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l’avion.

Les chercheurs et ingénieurs qui travaillent sur ce problème ont donc été amenés
à développer de nouvelles techniques de calcul très sophistiquées (la simulation des
grandes échelles) prenant en compte ces effets non permanents de la turbulence. Nous
reviendrons sur ces méthodes de modélisation au chapitre 5. En fait le programme
Hermès n’a pu échapper aux restrictions budgétaires européennes, et la compétence
acquise en aérodynamique hypersonique par des dizaines d’équipes internationales au
cours de ces dernières années a été réduite de façon importante. Notons cependant
que des programmes de veille technologique ont été menés, en France en particulier.
La turbulence peut avoir aussi un rôle positif : le mélange turbulent doit être favorisé
dans la chambre de combustion d’un moteur d’automobile, d’avion ou de fusée, afin
d’obtenir un meilleur rendement. Ici, accroître la turbulence aura pour conséquences
à la fois un gain énergétique et une réduction des gaz polluants émis. De grands
progrès ont pu être réalisés dans le domaine de la dynamique de la combustion et du
contrôle de flammes par Candel et son groupe [39]. Il est possible de faire la simulation
numérique de systèmes de combustion complets (voir la revue faite dans le livre de
Poinsot et Veynante [195], Vervisch et Poinsot [235], et Enaux et al. [68]). C’est
ainsi que sera mis au point le moteur à essence propre, qui va contribuer à réduire de
manière significative la pollution dramatique de l’environnement par l’automobile. En
fait, des développements spectaculaires en propulsion automobile pour la réduction
de l’émission de gaz à effet de serre sont à mettre à l’actif des véhicules électriques :
véhicules hybrides, opérationnels maintenant (le mien marche très bien), et plus tard
véhicules purement électriques.
1.3. Turbulence atmosphérique
Revenons à l’air de l’atmosphère : les prévisions météorologiques nous montrent tous
les jours des perturbations anticycloniques ou cycloniques qui voyagent à la surface
du globe. Les satellites nous ont révélé que ces zones de haute ou basse pression correspondaient
à de gros tourbillons, ayant un diamètre de l’ordre de 1 000 kilomètres,
et dans lesquels les nuages s’enroulent en spirale (fig. 1.2). L’évolution de ces tourbillons
est en général imprévisible au-delà de quelques jours : nous avons là affaire à
une turbulence quasi bidimensionnelle. On voit en particulier que, dans l’air de l’atmosphère,
la turbulence peut affecter des échelles de l’ordre du centimètre ou moins
(la fumée de cigarette), de la dizaine de mètres (le panache d’une cheminée d’usine),
du kilomètre (les nuages, ou les tornades), ou de plusieurs centaines de kilomètres
(cyclones tropicaux, ou dépressions dégénérant en tempêtes). Dans ce dernier cas (les
tempêtes), la turbulence résulte de l’action conjuguée de la rotation terrestre et de
fortes différences de température, phénomène appelé instabilité barocline et sur lequel
nous reviendrons par la suite au chapitre 7. De l’eau s’écoule dans une conduite de 30,0 cm de diamètre à
la vitesse de 0,50 m.s-1. Calculer le débitvolume
en m3.s-1 et L/min ; donner la valeur numérique du débit-masse.
2- Dans une conduite de 30,0 cm de diamètre, l’eau circule avec un débit-volume de 1800 L/min.
Calculer la
vitesse moyenne d’écoulement. Le diamètre devient égal à 15,0 cm ; calculer la nouvelle vitesse
moyenne.
3- De l’air circule dans une conduite de 15,0 cm de diamètre à la vitesse moyenne v 1 = 4,50 m.s-1.
Calculer le
débit-volume qv.
4- La pression manométrique est de 2,10 bar, la pression atmosphérique normale vaut 1013 mbar et
la
température est de 38 °C. Exprimer le débit-masse q m en fonction des pressions et des températures
puis faire
le calcul numérique.
Données :
masse molaire de l’air 29,0 g.mol-1 ; constante du gaz parfait : R = 8,32 J.mol -1.K-1.
Relation donnant la masse volumique ρ d’un gaz (en fonction de la pression p et de la température T
(voir
annexe à la fin du document)
Ecoulement permanent à travers un ajutage :
On utilise en travaux pratiques une cuve verticale (voir schéma ci-dessous) remplie d’eau ; on
supposera que
le niveau A dans la cuve est constant. Le fluide s’écoule par un trou de diamètre D situé dans le fond
de la
cuve. L'eau sera considérée comme un fluide parfait incompressible.
1- Enoncer le théorème de Bernoulli pour un fluide parfait en précisant la signification des différents
termes.
2- Appliquer la relation de Bernoulli entre les points A et B et déterminer l’expression littérale de la
vitesse vB
au niveau du trou.
3- Donner la relation permettant de calculer le débit-volume théorique q v au point B.
4- Calculer numériquement la vitesse vB et le débit-volume qv au point B.
5- En fait le débit réel vaut 0,92 L/s. Comparez à la valeur trouvée dans la question 4. Justification ?