe une
différence morphologique entre le bassin de l'homme et celui de la femme.
Le bassin de la femme est plus large de manière à permettre le passage du
bébé lors de l'accouchement.
FIGURE 4.19 L'os iliaque.

Le squelette de la cuisse
Il est constitué d'un seul os, le fémur (figure 4.20). C'est l'os le plus long du
corps. La tête fémorale s'articule avec le bassin grâce à l'articulation coxo-
fémorale. L'extrémité inférieure du fémur est constituée de deux tubérosités
articulaires, les condyles fémoraux qui s'articulent avec le tibia, grâce à une
surface articulaire unique, la trochlée fémorale. Chez la personne âgée, la
fracture col du fémur est assez fréquente.
FIGURE 4.20 Le fémur.

La rotule
C'est un os sésamoïde aplati, de forme triangulaire, qui s'insère dans le
tendon quadriceps reliant la cuisse à la jambe.

Le squelette de la jambe
Il est constitué de deux os, le tibia et le péroné. Le péroné est situé à
l'extérieur du tibia. Ils sont unis l'un à l'autre par le ligament interosseux de
la jambe. Le tibia et le péroné (figure 4.21) s'articulent avec l'astragale
grâce à leurs malléoles interne et externe, et grâce aux ligaments interne et
externe.

FIGURE 4.21 Le tibia et le péroné.

Le squelette du pied comprend trois parties (figure 4.22)


FIGURE 4.22 Le squelette du pied.

• Le tarse est constitué de sept os (l'astragale qui prend en charge le poids


du corps sur le pied, le calcanéum, le scaphoïde, les trois os
cunéiformes, le cuboïde).
• Le métatarse est composé de cinq os métatarsiens.
• Les orteils ou phalanges sont au nombre de quatorze.
Les os de l'homme sont généralement plus gros et plus lourds que
ceux de la femme. Cela s'explique en partie par une différence de stature
et de densité osseuse.

Le tissu musculaire
Le terme tissu musculaire s'applique à l'ensemble des tissus contractiles de
l'organisme (muscles squelettiques, muscles lisses et muscle cardiaque).
L'étude des muscle est la myologie.

Rôles des muscles


Les muscles sont indispensables aux déplacements du corps dans l'espace
ainsi qu'à la motricité de certains viscères (figure 4.23). Les différentes
fonctions musculaires sont :
FIGURE 4.23 Les muscles.

• les mouvements : les plus évidents sont les mouvements des membres,
mais il existe d'autres mouvements musculaires auxquels on attache
moins d'importance ; ce sont les battements cardiaques, les contractions
de la vessie, le brassage des aliments, etc. ;
• le maintien de la posture et de l'équilibre ;
• le dégagement de chaleur : 85 % de la chaleur corporelle est produite par
la contraction musculaire.
On distingue trois grands types de muscles :
• les muscles squelettiques ou muscles striés, qui sont reliés au squelette et
sont à l'origine des mouvements volontaires ;
• les muscles viscéraux ou muscles lisses, qui permettent la mobilité des
structures internes. La contraction des muscles lisses est involontaire ;
• le myocarde (muscle strié ayant un fonctionnement automatique).
Les muscles striés peuvent être classés en deux grands groupes :
• les muscles agonistes (principaux responsables des mouvements) ;
• les muscles antagonistes qui s'opposent à un mouvement.

Les muscles striés


L'organisme contient plus de 600 muscles squelettiques ou striés, ce qui
représente 40 à 45 % du poids corporel.

Description générale
Les muscles striés peuvent prendre des formes différentes qui dépendent de
la fonction qu'ils doivent remplir, et donc du ou des mouvements qu'ils
doivent accomplir. D'une manière générale, chaque muscle strié comporte
deux extrémités grâce auxquelles il s'insère, les tendons, et un corps plus ou
moins important, c'est le corps charnu, ou ventre du muscle (figure 4.24).
FIGURE 4.24 Insertion musculaire.

On distingue plusieurs sortes de muscles striés (figure 4.25) :

FIGURE 4.25 Les différents muscles.

• les muscles longs : les extrémités sont appelées tendons. Selon le nombre
de tendons, le muscle est dit biceps, triceps, quadriceps (figure 4.25 C et
D) ;
• les muscles plats : le corps charnu est étalé, le muscle s'insère
directement sur une vaste surface osseuse ou cutanée (grand pectoral,
grand dorsal, etc.) (figure 4.25 B) ;
• les muscles courts : le corps est très court et trapu (muscles du pouce)
(figure 4.25 A) ;
• les muscles annulaires (figure 4.25 E) : le corps est circulaire et entoure
soit un orifice naturel (bouche par exemple) – il est alors appelé
orbiculaire –, soit un viscère creux (anus par exemple) – dans ce cas, le
muscle est appelé sphincter.

Les structures annexes


• Les enveloppes : les muscles sont recouverts d'une membrane qui les
sépare les uns des autres ou des organes qui les entourent. Cette
membrane s'appelle l'aponévrose ; elle est inextensible et impose au
muscle l'axe de sa contraction.
• Les insertions : elles permettent aux muscles de s'insérer sur les reliefs en
saillie de la surface des os (tendons, l'aponévrose d'insertion et les fibres
musculaires).
• Les organes de glissement : pour certains muscles, on distingue une
bourse séreuse entre le tendon et l'os, et/ou une gaine synoviale
entourant le tendon afin de faciliter leur glissement (elle sécrète un
liquide, la synovie).

Propriétés de la fibre musculaire striée


• L'excitabilité : la contraction musculaire nécessite une excitation
nerveuse. Le muscle est capable de recevoir des stimuli (influx nerveux)
et d'y réagir. La fibre musculaire se contracte.
• La contractilité : lors de la contraction musculaire, le muscle se
raccourcit et s'épaissit. La contraction est maximale lorsque toutes les
fibres musculaires sont atteintes par l'influx nerveux.
• L'élasticité : le muscle possède la propriété de se laisser étirer par
extension puis de revenir à sa position initiale, lorsque la traction cesse :
le muscle est dit élastique.
• La tonicité : il existe un fond de contraction musculaire permanente ;
c'est le tonus musculaire, qui permet à l'individu d'être toujours prêt
pour un mouvement éventuel ou une contraction musculaire (figure
4.26).

FIGURE 4.26 Muscles thoraco-abdominaux.

Les muscles lisses


Ils ne sont pas sous le contrôle de la volonté et sont innervés par le système
nerveux autonome (voir chapitre 3). Ils entourent les viscères et permettent
leur contraction : tractus intestinal, utérus, intestins, poumons, vaisseaux
sanguins, etc.
La contraction de la fibre musculaire lisse est plus lente que celle du
muscle strié. Sa contraction dure moins longtemps.

La composition chimique du tissu musculaire


• 80 % d'eau.
• Des protéines : myoglobine, myosine (40 %), actine (15 %) et
tropomyosine (5 %).
• Des éléments minéraux : sodium, potassium, magnésium, calcium, zinc,
phosphore.
Les articulations
On appelle articulation l'ensemble des éléments par lesquels les os
s'unissent les uns aux autres. Les articulations sont classées en fonction de
leur structure et leur degré de mobilité. L'étude des articulations s'appelle
l'arthrologie.

Les différentes articulations


On distingue trois types d'articulations :
• les synarthroses (figure 4.27) qui unissent les os entre eux d'une manière
continue. Les moyens d'union sont des tissus de diverses natures. Ce
sont des articulations sans mobilité (suture des os du crâne et symphyse
pubienne) ;

FIGURE 4.27 Synarthrose.

• les amphiarthroses (figure 4.28) qui unissent les os entre eux de façon
discontinue. Ce sont des articulations semi-mobiles qui présentent des
surfaces articulaires, une capsule articulaire, des ligaments, mais pas de
capsule synoviale (disque intervertébral) ;
FIGURE 4.28 Amphiarthrose.

• les diarthroses (figure 4.29) qui unissent les os entre eux de façon
discontinue. Ce sont des articulations mobiles qui présentent des
surfaces articulaires, une capsule articulaire, des ligaments et également
une capsule synoviale. Elles sont également appelées articulations
synoviales et parfois articulations vraies car elles permettent la plupart
des mouvements que nous effectuons (épaule ou articulation scapulo-
humérale, hanche ou articulation coxo-fémorale, genou, coude, poignet,
etc.).
FIGURE 4.29 Diarthrose.

On distingue cinq éléments dans la constitution d'une articulation mobile


:
• les surfaces articulaires (tête fémorale et cotyles, tête humérale et glène,
etc.) ;
• la capsule articulaire qui est un manchon fixé aux surfaces articulaires
près de la région qui est recouverte de cartilage ;
• la capsule synoviale qui sécrète le liquide synovial ou synovie et facilite
le glissement des surfaces articulaires, les unes par rapport aux autres ;
• les ligaments qui sont des faisceaux de fibres très résistants ayant pour
fonction de renforcer à certains endroits la capsule articulaire ;
• les bourrelets et les ménisques qui sont des éléments fibro-cartilagineux
ayant pour fonction d'améliorer l'emboîtement des surfaces articulaires
(figure 4.30).

FIGURE 4.30 Les surfaces articulaires.

Les mouvements
Les mouvements sont possibles grâce aux articulations synoviales. On
distingue deux grands types de mouvements, les mouvements simples et les
mouvements complexes (figure 4.31).
FIGURE 4.31 Les mouvements.

Les mouvements simples


Les mouvements simples sont les suivants :
• la flexion qui ferme l'articulation (flexion du coude) ;
• l'extension qui ouvre l'articulation (extension du coude) ;
• l'abduction qui écarte un segment du plan médian du corps (écarter les
bras du corps) ;
• l'adduction qui rapproche un segment du plan médian du corps (ramener
les bras vers le corps) ;
• la rotation externe qui permet la rotation d'un segment dans le sens des
aiguilles d'une montre pendant que l'autre segment est en rotation dans
l'autre sens ;
• la rotation interne (inverse de la rotation précédente) ;
• l'inversion (oriente la face plantaire vers l'extérieur) ;
• l'éversion (mouvement inverse) ;
• l'antépulsion (mouvement de la mâchoire inférieure vers l'avant) ;
• la rétropulsion (mouvement inverse ramenant la mâchoire à sa place).

Les entorses (figure 4.32) : elles se caractérisent par une torsion, un


étirement ou un déchirement des ligaments qui renforcent une
articulation. Les plus fréquentes touchent les genoux, la cheville et le
poignet. Ce sont des affections douloureuses et invalidantes qui se
réparent lentement mais sans intervention chirurgicale. Par contre, si il y
a rupture ligamentaire, une intervention chirurgicale urgente s'impose.

FIGURE 4.32 Entorse.

Les luxations : elles désignent un déplacement des os, de leur position


normale, dans une articulation. Elles s'accompagnent généralement d'une
entorse. Les plus fréquentes sont celles des épaules et des doigts. Les
luxations doivent être réduites comme les fractures (les os doivent être
replacés dans leur position normale).
Les tendinites : elles se caractérisent par une inflammation des tendons
causée par une pression ou une friction excessive. Elles peuvent
également être la conséquence d'une infection bactérienne.
L'arthrite (figure 4.33) : c'est le nom d'ensemble donné aux maladies
inflammatoires ou dégénératives des articulations. C'est une maladie
douloureuse et invalidante. Les formes aiguës résultent souvent d'une
infection bactérienne et sont traitées par antibiothérapie. La forme
chronique la plus répandue est l'arthrose.

FIGURE 4.33 Arthrite.

Les mouvements complexes


Ce sont :
• la pronation ;
• la supination ;
• la circumduction.
CHAPITRE 5

Les organes des sens

La peau
Le revêtement cutané, c'est-à-dire la peau, permet d'obtenir de nombreux
renseignements tels que la chaleur, la douleur, la forme et la texture des
objets. C'est l'organe du toucher. La peau est l'enveloppe externe qui
recouvre et protège le corps. Elle se prolonge au niveau des orifices naturels
par les muqueuses (nasales, buccales, anales) faisant ainsi communiquer
l'intérieur du corps avec l'extérieur. La dermatologie est l'étude de la peau et
de ses maladies. Le spécialiste est le dermatologue (ou dermatologiste).

Étude anatomique
Aspect extérieur
La peau recouvre la totalité du corps humain. Sa surface est d'environ 1,4 à
2 m2. Elle est résistante et jouit d'une grande élasticité. La peau et ses
annexes pèsent environ 4 kg.

Coloration
La coloration de la peau, ou teinte, est déterminée par le capital génétique
de chaque individu et par son exposition plus ou moins prolongée aux
rayons du soleil (radiations ultraviolettes).
Les mélanines contenues dans la peau, ainsi que leur répartition, sont les
principaux éléments déterminant la teinte des individus (figure 5.1).
FIGURE 5.1 La couleur de la peau.

L'épaisseur
Son épaisseur varie de 0,5 mm (au niveau des paupières) à 3 à 4 mm (au
niveau de la plante des pieds). Elle est plus épaisse chez l'homme que chez
la femme, chez l'adulte que l'enfant ou le vieillard. La peau peut devenir
plus épaisse (formation de corne) ou plus fine en certaines circonstances
(érosion cutanée, blessure, etc.).
La surface
Elle est marquée par de nombreux sillons ou plis :
• les plis papillaires qui forment, aux doigts, les empreintes digitales. Le
dessin est déterminé génétiquement et est unique pour chaque individu ;
• les plis de locomotion déterminés par les mouvements (par exemple plis
de flexion) ;
• les plis musculaires déterminés par les contractions des fibres
musculaires sous-jacentes ;
• les plis séniles ou rides qui sont dus au vieillissement.

Rapports anatomiques
La peau glisse sur les organes sous-jacents par l'intermédiaire d'une couche
cellulaire : le tissu cellulaire sous-cutané, l'hypoderme qui contient une
quantité plus ou moins grande de cellules graisseuses ou adipocytes.
La peau est formée de plusieurs couches superposées (figure 5.2).
FIGURE 5.2 La peau.

L'épiderme
C'est un épithélium pavimenteux (constitué de cellules aplaties, ressemblant
à des pavés) composé de plusieurs couches qui ne contient ni vaisseaux
sanguins, ni terminaisons nerveuses. Il comprend deux parties distinctes.

La couche cornée
Elle est composée de cellules superficielles, aplaties, desséchées qui sont
chargées d'une substance chimique spéciale, la kératine ; cette dernière
donne à la peau son caractère protecteur et isolant. Les plus superficielles
de ces cellules se détachent et tombent régulièrement : c'est la desquamation
(exfoliation).

La couche muqueuse de Malpighi


Ce sont les cellules profondes de l'épiderme. Les cellules de cette couche
constituent la partie vivante de l'épiderme. Elles sont douées d'une très
grande vitalité et se multiplient activement soit pour régénérer l'épiderme,
soit pour réparer les blessures superficielles. C'est dans cette couche que se
trouve une partie des matières colorantes ou pigments qui donnent à la peau
sa coloration, la mélanine.
L'épiderme est relié au derme par les papilles dermiques qui forment à la
surface de la peau le relief des empreintes. Leur rôle est d'assurer une
meilleure prise aux mains et aux pieds. Elles contiennent :
• des vaisseaux capillaires très nombreux (papilles vasculaires) ;
• des terminaisons nerveuses nécessaires au sens du toucher avec les
corpuscules du tact (les papilles nerveuses).

Certaines personnes présentent une incapacité héréditaire de


production de mélanine. Cette pathologie est appelée albinisme, les
personnes qui en souffrent sont dites albinos. L'exposition aux
ultraviolets provoque une production accrue de mélanine : c'est le
bronzage. Cependant une exposition trop importante aux ultraviolets peut
provoquer un cancer de la peau appelé mélanome.

Le derme
Le derme est constitué de tissu conjonctif contenant du collagène et de
l'élastine. Ce sont ces fibres qui donnent à la peau son élasticité et son
extensibilité. Cette faculté est très visible chez les femmes enceintes ou
chez les personnes obèses. Le derme contient également des vaisseaux
lymphatiques et des terminaisons nerveuses.
Les rides sont la conséquence de la perte d'élasticité des fibres
dermiques ; ce phénomène est aggravé par l'exposition au soleil et au vent.
Le derme contient une autre partie des matières colorantes, le carotène, qui
mélangé à la mélanine donne une coloration jaune aux orientaux.

L'étirement extrême de la peau entraîne la rupture des fibres


d'élastine et provoque des déchirures : les vergetures. Grâce à des
implants de collagène, on peut maintenant améliorer l'aspect de certaines
cicatrices, telles que celles de l'acné, celles provoquées par des brûlures,
celles résultant de plaies, etc. Grâce à cette méthode, on peut également
diminuer les rides dues au vieillissement.

Les annexes de la peau


Les poils
D'origine épidermique, les poils sont formés par une tige et une racine
(figure 5.3). Leur rôle est la protection du corps contre les agressions venant
de l'extérieur. Les cheveux protègent le cuir chevelu contre les rayons du
soleil, les cils protègent les yeux des poussières, les poils des narines filtrent
les poussières inspirées. L'adulte perd en moyenne 70 à 100 poils par jour.
FIGURE 5.3 Le poil.

La racine du poil est implantée profondément dans le derme. L'extrémité


des poils est renflée, formant le bulbe pileux. À chaque poil est annexé :
• une glande sébacée qui sécrète le sébum ;
• un petit muscle lisse, le muscle involontaire redresseur du poil (dont la
contraction provoque la « chair de poule »).

La couleur des cheveux est déterminée génétiquement et dépend de


la quantité de mélanine qu'ils contiennent. Les cheveux blancs ne
contiennent plus de mélanine ; la quantité de cette dernière diminue de
manière physiologique avec l'âge. La perte des cheveux est le résultat de
l'atrophie des follicules pileux.
L'alopécie est une chute temporaire des poils et des cheveux, souvent
secondaire à un traitement (chimiothérapie), à une maladie
(hypothyroïdie) ou à une grossesse. Il ne faut pas confondre avec la
calvitie qui est une chute définitive des cheveux.

Les ongles
Ce sont des formations de kératine dure fabriquées par les cellules de la
matrice de l'ongle située dans le derme (figure 5.4). Un ongle s'allonge
d'environ 1 mm par semaine.

FIGURE 5.4 L'ongle.

Chez un sujet en bonne santé la coloration de l'ongle est rosée (de


nombreux capillaires se trouvent dans le derme) ; chez un sujet qui
ventile mal, l'ongle est cyanosé (bleu).

Les glandes sébacées


Elles sont annexées aux poils. Elles élaborent un liquide riche en corps gras
(cholestérol), le sébum, qui lubrifie les poils et empêche le dessèchement de
la peau. Il n'existe pas de glandes sébacées à la paume et à la plante des
pieds.

Les furoncles et certains boutons sont le résultat d'une infection du


sébum. L'accumulation de celui-ci provoque des points noirs. L'activité
des glandes sébacées augmente à la puberté (notamment sous l'action des
androgènes) ; une des conséquences est la poussée d'acné. Les nouveau-
nés et les personnes âgées ont une production faible de sébum, ce qui
rend leur peau particulièrement fragile.

Les glandes sudoripares


Elles sont situées dans l'épaisseur du derme. Elles s'ouvrent vers l'extérieur
grâce aux pores sudoripares. Elles sécrètent la sueur. Cette dernière contient
principalement du sodium, du chlore et des déchets azotés. Il existe deux à
trois millions de glandes sudoripares réparties sur l'ensemble du corps
humain. Elles prédominent au niveau de la plante des pieds, de la paume
des mains et des aisselles (figure 5.5).
FIGURE 5.5 Les glandes sudoripares.

La production de sueur peut devenir plus abondante (hyperhidrose)


lors d'un effort physique, mais également lors d'un changement de la
température, sous l'effet d'une émotion ou lors de l'injection de certains
produits (adrénaline par exemple). Elle représente une production de 800
à 1 000 ml/j dans des conditions normales. Dans des conditions
pathologiques, telles que l'hyperthermie, il faut faire attention au risque
de déshydratation et de perte des électrolytes (principalement du
sodium).
Les glandes cérumineuses
Ce sont des glandes sudoripares modifiées. Elles sont situées dans le
conduit auditif externe et produisent le cérumen. Celui-ci forme une
barrière protectrice de l'oreille en interceptant les éléments étrangers et les
poussières.

Les rôles de la peau


Rôle protecteur
La peau est résistante ; elle sépare notre organisme du milieu extérieur et le
protège contre les agressions de toute sorte. Elle est mauvaise conductrice
de la chaleur et protège du froid. Les pigments qu'elle contient assurent une
protection contre les radiations lumineuses et solaires. Enfin les poils
protègent les orifices contre les poussières extérieures.

Rôle sécréteur et thermorégulateur


Grâce aux glandes sudoripares, la peau sécrète la sueur. C'est un liquide
aqueux, dont émane une odeur acide spécifique (urée, acide lactique, etc.).
La sueur est immédiatement transformée en vapeur au niveau de la peau
(c'est la perspiration) ; quand elle est plus abondante, on parle alors de
sudation. La sueur assure principalement deux fonctions :
• elle élimine les substances toxiques (urée, acide lactique, phosphates) ;
• elle contrôle la thermorégulation (en cas d'hyperthermie ou de lutte
contre la chaleur du milieu extérieur).
Grâce aux thermorécepteurs qu'elle contient, la peau joue un rôle dans
l'homéothermie de l'organisme (figure 5.6). En cas de forte chaleur, ces
derniers informent le système nerveux central qui, par l'intermédiaire du
système sympathique, déclenche la sécrétion des glandes sudoripares.
FIGURE 5.6 La thermorégulation.

La sueur entraîne une perte de chaleur par évaporation. Cette évaporation


est associée à une vasodilatation périphérique, ce qui explique la couleur
rouge de la peau en cas de chaleur.
Quand la température est basse, c'est un phénomène inverse qui se
produit : on note une vasoconstriction périphérique et des mécanismes de
conservation de la chaleur corporelle.

Rôle absorbant
Les gaz peuvent traverser la peau, d'où la notion de respiration transcutanée.
Les liquides sont très mal absorbés par la peau. En général, la peau
n'absorbe que les corps gras et les produits émulsifiants.

Rôle sensoriel et tactile


La peau est d'une grande sensibilité ; elle contient de nombreux nerfs
sensitifs. Les sensations perçues au niveau de la peau sont de trois ordres :
• sensation tactile ;
• sensation douloureuse ;
• sensation thermique.
Ces sensations sont diminuées par le froid et augmentées par le décapage
de la peau (ou par l'exercice tactile, par exemple chez les aveugles).

Rôle de la vitamine D
La vitamine D est produite par l'action de la lumière solaire (ultraviolets)
sur un composant présent dans la peau. La vitamine D protège contre le
rachitisme en agissant sur le métabolisme du phosphore et du calcium.

L'œil
Son diamètre est de 23 à 25 mm, il pèse environ 8 g. Il est constitué, en
périphérie, de trois membranes concentriques qui forment une coque et, au
centre, par des milieux transparents (figure 5.7).
FIGURE 5.7 L'œil.

Les membranes oculaires de l'œil


De la périphérie vers le centre, on distingue :
• une membrane externe, fibreuse qui comprend deux parties : une
membrane blanche en arrière, la sclérotique, et une portion transparente
en avant, la cornée ;
• une membrane moyenne, musculo-vasculaire. Elle est également appelée
uvée. Elle est composée de trois segments :
– la membrane choroïde en arrière ;
– le corps ciliaire (formé par les procès ciliaire et les muscles ciliaires
en avant de la choroïde qui sécrète l'humeur aqueuse) ;
– l'iris : c'est un diaphragme vertical et pigmenté, percé d'un orifice
central, la pupille. Cette dernière peut varier de volume sous l'effet de
muscles lisses (une dilatation s'appelle une mydriase, un
rétrécissement s'appelle un myosis) ;
• une membrane interne, nerveuse et sensorielle, appelée rétine. Elle
perçoit les impressions lumineuses. Les fibres de la rétine se rejoignent
pour former le nerf optique au niveau d'une zone appelée papille optique
ou zone aveugle (elle n'est pas impressionnée par la lumière). La tache
jaune (ou fovéa) est la partie de la rétine où les images ont leur
maximum de netteté.

Les milieux transparents du globe oculaire


Ils remplissent le globe oculaire. On trouve d'avant en arrière :
• l'humeur aqueuse, liquide proche de l'eau sécrétée par le corps ciliaire.
Elle remplit l'espace entre la cornée et le cristallin, cet espace s'appelle
la chambre antérieure de l'œil ;
• le cristallin, c'est une lentille transparente, biconvexe, située derrière
l'iris. Sa courbure peut être modifiée grâce aux ligaments et aux
muscles. La modification de la courbure permet l'accommodation, c'est-
à-dire la mise au point des objets fixés ;
• le corps vitré, c'est un liquide transparent, visqueux qui remplit le globe
oculaire en arrière du cristallin.

Lorsque l'écoulement de l'humeur aqueuse est empêché, il se


produit une pression intraoculaire qui comprime dangereusement la
rétine et le nerf optique, provoquant un glaucome. Si ce dernier n'est pas
traité précocement, les lésions qu'il provoque entraînent une cécité.
L'opacification du cristallin provoque une cataracte. Celle-ci peut être
congénitale, due au vieillissement ou secondaire à un diabète. La
cataracte, qui entraîne une baisse de l'acuité visuelle, peut être traitée
chirurgicalement.
Le décollement post-traumatique de la rétine provoque une fuite du
corps vitré dans le territoire rétinien, et entraîne une cécité permanente
qui peut être traitée chirurgicalement (laser).

Les annexes du globe oculaire


La cavité orbitaire
Elle est formée par un ensemble de parties osseuses appartenant à des os
différents (sphénoïde, ethmoïde) (figure 5.8). Elle présente deux orifices
postérieurs :

FIGURE 5.8 La cavité orbitaire.

• la fente sphénoïdale où passent les nerfs moteurs de l'œil ;


• le trou optique (qu'empruntent le nerf optique et l'artère ophtalmique).

Les muscles du globe oculaire


Le globe oculaire compte sept muscles (figure 5.9) :

FIGURE 5.9 Les muscles oculaires.

• le releveur de la paupière ;
• le droit supérieur ;
• le droit inférieur ;
• le droit externe ;
• le droit interne ;
• le grand oblique ;
• le petit oblique.
Ces muscles sont innervés par des nerfs moteurs et sensitifs :
• le nerf moteur oculaire externe : sa paralysie entraîne un strabisme
convergent ;
• le nerf moteur oculaire commun : sa paralysie entraîne un strabisme
divergent et un ptosis (chute de la paupière supérieure) ;
• le nerf ophtalmique est le nerf sensitif de l'œil.

La vascularisation de l'œil
Elle est assurée par l'artère ophtalmique et les veines ophtalmiques
(supérieure et inférieure).

Les paupières
Elles protègent les yeux. Leur muqueuse interne s'appelle la conjonctive.
Son inflammation s'appelle une conjonctivite. L'espace qui se trouve entre
la paupière et la cornée s'appelle le cul-de-sac conjonctival (figure 5.10).
FIGURE 5.10 La paupière.

L'appareil lacrymal
Il est composé de la glande lacrymale et des voies lacrymales (figure 5.11).
La glande lacrymale sécrète le liquide lacrymal, les larmes, qui sont
réparties sur la cornée grâce au clignement des paupières.
FIGURE 5.11 L'appareil lacrymal.

Les larmes s'éliminent à l'angle interne de l'œil. Elles exercent un rôle


protecteur (elles humidifient la cornée, prévenant son dessèchement et par
là même le risque d'ulcération).
L'appareil lacrymal s'ouvre dans les fosses nasales où le trop-plein de
larmes est évacué (exemple : sensation de nez bouché quand on pleure).

La vue
La vision d'un objet comprend divers processus qui se déroulent dans des
structures différentes :
• l'image de l'objet se dessine sur la rétine ;
• l'image est transformée en influx nerveux conduit par les voies optiques ;
• l'image est interprétée au niveau du cortex cérébral.
Ce processus s'effectue uniquement à un seuil de lumière minimal.
La lumière
La lumière est une forme d'énergie transportée par des particules
minuscules (les photons) qui se déplacent sous forme d'ondes magnétiques.
La vitesse de la lumière est de 300 000 km/s (en comparaison la vitesse du
son est de 360 m/s).
Les récepteurs de l'œil responsables de la vision sont sensibles à la
lumière visible, c'est-à-dire à la lumière blanche, polychromatique (bleu,
rouge, vert, jaune). Les lumières imperceptibles par l'œil sont les
infrarouges et les ultraviolets.

La rétine
C'est une membrane constituée de cellules nerveuses. Elle est sensible aux
impacts lumineux ; on dit qu'elle est photosensible. Elle contient des
cellules visuelles ou cellules photoréceptrices qui comprennent deux types
cellulaires (figure 5.12) :

FIGURE 5.12 Les cellules photoréceptrices.

• les cellules à bâtonnets (environ 800) : elles contiennent un pigment


visuel, la rhodopsine. Elles interviennent dans les luminosités de très
faible intensité : c'est la vision crépusculaire. Elles ne permettent pas de
discerner les détails. C'est une vision noir et blanc (comme les chiens et
les chats) ;
• les cellules à cônes : elles contiennent également des pigments visuels
qui sont à l'origine de la perception des couleurs (un pigment sensible
au rouge, un pigment sensible au bleu et un pigment sensible au vert).
Les cellules à cônes interviennent dans la vision discriminative, c'est-à-
dire dans la vision des détails, la vision diurne et la perception des
couleurs. La tache jaune (ou fovéa) ne contient que des cellules à cônes.
Cela explique pourquoi les impressions lumineuses sont, à cet endroit,
les plus précises et les plus nettes.

Les voies optiques


Lorsque la lumière stimule les cellules photoréceptrices, elle déclenche un
influx nerveux qui va aboutir au cerveau. On appelle voies optiques
l'ensemble des structures qu'emprunte l'influx nerveux depuis sa naissance
jusqu'au cerveau (figure 5.13).
FIGURE 5.13 Les voies optiques.

Le système optique de l'œil


L'image d'un objet sur la rétine est inversée de haut en bas et de droite à
gauche. Le travail du cerveau est, entre autres, de remettre l'image à
l'endroit.
Pour les objets éloignés (de 60 m à l'infini), l'œil n'a pas d'effort
particulier à faire car l'image se positionne naturellement sur la rétine. À
partir de 60 m (punctum remotum), l'image doit être ajustée grâce à
l'augmentation de la courbure du cristallin. Plus l'objet se rapproche, plus
l'effort d'accommodation devra être grand.
Il existe une limite minimale au-delà de laquelle l'œil ne peut plus
accommoder, c'est le punctum proximum ; il varie avec l'âge (6 cm à 10 ans
et 1 m à 60 ans).
La pupille peut se contracter ou se dilater de façon réflexe (réflexe
photomoteur) sous l'action du muscle de l'iris. Lorsque la lumière est vive,
l'iris se contracte, le diamètre de la pupille se réduit ; on dit que l'œil est en
myosis. À l'inverse, si la lumière est insuffisante ou faible, l'iris se relâche,
la pupille s'agrandit ; on dit que l'œil est en mydriase.

L'acuité visuelle
C'est la capacité de distinguer deux points situés très près l'un de l'autre (on
peut distinguer des points éloignés l'un de l'autre de 3 mm à 10 m de
distance).
Si ces deux points sont perçus, l'acuité visuelle (AV) est de 10/10e.
L'acuité visuelle est maximale au niveau de la tache jaune (fovéa ou
macula) qui est la région rétinienne la plus riche en cônes.

Les défauts de la vision : ils résultent d'un défaut d'accommodation


du cristallin qui projette l'image perçue soit devant, soit derrière la rétine.
Ce défaut peut être congénital ou acquis (figure 5.14).
FIGURE 5.14 Les défauts de la vision.

* La myopie : vision nette de près et vision floue de loin (myope).


* La presbytie : vision floue de près ; apparaît vers 40–45 ans
(presbyte).
* L'hypermétropie : mauvaise vision des objets très proches
(hypermétrope).
* L'astigmatisme : défaut de courbure de la cornée ou du cristallin qui
donne une vision déformée des objets (astigmate).

L'oreille
L'oreille est un organe pair situé de part et d'autre de la tête (figure 5.15). Il
est placé dans le rocher et comprend trois parties distinctes : l'oreille
externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne.
FIGURE 5.15 L'oreille.

L'oreille externe
Le pavillon
Il est placé latéralement sur le crâne, en arrière de la branche montante du
maxillaire inférieur. Il est formé de reliefs et de creux d'origine
cartilagineuse. On distingue plusieurs parties : l'hélix, la fossette
naviculaire, l'anthélix, la conque, le tragus et le lobule (lobe).

Le conduit auditif externe


C'est un canal long de 3 cm qui s'ouvre dans la conque et dont l'extrémité
est fermée par la membrane du tympan. Ses parois cartilagineuses
contiennent des glandes sudoripares et sébacées sécrétant une matière
spéciale, le cérumen.

Le terme otite désigne toute inflammation affectant soit la


muqueuse du conduit auditif externe (otite externe), soit la muqueuse de
la caisse du tympan (otite moyenne ou tympanite ou myringite). Ce
dernier cas est souvent une conséquence des infections rhinopharyngées
(surtout chez les enfants). Lorsqu'une collection de liquide ou de pus
s'accumule dans l'oreille moyenne, on pratique une paracentèse du
tympan (myringotomie). Si le tympan est lésé, on pratiquera une
tympanoplastie.

L'oreille moyenne
Elle est creusée dans l'épaisseur du rocher et elle est composée de plusieurs
parties communiquant les unes avec les autres.

La caisse du tympan
C'est l'espace compris entre le conduit auditif externe et l'oreille interne.
Elle est creusée dans l'os temporal et est traversée par la chaîne des osselets.
Cette dernière est composée de trois os :
• le marteau dont le manche est inclus dans la membrane tympanique ;
• l'enclume, en position intermédiaire ;
• l'étrier dont la base est scellée par un ligament à la fenêtre ovale.

Les cavités mastoïdiennes


Les cavités mastoïdiennes sont creusées dans l'épaisseur de l'os temporal.
On les appelle indifféremment cavités ou cellules mastoïdiennes. Elles sont
en nombre variable et la plus volumineuse s'appelle l'antre mastoïdien. Ce
dernier s'ouvre en avant dans la caisse du tympan par un canal (l'aditus ad
antrum) ; cette communication explique la propagation des otites jusqu'aux
cavités mastoïdiennes provoquant ainsi des mastoïdites.

La trompe d'Eustache
Elle fait communiquer la caisse du tympan avec le pharynx. Elle mesure
environ 4 cm et débouche par l'orifice pharyngien du rhinopharynx. Elle est
habituellement fermée et ne s'ouvre que durant la déglutition, les
bâillements et les éternuements. Sa fonction est d'équilibrer les pressions de
part et d'autre du tympan.

L'oreille interne
L'oreille interne est également appelée le labyrinthe (figure 5.16). Elle
comprend trois parties distinctes :

FIGURE 5.16 L'oreille interne.

• le labyrinthe osseux creusé dans le rocher ;


• le labyrinthe membraneux contenu dans le labyrinthe osseux ;
• le conduit auditif interne.
Ces deux labyrinthes sont séparés en partie par un espace, l'espace
périlymphatique, rempli d'un liquide appelé la périlymphe.
L'oreille interne contient les organes sensoriels qui assurent les deux
grandes fonctions suivantes :
• l'audition, prise en charge par le canal cochléaire (limaçon
membraneux) ;
• l'équilibre, pris en charge par l'utricule, le saccule et les canaux semi-
circulaires.

Le labyrinthe osseux
Il est divisé en trois parties (figure 5.17) :
FIGURE 5.17 Le labyrinthe osseux.

• le vestibule qui communique avec la caisse du tympan par un orifice, la


fenêtre ovale. Il contient deux poches membraneuses l'utricule et le
saccule. Ce dernier se prolonge jusqu'au limaçon osseux ;
• les canaux semi-circulaires au nombre de trois. Ils contiennent les canaux
semi-circulaires membraneux et s'ouvrent dans le vestibule ;
• le limaçon osseux appelé aussi cochlée. C'est une spirale osseuse
enroulée sur elle-même, qui contient le limaçon membraneux.

Le labyrinthe membraneux
Il est contenu dans le labyrinthe osseux et comme lui il comprend trois
parties : le vestibule, les canaux semi-circulaires et le limaçon. Ces trois
parties baignent dans un liquide aqueux, l'endolymphe.

Le canal auditif interne


C'est un canal creusé dans le rocher dont l'orifice interne s'ouvre dans
l'étage postérieur de la base du crâne (figure 5.18).

FIGURE 5.18 Le canal auditif interne.

Il laisse passage aux nerfs facial, cochléaire et vestibulaire.

L'audition et l'équilibre
L'oreille assure deux fonctions : l'audition et l'équilibration. Elle possède
des structures spécifiques pour assurer chacune de ces fonctions.
Schématiquement, les ondes sonores sont transportées par l'oreille
externe et moyenne, vers l'oreille interne (organe de Corti situé dans le
limaçon membraneux), où elles sont transformées en influx nerveux. Ces
derniers empruntent les voies auditives jusqu'au cerveau où ils sont
analysés.

Rôle de l'oreille externe


Les sons sont captés par le pavillon qui les oriente vers l'intérieur du
conduit auditif externe jusqu'au tympan. Sous l'effet des vibrations sonores,
celui-ci se met également à vibrer. Le tympan ne peut vibrer correctement
que si la pression de l'oreille externe et celle de la caisse du tympan sont
identiques. Cette égalité est réalisée par la trompe d'Eustache.
Rôle de l'oreille moyenne
Elle transmet les vibrations tympaniques à travers la caisse du tympan, qui
est une cavité aérienne, jusqu'aux cavités liquidiennes de l'oreille interne.
Le son est alors amplifié par deux phénomènes : l'articulation de la chaîne
des osselets et la différence de surface entre l'étrier et la fenêtre ovale. Le
son est alors multiplié par 20.
Un son trop important peut léser l'oreille interne qui est fragile. Les
osselets sont donc reliés à des muscles qui permettent de réduire cette
intensité sonore.

Rôle de l'oreille interne


Les vibrations parvenues à la fenêtre ovale sont transmises au liquide
périlymphatique qui vibre à son tour. Ces vibrations sont véhiculées jusqu'à
la fenêtre ronde qui se déforme. Les cellules auditives se courbent sous
l'effet du déplacement et produisent un influx nerveux qui se propage alors
le long des axones du nerf cochléaire. Ce dernier se réunit avec le nerf
vestibulaire pour former le nerf auditif.

Les acouphènes : ce sont des bourdonnements perçus dans l'oreille


en l'absence de tout stimulus auditif. Ils sont souvent le signe d'une
dégénérescence du nerf cochléaire, mais peuvent également constituer
l'effet indésirable de certains médicaments (tels que l'aspirine). Les
acouphènes peuvent aussi être le signe d'une inflammation de l'oreille
moyenne ou interne.
La surdité : ce terme désigne toute perte auditive quel que soit son
degré. Elle peut aller jusqu'à une incapacité totale de percevoir les sons.
On distingue deux sortes de surdité : la surdité de transmission, qui
résulte d'un problème de transmission des vibrations (tympan, osselets,
liquides de l'oreille interne, etc.), et la surdité de perception qui résulte
d'un problème au niveau des structures nerveuses de l'oreille interne.

Le mécanisme de l'équilibration
L'équilibration est assurée par les canaux semi-circulaires, les utricules et
les saccules. Utricules et saccules renseignent le cerveau sur les
accélérations linéaires de la tête et sur les différentes positions que celle-ci
adopte. Les canaux semi-circulaires sont sensibles aux accélérations
angulaires de la tête. Chaque mouvement exerce une accélération au niveau
de l'endolymphe ; ces mouvements liquidiens sont perçus par des cellules
sensitives qui transmettent les informations au cerveau pour qu'il les
analyse.
L'oreille interne renseigne sur la position de la tête et du corps et sur leurs
déplacements dans les différents plans de l'espace. Elle fonctionne en
association avec d'autres récepteurs situés dans les muscles de la nuque, du
tronc, du globe oculaire. C'est en particulier de la discordance entre les
sensations vestibulaires et les sensations fournies par l'œil que naissent les
impressions de vertiges.
Tous ces renseignements sont ensuite synthétisés :
• d'une part, au niveau de l'écorce cérébrale, nous rendant conscient de
notre situation par rapport au monde extérieur ;
• d'autre part, au niveau du cervelet, contribuant au maintien, inconscient
et automatique, de notre équilibre.
L'équilibre du corps dépend donc de trois facteurs : les sensations perçues
au niveau de l'oreille interne, les sensations perçues au niveau de l'œil et les
sensations enregistrées au niveau du cervelet. Une atteinte de l'un de ces
trois éléments peut provoquer des vertiges et des chutes.

Le syndrome de Ménière : c'est un trouble des conduits semi-


circulaires et de la cochlée qui provoque des crises de vertige
accompagnées de nausées et de vomissements. La station debout est
presque impossible. Le traitement est soit médicamenteux, soit
chirurgical.

Le nez
L'odorat nous permet de sentir les odeurs ; celles-ci peuvent être agréables
(parfum) ou nauséabondes (transpiration). Il existe une corrélation entre
l'odorat, l'appétit et le goût. Nos aliments nous semblent meilleurs et ont un
meilleur goût quand ces derniers exhalent une senteur agréable.
Les voies de l'olfaction
Les récepteurs de l'olfaction sont situés dans la muqueuse des fosses nasales
: la muqueuse pituitaire. Il existe une zone réceptrice spécialisée dans
l'olfaction, c'est la muqueuse olfactive qui se trouve dans une région
appelée la fossette olfactive (figure 5.19).

FIGURE 5.19 Les fosses nasales.

Les fibres nerveuses traversent une lame osseuse située à la base du


crâne, c'est la lame criblée de l'ethmoïde, pour rejoindre immédiatement le
bulbe olfactif.
Au niveau du bulbe olfactif, les fibres sont relayées par des cellules
nerveuses bipolaires dont l'axone rejoint les centres cérébraux de l'olfaction
situés au niveau de la cinquième circonvolution temporale et au niveau de
la circonvolution sous-calleuse. Ces régions appartiennent au système
limbique, c'est-à-dire la partie du cerveau considérée comme étant associée
à la régulation neurologique du comportement alimentaire et sexuel.

Les mécanismes de l'olfaction


Les odeurs sont transportées par des molécules diffusibles dans l'air inspiré
et expiré. Elles sont apportées par l'orifice narinaire et/ou par l'orifice des
choanes jusqu'à des cellules spécialisées, les cellules de Schultze.
Lorsque les molécules odorantes parviennent à une concentration
suffisante, l'influx nerveux est déclenché et est transmis, par l'intermédiaire
du nerf olfactif, aux centres supérieurs (figure 5.20).

FIGURE 5.20 L'olfaction.

Les cellules sensorielles olfactives ne se régénèrent pas après une


blessure. Toute détérioration de la muqueuse olfactive privera le sujet
d'odorat de façon permanente.
La gamme des odeurs perceptibles
Voici quelques termes relatifs aux odeurs, subjectivement de la plus
désagréable à la plus agréable :
• odeur nauséeuse (putréfaction, selles) ;
• odeur hircinienne (transpiration) ;
• odeur alliacée (iode, ail, chlore) ;
• odeur empyreumatique (goudron, café) ;
• odeur éthérée (vin, chloroforme) ;
• odeur aromatique (menthol, camphre) ;
• odeur ambrosiaque (ambre) ;
• odeur balsamique (vanille, violette).

La bouche
Le sens du goût ou gustation relève d'une sensibilité chimique. Nous l'avons
vu précédemment, le goût et l'odorat sont étroitement liés (figure 5.21). Le
goût stimule les processus digestifs (il augmente notamment la sécrétion
salivaire).
FIGURE 5.21 Le goût et l'olfaction.

Les bourgeons du goût


Les récepteurs spécifiques du goût sont les bourgeons gustatifs qui sont
situés au niveau de la muqueuse linguale. Il en existe environ 10 000 chez
l'adulte. Un bourgeon gustatif est une formation dont le sommet s'ouvre à la
surface de la langue par le pore gustatif.
Le bourgeon gustatif est constitué de cellules sensorielles dont le sommet
est doté d'un cil qui fait irruption à la surface de la langue par le pore (figure
5.22). La base de chaque cellule est liée aux neurones de la voie gustative.
Des cellules de soutien entourent les cellules sensorielles.
FIGURE 5.22 La langue.

La muqueuse de la langue est constituée de formations particulières, les


papilles linguales. Les bourgeons gustatifs sont répartis autour de deux
catégories de papilles, les papilles caliciformes et les papilles fongiformes.
On trouve également des bourgeons du goût sur la face interne des joues,
sur la luette et le voile du palais et sur l'épiglotte.

Les saveurs fondamentales


Les bourgeons gustatifs captent seulement quatre saveurs : salé, sucré, amer
et acide.
• Le salé est perçu par les bords et les pointes de la langue.
• Le sucré est perçu par la pointe de la langue.
• L'amer est perçu par les papilles caliciformes du V lingual.
• L'acide est perçu par les bords latéraux de la langue (également par les
gencives).
La concentration de la substance dissoute dans la salive doit être
suffisante pour déclencher une sensation. Si la concentration est trop élevée,
elle perd sa spécificité. La sensation gustative est maximale pour des
températures comprises entre 20 et 30 °C. L'acide et le sucré sont renforcés
par des températures élevées ; le salé et l'amer le sont par des températures
basses.

Les voies gustatives


Les neurones véhiculant les perceptions gustatives vers le cerveau partent
des bourgeons du goût, remontent vers un noyau du bulbe rachidien (qui est
un centre relais) puis vers le thalamus (nouveau relais) et gagnent ensuite le
cortex olfactif.
La perception du goût est liée à la perception des odeurs. Il a déjà été
prouvé que, lors de rhumes ou d'allergies, les perceptions gustatives sont
mal perçues.
CHAPITRE 6

Le tissu sanguin Le système


immunitaire

Le tissu sanguin
Le sang
Le sang est un tissu conjonctif fluide constitué d'un liquide complexe, le
plasma, dans lequel des cellules diverses circulent en suspension. C'est un
liquide rouge et épais, légèrement alcalin (pH entre 7,35 et 7,45). Le sang
joue un rôle important dans l'homéostasie :
• il transporte l'oxygène et les nutriments aux cellules de l'organisme ;
• il évacue les déchets du métabolisme cellulaire (gaz carbonique, déchets
azotés) qui seront éliminés ensuite par les poumons, les reins et la
sueur ;
• il protège l'organisme (globules blancs, anticorps, plaquettes) ;
• il maintient l'équilibre hydroélectrolytique.

Le volume sanguin total est approximativement égal à 8 % du poids


corporel d'un individu, soit pour une personne de 60 kilos :
volume sanguin total : 0,08 × 60 = 4,8 kilos, soit 4,8 litres de sang (un
kilogramme de sang occupant un volume d'environ un litre).

Les composants sanguins (figure 6.1)


Le plasma
FIGURE 6.1 Les composants sanguins.

Le plasma est la partie liquide du sang dans laquelle sont suspendues les
cellules sanguines. Il est de couleur jaune paille et représente 55 % du
volume sanguin. Le plasma est composé à 90 % d'eau ; cependant c'est un
liquide complexe qui comprend un nombre important de substances
organiques ou inorganiques.
Les substances organiques les plus abondantes sont les protéines (7 % du
poids total du plasma). On distingue trois grands groupes :
• les albumines ;
• les globulines ;
• le fibrinogène.
Le plasma contient également des ions tels que le sodium, le potassium,
le chlore, le calcium, le magnésium, le bicarbonate et le phosphate. Il
transporte une faible quantité de gaz, ainsi que des hormones, des enzymes
et des nutriments.
Il transporte enfin des déchets métaboliques (urée, acide urique, etc.) et
des produits résultant du métabolisme des hormones et des médicaments.
Les cellules sanguines (éléments figurés du sang) (figure 6.2)

FIGURE 6.2 Les éléments figurés du sang.

Les cellules sanguines sont issues d'une cellule primitive (hémocytoblaste)


de la moelle osseuse. Celle-ci est une substance molle contenue dans les
épiphyses des os longs et des os plats. Elle produit environ chaque jour :
• 100 à 250 milliards de globules rouges ;
• 60 à 150 milliards de plaquettes ;
• plusieurs dizaines de milliards de globules blancs.
La formation des cellules sanguines s'appelle l'hématopoïèse. L'examen
qui permet d'apprécier la richesse cellulaire de la moelle osseuse s'appelle le
myélogramme.
Les cellules sanguines représentent environ 46 % du volume sanguin
total (hématocrite).

Les globules rouges (érythrocytes ou hématies) (figure 6.3)

FIGURE 6.3 Érythrocytes.


Le globule rouge est une cellule sans noyau qui a la forme d'un disque
biconcave de 7 à 8 μm de diamètre. Sa seule fonction est d'assurer le
transport de l'oxygène et d'une partie du gaz carbonique, par l'intermédiaire
de l'hémoglobine qu'il contient. Les globules rouges sont capables de se
déformer afin de s'adapter aux différents diamètres des capillaires.
L'ensemble des phénomènes aboutissant à la formation des globules
rouges s'appelle, l'érythropoïèse (figure 6.4). Elle se déroule dans la moelle
osseuse. L'érythrocyte a une durée de vie de 100 à 120 jours. Il se produit
ensuite une hémolyse physiologique (figure 6.5) ; celle-ci est effectuée par
les macrophages, cellules phagocytaires, que l'on trouve dans le foie, la rate,
la moelle osseuse et les ganglions lymphatiques.
FIGURE 6.4 L'érythropoïèse.
FIGURE 6.5 Hémolyse physiologique.

L'hémoglobine est une molécule constituée de quatre chaînes de globine


(protéine) et de quatre molécules d'hème (celles-ci contenant chacune un
atome de fer). L'hémoglobine contient un pigment ferreux rouge qui donne
leur couleur aux hématies.
Le transport de l'oxygène et du gaz carbonique dans le sang s'effectue de
la façon suivante :
• chaque molécule d'hémoglobine fixe quatre molécules d'oxygène sur le
fer de l'hème, formant ainsi l'oxyhémoglobine ; l'oxygène est ensuite
distribué aux différentes cellules de l'organisme ;
• le gaz carbonique, déchet résultant du travail cellulaire, se fixe de la
même manière, formant la carbhémoglobine. Il sera ensuite éliminé par
les poumons.
On trouve également le gaz carbonique sous forme dissoute dans le
plasma (bicarbonate) ou sous forme d'acide carbonique (combiné avec
l'eau).
Valeurs hématologiques normales (numération formule sanguine)
L'anémie : elle se caractérise par une diminution du nombre des
globules rouges, du taux d'hémoglobine, ou des deux. Cette diminution
entraîne une diminution de l'oxygène circulant. Les personnes qui en
souffrent sont dites anémiques (ou anémiées), elles sont pâles,
fréquemment fatiguées et facilement essoufflées. Les causes d'anémie les
plus communes sont :
• l'hémorragie ;
• l'aplasie médullaire ;
• l'hémolyse excessive (erreur transfusionnelle, médicaments, infection
sévère) ;
• la carence en fer (anémie ferriprive) ;
• les hémoglobinopathies.

Les globules blancs (ou leucocytes)


Le point commun de l'ensemble des leucocytes est leur fonction défensive
contre les cellules ou substances étrangères qui agressent notre organisme.
Les globules blancs représentent environ 1 % du volume sanguin. Ils
possèdent un noyau, des organites, et certains d'entre eux sont capables de
traverser la paroi des vaisseaux pour aller dans les tissus, c'est la diapédèse.
On distingue deux catégories de leucocytes :
• les granulocytes ou polynucléaires dont les noyaux possèdent plusieurs
lobes (polylobés) ; ces derniers contiennent des granulations dans leur
cytoplasme. Ils sont classés en trois groupes : les neutrophiles (figure
6.6), les basophiles (figure 6.7) et les éosinophiles (figure 6.8) ;

FIGURE 6.6 Neutrophile.


FIGURE 6.7 Basophile.

FIGURE 6.8 Éosinophile.


• les agrunolocytes (cellules sans granulation dans leur cytoplasme) ; ils
sont classés en deux groupes : les monocytes (figure 6.9) et les
lymphocytes (figure 6.10).

FIGURE 6.9 Monocyte.


FIGURE 6.10 Lymphocyte.

Les polynucléaires ont une durée de vie de quelques heures à quelques


jours. La fonction principale commune de ces leucocytes est la
phagocytose. La mission des neutrophiles est la phagocytose des corps
étrangers, surtout des bactéries (ils exercent une activité antibactérienne).
Les éosinophiles exercent leur fonction au cours de réactions allergiques
et/ou parasitaires. Les basophiles n'ont pas de rôles bien définis ; ils sont
même parfois absents de l'organisme sans aucune conséquence.
Les monocytes sont de grosses cellules mesurant jusqu'à 18 μm de
diamètre. Leur noyau est de forme ovoïde ou en fer à cheval. Leur fonction
est également la phagocytose. Le monocyte est transporté par le sang jusque
dans les tissus où il se transforme et se fixe : il prend alors le nom de
macrophage.
Ces derniers peuvent phagocyter des fragments de très grande taille. Ils
périssent en combattant les micro-organismes et leur durée de vie est assez
brève.
Les lymphocytes ont une taille qui varie entre 5 et 13 μm. Leur noyau est
gros et sphérique. Ils sont répartis dans les organes suivants : ganglions
lymphatiques, rate, thymus, formations lymphoïdes annexes du tube digestif
(amygdales, appendice vermiculaire, etc.).
Il existe deux groupes fonctionnels de lymphocytes : les lymphocytes T
qui interviennent dans l'immunité cellulaire (ils détruisent l'élément étranger
eux-mêmes), et les lymphocytes B qui interviennent dans l'immunité
humorale (ils détruisent l'élément étranger grâce à des anticorps). Les
lymphocytes ont une durée de vie de quelques jours à quelques dizaines
d'années.

La leucocytose : augmentation physiologique du nombre des


leucocytes lors d'une infection. Cette augmentation peut être
pathologique en cas de leucémie et de mononucléose infectieuse.
La leucopénie : diminution prononcée du nombre des globules blancs.
Elle est souvent secondaire à une prise de médicament (anticancéreux par
exemple), à un dysfonctionnement médullaire ou une exposition
importante aux radiations.
La leucémie : maladie cancéreuse qui touche les globules blancs,
caractérisée par une prolifération de cellules immatures et anormales. Les
formes aiguës (à évolution rapide) touchent plus fréquemment les jeunes
enfants, alors que les formes chroniques (à évolution lente) touchent plus
souvent les personnes âgées. Sans traitement, toutes les formes de
leucémie sont mortelles.

Valeurs hématologiques normales (numération formule sanguine, NFS) :

Formules (%) Nombres absolus (/mm3)


Polynucléaires neutrophiles 45 à 70 1 800 à 7 000
Polynucléaires éosinophiles 1 à 3 50 à 500
Polynucléaires basophiles 0 à 0,5 10 à 50
Lymphocytes 20 à 40 1 500 à 4 000
Monocytes 3à7 100 à 1 000

Les plaquettes
Elles proviennent de la fragmentation des mégacaryocytes qui sont de
grosses cellules localisées dans la moelle osseuse. Elles mesurent 2 à 4 μm
de diamètre. Les plaquettes circulent dans le sang pendant une période de
dix jours environ ; leur destruction se fait ensuite essentiellement dans la
rate et dans le foie.
Les plaquettes, au nombre de 200 à 400 000 par mm3 de sang, ont un rôle
fondamental dans l'hémostase, et plus précisément dans les mécanismes
d'arrêt des hémorragies. Lorsqu'un vaisseau est lésé, il se produit une
adhésion et une agrégation des plaquettes au niveau de la blessure dans le
but de former un bouchon appelé clou plaquettaire.

L'hémostase
L'hémostase est le procédé physiologique qui entraîne l'arrêt du saignement
des petits vaisseaux. Elle comprend quatre étapes : la vasoconstriction, le
clou plaquettaire, la formation du caillot (coagulation) et la fibrinolyse.
L'hémostase primaire correspond à l'ensemble des mécanismes qui
aboutissent à la formation du clou plaquettaire.
Lorsqu'un vaisseau sanguin est lésé, il se contracte (vasoconstriction) afin
de ralentir le débit sanguin dans la zone atteinte. Pendant ce temps, le clou
plaquettaire va se former. Il constitue le premier moyen de fermeture des
plaies vasculaires. La coagulation va pouvoir commencer.
La coagulation est le processus permettant la transformation du sang
fluide en un gel solide, insoluble et immobile autour du clou plaquettaire.
La coagulation est un phénomène très complexe qui fait appel à différents
facteurs (les facteurs de coagulation) dont l'action se déclenche en cascade :
le produit de la première réaction entraîne les suivantes.

L'hémophilie : il s'agit d'une maladie héréditaire qui ne touche que


les enfants de sexe masculin (anomalie génétique portée par le
chromosome X). Elle présente deux formes : l'hémophilie A qui se
caractérise par une absence du facteur de coagulation VIII, et
l'hémophilie B caractérisée par l'absence du facteur de coagulation IX. Il
est exceptionnel qu'une femme soit hémophile. La maladie se caractérise
par des saignements d'importance variable. Le traitement consiste à
transfuser les facteurs déficients.

Les groupes sanguins


La présence de deux antigènes naturels (ou agglutinogènes) A et B à la
surface des hématies confère à un individu une appartenance à un groupe
sanguin du système ABO (figure 6.11). On distingue les groupes suivants :

FIGURE 6.11 Le système ABO.

• le groupe A : il possède l'antigène A sur ses hématies ;


• le groupe B : il possède l'antigène B sur ses hématies ;
• le groupe AB : il possède les antigènes A et B sur ses hématies ;
• le groupe O qui ne possède aucun antigène sur ses hématies.
Les anticorps naturels (ou agglutinines) sont des éléments présents dans
le sérum humain. Ils se combinent de manière spécifique avec les antigènes
qui leur correspondent (A, B ou AB). Il existe dans le sérum humain deux
anticorps naturels (figure 6.12) :
FIGURE 6.12 Les anticorps naturels.

• l'agglutinine ou anticorps anti-A ;


• l'agglutinine ou anticorps anti-B.
Lorsque l'anticorps naturel rencontre l'antigène naturel qui lui
correspond, il se produit une réaction, dite d'agglutination, qui immobilise
totalement les globules rouges. Chez un même individu on ne peut pas avoir
un antigène et son anticorps correspondant (A et anti-A, B et anti-B). Cela
implique que les quatre groupes sanguins sont organisés de la manière
suivante :
• groupe A : possède l'antigène A (hématies) et l'anticorps anti-B (sérum) ;
• groupe B : possède l'antigène B (hématies) et l'anticorps anti-A (sérum) ;
• groupe AB : possède les antigènes A et B (hématies) et pas d'anticorps ;
• groupe O : ne possède pas d'antigène (hématies) et les anticorps anti-A et
anti-B (sérum).
Dans ce contexte, il est facile de comprendre qu'il existe des phénomènes
d'incompatibilité entre les groupes sanguins. Cette notion est importante
dans la pratique des transfusions sanguines.
Avant chaque transfusion, il est obligatoire de tester la compatibilité
sanguine entre le receveur et le flacon de transfusion. Pour cela, on emploie
à l'hôpital deux méthodes de contrôle ultime au lit du malade : l'épreuve de
Beth-Vincent et l'épreuve de Simonin (la plus employée étant la première).
Dans la méthode de Beth-Vincent, on utilise des sérums tests connus qui
contiennent des anticorps naturels. On les mélange avec le sang du malade
ou du culot globulaire et on compare les résultats. S'il y a une agglutination,
cela met en évidence un antigène naturel (A ou B) ; s'il n'y a pas
d'agglutination, aucun antigène n'a été repéré (figure 6.13).

FIGURE 6.13 Épreuve de compatibilité sanguine.

Le système rhésus
Le système rhésus tire son nom du facteur rhésus, découvert il y a une
cinquantaine d'années, dans le sérum d'un singe, le Macacus rhésus. Il
comprend plusieurs anti-gènes dont le principal est l'antigène D.
Chez l'être humain, les sujets qui possèdent l'antigène D à la surface de
leurs hématies sont dits rhésus positif (Rh+ = 85 % des individus), les autres
sont dits rhésus négatif (Rh− : 15 % des individus).
Lors d'une transfusion sanguine, il est impératif de respecter le groupe du
receveur, ainsi que son rhésus (les accidents d'incompatibilité sont moins
graves concernant le système rhésus). Les individus Rh− transfusés en Rh+
développent dans leur sérum des anticorps (agglutinines) anti-Rh+. Cela ne
constituera un problème que lors d'une nouvelle transfusion en Rh+ (risque
alors d'agglutination).
On retrouve ce problème dans le cas de l'incompatibilité fœto-maternelle
: cet incident se produit chez une femme type Rh− dont le premier enfant est
de type Rh+. Après l'accouchement, la mère va développer des anticorps
anti-Rh+, ce qui n'a pas d'incidence, ni pour la mère, ni pour l'enfant. En
revanche, lors de grossesses futures, les anticorps anti-Rh+ présents chez la
mère peuvent traverser la barrière placentaire et hémolyser les érythrocytes
Rh+ du fœtus. Pour éviter cet incident, on administre à toute mère Rh− des
gammaglobulines anti-D, ce qui évitera la fabrication d'anticorps
spécifiques. Il en est de même pour les femmes Rh−, en cas d'avortement
spontané ou d'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Le système immunitaire
L'organisme possède diverses cellules capables de reconnaître des
substances étrangères ou anormales, afin de les neutraliser et de les détruire.
Ces cellules de défense, appelées cellules immunocompétentes, sont
stockées dans les organes ou dans les tissus lymphoïdes (figure 6.14) :
FIGURE 6.14 Les tissus lymphoïdes.

L'ensemble formé par les organes lymphoïdes, les cellules


immunocompétentes et les substances actives qu'elles sécrètent forment le
système immunitaire. Il réagit à la loi du « juste soi », autrement dit, il
accepte tout ce qui appartient à l'organisme qu'il défend et détruit tout ce qui
lui est étranger.
La présence d'un élément étranger dans l'organisme engendre deux types
de réaction immunitaire :
• les réactions immunitaires non spécifiques ;
• les réactions immunitaires spécifiques faisant intervenir les anticorps
(réactions humorales) ou des cellules à vocation destructrice (réaction
cellulaire).
Les cellules immunocompétentes appartiennent toutes à la lignée blanche
des cellules sanguines. On distingue :
• les polynucléaires ;
• les monocytes ;
• les macrophages : ils appartiennent à la lignée des monocytes, ils
constituent le groupe des phagocytes (figure 6.15) ;
FIGURE 6.15 Les macrophages.

• les lymphocytes (ils représentent 20 à 40 % des leucocytes, on distingue


deux populations : les lymphocytes T et les lymphocytes B) ;
• les plasmocytes (ils dérivent directement des lymphocytes B ; ils
sécrètent les anticorps).

Les réponses immunitaires


C'est la réaction du système immunitaire à une agression donnée. Les
principaux agents d'infection sont les bactéries, les virus, les parasites et les
champignons.

Différence entre une bactérie et un virus : La bactérie possède tous


les éléments nécessaires pour survivre et pour se reproduire par ses
propres moyens. Le virus est obligé d'envahir une cellule hôte pour
survivre. Pour se reproduire, il utilise sa propre information génétique
mais il a besoin de la cellule hôte pour rester en vie.

La réponse immunitaire non spécifique


Lors d'une exposition initiale de l'organisme à une substance étrangère, elle
exerce son action immédiatement sans reconnaître préalablement
l'agresseur. Son action est grossière et limitée. Les principales réponses
immunitaires non spécifiques sont : la réaction inflammatoire, les cellules
phagocytaires et les cellules tueuses naturelles. Les différentes étapes de la
réaction inflammatoire sont toujours identiques (figure 6.16).
FIGURE 6.16 La réaction inflammatoire.

La phagocytose
C'est l'ingestion de particules étrangères solides par une cellule, le
phagocyte. Les polynucléaires neutrophiles et les macrophages sont des
phagocytes. La phagocytose est, dans la réponse inflammatoire, une
fonction majeure. Lorsque les germes microbiens sont ingérés et détruits, le
phagocyte meurt.
L'ensemble des phagocytes morts de cette façon, au niveau de la
région infectée, forment le pus, liquide un peu visqueux constitué de
débris cellulaires altérés, de phagocytes morts et de germes microbiens
détruits. Si les débris de la région lésée ne sont pas détruits, ils peuvent
s'imprégner de fibres de collagène et former un abcès.

Les cellules tueuses naturelles


Ce sont des lymphocytes qui se trouvent dans le sang et dans les tissus.
Elles reconnaissent et détruisent les cellules infectées par un virus. Les
cellules infectées produisent une substance chimique antivirale, l'interféron,
qui stimule les cellules tueuses et les macrophages. Les cellules tueuses
lysent les cellules infectées.

La réponse immunitaire spécifique


Il existe deux facteurs caractéristiques de la réponse immunitaire spécifique
: la reconnaissance de la substance étrangère et la mise en mémoire des
particularités de cette substance. Il existe deux types de réponse
immunitaire spécifique.
L'antigène : c'est une substance naturelle ou synthétique, reconnue
comme étrangère par le système immunitaire de l'organisme dans lequel
elle s'introduit. Elle possède en quelque sorte une identité et, grâce à cette
dernière, une réponse immunitaire spécifique se déclenche.

L'immunité humorale
Les lymphocytes B activés par l'antigène se transforment en plasmocytes
(durée de vie : quatre à cinq jours). Ces derniers fabriquent des anticorps,
également appelés immunoglobulines, destinés à détruire l'antigène. On
retrouve les immunoglobulines (Ig) principalement dans le plasma et dans
la lymphe. Certains lymphocytes ne se transforment pas en plasmocytes,
mais deviennent des cellules à mémoire qui ont une durée de vie plus
prolongée. Elles peuvent provoquer une réaction humorale quasi
immédiate, si elles rencontrent de nouveau le même antigène.
L'immunité humorale qui se traduit par la fabrication
d'immunoglobulines spécifiques amène une utilisation pratique dans la
prévention et/ou le traitement de certaines infections : la sérothérapie.

L'immunité cellulaire
Elle est assurée par les lymphocytes T cytotoxiques. Les lymphocytes T se
fixent sur l'antigène étranger porté par la cellule contaminée et libèrent des
substances appelées cytokines. La cellule et son hôte sont immédiatement
détruits. Une partie des lymphocytes T sont utilisés comme un stock de
cellules mémoires en cas de réinfection par le même antigène (figure 6.17).
FIGURE 6.17 L'immunité cellulaire.

Parmi les cytokines, on trouve une protéine, l'interféron, que l'on emploie
également dans le traitement de certains cancers, de certaines leucémies et
dans le traitement des hépatites chroniques.

Le système immunitaire n'est pas encore opérationnel à la naissance.


Le nouveau-né est protégé par les anticorps maternels qui ont traversé le
placenta. D'autres anticorps seront apportés par le lait maternel, si la
mère allaite son enfant.
La vaccination
La vaccination est un principe d'immunisation active. L'organisme est
amené à sécréter lui-même des anticorps contre un antigène spécifique
administré volontairement. Les anticorps ainsi fabriqués confèrent une
immunité durable qui protégera l'organisme d'une attaque ultérieure par le
micro-organisme contre lequel il a été vacciné. La production d'anticorps
spécifiques n'est pas immédiate : il faut quelques semaines avant que
l'organisme les fabrique efficacement. La vaccination est employée contre
de nombreux micro-organismes : bactéries, virus et parasites. Elle est
administrée par voie sous-cutanée ou par voie orale. La substance employée
est appelée vaccin.

Immunité
L'immunité conférée par le vaccin est donc :
• active (elle provoque une réponse immunitaire) ;
• non immédiate (il faut que l'organisme fabrique les anticorps) ;
• et durable (plusieurs années, ou à vie).

Nature du vaccin
Nous distinguons trois sortes de vaccins :
• les vaccins qui contiennent des germes microbiens vivants atténués : un
germe vivant atténué a perdu son pouvoir pathogène, mais il est vivant
et déclenche une réponse immunitaire humorale. Dans ce cas, une seule
injection permet une immunité durable ;
• les vaccins qui contiennent des germes microbiens tués ou inactivés : un
germe tué conserve son pouvoir antigénique et permet le développement
d'anticorps spécifiques. Dans ce cas, des injections de rappel seront
nécessaires pour maintenir une immunité efficace ;
• les vaccins qui contiennent une toxine bactérienne : certains germes sont
en effet nocifs à cause de la toxine qu'ils fabriquent. Cette toxine est
habituellement inactivée par chauffage ; elle est alors appelée anatoxine.
Des injections de rappel sont également nécessaires pour maintenir une
immunité efficace.

En France, une seule vaccination est obligatoire : c'est le DT Polio.


Les autres sont simplement conseillées. Pour les personnels
paramédicaux, les vaccinations obligatoires, outre le DT Polio, sont le
BCG et l'hépatite B (pour les laborantins, il faut rajouter la typhoïde).

Contre-indications
La vaccination est contre-indiquée dans les cas suivants :
• état de déficit immunitaire congénital ou acquis (sida). Pas de vaccins
vivants atténués ;
• état aigu fébrile ;
• maladies infectieuses ;
• malades allergiques lors d'une poussée évolutive de la maladie ;
• maladies rénales (présence de protéines dans les urines).
Pour la femme enceinte, les vaccinations sont à proscrire absolument en
raison du risque encouru par le fœtus. Néanmoins certains ne présentent
aucun danger ; ce sont les vaccins tués ou inactivés (tétanos, hépatite B,
grippe, choléra, etc.).

La sérothérapie
C'est un principe d'immunisation passive. L'organisme ne fabrique pas
d'anticorps, on lui administre des immunoglobulines déjà préformées chez
un autre individu. Ces anticorps sont prélevés et réinjectés en cas de besoin
(prévention en cas de risque épidémique).
La protection apportée par ce type d'immunisation est rapide, car les
anticorps injectés se fixent immédiatement sur l'antigène, mais elle est de
courte durée (quelques semaines). Elle est à proscrire si l'individu présente
déjà les signes de la maladie que l'on veut éviter ou guérir. L'injection du
sérum se fait le plus souvent en intramusculaire ou en sous-cutané.

Immunité
L'immunité conférée par la sérothérapie est donc :
• passive (elle n'entraîne pas une réponse immunitaire) ;
• immédiate (son action est rapide) ;
• de courte durée (quelques semaines).

Provenance et indications des sérums


La plupart des sérums proviennent de donneurs humains qui ont développé
des anticorps au cours de maladies infectieuses ou de vaccinations répétées.
On appelle ces sérums des gammaglobulines. Certains sérums peuvent être
d'origine animale (cheval). Il existe deux grands types de sérum :
• les sérums polyvalents : ils sont obtenus à partir de plusieurs donneurs.
Ils contiennent des immunoglobulines dirigées contre différents
germes ;
• les sérums spécifiques : ils ont pour vocation de cibler une maladie
spécifique et contiennent donc des anticorps spécifiques à cette maladie.
Les sérums sont utilisés lorsque l'immunité humorale (production
d'anticorps) est déficiente (de façon congénitale ou acquise). On les utilise à
titre préventif dans des pathologies telles que :
• l'hépatite A ou B ;
• les oreillons ;
• la rougeole (à la crèche par exemple) ;
• le tétanos (en cas de plaie souillée : on associera une vaccination ou un
simple rappel si la vaccination remonte à moins de dix ans).

La femme enceinte et la sérothérapie


L'utilisation de sérum chez la femme enceinte est possible, sans risque pour
le fœtus ; il existe tout de même un risque de choc anaphylactique avec les
sérums d'origine animale (il faudra donc les éviter). Le principe de la
sérothérapie est appliqué naturellement de la mère à l'enfant : les
immunoglobulines de la mère sont transportées par l'intermédiaire du
placenta pendant la grossesse et par le lait maternel durant la lactation. Au
cours des six premiers mois de la vie, l'enfant possède peu d'anticorps qui
lui sont propres ; il utilise par conséquent les anticorps de la mère pour se
défendre.
CHAPITRE 7

L'appareil cardiovasculaire

L'appareil cardiovasculaire
L'appareil cardiovasculaire comprend le cœur et l'ensemble des vaisseaux
sanguins (artères, veines, capillaires, vaisseaux lymphatiques). Il fonctionne
en circuit fermé, le sang est pompé en permanence hors du cœur et y
retourne grâce à un ensemble de vaisseaux complexe et bien organisé. Les
cellules des différents tissus de l'organisme peuvent subvenir à leurs besoins
grâce à leur irrigation permanente par le flux sanguin : elles y puisent les
éléments nécessaires à leur fonctionnement (l'oxygène, les éléments
nutritifs), et elles y rejettent les résidus de leur métabolisme (le gaz
carbonique et autres déchets). Dans cette structure, on distingue deux
circuits complémentaires, mais différenciés (figure 7.1) :
FIGURE 7.1 La petite et la grande circulation.

• la petite circulation ou circulation pulmonaire : elle draine le sang,


pauvre en oxygène et riche en gaz carbonique, qui est pompé dans le
ventricule droit ; elle passe ensuite à travers les poumons pour charger
le sang en oxygène et se débarrasser des déchets, elle ramène ensuite le
sang oxygéné dans l'oreillette gauche ;
• la grande circulation ou circulation systémique : elle propulse le sang
oxygéné par l'intermédiaire du ventricule gauche et de l'aorte afin que
celui-ci soit distribué à l'ensemble des cellules de l'organisme (il
traverse tous les tissus) et revient, chargé des déchets métaboliques, vers
l'oreillette droite.

Le cœur
Le cœur est situé au centre gauche du thorax, entre les deux poumons, au-
dessus du diaphragme sur lequel il repose (figure 7.2). Il occupe une loge
appelée : le médiastin.

FIGURE 7.2 La position du cœur dans le thorax.

Il a la forme d'une pyramide inversée d'environ 13 cm et il pèse environ


300 g, chez l'adulte.
C'est un muscle strié qui a un fonctionnement automatique (il n'est pas
sous le contrôle de la volonté) dont les contractions rythmées propulsent le
sang dans les vaisseaux sanguins.

Dans certains cas (anomalies anatomiques), le cœur se trouve dans


la partie droite du thorax. On parle alors de situs inversus ou de
dextrocardie.

Le cœur est divisé en une moitié droite et une moitié gauche qui ne
communiquent pas entre elles (figure 7.3). Chacune de ces parties comporte
une oreillette et un ventricule. Le cœur droit et le cœur gauche sont séparés
par une cloison : le septum (la séparation entre les oreillettes s'appelle le
septum interauriculaire, la séparation entre les ventricules, le septum
interventriculaire).
FIGURE 7.3 Le cœur en coupe.

Pendant la période fœtale, il existe une communication entre les


oreillettes, le foramen ovale. À la naissance, cette communication se
ferme normalement, afin de former la fosse ovale. Si cela n'est pas le cas,
cela peut être le signe d'une maladie, la tétrade de Fallot, qui associe
communication interauriculaire et des malformations anatomiques
cardiaques cyanogènes.

Les tuniques du cœur


Le cœur est formé par un tissu strié spécial, le myocarde (figure 7.4). C'est
un muscle possédant à la fois les propriétés des muscles striés et des
muscles lisses. Il possède un système de contraction autonome : le tissu
nodal. Le myocarde est tapissé intérieurement et extérieurement par deux
membranes (figure 7.5) :
FIGURE 7.4 Le muscle cardiaque : le myocarde.
FIGURE 7.5 Les tuniques du cœur.

• l'endocarde : c'est une membrane qui tapisse les cavités cardiaques, les
valves et la tunique interne des artères et des veines. C'est un tissu
endothélial lisse qui favorise le passage du sang et évite l'érosion des
parois ;
• le péricarde : c'est une membrane sérofibreuse à double parois qui
enveloppe le cœur et ses vaisseaux. Il comprend deux parties :
– le péricarde fibreux épais et résistant qui fixe le cœur aux organes
voisins (paroi thoracique, diaphragme, etc.). C'est l'enveloppe
protectrice du cœur ;
– le péricarde séreux qui comprend deux feuillets (viscéral et pariétal)
qui facilite le glissement lors des mouvements cardiaques.

La péricardite est une inflammation du péricarde. Celle-ci peut être


aiguë ou chronique. Elle est souvent marquée par un épanchement
liquidien dans la cavité péricardique. Elle peut résulter d'une infection
bactérienne comme la pneumonie. Elle entrave la formation du liquide
séreux et abîme les feuillets.

Le cœur droit
L'oreillette droite présente quatre orifices : l'orifice de la veine cave
supérieure, l'orifice de la veine cave inférieure, l'orifice du sinus coronaire
(portion terminale de la grande veine coronaire du cœur) et l'orifice
auriculo-ventriculaire. Ce dernier est fermé par la valve tricuspide, qui est
formée de trois valvules triangulaires implantées dans les parois
ventriculaires. Elles sont fermées lorsque le sang remplit les oreillettes et
lorsque le ventricule se contracte.
Le ventricule droit présente deux orifices : l'orifice auriculo-ventriculaire
et l'orifice de l'artère pulmonaire. Ce dernier est fermé par les trois valvules
sigmoïdes pulmonaires.

Le cœur gauche
L'oreillette gauche présente cinq orifices : les quatre orifices des veines
pulmonaires et l'orifice auriculo-ventriculaire. Ce dernier est fermé par la
valve mitrale (ou bicuspide), qui est formée de deux valves. Ces dernières
sont fermées lors du remplissage de l'oreillette et lors de la contraction du
ventricule.
Le ventricule gauche présente deux orifices : l'orifice auriculo-
ventriculaire et l'orifice de l'aorte (ou artère aorte). Ce dernier est fermé par
les trois valvules sigmoïdes aortiques.

Les valves cardiaques ne sont pas parfaitement étanches (figure


7.6). Toutefois, certaines malformations graves peuvent gêner le bon
fonctionnement de celles-ci. C'est le cas de l'insuffisance et de la sténose
valvulaire. Les valves défectueuses sont remplacées par des valves
artificielles.

FIGURE 7.6 Malformation valvulaire.

Les vaisseaux coronaires


Les artères coronaires droites et gauches naissent de la crosse de l'aorte. Au
cours de leur trajet, elles donnent naissance à diverses branches qui se
distribuent dans le territoire cardiaque (figure 7.7). Ce sont elles qui
irriguent le muscle cardiaque (ce sont les vaisseaux nourriciers du cœur).
FIGURE 7.7 Les vaisseaux coronaires.

Les veines coronaires véhiculent le sang pauvre en oxygène résultant du


travail des cellules myocardiques. Elles rejoignent le sinus coronaire qui
débouche dans l'oreillette droite.

L'angine de poitrine est une douleur siégeant au niveau du sternum


et causée par une diminution momentanée de l'irrigation du myocarde. Le
manque temporaire d'oxygène affaiblit les cellules myocardiques mais ne
les détruit pas.
L'infarctus du myocarde, ou crise cardiaque, est une destruction plus
ou moins importante d'un territoire cardiaque par obstruction ou spasme
d'une artère coronaire. La gravité et le pronostic sont en relation avec
l'étendue de la nécrose cardiaque.

Le fonctionnement du cœur
Le muscle cardiaque se contracte et ses contractions (battements
cardiaques) sont régulières, rythmiques et adaptées aux efforts de
l'organisme. Le cœur est une pompe et ses battements doivent être
coordonnés. C'est le tissu nodal qui assure cette coordination. Ce dernier
possède des cellules musculaires qui sont autorythmiques. Parmi celles-ci, il
en existe en particulier qui donnent le rythme du cœur et jouent le rôle
d'entraîneur, elles sont appelées pacemaker.
L'organisation du tissu nodal se fait de la manière suivante (figure 7.8) :
FIGURE 7.8 Le tissu nodal.

• le nœud sinusal situé dans la paroi des oreillettes ;


• le nœud auriculo-ventriculaire situé dans la cloison interauriculaire ;
• le faisceau de His situé dans la cloison interventriculaire ;
• les fibres de Purkinje situées dans la paroi des ventricules.
C'est le nœud sinusal qui joue le rôle de pacemaker. Son rythme est de
l'ordre de 60 à 100 battements par minute (BPM) : on l'appelle le rythme
sinusal. En cas de dysfonctionnement, c'est le nœud auriculo-ventriculaire
qui prend le relais (son rythme est plus bas, environ 40 battements par
minute).

Lorsque la fréquence cardiaque est supérieure à 100 battements par


minute, on parle de tachycardie ; à l'inverse, lorsque la fréquence est
inférieure à 60 battements par minute, on parle de bradycardie.

Le cycle cardiaque
Le cycle cardiaque, également appelé révolution cardiaque, comprend
l'ensemble des phénomènes qui se produisent à partir du début d'une
contraction jusqu'au début de la contraction suivante (figure 7.9). Il
comprend deux périodes essentielles :

FIGURE 7.9 Le cycle cardiaque.

• la systole, qui est la période de contraction des ventricules ;


• la diastole, qui est la période de relâchement ventriculaire.
Un cycle cardiaque est égal à un battement cardiaque ; il dure environ 0,8
seconde. Il correspond au complexe PQRST sur un électrocardiogramme
(figure 7.10).
FIGURE 7.10 Le complexe PQRST.

La systole
Elle comprend en fait deux temps qui se produisent l'un derrière l'autre et
qui se confondent :
• la systole auriculaire : contraction des oreillettes ;
• la systole ventriculaire : contraction des ventricules.
Le point de départ de l'excitation électrique cardiaque se situe au niveau
du nœud sinusal provoquant la contraction des oreillettes. Le sang est
chassé dans les ventricules. Lorsque l'excitation a traversé les oreillettes,
elle atteint le nœud auriculo-ventriculaire, puis le faisceau de His et ses
branches, pour enfin atteindre le réseau de Purkinje. L'excitation diffuse à
l'intérieur des ventricules qui se contractent. Le sang est chassé dans les
artères pulmonaire et aortique.

La diastole
Lorsque l'éjection ventriculaire est terminée, les ventricules se relâchent.
Pendant ce temps, le sang remplit les oreillettes en attendant une nouvelle
systole. La diastole est le temps de repos du cœur.

La régulation de l'activité cardiaque


Bien que le cœur batte de façon automatique, il est parfois nécessaire qu'il
adapte la force de ses contractions aux besoins de l'organisme. Ce rôle de
régulateur est dévolu au système nerveux végétatif, sympathique et
parasympathique, dont les fibres nerveuses aboutissent à tous les niveaux
du tissu nodal (figure 7.11).

FIGURE 7.11 Régulation cardiaque.

Le système parasympathique ralentit la force des contractions et la


fréquence cardiaque.
Le système sympathique augmente la force des contractions et la
fréquence cardiaque.

Les vaisseaux sanguins


Les artères et les artérioles
Les artères sont les plus gros vaisseaux de l'appareil circulatoire (figure
7.12). Leur rôle est de transporter le sang riche en oxygène aux différents
tissus et cellules de l'organisme. La contraction du muscle cardiaque éjecte
le sang dans les artères et produit de ce fait une pression qui entraîne le sang
vers les tissus. Tout vaisseau qui sort du cœur est appelé artère quelle que
soit la nature du sang transporté (exemple, l'artère pulmonaire).
FIGURE 7.12 Les artères.

À l'intérieur de chaque organe, les artères se ramifient en artères


beaucoup plus fines ; ce sont les artérioles qui s'abouchent, à leur tour, au
réseau capillaire. La paroi artérielle est épaisse et constituée de trois
tuniques : intima, média et adventice (figure 7.13).
FIGURE 7.13 Les parois des artères et des veines.

Le cœur propulse le sang dans les artères provoquant une pression à


l'intérieur de ces dernières : c'est la pression artérielle (figure 7.14). Cette
pression s'élève pendant la systole (contraction cardiaque) et s'abaisse
durant la diastole (temps de repos du cœur). Lorsque l'on procède à la
prise de la pression artérielle, on obtient deux chiffres : le premier que
l'on perçoit ou maxima est égal à 120–140 mm de mercure (Hg) ; le
second ou minima est égal à 60–80 mmHg (ces limites de pressions
artérielles sont considérées comme correctes pour un adulte en bonne
santé).
FIGURE 7.14 La pression artérielle.

Les pulsations artérielles ou pouls se palpent au niveau d'une artère


(figure 7.15). Elles permettent de mesurer la fréquence cardiaque. Pour un
adulte un pouls normal se situe entre 60 et 80 battements par minute (bpm).
FIGURE 7.15 La prise des pulsations.

Les vaisseaux capillaires


Ce sont les vaisseaux microscopiques intermédiaires entre les artères et les
veines, reliant ces deux systèmes, et grâce auxquels le sang parvient au
contact direct de toutes les cellules de l'organisme. Les capillaires sont
largement anastomosés entre eux, c'est-à-dire qu'ils communiquent
étroitement (figure 7.16).
FIGURE 7.16 Les capillaires.

Ce sont les plus petits vaisseaux sanguins. Le sang circule très lentement
dans les capillaires. Les échanges nutritionnels et métaboliques avec les
tissus s'effectuent donc facilement.

Les veinules et les veines


Le sang passe des capillaires aux veinules, puis les veinules se ramifient en
veines de plus gros calibre (figure 7.17). Ce sont les veines qui ramènent le
sang pauvre en oxygène (désoxygéné) vers le cœur droit. Le déplacement
du sang se fait d'une région de haute pression (sang artériel) vers une région
de basse pression (sang veineux).
FIGURE 7.17 Les veines.

La pression dans l'oreillette droite est proche de 0 mmHg, tandis que


la pression dans les veines est de l'ordre de 15 mmHg.

Outre la différence de pression, trois autres processus interviennent dans


le retour veineux :
• l'effet de pompe exercé par les muscles striés ;
• l'effet de pompe qu'exerce le diaphragme lors de l'inspiration ;
• les veines possèdent à l'intérieur de leur paroi des valvules en forme de
nid de pigeon. Ces dernières empêchent le retour du sang en arrière
(figure 7.18).

FIGURE 7.18 Valvules veineuses.

Les varices : ce terme désigne une dilatation veineuse pathologique


du fait d'une insuffisance valvulaire (figure 7.19). Les causes sont
nombreuses, par exemple l'hérédité ou un obstacle sur le retour veineux
(obésité, grossesse ou station debout prolongée, forte pression veineuse).

FIGURE 7.19 Les varices.

La thrombophlébite : elle est consécutive à la formation d'un caillot


sanguin qui obstrue une veine des membres inférieurs (on parle alors de
thrombose). Les signes sont une douleur au mollet (avec douleur à la
palpation), une augmentation de volume et de la chaleur locale, une
douleur à la dorsiflexion du pied, et une fébricule (dissociation du pouls
et de la température).
La thrombophlébite est la conséquence d'un mauvais état veineux ou
sanguin, souvent aggravé par un décubitus prolongé. Le traitement
préventif et curatif consiste en l'injection d'anticoagulants pour fluidifier
le sang, dissoudre le caillot, et éviter sa migration, ce qui pourrait
provoquer une complication grave : l'embolie pulmonaire.

Les vaisseaux lymphatiques


Ce sont de minuscules capillaires qui drainent un liquide, la lymphe. C'est
un liquide transparent et alcalin, qui occupe également les espaces
interstitiels entre les cellules (figure 7.20). La lymphe est le résultat de la
transsudation, à partir des capillaires, du plasma et des globules blancs.
C'est aussi le liquide dans lequel baignent les cellules de l'organisme ; il est
alors appelé, hors des vaisseaux lymphatiques, liquide interstitiel. Les
cellules y puisent leurs nutriments et y rejettent leurs déchets.
FIGURE 7.20 La lymphe.

Le déplacement de la lymphe est assuré par la contraction des muscles


squelettiques et par les mouvements respiratoires. Sur leur trajet, les
vaisseaux lymphatiques sont ponctués de ganglions lymphatiques (figure
7.21), à l'intérieur desquels s'élaborent en partie les phénomènes intervenant
dans les mécanismes de défense de l'organisme. Les ganglions
lymphatiques filtrent la lymphe et la débarrassent des corps étrangers (virus,
bactéries, etc.).
FIGURE 7.21 Ganglion lymphatique.

La lymphe est finalement drainée par deux collecteurs volumineux


(figure 7.22) :
FIGURE 7.22 Le système lymphatique.

• la grande veine lymphatique draine la lymphe de la moitié droite de la


tête, du cou et du thorax et celle du membre supérieur droit. Elle se jette
dans la veine sous-clavière droite à la base du cou ;
• le canal thoracique : il recueille la lymphe du restant du corps. Il naît
dans l'abdomen par un renflement appelé la citerne de Pecquet, et vient
se jeter à la base du cou dans la veine sous-clavière gauche.
Les canaux lymphatiques de l'intestin grêle portent le nom de canaux
chylifères. Ils transportent une lymphe très riche en graisses (ou lipides)
qu'ils ont absorbée au niveau de la muqueuse intestinale au moment de la
digestion. Cette lymphe spéciale s'appelle le chyle (voir chapitre 9).

Tout ce qui nuit au retour de la lymphe dans le sang (tumeur,


ablation chirurgicale des vaisseaux lymphatiques) cause un important
œdème localisé : c'est le lymphœdème (figure 7.23). Les œdèmes, quant
à eux, résultent d'une augmentatiosn pathologique du liquide interstitiel.
Lorsque les vaisseaux lymphatiques sont enflammés, le trajet des
vaisseaux lymphatiques superficiels apparaît à travers la peau sous forme
de lignes rouges sensibles : c'est la lymphangite.

FIGURE 7.23 Le lymphœdème.


CHAPITRE 8

L'appareil respiratoire

L'appareil respiratoire
Les milliards de cellules qui composent notre organisme ont besoin d'un
apport continu d'oxygène pour fonctionner correctement. Plus les cellules
travaillent, plus elles libèrent du gaz carbonique. Ce dernier, nocif pour
l'organisme, doit être évacué le plus rapidement possible. Le rôle de
l'appareil respiratoire est de fournir l'oxygène nécessaire à la bonne marche
de l'organisme et de le débarrasser du gaz carbonique en excès.
Ce rôle est subordonné au bon fonctionnement de quatre processus :
• la ventilation pulmonaire : l'air doit circuler dans les poumons pour
renouveler les gaz contenus dans les alvéoles pulmonaires ;
• la respiration externe : il doit y avoir un échange régulier entre le sang et
les alvéoles (diffusion de l'oxygène vers le sang et diffusion du gaz
carbonique dans les alvéoles) ;
• le transport des gaz respiratoires : l'oxygène doit être transporté aux
cellules et le gaz carbonique aux alvéoles. Cette fonction est assurée par
le sang à l'intérieur de l'appareil cardiovasculaire ;
• la respiration interne : il doit y avoir un échange gazeux régulier entre le
sang des capillaires systémiques et les cellules.
Les deux premières fonctions seront développées dans ce chapitre, les
deux dernières relèvent du chapitre traitant de l'appareil cardiovasculaire
(voir chapitre 7).

Une diminution de l'activité fonctionnelle de l'appareil respiratoire


(maladies pulmonaires par exemple) se traduit par un apport insuffisant
d'oxygène aux tissus et aux cellules, une accumulation de dioxyde de
carbone dans l'organisme et par des anomalies du pH (acidose, alcalose).
L'appareil respiratoire comprend plusieurs structures distinctes (figure
8.1) :

FIGURE 8.1 Le système respiratoire.

• les voies aériennes supérieures (nez, pharynx, larynx, trachée) ;


• les bronches et les poumons (qui contiennent les alvéoles où s'effectuent
les échanges gazeux) ;
• le thorax qui, grâce aux muscles et à la cage thoracique, permet la
circulation de l'air dans les poumons tout en protégeant ces derniers.
D'un point de vue fonctionnel, l'appareil respiratoire est constitué d'une
zone de conduction et d'une zone respiratoire. La zone de conduction,
également appelée espace mort anatomique, comprend toutes les voies
respiratoires qui acheminent l'air à la zone respiratoire. Son rôle est de
purifier, d'humidifier et de réchauffer l'air inhalé afin qu'une fois arrivé dans
les poumons, ce dernier ne contienne presque plus de poussières, ni de
bactéries et qu'il soit à bonne température.
La zone respiratoire est le siège des échanges gazeux ; elle est composée
des bronchioles, des conduits alvéolaires et des alvéoles.

Les voies aériennes supérieures


Le nez et les fosses nasales (figure 8.2)

FIGURE 8.2 Le nez et les fosses nasales.

Le nez, que nous avons déjà traité dans le chapitre 5, est la seule partie
visible de l'appareil respiratoire. Il assure plusieurs fonctions :
• il réchauffe, humidifie l'air inspiré ;
• il filtre l'air inspiré et le débarrasse des corps étrangers ;
• il reçoit les stimuli olfactifs (odorat) ;
• il forme une caisse de résonance qui participe à la phonation. Lorsque la
muqueuse nasale est enflammée (rhinite), ne dit-on pas que l'on « parle
du nez » ?
À l'intérieur du nez, les fosses nasales sont deux cavités, creusées dans le
massif facial s'ouvrant en avant par les narines et en arrière par les choanes
qui débouchent sur le pharynx. À l'intérieur des fosses nasales, on trouve
des cavités pneumatiques, les sinus, avec qui elles communiquent. Le rôle
des sinus est de réchauffer et d'humidifier l'air inspiré ; ils servent
également de caisse de résonance pour la voix. Trois cornets se projettent
dans la cavité nasale augmentant la surface des muqueuses et créant des
turbulences (figure 8.3).

FIGURE 8.3 Les sinus.

La paroi des fosses nasales est tapissée par une muqueuse, la muqueuse
pituitaire, qui contient deux parties :
• une partie supérieure, la région olfactive, dont le rôle est la perception
des odeurs ;
• une partie inférieure, la région respiratoire, dont le rôle est de réchauffer
et d'humidifier l'air inspiré et de le débarrasser des impuretés grâce aux
cils vibratiles (qui filtrent les poussières)1 et aux glandes à mucus (qui
humidifient et nettoient les fosses nasales).
Les canaux lacrymaux qui transportent les larmes à partir des glandes
lacrymales s'ouvrent également dans la cavité nasale.

Les virus du rhume, les streptocoques et divers allergènes


provoquent une rhinite. Il s'agit d'une inflammation de la muqueuse
nasale s'accompagnant d'une production excessive de mucus qui
provoque une congestion nasale. Comme la muqueuse nasale
communique avec le reste des voies respiratoires, les infections de ces
dernières peuvent se propager aux structures annexes. La sinusite est
l'inflammation des sinus ; c'est une affection difficile à traiter qui peut
altérer la qualité de la voix. Lorsque du mucus ou des matières
infectieuses obstruent les voies reliant les cavités nasales aux sinus, l'air
que contenaient ces derniers est absorbé. Le vide partiel qui en résulte
provoque des céphalées typiques de la sinusite aiguë.

Le pharynx
C'est un carrefour aérodigestif qui met en communication les fosses nasales,
la bouche, le larynx et l'œsophage (figure 8.4). Communément appelé
gorge, le pharynx comprend trois parties :
FIGURE 8.4 Le pharynx.

• le nasopharynx, situé à l'arrière des cavités nasales (il communique avec


celles-ci par les choanes), ne reçoit que de l'air. Pendant la déglutition,
le palais mou et la luette se soulèvent afin de fermer le nasopharynx et
d'empêcher ainsi les aliments d'y accéder. Les trompes auditives
(trompes d'Eustache), qui drainent les cavités de l'oreille moyenne et qui
y équilibrent la pression de l'air, s'ouvrent dans les parois du
nasopharynx (ce qui explique pourquoi une infection du nasopharynx
peut se propager au niveau de l'oreille moyenne provoquant des otites) ;
• l'oropharynx, situé à l'arrière de la cavité orale, communique avec elle
par un passage légèrement arqué appelé gosier. L'oropharynx s'étend du
palais mou à l'épiglotte. Du fait de sa position, il est traversé à la fois
par l'air et par les aliments ;
• le laryngopharynx est situé juste à l'arrière de l'épiglotte et il s'étend
jusqu'au larynx où les voies aériennes et digestives divergent. Comme
l'oropharynx, il est traversé par l'air et par les aliments du bol
alimentaire qui descendent dans l'œsophage. Lors de la déglutition, ce
sont les aliments qui ont la priorité sur l'air inspiré. Pour éviter le
passage des aliments dans le larynx (fausses routes), ce dernier est
obturé par l'épiglotte.

Le larynx
Les trois fonctions du larynx sont d'assurer le lien aérien entre le pharynx et
la trachée, de diriger la nourriture vers l'œsophage lors de la déglutition (en
fermant l'épiglotte) et de participer à la phonation. Le larynx est formé de
cartilages assemblés par des ligaments et des membranes (figure 8.5).

FIGURE 8.5 Le larynx.

Il est formé des éléments suivants :


• l'os hyoïde (plancher de la langue) ;
• l'épiglotte (cartilage élastique) ;
• le cartilage thyroïde (il présente chez les hommes une arête, la pomme
d'Adam) ;
• le cartilage cricoïde qui communique avec la trachée (c'est dans l'espace
intercrico-thyroïdien que peut passer une canule de trachéotomie).
La cavité du larynx est tapissée par une muqueuse, la muqueuse laryngée,
soulevée par des ligaments pour former les cordes vocales supérieures et
inférieures. L'ouverture qu'emprunte l'air entre les cordes vocales est
appelée glotte (figure 8.6).

FIGURE 8.6 Les cordes vocales.

Outre son rôle de conduit respiratoire, le larynx est l'organe essentiel de


la phonation. La phonation correspond à l'expulsion intermittente de l'air
s'accompagnant de l'ouverture et de la fermeture de la glotte.
Le passage de l'air expiré à travers le larynx provoque la vibration des
cordes vocales mises en tension par les muscles du larynx. Cette vibration
entraîne la production d'un son, le son glottique, qui est ensuite repris et
modulé au niveau des cavités aériennes de la face et de la cavité buccale
pour former des lettres ou des mots. Le volume de la voix dépend de la
force avec laquelle l'air est expulsé. Plus la force est grande, plus la
vibration des cordes vocales est importante et plus le son est intense (c'est le
cas lorsque nous crions). D'une manière générale, plus les cordes vocales
sont tendues, plus leurs vibrations sont rapides et plus le son est aigu.
Lorsque nous produisons des sons graves, la glotte s'ouvre largement et
elle se ferme lorsque nous produisons des sons aigus.

Lorsqu'une personne est trachéotomisée, l'air des poumons est dévié


vers l'extérieur grâce à la canule de trachéotomie (figure 8.7). Les cordes
vocales ne vibrent plus, le malade ne peut pas parler. Si on bouche
l'orifice de la canule (canule parlante) la personne peut de nouveau
s'exprimer, bien que sa voix ait perdu son timbre habituel.

FIGURE 8.7 Trachéotomie.

L'inflammation de la muqueuse laryngée, et en particulier des cordes


vocales, la laryngite, est causée le plus souvent par un usage excessif de la
voix. Elle peut être également le fait d'une exposition à un air très sec, une
infection bactérienne ou résulter de l'inhalation de substances irritantes.
L'œdème qui résulte de l'inflammation empêche les cordes vocales de
bouger librement provoquant ainsi un enrouement ou une aphonie.

La trachée
La trachée s'étend du larynx au médiastin (région située au milieu de la
cavité thoracique entre les deux poumons) où elle donne naissance aux
bronches principales, ou bronches souches, droite et gauche.
Elle est formée de 16 à 20 anneaux cartilagineux, qui la maintiennent
ouverte, d'un muscle lisse et d'un tissu fibro-cartilagineux. Les anneaux
cartilagineux sont ouverts à leur partie postérieure afin de permettre la
distension de l'œsophage lors de la déglutition.
La trachée est tapissée intérieurement d'une muqueuse à cils vibratiles
(qui repoussent les poussières vers le haut) et de glandes à mucus qui jouent
un rôle contre les corps étrangers et les impuretés en les agglomérant.
La toux et l'éternuement sont des mécanismes protecteurs qui permettent
à l'appareil respiratoire d'expulser le mucus en excès et les corps étrangers2.
L'une des zones les plus sensibles de l'arbre respiratoire se situe à l'endroit
où la trachée se divise en bronches souches droite et gauche. Cette zone, la
carène, est reliée au centre réflexe de la toux.

L'usage du tabac inhibe le mouvement des cils de la trachée et finit


par les détruire. La toux devient alors le seul moyen d'empêcher
l'accumulation de mucus dans les poumons. C'est pourquoi les
médicaments qui inhibent le réflexe de toux sont à proscrire chez les
fumeurs qui présentent une congestion pulmonaire.

L'obstruction de la trachée (ou de la glotte) par des aliments ou un corps


étranger est une situation d'extrême urgence responsable de nombreux
décès. Le geste qui permet d'expulser le corps étranger responsable de
l'étouffement est la manœuvre de Heimlich (figure 8.8).
FIGURE 8.8 La manœuvre de Heimlich.

L'arbre bronchique
Les bronches
La trachée se divise en bronches souches droite et gauche. Chacune
chemine obliquement dans le médiastin et pénètre respectivement dans le
poumon droit et gauche par le hile pulmonaire. Une fois entrées dans les
poumons, les bronches souches se divisent en bronches lobaires (ou
bronches secondaires), une pour chaque lobe pulmonaire3. Les bronches
lobaires donnent naissance aux bronches segmentaires (ou bronches
tertiaires), lesquelles se ramifient en bronches de plus en plus petites.
Lorsque le diamètre des bronches fait moins de 1 mm de diamètre, elles
sont appelées bronchioles. Elles pénètrent dans les lobules pulmonaires,
puis elles se subdivisent en bronchioles terminales.
La zone respiratoire commence à l'endroit où les bronchioles terminales
se jettent dans les bronchioles respiratoires. Celles-ci se prolongent par les
conduits alvéolaires auxquels font suite les sacs alvéolaires et les alvéoles4
(l'alvéole est le lieu où se produit les échanges gazeux [figure 8.9]).
FIGURE 8.9 Les alvéoles.

L'ensemble de toutes ces arborescences forme l'arbre bronchique (figure


8.10).
FIGURE 8.10 L'arbre bronchique.

Les poumons et la plèvre


Ce sont deux organes mous, spongieux et élastiques qui occupent la presque
totalité de la cage thoracique (figure 8.11). Ils sont situés de part et d'autre
du médiastin. La face interne de chaque poumon porte une dépression, le
hile pulmonaire, dans lequel pénètrent les bronches souches, les vaisseaux
sanguins et lymphatiques et les nerfs. Les poumons sont vascularisés par les
artères pulmonaires qui vont se ramifier pour donner naissance aux réseaux
capillaires pulmonaires qui entourent les conduits alvéolaires et les alvéoles
(figure 8.12).
FIGURE 8.11 Les poumons.

FIGURE 8.12 La vascularisation pulmonaire.


Les poumons sont divisés en lobes par des scissures. Le poumon droit
possède trois lobes, le poumon gauche n'en possède que deux. Chaque lobe
est ensuite divisé en segments (figure 8.13).

FIGURE 8.13 Les lobes pulmonaires.

Les poumons sont contenus dans la cage thoracique. Cette dernière est
souple et se déforme lors des mouvements respiratoires : à l'inspiration le
diamètre de la cage thoracique augmente, il diminue à l'expiration.
Les poumons ne sont pas en contact direct avec la cage thoracique, ils
sont enveloppés dans une gaine protectrice, la plèvre. Il existe deux plèvres,
une pour chaque poumon, qui ne communiquent pas entre elles. Chaque
plèvre est constituée de deux feuillets :
• un feuillet viscéral qui tapisse l'extérieur des poumons ;
• un feuillet pariétal qui tapisse la cage thoracique.
Entre ces deux feuillets, il existe une cavité virtuelle lubrifiée par le
liquide pleural, sécrétion séreuse produite par la plèvre. Le liquide pleural
réduit les forces de frottement entraînées par le mouvement des poumons à
chaque respiration.
Dans certains cas pathologiques, il se produit une inflammation de
la plèvre. On peut la diagnostiquer en pratiquant une ponction pleurale
qui peut mettre en évidence :
• la présence de sang, on parlera d'hémothorax ;
• la présence d'air, on parlera de pneumothorax (figure 8.14) ;

FIGURE 8.14 Pneumothorax.

• la présence de pus, on parlera de pleurésie.

Le diaphragme
Il s'agit d'une lame musculaire séparant les organes thoraciques et les
organes abdominaux. C'est le muscle inspiratoire majeur (il réalise 60 % de
l'inspiration, le reste de l'inspiration est assuré par les muscles dits
accessoires).

Physiologie respiratoire
La ventilation pulmonaire
La ventilation est un processus mécanique par lequel l'air entre et sort du
poumon. Il existe deux temps respiratoires : l'inspiration, au cours de
laquelle les poumons s'emplissent d'air, et l'expiration, pendant laquelle les
poumons expulsent les gaz qu'ils contiennent. Ces deux temps forment le
cycle respiratoire. La fréquence respiratoire d'un adulte est de 12 à 20
cycles par minute (supérieure ou égale à 40 cycles par minute chez le
nouveau-né).

L'inspiration
C'est un processus actif dans lequel le volume thoracique est augmenté par
la contraction des muscles inspirateurs et notamment du diaphragme (figure
8.15).

FIGURE 8.15 Inspiration.

En se contractant, le diaphragme s'abaisse et s'aplatit donnant de l'espace


aux poumons pour se remplir.
Parallèlement, les muscles intercostaux externes se contractent pour
élever la cage thoracique et poussent le sternum vers l'avant : le volume
thoracique augmente.
Lors d'une inspiration profonde ou forcée, comme lors d'un effort, on
actionne les muscles respiratoires accessoires pour élever les côtes et
augmenter la capacité thoracique (scalènes, sterno-cléido-mastoïdien,
pectoraux).
La dilatation des poumons (inertes) n'est possible que grâce à la plèvre
qui assure l'adhésion avec les côtes.
Lors d'une inspiration normale, nous inspirons environ 500 ml d'air. Ce
volume est appelé : volume courant.

L'expiration
C'est un phénomène passif qui repose plus sur l'élasticité naturelle des
poumons que sur la contraction musculaire (figure 8.16). À mesure que les
muscles inspiratoires se relâchent, la cage thoracique s'abaisse et les
poumons retrouvent leur forme initiale.

FIGURE 8.16 Expiration.


Néanmoins, lors d'une inspiration forcée (on peut l'observer au cours d'un
effort ou lorsqu'il existe une obturation des voies aériennes supérieures),
c'est un phénomène actif qui fait intervenir les muscles de la paroi
abdominale (obliques interne et externe de l'abdomen, transverse de
l'abdomen).

Les malformations du thorax, l'ossification des cartilages costaux


(due au vieillissement) et la paralysie des muscles intercostaux sont
autant de facteurs qui réduisent la compliance pulmonaire en gênant
l'expansion thoracique.

Les échanges gazeux


Pour fonctionner correctement, les cellules de l'organisme ont notamment
besoin d'oxygène (O2). Lorsque la cellule « travaille », elle produit des
déchets dont le dioxyde de carbone (CO2). Le sang se charge de transporter
ces deux gaz, le premier (O2) des poumons vers les cellules, le second
(CO2) en sens inverse. L'oxygène est transporté par la circulation artérielle,
le dioxyde de carbone par la circulation veineuse.
C'est dans la petite circulation (circulation pulmonaire) que le sang vient
en permanence se recharger en oxygène et se délester de son dioxyde de
carbone (figure 8.17). Ce processus de transformation du sang veineux en
sang artériel s'appelle l'hématose.
FIGURE 8.17 Les échanges gazeux.

Les alvéoles sont en contact étroit avec le réseau des capillaires


pulmonaires (artérioles et veinules). L'ensemble capillaire/paroi alvéolaire
porte le nom de membrane respiratoire alvéolo-capillaire. Sa grande finesse
permet la diffusion des gaz entre l'air alvéolaire et le sang (et inversement).

Le transport des gaz


La plus grande partie de l'oxygène est transportée vers les tissus et les
cellules, combinée avec l'hémoglobine des globules rouges, tandis qu'une
petite quantité (1,5 %) est dissoute dans le plasma (l'oxygène est faiblement
soluble).
Chaque molécule d'hémoglobine peut se combiner avec quatre molécules
d'oxygène pour former une nouvelle molécule rouge vif, l'oxyhémoglobine
(l'hémoglobine non saturée en oxygène est rouge foncé).
Le transport de dioxyde de carbone dans le sang se fait sous trois formes
(figure 8.18) : dissous dans le plasma, combiné avec l'hémoglobine et sous
forme d'ions bicarbonates.
FIGURE 8.18 Le transport du dioxyde de carbone.

Le dioxyde de carbone pénètre dans le globule rouge et se combine avec


des acides aminés de l'hémoglobine pour former une nouvelle molécule, la
carbhémoglobine.
L'oxygène présent dans les alvéoles pulmonaires est capté par les
capillaires alvéolaires lors des échanges gazeux puis dirigé vers le cœur
gauche pour être distribué à l'ensemble des cellules et tissus de l'organisme.
Le dioxyde de carbone résultant du métabolisme repart dans la
circulation veineuse (cœur droit) jusqu'aux capillaires alvéolaires pour être
éliminé lors des échanges gazeux, puis sera expiré hors de l’organisme.

Régulation nerveuse de la respiration


La respiration est une activité automatique et cyclique, réglée par les
centres respiratoires situés dans le bulbe rachidien (figure 8.19). C'est une
régulation très complexe dont le but est d'adapter en permanence notre
respiration à notre besoin en oxygène.
FIGURE 8.19 La régulation de la respiration.

Les mouvements respiratoires sont aussi sous la dépendance de la teneur


respective du sang en oxygène et en dioxyde de carbone (PaO2 : pression
partielle en oxygène et PaCO2 : pression partielle en dioxyde de carbone).
Le rythme respiratoire est accéléré en cas de PaCO2 élevée ou de PaO2
basse.
Le rythme est ralenti en cas de PaO2 élevée ou de PaCO2 basse.
La ventilation est réduite pendant le sommeil (les besoins de l'organisme
sont également réduits durant cette période). La respiration est interrompue
au cours de la déglutition et en cas de vomissements pour protéger les voies
respiratoires.
À l'hôpital, on contrôle l'efficacité de la ventilation en effectuant un gaz
du sang par ponction d'une artère (généralement l'artère radiale).

En cas d'œdème pulmonaire, l'épaisseur de la membrane alvéolo-


capillaire peut augmenter de manière considérable, ce qui perturbe
dangereusement les échanges gazeux.
Certaines pneumopathies réduisent considérablement l'aire
consacrée aux échanges gazeux (c'est le cas de l'emphysème
pulmonaire). Les tumeurs pulmonaires, l'excès de mucus et les
substances inflammatoires gênent également les échanges gazeux dans
les alvéoles.

1
Les poils (ou vibrisses) se trouvant à l'extrémité des narines stoppent les corps étrangers les plus
gros.
2
La toux propulse l'air expiré à une vitesse de 16 km/heure.
3
Trois bronches lobaires à droite et deux bronches lobaires à gauche.
4
Nous possédons environ 300 millions d'alvéoles pulmonaires.
CHAPITRE 9

L'appareil digestif

L'appareil digestif
L'organisme est une machine complexe constituée de milliards de cellules.
Comme toutes les machines, il a besoin d'énergie. Cette dernière lui sera
apportée par l'alimentation. L'appareil digestif va transformer la nourriture
en éléments assimilables et nécessaires au fonctionnement des cellules de
l'organisme. Les aliments sont distributeurs de calories, donc d'énergie.
L'appareil digestif est formé par l'ensemble des organes qui permettent
cette transformation et qui assurent l'absorption des nutriments dans la
circulation sanguine (figure 9.1). Ces organes sont divisés en deux groupes :
les organes du tube digestif et les organes annexes.
FIGURE 9.1 L'appareil digestif.

Caractéristiques générales
Le tube digestif, appelé aussi canal alimentaire, est un tube creux fait de
muscles, non rectiligne, qui s'ouvre à l'extérieur par l'intermédiaire de la
bouche et de l'anus. Il dégrade la nourriture afin de permettre son
absorption, à travers sa muqueuse, dans le sang. Il mesure environ 9 m de
long.

Les organes du tube digestif


La bouche
Entièrement tapissée par une muqueuse (la muqueuse buccale), elle est
limitée en avant par les lèvres, sur les côtés par les joues, en haut par le
palais et en bas par la langue et le plancher de la langue (figure 9.2). Elle
communique en arrière avec l'oropharynx. Elle contient également les
dents, la luette et les amygdales (partie supérieure de la bouche). Pendant la
mastication, les joues et les lèvres permettent aux aliments de rester entre
les dents. Également appelée cavité orale ou buccale, elle est responsable de
l'ingestion des aliments.

FIGURE 9.2 La bouche.

Les dents
Elles sont logées dans les alvéoles de la mandibule et du maxillaire
supérieur. Grâce à elles, les aliments sont coupés, écrasés ou broyés en
éléments plus petits.
Chaque dent comprend plusieurs parties (figure 9.3) :
FIGURE 9.3 La dent.

• la ou les racines implantées dans la mandibule et le maxillaire ;


• la couronne recouverte d'émail qui émerge de la gencive ;
• le collet entre racine et couronne ;
• une partie centrale, la pulpe, qui contient les vaisseaux et les nerfs ;
• une substance périphérique dure, l'ivoire ou dentine (semblable au tissu
osseux).
Au niveau de la couronne, l'ivoire est recouvert d'une substance
protectrice, également très dure, l'émail (protection contre l'usure due à la
mastication).
Au niveau de la racine, l'ivoire est recouvert par le cément qui fixe la
racine dans l'alvéole.
Il existe quatre sortes de dents : les incisives au bord tranchant qui
coupent, les canines en forme de crocs qui déchirent et qui percent, les
prémolaires et les molaires aux couronnes larges qui écrasent et qui broient.
L'être humain fait deux dentitions successives (figure 9.4) : la première,
temporaire et incomplète, comprend 20 dents, c'est la dentition de lait (entre
6 mois et 24 mois) ; la seconde comprend 32 dents, c'est la denture
définitive (à la fin de l'adolescence). Les troisièmes molaires, aussi appelées
dents de sagesse, sortent entre 17 et 25 ans (ces dernières n'apparaissent
parfois jamais !).

FIGURE 9.4 La dentition.

Les caries dentaires sont des trous creusés dans la dent et causées
par une déminéralisation de l'émail et de la dentine sous l'action des
bactéries.
Lorsqu'une dent reste enfouie dans le maxillaire, on dit qu'elle est
incluse (c'est souvent le cas des dents de sagesse). Les dents incluses
provoquent des douleurs importantes et exercent une pression sur les
dents qui les bordent ; il faut les extraire chirurgicalement.

La langue (voir chapitre 5)


C'est un organe charnu et mobile qui occupe le plancher de la bouche
(figure 9.5). C'est l'organe de la gustation (elle contient la plupart des
bourgeons gustatifs).
FIGURE 9.5 La langue.

La surface de la langue est couverte de nombreux reliefs, les papilles.


Elles sont classées en trois catégories :
• les papilles filiformes blanchâtres et coniques qui confèrent à la langue
sa rugosité (elles ne contiennent pas de récepteurs sensoriels) ;
• les papilles fongiformes (points rouges) sur la pointe de la langue dont la
plupart contiennent des bourgeons du goût ;
• les papilles caliciformes, en forme de V sur la face postérieure de la
langue, dont toutes possèdent des bourgeons du goût.
Les mouvements de la langue mélangent les aliments avec la salive et les
transforment en une masse compacte appelée bol alimentaire qui sera
ensuite avalée dans le pharynx, puis dans l'œsophage : c'est la déglutition.
La déglutition est un phénomène complexe et synchronisé qui fait intervenir
plus de 22 groupes de muscles différents.

Si nous parlons, ou si nous inhalons de l'air pendant la déglutition,


la nourriture peut pénétrer dans les voies respiratoires : c'est la fausse
route. Cela déclenche habituellement le réflexe de la toux qui permet
d'expulser les aliments indésirables. Dans le cas contraire, il faudra
rapidement procéder à une manœuvre de Heimlich (voir chapitre 8).

Les glandes salivaires


Il existe trois paires de glandes salivaires (figure 9.6) :
FIGURE 9.6 Les glandes salivaires.

• les glandes parotides ;


• les glandes sous-maxillaires ;
• les glandes sublinguales.
Elles sécrètent et déversent la salive dans la cavité buccale. Celle-ci sert à
lubrifier la nourriture et à amorcer le processus de la digestion.
La salive est sécrétée au rythme de 800 à 1500 ml par jour. C'est une
production réflexe. Elle assure plusieurs fonctions : elle nettoie la bouche,
elle dissout les constituants chimiques de la nourriture pour que leur goût
soit perçu, elle humidifie la nourriture et la compacte pour former le bol
alimentaire, elle contient des enzymes qui amorcent la dégradation des
féculents.
Soixante-dix pour cent de la salive est constituée d'une fraction
muqueuse composée de mucines qui proviennent des glandes sous-
maxillaires et dont le rôle est la lubrification des aliments et de la bouche.
Trente pour cent de la salive est constituée d'une fraction aqueuse qui est
produite par les glandes parotides et sublinguales. Elle est beaucoup moins
riche en mucines, mais elle contient de l'amylase (ou ptyaline) et des
substances bactéricides.
Pendant le sommeil, la production de salive est réduite et elle augmente à
l'occasion de stimuli physiques et/ou psychiques.

Une inflammation des parotides ou parotidite peut traduire une


pathologie connue, les oreillons. Cette dernière est causée par un virus (le
myxovirus) contenu dans la salive. Sa principale complication est
l'atteinte des testicules (orchite) observée presque exclusivement chez
l'adulte.

Le pharynx
Après la bouche, le bol alimentaire passe dans l'oropharynx, puis dans le
carrefour aérodigestif. C'est le lieu de transit obligatoire pour passer de la
bouche à l'œsophage. La déglutition est un mécanisme volontaire et réflexe.
Pendant celle-ci, le bol alimentaire passe dans l'œsophage tandis que les
voies aériennes supérieures sont momentanément fermées par l'épiglotte
(voir chapitre 8).
La progression des aliments se fait grâce aux muscles élévateurs et aux
muscles constricteurs qui assurent les mouvements du pharynx au moment
de la déglutition.

L'œsophage
C'est un conduit musculeux et droit qui fait communiquer le pharynx et
l'estomac. Il mesure environ 25 cm de longueur. Il débouche dans l'estomac
par l'orifice du cardia. Il sécrète du mucus qui lubrifie et assure le transport
des aliments vers l'estomac grâce à un mouvement de péristaltisme de haut
en bas.
La hernie hiatale est la pénétration dans la cavité thoracique de la
partie supérieure de l'estomac (à travers l'orifice œsophagien du
diaphragme). Le suc gastrique peut refluer dans l'œsophage, ce qui
provoque une douleur accompagnée d'une sensation de brûlure appelée
brûlure d'estomac.
En cas de récidives fréquentes, la hernie hiatale peut s'accompagner
d'œsophagite.

L'estomac
C'est une poche digestive musculeuse interposée entre l'œsophage et le
duodénum, en forme de J majuscule (figure 9.7), qui mesure 25 cm de long
et 11 cm de large, située sous le diaphragme (chez les personnes de petite
taille et corpulentes, l'estomac est placé haut et à l'horizontal : estomac en
corne de taureau). La capacité gastrique maximale est d'environ 2000 ml.
C'est dans ce réservoir que va se dérouler la dégradation chimique des
protéines et que le bol alimentaire se transforme en une bouillie appelée
chyme. L'estomac est constitué de plusieurs segments :

FIGURE 9.7 L'estomac.

• le cardia qui constitue la jonction entre l'œsophage et l'estomac ;


• la grosse tubérosité ou fundus qui est la partie en forme de dôme qui se
situe sous le diaphragme et fait saillie près du cardia ;
• le corps de l'estomac qui est la partie médiane ;
• le pylore est la partie terminale de l'estomac ; il comprend l'antre et le
canal pylorique qui communique avec le duodénum par l'orifice
pylorique. Ce dernier est fermé par un sphincter (le sphincter pylorique)
qui règle l'évacuation du contenu gastrique (du grec pulorôs = portier).
L'estomac est constitué d'une musculature lisse (qui fonctionne sans le
contrôle de la volonté) qui permet de brasser les aliments. Sa paroi interne
est constituée de nombreuses cellules qui sécrètent les produits suivants :
• le suc gastrique sécrété par les glandes gastriques ;
• l'acide chlorhydrique sécrété par les cellules pariétales ;
• le pepsinogène sécrété par les cellules principales (le pepsinogène est la
forme inactive de la pepsine) ;
• les hormones ou des substances similaires : gastrine, histamine,
endorphine, sérotonine, somatostatine, sécrétées par les cellules
endocrines gastriques.

La paroi stomacale est protégée par la barrière muqueuse. Tout


facteur qui perce cette barrière provoque une inflammation des couches
sous-jacentes, c'est la gastrite. Une lésion non soignée peut provoquer un
ulcère gastrique (c'est-à-dire l'érosion des parois de l'estomac). La
douleur survient une à deux heures après les repas (le tabac, l'alcool, le
café et le stress favorisent la formation d'ulcère). Les ulcères peuvent
mener à la perforation de la paroi gastrique, suivie d'une péritonite et
souvent d'une hémorragie digestive.
Le vomissement est déclenché par des influx nerveux bulbaires (centre
du vomissement) qui contractent le diaphragme et la paroi abdominale.
Le contenu gastrique est alors expulsé par la bouche. C'est une sensation
désagréable qui ne présente des risques que si le contenu gastrique passe
dans les voies aériennes supérieures.

L'intestin grêle
L'intestin grêle est l'organe principal de la digestion. C'est dans l'intestin
grêle que les aliments sont finalement préparés en vue de leur transport et
de leur ingestion par les cellules de l'organisme. Cette fonction n'est
possible que grâce aux sécrétions du foie (bile) et du pancréas (enzymes
pancréatiques).
La digestion s'achève dans l'intestin grêle et la presque totalité de
l'absorption se fait à cet endroit.
L'intestin grêle est la partie la plus longue du tube digestif : il mesure de
6 à 7 m (figure 9.8). Il relie le pylore au gros intestin et possède deux
segments distincts :

FIGURE 9.8 L'intestin grêle.

• le duodénum : il mesure 25 cm. Il commence au pylore et se termine à


l'angle duodéno-jéjunal. Il présente dans sa paroi des glandes spéciales,
les glandes de Brunner, destinées à protéger les parois contre l'action
des enzymes par sécrétion de mucus. Il contient également les glandes
intestinales qui sécrètent le suc intestinal ;
• le jéjuno-iléon : il mesure 6 m environ. Il commence au niveau de l'angle
duodéno-jéjunal et se termine au cæcum, où il s'abouche avec le gros
intestin. La muqueuse de l'intestin grêle présente de nombreuses
villosités qui augmentent la surface d'absorption et de digestion (figure
9.9).

FIGURE 9.9 Les villosités intestinales.

Le gros intestin
Il fait suite à l'intestin grêle et commence au niveau de la portion iléo-
cæcale pour se terminer à l'anus (figure 9.10). Il mesure environ 1,50 m et
dessine un cadre autour de l'intestin grêle, le cadre colique. Il présente
plusieurs parties :
FIGURE 9.10 Le gros intestin.

• le cæcum : portion initiale, il se présente comme un cul-de-sac placé


dans la fosse iliaque droite ; il est prolongé par l'appendice (son
inflammation entraîne une appendicite) ;
• le côlon ascendant : entre le cæcum et le côlon transverse ;
• le côlon transverse : entre le côlon ascendant et le côlon descendant ;
• le côlon descendant : entre le côlon transverse et le côlon pelvien ;
• le côlon pelvien ou côlon sigmoïde : il relie le côlon descendant et le
rectum ;
• le rectum : c'est la partie terminale du tube digestif. Il comprend
l'ampoule rectale et le canal anal. Il s'ouvre à l'extérieur par l'anus. Ce
dernier est entouré par un sphincter, le sphincter anal.
La fonction du gros intestin est de terminer le processus d'absorption et
de faire progresser les matières fécales vers l'anus où elles seront évacuées.

L'anus et le rectum sont vascularisés par les veines hémorroïdales.


C'est la dilatation de ces dernières qui provoque les hémorroïdes (figure
9.11).
FIGURE 9.11 Les hémorroïdes.

Les diarrhées sont souvent le résultat d'une irritation du côlon. Ce


dernier ne peut pas réabsorber l'eau et les selles sont liquides. Lorsque les
diarrhées sont importantes, il faut faire attention au risque de
déshydratation.
La constipation est l'accumulation de selles dans le côlon. L'eau
qu'elles contenaient étant réabsorbée, les selles deviennent dures et sont
difficiles à évacuer. Pour éviter cela, il faut faire de l'exercice, boire de
l'eau et avoir un régime riche en fibres.

Tous les organes digestifs de la cavité abdominale sont recouverts par


une séreuse, le péritoine (figure 9.12), qui comprend deux feuillets : un
feuillet pariétal accolé à la paroi abdomino-pelvienne, un feuillet viscéral
qui recouvre en partie ou totalement les viscères de la cavité abdominale.
FIGURE 9.12 Le péritoine.

Entre les deux feuillets, se trouve la cavité péritonéale, espace de


glissement lubrifié par une faible quantité de liquide séreux.

Dans certaines pathologies, on note un épanchement de liquide dans


la cavité péritonéale, c'est l'ascite (ce peut être la conséquence d'une
atteinte hépatique, cardiaque ou rénale).
La péritonite est une inflammation due à la rupture d'un organe creux
dans la cavité péritonéale. Elle se caractérise par une douleur intense, un
arrêt du transit pouvant aller jusqu'à l'occlusion. Il s'agit d'une affection
grave nécessitant un traitement en urgence (opération chirurgicale).

Les glandes annexes


Le foie
Il pèse environ 1500 g, est de couleur rouge marron. Il est constitué par des
cellules spéciales, les cellules hépatiques (hépatocytes), qui sécrètent une
substance, la bile (figure 9.13). Cette dernière est recueillie par le canal
hépatique commun qui vient s'aboucher au canal cystique provenant de la
vésicule biliaire. Le foie est un organe sous-diaphragmatique.

FIGURE 9.13 Le foie.

Les principales fonctions du foie sont les suivantes :


• fabrication des sels biliaires destinés à émulsionner les graisses ;
• fabrication de certains facteurs de coagulation : héparine, prothrombine,
fibrinogène et albumine ;
• phagocytose des globules rouges et des globules blancs en fin de vie, et
des bactéries ;
• dégradation ou transformation des produits chimiques et toxiques ;
• transformation des protéines, des graisses et du glycogène en glucose ;
• stockage du fer, des vitamines et de certaines substances toxiques (alcool
ou médicaments par exemple) ;
• activation de la vitamine D.

L'hépatite ou inflammation du foie est le plus souvent causée par


une infection virale. Elle est souvent la conséquence d'une transfusion ou
d'une piqûre contaminante. La forme C de la maladie est particulièrement
grave et reste encore mortelle. Les formes non virales de l'hépatite sont
principalement dues aux intoxications médicamenteuses et aux
empoisonnements par les champignons.
La cirrhose est une inflammation chronique et progressive du foie,
habituellement causée par une intoxication alcoolique chronique ou une
hépatite grave chronique, provoquant une hypertension portale (système
porte).

La vésicule biliaire
C'est une poche musculeuse verdâtre à paroi très mince qui se niche dans
une fossette peu profonde du foie (figure 9.14). Elle stocke la bile qui n'est
pas immédiatement nécessaire à la digestion. Lorsque la vésicule se
contracte, la bile est éjectée dans le canal cystique, puis déversée dans le
canal biliaire principal (canal cholédoque) qui se jette dans le duodénum par
l'ampoule de Vater qui est fermée par le sphincter d'Oddi.

FIGURE 9.14 Les voies biliaires.

Lorsque l'intestin grêle est vide, le sphincter d'Oddi se ferme entraînant


un reflux de la bile vers la vésicule biliaire, où elle sera emmagasinée
jusqu'à la prochaine digestion.
Le cholestérol, qui est excrété grâce à la bile, peut se cristalliser et
former des calculs biliaires (figure 9.15), entraînant une maladie : la
lithiase biliaire. L'obstruction du canal du cholédoque empêche le
passage des sels biliaires et de la bilirubine dans l'intestin. La bilirubine
s'accumule dans le sang et se dépose dans la peau, ce qui lui donne une
coloration jaune. Cet état est appelé ictère.

FIGURE 9.15 Calcul biliaire.

Le pancréas (voir chapitre 10)


Il pèse environ 75 g, est de couleur rosée (figure 9.16). Il est situé derrière
l'estomac. Le pancréas est une glande exocrine ; il sécrète le suc
pancréatique qui joue un rôle important dans la digestion. Il est excrété par
le canal de Wirsung, ou canal pancréatique, et par le canal de Santorini.
FIGURE 9.16 Le pancréas.

Le pancréas est également une glande endocrine, c'est-à-dire qu'il déverse


directement le produit de sa sécrétion dans la circulation sanguine. Ses
cellules sont regroupées en îlots, les îlots de Langerhans, qui sécrètent des
hormones, dont le glucagon (hormone hyperglycémiante) et l'insuline
(hormone hypoglycémiante).

Un dysfonctionnement du pancréas, et plus particulièrement des


îlots de Langerhans, peut être responsable d'une maladie : le diabète.

La rate
Elle n'a aucun rôle digestif, mais vu son positionnement, elle est considérée
comme un organe digestif. C'est le plus gros des organes lymphatiques. Elle
intervient dans les phénomènes immunitaires et la destruction des globules
rouges du sang.
La minceur de sa capsule l'expose à une rupture et à une hémorragie
interne (traumatisme ou infection grave). Dans un cas comme dans
l'autre, une splénectomie s'impose.

La nutrition et la digestion
Caractéristiques générales
L'organisme est constitué de graisses (13 %), de protéines (16 %), de
glucides (2 %), de sels minéraux (5 %) et d'eau (64 %).
L'organisme peut tolérer une perte d'eau d'environ 10 % sans
inconvénients majeurs.
Les apports hydriques doivent couvrir les pertes suivantes :
• les pertes urinaires ;
• les pertes fécales (plus importantes en cas de diarrhées) ;
• les pertes sudorales (plus importantes en cas d'effort physique) ;
• les pertes liées à la respiration (perspiration).
L'alimentation doit apporter les éléments nécessaires au bon
fonctionnement des différentes structures de l'organisme.

La digestion
La digestion des aliments débute dès l'ingestion, c'est-à-dire dès le moment
où ils pénètrent dans la cavité buccale. Ces aliments ne peuvent pas être
assimilés tels quels par l'organisme ; ils vont donc subir une transformation
progressive qui va les réduire en substances absorbables : les nutriments.
Les organes digestifs exercent deux actions :
• une action mécanique de broyage et de brassage ;
• une action chimique qui consiste, sous l'action des enzymes, à lyser les
longues molécules organiques et les transformer en molécules plus
simples.

Les différents phénomènes de la déglutition


Ils comportent différentes phases, au fur et à mesure de la progression des
aliments dans le tube digestif. Ces différentes phases sont :
La phase buccale
La bouche exerce deux fonctions au cours de la digestion : une fonction
mécanique, la mastication, et une fonction chimique liée à l'action de la
salive.

La mastication
C'est un mouvement réflexe contrôlé par la volonté. Les aliments sont
broyés par les dents afin de les transformer en portions plus petites.

La salive
Outre son rôle mécanique (ramollissement, lubrification du bol
alimentaire), la salive commence la digestion des glucides par action de
l'amylase ou ptyaline. L'ingestion d'aliments provoque une forte sécrétion
des glandes salivaires, de même que l'odeur ou la vue de la nourriture
pendant la préparation culinaire. La sécrétion salivaire persiste un certain
temps après l'ingestion des aliments car elle a aussi un rôle dans le
nettoyage de la bouche.

La phase pharyngienne, œsophagienne et gastrique

La déglutition (figure 9.17)


FIGURE 9.17 La déglutition.

C'est le passage du bol alimentaire de la bouche à l'œsophage et ensuite


dans l'estomac. Le bol alimentaire chemine dans l'œsophage grâce aux
mouvements péristaltiques de sa paroi (figure 9.18). La déglutition est un
phénomène réflexe facilité par la salive.
FIGURE 9.18 Péristaltisme.

Les aliments subissent la loi de la pesanteur. Pendant la déglutition, les


voies respiratoires se ferment et la respiration est momentanément
interrompue.
Arrivés dans l'estomac, les aliments s'accumulent dans le corps de
l'estomac et l'antre gastrique. Ils sont soumis à un brassage énergique et se
mélangent avec le suc gastrique. Le bol alimentaire se transforme en une
bouillie crémeuse appelée chyme.

Le pylore
Il ne s'ouvre que lorsque le contenu gastrique a atteint un degré suffisant
d'acidité. L'évacuation de l'estomac ne se fait pas d'un seul coup, elle est
fractionnée.
Le pylore sélectionne, il laisse passer les liquides et refoule les solides ;
ceux-ci ne franchissent le pylore que lorsqu'ils mesurent moins de 0,25 mm.
L'évacuation du chyme se fait entre la 2e et la 6e heure qui suivent
l'apparition des aliments dans l'estomac. Les mouvements de l'estomac sont
sous la dépendance du système nerveux autonome (fonctionnement
automatique).

Le suc gastrique
C'est un liquide incolore de réaction très acide. Sa sécrétion journalière est
de 1 500 ml. Il contient de l'acide chlorhydrique (2 à 3 %), du mucus (qui
protège la muqueuse gastrique), des enzymes qui dégradent les protides et
des facteurs nécessaires à l'absorption de la vitamine B12.
L'acide chlorhydrique (HCl) a plusieurs rôles : il détruit les microbes, il
déclenche le fonctionnement pylorique et il stimule la sécrétion du
pancréas. Ce sont la distension de l'estomac, mais aussi la présence de
protéines et d'alcool qui stimulent la sécrétion de suc gastrique.

La phase intestinale
Le chyme continu d'être brassé par les mouvements intestinaux. Il se
mélange avec les sucs intestinaux et continue sa progression. Le rectum
n'est atteint qu'entre la 6e et la 9e heure.

Le suc pancréatique
Sa sécrétion varie entre 1 500 et 4 000 ml par 24 heures. Il contient de
nombreuses enzymes qui agissent sur les trois catégories d'aliments
(protides, lipides, glucides).
Sa sécrétion est déclenchée par l'arrivée du chyme acide dans le
duodénum.

La bile
C'est un liquide visqueux, jaune d'or légèrement verdâtre. Son volume
quotidien est de 800 à 1000 ml. La bile est sécrétée par le foie de façon
continue, elle n'est déversée dans l'intestin qu'en période digestive.
L'évacuation de la vésicule se fait lors de l'arrivée du chyme acide dans le
duodénum. La bile agit essentiellement sur les graisses en les émulsionnant
en particules plus petites. Le principal pigment de la bile est la bilirubine.

Les sucs intestinaux


Ils assurent la phase ultime de la dégradation des aliments ingérés et leur
absorption par l'organisme. À ce stade de la digestion, le chyme se
déshydrate (perd son eau) et prend le nom de chyle. Il devient assimilable
par l'organisme au niveau de l'intestin grêle.
La dernière étape de la digestion est effectuée par les bactéries qui se
trouvent au niveau du gros côlon. Ces bactéries font fermenter les glucides
et provoquent la libération de gaz (flatulences). Les bactéries décomposent
la bilirubine, ce qui donne la couleur brune aux selles.

La défécation
C'est l'expulsion par l'anus des résidus de la digestion. Ces résidus sont
appelés selles ou fèces. La défécation est un phénomène réflexe ; elle est
directement commandée par la distension de l'ampoule rectale par les
matières. Des capteurs à l'étirement situés dans la paroi de l'ampoule
envoient des influx nerveux au niveau cérébral, quand elle est pleine,
signifiant l'envie de déféquer. La contraction de l'anus dépend d'un
phénomène intentionnel ; il ne s'ouvre normalement que sous le contrôle de
la volonté (continence volontaire).

L'absorption des nutriments


La digestion est définitive lorsque tous les aliments sont réduits à l'état de
nutriments, c'est-à-dire de substances absorbables par la muqueuse
intestinale. L'absorption se produit dans le duodénum et dans l'intestin
grêle. Les nutriments passent la barrière des cellules intestinales pour se
retrouver dans le sang ou dans la lymphe. Glucides, protides et lipides ne
sont pas absorbés de la même manière.

Les glucides (figure 9.19)


FIGURE 9.19 Digestion des glucides.

La majeure partie des glucides ingérés sont l'amidon, le saccharose (sucre


de table) et le lactose (sucre du lait). L'action des enzymes digestives
produit du glucose et du galactose. Ces produits traversent l'épithélium
intestinal pour aboutir dans le sang des capillaires.

Les protéines (figure 9.20)


FIGURE 9.20 Digestion des protéines.

En fin de digestion, les protéines sont dégradées en acides aminés. Ces


derniers traversent également l'épithélium intestinal pour diffuser dans les
capillaires.

Les lipides (figure 9.21)


FIGURE 9.21 Digestion des lipides.

En fin de digestion, les triglycérides sont transformés en acides gras et en


monoglycérides. Ces produits simples traversent la membrane cellulaire et
se déversent dans le liquide lymphatique, puis dans le sang.

Les vitamines
Les vitamines liposolubles (A, D, E, K) suivent l'absorption des lipides. Les
vitamines hydrosolubles traversent directement la paroi du tube digestif
pour rejoindre les capillaires sanguins. Seule exception, la vitamine B12 qui
doit se combiner avec une protéine spécifique (le facteur intrinsèque) et qui
est ensuite absorbée au niveau de l'iléon.

L'eau
Elle est principalement réabsorbée au niveau de l'intestin grêle. Une faible
partie est réabsorbée au niveau du gros intestin.
En résumé (figure 9.22) :
FIGURE 9.22 L'absorption digestive.
CHAPITRE 10

Le système endocrinien

Le système endocrinien
Les humains possèdent deux systèmes de communication interne : le
système nerveux et le système endocrinien. Le système nerveux transmet
ses messages grâce aux influx nerveux et le système endocrinien grâce à la
sécrétion de substances chimiques appelées hormones. Les hormones sont
déversées directement dans le sang par les glandes endocrines. Les glandes
endocrines, réparties dans tout l'organisme, sécrètent ensemble plus de 50
hormones différentes. Les hormones, aussi appelées « messagers
chimiques », remplissent un certain nombre de rôles fondamentaux dans le
fonctionnement, la croissance et le développement de l'organisme.
Les hormones produites par les glandes endocrines pénètrent dans les
capillaires et les vaisseaux lymphatiques de l'appareil circulatoire. Elles se
déversent dans la circulation sanguine jusqu'à des « récepteurs » spécifiques
situés dans les organes ou les systèmes cibles, où elles peuvent déclencher
leurs effets biologiques (figure 10.1).
FIGURE 10.1 Les cellules cibles.

Les concentrations hormonales sont à leur tour influencées par les stimuli
auxquels l'organisme est exposé et sont régies par des mécanismes
complexes de rétroaction (lorsque les sécrétions hormonales ont « saturé »
les récepteurs cibles et ont provoqué l'action souhaitée, il se produit un
rétrocontrôle au niveau de l'hypothalamus qui diminue ou stoppe la
sécrétion de l'hormone) (figure 10.2).
FIGURE 10.2 Rétrocontrôle.

Les hormones circulent dans le sang, sont détruites dans le foie et


éliminées au niveau des reins. On peut donc, en mesurant leur quantité dans
le sang (hormonémie) et dans les urines (hormonurie), connaître leur
production en cas d'hypersécrétion (hyperfonctionnement glandulaire) ou en
cas d'hyposécrétion (hypofonctionnement glandulaire).
Les glandes endocrines dépendent du système hypothalamo-
hypophysaire dans lequel l'hypophyse joue un rôle de chef d'orchestre sur le
fonctionnement des autres glandes par l'intermédiaire de ses propres
hormones.
Néanmoins, certaines glandes endocrines fonctionnent, en partie ou en
totalité, de manière autonome. C'est le cas :
• de la thyroïde (en partie) ;
• des parathyroïdes ;
• des surrénales (en partie) ;
• du pancréas.
Le système endocrinien est important parce qu'il coordonne et régule
nombre des fonctions essentielles de l'organisme, telles que :
• la croissance et le développement ;
• le comportement ;
• la reproduction et le développement de l'embryon ;
• la production, l'utilisation et le stockage de l'énergie ;
• la thermorégulation ;
• l'équilibre hydroélectrolytique (eau et sel) dans l'organisme ;
• le métabolisme des glucides, des protides et des lipides ;
• la réaction face aux stimuli (par exemple : peur, agitation).
Le système endocrinien est composé des éléments suivants (figure 10.3) :
FIGURE 10.3 Les glandes endocrines.

• l'hypothalamus ;
• l'épiphyse (glande pituitaire) ;
• l'hypophyse (anté- et posthypophyse) ;
• les glandes thyroïdes et parathyroïdes ;
• les glandes surrénales ;
• le pancréas ;
• les gonades (testicules et ovaires).
Présentation anatomo-physiologique
L'hypothalamus
Il est situé à la base de l'encéphale délimité en avant par le chiasma optique
et par les tubercules quadrijumeaux en arrière (figure 10.4). Les neurones
hypothalamiques sécrètent des neuromédiateurs qui favorisent ou inhibent
les sécrétions d'hormones par l'hypophyse. Il se prolonge par la tige
pituitaire jusqu'à l'hypophyse.

FIGURE 10.4 L'hypothalamus, glande pinéale, hypophyse.

L'épiphyse ou glande pinéale


Elle est anatomiquement située sur le toit du 3e ventricule cérébral. Elle
synthétise la sérotonine qui est précurseur de la mélatonine. La fabrication
de cette dernière est sous la dépendance de l'intensité de la lumière. La
lumière diminue la sécrétion de mélatonine. Elle est donc sécrétée la nuit.
Elle joue un rôle sur le ralentissement de la fonction gonadique et dans le
déclenchement de la puberté. De plus, elle aurait des effets antalgiques et
sédatifs.

L'hypophyse
L'hypophyse est une petite glande, de la taille d'une noisette, située à la base
de l'encéphale, dans une loge osseuse : la selle turcique.
Elle se situe derrière les yeux et est reliée à l'hypothalamus, situé juste
au-dessus, par un fin pédicule : la tige pituitaire. Elle est constituée de trois
parties :
• un lobe antérieur ou antéhypophyse (également appelé adréno-
hypophyse) ;
• un lobe intermédiaire ;
• un lobe postérieur ou posthypophyse.
Les lobes antérieur, intermédiaire et postérieur sécrètent des hormones
qui agissent sur des organes cibles stimulant leur propre sécrétion endocrine
ou exocrine (figure 10.5).

FIGURE 10.5 Les hormones hypophysaires.

Sécrétions antéhypophysaires
• La TSH (hormone thyréostimulante) stimule la captation de l'iode et la
sécrétion des hormones thyroïdiennes T3 et T4 par la thyroïde.
• L'ACTH (hormone adrénocorticotrope) stimule la sécrétion des
hormones cortico-surrénaliennes (cortisol, androgènes) au niveau des
glandes surrénales.
• La FSH (hormone folliculostimulante) et la LH (hormone lutéinisante)
participent au fonctionnement gonadique de l'homme et de la femme.
• La STH (hormone somatotrope) agit sur la croissance de tous les tissus et
surtout du tissu osseux. Elle détermine la taille des individus. Elle
inhibe la transformation des sucres alimentaires en graisse induite par
l'insuline ; elle est donc hypoglycémiante. Elle stimule la mobilisation
des lipides de réserve et la synthèse des protides.
• La prolactine agit sur les seins et stimule la lactation.

Sécrétions posthypophysaires
• L'ADH (hormone antidiurétique) ou vasopressine agit sur la réabsorption
de l'eau au niveau du néphron (anse de Henlé). Elle provoque une
vasoconstriction et une augmentation de la pression artérielle.
• L'ocytocine agit sur les fibres lisses. Elle stimule notamment l'éjection du
lait au niveau des glandes mammaires et provoque les contractions de
l'utérus lors de l'accouchement.

Sécrétions du lobe intermédiaire


• La MSH (hormone mélanotrope) agit sur la peau et stimule la
pigmentation.

La thyroïde
La thyroïde est une glande en forme de papillon située à la base du cou
(figure 10.6). Elle est plaquée contre le larynx et la trachée. Elle est
constituée de deux lobes latéraux reliés en leur centre par un isthme.
FIGURE 10.6 La thyroïde et les parathyroïdes.

La thyroïde sécrète trois hormones :


• la T3 (triiodothyronine) et la T4 (thyroxine). Elles agissent sur tous les
tissus et stimulent de nombreux métabolismes et fonctions de
l'organisme. Leur sécrétion est sous la dépendance de la TSH ;
• la calcitonine. Elle est sécrétée de manière autonome et agit sur les os et
les reins. C'est une hormone hypocalcémiante. Elle diminue le taux
plasmatique du calcium et des phosphates. C'est une hormone
antagoniste de l'hormone parathyroïdienne (parathormone).

Une diminution de l'activité de la thyroïde provoque une réduction


du métabolisme de base avec apathie et ralentissement des gestes, une
bradycardie et une frilosité. La peau est infiltrée par des œdèmes ainsi
que les paupières. La voie est rauque et grave. On appelle cette maladie
hypothyroïdie ou myxœdème chez l'adulte et crétinisme chez l'enfant.
Une hyperthyroïdie entraîne une élévation de la température
s'accompagnant de soif intense et de sueurs, une tachycardie importante,
une perte de poids, une agitation avec irritation. La tachycardie peut être
à l'origine d'une insuffisance cardiaque avec ACFA (arythmie complète
avec fibrillation auriculaire).
La maladie de Basedow ou goitre exophtalmique associe au tableau
d'hyperthyroïdie un goitre diffus et une exophtalmie.

Les parathyroïdes
Les parathyroïdes sont quatre minuscules glandes situées à la surface
postérieure de la thyroïde.
Les parathyroïdes sécrètent une hormone : la PTH (parathormone). Sa
sécrétion s'effectue indépendamment de l'hypophyse (elle dépend du taux
de calcium dans le sang).
C'est une hormone hypercalcémiante qui agit sur les os et sur les reins.
C'est l'antagoniste de la calcitonine.

Les tumeurs de la parathyroïde entraînent une hypersécrétion de


PTH ou hyperparathyroïdie. Celle-ci induit une hypercalcémie, une
fatigue musculaire, des troubles de la conduction nerveuse, une fragilité
osseuse et des problèmes rénaux (lithiases, insuffisance rénale).
Les hyposécrétions de PTH ou hypoparathyroïdie peuvent être
secondaires à un traumatisme, à l'ablation des parathyroïdes ou à un
déficit congénital. L'hypocalcémie qu'elle induit est responsable d'une
augmentation de l'excitabilité nerveuse et de spasmes musculaires connus
sous le nom de « crise de tétanie ».

Les glandes surrénales


Les deux glandes surrénales, de forme triangulaire, sont situées sur
l'extrémité supérieure de chaque rein (figure 10.7).
FIGURE 10.7 La glande surrénale.

Chaque glande est divisée en deux parties bien distinctes :


• la corticosurrénale à la périphérie ;
• la médullosurrénale à l'intérieur.

La corticosurrénale
Elle sécrète trois groupes d'hormones :
• les glucocorticoïdes : cortisol (hydrocortisone), corticostérone, cortisone.
Ce sont des hormones anti-inflammatoires qui participent à de
nombreux processus métaboliques et à la réponse au stress ;
• les minéralocorticoïdes : aldostérone (régulation de l'équilibre
hydroélectrolytique, hormone hypertensive) ;
• les hormones sexuelles : androgènes (elles agissent sur les caractères
sexuels secondaires), progestérone et œstrogènes en faible quantité.

La médullosurrénale
Elle sécrète deux catécholamines :
• l'adrénaline ou épinéphrine (80 %) ;
• la noradrénaline ou norépinéphrine (20 %).
Les hormones médullosurrénaliennes sont libérées à la suite de la
stimulation du système sympathique par un agent de stress.
Les catécholamines ont une courte durée de vie. Elles sont dégradées par
les enzymes et leurs métabolites sont éliminés dans les urines.

Hypersécrétion de corticostéroïdes ou syndrome de Cushing (figure


10.8A) :

FIGURE 10.8 Le syndrome de Cushing.

• hyperglycémie ;
• modification du métabolisme des lipides et des protéines ;
• suppression de la réponse à l'inflammation ;
• modification de la peau qui devient fragile ;
• ostéoporose.
Insuffisance corticosurrénalienne (maladie d'Addison) (figure 10.8B) :
• déshydratation ;
• troubles hydroélectrolytiques ;
• hypotension ;
• hypoglycémie ;
• perte de poids, fatigue, troubles gastro-intestinaux.

Le pancréas (voir chapitre 9)


Le pancréas est une glande de forme triangulaire située dans la cavité
abdominale, en arrière de l'estomac (figure 10.9). C'est une glande mixte
qui possède à la fois une fonction endocrine et une fonction exocrine :

FIGURE 10.9 Le pancréas.

• les cellules exocrines produisent des enzymes gastriques ;


• les cellules endocrines, des îlots de Langerhans, produisent deux
hormones : l'insuline et le glucagon.
La sécrétion du pancréas n'est pas sous la dépendance de l'hypophyse.
Ses sécrétions sont respectivement réglées par la glycémie.
L'insuline est une hormone hypoglycémiante ; elle fait baisser le taux de
sucre dans le sang.
Le glucagon est une hormone hyperglycémiante ; elle augmente le taux
de sucre dans le sang (figure 10.10).

FIGURE 10.10 Régulation de la glycémie.

Le pancréas sécrète également de la somatostatine (elle participe au


système de croissance et est sécrétée pendant les repas).

Les gonades
Ce sont les ovaires chez la femme et les testicules chez l'homme. Ce sont
également des glandes mixtes :
• les ovaires produisent des ovules (production exocrine) et deux
hormones : les œstrogènes et la progestérone (production endocrine) ;
• les testicules produisent des spermatozoïdes (production exocrine) et une
hormone, la testostérone (production endocrine).
Les gonades sont sous le contrôle de l'hypophyse. Une sécrétion
suffisante d'hormones gonadiques dans le sang envoie une information à
l'hypophyse qui inhibe provisoirement sa sécrétion de FSH – LH
(rétrocontrôle).
Le thymus
Le thymus est également une glande sécrétante ; c'est pourquoi nous en
parlons dans ce chapitre, bien qu'il ne soit que rarement considéré comme
faisant partie des glandes endocrines. Le thymus se situe dans la partie
haute du médiastin, en arrière du sternum ; très développé chez l'enfant, il
s'atrophie ensuite chez l'adulte. Il joue un rôle essentiel dans l'immunité.
C'est à son niveau que s'effectuent la maturation d'une partie de la lignée de
cellules lymphoïdes et leur différenciation en lymphocytes T. La maturation
de ces lymphocytes T se fait sous l'influence de la thyrosine, hormone
sécrétée par le thymus.
FIGURE 10.11 Schéma récapitulatif des sécrétions hormonales.
C H A P I T R E 11

L'appareil urinaire

L'appareil urinaire
L'appareil urinaire a pour fonction d'assurer l'épuration du sang : il extrait
les déchets du sang circulant qui résultent du métabolisme et assure leur
rejet à l'extérieur sous forme d'urine.
L'appareil urinaire comprend (figure 11.1) :

FIGURE 11.1 L'appareil urinaire.

• deux organes glandulaires : les reins ;


• deux conduits excréteurs : les uretères ;
• un réservoir : la vessie ;
• un conduit reliant la vessie à l'extérieur : l'urètre.

Les reins
Les reins sont au nombre de deux, un droit et un gauche. Leur forme est
celle d'un haricot. Ils pèsent environ 140 g, mesurent 12 cm de long, 6 cm
de large et 3 cm d'épaisseur. Leur coloration est rouge, leur consistance
ferme, avec une surface lisse et régulière.
Ils sont situés symétriquement de part et d'autre de la colonne vertébrale
(premières lombaires), dans la cavité abdominale, derrière le péritoine
(organes extrapéritonéaux). Les reins occupent chacun une loge appelée la
loge rénale.
• La configuration intérieure rénale : le rein, vu en coupe, est constitué de
deux parties différentes (figure 11.2) :

FIGURE 11.2 Rein en coupe.

– une partie centrale : substance médullaire ;


– une partie périphérique : la substance corticale.
Le bord interne de chaque rein est creusé d'une cavité profonde : le sinus,
avec un orifice appelé : le hile rénal. Le fond du sinus est traversé par des
saillies : les papilles.
• La structure rénale ou parenchyme rénal : le rein apparaît au microscope,
comme formé par une infinité de petits éléments juxtaposés : les
néphrons ou tubes urinifères. Chaque rein en contient environ
1 000 000. Le néphron est l'unité fondamentale du rein. Le néphron
comprend différentes parties (figure 11.3) :

FIGURE 11.3 Le néphron.

– le corpuscule de Malpighi : segment initial du néphron ;


– le glomérule de Malpighi : réseau de capillaires artériels ;
– le tube contourné ou tube proximal ;
– l'anse de Henlé ;
– le tube collecteur de Bellini, qui s'ouvre au sommet de la papille.
• La vascularisation rénale est assurée par les vaisseaux rénaux. Chaque
rein reçoit une artère rénale venue de l'aorte abdominale qui se ramifie
et repart par la veine rénale à la veine cave inférieure (figure 11.4).

FIGURE 11.4 La vascularisation rénale.

Les voies urinaires


C'est l'ensemble des canaux excréteurs que l'urine traverse depuis les reins
jusqu'au milieu extérieur. Les voies urinaires comprennent donc :
• Les calices : les petits calices s'unissent entre eux et forment des calices
plus larges, les grands calices. Il existe en général trois grands calices
dans chaque rein.
• Le bassinet : il résulte de l'union des grands calices. Il constitue au
niveau de chaque rein un réservoir qui collecte l'urine sécrétée par le
rein et la déverse dans l'uretère. Il émerge du rein au niveau du hile. Le
bassinet est doué d'un pouvoir contractile qui aide à la progression de
l'urine dans les voies urinaires.

La réunion du bassinet et des grands calices forme une unité


anatomique, le pyélon.

Une infection du bassinet et des calices est appelée pyélite.


L'infection et l'inflammation du rein entier s'appellent une pyélonéphrite.
Il arrive que le calcium, le magnésium ou les sels d'acide urique
contenus dans l'urine se cristallisent dans le bassinet, formant des calculs
rénaux. Lorsque ces derniers migrent dans les uretères, entravant le
passage de l'urine, il s'ensuit une augmentation de la pression intrarénale
qui provoque une douleur extrême : c'est la colique néphrétique. Le
traitement est l'alcalinisation des urines, la lithotripsie (pulvérisation des
calculs par ultrasons, ces derniers étant ensuite éliminés dans l'urine) et,
dans les cas extrêmes, la chirurgie.

• Les uretères : ce sont des conduits très longs (25 cm) qui s'étendent du
bassinet à la vessie. Les uretères traversent la région lombaire, le petit
bassin, la vessie. Ils sont doués de pouvoir contractile. C'est grâce à ces
mouvements péristaltiques que l'urine chemine vers la vessie.
• La vessie : c'est un réservoir musculo-membraneux dans lequel l'urine
s'accumule dans l'intervalle des mictions. Lorsqu'elle est vide, la vessie
est aplatie. Pleine, elle devient ovoïde (figure 11.5). Sa capacité est très
variable ; en moyenne le besoin d'uriner est ressenti pour une
contenance de 300 ml : c'est la capacité physiologique. Mais la vessie
est très extensible et sa capacité maximale peut aller jusqu'à 3 litres, en
cas de rétention urinaire. La vessie est située dans le petit bassin. Elle
est tapissée de trois tuniques (fibreuse, musculaire et muqueuse).
L'ensemble des fibres musculaires de la vessie constitue le détrusor.
L'évacuation vésicale est donc assurée par la contraction du détrusor. Le
reflux des urines vers les uretères est impossible à cause de
l'hyperpression qui règne dans la portion terminale des uretères.
L'abouchement de l'urètre dans la vessie constitue le col vésical, entouré
d'un sphincter.
FIGURE 11.5 La vessie.

• L'urètre : c'est le canal excréteur de la vessie. L'urètre masculin mesure


environ 16 cm. Son trajet comporte différentes portions : l'urètre
prostatique, l'urètre périnéal et l'urètre spongieux (au niveau de la
verge). Il se termine au niveau du gland par un orifice : le méat urétral.
L'urètre masculin assure une double fonction : urinaire et génitale.
L'urètre féminin mesure 3 cm. Il se termine au niveau du méat urétral à
la partie antérieure de la vulve. L'urètre est constitué par une tunique
musculaire épaissie à sa partie supérieure en un sphincter lisse qui
assure la continence involontaire (continence nocturne).

Physiologie du rein
L'appareil urinaire a pour fonction d'assurer l'épuration du sang : il extrait
du sang les déchets qui résultent du métabolisme et assure leur rejet à
l'extérieur sous forme d'urine.
Les différentes fonctions du rein sont décrites ci-après.

La sécrétion urinaire
Les reins filtrent quotidiennement environ 180 litres de sang. Ils n'excrètent
sous forme d'urine qu'environ 1 % de cette quantité, soit 1,5 litre,
réabsorbant l'excédent dans la circulation sanguine.
L'élaboration de l'urine comprend trois étapes différentes et successives.

La filtration glomérulaire
Il s'agit d'un processus passif et non sélectif au cours duquel les liquides et
les solutés sont poussés à travers une membrane par la pression
hydrostatique (figure 11.6).

FIGURE 11.6 Le glomérule.

Les glomérules sont de simples filtres mécaniques perméables à l'eau et à


certains solutés (les grosses molécules, telles les protéines, et les éléments
figurés du sang ne passent pas). À cette étape, on parle d'urine glomérulaire
ou d'urine initiale. Elle a une composition analogue à celle du plasma
sanguin (sans les protéines qui restent dans le sang).

La pression de filtration est fonction de la pression exercée sur les


parois de la capsule par la pression artérielle : lorsque la pression
artérielle est élevée, le débit de filtration augmente (la diurèse est plus
importante) et lorsque la pression artérielle diminue, le débit de filtration
diminue (la diurèse diminue [oligurie ] ou s'arrête [anurie ]).

La réabsorption tubulaire
La presque totalité de l'urine glomérulaire va être réabsorbée au niveau du
tubule (le volume de l'urine définitive n'est en effet que de 1,5 litre par 24
heures environ). L'organisme récupère les éléments dont il a besoin pour
fonctionner par les capillaires sanguins qui entourent le néphron. L'eau est
réabsorbée en quantité importante (figure 11.7).

FIGURE 11.7 La réabsorption tubulaire.

Certaines substances sont réabsorbées totalement, par exemple le glucose


(on ne le retrouve habituellement pas dans l'urine définitive). D'autres
substances ne sont pas du tout réabsorbées et sont ainsi éliminées. Enfin, il
existe des substances qui sont partiellement réabsorbées. Leur élimination
n'a lieu que lorsque le taux de ces substances dans le sang atteint un certain
niveau.
L'excrétion tubulaire
Cette excrétion tubulaire concerne certaines substances étrangères à
l'organisme (médicaments, antibiotiques, etc.), mais aussi sur l'ensemble
des électrolytes en jouant un rôle sur leur équilibre.
L'urine définitive est un liquide jaune ambré, d'odeur aromatique, de
réaction en général acide (son pH varie de 4,5 à 8). La quantité émise par 24
heures, la diurèse, est environ de 1 500 ml. L'urine est normalement stérile.
L'urine est composée à 95 % d'eau.
Pour 1 litre d'urine, on retrouve (figure 11.8) :
FIGURE 11.8 Filtration et réabsorption urinaire.

• 950 g d'eau ;
• 30 g de matières organiques (urée, acide urique) ;
• 20 g de sels minéraux (potassium, sodium, calcium, chlorure).

Certaines maladies modifient la composition de l'urine. On y trouve


alors du glucose (diabète), des protéines sanguines (maladies rénales,
insuffisance cardiaque), des hématies (saignement dans les voies
urinaires), de l'hémoglobine (anémie hémolytique, erreur
transfusionnelle), des pigments biliaires (hépatite, cirrhose), du pus
(infection des voies urinaires), etc.

L'urine est sécrétée de façon continue. L'urine élaborée par les néphrons
passe successivement du tube collecteur de Bellini (au sommet de la papille
rénale) aux petits puis aux grands calices, ensuite dans le bassinet et les
uretères. Au niveau des uretères, des ondes péristaltiques favorisent
l'écoulement des urines qui descendent vers la vessie.

L'élimination des déchets


Les déchets solubles de l'organisme (urée, acide urique, créatinine, etc.)
sont éliminés par le rein qui les concentre. C'est souvent l'accumulation des
déchets qui est responsable de certains troubles (par exemple l'urémie) en
cas d'insuffisance rénale.

Le maintien de la constance du milieu intérieur


La vie des cellules n'est possible que si le milieu intérieur qui les baigne
garde une composition constante. C'est le rein qui assure cette constance en
contrôlant :
• l'équilibre hydrique : le rein a un rôle fondamental dans l'élimination de
l'eau en maintenant le capital hydrique stable dans l'organisme ;
• l'équilibre électrolytique : le rein contrôle l'élimination de toutes les
substances minérales et maintient constante la composition du plasma
en ions ;
• l'équilibre acido-basique : le métabolisme cellulaire aboutit à la
formation continue d'acides. Le rôle du rein est d'éliminer ces excès.

La fonction synthétique et antitoxique


Le rein assure la fabrication de nombreux produits :
• l'urochrome (pigment qui colore l'urine en jaune) ;
• l'ammoniaque.
Le rein débarrasse l'organisme de produits toxiques :
• produits médicamenteux (antibiotiques) ;
• certains poisons.
Le pouvoir de sélection
Certains composants normaux du sang (protides, lipides) ne sont pas
éliminés dans l'urine : le rein a donc un pouvoir de sélection. Ce n'est qu'en
cas de lésion grave du rein que ces éléments apparaissent dans l'urine :
albuminurie, hématurie, glycosurie.

La régulation de la tension artérielle (ou pression


artérielle)
Toute diminution de la pression artérielle intrarénale (choc, hémorragie,
déshydratation sévère) entraîne une insuffisance de l'irrigation artérielle du
rein (ischémie rénale) et provoque la sécrétion par le rein d'une substance
particulière : la rénine. Le rein joue donc un rôle important dans le maintien
de la pression artérielle.

La fonction hématopoïétique
Le rein élabore une substance qui stimule la fabrication des globules rouges
par les organes hématopoïétiques (rate, moelle osseuse).

Cette substance est : l'érythropoïétine. Sa sécrétion est déclenchée


par l'hypoxie. Elle est produite industriellement par génie génétique, et
utilisée dans le traitement de certaines anémies.

Les mécanismes de la miction


Ordinairement, la distension de la vessie, consécutive à l'accumulation
d'environ 200 ml d'urine, active les tensiorécepteurs de la paroi vésicale.
Des influx nerveux sont alors transmis à la région sacrée de la moelle
épinière puis remontent au niveau cervical : la personne ressent le besoin
d'uriner.
Comme le sphincter externe de l'urètre et le muscle élévateur de l'anus
sont volontaires, la personne peut choisir de les contracter et de retarder
ainsi la miction. Si le moment est opportun, la personne relâche le sphincter
externe de l'urètre, ce qui permet à l'urine de s'écouler hors de la vessie
(continence volontaire).
L'incapacité de maîtriser la miction s'appelle l'incontinence. Elle
résulte le plus souvent de problèmes émotionnels, d'une pression
physique exercée sur la vessie pendant la grossesse ou de troubles
nerveux (AVC, lésions de la moelle épinière).
La rétention urinaire est l'incapacité d'expulser l'urine. Elle est
fréquente après une anesthésie locorégionale (péridurale, rachianesthésie)
ou générale, et se traduit le plus souvent par un globe vésical
(augmentation du volume abdominal au-dessus de la symphyse
pubienne). Chez l'homme, elle traduit souvent une hypertrophie de la
prostate.

Les anomalies du volume urinaire


• L'anurie : absence complète ou presque complète d'urine dans la vessie,
le plus souvent due à un arrêt de la fonction rénale ou à une obstruction
(calculs humeurs).
• L'oligurie : diminution de la quantité d'urine (300 à 800 ml/24 heures),
avec des urines foncées.
• La polyurie : augmentation de la diurèse (supérieure à 2 000 ml/24
heures) avec des urines très pâles.

Les troubles de la miction


• L'incontinence : émission involontaire d'urine chez un sujet incapable de
contrôler son muscle sphincter externe de l'urètre qui est sous le
contrôle de la volonté.
• Nycturie : envie d'uriner la nuit. Cela devient pathologique lorsque cela
réveille le patient de manière régulière.
• Énurésie : incontinence d'urine, sans cause organique, le plus souvent
nocturne, se produisant à un âge où le contrôle sphinctérien devrait
fonctionner normalement.
• Dysurie : difficultés ou douleurs à la miction, le plus souvent en rapport
avec une infection des voie urinaires inférieures (cystite, urétrite,
hypertrophie de la prostate, rétrécissement urétral, etc.). Adjectif :
dysurique.
• Pollakiurie : émission fréquente de petites quantités d'urine. C'est un
besoin impérieux, le patient ne peut pas se retenir.
• Rétention urinaire : impossibilité d'émettre des urines alors que la
production se fait normalement (globe vésicale, hypertrophie de la
prostate).

Anomalies de la composition des urines


• Hématurie : présence de sang dans les urines.
• Leucocyturie : présence de globules blancs pathologies dans les urines.
• Pyurie : présence de pus dans les urines (urines troubles à l'émission).
• Protéinurie : présence de protéines dans les urines (pathologies rénales).
• Acétonurie : présence d'acétone dans les urines (diabète, vomissements,
jeûne).
• Glycosurie : présence de sucre dans les urines (diabète, grossesse).
CHAPITRE 12

L'appareil génital masculin

L'appareil génital masculin


La plupart des systèmes de l'organisme fonctionnent sans interruption pour
maintenir l'homéostasie. Ce n'est pas le cas pour le système génital qui
semble « dormir » jusqu'à la puberté (à partir de la puberté, l'activité
génitale de l'homme est continue contrairement à celle de la femme qui est
cyclique).
L'appareil génital masculin est l'organe de la reproduction : il assure la
production des gamètes mâles ou spermatozoïdes, leur transport, leur
métabolisme, leur stockage dans les voies génitales masculines, ainsi que
leur expulsion dans les voies génitales féminines lors de la copulation.

Anatomie de l'appareil génital masculin


L'appareil génital masculin comprend (figure 12.1) :
FIGURE 12.1 L'appareil génital masculin.

• les deux testicules produisant les spermatozoïdes (fonction exocrine) et


sécrétant les androgènes (fonction endocrine) ;
• le tractus génital formé des voies spermatiques intra- et extratesticulaires
assurant le transport des spermatozoïdes ;
• les glandes annexes comprenant les vésicules séminales, la prostate et les
glandes bulbo-urétrales ; ces glandes exocrines sécrètent le liquide de
transport et de nutrition des spermatozoïdes formant le sperme ;
• le tractus uro-génital, représenté par l'urètre (prostatique, périnéal et
pénien), s'ouvrant à l'extérieur par le méat urinaire (on devrait dire
génito-urinaire).

Les testicules et le scrotum


Les gonades mâles sont les testicules (figure 12.2). Ils produisent les
spermatozoïdes (fonction exocrine) et les hormones mâles principalement la
testostérone (fonction endocrine). Ce sont des organes pairs, ovoïdes,
mesurant 5 cm de haut et 3,5 cm de large, ils pèsent environ 20 g. Ils sont
localisés dans le scrotum ; c'est une sorte de sac de peau (bourse), séparé en
son milieu par une cloison médiane (le septum), qui le divise en deux
moitiés, chacune logeant un testicule. Il est situé à l'extérieur de la cavité
abdomino-pelvienne, au niveau de la racine du pénis.
FIGURE 12.2 Les testicules.

La migration des testicules dans le scrotum a lieu vers le septième


mois de la vie intra-utérine. La cryptorchidie, uni- ou bilatérale, est
l'absence de migration de l'un ou des deux testicules. Constatée à la
naissance, elle peut s'achever spontanément dans les semaines qui
suivent.
L'absence d'un testicule est la monorchidie. L'absence totale des
testicules est l'anorchidie.

Les testicules sont très sensibles à la température ; ils ne peuvent pas


produire de spermatozoïdes viables à la température centrale du corps (37
°C). La localisation externe du scrotum leur confère une température
inférieure d'environ 3 °C. Le scrotum est mobile. Il peut se contracter ou se
relâcher en fonction de la température ou de l'excitation sexuelle, et ce afin
de rapprocher les testicules de la chaleur corporelle, par temps froid, et de
les en éloigner, par temps chaud (les testicules ont besoin d'une température
constante).
La mobilité scrotale dépend de deux muscles : le dartos qui est un muscle
lisse (il plisse la peau scrotale, sous l'action du froid), et le crémaster qui est
un muscle strié (il permet la remontée des testicules, lors de l'impulsion
sexuelle). Les testicules sont recouverts par deux enveloppes : la vaginale
(superficielle) et l'albuginée (plus profonde). Entre les deux séreuses, un
espace mince contient un liquide lubrifiant permettant une certaine mobilité
du testicule à l'intérieur du scrotum.

Au cours de certaines pathologies, du liquide peut remplir la cavité


vaginale du testicule et la faire gonfler. Si c'est de l'eau, on parlera
d'hydrocèle, si c'est du sang, on parlera d'hématocèle.

Chaque testicule est divisé en 250 à 300 lobules qui contiennent les
tubules séminifères contournés. C'est à l'intérieur de ces derniers que se
produit la spermatogenèse.
Les testicules sont irrigués par les artères testiculaires qui naissent de
l'aorte abdominale. Les veines testiculaires drainent les testicules. Elles
forment un réseau appelé le plexus pampiniforme autour de l'artère
testiculaire.
Ce plexus absorbe la chaleur du sang artériel afin de le rafraîchir avant
son entrée dans le testicule. Les fibres nerveuses, ainsi que les vaisseaux
sanguins et lymphatiques sont entourés d'une tunique : le cordon
spermatique.

Le cancer du testicule, bien que relativement rare, est le cancer le


plus fréquent chez les hommes de 20 à 30 ans. Les facteurs favorisants
sont les antécédents d'orchite ou d'oreillons, mais le facteur de risque le
plus important est la cryptorchidie. Le traitement adéquat est
l'orchidectomie. Le pronostic est généralement très favorable.
L'orchite désigne l'inflammation d'un testicule.
Les voies spermatiques
Les voies spermatiques sont les différents conduits qui transportent les
spermatozoïdes des testicules à l'extrémité du pénis (méat uro-génital). On
distingue (figure 12.3) :

FIGURE 12.3 Les voies spermatiques.

L'épididyme
Il recouvre la partie supérieure de chaque testicule. Il est formé d'un conduit
pelotonné de 6 m de long, le conduit épididymaire, et se compose de trois
parties : la tête, le corps et la queue.
Les spermatozoïdes immatures sont pratiquement immobiles. Ils quittent
le testicule et séjournent un certain temps dans l'épididyme. Au cours de
leur transport dans celui-ci, les spermatozoïdes deviennent mobiles et
féconds. Quand la stimulation sexuelle conduit à l'éjaculation, le muscle
lisse des parois épididymaires se contracte vigoureusement, ce qui expulse
les spermatozoïdes présents dans la queue de l'épididyme vers un autre
segment des voies spermatiques : le conduit déférent.

L'épididymite est l'inflammation aiguë ou chronique de l'épididyme.


Elle s'accompagne souvent d'une d'orchite pouvant être la cause d'une
stérilité masculine.

Le conduit (ou canal) déférent


Il mesure environ 45 cm de long. Il relie la queue de l'épididyme à
l'ampoule du conduit déférent où il s'unit au conduit excréteur de la vésicule
séminale pour former le conduit éjaculateur. Chaque conduit éjaculateur
pénètre dans la prostate, où il déverse son contenu dans l'urètre. La
principale fonction du conduit déférent est de conduire les spermatozoïdes
vivants de leur site de stockage (l'épididyme) jusqu'à l'urètre.
Lors de l'éjaculation, les muscles lisses de ses parois créent des ondes
péristaltiques qui poussent les spermatozoïdes vers les segments supérieurs.

La vasectomie est une méthode chirurgicale, également appelée


déférentectomie, qui consiste à pratiquer une incision dans le scrotum,
afin de ligaturer ou de sectionner les conduits déférents. Après cette
intervention, les spermatozoïdes continueront d'être produits, mais ils ne
pourront plus atteindre l'extérieur du corps. Les spermatozoïdes finissent
par s'altérer et se dégradent. Ce moyen de stérilisation irréversible est
souvent employé lorsqu'une grossesse peut présenter des risques pour la
femme, ou lorsque la grossesse n'est désirée ni par l'un, ni par l'autre des
partenaires.

L'urètre
L'urètre est la portion terminale des voies spermatiques. C'est un conduit
mixte à la fois urinaire et génital. Il transporte selon les circonstances de
l'urine ou du sperme. Il se divise en trois parties :
• l'urètre prostatique qui sort de la vessie est qui est entouré par la
prostate ;
• l'urètre membraneux qui passe dans le diaphragme uro-génital ;
• l'urètre spongieux (ou pénien) qui passe dans le pénis et s'ouvre à
l'extérieur par le méat urétral. L'urètre spongieux mesure environ 15 cm
(75 % de la longueur totale de l'urètre).

L'inflammation de l'urètre est une urétrite.

Les glandes annexes


Ces glandes produisent la totalité du volume du sperme. Ce dernier est
constitué d'environ 10 % de spermatozoïdes et 90 % de sécrétions
provenant des glandes annexes. On distingue :

Les vésicules séminales


Ce sont des glandes qui mesurent 5 à 7 cm. Leurs sécrétions constituent
environ 60 % du volume du sperme. Le liquide séminal est alcalin et
visqueux. De couleur jaune pâle, il contient du fructose (sucre), de l'acide
ascorbique (vitamine C) et des prostaglandines.
Les deux vésicules séminales reposent de part et d'autre de la vessie.
Elles rejoignent le canal déférent pour former le conduit éjaculateur qui
s'abouche à l'urètre prostatique (les spermatozoïdes et le liquide séminal se
mélangent dans le conduit éjaculateur et pénètrent ensemble dans l'urètre
prostatique au moment de l'éjaculation).

La prostate
C'est une glande qui a grossièrement la taille et la forme d'un marron. Elle
entoure la partie supérieure de l'urètre (urètre prostatique) et se situe
directement sous la vessie. Elle est composée d'une trentaine de glandes
dont la sécrétion représente environ 30 % du volume total du sperme. C'est
un liquide laiteux et alcalin qui dilue et active les spermatozoïdes.
Lors de l'éjaculation, la prostate se contracte sous l'action de son muscle
lisse et le liquide prostatique entre dans l'urètre afin de se mélanger aux
spermatozoïdes et au liquide séminal.

L'hypertrophie de la prostate (adénome) est une maladie invalidante


qui touche les hommes surtout vers 50 ans. La constriction urétrale
qu'elle provoque rend la miction difficile et augmente le risque infectieux
(cystite, pyélite, pyélonéphrite). Les cancers de la prostate sont fréquents
à partir de 55 ans (c'est le troisième type de cancer masculin). À partir de
la cinquantaine, et devant tout problème prostatique, il convient de faire
un dosage de l'antigène prostatique spécifique (prostate-specific antigen
[PSA]) ; c'est un marqueur qui permet de suivre l'évolution des
hypertrophies prostatiques (cancéreuses ou pas).

Les glandes bulbo-urétrales (glandes de Cowper)


Les glandes de Cowper sont de petites glandes situées sous la prostate. Elles
produisent un liquide épais et transparent qui s'écoule dans l'urètre
spongieux avant l'éjaculation. Son rôle est de supprimer l'acidité de l'urine
dans l'urètre.

Le pénis (ou verge)


Le pénis est l'organe principal de la copulation (figure 12.4). Son rôle est de
déposer les spermatozoïdes dans les voies génitales féminines. Le pénis et
le scrotum, précédemment décrits, forment les organes génitaux externes.
Le pénis se compose d'une racine fixe et d'un corps mobile qui se termine
par une partie renflée, le gland. Le pénis est recouvert d'une peau lâche qui
est retenue à la partie proximale du gland par le prépuce. Le pénis renferme
l'urètre spongieux et trois corps formés de tissu érectile : le corps spongieux
et les corps caverneux. Les corps érectiles sont composés de muscles lisses
et d'espaces vasculaires qui se remplissent de sang lors de l'excitation
sexuelle ; la verge augmente de volume et devient rigide : c'est l'érection.
FIGURE 12.4 Le pénis.

Jusqu'à l'âge de deux ans, une adhérence entre le gland et le prépuce


est normale. Lorsque le prépuce est trop étroit, le gland ne peut être
libéré : ce phénomène s'appelle un phimosis ou un paraphimosis. Il faut
alors pratiquer une intervention chirurgicale (circoncision) afin d'éviter
une balanite (inflammation du gland). La circoncision est également
pratiquée dans un but religieux (musulmans et israélites).
Le sperme
C'est un liquide blanchâtre, légèrement collant, qui renferme les
spermatozoïdes et les sécrétions des glandes annexes. Il contient des
nutriments ainsi que des substances chimiques protégeant et activant les
spermatozoïdes. Le fructose présent dans les sécrétions des vésicules
séminales constitue le principal élément énergétique des spermatozoïdes.
Les prostaglandines contenues dans le sperme diminuent la viscosité du
mucus du col de l'utérus et facilitent la progression des spermatozoïdes dans
les voies génitales de la femme vers les trompes utérines. La présence de
relaxine (hormone) et de certaines enzymes dans le sperme accroît la
motilité des spermatozoïdes. L'alcalinité relative du sperme (pH : 7,2 à 8)
neutralise l'acidité du vagin (pH : 3,5 à 4) et protège les spermatozoïdes (ces
derniers perdent leur mobilité dans un environnement acide [pH < 6]).
Des agglutinants présents dans le sperme provoquent sa coagulation peu
après l'éjaculation. La quantité de sperme ejaculé au cours d'une éjaculation
est de 2 à 6 ml, chaque millilitre contient entre 10 et 50 millions de
spermatozoïdes.

L'infertilité masculine peut avoir plusieurs causes : obstruction


anatomique, déséquilibre hormonal, diminution du pH, diminution du
taux de fructose dans le sperme, bain trop chaud, torsion testiculaire.
L'examen qui permet d'apprécier la qualité et la quantité du sperme est le
spermogramme. Il permet de mettre en évidence certaines anomalies
telles que : l'azoospermie, la tératospermie, l'oligospermie,
l'asthénospermie, la nécrozoospermie, l'hyperspermie, l'aspermie, etc.
Une oligospermie associée à un pourcentage élevé de spermatozoïdes
immatures peut indiquer que l'homme est atteint d'une varicocèle,
anomalie qui bloque le drainage de la veine testiculaire, ce qui produit
une augmentation de la température dans le scrotum et empêche le
développement normal des spermatozoïdes.

Physiologie de l'appareil génital masculin


La spermatogenèse
Ce terme désigne l'ensemble des phénomènes qui se déroulent dans les
tubules séminifères contournés et qui mènent à la production des gamètes
mâles, les spermatozoïdes. Ce processus débute chez les garçons au
moment de la puberté (vers 14 ans) et se poursuit durant toute la vie (figure
12.5). Les testicules adultes fabriquent plusieurs centaines de
spermatozoïdes par jour.

FIGURE 12.5 La spermatogenèse.

Les cellules de notre organisme contiennent 23 paires de chromosomes,


soit 46 chromosomes au total. Les cellules sexuelles (spermatozoïdes et
ovules) ne contiennent que 23 chromosomes.
En conséquence, lors de la fécondation, il se forme immédiatement une
cellule de 46 chromosomes dont 23 sont d'origine paternelle et 23 d'origine
maternelle.
Le processus de la spermatogenèse, de la formation d'un spermatocyte
primaire jusqu'à la libération de spermatozoïdes immatures dans le tubule
séminifère, prend de 64 à 72 jours. Grâce au péristaltisme des parois des
tubules et à la poussée exercée par les autres spermatozoïdes, ils
progressent dans le réseau de conduit du testicule et se rendent dans
l'épididyme où leur maturation se poursuit : leur motilité et leur pouvoir de
fécondation augmentent.
Le spermatozoïde comprend trois parties distinctes (figure 12.6) :

FIGURE 12.6 Le spermatozoïde.

• la tête : de forme allongée, elle est coiffée d'une capsule (l'acrosome).


C'est dans la tête que se trouve toute l'information génétique portée par
l'ADN ; l'acrosome contient des enzymes qui permettent de perforer la
paroi de l'ovule ;
• la pièce intermédiaire : elle contient les réserves d'énergie nécessaires au
déplacement ;
• le flagelle : qui est fait de substances contractiles permettant au
spermatozoïde de se déplacer dans les voies génitales masculines et
féminines.

Certains facteurs environnementaux peuvent affecter la


spermatogenèse et la fertilité. Ainsi quelques antibiotiques courants,
notamment la tétracycline, peuvent inhiber la formation des
spermatozoïdes. Les radiations, le plomb, certains pesticides, la drogue et
l'alcool consommés en quantité excessive peuvent provoquer la
formation de spermatozoïdes anormaux (tératospermie). Même
lorsqu'elles ne touchent pas les spermatozoïdes eux-mêmes, ces
substances toxiques présentes dans le sperme peuvent être transmises de
l'homme à la femme. Elles augmentent alors le risque de malformations,
d'avortement spontané et de naissance d'enfant mort-né.

Les mécanismes de la réponse sexuelle masculine


L'érection
Elle se produit quand le tissu érectile du pénis, les corps caverneux en
particulier, s'engorge de sang. À l'état normal, les artères irriguant le tissu
érectile sont en constriction et le pénis est flaccide. L'excitation sexuelle
déclenche un réflexe qui stimule ces artères et entraîne leur dilatation. Les
espaces vasculaires des corps caverneux se remplissent alors de sang et le
pénis grossit, s'allonge et se raidit. L'augmentation du volume du pénis ainsi
produit comprime les veines qui le drainent, ce qui ralentit la sortie du sang
et maintient l'érection. Le réflexe qui mène à l'érection peut être déclenché
par une variété de stimuli : caresses, odeurs ou sons agréables, rêves
érotiques.
Les émotions et les pensées peuvent aussi inhiber l'érection, ce qui
provoque une constriction des artères des corps caverneux (artères
hélicines) et le retour à l'état de flaccidité.
L'incapacité d'obtenir ou de maintenir une érection est appelée
impuissance. Des facteurs psychologiques, la consommation d'alcool et
certains médicaments peuvent entraîner une impuissance temporaire.
L'impuissance peut également résulter d'une malformation congénitale
des artérioles du tissu érectile, d'un traumatisme des corps caverneux ou
d'un problème nerveux. Des médicaments injectables et des implants
péniens permettent les rapports sexuels aux hommes atteints
d'impuissance irréversible.
À l'inverse, l'impossibilité de revenir à un état de flaccidité s'appelle un
priapisme.

L'éjaculation
C'est la projection du sperme à l'extérieur des voies spermatiques. Lorsque
les influx nerveux responsables de l'érection atteignent un seuil critique, un
réflexe spinal est déclenché et une décharge massive d'influx nerveux
traverse les nerfs qui desservent les organes génitaux (L1-L2). Ces influx
provoquent :
• des contractions péristaltiques des voies spermatiques et des glandes
annexes qui déversent leur contenu dans l'urètre ;
• la constriction du sphincter lisse de l'urètre, empêchant l'expulsion
d'urine et le reflux de sperme dans la vessie ;
• une série de contractions rapides du muscle bulbo-spongieux du pénis
qui projètent le sperme à l'extérieur de l'urètre.
Ces contractions musculaires rythmiques sont accompagnées d'une
sensation de plaisir intense, d'une contraction musculaire généralisée, d'une
augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire : c'est l'orgasme.
Après l'éjaculation commence une période de latence d'une durée de
quelques minutes à plusieurs heures ; au cours de cette période, l'homme est
dans l'incapacité normalement de maintenir une érection.

La régulation hormonale de la fonction de reproduction


La régulation hormonale de la spermatogenèse et de la production
d'androgènes testiculaires (testostérone) est sous le contrôle d'hormones
hypophysaires ; ces dernières sont appelées gonadostimulines (figure 12.7) :
FIGURE 12.7 Contrôle hormonal de la testostérone.

• l'hormone folliculostimulante (FSH) : elle stimule la croissance des tubes


séminifères et la spermatogenèse par l'intermédiaire des cellules de
Sertoli. La FSH contribue à rendre ces cellules réceptives aux effets
stimulateurs de la testostérone ;
• l'hormone lutéinisante (LH) : elle stimule la sécrétion de testostérone en
agissant directement sur les cellules de Leydig contenues dans les
testicules.
La testostérone exerce les actions suivantes :
• elle agit localement et directement sur les cellules de Sertoli, facilitant
ainsi la spermatogenèse (un déficit en testostérone conduit à la
stérilité) ;
• elle agit sur le développement de l'ensemble des organes génitaux
masculins : testicules, épididyme, canal déférent, vésicule séminale,
prostate, verge ;
• elle a une action sur les caractères sexuels secondaires : développement
du système pileux (barbe, poils axillaires et pubiens), développement de
la masse musculaire, développement du squelette osseux de type
masculin (androïde), répartition du tissu graisseux, augmentation du
timbre de la voix grâce au développement du larynx ;
• elle agit sur le métabolisme des lipides et des protides en association
avec le développement des caractères sexuels secondaires (masse
musculaire et masse osseuse) ;
• elle constitue la base de la pulsion sexuelle (libido) chez l'homme et chez
la femme.
Le testicule sécrète également des œstrogènes (hormones sexuelles
féminines) à faibles doses.

La castration d'un homme entraîne l'apparition d'un morphotype


féminin (ginoïde), ainsi qu'une réduction de tous les caractères sexuels
secondaires (timbre de la voix plus aiguë, micropénis, etc.).
L'administration de testostérone, à dose élevée, à une femme entraîne
des signes de virilisme : augmentation de la pilosité (notamment au
niveau du visage), voix grave, développement de la musculature et du
clitoris.
CHAPITRE 13

L'appareil génital féminin

L'appareil génital féminin


L'appareil génital féminin correspond à l'ensemble des organes chargés de
la reproduction. Le développement de l'être humain s'effectue par divisions
successives d'une cellule unique appelée œuf. L'œuf résulte lui-même de la
fusion de deux cellules sexuelles appelées gamètes : un gamète mâle ou
spermatozoïde (apporté par le père) et un gamète femelle ou ovule (apporté
par la mère).
L'appareil génital féminin comprend (figure 13.1) :
FIGURE 13.1 L'appareil génital féminin.

• les glandes élaborant les gamètes femelles : les ovaires ;


• deux conduits amenant les ovules jusqu'à l'organe de la nidation : les
trompes utérines ou trompes de Fallope ;
• l'organe de la nidation et de la gestation où se développe l'ovule fécondé :
l'utérus ;
• les organes de la lactation : les glandes mammaires.

Les ovaires
Ce sont deux glandes paires et symétriques, de forme ovoïde (figure 13.2).
Elles mesurent environ 3,5 cm de haut, 2 cm de large et 1 cm d'épaisseur.
Leur consistance est ferme, avec une couleur blanche rosée.
FIGURE 13.2 Coupe frontale des organes génitaux féminins.

Les ovaires sont situés dans le petit bassin, de part et d'autre de l'utérus.
Ils sont reliés à la paroi lombaire par le ligament lombo-ovarien qui contient
les vaisseaux ovariens. Ils sont reliés à l'utérus par le ligament utéro-
ovarien.
L'ovaire contient 200 000 à 300 000 cellules sexuelles mais seul un petit
nombre d'entre elles parviendront à maturité : 200 à 300 environ.
Chacune de ces cellules sexuelles, appelée ovocyte, est entourée de
cellules à fonction nourricière et endocrine : les cellules folliculeuses.
L'ensemble de ces cellules folliculeuses et de l'ovocyte forme un
follicule.
Il existe trois types de follicules (figure 13.3) :
FIGURE 13.3 Le follicule.

• les follicules primordiaux : ce sont les plus nombreux, formés par les
cellules sexuelles qui ne parviendront pas à maturité ;
• les follicules en voie de croissance ou follicules pleins : ils sont formés
par les cellules sexuelles qui parviendront à maturité ;
• le follicule adulte ou follicule de Graaf : il n'en existe qu'un à ce stade.
Un seul ovocyte parviendra à maturité au cours de chaque cycle
menstruel. Ce follicule est entouré d'une double enveloppe : la thèque
interne et la thèque externe. Lorsque l'ovocyte est parvenu à maturité, se
produit l'ovulation : le follicule adulte se rompt et libère l'ovule qui va
gagner la trompe utérine.

Les trompes utérines


Les trompes utérines ou trompes de Fallope sont deux conduits creux qui
s'étendent de la surface de l'ovaire aux angles de l'utérus. Leur longueur est
de 10 à 14 cm.
Chaque trompe présente quatre parties :
• le pavillon : partie externe, frangée de la trompe. Elle présente un orifice
qui permet l'accès à la cavité de la trompe. Le rôle du pavillon est de
recueillir les ovules prêts à être fécondés.
• l'ampoule : partie légèrement dilatée de la trompe ;
• l'isthme : partie rétrécie de la trompe ;
• la partie interstitielle : située dans l'épaisseur de la paroi utérine, elle
s'ouvre dans la cavité utérine.
Les trompes utérines sont constituées d'une tunique fibreuse, d'une
tunique musculaire lisse et d'une muqueuse.
Les trompes utérines représentent l'organe qui assure le transport de
l'ovule depuis l'ovaire jusqu'à l'utérus.

De la puberté à la ménopause, environ une fois par mois, un ovule se


détache de l'ovaire. Grâce aux cils situés sur la muqueuse tubaire et aux
contractions péristaltiques, l'ovule est acheminé vers l'utérus. C'est dans
le tiers externe de la trompe que s'effectue la fécondation de l'ovule par le
spermatozoïde. La fécondation peut avoir lieu dans les 24 heures qui
suivent l'ovulation et jusque 36 heures après.

Dans la plupart des cas, les grossesses se déroulent normalement


dans l'utérus. Cependant, il peut arriver que des grossesses se
développent dans la trompe réalisant une grossesse extra-utérine.
Les causes sont essentiellement dues à des lésions des trompes
(intervention chirurgicale, salpingite, avortements répétés, tumeur,
malformations). C'est une extrême urgence à cause du risque
hémorragique qu'elle provoque.

L'utérus
C'est l'organe destiné à contenir l'œuf fécondé pendant son évolution et à
l'expulser quand il est arrivé à son complet développement.
L'utérus est situé dans le petit bassin. En cas de grossesse, l'utérus
déborde sur la cavité abdominale. Ses dimensions moyennes sont : de 6,5
cm de long, 4 cm de large et de 2 cm d'épaisseur.
L'utérus présente trois parties :
• le corps : partie supérieure la plus volumineuse ;
• l'isthme : portion intermédiaire ;
• le col : partie cylindrique, étroite qui s'ouvre dans le vagin par un orifice
étroit.
À l'état normal, l'utérus est incliné vers l'avant ; son axe fait avec celui du
vagin un angle ouvert vers l'avant : c'est l'antéversion.
L'axe du col fait avec celui du corps un angle ouvert vers le bas : c'est
l'antéflexion (figure 13.4).

FIGURE 13.4 Positions normale et anormale de l'utérus.

L'ouverture ou l'inversion de ces angles conduisent aux anomalies de


position de l'organe : rétroversion et rétroflexion.
L'utérus est constitué principalement par une tunique musculaire lisse très
épaisse : c'est le muscle utérin ou myomètre. Le myomètre est tapissé
extérieurement par le péritoine et intérieurement par une muqueuse :
l'endomètre, qui subit au niveau du corps des modifications importantes au
cours du cycle menstruel.
L'utérus est maintenu en place par des ligaments : des ligaments ronds
(qui l'attachent à la paroi abdominale antérieure) et des ligaments utéro-
sacrés (qui l'attachent au sacrum), et par des ligaments larges (qui
l'attachent à la paroi latérale du petit bassin).

Le vagin
C'est un conduit qui s'étend du col utérin à la vulve. Le vagin présente
quatre culs-de-sac : antérieur, postérieur, droit et gauche. Durant son trajet,
le vagin est situé entre le rectum en arrière, la vessie et l'urètre en avant. Il
traverse les muscles du périnée. Le vagin se termine en bas en s'ouvrant
dans la cavité vulvaire par un orifice, partiellement obturé chez la fille
vierge par un repli muqueux : l'hymen.

La vulve
C'est l'ensemble des organes génitaux externes de la femme. La vulve est
occupée par une cavité médiane, au fond de laquelle s'ouvrent l'urètre et le
vagin. Cette cavité est limitée de chaque côté par deux replis cutanéo-
muqueux : les grandes lèvres et les petites lèvres.
Les petites lèvres sont reliées par leur extrémité antérieure à un organe
érectile : le clitoris.
Deux glandes sont annexées à la vulve : les glandes de Bartholin dont les
canaux excréteurs s'ouvrent à la base des petites lèvres.

Le périnée de la femme
Il est situé entre la vulve et l'anus (figure 13.5). Il existe une partie
antérieure uro-génitale : le périnée antérieur, et une partie anale : le périnée
postérieur.

FIGURE 13.5 Les organes génitaux externes.


Lors de l'accouchement, afin de faciliter le passage de la tête de
l'enfant, et pour éviter une déchirure des muscles du périnée,
l'obstétricien ou la sage-femme pratique une épisiotomie.

Les glandes mammaires


Ce sont deux glandes qui sécrètent le lait (ce sont les organes de la
lactation). Elles sont situées de chaque côté du sternum, sur la face
antérieure de la cage thoracique (figure 13.6). Leurs dimensions moyennes
sont de 11 à 12 cm de hauteur et de 10 cm de large. Leur forme, leur
volume, leur consistance peuvent subir de grandes variations individuelles.

FIGURE 13.6 Les glandes mammaires.

Les glandes mammaires présentent sur la partie moyenne de leur face


antérieure une zone pigmentée : l'aréole.
Le centre de l'aréole est occupé par le mamelon, qui présente les orifices
des canaux excréteurs de la glande ou canaux galactophores.
La glande mammaire est formée par la juxtaposition de 10 à 20 lobes
glandulaires.

Physiologie de l'appareil génital féminin


De la puberté à la ménopause, la femme voit s'écouler par la vulve, tous les
mois, un écoulement sanglant appelé « règles » résultant de l'élimination de
la couche super- ficielle fonctionnelle de l'endomètre.

Physiologie du cycle menstruel


La durée moyenne du cycle est de 28 jours. Pendant ce délai, plusieurs
modifications s'opèrent : ovariennes, utérines et vaginales (figure 13.7).
FIGURE 13.7 Le cycle menstruel.

Le cycle ovarien
Du 1er au 14e jour du cycle, se produit la maturation folliculaire. Un
follicule primordial, et un seul, mûrit l'ovule qu'il contient et sécrète une
hormone : la folliculine.
Au 14e jour, le follicule éclate et libère son ovule « mûr » qui va
s'engager dans la trompe utérine.
Après le 14e jour, le follicule rompu se rétracte, se comble, ses cellules se
chargent de graisses, et l'ensemble prend un aspect pigmenté : c'est le corps
jaune.
Puis l'évolution est variable :
• si l'ovule est fécondé, le corps jaune persiste, augmente de volume et
sécrète une grande quantité d'hormones : folliculine et progestérone. Il
continue à fonctionner jusqu'au milieu de la grossesse : c'est le corps
jaune gestatif ;
• si l'ovule n'est pas fécondé, le corps jaune s'atrophie, ne laissant qu'une
trace à la surface de l'ovaire : c'est le corps jaune périodique dont
l'évolution est terminée au 28e jour, date de début d'un nouveau cycle. Il
sécrète également folliculine et progestérone.

Le cycle utérin
Les quatre premiers jours du cycle sont marqués par la desquamation de la
muqueuse utérine accompagnée d'hémorragie : ce sont les menstruations ou
règles.
Du 4e au 14e jour du cycle, l'utérus régénère progressivement sa
muqueuse qui prolifère mais reste lisse, sous l'action de la folliculine.
Du 14e au 28e jour du cycle, la muqueuse utérine subit une prolifération
importante. Elle prend alors un aspect particulier en dentelle : la dentelle
utérine.
Elle est apte à assurer la nidation de l'ovule si celui-ci a été fécondé.
Cette transformation s'effectue sous l'action de la folliculine et de la
progestérone du corps jaune.
Lorsque l'ovule n'a pas été fécondé, cette muqueuse inutilisée est
éliminée : ce sont les règles ou menstruations dont l'apparition marque le
début d'un nouveau cycle.

Le cycle vaginal
La muqueuse vaginale subit des transformations au cours du cycle.
Au cours de la phase folliculaire : il y a une prédominance de cellules
basophiles remplacées ensuite par des cellules éosinophiles.
Après l'ovulation : c'est le phénomène inverse qui se produit, d'abord des
cellules éosinophiles puis des cellules basophiles.
Ce frottis vaginal permet d’analyser les sécrétions vaginales et de
dépister de nombreuses infections, et certains cancers (cancer du col par
exemple).

La grossesse
La survenue d'une grossesse interrompt le cycle génital. Elle est responsable
de modifications locales de l'appareil génital et de phénomènes
endocriniens (figure 13.8).

FIGURE 13.8 La grossesse.

Les modifications utérines


La muqueuse subit pendant les premières semaines de la grossesse une
hypertrophie très importante. Le point d'union de l'œuf et de l'utérus
constitue le placenta, zone au niveau de laquelle les vaisseaux fœtaux et
maternels vont se réunir, assurant la nutrition du fœtus.
À partir du 4e mois de grossesse, la muqueuse utérine cesse de se
développer et s'atrophie jusqu'au terme.
Le muscle utérin subit aussi une hypertrophie responsable de
l'augmentation de volume de l'organe à mesure du développement du fœtus.

Les modifications ovariennes


C'est le développement au niveau de l'ovaire du corps jaune gestatif. Il a
une fonction hormonale essentielle pour la poursuite de la grossesse.
À partir du 3e mois, la fonction hormonale du corps jaune gestatif est
progressivement remplacée par le placenta.
Pendant toute la durée de la grossesse, toute nouvelle ovulation est
bloquée.

Cette notion est à la base des procédés anticonceptionnels (pilule)


où, par administration continue d'hormones, on réalise un état de
« pseudo-grossesse » qui bloque toute ovulation.

Les modifications vaginales


Pendant la grossesse, l'aspect des frottis est voisin de l'aspect réalisé en fin
de cycle génital normal.

Les phénomènes hormonaux


Il y a sécrétion d'œstrogènes et de progestérone par le corps jaune gestatif,
durant les premières semaines de grossesse. Puis la sécrétion hormonale est
réalisée par le placenta qui remplace le corps jaune.
Le placenta élabore en plus des hormones précédentes, une hormone
gonadotrophine chorionique. Il y a également une augmentation de la
sécrétion de la prolactine durant la grossesse.

La puberté et la ménopause
La puberté est marquée par l'apparition du premier cycle génital. Cette
apparition se fait sous l'influence d'une glande endocrine : l'hypophyse. La
puberté a lieu entre 11 et 15 ans.
La ménopause est l'ensemble des phénomènes qui marquent chez la
femme la cessation de l'activité génitale :
• la régression des caractères sexuels secondaires ;
• la disparition du cycle menstruel ;
• la cessation de l'activité externe de l'ovaire ;
• la disparition de la fonction reproductrice.
Cahier d'apprentissage

Questions pour s'autoévaluer


Chapitre 1. Introduction à l'anatomie du
corps humain
1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Citer les différents niveaux structurels qui composent le corps humain.


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.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Parmi les propositions suivantes, cocher les éléments indispensables au
fonctionnement cellulaire :
☐ L'oxygène
☐ Le gaz carbonique
☐ Les vitamines
☐ L'eau
☐ Les nutriments
☐ Le soleil
☐ La thermorégulation
4. Définir les termes suivants :
Biologie :
..........................................................................................................
Anatomie :
.......................................................................................................
Physiologie :
.....................................................................................................

Chapitre 2. La cellule
1. Quel nom donne-t-on aux éléments qui assurent le fonctionnement
cellulaire ?
.....................................................................................................................
.......
2. Nommer la membrane qui entoure la cellule.
.....................................................................................................................
.......
3. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui correspondent aux
fonctions de la membrane qui entoure la cellule :
☐ Barrière protectrice entre le milieu intra- et extracellulaire.
☐ Barrière protectrice contre les microbes.
☐ Mobilité des cellules.
☐ Cohésion cellulaire par reconnaissance des cellules entre elles.
☐ Reconnaissance des substances (hormones, enzymes, etc.) grâce à
ses récepteurs membranaires.
4. Redonner à chaque élément sa fonction en reliant la lettre et le chiffre
correspondant :

A. Ribosome 1. Diriger le sens de la division cellulaire


B. Réticulum endoplasmique 2. Récupérer les protéines sécrétées par les ribosomes
C. Appareil de Golgi 3. Fournir de l'énergie aux cellules
D. Mitochondries 4. Synthétiser les molécules de protéines
E. Lysosome 5. Stocker et distribuer les protéines
F. Centrioles 6. Détruire les substances envahissant la cellule

5. Expliquer le rôle du noyau cellulaire.


.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
6. Définir les termes suivants :
Mitose :
..............................................................................................................
Gène :
.................................................................................................................
Cytologie :
..........................................................................................................
Cytoplasme :
.......................................................................................................

Chapitre 3. Le système nerveux


1. Citer les différents systèmes qui composent le système nerveux.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
2. Citer les différentes parties composant l'encéphale.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Citer les quatre lobes de chacun des hémisphères cérébraux.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
4. Expliquer le rôle du bulbe rachidien.
.....................................................................................................................
.......
5. Citer le nom des méninges qui protègent l'encéphale.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
6. Nommer le liquide contenu dans les cavités du système nerveux.
.....................................................................................................................
.......
7. Nommer la réaction automatique qui, d'un neurone afférent à un neurone
efférent, entraîne une réponse motrice.
.....................................................................................................................
.......
8. Nommer les cellules du tissu nerveux.
.....................................................................................................................
.......
9. Parmi les propositions suivantes, cocher celle ou celles qui se
rapporte(nt) à la cellule nerveuse :
☐ Plexus choroïde
☐ Axone
☐ Épidural
☐ Thalamus
☐ Dendrite
0. Concernant les nerfs, compléter les phrases suivantes :
12 paires de nerfs
................................................................................................
31 paires de
nerfs................................................................................................
1. Citer les deux systèmes qui composent le système nerveux autonome.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
2. Citer à quel système nerveux autonome appartiennent les
neurotransmetteurs suivants :
Acétylcholine :
....................................................................................................
Noradrénaline :
...................................................................................................
3. Définir les termes suivants :
Efférent :
.............................................................................................................
Afférent :
............................................................................................................

Chapitre 4. Les os, les muscles, les


articulations
1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent au tissu


osseux :
☐ Ostéophile
☐ Ostéoblaste
☐ Ostéomère
☐ Ostéocyte
☐ Ostéoclaste
3. La forme des os dépend de leur fonction dans l'organisme. Citer cinq
formes différentes d'os.
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.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
4. Grâce à quels éléments de l'os la croissance en épaisseur et en longueur
s'effectue-t-elle ?
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
5. Annoter le schéma muet suivant :

6. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent au


squelette axial :
☐ La tête
☐ Les membres supérieurs
☐ Les membres inférieurs
☐ La colonne vertébrale
☐ La cage thoracique
7. Citer les vertèbres qui composent la colonne vertébrale et donner leur
nombre exact.
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.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
8. Associer les côtes de la cage thoracique avec le nombre de paires qui leur
correspond.

Les vraies côtes 2 paires


Les fausses côtes 7 paires
Les côtes flottantes 3 paires

9. Citer les os qui composent la ceinture scapulaire et la ceinture pelvienne.


Ceinture scapulaire :
...........................................................................................
Ceinture pelvienne :
............................................................................................
0. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux os du
squelette de la main :
☐ Os crochu
☐ Naviculaire
☐ Cuboïde
☐ Scaphoïde
☐ Pisiforme
☐ Trapézoïde
1. Citer les trois parties qui composent le squelette du pied ainsi que le
nombre d'os qu'elles comportent.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
2. Citer les deux grandes catégories de muscles ainsi que leur mode de
fonctionnement, et donner l'exemple d'un muscle qui possède des
caractéristiques communes à ces deux catégories.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
3. Citer quatre propriétés de la fibre musculaire striée.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
4. Citer cinq sortes de mouvements simples différents.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......

Chapitre 5. Les organes des sens


1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux


différentes couches de la peau.
☐ Le duoderme
☐ L'épiderme
☐ Le derme
☐ L'infraderme
☐ L'hypoderme
☐ Le brachyderme
3. Nommer la substance contenue dans la couche cornée qui donne à la
peau son caractère protecteur et isolant.
.....................................................................................................................
.......
4. Citer la sécrétion des glandes sébacées et expliquer son rôle.
.....................................................................................................................
.......
5. Par quelles glandes sont sécrétés la sueur et le cérumen ?
La sueur est sécrétée par les glandes :
.................................................................
Le cérumen est sécrété par les glandes :
...............................................................
6. Citer les différents rôles de la peau
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
7. Annoter le schéma muet suivant :

8. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent à


l'anatomie de l'œil :
☐ Choroïde
☐ Corpuscule de Pacini
☐ Saccule
☐ Macula ou fovéa
☐ Sclérotique
9. Citer les trois milieux transparents du globe oculaire.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
0. Expliquer le rôle des larmes.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Nommer les trois os qui se trouvent dans l'oreille moyenne et qui relient le
tympan à la fenêtre ovale.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
3. Expliquer le rôle de la trompe auditive (trompe d'Eustache).
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
4. Citer les deux fonctions de l'oreille interne.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
5. Annoter le schéma muet suivant :

6. Nommer l'endroit où se trouvent les récepteurs de l'olfaction.


......................................................................................................................
......
7. Concernant les odeurs, à quoi se rapportent les termes suivants :
Odeur hircinienne :
.............................................................................................
Odeur alliacée :
...................................................................................................
Odeur empyreumatique :..................................................
..................................
Odeur éthérée :
...................................................................................................
Odeur aromatique :
............................................................................................
Odeur balsamique :.................................................
...........................................
8. Nommer les deux sortes de papilles qui contiennent les bourgeons du goût
dans la muqueuse de la langue.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......

Chapitre 6. Le tissu sanguin – Le système


immunitaire
1. Expliquer le rôle du sang dans l'homéostasie.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
2. Nommer les composants du tissu sanguin.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Définir l'érythropoïèse.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
4. Citer les deux groupes de globules blancs en fonction de leur cytoplasme.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
5. Nommer le mécanisme par lequel certains globules blancs sont capables
de traverser la paroi des vaisseaux sanguins pour aller dans les tissus.
.....................................................................................................................
.......
6. Nommer le mécanisme d'adhésion et d'agrégation des plaquettes qui se
produit lorsqu'un vaisseau sanguin est lésé.
.....................................................................................................................
.......
7. Définir les termes suivants :
Phagocytose :
......................................................................................................
.....................................................................................................................
.......
Hémostase :
........................................................................................................
.....................................................................................................................
.......
8. Citer les organes ou lieux du corps humain dans lesquels sont stockées
les cellules immuno-compétentes :
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
9. Parmi les propositions suivantes, classer dans le tableau ci-dessous celles
qui appartiennent à l'immunité humorale et celles qui appartiennent à
l'immunité cellulaire :
Lymphocytes B – Lymphocytes T – Plasmocytes – Macrophages –
Cytokine

Immunité humorale Immunité cellulaire

Chapitre 7. L'appareil cardiovasculaire


1. Annoter le schéma muet suivant :
2. À partir des différents éléments du cœur, ci-dessous, recomposer le trajet
suivi par le sang dans la petite circulation :
Veines cave inférieure et supérieure – Aorte – Veines pulmonaires –
Artère pulmonaire – Ventricule droit – Ventricule gauche – Oreillette
droite – Oreillette gauche – Poumons.
Petite circulation :
...............................................................................................
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Nommer les trois tuniques du muscle cardiaque.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
4. Replacer les valves cardiaques suivantes dans leurs emplacements
anatomiques.
Valves mitrales :
..................................................................................................
Valves sigmoïdes aortiques :
................................................................................
Valves tricuspides :
..............................................................................................
Valves sigmoïdes pulmonaires :
...........................................................................
5. Citer les deux temps de la révolution cardiaque.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
6. Placer les éléments du tissu nodal dans l'ordre anatomique : Fibres de
Purkinje – Nœud auriculo-ventriculaire – Nœud sinusal – Faisceau de
His.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
7. Nommer les organes et/ou les endroits du corps humain qui sont irrigués
par les artères suivantes :
L'artère coronaire :
.............................................................................................
L'artère occipitale :
.............................................................................................
L'artère splénique :
.............................................................................................
L'artère poplitée :
...............................................................................................
L'artère péronière :
.............................................................................................
L'artère dorsale du métatarse :
............................................................................
8. Au niveau de quelles artères peut-on mesurer les pulsations cardiaques ?
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
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.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
9. Nommer le liquide qui circule dans les vaisseaux lymphatiques et
expliquer son origine.
.....................................................................................................................
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.....................................................................................................................
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0. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui correspondent à une
pression artérielle normale pour un adulte :
☐ 120/50 mmHg
☐ 120/60 mmHg
☐ 140/80 mmHg
☐ 140/100 mmHg

Chapitre 8. L'appareil respiratoire


1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Expliquer les différentes fonctions du nez.


.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent au
larynx :
☐ Le buccopharynx
☐ Le nasopharynx
☐ L'oropharynx
☐ Le brachypharynx
☐ Le laryngopharynx
4. Expliquer les trois rôles du pharynx.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
5. Dans quelle partie du corps humain trouve-t-on l'os hyoïde et le cartilage
cricoïde ? Cocher la bonne réponse :
☐ Le pharynx
☐ Le larynx
☐ La thyroïde
☐ La parathyroïde
6. Citer les éléments qui tapissent intérieurement la trachée et expliquer leur
rôle.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
7. Nommer l’endroit où s'effectuent les échanges gazeux (entre l'air et les
capillaires sanguins) dans l'arbre bronchique. Cocher la bonne réponse :
☐ Les bronches souches
☐ Les bronches lobaires
☐ Les bronches segmentaires
☐ Les bronchioles
☐ Les alvéoles
8. Cocher le chiffre correspondant à une fréquence respiratoire normale
pour un adulte :
☐ 10 à 12 cycles par minute
☐ 12 à 14 cycles par minute
☐ 12 à 16 cycles par minute
☐ 12 à 20 cycles par minute
☐ 16 à 24 cycles par minute
9. Citer les deux temps de la ventilation pulmonaire.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
0. Expliquer de quelle manière les gaz respiratoires sont transportés dans
l'organisme.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
1. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui sont exactes :
☐ Les mouvements respiratoires sont sous la dépendance de la teneur
du sang en oxygène.
☐ La PaO2 est la pression alvéolaire en oxygène.
☐ Le rythme respiratoire est accéléré en cas de PaCO2 élevé et de PaO2
basse.
☐ Le rythme respiratoire est ralenti en cas de PaO2 basse.
☐ La respiration est interrompue au cours de la déglutition.
☐ La respiration est interrompue en cas de vomissement.

Chapitre 9. L'appareil digestif


1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Expliquer le rôle principal de l'appareil digestif.


.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Mettre en lien les différentes dents et leurs fonctions :
A. Les incisives 1. Elles déchirent et elles percent
B. Les canines 2. Elles écrasent et elles broient
C. Les prémolaires 3. Elles coupent
D. Les molaires
4. Indiquer combien de dents comprennent la dentition temporaire et la
dentition définitive.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
5. Expliquer le terme « bol alimentaire ».
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
6. Nommer les trois paires de glandes salivaires.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
7. Parmi les propositions suivantes, cocher celle ou celles qui concerne (nt)
le volume de salive sécrété par 24 heures.
☐ de 500 à 600 ml
☐ de 600 à 800 ml
☐ de 800 à 1000 ml
☐ de 800 à 1500 ml
8. Parmi les propositions suivantes concernant la salive, cocher celles qui
sont vraies :
☐ La production de salive est sous le contrôle de la volonté.
☐ La salive nettoie la bouche.
☐ La salive est un élément chimique qui masque le goût de certains
aliments.
☐ La salive contient une enzyme qui amorce la dégradation des
féculents.
☐ La salive contient des substances bactéricides.
9. Nommer l'élément sécrété par l'œsophage et nommer le phénomène qui
propulse les aliments dans l'estomac.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
0. Énumérer les différents segments composant l'estomac.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
1. Citer les différentes substances sécrétées par les cellules de la paroi
interne de l'estomac.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
2. Dans quelle partie du tube digestif les aliments vont-ils être préparés en
vue d'être assimilés dans l'organisme ?
......................................................................................................................
......
3. Citer les éléments anatomiques qui relient le cæcum à l'anus (cadre
colique).
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
4. Parmi les propositions suivantes, cocher celle qui désigne la séreuse qui
entoure tous les organes digestifs :
☐ La plèvre
☐ La séreuse abdominale
☐ La vaginale
☐ Le péritoine
5. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux
principales fonctions du foie :
☐ Fabrication de sels destinés à émulsionner les graisses.
☐ Sécrétion de glucagon pour augmenter la glycémie.
☐ Fabrication de certains facteurs de coagulation (prothrombine,
fibrinogène, etc.).
☐ Phagocytose des globules rouges et des globules blancs en fin de vie.
☐ Transformation du glycogène en acides aminés.
☐ Transformation du glycogène en glucose.
☐ Dégradation des produits chimiques et toxiques.
6. Expliquer le rôle de la vésicule biliaire.
......................................................................................................................
......
7. Citer les deux principales hormones sécrétées par les îlots de Langerhans
et expliquer leur rôle.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
8. Citer les pertes hydriques qui doivent être compensées par un apport
hydrique journalier.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
9. Expliquer le rôle des sucs intestinaux.
......................................................................................................................
......
Chapitre 10. Le système endocrinien
1. Nommer de quelle manière le système endocrinien transmet ses messages
aux autres appareils ou système.
.....................................................................................................................
.......
2. Compléter les phrases suivantes :
Lorsqu'une glande déverse le produit de sa sécrétion directement dans le
sang, on dit que c'est une
glande...................................................................................
Lorsqu'une glande déverse le produit de la sécrétion par l'intermédiaire
d'un canal à l'extérieur de l'organisme, on dit que c'est une
glande.......................................
Une glande qui possède les deux caractéristiques précédemment citées
est une
glande..........................................................................................................
.........
3. Citer quatre glandes du système endocrinien qui fonctionnent, en partie
ou en totalité, de manière autonome.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
4. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui concernent les
fonctions coordonnées ou régulées par le système endocrinien :
☐ La croissance et le développement
☐ Le développement et la croissance de l'encéphale
☐ La thermorégulation
☐ La diurèse
☐ L'équilibre hydroélectrolytique
5. L'hypophyse possède un lobe antérieur (antéhypophyse) et un lobe
postérieur (posthypophyse) qui sécrètent des hormones qui agissent sur
des organes cibles pour stimuler leur propre sécrétion. À partir des
propositions suivantes, compléter le tableau ci-dessous (utiliser les
abréviations) :
Hormone antidiurétique (ADH)
Hormone thyréostimulante (TSH)
Hormone adrénocorticotrope (ACTH)
Ocytocine
Hormone folliculostimulante (FSH)
Hormone lutéinisante (LH)
Hormone somatotrope (STH)

6. À partir des propositions d'hormones suivantes, dire à quel organe


endocrinien elles se rapportent :
La thyroxine :
.....................................................................................................
La calcitonine :
...................................................................................................
La cortisone :
......................................................................................................
L'aldostérone :
....................................................................................................
L'adrénaline :
…..................................................................................................
Les œstrogènes :
..................................................................................................
La testostérone :
.................................................................................................

Chapitre 11. L'appareil urinaire


1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Répondre par vrai ou faux aux propositions suivantes :


Propositions Vrai Faux

Les reins sont des organes intrapéritonéaux


Les reins sont des organes extrapéritonéaux
La partie centrale des reins est la substance médullaire
La partie périphérique des reins est la substance centrale
Chaque rein contient un million de néphrons

3. Citer les différentes parties constitutives du néphron.


.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
4. Classer les éléments suivants dans l'ordre anatomique où ils se trouvent
dans l'appareil urinaire.
La vessie – le bassinet – les petits calices – l'urètre – les grands calices –
les uretères – le méat urinaire
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
5. Parmi les propositions suivantes, cocher celle qui se rapporte aux fibres
musculaires de la vessie
☐ Musculor
☐ Vésicor
☐ Détrusor
☐ Cystusor
6. Cocher les affirmations qui sont justes :
☐ L'urine est de couleur jaune foncé.
☐ La diurèse est d'environ 1 500 ml pour un adulte.
☐ L'urine est composée de 85 % d'eau.
☐ Pour 190 litres d'eau filtrée, 189 litres sont réabsorbés.
☐ Le glucose est entièrement réabsorbé.
☐ L'urine est stérile.
7. Citer deux sécrétions rénales dont l'une participe au maintien de la
pression artérielle et l'autre à la fabrication des globules rouges.
.....................................................................................................................
.......
8. Citer trois anomalies concernant le volume urinaire :
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
9. Définir les termes suivants :
Nycturie :
............................................................................................................
Hématurie :
........................................................................................................
Glycosurie :
........................................................................................................
Pyurie :
...............................................................................................................

Chapitre 12. L'appareil génital masculin


1. Annoter le schéma muet suivant :

2. Expliquer le rôle de l'appareil génital masculin.


.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui correspondent aux
glandes annexes de l'appareil génital masculin (glandes exocrines) :
☐ Les vésicules germinales
☐ Les glandes de Cowper
☐ La prostate
☐ Les glandes vésicales
☐ Les glandes séminales
4. Nommer la sécrétion endocrine du testicule.
.....................................................................................................................
.......
5. Définir les termes suivants :
Monorchidie :
.....................................................................................................
Anorchidie :
........................................................................................................
6. Nommer les deux muscles qui assurent la mobilité scrotale.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
7. À partir des éléments ci-dessous, recomposer le trajet suivi par les
spermatozoïdes des testicules au méat urétral :
Ampoule du déférent – urètre – canal déférent – épididyme – canal
éjaculateur.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
8. Donner en pourcentage la composition du sperme.
.....................................................................................................................
.......
9. Citer les trois parties constituant le spermatozoïde.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
0. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux
actions somatiques de la testostérone :
☐ Elle agit sur la spermatogenèse.
☐ Elle agit sur la régulation du rythme cardiaque.
☐ Elle agit sur le développement des organes génitaux.
☐ Elle agit sur le métabolisme des glucides.
☐ Elle agit sur la libido.
☐ Elle agit sur le timbre de la voix.
Chapitre 13. L'appareil génital féminin
1. Annoter les schémas muets suivants :

2. Indiquer le trajet suivi par l'ovule de son éjection jusqu'à l'utérus.


.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
3. L'ovaire contient 200 000 à 300 000 cellules sexuelles (ovocytes) mais
seulement un petit nombre d'entre elles arrivera à maturité. Parmi les
propositions suivantes, cocher le nombre d'ovocytes qui arriveront à
maturité :
☐ 100 à 200
☐ 200 à 300
☐ 300 à 400
☐ 400 à 500
☐ 500 à 600
4. À l'intérieur de l'ovaire, les ovocytes sont entourés de cellules à fonctions
nourricières et endocrines : les follicules. Citer les trois sortes de
follicules ovariens.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
5. Lorsque l'ovocyte arrive à maturité dans le follicule de Graaf, ce dernier
se rompt et libère l'ovule. Parmi les propositions suivantes, cocher celle
qui désigne ce phénomène :
☐ La libération
☐ L'expulsion
☐ L'ovocytation
☐ L'ovulation
☐ L'ovultion
6. Citer les trois parties constituant l'utérus et nommer le muscle utérin.
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
.....................................................................................................................
.......
Le muscle utérin est le :
7. À l'état normal, l'utérus est incliné vers l'avant. Parmi les propositions
suivantes, cocher celle qui décrit cette inclinaison :
☐ L'antéflexion
☐ L'inversion
☐ L'antéversion
☐ La rétroversion
☐ La rétroflexion
8. Deux glandes sont annexées à la vulve. Parmi les propositions suivantes,
cocher celle qui désigne ces glandes :
☐ Les glandes vestibulaires
☐ Les glandes de Marcellin
☐ Les glandes de Bartholin
☐ Les glandes de Villemin
☐ Les glandes vulvaires
9. Après le 14e jour du cycle, le follicule de Graaf se rétracte, ses cellules se
chargent de graisse. Il change alors de nom ; citer ce nouveau nom.
.....................................................................................................................
.......
0. Le follicule joue un rôle hormonal essentiel pour la poursuite de la
grossesse. Au bout du 3e mois, la fonction hormonale de ce dernier est
progressivement remplacée par un autre élément gestatif. Parmi les
propositions suivantes, cocher celle qui désigne cet élément :
☐ Les villosités choriales
☐ La cavité amniotique
☐ La vésicule ombilicale
☐ Le placenta
☐ La folliculine
1. Citer les phénomènes principaux qui marquent la fin de l'activité génitale
de la femme à la ménopause.
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......
......................................................................................................................
......

Corrigés du cahier d'apprentissage


Chapitre 1. Introduction à l'anatomie du
corps humain
1. Annoter le schéma muet en page 254 et voir le schéma légendé en page
10.
2. Citer les différents niveaux structurels qui composent le corps humain.
• Le niveau chimique : atomes, molécules.
• Le niveau cellulaire : les molécules forment des organites et des
cellules spécifiques.
• Le niveau tissulaire : les cellules se complexifient et forment les tissus
(épithélial, conjonctif, musculaire, nerveux, etc.).
• Le niveau organique : les tissus vont former les organes (poumons,
cœur, foie, etc.).
• Le niveau des appareils et des systèmes : les organes travaillent
ensemble pour assurer une fonction spécifique (appareil
cardiovasculaire, système nerveux, appareil urinaire, appareil
digestif, etc.).
• Le niveau de l'organisme : c'est le corps humain dans son ensemble.
3. Parmi les propositions suivantes, cocher les éléments indispensables au
fonctionnement cellulaire :
L'oxygène
☐ Le gaz carbonique
☐ Les vitamines
L'eau
Les nutriments
☐ Le soleil
La thermorégulation
4. Définir les termes suivants :
• Biologie : science qui étudie la vie des êtres vivants.
• Anatomie : partie de la biologie qui étudie la structure et la
morphologie de l'homme ou des animaux.
• Physiologie : partie de la biologie qui est consacrée à l'étude du
fonctionnement des organes des êtres vivants.

Chapitre 2. La cellule
1. Quel nom donne-t-on aux éléments qui assurent le fonctionnement
cellulaire ?
Les organites.
2. Nommer la membrane qui entoure la cellule.
La membrane plasmique ou cytoplasmique.
3. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui correspondent aux
fonctions de la membrane qui entoure la cellule :
Barrière protectrice entre le milieu intra- et extracellulaire.
☐ Barrière protectrice contre les microbes.
☐ Mobilité des cellules.
Cohésion cellulaire par reconnaissance des cellules entre elles.
Reconnaissance des substances (hormones, enzymes, etc.) grâce à ses
récepteurs membranaires.
4. Redonner à chaque élément sa fonction en reliant la lettre et le chiffre
correspondant.
• A4. Ribosome : synthétiser les molécules de protéines.
• B5. Réticulum endoplasmique : stocker et distribuer les protéines.
• C2 Appareil de Golgi : récupérer les protéines sécrétées par les
ribosomes.
• D3 Mitochondries : fournir de l'énergie aux cellules.
• E6 Lysosome : détruire les substances envahissant la cellule.
• F1 Centrioles : diriger le sens de la division cellulaire.
5. Expliquer le rôle du noyau cellulaire.
Le noyau commande l'activité métabolique de la cellule. Il contient les
codes génétiques qui permettent la synthèse des protéines et de la
division cellulaire.
6. Définir les termes suivants :
• La mitose est la division des cellules somatiques (une cellule mère
donnant deux cellules filles).
• Gène : particule élémentaire d'un chromosome constitué d'acide
désoxyribonucléique (ADN) responsable de la transmission
héréditaire.
• Cytologie : science qui étudie le fonctionnement cellulaire.
• Cytoplasme : matière dont est constituée une cellule, à l'exception du
noyau.
Chapitre 3. Le système nerveux
1. Citer les différents systèmes qui composent le système nerveux.
• Le système nerveux central
• Le système nerveux périphérique
• Le système nerveux autonome ou végétatif
2. Citer les différentes parties composant l'encéphale.
• Le cerveau
• Le cervelet
• Le tronc cérébral
3. Citer les quatre lobes de chacun des hémisphères cérébraux.
• Le lobe frontal
• Le lobe pariétal
• Le lobe occipital
• Le lobe temporal
4. Expliquer le rôle du bulbe rachidien.
C'est un important centre réflexe autonome qui participe au maintien de
l'homéostasie.
5. Citer le nom des méninges qui protègent l'encéphale.
• La dure-mère
• L'arachnoïde
• La pie-mère
6. Nommer le liquide contenu dans les cavités du système nerveux.
Le liquide céphalo-rachidien (LCR).
7. Nommer la réaction automatique qui, d'un neurone afférent à un neurone
efférent, entraîne une réponse motrice.
C'est l'arc réflexe.
8. Nommer les cellules du tissu nerveux.
Les neurones.
9. Parmi les propositions suivantes, cocher celle ou celles qui se
rapporte(nt) à la cellule nerveuse.
☐ Plexus choroïde
Axone
☐ Épidural
☐ Thalamus
Dendrite
0. Concernant les nerfs, compléter les phrases suivantes :
• 12 paires de nerfs crâniens
• 31 paires de nerfs rachidiens
1. Citer les deux systèmes qui composent le système nerveux autonome.
• Le système nerveux sympathique
• Le système nerveux parasympathique
2. Citer à quel système nerveux autonome appartiennent les
neurotransmetteurs suivants :
• Acétylcholine : appartient au système parasympathique.
• Noradrénaline : appartient au système sympathique.
3. Définir les termes suivants :
• Efférent : qui amène hors d'un organe ou du centre vers la périphérie.
• Afférent : qui amène à un organe ou de la périphérie au centre.

Chapitre 4. Les os, les muscles, les


articulations
1. Annoter le schéma muet en page 257 et voir le schéma légendé en page
53.
2. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent au tissu
osseux :
☐ Ostéophile
Ostéoblaste
☐ Ostéomère
Ostéocyte
Ostéoclaste
3. La forme des os dépend de leur fonction dans l'organisme. Citer cinq
formes différentes d'os.
• Os long
• Os plat
• Os court
• Os pneumatique
• Os sésamoïdes
4. Grâce à quels éléments de l'os la croissance en épaisseur et en longueur
s'effectue-t-elle ?
• La croissance en épaisseur s'effectue grâce au périoste.
La croissance en longueur s'effectue grâce au cartilage de
conjugaison.
5. Annoter le schéma muet en page 259 et voir la figure 4.7 légendée en
page 58.
6. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent au
squelette axial :
La tête
La colonne vertébrale
La cage thoracique
7. Citer les vertèbres qui composent la colonne vertébrale et donner leur
nombre exact.
• 7 vertèbres cervicales
• 12 vertèbres thoraciques
• 5 vertèbres lombaires
• 5 vertèbres sacrées (formant le sacrum)
• 4 ou 5 vertèbres coccygiennes (formant le coccyx)
8. Associer les côtes de la cage thoracique avec le nombre de paires qui leur
correspond.
• 7 paires de vraies côtes
• 3 paires de fausses côtes
• 2 paires de côtes flottantes (non reliées au sternum)
9. Citer les os qui composent la ceinture scapulaire et la ceinture pelvienne.
• Ceinture scapulaire : l'omoplate et la clavicule
• Ceinture pelvienne : sacrum, coccyx et les deux os iliaques
0. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux os du
squelette de la main :
Os crochu
☐ Naviculaire
☐ Cuboïde
Scaphoïde
Pisiforme
Trapézoïde
1. Citer les trois parties qui composent le squelette du pied ainsi que le
nombre d'os qu'elles comportent.
• Le tarse (7 os)
• Le métatarse (5 os)
• Les orteils ou phalanges (14 os)
2. Citer les deux grandes catégories de muscles ainsi que leur mode de
fonctionnement, et donner l'exemple d'un muscle qui possède des
caractéristiques communes à ces deux catégories.
• Les muscles squelettiques ou muscles striés : leur fonctionnement est
sous le contrôle de la volonté.
• Les muscles viscéraux ou muscles lisse : leur fonctionnement n'est pas
sous le contrôle de la volonté.
• Le muscle cardiaque : c'est un muscle strié qui a un fonctionnement
automatique.
3. Citer quatre propriétés de la fibre musculaire striée.
• L'excitabilité
• La contractilité
• L'élasticité
• La tonicité
4. Citer cinq sortes de mouvements simples différents.
• Flexion
• Extension
• Rotation (interne, externe)
• Abduction
• Adduction
• Circumduction

Chapitre 5. Les organes des sens


1. Annoter le schéma muet en page 261 et voir la figure 5.2 légendée en
page 84.
2. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux
différentes couches de la peau.
☐ Le duoderme
L'épiderme
Le derme
☐ L'infraderme
L'hypoderme
☐ Le brachyderme
3. Nommer la substance contenue dans la couche cornée et qui donne à la
peau son caractère protecteur et isolant.
La kératine.
4. Citer la sécrétion des glandes sébacées et expliquer son rôle.
Les glandes sébacées sécrètent un liquide riche en corps gras, le sébum,
dont le rôle est de lubrifier les poils et d'empêcher le dessèchement de la
peau.
5. Par quelles glandes sont sécrétés la sueur et le cérumen ?
• La sueur est sécrétée par les glandes sudoripares.
• Le cérumen est sécrété par les glandes cérumineuses.
6. Citer les différents rôles de la peau.
• Un rôle protecteur
• Un rôle sécréteur et thermorégulateur
• Un rôle absorbant (gaz, corps gras, etc.)
• Un rôle sensoriel et tactile
• Un rôle dans la synthèse de la vitamine D
7. Annoter le schéma muet en page 262 et voir la figure légendée 5.7 en
page 91.
8. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent à
l'anatomie de l'œil :
☐ Choroïde
☐ Corpuscule de Pacini (peau)
☐ Saccule (oreille)
Macula ou fovéa
Sclérotique
9. Citer les trois milieux transparents du globe oculaire.
• L'humeur aqueuse
• Le cristallin
• Le corps vitré
0. Expliquer le rôle des larmes.
Les larmes sécrétées par les glandes lacrymales exercent un rôle protecteur
en humidifiant la cornée, évitant ainsi le risque d'ulcération.
1. Annoter le schéma muet en page 263 et voir la figure légendée 5.15 en
page 100.
2. Nommer les trois os qui se trouvent dans l'oreille moyenne et qui relient le
tympan à la fenêtre ovale.
Les osselets : le marteau, l'enclume et l'étrier.
3. Expliquer le rôle de la trompe auditive (trompe d'Eustache).
La trompe auditive dont l'orifice communique avec le rhinopharynx est
habituellement fermée ; elle ne s'ouvre que lors d'un bâillement, d'un
éternuement ou de la déglutition. Son rôle est d'équilibrer les pressions de
part et d'autre du tympan.
4. Citer les deux fonctions de l'oreille interne.
• L'audition
• L'équilibre
5. Annoter le schéma muet en page 264 et voir figure légendée 5.19 en page
106.
6. Nommer l'endroit où se trouvent les récepteurs de l'olfaction.
Les récepteurs de l'olfaction se trouvent dans la muqueuse pituitaire des
fosses nasales.
7. Concernant les odeurs, à quoi se rapportent les termes suivants :
• Odeur hircinienne : sueur
• Odeur alliacée : ail, chlore, iode
• Odeur empyreumatique : brûlé, café, goudron
• Odeur éthérée : vin, chloroforme, fruits
• Odeur aromatique : camphre, menthol, amande
• Odeur balsamique : vanille, violette
8. Nommer les deux sortes de papilles qui contiennent les bourgeons du goût
dans la muqueuse de la langue.
• Les papilles caliciformes
• Les papilles fongiformes

Chapitre 6. Le tissu sanguin – Le système


immunitaire
1. Expliquer le rôle du sang dans l'homéostasie.
• Il transporte l'oxygène et les nutriments aux cellules.
• Il évacue les déchets du métabolisme cellulaire.
• Il protège l'organisme.
• Il participe au maintien de l'équilibre hydroélectrolytique.
2. Nommer les composants du tissu sanguin.
• Le plasma
• Les globules rouges (érythrocytes ou hématies)
• Les globules blancs (leucocytes)
• Les plaquettes (thrombocytes)
3. Définir l'érythropoïèse.
L'érythropoïèse est l'ensemble des phénomènes aboutissant à la
formation des globules rouges (moelle osseuse).
4. Citer les deux groupes de globules blancs en fonction de leur cytoplasme.
• Les granulocytes : polynucléaires neutrophiles, basophiles et
éosinophiles.
• Les agranulocytes : monocytes et leucocytes.
5. Nommer le mécanisme par lequel certains globules blancs sont capables
de traverser la paroi des vaisseaux sanguins pour aller dans les tissus.
La diapédèse.
6. Nommer le mécanisme d'adhésion et d'agrégation des plaquettes qui se
produit lorsqu'un vaisseau sanguin est lésé.
Le clou plaquettaire.
7. Définir les termes suivants :
• Phagocytose : processus par lequel certains globules blancs englobent
et digèrent les corps étrangers.
• Hémostase : ensemble des phénomènes physiologiques qui aboutissent
à l'arrêt d'une hémorragie.
8. Citer les organes ou lieux du corps humain dans lesquels sont stockées
les cellules immuno-compétentes.
• Les amygdales
• Le thymus
• La rate
• Les ganglions lymphatiques
• Les plaques de Peyer (paroi abdominale)
• La moelle rouge des os
• La grande veine lymphatique
• Le canal thoracique
9. Parmi les propositions suivantes, classer dans le tableau ci-dessous celles
qui appartiennent à l'immunité humorale et celles qui appartiennent à
l'immunité cellulaire.
Propositions : Lymphocytes B – Lymphocytes T – Plasmocytes –
Macrophages – Cytokine

Immunité humorale Immunité cellulaire

Lymphocytes B Lymphocytes T
Plasmocytes Cytokine
Macrophage

Chapitre 7. L'appareil cardiovasculaire


1. Annoter le schéma muet en page 266 et voir figure légendée 7.3 en page
140.
2. À partir des différents éléments du cœur ci-dessous, recomposer le trajet
suivi par le sang dans la petite circulation :
Veines cave inférieure et supérieure – Aorte – Veines pulmonaires –
Artère pulmonaire – Ventricule droit – Ventricule gauche – Oreillette droite
– Oreillette gauche – Poumons.
Petite circulation : Veines caves inférieure et supérieure → Oreillette
droite → Ventricule droit → Artère pulmonaire → Poumons → Veines
pulmonaires
3. Nommer les trois tuniques du muscle cardiaque (myocarde).
• Endocarde
• Péricarde fibreux
• Péricarde séreux
4. Replacer les valves cardiaques suivantes dans leurs emplacements
anatomiques.
• Valves mitrales : entre l'oreillette et le ventricule gauche
• Valves sigmoïdes aortiques : entre le ventricule gauche et l'aorte
• Valves tricuspides : entre l'oreillette et le ventricule droit
• Valves sigmoïdes pulmonaires : entre le ventricule droit et l'artère
pulmonaire
5. Citer les deux temps de la révolution cardiaque.
• La systole
• La diastole
6. Placer les éléments du tissu nodal dans l'ordre anatomique : Fibres de
Purkinje – Nœud auriculo-ventriculaire – Nœud sinusal – Faisceau de
His.
Nœud sinusal → Nœud auriculo-ventriculaire → Faisceau de His →
Fibres de Purkinje.
7. Nommer les organes et/ou les endroits du corps humain qui sont irrigués
par les artères suivantes :
• L'artère coronaire : le cœur
• L'artère occipitale : l'occiput
• L'artère splénique : la rate
• L'artère poplitée : le genou
• L'artère péronière : la jambe
• L'artère dorsale du métatarse : le pied
8. Au niveau de quelles artères peut-on mesurer les pulsations cardiaques ?
• L'artère temporale
• L'artère carotide
• L'artère brachiale
• L'artère radiale (la plus employée)
• L'artère fémorale
9. Nommer le liquide qui circule dans les vaisseaux lymphatiques et
expliquer son origine.
La lymphe : c'est le résultat de la transsudation, à partir des capillaires,
du plasma et des globules blancs.
0. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui correspondent à une
pression artérielle normale pour un adulte :
☐ 120/50 mmHg
120/60 mmHg
140/80 mmHg
☐ 140/100 mmHg

Chapitre 8. L'appareil respiratoire


1. Annoter le schéma muet en page 268 et voir figure légendée 8.1 en page
159.
2. Expliquer les différentes fonctions du nez.
• Il réchauffe, humidifie l'air inspiré.
• Il filtre l'air inspiré et le débarrasse des poussières et des corps
étrangers.
• Il reçoit les stimuli olfactifs.
• Il forme une caisse de résonance qui participe à la phonation.
3. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent au
larynx :
☐ Le buccopharynx
Le nasopharynx
L'oropharynx
☐ Le brachypharynx
Le laryngopharynx
4. Expliquer les trois rôles du pharynx.
• Il assure le lien aérien entre le pharynx et la trachée.
• Il dirige la nourriture vers l'œsophage en fermant l'épiglotte.
• Il participe à la phonation.
5. Dans quelle partie du corps humain trouve-t-on l'os hyoïde et le cartilage
cricoïde ? Cocher la bonne réponse.
☐ Le pharynx
Le larynx
☐ La thyroïde
☐ La parathyroïde
6. Citer les éléments qui tapissent intérieurement la trachée et expliquer leur
rôle.
La trachée est tapissée intérieurement d'une muqueuse à cils vibratiles et
de glandes à mucus. Leur rôle est de repousser les poussières vers le haut
de la trachée et d'agglomérer les corps étrangers et les impuretés.
7. Nommer l'endroit où s'effectuent les échanges gazeux (entre l'air et les
capillaires sanguins) dans l'arbre bronchique. Cocher la bonne réponse :
☐ Les bronches souches
☐ Les bronches lobaires
☐ Les bronches segmentaires
☐ Les bronchioles
Les alvéoles
8. Cocher le chiffre correspondant à une fréquence respiratoire normale
pour un adulte :
☐ 10 à 12 cycles par minute
☐ 12 à 14 cycles par minute
☐ 12 à 16 cycles par minute
12 à 20 cycles par minute
☐ 16 à 24 cycles par minute
9. Citer les deux temps de la ventilation pulmonaire.
• L'inspiration
• L'expiration
0. Expliquer de quelle manière les gaz respiratoires sont transportés dans
l'organisme.
La plus grande partie des gaz respiratoires est transportée vers les tissus
et les cellules par l'hémoglobine des globules rouges.
Une petite partie des gaz est dissoute dans le plasma
1. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui sont exactes :
Les mouvements respiratoires sont sous la dépendance de la teneur du
sang en oxygène.
☐ La PaO2 est la pression alvéolaire en oxygène.
Le rythme respiratoire est accéléré en cas de PaCO2 élevé et de PaO2
basse.
☐ Le rythme respiratoire est ralenti en cas de PaO2 basse.
La respiration est interrompue au cours de la déglutition.
La respiration est interrompue en cas de vomissement.

Chapitre 9. L'appareil digestif


1. Annoter le schéma muet en page 270 et voir figure légendée 9.1 en page
178.
2. Expliquer le rôle principal de l'appareil digestif.
L'appareil digestif va transformer la nourriture en éléments assimilables
et nécessaires au fonctionnement des cellules de l'organisme.
3. Mettre en lien les différentes dents et leurs fonctions :
Les incisives au bord tranchant coupent (A3).
Les canines en forme de croc déchirent et percent (B1).
Les prémolaires et les molaires aux couronnes larges écrasent et broient
(C2 et D2).
4. Citer combien de dents comprennent la dentition temporaire et la
dentition définitive.
• La dentition temporaire comprend 20 dents.
• La dentition définitive comprend 32 dents.
5. Expliquer le terme « bol alimentaire ».
Le bol alimentaire désigne les aliments qui ont été mélangés avec la
salive et transformés en une masse compacte.
6. Nommer les trois paires de glandes salivaires.
• Les glandes parotides.
• Les glandes sous-maxillaires.
• Les glandes sublinguales.
7. Parmi les propositions suivantes, cocher celle ou celles qui concerne(nt)
le volume de salive sécrété par 24 heures.
☐ de 500 à 600 ml
☐ de 600 à 800 ml
de 800 à 1000 ml
☐ de 800 à 1500 ml
8. Parmi les propositions suivantes concernant la salive, cocher celles qui
sont vraies :
☐ La production de salive est sous le contrôle de la volonté.
La salive nettoie la bouche.
☐ La salive est un élément chimique qui masque le goût de certains
aliments.
La salive contient une enzyme qui amorce la dégradation des féculents.
La salive contient des substances bactéricides.
9. Nommer l'élément sécrété par l'œsophage et nommer le phénomène qui
propulse les aliments dans l'estomac.
• La muqueuse de l'œsophage sécrète du mucus.
• Les aliments sont propulsés dans l'estomac grâce aux mouvements
péristaltiques.
0. Énumérer les différents segments composant l'estomac.
• Le cardia
• La grosse tubérosité ou fundus
• Le corps de l'estomac
• Le pylore
1. Citer les différentes substances sécrétées par les cellules de la paroi
interne de l'estomac.
• Glandes gastriques : suc gastrique
• Cellules pariétales : acide chlorhydrique
• Cellules principales : pepsinogène
• Cellules endocrines gastriques : gastrine, histamine, endorphine,
sérotonine, somatostatine
2. Dans quelle partie du tube digestif les aliments vont-ils être préparés en
vue d'être assimilés dans l'organisme ?
Dans l'intestin grêle.
3. Citer les éléments anatomiques qui relient le cæcum à l'anus (cadre
colique).
• Le côlon ascendant
• Le côlon transverse
• Le côlon descendant
• Le côlon sigmoïde (ou pelvien)
• Le rectum (ampoule rectale et canal anal).
4. Parmi les propositions suivantes, cocher celle qui désigne la séreuse qui
entoure tous les organes digestifs :
☐ La plèvre
☐ La séreuse abdominale
☐ La vaginale
Le péritoine
5. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux
principales fonctions du foie :
Fabrication de sels destinés à émulsionner les graisses.
☐ Sécrétion de glucagon pour augmenter la glycémie.
Fabrication de certains facteurs de coagulation (prothrombine,
fibrinogène, etc.).
Phagocytose des globules rouges et des globules blancs en fin de vie.
☐ Transformation du glycogène en acides aminés.
Transformation du glycogène en glucose.
Dégradation des produits chimiques et toxiques.
6. Expliquer le rôle de la vésicule biliaire.
Stocker la bile qui n'est pas nécessaire à la digestion.
7. Citer les deux principales hormones sécrétées par les îlots de Langerhans
et expliquer leur rôle.
• L'insuline : c'est une hormone hypoglycémiante.
• Le glucagon : c'est une hormone hyperglycémiante.
8. Citer les pertes hydriques qui doivent être compensées par un apport
hydrique journalier.
• Les pertes urinaires
• Les pertes fécales (selles) : plus importantes en cas de diarrhées
• Les pertes sudorales (sueur) : plus importantes en cas d'efforts
physiques
• Les pertes liées à la respiration (perspiration)
9. Expliquer le rôle des sucs intestinaux.
Ils assurent la phase ultime de la dégradation des aliments ingérés et leur
absorption par l'organisme.

Chapitre 10. Le système endocrinien


1. Nommer de quelle manière le système endocrinien transmet ses messages
aux autres appareils ou système.
Grâce aux hormones.
2. Compléter les phrases suivantes :
Lorsqu'une glande déverse le produit de sa sécrétion directement dans le
sang, on dit que c'est une glande endocrine.
Lorsqu'une glande déverse le produit de la sécrétion par l'intermédiaire
d'un canal à l'extérieur de l'organisme, on dit que c'est une glande
exocrine.
Une glande qui possède les deux caractéristiques précédemment citées
est une glande mixte.
3. Citer quatre glandes du système endocrinien qui fonctionnent, en partie
ou en totalité, de manière autonome.
• La thyroïde
• La parathyroïde
• Les surrénales
• Le pancréas
4. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui concernent les
fonctions coordonnées ou régulées par le système endocrinien :
La croissance et le développement
☐ Le développement et la croissance de l'encéphale
La thermorégulation
☐ La diurèse
L'équilibre hydroélectrolytique
5. L'hypophyse possède un lobe antérieur (antéhypophyse) et un lobe
postérieur (posthypophyse) qui sécrètent des hormones qui agissent sur
des organes cibles pour stimuler leur propre sécrétion. À partir des
propositions suivantes, compléter le tableau ci-dessous (utiliser les
abréviations) :
Hormone antidiurétique (ADH)
Hormone thyréostimulante (TSH)
Hormone adrénocorticotrope (ACTH)
Ocytocine
Hormone folliculostimulante (FSH)
Hormone lutéinisante (LH)
Hormone somatotrope (STH)
6. À partir des propositions d'hormones suivantes, dire à quel organe
endocrinien elles se rapportent :
• La thyroxine : la thyroïde
• La calcitonine : la thyroïde
• La cortisone : la surrénale (corticosurrénales)
• L'aldostérone : la surrénale (corticosurrénales)
• L'adrénaline : la surrénale (médullosurrénales)
• Les œstrogènes : les ovaires
• La testostérone : les testicules

Chapitre 11. L'appareil urinaire


1. Annoter le schéma muet en page 274 et voir figure légendée 11.1 en page
216.
2. Répondre par vrai ou faux aux propositions suivantes :

Propositions Vrai Faux

Les reins sont des organes intrapéritonéaux X


Les reins sont des organes extrapéritonéaux X
La partie centrale des reins est la substance médullaire X
La partie périphérique des reins est la substance centrale X
Chaque rein contient un million de néphrons X

3. Citer les différentes parties constitutives du néphron.


• Le glomérule de Malpighi (capillaires artériels)
• La capsule de Bowman
• Le tube contourné proximal
• L'anse de Henlé
• Le tube contourné distal
• Le tube collecteur de Bellini
4. Classer les éléments suivants dans l'ordre anatomique où ils se trouvent
dans l'appareil urinaire.
La vessie – le bassinet – les petits calices – l'urètre – les grands calices –
les uretères – le méat urinaire
Petits calices → grands calices → bassinet → uretères → vessie →
urètre → méat urinaire
(ou dans l'ordre inverse)
5. Parmi les propositions suivantes, cocher celle qui se rapporte aux fibres
musculaires de la vessie :
☐ Musculor
☐ Vésicor
Détrusor
☐ Cystusor
6. Cocher les affirmations qui sont justes :
☐ L'urine est de couleur jaune foncé.
La diurèse est d'environ 1 500 ml pour un adulte.
☐ L'urine est composée de 85 % d'eau.
Pour 190 litres d'eau filtrée, 189 litres sont réabsorbés.
Le glucose est entièrement réabsorbé.
L'urine est stérile.
7. Citer deux sécrétions rénales dont l'une participe au maintien de la
pression artérielle et l'autre à la fabrication des globules rouges.
La rénine et l'érythropoïétine.
8. Citer trois anomalies concernant le volume urinaire.
• L'anurie
• L'oligurie
• La polyurie
9. Définir les termes suivants :
• Nycturie : envie d'uriner la nuit
• Hématurie : présence de sang dans les urines
• Glycosurie : présence (ou taux) de sucre dans les urines
• Pyurie : présence de pus dans les urines

Chapitre 12. L'appareil génital masculin


1. Annoter le schéma muet en page 276 et voir figure légendée 12.1 en page
229.
2. Expliquer le rôle de l'appareil génital masculin.
C'est l'organe de la reproduction. Il assure la production, le transport et la
nutrition des spermatozoïdes dans les voies génitales masculines et leur
expulsion dans les voies génitales féminines lors de la copulation.
3. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui correspondent aux
glandes annexes de l'appareil génital masculin (glandes exocrines) :
☐ Les vésicules germinales
Les glandes de Cowper
La prostate
☐ Les glandes vésicales
☐ Les glandes séminales
4. Nommer la sécrétion endocrine du testicule.
La testostérone.
5. Définir les termes suivants :
• Monorchidie : absence d'un testicule
• Anorchidie : absence des deux testicules
6. Nommer les deux muscles qui assurent la mobilité scrotale.
Le dartos et le crémaster.
7. À partir des éléments ci-dessous, recomposer le trajet suivi par les
spermatozoïdes des testicules au méat urétral :
Ampoule du déférent – urètre – canal déférent – épididyme – canal
éjaculateur.
(Testicule) → Épididyme → Canal déférent → Ampoule du déférent →
Canal éjaculateur → Urètre → (méat urétral)
8. Donner en pourcentage la composition du sperme.
• Spermatozoïdes : 10 %
• Sécrétions des glandes annexes (vésicule séminale, prostate, glandes
de Cowper) : 90 %.
9. Citer les trois parties constituant le spermatozoïde.
• La tête
• La pièce intermédiaire
• Le flagelle
0. Parmi les propositions suivantes, cocher celles qui se rapportent aux
actions somatiques de la testostérone :
Elle agit sur la spermatogenèse.
☐ Elle agit sur la régulation du rythme cardiaque.
Elle agit sur le développement des organes génitaux.
☐ Elle agit sur le métabolisme des glucides.
Elle agit sur la libido.
Elle agit sur le timbre de la voix.

Chapitre 13. L'appareil génital féminin


1. Annoter le schéma muet en page 278 et voir figure légendée 13.1 en page
242.
2. Indiquer le trajet suivi par l'ovule de son éjection jusqu'à l'utérus.
Ovaire → Pavillon de la trompe utérine → Trompe utérine → Utérus
3. L'ovaire contient 200 000 à 300 000 cellules sexuelles (ovocytes) mais
seulement un petit nombre d'entre elles arrivera à maturité. Parmi les
propositions suivantes, cocher le nombre d'ovocytes qui arriveront à
maturité :
☐ 100 à 200
200 à 300
☐ 300 à 400
☐ 400 à 500
☐ 500 à 600
4. À l'intérieur de l'ovaire, les ovocytes sont entourés de cellules à fonctions
nourricières et endocrines : les follicules. Citer les trois sortes de
follicules ovariens.
• Les follicules primaires
• Les follicules en voie de croissance (follicules pleins)
• Les follicules adultes ou follicules de Graaf (il en existe qu'un seul à
ce stade)
5. Lorsque l'ovocyte arrive à maturité dans le follicule de Graaf, ce dernier
se rompt et libère l'ovule. Parmi les propositions suivantes, cocher celle
qui désigne ce phénomène :
☐ La libération
☐ L'expulsion
☐ L'ovocytation
L'ovulation
☐ L'ovultion
6. Citer les trois parties constituant l'utérus et nommer le muscle utérin.
• Le corps
• L'isthme
• Le col
Le muscle utérin est le myomètre.
7. À l'état normal, l'utérus est incliné vers l'avant. Parmi les propositions
suivantes, cocher celle qui décrit cette inclinaison :
☐ L'antéflexion
☐ L'inversion
L'antéversion
☐ La rétroversion
☐ La rétroflexion
8. Deux glandes sont annexées à la vulve. Parmi les propositions suivantes,
cocher celle qui désigne ces glandes :
☐ Les glandes vestibulaires
☐ Les glandes de Marcellin
Les glandes de Bartholin
☐ Les glandes de Villemin
☐ Les glandes vulvaires
9. Après le 14e jour du cycle, le follicule de Graaf se rétracte, ses cellules se
chargent de graisse. Il change alors de nom ; citer ce nouveau nom.
Le corps jaune.
0. Le follicule joue un rôle un rôle hormonal essentiel pour la poursuite de la
grossesse. Au bout du 3e mois, la fonction hormonale de ce dernier est
progressivement remplacée par un autre élément gestatif. Parmi les
propositions suivantes, cocher celle qui désigne cet élément :
☐ Les villosités choriales
☐ La cavité amniotique
☐ La vésicule ombilicale
Le placenta
☐ La folliculine
1. Citer les phénomènes principaux qui marquent la fin de l'activité génitale
de la femme à la ménopause.
• La régression des caractères sexuels secondaires
• La disparition du cycle menstruel
• La cessation de l'activité externe de l'ovaire
• La disparition de la fonction reproductrice
Lexique
Abcès : c'est une accumulation de pus après nécrose dans une cavité
nouvellement formée.
Accommodation : modification spontanée de l'œil, lui permettant de
percevoir avec netteté des objets situés à des distances différentes.
Acides aminés : éléments constitutifs des protéines. Ils sont créés par
l'organisme ou apportés par l'alimentation.
Acidose : trouble de l'équilibre acido-basique avec prédominance de
l'acidité résultant de la formation excessive ou d'une élimination
insuffisante d'acide, ou encore d'une perte excessive de base.
Acné : maladie de la peau ayant pour origine une affection des glandes
sébacées ou pilo-sébacées. Le plus souvent localisée au visage, au dos et
à la partie supérieure du thorax.
Acuité : qualité de la perception sensorielle (acuités visuelle, auditive,
tactile).
Afférent : qui amène à un organe, ou de la périphérie vers le centre.
Agglutination : groupement de petits amas de cellules ou de micro-
organismes porteurs d'un antigène, en suspension dans un liquide,
lorsqu'ils sont en présence de l'antigène correspondant.
Albinisme : état caractérisé par une absence totale congénitale ou
héréditaire de mélanine dans la peau, les cheveux et les yeux. Les gens
qui en sont atteints sont appelés « albinos ».
Alcalin : qui a les propriétés d'un alcali (base), notamment un pH > 7.
L'alcalinisation d'un liquide consiste à le rendre alcalin.
Alcalose : trouble de l'équilibre acido-basique avec prédominance de
l'alcalinité résultant d'une rétention de base consécutive à un apport
excessif avec excrétion insuffisante, ou encore d'une perte excessive
d'acide.
Ammoniaque : solution du gaz ammoniac dans l'eau. C'est une base faible,
d'odeur très piquante, toxique, irritant les muqueuses. On l'emploie
comme réactif et comme détersif.
Amphiarthrose : articulation semi-mobile dont les surfaces osseuses sont
unies par du tissu fibro-cartilagineux et par des ligaments périphériques
(vertèbres).
Amylase : l'amylase salivaire est une enzyme qui dégrade l'amidon et les
chaînes de glucose en chaînes plus courtes.
Anabolisme : assimilation des matériaux nutritifs et leur transformation en
tissus vivants. C'est la première phase du métabolisme (voir ce mot). Le
terme d'anabolisme est réservé aux opérations de construction et de
synthèse.
Anaphylaxie : réaction violente d'hypersensibilité se développant après
l'ingestion d'une substance antigénique, ou lors de la réinjection de cette
substance. Adjectif : anaphylactique.
Anastomose : communication naturelle ou chirurgicale entre deux
conduits. Adjectif : anastomosé.
Anatomie : science qui étudie la structure et la morphologie de l'homme ou
des animaux. Le spécialiste est l'anatomiste.
Anatoxine : substance préparée à partir de la toxine d'un micro-organisme
qui a perdu son pouvoir toxique mais conservé son pouvoir immunisant,
et utilisée comme vaccin.
Androgène : hormones stéroïdes mâles qui favorisent le développement
des organes génitaux externes, la formation du sperme et l'apparition des
caractères sexuels secondaires de l'homme.
Anémie : diminution du nombre des globules rouges circulant dans le sang
au-dessous des valeurs normales et/ou de leur contenu en hémoglobine.
Anoxémie : diminution de la quantité d'oxygène transportée par le sang
artériel, se traduisant par une diminution de l'apport d'oxygène aux tissus
et aux viscères.
Anoxie : diminution de la quantité d'oxygène apporté aux cellules et donc
aux tissus.
Antagoniste : se dit de toute substance, organe ou phénomène dont l'action
est contraire à un(e) autre substance, organe ou phénomène. Contraire
d'agoniste.
Antéflexion : flexion en avant. Adjectif : antéfléchi.
Antéversion : inclinaison en avant de l'axe vertical d'un organe, sans
flexion. Adjectif : antéversé.
Anticorps : substance naturelle ou produite dans l'organisme sous l'action
d'un antigène et qui possède la propriété de réagir spécifiquement avec
l'antigène correspondant.
Antigènes : substance qui, introduite dans l'organisme, provoque la
formation d'un anticorps spécifique.
Aphasie : pathologie du système nerveux central, due à une lésion d'une
aire cérébrale. Ce terme a été créé pour la première fois par Armand
Trousseau en 1864. Depuis cette époque, le mot a pris du sens, en
désignant un trouble du langage affectant l'expression ou la
compréhension du langage parlé ou écrit survenant en dehors de tout
déficit sensoriel ou de dysfonctionnement de l'appareil phonatoire.
Aphonie : perte de la voix provoquée par une paralysie, une lésion ou une
inhibition des organes de la phonation.
Aplasie : arrêt ou insuffisance de développement d'un tissu ou d'un organe.
Adjectif : aplasique.
Apnée : arrêt temporaire de la respiration.
Aponévrose : désigne toute membrane constituée de fibres conjonctives
denses qui enveloppe un muscle, ou qui sert d'insertion pour un muscle
plat (aponévrose d'insertion).
Appendiculaire : dérivé du mot « appendice » qui signifie partie ajoutée à
quelque chose.
Arthrologie : partie de l'anatomie qui traite des articulations.
Aspermie : absence d'éjaculat (ou volume d'éjaculat 0,5 ml).
Asthénospermie : présence de spermatozoïdes peu mobiles dans l'éjaculat.
Atome : plus petite particule d'un corps simple.
Atrophie : réduction de poids ou de volume d'une cellule, d'un tissu ou d'un
organe. Adjectifs : atrophié, atrophique.
Audition : action d'entendre et de percevoir des sons.
Azoospermie : diminution du nombre des spermatozoïdes dans l'éjaculat.
Basophilie : affinité d'une cellule ou d'un tissu pour les colorants basiques.
Biconvexe : qui présente deux surfaces convexes (arrondie en dehors)
opposées (lentille biconvexe). Inverse de biconcave.
Biologie : science de la vie ou étude des êtres vivants, des plantes et des
animaux. On distingue la biologie générale, la biologie animale, et la
biologie végétale.
Biopsie : c'est le prélèvement d'une petite partie d'un tissu ou d'un organe
afin d'en effectuer l'examen.
Bradycardie : ralentissement du rythme cardiaque au-dessous de 60
battements par minute (60 bpm).
Bradypnée : respiration anormalement lente.
Cal : tissu de régénération osseuse qui soude les deux fragments d'un os
fracturé.
Caliciforme : en forme de coupe (de calice).
Calorie : égale à 4,1855 joules, permet de mesurer la valeur énergétique
des aliments. Abréviation : Cal. Adjectifs : calorique, calorigène.
Capsule articulaire : manchon fibreux maintenant en contact les surfaces
articulaires.
Carotène : pigment de couleur orangée présent dans de nombreux végétaux
et qui constitue le précurseur de la vitamine A.
Cartilage : variété de tissu conjonctif caractérisée par une substance
fondamentale compacte, transparente, élastique et résistante. Il ne
contient ni vaisseaux, ni nerfs (cartilage articulaire, auriculaire, costal,
hyalin, etc.).
Cartilage de conjugaison : bande transversale de tissu cartilagineux
réunissant la diaphyse, l'épiphyse d'un os long, et au niveau de laquelle
s'effectue la croissance en longueur de l'os. Synonyme : cartilage
diaphyso-épiphysaire.
Catabolisme : ensemble des réactions de dégradation des composés
organiques qui ont lieu chez les êtres vivants au cours du métabolisme.
Elles libèrent de l'énergie sous forme de chaleur et servent à diverses
activités physiologiques, en éliminant les déchets inutiles.
Cataracte : opacité du cristallin se traduisant par une diminution de l'acuité
visuelle. Le traitement passe par une extraction du cristallin.
Cécité : les personnes qui en souffrent sont privées de la vue. Synonyme :
aveugle.
Cérébelleux : qui se rapporte au cervelet.
Cérumen : matière épaisse et jaunâtre sécrétée par les glandes sébacées du
conduit auditif externe. Adjectifs : cérumineux, cérumineuse.
Chiasma : c'est une structure anatomique formée par l'entrecroisement de
chromatides ou de fibres (chiasma optique).
Choanes : orifices postérieurs des fosses nasales qui s'ouvrent dans le
rhinopharynx.
Choroïde : membrane du globe oculaire, entre la sclérotique et la rétine,
très vascularisée qui assure la nutrition de la rétine.
Chromatide : chacune des deux parties résultant de la division
longitudinale d'un chromosome au cours de la mitose ou de la méiose, et
qui se séparent ensuite pour donner naissance aux chromosomes fils.
Chromatine : substance basophile présente dans le noyau de toutes les
cellules, de forme granuleuse. Elle est essentiellement constituée d'acide
désoxyribonucléique et de protéine. C'est le lieu de stockage de notre
patrimoine héréditaire.
Chromosome : élément essentiel du noyau cellulaire. Le nombre des
chromosomes est fixe dans chaque espèce animale ou végétale. Chez
l'homme, on compte 46 chromosomes (23 paires). Les chromosomes
sont essentiellement constitués d'acide désoxyribonucléique (ADN) ; ils
sont les supports des gènes, facteurs déterminants de l'hérédité.
Chyle : transformation des aliments dans l'intestin. Il se présente sous la
forme d'un liquide blanchâtre qui sera réabsorbé au niveau des vaisseaux
lymphatiques de l'intestin grêle. Adjectif : chyleux.
Chyme : masse que forme le bol alimentaire lorsqu'il passe de l'estomac
dans le duodénum. Adjectif : chymeux.
Circoncision : excision totale ou partielle du prépuce (traitement d'un
phimosis, pratique religieuse). Synonyme : posthectomie.
Circonvolution : portion de la surface d'un hémisphère cérébral qui est
limitée par des sillons secondaires.
Collagène : élément protéique groupé en faisceaux et formant les fibres
collagènes des tissus de soutien (tissu conjonctif, os, tendons, etc.).
Compliance : facilité avec laquelle se fait la distension des poumons lors
de l'inspiration.
Conjonctivite : toute forme inflammatoire de la conjonctive (microbe,
allergie, corps étrangers, etc.).
Copulation : rapprochement intime des organes sexuels des deux sexes
dans le but d'introduire les spermatozoïdes dans les organes génitaux
féminins. Synonyme : coït.
Coronaire : disposé en couronne (se dit surtout de vaisseaux : vaisseaux
coronaires). Vaisseaux nourriciers du cœur.
Corpuscule : organe globuleux de petite taille.
Cortex : mot latin signifiant écorce et qui désigne la partie externe d'un
organe.
Cortical(e) : qui se rapporte à un cortex (surface d'un organe).
Cyanogène : qui produit une cyanose (coloration bleue de la peau due à
une mauvaise oxygénation).
Cyanose : c'est l'apparition d'une coloration bleuâtre de la peau due à un
trouble de l'hématose (mauvaise oxygénation des tissus). Adjectif :
cyanosé.
Cyphose : déviation de la colonne vertébrale caractérisée par une convexité
postérieure.
Cytokine : nom d'ensemble d'un grand nombre de substances libérées en
réponse à des stimuli et dont l'action s'exerce sur des cellules cibles
porteuses de récepteurs spécifiques.
Cytologie : science qui étudie la cellule normale ou pathologique.
Cytoplasme : matière dont est constituée une cellule, à l'exception du
noyau.
Cytosol : liquide visqueux, semi-transparent, dans lequel les éléments du
cytoplasme baignent.
Cytotoxine : anticorps ou toxine qui attaque certaines catégories de cellules
de manière spécifique. Adjectif : cytotoxique.
Décalcification : diminution de la teneur en calcium de l'organisme,
particulièrement au niveau des os et des dents.
Déglutition : acte d'avaler le bol alimentaire, un liquide ou de la salive.
Denture : c'est l'ensemble des dents portées par un homme ou un animal à
un âge donné.
Desquamation : élimination des couches superficielles de la peau. Les
lames épidermiques ainsi formées s'appellent des squames. Synonyme :
exfoliation.
Diabète : maladie chronique due à une carence ou à un défaut d'utilisation
de l'insuline, une hormone produite par le pancréas. Cette carence ou ce
défaut entraîne une augmentation du taux de sucre dans le sang
(hyperglycémie).
Diapédèse : passage de globules sanguins, notamment les leucocytes, dans
les tissus, à travers les parois intactes des capillaires.
Diarthrose : articulation mobile qui permet des mouvements simples ou
complexes. Elle comprend une cavité articulaire ; elle est revêtue d'un
cartilage lisse et d'une membrane synoviale. L'union des pièces osseuses
est assurée par une capsule articulaire.
Diastole : phase de relâchement du cœur, pendant laquelle le sang le
remplit progressivement.
Discriminative : vient de discriminer, établir une différence, une
distinction entre des individus ou des choses.
Diurèse : excrétion urinaire sur une période donnée (habituellement sur 24
heures). La diurèse permet de quantifier les urines émises.
Dyspnée : difficulté à respirer s'accompagnant d'une gêne respiratoire.
Effecteur : se dit d'un organe qui exerce une action ou une activité en
réponse à une stimulation nerveuse.
Efférent : qui amène hors d'un organe, ou du centre vers la périphérie.
Électrocardiogramme : tracé obtenu à l'aide d'un électrocardiographe et
représentant l'enregistrement des courants d'action produits par l'activité
du cœur. Abréviation : ECG.
Emphysème pulmonaire : dilatation des alvéoles pulmonaires.
Émulsifiant : qui peut provoquer la formation d'une émulsion ou la rendre
stable. Une émulsion est la dispersion d'un liquide insoluble dans un
autre liquide (souvent un liquide huileux).
Émulsionner : disperser aussi finement que possible un liquide dans un
milieu où il est insoluble afin d'obtenir une émulsion.
Endocytose : mécanisme de transport actif qui permet l'entrée de grosses
particules et des macromolécules dans la cellule.
Endolymphe : liquide qui remplit les cavités du labyrinthe membraneux et
du canal cochléaire.
Endorphine : peptide qui possède des caractéristiques analgésiques.
Enrouement : altération du timbre de la voix qui est voilée, sourde ou
rauque due à une affection du larynx (le plus souvent une laryngite).
Enzyme : substance de nature protéinique qui a pour fonction d'accélérer
(catalyser) les réactions chimiques organiques. Il existe un grand nombre
d'enzymes spécifiques qui jouent un rôle important dans les processus
physiologiques (digestion, conduction nerveuse, synthèse d'hormones,
etc.). Adjectif : enzymatique.
Éosinophilie : affinité d'une cellule ou d'un tissu pour les colorants à base
d'éosine.
Épisiotomie : incision chirurgicale du périnée en partant de la vulve afin de
faciliter l'expulsion du fœtus, lors de l'accouchement.
Épithélium : tissu de revêtement constitué de cellules juxtaposées,
disposées en une ou plusieurs couches. C'est le tissu qui recouvre la
surface externe des muqueuses et des cavités internes de l'organisme.
Équilibre : terme désignant l'état d'un corps qui reste au repos, bien qu'il
soit soumis à des forces qui s'opposent.
Érection : augmentation de volume et durcissement des organes ou tissus
érectiles (verge, clitoris, mamelon) dus à une importante vasodilatation.
Érythropoïèse : formation des érythrocytes (globules rouges) dans la
moelle osseuse. Adjectif : érythropoïétique.
Eupnée : respiration sans effort avec une fréquence respiratoire normale.
Excrétion : élimination des déchets de l'organisme par les voies naturelles,
et également, le déversement d'un produit de sécrétion par les canaux
excréteurs (excréta).
Exocytose : mécanisme de transport actif de la membrane plasmique
permettant le passage de substances de l'intérieur vers l'extérieur de la
cellule.
Exophtalmie : saillie du globe oculaire hors de son orbite.
Extéroceptif(tive) : qui provient de stimuli venant de l'extérieur.
Extrapyramidal(e) : structures nerveuses qui interviennent dans la
motricité volontaire.
Faisceau pyramidal : désigne les axones moteurs corticospinaux qui
transmettent la commande motrice au cortex cérébral jusqu'aux
motoneurones et interneurone de la corne épinière de la moelle épinière.
Fécondation : partie de la reproduction au cours de laquelle le
spermatozoïde pénètre dans l'ovule et se combine avec lui pour former
l'œuf.
Fibrine : protéine résultant de l'action de la thrombine sur le fibrinogène.
Elle forme des fibres dont l'enchevêtrement forme un des deux éléments
du caillot sanguin.
Fibrinolyse : dégradation et dissolution de la fibrine sous l'action d'une
enzyme (la fibrinolysine), ce qui entraîne une désagrégation et une
dissolution des caillots sanguins.
Flaccidité : état de relâchement, absence totale de tonicité d'un tissu ou
d'un organe. Adjectif : flaccide.
Fœto-maternel(le) : qui se rapporte au fœtus et à la mère.
Follicule : petite formation anatomique ou pathologique en forme de sac,
ou d'amas cellulaire. Adjectif : folliculaire.
Fongiforme : en forme de champignon.
Fontanelle : espace membraneux, non encore ossifié, du crâne du nouveau-
né, au point de rencontre des sutures de la voûte du crâne.
Fracture : cassure totale ou partielle d'un os provoquée le plus souvent par
une action brusque et violente.
Frottis vaginal : examen pratiqué par curetage des cellules vaginales qui
seront ensuite étalées sur une lame de verre.
Galactophore : qui conduit le lait (canaux galactophores).
Gammaglobulines : globulines plasmatiques qui possèdent des propriétés
immunitaires et servent de support à la plupart des anticorps.
Gène : particule élémentaire d'un chromosome constitué essentiellement
d'acide désoxyribonucléique, responsable de la transmission héréditaire.
Le gène est localisé en un point défini d'un chromosome.
Gestation : période pendant laquelle la femme porte son enfant dans
l'utérus.
Glande endocrine : glande qui sécrète le produit de sa sécrétion
directement dans la circulation sanguine.
Glande exocrine : glande qui sécrète le produit de sa sécrétion hors de la
glande grâce à un canal excréteur.
Glandes lacrymales : glandes qui sécrètent les larmes. Elles sont situées à
l'angle de l'orbite, sous la partie externe de la paupière supérieure ; leurs
canaux débouchent dans le cul-de-sac supérieur de la conjonctive.
Glène : cavité arrondie d'un os dans laquelle vient s'emboîter un autre os
(cavité glénoïde de l'omoplate). Synonyme de cavité glénoïde. Adjectif :
glénoïdien.
Glucagon : hormone hyperglycémiante (qui augmente la glycémie)
sécrétée par les îlots de Langerhans. Son action est antagoniste à celle de
l'insuline.
Gnosique : qui se rapporte à la gnosie. La gnosie est la faculté permettant
de reconnaître un objet ou un fait par l'un des sens (toucher, vue, etc.).
Goitre : hypertrophie thyroïdienne diffuse et bénigne.
Gonadostimulines : toute hormone agissant sur le développement et
l'activité des glandes sexuelles (gonades).
Gonadotrophine chorionique : hormone sécrétée par le chorion
(membrane extérieure de l'œuf) puis par le placenta au cours de la
gestation. Éliminée par les urines, elle permet d'effectuer un diagnostic
précoce de grossesse.
Gustation : désigne le sens du goût : sensibilité aux saveurs (sucré, salé,
amer, acide). Adjectif : gustatif.
Gyrus : circonvolution cérébrale.
Hématocrite : rapport entre les globules rouges du sang et son volume
total.
Hématopoïèse : formation des éléments figurés du sang. Synonymes :
hématocytopoïèse, hémopoïèse.
Hématose : échanges gazeux entre l'air et le sang au niveau du poumon
grâce auxquels le sang se charge d'oxygène et se débarrasse d'une partie
de son gaz carbonique.
Hème : fraction non protéique de l'hémoglobine qui lui donne sa couleur
rouge (elle renferme du fer).
Hémiplégique : paralysie de la partie gauche ou droite du corps. Adjectif :
hémiplégique.
Hémoglobine : protéine renfermant du fer sous forme d'une fraction
appelée hème, contenue dans les globules rouges auxquels elle donne
leur couleur. Elle transporte indifféremment l'oxygène et le gaz
carbonique dans le sang (artériel ou veineux). Adjectif : hémoglobinique.
Hémoglobinopathie : désigne toutes les affections traduisant une altération
de l'hémoglobine.
Hémolyse : destruction des globules rouges et libération de l'hémoglobine
(qui sera dégradée en bilirubine) dans le sang circulant ou dans un tissu.
Hémostase : ensemble des phénomènes physiologiques qui aboutissent à
l'arrêt d'une hémorragie. Interruption d'une hémorragie par des moyens
physiques ou chimiques.
Histamine : substance aminée présente en abondance dans presque tous les
tissus. Elle joue un rôle pathogène dans les phénomènes d'origine
allergique. Adjectif : histaminique.
Histologie : science qui étudie, à l'aide d'un microscope, la structure des
cellules et des tissus constituant les êtres vivants. Le spécialiste est un
histologiste. Adjectif : histologique.
Homéostasie : processus physiologique permettant de maintenir certaines
constantes du milieu organique dans des limites et valeurs normales et
nécessaires à son fonctionnement Adjectif : homéostatique.
Homéothermie : maintien d'une température constante.
Hormone : désigne toute substance élaborée par une glande endocrine et
qui, déversée dans le sang, exerce une action spécifique au niveau des
divers organes ou tissus cibles spécifiquement réceptifs à son message,
pour en moduler le fonctionnement.
Humoral : terme qui se rapporte aux liquides organiques.
Hypercapnie : augmentation de la teneur du sang en dioxyde de carbone
(PaCO2 élevée).
Hyperhidrose : transpiration anormalement abondante.
Hyperspermie : éjaculat supérieur à 6 ml. Un éjaculat inférieur à 2 ml est
une hypospermie.
Hyperthermie : élévation de la température corporelle au-dessus de la
normale.
Hypertrophie : augmentation anormale du volume d'un organe ou d'un
tissu du fait de la prolifération exagérée de ses cellules (hyperplasie).
Adjectifs : hypertrophié, hypertrophique.
Hypoxie : diminution de la teneur du sang en oxygène (PaO2 basse).
Ictère : coloration jaune de la peau et des muqueuses due à des pigments
biliaires occasionnée par une atteinte des cellules hépatiques ou une
occlusion des voies biliaires. Synonyme : jaunisse. Adjectif : ictérique.
Imbécillité : arriération mentale, avec un âge mental entre sept et dix ans et
un quotient intellectuel entre 50 et 70. L'imbécillité se situe entre la
débilité mentale et l'idiotie.
Immunisation : état conféré par l'immunité. Elle peut être active (injection
d'antigène : vaccination) ou passive (injection d'anticorps : sérothérapie).
Immunité : état de résistance de l'organisme face à un facteur pathogène (le
plus souvent un germe infectieux) dû à la présence dans cet organisme
d'anticorps circulants.
Immunocompétent(e) : ce terme désigne des cellules qui jouent un rôle
dans les réactions immunitaires.
Immunoglobulines : globulines plasmatiques qui possèdent des propriétés
immunitaires et faisant fonction d'anticorps. Abréviation : Ig.
Impuissance : incapacité pour l'homme de pratiquer l'acte sexuel par
impossibilité d'obtenir ou de maintenir une érection. Adjectif :
impuissant.
Infrarouges : ondes électromagnétiques immédiatement supérieures à
celles de la lumière rouge. Elles ne sont pas visibles, mais provoquent de
la chaleur.
Inorganique : qui n'est pas produit par un organisme animal ou végétal.
Synonyme de fonctionnel (par exemple, les métaux : fer, plomb, etc.).
Insuline : hormone hypoglycémiante (qui diminue la glycémie) sécrétée
par les îlots de Langerhans et dont l'action inhibe celle du glucagon.
Intéroceptif(ive) : se dit de la sensibilité aux variations se produisant à
l'intérieur du corps et des récepteurs et des voies qui s'y rapportent.
Interstitiel : se dit de tout ce qui est situé dans les interstices d'un tissu ou
d'un organe.
Ischémie : arrêt ou insuffisance de l'apport sanguin dans un tissu ou un
organe (vasoconstriction, obstruction ou compression artérielle).
Adjectif : ischémique.
Kératine : protéine riche en soufre qui se forme dans la couche cornée de
la peau, dans les poils et dans les ongles.
Lactation : élaboration et excrétion du lait par les glandes mammaires.
Synonyme : allaitement.
Leucémie : maladie aiguë ou chronique, caractérisée par une augmentation
importante des leucocytes dans la moelle osseuse. Elle s'accompagne
d'une altération de ces derniers dans la circulation sanguine. Adjectif :
leucémique.
Libido : énergie psychique liée aux pulsions de vie, et spécialement à la
pulsion sexuelle.
Ligament : c'est une bande de tissu conjonctif fibreux et élastique, très
solide, de couleur blanchâtre et dont le rôle est de relier les os entre eux
dans une articulation.
Ligament : faisceau fibreux, résistant et très peu extensible, reliant entre
elles deux pièces osseuses, surtout au niveau d'une articulation (ligament
articulaire).
Lithiase urinaire : ou « calcul urinaire », correspond à une formation
solide de diamètre variable, siégeant au niveau de l'arbre urinaire.
Lithotripsie : opération consistant à broyer les calculs présents dans
l'appareil urinaire à l'aide d'un lithotripteur et à en extraire les fragments
par l'urètre (par filtration des urines). Synonyme : lithotritie.
Lordose : courbure de la colonne vertébrale à convexité antérieure. Elle est
normale dans la région cervicale et dorsolombaire (lordose
physiologique).
Lymphoïde : qui a l'aspect de la lymphe ou de certains éléments de la série
lymphocytaire (tissu lymphoïde).
Lytique : qui produit une lyse (destruction) ou qui se rapporte à celle-ci.
Macrophage : phagocyte de grande dimension dérivant des monocytes du
sang. Ils interviennent dans la défense de l'organisme lors des infections.
Mastoïdite : inflammation de la muqueuse mastoïdienne généralement
consécutive à une otite moyenne.
Médiateur chimique : molécule produite par une cellule et agissant sur
une autre cellule possédant un récepteur spécifique de ce médiateur.
Médullaire : qui forme la partie centrale d'un organe (par opposition à
cortical).
Mégacaryocyte : c'est une cellule de grande taille responsable de la
production des plaquettes (thrombocytes).
Méiose : division cellulaire au cours de la gamétogenèse (formation des
cellules sexuelles), en deux étapes successives d'une cellule. La première
étape comprend une réduction de moitié des chromosomes (2 × 23), la
deuxième étape est une division en deux cellules comportant chacune 23
chromosomes.
Mélanine : pigment brun foncé ou noir, présent dans la peau, les cheveux,
l'œil et dans certaines parties du cerveau. Il est élaboré par la couche
basale de l'épiderme.
Mélatonine : souvent nommée hormone du sommeil, c'est une hormone
synthétisée surtout la nuit et qui contrôle les rythmes chronobiologiques.
Elle est inhibée par la présence de la lumière.
Membrane : en biologie, ce terme désigne un ensemble de molécules,
souvent à double feuillet, qui sépare la cellule de son environnement
(membrane cellulaire). De manière plus générale, une membrane est une
structure de faible épaisseur qui sépare deux milieux distincts. Adjectif :
membranaire.
Méninges : ce terme désigne les trois enveloppes recouvrant le système
nerveux central.
Ménisque : lame fibrocartilagineuse en forme de croissant, fixée à la
périphérie de la capsule articulaire qui facilite le glissement.
Métabolisme : ensemble des transformations chimiques et physico-
chimiques qui ont lieu dans tous les tissus de l'organisme et que subissent
les constituants de la matière vivante.
Métabolite : produit intermédiaire résultant de la transformation d'une
substance chimique dans l'organisme lors d'un processus métabolique.
Miction : action d'uriner. Adjectif : mictionnel.
Mitose : division cellulaire de telle sorte que les deux cellules-filles
formées sont identiques à la cellule-mère.
Mitrale : qui ressemble à une mitre d'évêque (valve mitrale) ; qui possède
deux pointes (bicuspide).
Molécule : plus petite partie d'une substance chimique homogène. Elle est
constituée de plusieurs atomes.
Morphotype : morphologie caractéristique d'un individu (morphotype
masculin ou féminin).
Motilité : propriété de se mouvoir. Ensemble des mouvements propres à un
système ou à un organe.
Mucine : glycoprotéine complexe présente dans le mucus, le liquide
synovial, certains kystes et dans l'urine. Adjectifs : mucineux, euse.
Mucus : c'est une substance visqueuse souvent transparente qui est produite
par les glandes des muqueuses.
Muqueuse pituitaire : membrane mince qui tapisse les fosses nasales,
constituée de deux zones distinctes : la muqueuse olfactive (qui contient
les récepteurs de l'odorat) et la muqueuse respiratoire (pourvue de cils et
glandes muqueuses). Synonyme de muqueuse nasale.
Muscle agoniste : muscle dont la contraction produit un mouvement désiré.
Muscle antagoniste : muscle qui produit un mouvement opposé à celui du
muscle agoniste.
Muscles accessoires : muscles secondaires qui participent à la mobilisation
du thorax et de ce fait à la respiration.
Mydriase : dilatation de la pupille (physiologique, pathologique ou induite
par des médicaments).
Myélinisé(e) : caractéristique de certaines fibres nerveuses qui sont
entourées de myéline (substance constituée de lipides phosphorés et de
protéines).
Myélogramme : examen des différentes espèces de cellules présentes sur
un frottis de moelle osseuse. Le résultat est exprimé en pourcentage.
Myologie : science qui étudie les muscles.
Myosis : rétrécissement de la pupille (physiologique, pathologique ou
induite par des médicaments ou des substances).
Myringotomie : incision de la membrane du tympan afin d'évacuer le
liquide ou le pus se trouvant dans l'oreille moyenne.
Nécrose : processus de dégénérescence aboutissant à la destruction d'une
cellule ou d'un tissu. Adjectifs : nécrosique, nécrotique.
Nécrozoospermie : aucun spermatozoïde vivant dans l'éjaculat.
Néphrologie : partie de la médecine qui étudie essentiellement les maladies
du rein (médecin néphrologue).
Neurotransmetteur (ou neuromédiateur) : désigne toute substance
impliquée directement dans l'action d'un neurone sur les cellules cibles.
Les principaux neuromédiateurs sont soit des peptides (endorphine,
somatostatine), soit des dérivés d'acides aminés (dopamine, adrénaline,
acétylcholine). Certains neuromédiateurs ont une action excitante,
d'autres une action inhibitrice. Ils existent en concentration élevée dans
les terminaisons nerveuses et sont libérés lors de l'arrivée de l'influx
nerveux. Ils sont généralement détruits après leur action.
Nidation : implantation de l'œuf après la fécondation dans la paroi de
l'utérus où il évoluera durant la gestation.
Nucléole : corpuscule sphérique présent en nombre variable dans le noyau
de la cellule et qui joue un rôle essentiel dans la synthèse des acides
ribonucléiques (ADN, ARN).
Nucléoplasme : matière gélatineuse qui occupe la totalité des espaces
entourant les divers constituants du noyau. Synonyme : suc nucléaire.
Nutriments : substances nutritives qui peuvent être assimilées par
l'organisme sans subir de transformation digestive (lipides, glucides,
protéines, minéraux, eau).
Odorat : sens par lequel on perçoit les odeurs.
Œdème pulmonaire : inondation brutale des poumons par des sérosités
provenant par transsudation des capillaires pulmonaires.
Olfaction : fonctionnement de l'appareil olfactif (odorat).
Oligospermie : diminution importante du nombre des spermatozoïdes dans
l'éjaculat.
Oreillons : maladie infectieuse et contagieuse due au myxovirus qui
attaque principalement les glandes salivaires, le système nerveux et les
testicules (orchite). Adjectifs : ourlien, ourlienne.
Organite : est appelée ainsi toute partie élémentaire différenciée au sein de
la cellule à l'exception du noyau et des éléments qu'il contient.
Orgasme : point culminant de l'acte sexuel ; il coïncide chez l'homme avec
l'éjaculation. Adjectifs : orgastique, orgasmique.
Os sésamoïde : petit os rond situé dans l'épaisseur de certains tendons ou
au voisinage de certaines articulations de la main et du pied.
Ostéogenèse : formation et développement du tissu osseux.
Ostéoporose : elle est caractérisée par une fragilité excessive du squelette
due à une diminution de la masse et de l'architecture osseuse.
Ovocyte : cellule primitive féminine provenant d'une ovogonie (première
cellule sexuelle pendant l'ovogenèse) et dont l'ovule est le dérivé.
Pacemaker : stimulateur cardiaque (de l'anglais pace : allure et maker :
faiseur).
Pampiniforme : en forme de pampre (rameau de vigne sinueux, avec
feuilles et grappes).
Papillaire : qui se rapporte à des papilles.
Papille : petite saillie bien délimitée, le plus souvent au niveau d'une
muqueuse, de forme plus ou moins conique. Adjectif : papillé.
Paracentèse : terme désignant la ponction d'un organe creux, à l'aide d'un
bistouri ou d'une aiguille, afin d'évacuer le liquide qui s'y accumule.
Paraphimosis : étranglement du gland qui peut compliquer un phimosis
incomplet, lorsque le prépuce est encore juste assez large pour laisser
émerger partiellement le gland.
Paraplégie : paralysie des deux membres inférieurs associée à celle des
sphincters. Adjectif : paraplégique.
Parenchyme : tissu fonctionnel d'un organe par opposition au tissu
conjonctif de soutien. Adjectif : parenchymateux.
Pariétal : qui se rapporte à une paroi (feuillet pariétal).
Particule : c'est une petite partie d'un élément (synonyme de corpuscule :
voir ce terme).
Pavimenteux : ayant des cellules plates.
Pédicule : toute structure allongée et étroite supportant un organe ou reliant
deux parties d'un organe. Adjectif : pédiculé.
Pepsine : principal constituant du suc gastrique, elle dissocie les protéines
en molécules plus simples, les peptides.
Périlymphatique : qui se rapporte à la périlymphe ou qui se trouve autour
d'un vaisseau lymphatique.
Périlymphe : liquide incolore de composition identique au liquide céphalo-
rachidien qui remplit l'espace périlymphatique.
Périoste : membrane fibreuse, blanchâtre, qui recouvre l'os, sauf au niveau
des surfaces articulaires, et au niveau duquel s'effectue la croissance de
l'os en épaisseur. Adjectifs : périoste, périostique.
Péristaltisme : activité motrice propre à certains organes tubulaires. Elle se
traduit par des ondes successives de contractions annulaires qui
propulsent le contenu de l'organe. Adjectif : péristaltique.
Perspiration : élimination d'eau par évaporation continue et imperceptible,
à la surface de la peau.
Phagocytose : processus par lequel certains organismes unicellulaires et
certaines cellules (leucocytes) englobent et digèrent des corps étrangers.
Phimosis : rétrécissement plus ou moins marqué de l'anneau cutané
préputial, empêchant de découvrir le gland.
Phonation : ensemble des phénomènes qui produisent la voix et la parole
(le larynx est l'organe principal de la phonation).
Phosphate : sel ou ester (combinaison d'un acide et d'un alcool avec
élimination d'eau) de l'acide phosphorique ; les phosphates jouent un rôle
important dans divers processus métaboliques.
Photoréceptrices (cellules) : cellules rétiniennes qui reçoivent des
radiations lumineuses.
Photosensible : qui est sensible à la lumière.
Physiologie : science consacrée à l'étude des fonctions et des propriétés des
organes et des tissus des êtres vivants. Alors que l'anatomie donne une
image statique du corps, la physiologie met en évidence la nature
dynamique des fonctions de chacun de nos organes.
Pinocytose : absorption par une cellule de très petites particules de liquide
provenant du milieu qui l'entoure.
Pituitaire : synonyme d'hypophysaire (muqueuse pituitaire).
Pituitaire (muqueuse) : membrane mince qui tapisse les fosses nasales et
comprenant la muqueuse olfactive et la muqueuse respiratoire.
Synonyme de muqueuse nasale.
Placenta : annexe du fœtus qui assure les échanges nutritifs entre celui-ci et
l'organisme maternel. Il joue également le rôle de glande endocrine en
sécrétant les hormones stéroïdes et les gonadotrophines chorioniques
pendant la grossesse. Adjectif : placentaire.
Plasma : partie liquide du sang dans laquelle baignent les éléments figurés
(globules rouges et blancs, plaquettes) et le fibrinogène. Il contient entre
77 et 81 % d'eau, des substances azotés, des lipides, des glucides, des
éléments minéraux, des enzymes, des hormones, des gaz dissous et
divers métabolites.
Plasmocyte : cellules tissulaires ressemblant aux lymphocytes, on les
trouve dans les inflammations chroniques. Ils interviennent dans la
synthèse des immunoglobulines.
Plexus : réseau de nerfs ou de vaisseaux entrelacés, constitués par de
nombreuses anastomoses (soudures).
Pneumonie : toute inflammation des poumons due à des germes infectieux
(tels que le pneumocoque) se manifestant sous la forme d'un foyer
unique ou multiple.
Polychromatique : avec plusieurs couleurs, multicolore.
Polypnée : respiration rapide amenant habituellement une hyperventilation.
Ponction sternale : ponction du sternum pratiquée à l'aide d'un trocart afin
d'effectuer un prélèvement de moelle osseuse en vue d'un examen
cytologique.
Pore : désigne les innombrables petits orifices à la surface d'une membrane,
d'un tissu. Adjectif : poreux.
Priapisme : état d'érection persistante et douloureuse apparaissant sans
excitation sexuelle. On l'observe surtout dans certaines urétrites ou
cystites aiguës et dans certaines lésions de la moelle épinière.
Proprioceptif(ve) : qui se rapporte aux fonctions des propriocepteurs :
récepteur sensible aux stimulations produites par les mouvements du
corps.
Prostaglandines : nom d'ensemble des substances hormonales présentes
dans de nombreux tissus (prostate, liquide séminal, muscles, cerveau,
etc.) ; leurs propriétés biologiques sont très diverses : hypotension,
dilatation des bronches, stimulation du péristaltisme intestinal et des
contractions utérines, etc.
Protopathique : sensibilité cutanée déclenchée par une forte stimulation et
qui entraîne une réaction de défense de l'organisme.
Puberté : période de la vie (adolescence) durant laquelle un jeune homme
ou une jeune fille arrive à maturité sexuellement : développement des
organes génitaux, apparition des caractères sexuels secondaires (pilosité,
morphologie, etc.). Adjectif : pubère.
Putamen : il constitue la partie latérale du noyau lenticulaire dont la partie
médiane est le palladium. Ses connexions principales se font avec le
noyau caudé et le locus niger.
Rachitisme : maladie touchant les enfants et les adolescents due
essentiellement à une carence en vitamine D, et qui entraîne une
mauvaise calcification des os. Elle se manifeste par des malformations
du squelette.
Réflexe photomoteur : contraction de la pupille lors de la vision d'un objet
rapproché ou d'une simulation lumineuse.
Relaxine : hormone sécrétée par le testicule (mais aussi par les ovaires) qui
favorise la progression des spermatozoïdes dans les voies génitales de la
femme.
Rétrocontrôle (feedback) : système de régulation de la sécrétion d'une
glande endocrine par le taux de son propre produit de sécrétion (si le taux
s'élève : inhibition, si le taux diminue : stimulation). Synonyme :
contrôle de retour.
Rétroflexion : inclinaison, flexion en arrière. Adjectif : rétrofléchi.
Rétroversion : inclinaison en arrière de l'axe vertical d'un organe, sans
flexion. Adjectif : rétroversé.
Scapulaire : qui se rapporte à l'épaule.
Sciatique : se rapportant à la hanche et au nerf grand sciatique. Ce terme
désigne également une douleur due à une souffrance du nerf sciatique
(injection mal faite, compression du nerf).
Scissure : sillon profond à la surface d'un organe (scissure interlobaire du
poumon) ; anfractuosité longue et étroite qui sépare deux lobes
cérébraux.
Sébacé(e) : qui se rapporte au sébum (glande sébacée).
Sébum : produit de sécrétion des glandes sébacées de la peau, c'est un
mélange de corps gras et de matières protéiques provenant des débris des
cellules sécrétrices.
Sécrétion : fonction réalisée par les glandes qui élaborent des produits qui
seront ensuite excrétés (sécrétion biliaire, lacrymale, gastrique, lactée,
sudorale, etc.).
Séreuse : le terme désigne une membrane séreuse qui sécrète un liquide
dont l'apparence est proche du sérum sanguin.
Sérothérapie : utilisation dans un but thérapeutique de sérums de
personnes ou d'animaux immunisés contre une maladie.
Sérum : correspond à du plasma débarrassé du fibrinogène et de quelques
protéines intervenant dans la coagulation.
Sésamoïde : ce sont de petits os courts, arrondis (ils ressemblent à des
grains de sésame), que l'on trouve principalement près des articulations
ou dans l'épaisseur des tendons.
Sigmoïde : dont la forme rappelle la lettre grecque sigma inversée (Σ).
Somesthésie : la somesthésie constitue un des systèmes sensoriels de
l'organisme (chaleur, froid, pression, douleur). Adjectif : somesthésique.
Spermatogenèse : ensemble des phénomènes d'évolution cellulaire qui
aboutissent à la formation des spermatozoïdes.
Spermogramme : résultat de l'examen complet du sperme (numération des
spermatozoïdes, étude de leur forme, de leur motilité et de leur vitalité,
analyse physico-chimique du liquide).
Sphincter : muscle à fibres circulaires qui entoure un orifice et en assure la
fermeture ou l'ouverture.
Spinal : synonyme de rachidien (qui se rapporte au rachis).
Strabisme : défaut de convergence des axes visuels. Impossibilité de fixer
un objet avec les deux yeux. Le strabisme peut être convergent (en
dedans), divergent (en dehors).
Suc : liquide organique produit par sécrétion d'un organe de l'appareil
digestif.
Sudation : transpiration intense due à un effort physique, une exposition à
la chaleur, ou pathologique (fièvre, crise d'hypoglycémie). Synonyme :
transpiration.
Symphyse : fusion entre deux parties normalement séparées (symphyse
pubienne, pleurale, péricardique).
Synapse : structure par laquelle l'axone d'un neurone s'articule avec les
dendrites d'un autre neurone, une fibre musculaire ou un tissu. Grâce à
l'intervention d'un médiateur chimique (acétylcholine ou noradrénaline),
la synapse est le siège de la transmission de l'influx nerveux.
Synarthrose : articulation immobile dans laquelle les pièces osseuses se
trouvent en continuité l'une avec l'autre.
Synergie : association de plusieurs systèmes ou organes pour
l'accomplissement d'une fonction.
Synoviale : fine membrane, en forme de manchon, qui tapisse l'intérieur de
la capsule articulaire des articulations mobiles.
Synovie : liquide transparent et très visqueux qui imprègne les surfaces
articulaires des articulations mobiles.
Systémique : qui se rapporte à un système (cardiaque, respiratoire,
nerveux, etc.).
Systole : contraction du cœur incluant une première contraction simultanée
des deux oreillettes suivie immédiatement d'une contraction simultanée
des deux ventricules.
Tachycardie : augmentation du rythme cardiaque au-dessus de 100
battements par minute (100bpm).
Tachypnée : respiration anormalement accélérée.
Tendon : partie terminale d'un muscle, constituée de tissu conjonctif, par
laquelle le muscle prend insertion sur un os. Son inflammation s'appelle
une tendinite.
Tératospermie : présence de spermatozoïdes de formes anormales dans
l'éjaculat.
Tétanie : crise caractérisée par des contractures musculaires localisées aux
extrémités des membres en rapport avec un trouble du métabolisme du
calcium.
Thalamus : chacun des deux volumineux noyaux de substance grise situés
de part et d'autre de la cavité du troisième ventricule et principaux relais
des voies sensitives allant vers le cortex cérébral. Adjectif : thalamique.
Thèque : enveloppe ou gaine et notamment l'enveloppe qui, dans l'ovaire,
entoure l'ovule et les cellules folliculaire. Adjectif : thécal.
Thermorégulation : capacité de l'organisme de réguler la température
corporelle pour la maintenir dans des limites normales.
Thrombine : enzyme provenant de l'activation de la prothrombine
plasmatique et qui transforme le fibrinogène en fibrine.
Tonus musculaire : état de tension, légère, mais permanente, d'un muscle.
Elle disparaît lorsque le muscle n'est plus excité par un influx nerveux.
Toxine : toute substance à la fois toxique et antigénique élaborée par
certaines bactéries.
Tractus : ensemble de conduits et de viscères creux appartenant à un
système anatomophysiologique (tractus digestif, urinaire, génital, etc.).
Transsudation : passage de liquide provenant du plasma à travers la paroi
vasculaire anatomique intacte dans une cavité séreuse ou dans les
espaces interstitiels à la suite d'une stase circulatoire, veineuse ou
lymphatique. Nom du liquide : transsudat.
Tricuspide : qui possède trois pointes (valve tricuspide).
Tubérosité : éminence plus ou moins volumineuse qui se trouve sur un os
et où s'attachent des muscles ou des ligaments.
Tympan : membrane fibreuse et élastique qui sépare le conduit auditif
externe de la caisse du tympan.
Ultraviolets : ondes électromagnétiques se situant entre la lumière visible
(extrémité violette du spectre) et celle des rayons X. Abréviation : UV.
Uncus : organe en forme de crochet ou processus osseux sur le corps des
vertèbres cervicales.
Urochrome : pigment brun rouge présent en faible quantité dans l'urine
normale (c'est un dérivé de l'urobiline).
Urologie : partie de la médecine qui intervient chirurgicalement sur des
pathologies de l'appareil urinaire (médecin urologue).
Vaccin : substance ayant la propriété d'immuniser un organisme contre une
maladie infectieuse.
Vaccination : administration d'un vaccin par voie orale, parentérale ou par
scarification, dans le but de prévenir une maladie infectieuse, en
stimulant la production d'anticorps spécifiques.
Varicocèle : dilatation variqueuse des veines du cordon spermatique, se
présentant sous forme d'une tuméfaction molle, parfois douloureuse du
scrotum.
Vasomoteur : qui peut provoquer une modification du calibre des
vaisseaux (vasodilatation ou vasodilatation).
Vertige : impression subjective de déplacement, de rotation du corps ou du
monde environnant, s'accompagnant de troubles de l'équilibre.
Villosités : petites saillies filiformes à la surface d'une muqueuse ou d'une
séreuse et qui donne l'apparence d'une surface recouverte de poils.
Virilisme : présence chez la fillette ou chez la femme adulte de caractères
sexuels secondaires de type masculin, avec régression des caractères
sexuels secondaires féminins : développement de la pilosité (hirsutisme),
manque de développement ou régression de la taille des seins,
hypertrophie du clitoris, voix grave, absence ou arrêt de la menstruation,
etc.
Vitamines : nom donné à l'ensemble des substances qui permettent aux
organes de croître et de fonctionner correctement. Elles sont
principalement apportées par l'alimentation car l'organisme ne sait pas
toutes les synthétiser. Une carence en vitamine s'appelle une
avitaminose. Adjectif : vitaminique.
Index

A
Abdomen 155
Abduction 76
Accident vasculaire cérébral 29
Accommodation 92, 98
Accouchement 124, 207, 247
Acétone 225
Acétonurie 225
Acétylcholine 47
ACFA 209
Acide aminé 14, 17, 20, 174, 197
Acide carbonique 115
Acide chlorhydrique 185, 195
Acide désoxyribonucléique 17
Acide gras 197
Acide lactique 89
Acide ribonucléique 17
Acide urique 112, 222, 223
Acidose 158
Acné 85, 87
Acouphène 105
Acrosome 235
ACTH 206
Actine 73
Acuité visuelle 92, 98
Addison, maladie d' 211
Adduction 76
ADH 207
Adipocyte 83
ADN 235
Adrénaline 87, 210
Adrénergique 47
Afférent 43
Agglutination 122, 124
Agglutinine 122, 124
Agglutinogène 121
Agrégation des plaquettes 120
Agrunolocyte 117
Aire associative 32
Aire de Broca 30
Aire de Wernicke 32
Aire motrice 29
Aire sensitive 31, 32
Aisselle 87
Albinisme 85
Albuginée 230
Albumine 112, 190
Albuminurie 223
Alcalin 112, 232
Alcalose 158
Aldostérone 210
Aliment 182, 193, 195–197
Allergène 161
Alopécie 86
Alvéole 158, 174, 175
Amidon 197
Ammoniaque 223
Amphiarthrose 74
Ampoule de Vater 191
Ampoule du conduit déférent 231
Ampoule rectale 187, 196
Amygdale 119, 179
Amylase 183, 194
Anabolisme 4
Anatoxine 133
Androgène 87, 206, 210, 228, 238
Anémie 116, 224
Anémie ferriprive 116
Anémie hémolytique 222
Anesthésie locorégionale 224
Angine de poitrine 143
Anorchidie 228
Anoxie 5
Anse de Henlé 207, 217
Antagoniste 208, 209
Antéflexion 245
Antéhypophyse 206
Antépulsion 77
Antéversion 245
Anticorps 13, 112, 120, 124, 126, 130, 131, 133–135
Anticorps anti-A 122
Anticorps anti-B 122
Anticorps anti-Rh+ 124
Anticorps maternel 131
Anticorps naturel 121–123
Anticorps spécifique 132, 134
Antigène 122, 129, 130, 134
Antigène A 122
Antigène B 122
Antigène D 123
Antigène naturel 121–123
Antigène spécifique 131
Antre gastrique 195
Antre mastoïdien 101
Anurie 220, 224
Anus 72, 178, 187, 196
Aorte 138, 142
Aorte abdominale 217, 230
Aphasie 30
Aphonie 164
Aplasie médullaire 116
Aponévrose 72
Appareil cardiovasculaire 138
Appareil circulatoire 202
Appareil de Golgi 15
Appareil digestif 178
Appareil génital féminin 242
Appareil génital masculin 228
Appareil respiratoire 158
Appareil urinaire 216, 220
Appendice 187
Appendice vermiculaire 119
Appendice xiphoïde 64
Arachnoïde 36
Arc réflexe 38
Aréole 247
Artère 138, 140, 147, 150
Artère aorte 142
Artère coronaire 143
Artère hélicine 237
Artère ophtalmique 92, 94
Artère pulmonaire 142, 146, 147, 168
Artère rénale 217
Artère testiculaire 230
Artériole 147, 237
Articulation 50, 74, 77
Articulation coxo-fémorale 67, 74
Articulation scapulo-humérale 64, 74
Arythmie complète 209
Ascite 188
Aspermie 235
Asthénospermie 235
Astigmatisme 98
Astragale 68
Atlas 62
Audition 102, 103
Avant-bras 65
Avortement spontané 124, 236
Axis 62
Axone 39–42, 106
Azoospermie 235
Azote 5

B
Bactérie 117, 126, 132, 154, 181, 196
Barrière placentaire 124
Basedow, maladie de 209
Basophile 117, 119
Bassin 65
Bassinet 219, 222
Battement cardiaque 70, 143
BCG 133
Bec de lièvre 60
Bicarbonate 112, 115, 174
Biceps 71
Bile 185, 189–191, 196
Bilirubine 191, 196
Biopsie 64
Boîte crânienne 36, 56
Bol alimentaire 162, 182–184, 194, 195
Bouche 72, 178, 181, 184, 185, 195
Bourgeon du goût 110, 181
Bourgeon gustatif 109, 181
Bourrelet 76
Bourse 228
Bradycardie 144, 209
Bras 64
Bronche 158
Bronche lobaire 165
Bronche secondaire 165
Bronche segmentaire 165
Bronche souche 164, 165, 168
Bronche tertiaire 167
Bronchiole 158, 167
Bronchiole respiratoire 167
Bronchiole terminale 167
Brûlure d'estomac 184
Bulbe olfactif 106
Bulbe pileux 86
Bulbe rachidien 34, 35, 37, 110, 175

C
Cadre colique 187
Cæcum 187
Cage thoracique 62, 158, 168, 170, 172, 247
Caisse du tympan 101, 102, 104
Cal 55
Calcanéum 68
Calcitonine 208, 209
Calcium 15, 20, 50, 53, 55, 73, 89, 112, 208, 209, 219, 222
Calcul biliaire 191
Calcul rénal 219
Calice 219, 222
Calvitie 86
Canal anal 187
Canal auditif interne 103
Canal cholédoque 191
Canal chylifère 155
Canal cochléaire 102
Canal cystique 190, 191
Canal de Santorini 192
Canal de Wirsung 192
Canal déférent 238
Canal du cholédoque 191
Canal excréteur 217
Canal galactophore 247
Canal hépatique commun 189
Canal lacrymal 160
Canal pancréatique 192
Canal pylorique 184
Canal rachidien 38
Canal semi-circulaire 102, 105
Canal thoracique 155
Canine 180
Capillaire 202
Capillaire alvéolaire 174
Capillaire pulmonaire 174
Capillaire sanguin 221
Capsule articulaire 74
Capsule synoviale 74
Caractère génétique 5
Caractère sexuel secondaire 210, 238, 251
Carbhémoglobine 115, 174
Cardia 184
Carence en fer 116
Carène 165
Carie dentaire 181
Carotène 85
Carrefour aérodigestif 161, 184
Cartilage 56, 63, 75
Cartilage de conjugaison 53
Catabolisme 4
Cataracte 92
Catécholamine 210
Cavité abdominale 188, 211, 245
Cavité abdomino-pelvienne 228
Cavité buccale 193
Cavité glénoïde 64
Cavité mastoïdienne 101
Cavité péritonéale 188
Cavité thoracique 164
Cécité 31, 92
Ceinture pelvienne 56, 65
Ceinture scapulaire 56, 64
Cellule 4, 5, 12, 17, 18, 112, 117, 126, 138, 147, 150, 154, 158
Cellule à bâtonnets 96
Cellule à cônes 96
Cellule à mémoire 130
Cellule auditive 104
Cellule basophile 249
Cellule de Leydig 238
Cellule de Sertoli 238
Cellule effectrice 43
Cellule endocrine 211
Cellule endocrine gastrique 185
Cellule éosinophile 249
Cellule exocrine 211
Cellule folliculeuse 243
Cellule germinale 5
Cellule graisseuse 83
Cellule hépatique 189
Cellule immunocompétente 125, 126
Cellule mastoïdienne 101
Cellule musculaire 5, 143
Cellule myocardique 143
Cellule nerveuse 5, 38, 40
Cellule pariétale 185
Cellule phagocytaire 126
Cellule photoréceptrice 96, 97
Cellule sanguine 113
Cellule sensorielle olfactive 107
Cellule sexuelle 235, 242, 243
Cellule tueuse naturelle 126
Cément 180
Centre réflexe de la toux 165
Centre respiratoire 175
Centriole 17
Cérumen 88, 100
Cerveau 4, 26, 34, 40, 50, 97
Cervelet 26, 35, 105
Chaîne des osselets 101, 104
Chambre antérieure 92
Cheville 77
Chiasma optique 204
Chimiothérapie 86
Chlore 87, 112
Chlorure 222
Choane 106, 161
Cholestérol 87, 191
Cholinergique 47
Chromatide 18
Chromatine 17, 18
Chromosome 17, 18, 235
Chromosome X 121
Chyle 155, 196
Chyme 184, 195, 196
Cil vibratile 160
Circulation pulmonaire 138, 173
Circulation sanguine 220
Circulation systémique 138
Circumduction 79
Citerne de Pecquet 155
Clavicule 64
Clitoris 238, 246
Clou plaquettaire 120, 121
Coagulation 120, 121, 235
Coccyx 62, 65
Cochlée 102, 105
Code génétique 17
Cœur 4, 50, 63, 138, 143
Cognition 32
Col de l'utérus 233
Col utérin 246
Col vésical 220
Colique néphrétique 219
Collagène 50, 85, 129
Collet 180
Côlon ascendant 187
Côlon descendant 187
Côlon pelvien 187
Côlon sigmoïde 187
Côlon transverse 187
Colonne vertébrale 37, 56, 60, 63, 216
Communication interauriculaire 138
Compatibilité sanguine 122
Compliance pulmonaire 173
Conductivité 5
Conduit alvéolaire 167
Conduit auditif externe 88, 100, 101, 104
Conduit auditif interne 101
Conduit déférent 230, 232
Conduit éjaculateur 231, 232
Conduit épididymaire 230
Conduit excréteur 231
Conduit semi-circulaire 105
Condyle 64, 67
Continence 220
Contractilité 5, 72
Contraction 35, 72, 138, 143, 146
Contraction des oreillettes 145
Contraction des ventricules 145
Contraction musculaire 29, 70, 72, 238
Corde vocale 163, 164
Cordon spermatique 230
Cornée 91, 92, 94
Cornet inférieur 60
Corps caverneux 233, 237
Corps cellulaire 40
Corps charnu 70, 72
Corps ciliaire 92
Corps de l'estomac 184, 195
Corps gras 87
Corps jaune 249, 251
Corps jaune gestatif 250, 251
Corps jaune périodique 249
Corps spongieux 233
Corps vitré 92
Corpuscule de Malpighi 217
Cortex cérébral 29, 33, 95
Cortex olfactif 110
Corticostéroïde 211
Corticostérone 209
Corticosurrénale 209
Cortisol 206, 209
Cortisone 209
Côte 37, 56, 63
Côte flottante 63
Cotyle 75
Cou 155
Couche cornée 84
Couche muqueuse de Malpighi 84
Coude 65, 74
Couronne 179
Crâne 36, 56
Créatinine 223
Crémaster 230
Crise cardiaque 143
Crise de tétanie 209
Cristallin 92, 98
Croissance 206
Crosse de l'aorte 143
Cryptorchidie 228
Cubitus 64, 65
Cuisse 67
Cul-de-sac conjonctival 94
Cushing, syndrome de 211
Cycle cardiaque 144, 145
Cycle menstruel 243, 245, 251
Cycle respiratoire 171
Cylindraxe 40
Cyphose 62
Cytokine 131
Cytologie 12
Cytoplasme 13, 14, 117
Cytosol 13, 14

D
Dartos 230
Débit de filtration 220
Décalcification 50
Déchet 220, 223
Déchet azoté 4, 87, 112
Déchet métabolique 112, 138
Défécation 196
Déficit immunitaire 133
Déglutition 35, 101, 162, 164, 175, 182, 184, 195
Déminéralisation 55
Dendrite 40, 41
Dent 179, 194
Dent de sagesse 180
Dentelle utérine 249
Dentine 181
Dentition 180
Dentition de lait 180
Denture définitive 180
Derme 85, 86, 87
Déshydratation 87, 188, 211, 223
Desquamation 84, 249
Détrusor 220
Dextrocardie 138
Diabète 92, 192, 222, 225
Diapédèse 117
Diaphragme 138, 151, 171, 184, 185
Diaphragme uro-génital 232
Diaphyse 52, 53
Diarrhée 188, 193
Diarthrose 74
Diastole 145, 146, 149
Diencéphale 26
Diffusion 19
Digestion 155, 183, 185, 186, 191, 193, 196, 197
Dioxyde de carbone 158, 173–175
Discrimination spatiale 31
Diurèse 220, 222, 224
Division cellulaire 5, 17, 18
Doigt 65
Dorsiflexion du pied 151
Dosage de l’antigène prostatique spécifique 233
Drogue 236
DT polio 133
Duodénum 184, 186, 191, 196, 197
Dure-mère 36

E
Échange gazeux 158, 174, 175
Effecteur 29
Efférent 43
Éjaculation 230, 232, 233, 235
Éjection ventriculaire 146
Élasticité 72
Élastine 85
Électrolyte 87, 222
Élément figuré du sang 113
Émail 180, 181
Embryon 204
Empreinte 85
Encéphale 26, 36, 43, 56, 204
Encéphalite 28
Encéphalocèle 28
Enclume 101
Endocarde 140
Endocrine 211
Endocytose 19, 21
Endolymphe 102, 105
Endomètre 245, 247
Endorphine 185
Enzyme 13, 16, 112, 183, 187, 193, 196, 210, 234, 235
Enzyme digestive 197
Enzyme gastrique 211
Enzyme pancréatique 185
Éosinophile 117
Épaule 74, 77
Épiderme 84
Épididyme 230, 231, 235, 238
Épiglotte 109, 162, 184
Épinéphrine 210
Épiphyse 113, 204
Épisiotomie 247
Épithélium 2
Épithélium intestinal 197
Épreuve de Beth-Vincent 122
Épreuve de Simonin 122
Équilibration 35, 103, 105
Équilibre 70, 102, 105
Équilibre acido-basique 223
Équilibre hydrique 223
Équilibre hydroélectrolytique 20, 112, 204, 210
Érection 233, 237, 238
Érythrocyte 114, 124
Érythropoïèse 114
Érythropoïétine 224
Espace épidural 36
Espace interstitiel 154
Espace mort anatomique 158
Espace périlymphatique 102
Espace sous-arachnoïdien 36
Estomac 4, 184, 195, 196, 211
Ethmoïde 52, 56, 92, 106
Étrier 101, 104
Éversion 77
Excitabilité 72
Excitation sexuelle 237
Excrétion 6
Excrétion tubulaire 222
Exfoliation 84
Exocrine 211
Exocytose 19, 21
Expansion thoracique 173
Expiration 5, 168, 171
Extéroceptive 39
Extracellulaire 13, 15, 18

F
Facteur de coagulation 121, 190
Facteur intrinsèque 199
Facteur rhésus 123
Faisceau de His 144, 146
Faisceau extrapyramidal 39
Faisceau pyramidal 39
Fausse côte 63
Fausse route 162, 182
Fèces 196
Fécondation 235, 244
Femme enceinte 133, 135
Fémur 52, 67
Fenêtre ovale 101, 102, 104
Fenêtre ronde 104
Fente palatine 60
Fente sphénoïdale 92
Fer 114, 190
Fertilité 236
Feuillet pariétal 170
Feuillet viscéral 170
Fibre 188
Fibre nerveuse 40
Fibrinogène 112, 190
Fibrinolyse 120
Filtration 20
Filtration glomérulaire 220
Filum terminal 37
Flagelle 235
Flatulence 196
Flexion 76
Fœtus 133, 135, 250
Foie 4, 114, 185, 190, 196, 202
Follicule de Graaf 243
Follicule pileux 86
Follicule primordial 243
Folliculine 249
Fontanelle 56
Foramen ovale 138
Fosse nasale 95, 106, 160, 161
Fosse ovale 138
Fossette olfactive 106
Fovéa 92, 96
Fréquence cardiaque 34, 144, 146, 238
Fréquence respiratoire 171
Frottis vaginal 249
Fructose 232, 233, 235
FSH 206, 213, 238
Fundus 184

G
Gaine de myéline 38, 40
Gaine de Schwann 40
Gaine synoviale 72
Gamète 242
Gamète mâle 228, 235
Gammaglobuline 124, 134
Ganglion lymphatique 114, 119, 154
Gastrine 185
Gaz carbonique 4, 112, 114, 115, 138, 158
Gène 17
Génito-urinaire 228
Genou 74, 77
Gestation 242
Ginoïde 238
Gland 220, 233
Glande à mucus 160, 164
Glande bulbo-urétrale 228
Glande cérumineuse 88
Glande de Bartholin 246
Glande de Brunner 187
Glande de Cowper 233
Glande endocrine 192, 202, 204, 213
Glande exocrine 192
Glande gastrique 185
Glande intestinale 187
Glande lacrymale 94, 160
Glande mammaire 207, 242, 247
Glande parathyroïde 204
Glande parotide 183
Glande pituitaire 204
Glande salivaire 183, 195
Glande sébacée 86, 87
Glande sous-maxillaire 183
Glande sublinguale 183
Glande sudoripare 87–89, 100
Glande surrénale 204, 206, 209
Glande thyroïde 204
Glène 75
Globe oculaire 92, 105
Globe vésical 224
Globine 114
Globule blanc 112, 113, 117, 154, 225
Globule rouge 17, 113, 114, 116, 122, 193, 224
Globuline 112
Glomérule 220
Glomérule de Malpighi 217
Glotte 163, 164, 165
Glucagon 192, 211, 212
Glucide 5, 193, 194, 196, 197, 204
Glucocorticoïde 209
Glucose 19, 40, 190, 197, 221, 222
Glycogène 190
Glycosurie 223, 225
Goitre 209
Gonade 204, 212
Gonade mâle 228
Gonadostimuline 238
Gorge 161
Gosier 162
Goût 109
Graisse 190, 193, 196, 207
Grand calice 219
Grand dorsal 72
Grand pectoral 72
Grande lèvre 246
Grande veine lymphatique 155
Granulocyte 117
Gros côlon 196
Gros intestin 186, 199
Grosse tubérosité 184
Grossesse 86, 124, 135, 151, 224, 225, 232, 244, 245, 249–251
Grossesse extra-utérine 244
Groupe sanguin 14, 121, 122
Gustation 109, 181
Gyrus 30

H
Hanche 74
Hématie 114, 121, 222
Hématocèle 230
Hématocrite 113
Hématopoïèse 50, 113
Hématose 173
Hème 114
Hémiplégie 29, 38
Hémisphère cérébral 26
Hémocytoblaste 113
Hémoglobine 114, 116, 174, 222
Hémoglobinopathie 116
Hémolyse 116
Hémophilie 121
Hémorragie 116, 120, 185, 193, 223, 249
Hémostase 120
Héparine 190
Hépatite 190, 222
Hépatite A 135
Hépatite B 133, 135
Hépatocyte 189
Hernie discale 62
Hernie hiatale 184
Hile pulmonaire 165, 168
Hile rénal 217
Histamine 185
Homéostasie 2, 6, 34, 112, 228
Homéothermie 89
Hormone 6, 13, 53, 112, 185, 192, 202, 204, 206, 209, 211, 234, 251
Hormone adrénocorticotrope 206
Hormone antidiurétique 207
Hormone cortico-surrénalienne 206
Hormone de croissance 53
Hormone folliculostimulante 206, 238
Hormone gonadique 213
Hormone gonadotrophine chorionique 251
Hormone hypercalcémiante 209
Hormone hyperglycémiante 212
Hormone hypocalcémiante 208
Hormone hypoglycémiante 212
Hormone hypophysaire 238
Hormone lutéinisante 206, 238
Hormone mâle 228
Hormone mélanotrope 208
Hormone parathyroïdienne 208
Hormone sexuelle 53, 210
Hormone sexuelle féminine 238
Hormone thyréostimulante 206
Hormone thyroïdienne 53
Humérus 52, 64
Humeur aqueuse 92
Hydrocortisone 209
Hydrostatique 220
Hymen 246
Hypercalcémie 209
Hyperhidrose 87
Hypermétropie 98
Hyperspermie 235
Hypertension portale 190
Hyperthermie 87, 89
Hypertrophie de la prostate 224, 225
Hypocalcémie 209
Hypoderme 83
Hypoglycémiante 207
Hypophyse 28, 204, 206, 209, 211, 213, 251
Hypothalamus 28, 202, 204, 206
Hypothyroïdie 86, 209
Hypoxie 224

I
Ictère 191
Iléon 199
Ilion 65
Îlot de Langerhans 192, 211
Immunisation active 131
Immunisation passive 133
Immunité 132, 133, 213
Immunité cellulaire 119
Immunité humorale 120, 131, 135
Immunoglobuline 130, 131, 133–135
Impuissance 237
Incisive 180
Incompatibilité fœto-maternelle 124
Incontinence 224, 225
Infertilité 235
Influx nerveux 2, 5, 6, 31, 38, 40, 41, 43, 48, 72, 97, 103, 196, 202, 224,
237
Infrarouge 96
Inspiration 168, 171
Inspiration forcée 172
Insuffisance cardiaque 209, 222
Insuffisance corticosurrénalienne 211
Insuffisance rénale 209, 223
Insula 28
Insuline 192, 207, 211, 212
Interféron 129, 131
Interneurone 43
Intéroceptive 39
Interruption volontaire de grossesse 124
Intestin 73, 191
Intestin grêle 185, 197, 199
Intracellulaire 13
Inversion 77
Iris 92, 98
Ischémie rénale 223
Ischion 65
Isthme 244
Ivoire 180

J
Jambe 68
Jéjuno-iléon 187
Joue 179

K
Kératine 84

L
Labyrinthe membraneux 101, 102
Labyrinthe osseux 101, 102
Lactation 135, 207, 242, 247
Lactose 197
Langue 32, 109, 179
Larme 94, 160
Laryngopharynx 162
Larynx 158, 161, 163, 164, 208, 238
Leucémie 64, 120, 131
Leucocyte 117, 126
Leucocytose 120
Leucopénie 120
Lèvre 179
LH 206, 213
Libido 238
Ligament 68, 74, 76, 77
Ligament acromio-claviculaire 64
Ligament large 245
Ligament lombo-ovarien 243
Ligament rond 245
Ligament utéro-ovarien 243
Ligament utéro-sacré 245
Limaçon membraneux 102
Limaçon osseux 102
Lipide 5, 15, 40, 155, 196, 197, 199, 204, 207, 211, 223, 238
Liquide céphalo-rachidien 36
Liquide interstitiel 154, 155
Liquide lacrymal 94
Liquide lymphatique 197
Liquide périlymphatique 104
Liquide pleural 170
Liquide séminal 232, 233
Liquide synovial 76
Lithiase 209
Lobe frontal 29, 31, 32
Lobe limbique 28
Lobe occipital 31
Lobe pariétal 31, 32
Lobe temporal 31, 32
Lobule pulmonaire 167
Loge rénale 216
Lordose 62
Luette 161, 179
Luxation 64
Lymphe 130, 154, 155, 197
Lymphocyte 117, 119, 126, 129
Lymphocyte B 120, 126, 130
Lymphocyte T 119, 126, 131, 213
Lymphocyte T cytotoxique 131
Lymphœdème 155
Lysosome 16

M
Mâchoire 60
Macrophage 114, 126, 129
Magnésium 50, 55, 73, 112, 219
Main 65
Maladie d'Addison 211
Maladie de Basedow 209
Malformation congénitale 237
Malformation du thorax 173
Malléole externe 68
Malléole interne 68
Mamelon 247
Mandibule 60, 179
Manœuvre de Heimlich 182
Manubrium 64
Marteau 101
Masse musculaire 238
Masse osseuse 238
Mastication 193
Maturation folliculaire 249
Maxillaire supérieur 179
Méat urétral 220, 232
Méat urinaire 228
Méat uro-génital 230
Médiastin 138, 164, 165, 168
Médiateur chimique 47
Médullosurrénale 209, 210
Mégacaryocyte 120
Méiose 5
Mélanine 85, 86
Mélanome 85
Mélatonine 204
Membrane alvéolo-capillaire 175
Membrane choroïde 92
Méninge 36, 38, 60
Méningocoque 36
Ménisque 76
Ménopause 50, 55, 244, 251
Menstruation 249
Mésencéphale 34
Métabolisme 4, 6, 40, 138, 204, 208, 209, 216, 220, 223, 238
Métabolisme cellulaire 5
Métabolite 210
Métatarse 68
Micro-organisme 119, 132
Micropénis 238
Miction 219, 224, 233
Migration des testicules 228
Minéralocorticoïde 210
Mitochondrie 15
Mitose 5, 18
Moelle épinière 26, 34, 36, 39, 43, 46, 50, 60, 224
Moelle osseuse 113, 114, 120, 224
Molaire 180
Monocyte 117, 119, 126
Monoglycéride 197
Monorchidie 228
Morphotype 238
Motoneurone 39
Mouvement 50, 56, 70, 76
Mouvement coordonné 35
Mouvement intestinal 196
Mouvement involontaire 33
Mouvement péristaltique 195, 219
Mouvement respiratoire 154, 168, 175
Mouvement volontaire 29, 70
MSH 208
Mucine 183
Mucus 161, 165, 175, 187, 195, 233
Muqueuse buccale 179
Muqueuse intestinale 155
Muqueuse laryngée 163
Muqueuse linguale 109
Muqueuse nasale 161
Muqueuse olfactive 106
Muqueuse pituitaire 106, 160
Muqueuse utérine 249
Muqueuse vaginale 249
Muscle 43, 50, 70
Muscle agoniste 70
Muscle annulaire 72
Muscle antagoniste 70
Muscle cardiaque 70, 143
Muscle constricteur 184
Muscle court 72
Muscle élévateur 184
Muscle inspirateur 171
Muscle inspiratoire 170, 172
Muscle intercostal externe 172
Muscle lisse 70, 73, 140, 164, 230, 231, 233
Muscle long 71
Muscle oblique externe de l'abdomen 173
Muscle oblique interne de l'abdomen 173
Muscle plat 72
Muscle respiratoire accessoire 172
Muscle scalène 172
Muscle sphincter externe 224
Muscle squelettique 35, 70, 154
Muscle sterno-cléido-mastoïdien 172
Muscle strié 70, 138, 140, 151, 230
Muscle utérin 245
Muscle viscéral 70
Mydriase 46, 92, 98
Myéline 40
Myélogramme 113
Myocarde 70, 140, 143
Myoglobine 73
Myomètre 245
Myopie 98
Myosis 46, 92, 98
Myxovirus 184
N
Nasopharynx 161
Nécrose cardiaque 143
Nécrozoospermie 235
Néphron 207, 217, 221, 222
Nerf 43
Nerf cochléaire 105
Nerf crânien 43, 46
Nerf mixte 43, 44
Nerf moteur 43
Nerf moteur oculaire commun 93
Nerf moteur oculaire externe 93
Nerf olfactif 107
Nerf ophtalmique 93
Nerf optique 92
Nerf rachidien 37, 43
Nerf sciatique 62
Nerf sensitif 43
Nerf sensoriel 44
Nerf vestibulaire 105
Neuromédiateur 204
Neurone 36, 40–42, 110
Neurone afférent 43
Neurone d'association 39, 43
Neurone efférent 43
Neurone intermédiaire 39
Neurone moteur 39, 40, 43
Neurone sensitif 38, 43
Neurotransmetteur 40, 47
Neutrophile 117
Névraxe 26
Nez 158, 159
Nidation 242, 249
Nœud auriculo-ventriculaire 144, 146
Nœud sinusal 144, 145
Noradrénaline 47, 210
Nouveau-né 56, 131
Noyau caudé 33
Noyau cellulaire 17
Noyau gris central 28, 33
Nucléole 17
Nucléoplasme 17
Nutriment 5, 6, 13, 15, 18, 112, 154, 178, 193, 197, 233
Nycturie 224

O
Occlusion 188
Ocytocine 207
Odeur 107, 110
Odorat 106, 109, 160
Œdème 155, 164, 209
Œdème pulmonaire 175
Œil 105
Œsophage 161, 162, 164, 184, 195
Œsophagite 184
Œstrogène 210, 212, 238, 251
Olfaction 106
Oligospermie 235
Oligurie 220, 224
Omoplate 52, 64
Onde péristaltique 223, 231
Ongle 86
Oreille 100
Oreille externe 104
Oreille interne 35, 101, 104, 105
Oreille moyenne 101, 105, 161
Oreillette 138, 145, 146
Oreillette droite 138, 142, 143
Oreillette gauche 138, 142
Oreillons 135, 184, 230
Organe effecteur 43
Organe génital 237
Organe génital externe 246
Organe hématopoïétique 224
Organe lymphoïde 126
Organite 2, 13, 14, 117
Orgasme 238
Orifice pylorique 184
Oropharynx 162, 179, 184
Orteil 68
Os 50, 51, 56, 64, 74, 208
Os carpien 65
Os court 52
Os cunéiforme 68
Os de la face 59
Os du crâne 56
Os hyoïde 56, 60
Os lacrymal 60
Os long 52, 53, 64
Os malaire 59
Os maxillaire 60
Os métacarpien 65
Os métatarsien 68
Os palatin 60
Os plat 52
Os pneumatique 52
Os propre du nez 56, 59
Os sésamoïde 52, 67
Os temporal 101
Osmose 19
Osselet 104
Ossification 52
Ostéoblaste 50, 53, 55
Ostéoclaste 51, 53
Ostéocyte 51
Ostéogenèse 52
Ostéoporose 55, 211
Otite 101, 162
Ovaire 204, 212, 242–244, 251
Ovocyte 243
Ovulation 243, 249, 251
Ovule 5, 212, 235, 242–244, 249
Oxygène 4, 5, 40, 112, 114–116, 138, 158, 173–175
Oxyhémoglobine 115, 174

P
Pacemaker 143, 144
Palais 161, 179
Pancréas 185, 192, 196, 204, 211
Papille 181, 217
Papille caliciforme 109, 181
Papille dermique 85
Papille filiforme 181
Papille fongiforme 109, 181
Papille linguale 109
Papille nerveuse 85
Papille optique 92
Papille rénale 222
Papille vasculaire 85
Paracentèse 101
Paraphimosis 233
Parasite 126, 132
Parathormone 208, 209
Parathyroïde 204, 209
Parenchyme 217
Paume 87
Paupière 94
Pavillon 100, 244
Peau 82, 208, 211
Pénis 228, 230, 232, 233, 237
Pepsine 185
Pepsinogène 185
Perception sensorielle 32
Péricarde 141
Péricarde fibreux 141
Péricarde séreux 141
Péridurale 224
Périlymphe 102
Périnée 246
Périoste 53, 55
Péristaltique 237
Péristaltisme 5, 184, 235
Péritoine 188, 216, 245
Péroné 68
Perspiration 89, 193
Petit bassin 219, 243, 245
Petit calice 219
Petite lèvre 246
PH 222, 234, 235
Phagocyte 129
Phagocytose 21, 117, 119, 129, 190
Phalange 65, 68
Pharynx 101, 158, 161, 184
Phimosis 233
Phonation 160, 163
Phosphate 89, 112, 208
Phosphore 50, 53, 73, 89
Photon 95
Pied 68
Pie-mère 36
Pigment biliaire 222
Pilosité 238
Pinocytose 21
Placenta 131, 250, 251
Plancher de la langue 179
Plante des pieds 87
Plaque motrice 42, 43
Plaquette 112, 113, 120
Plasma 112, 115, 130, 154, 220, 223
Plasmocyte 126, 130
Plèvre 170
Plexus 44
Plexus choroïde 36
Plexus pampiniforme 230
Pli de flexion 82
Pli de locomotion 82
Pli musculaire 82
Pli papillaire 82
Pli sénile 82
Plomb 236
Pneumonie 141
Pneumopathie 175
Poignet 65, 74, 77
Poil 85, 87, 88
Pollakiurie 225
Polychromatique 96
Polynucléaire 17, 117, 126
Polyurie 224
Ponction lombaire 36
Ponction pleurale 170
Ponction sternale 64
Pont 34, 35
Pore gustatif 109
Pore sudoripare 87
Posthypophyse 206
Potassium 20, 73, 112, 222
Poumon 4, 50, 63, 73, 112, 115, 138, 158, 164, 165, 168, 170
Prémolaire 180
Prépuce 233
Presbytie 98
Pression artérielle 35, 149, 207, 220, 223
Pression de filtration 220
Pression intraoculaire 92
Pression intrarénale 219
Pression partielle en dioxyde de carbone 175
Pression partielle en oxygène 175
Priapisme 237
Procès ciliaire 92
Progestérone 210, 212, 249, 251
Prolactine 207, 251
Pronation 79
Proprioceptive 39
Prostaglandine 232
Prostate 228, 231–233, 238
Protéine 2, 5, 14, 15, 17, 20, 73, 112, 114, 131, 133, 184, 190, 193, 196,
197, 211, 220, 222, 225
Prothrombine 190
Protide 196, 197, 204, 207, 223, 238
PTH 209
Ptosis 93
Ptyaline 183, 194
Puberté 87, 206, 228, 244, 251
Pubis 65
Pulsation artérielle 149
Pulsion sexuelle 238
Pupille 92, 98
Pus 101, 129, 222, 225
Putamen 33
Pyélon 219
Pylore 184, 186, 195

Q
Quadriceps 71
Queue-de-cheval 38

R
Rachianesthésie 224
Rachis 56, 60, 62
Rachitisme 89
Radius 64, 65
Rate 114, 119, 224
Réabsorption tubulaire 220
Réaction humorale 130
Réaction immunitaire non spécifique 126
Réaction immunitaire spécifique 126
Réaction inflammatoire 126
Récepteur olfactif 32
Rectum 187, 196, 246
Réflexe 38
Réflexe de la toux 165, 182
Réflexe photomoteur 98
Réflexe spinal 237
Règles 247, 249
Rein 112, 202, 208, 209, 216, 217, 219, 220, 223, 224
Relaxine 233
Rénine 223
Réponse immunitaire humorale 132
Réponse immunitaire non spécifique 126
Reproduction 5, 228, 242
Réseau capillaire 147
Réseau de Purkinje 144, 146
Respiration 170, 175, 193, 195
Rétention urinaire 219, 224, 225
Réticulum endoplasmique 15
Rétine 92, 95, 97, 98
Rétrécissement urétral 225
Rétrocontrôle 202, 213
Rétroflexion 245
Rétropulsion 77
Rétroversion 245
Rhésus 123
Rhinite 160, 161
Rhinopharynx 101
Rhodopsine 96
Ribosome 14
Ride 82, 85
Rocher 100, 101, 103
Rotation externe 76
Rotation interne 76
Rotule 52, 67
Rupture ligamentaire 77
Rythme respiratoire 175
Rythme sinusal 144

S
Sac alvéolaire 167
Saccharose 197
Saccule 102, 105
Sacrum 62, 65, 245
Salive 182–184, 193
Sang 112, 119, 121, 123, 129, 138, 145, 209, 220, 222, 225, 237
Sang artériel 151
Sang veineux 151
Scaphoïde 65, 68
Scissure 26, 168
Sclérotique 91
Scrotum 228–230, 232, 233, 235
Sébum 86, 87
Sécrétion endocrine 206
Sécrétion exocrine 206
Sein 207
Selles 5, 6, 196
Selle turcique 206
Sels biliaires 190, 191
Sels d'acide urique 219
Sels minéraux 5, 50, 193, 222
Septum 138, 228
Septum interauriculaire 138
Septum interventriculaire 138
Sérothérapie 131, 133, 135
Sérotonine 185, 204
Sérum 122, 134, 135
Sinus 161, 217
Sinus coronaire 142, 143
Situs inversus 138
Sodium 20, 73, 87, 112, 222
Somatostatine 185, 212
Somesthésique 31
Sommeil 175, 183
Spasme musculaire 209
Spermatocyte primaire 235
Spermatogenèse 230, 235, 236, 238
Spermatozoïde 5, 212, 228–233, 235, 236, 242, 244
Sperme 228, 232, 234, 236, 237
Spermogramme 235
Sphénoïde 52, 56, 92
Sphincter 72, 184, 220
Sphincter d'Oddi 191
Sphincter externe 224
Sphincter lisse 220, 238
Squelette 56, 70
Squelette appendiculaire 8, 56, 64
Squelette axial 8, 56
Sténose valvulaire 142
Stérilité 228, 238
Sternum 56, 63, 64, 143, 172, 213, 247
STH 206
Strabisme 93
Streptocoque 161
Substance bactéricide 183
Substance blanche 28, 34, 38
Substance corticale 217
Substance grise 34, 39
Substance médullaire 217
Suc gastrique 184, 185, 195, 196
Suc intestinal 187, 196
Suc pancréatique 192, 196
Sueur 87, 89, 112, 209
Supination 79
Surdité 105
Surrénale 204
Symphyse 74
Symphyse pubienne 65, 224
Synapse 41–43
Synarthrose 74
Syndrome de Cushing 211
Syndrome de Ménière 105
Synovie 72, 76
Système ABO 121
Système endocrinien 202
Système hypothalamo-hypophysaire 204
Système immunitaire 126, 129, 131
Système limbique 32, 106
Système nerveux 26, 202
Système nerveux autonome 46, 47, 195
Système nerveux central 26, 43
Système nerveux périphérique 43
Système nerveux végétatif 146
Système parasympathique 46, 47, 146
Système porte 190
Système rhésus 123
Système sympathique 46, 89, 146, 210
Systole 145, 146, 149

T
Tache jaune 92, 96
Tachycardie 144, 209
Tarse 68
Tendon 52, 67, 70–72, 77
Tension artérielle 149
Tensiorécepteur 224
Tératospermie 235, 236
Testicule 204, 212, 228–230, 235, 238
Testostérone 212, 228, 238
Tête 56, 60
Tête fémorale 67, 75
Tétrade de Fallot 138
Thalamus 33, 110
Thèque 243
Thermorécepteur 89
Thermorégulation 6, 89, 204
Thorax 138, 158
Thrombose 151
Thymus 119, 213
Thyroïde 204, 208, 209
Thyrosine 213
Thyroxine 208
Tibia 67, 68
Tige pituitaire 204, 206
Tissu 2, 5, 12, 18, 40, 119, 129, 138, 147, 206, 208
Tissu cellulaire sous-cutané 83
Tissu conjonctif 2, 43, 50, 85, 112
Tissu endothélial 140
Tissu épithélial 2
Tissu érectile 237
Tissu fibro-cartilagineux 164
Tissu graisseux 38, 238
Tissu musculaire 2, 70
Tissu nerveux 2, 36
Tissu nodal 140, 143
Tissu osseux 50, 206
Tonus 35
Tonus musculaire 33, 72
Torsion testiculaire 235
Toux 35, 165
Toxine 133
Trachée 158, 164, 165, 208
Tractus 73
Tractus génital 228
Tractus uro-génital 228
Transfusion sanguine 122, 123
Transit 188
Transpiration 5, 6, 106
Triceps 71
Triglycéride 197
Triiodothyronine 208
Trochlée 64, 67
Trompe d'Eustache 104, 161
Trompe de Fallope 242, 244
Trompe utérine 233, 242, 243, 249
Tronc 35
Tronc cérébral 26, 34
Tropomyosine 73
Trou occipital 37
Trou optique 92
Trouble hydroélectrolytique 211
TSH 206, 208
Tube collecteur de Bellini 217, 222
Tube contourné 217
Tube digestif 119, 178
Tube proximal 217
Tube séminifère 238
Tube urinifère 217
Tubercules quadrijumeaux 204
Tubule 220
Tubule séminifère 235
Tubule séminifère contourné 230, 235
Tympan 100, 101, 104
Tympanite 101
Typhoïde 133

U
Ultrason 219
Ultraviolet 85, 89, 96
Urée 89, 112, 222, 223
Uretère 216, 219, 220, 222, 224
Urètre 216, 220, 224, 228, 231–233, 237, 246
Urètre membraneux 232
Urètre périnéal 220
Urètre prostatique 220, 232
Urètre spongieux 220, 232, 233
Urine 5, 6, 133, 210, 216, 219, 220, 222, 223, 224, 233, 238
Urochrome 223
Utérus 73, 207, 242–245, 249, 250
Utricule 102, 105
Uvée 91
V
Vaccin 132
Vaccination 131, 133
Vacuole 17, 19, 21
Vagin 234, 245, 246
Vaginale 230
Vaisseau capillaire 150
Vaisseau lymphatique 138, 155, 202
Vaisseau sanguin 138
Valve artificielle 142
Valve cardiaque 142
Valve mitrale 142
Valve tricuspide 142
Valvule sigmoïde aortique 142
Valvule sigmoïde pulmonaire 142
Vasoconstriction 46, 89, 120, 207
Vasodilatation 46, 89
Vasopressine 207
Veine 138, 140, 151
Veine cave 142
Veine coronaire 142, 143
Veine hémorroïdale 188
Veine ophtalmique 94
Veine pulmonaire 142
Veine rénale 217
Veine sous-clavière 155
Veine testiculaire 230, 235
Veinule 151
Ventilation 175
Ventilation pulmonaire 158
Ventricule 138, 145, 146
Ventricule droit 138, 142
Ventricule gauche 138
Verge 220, 233, 238
Vertèbre 52, 62
Vertèbre cervicale 62
Vertèbre coccygienne 62
Vertèbre dorsale 62
Vertèbre lombaire 37, 62
Vertèbre sacrée 62
Vertige 105
Vésicule biliaire 190, 191
Vésicule séminale 228, 231–233, 238
Vessie 216, 219, 220, 223, 224, 232, 238, 246
Vestibule 102
Villosité 187
Virilisme 238
Virus 126, 132, 154
Vision crépusculaire 96
Vision discriminative 96
Vitamine 5, 53, 190, 199
Vitamine B12 196, 199
Vitamine C 232
Vitamine D 53, 89, 190
Vitamine liposoluble 199
Voie aérienne supérieure 158
Voie génitale féminine 228, 233
Voie génitale masculine 228
Voie lacrymale 94
Voie médullaire 39
Voie motrice 39, 43
Voie optique 95, 97
Voie respiratoire 175
Voie sensitive 39
Voie spermatique 228, 230, 232, 237
Voie urinaire 219
Voile du palais 109
Volume courant 172
Volume sanguin 112, 117
Vomer 60
Vomissement 35, 175, 185, 225
Vraie côte 63
Vulve 220, 246, 247

Y
Yeux 35

Z
Zinc 73
Zone aveugle 92