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SERVICE DEPARTEMENTAL

D’INCENDIE ET DE SECOURS

M.G.O. ET RECONNAISSANCE DU CHEF D’AGRES

DOCUMENT STAGIAIRE
Mise à jour : FAE Chef d’Agrès 1
18/01/2011 INC 2 – M.G.O. Et Reconnaissance du Chef d’Agrès
TABLE DES MATIERES

1 – INTERET DE LA MARCHE GENERALE DES OPERATIONS POUR LE CHEF


D’AGRES

2 – DIFFERENTES ETAPES DE M.G.O .

3 – IMPORTANCE DE LA RECONNAISSANCE INITIALE ET DES


RECONNAISSANCES COMPLEMENTAIRES

4 – ANALYSE DE LA ZONE D’INTERVENTION

5 – REACTIONS IMMEDIATES

6 – RECONNAISSANCE D’UN SITE D’INTERVENTION

7 - REGLES DE SECURITE A RESPECTER LORS DES RECONNAISSANCES

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18/01/2011 INC 2 – M.G.O. Et Reconnaissance du Chef d’Agrès
1 – INTERET DE LA MARCHE GENERALE DES OPERATIONS POUR LE CHEF
D’AGRES

C’est une procédure qui va permettre au chef d’agrès de réaliser une opération de secours et
d’extinction dans un cadre technique et réglementaire.
Même si chaque intervention de secours revêt un caractère différent, elle se déroulera toujours
selon une succession de séquences appelée M.G.O.

2 – DIFFERENTES ETAPES DE M.G.O .

2.1- La reconnaissance

C’est la phase initiale d’une intervention. Elle permet au chef d’agrès d’obtenir l’ensemble
des composants de l’intervention et les enjeux qui en découlent (humain, matériel,
économique).

Elle se réalise en plusieurs phases et sera détaillée ultérieurement. La reconnaissance est


primordiale et prépondérante dans toutes les opérations de secours et peut parfois
s’échelonner tout au long de l’intervention.

Les trois phases de la reconnaissance sont :

- la reconnaissance initiale :
Elle consiste à déterminer le type de sinistre et les risques qu’ils représentent pour les
personnes, les biens et l’environnement. Elle doit permettre au chef d’agrès de commander les
sauvetages, ou déterminer les premières mesures à prendre (ventilation, moyens hydrauliques,
etc..) ;

- La reconnaissance secondaire :
Les premières actions commandées, le chef d’agrès doit visiter ou faire visiter l’ensemble des
volumes situés autour du sinistre et directement menacés.
Cette reconnaissance “dite cubique“ peut être longue et doit permettre d’anticiper une
éventuelle aggravation du sinistre.
A l’issue, le chef d’agrès doit compléter, voire modifier ses réactions immédiates (rajouter
une lance, couper des fluides, ventiler des locaux…) ;

- La reconnaissance finale :
C’est la phase ultime de la reconnaissance. Le chef d’agrès, avant de quitter les lieux,
s’assurera de l’absence de risque persistant (foyer résiduel, fumées stagnantes, risque
d’effondrement d’un mur…) et y remédiera le cas échéant.

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2.2- Sauvetages et mises en sécurité

Ils sont effectués en priorité, avec les moyens disponibles que sont les échelles (à coulisse, à
crochet), les échelles aériennes, le L.S.P.C.C.
Ils ont pour objet d’extraire les personnes, voire les animaux, des dangers vitaux liés au
sinistre (flammes, fumées, effondrement, etc.).
Les sauvetages sont réalisés le plus rapidement possible, ce qui nécessite parfois la mise en
oeuvre en parallèle des moyens d’extinction.

2.3- Etablissements

C’est la disposition donnée aux tuyaux pour amener l’eau d’un point à un autre. Ils doivent
être exécutés avec rapidité dans le cadre d’une procédure opérationnelle prédéfinie (G.N.R.
établissement des lances - manoeuvres en binôme).

Les établissements sont réalisés soit avec des tuyaux roulés en couronne ou pliés en écheveau,
soit au moyen des dévidoirs mobiles ou tournants.

Les établissements d’attaques doivent être adaptés aux possibilités d’alimentation dont
disposent les secours (délai de réalisation et débit simultané).

Les établissements peuvent être rampants, verticaux et horizontaux.

Le chef d’agrès veille à ce que les règles d’établissements soient respectées de manière à
faciliter l’extinction et prévenir tous dégâts occasionnés aux établissements.

2.4- Attaque

C’est l’action qui consiste à rabattre les flammes pour enrayer la propagation du feu et aboutir
à l’extinction du foyer. Tous les efforts doivent tendre à circonscrire le feu, avec un nombre
suffisant de lances, pour qu’il ne puisse se propager.

Les points d’attaque sont désignés au plus prés, de telle sorte que l’eau soit projetée avec
efficacité sur les matières qui brûlent.
Le chef d’agrès doit veiller à placer ses binômes dans un lieu où l’attaque soit la plus efficace
possible et qui garantisse la sécurité du personnel (mur de refend, bord de mur)

Les différentes phases de l’attaque sont :

- faire la part du feu, en portant ses efforts sur les points les plus menacés et non sur le gros
du foyer ;

- circonscrire l’incendie, en préservant le pourtour par un circuit de lances de manière que le


feu ne puisse se propager d’aucun côté ;

- se rendre maître du feu, en portant l’effort principal du côté menacé, du côté où la flamme
est poussée pour garantir les locaux des matières combustibles ou explosibles, ou les parties
de construction qui en soutiennent d’autres (poutres, limon, entrait) ;

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- déclarer feu éteint, lorsque les foyers principaux sont éteints et que seuls, des débris fument
ou charbonnent.

Le chef d’agrès doit veiller aussi au débit des lances par rapport au sinistre.

2.5- Protection

C’est l’action qui consiste à limiter les dégâts occasionnés par l’eau, le feu, la chaleur ou la
fumée.
Pour être efficace, elle doit être réalisée le plus rapidement possible sans attendre l’arrivée des
engins spécialisés, si possible dès l’attaque.

Les moyens à utiliser sont : le bâchage, le déménagement, la ventilation, l’épuisement…


Des moyens spécialisés peuvent être employés pour y arriver, notamment sur les feux de gros
volumes.

2.6- Déblai

Il a pour objet de déplacer les décombres qui pourrait encore cacher des foyers et d’écarter
ainsi tout risque de reprise de feu.

Dans les cas où il y a un amas de décombres à déplacer, le maire, pour faciliter l’action des
secours, peut faire appel à des moyens publics ou privés (bennes, goulottes d’évacuation, etc.)

Lorsque la police ou la gendarmerie font état d’une enquête judiciaire, le déblai peut être
retardé jusqu’à l’arrivée de la personne qualifiée pour ordonner sa reprise.
Si les opérations d’extinction le nécessitent, il sera réalisé un déblai sommaire.
Au cours de cette phase, le chef d’agrès doit s’assurer que les personnels engagés sont munis
de la protection individuelle maximum, notamment le port de l’A.R.I quand cela est
nécessaire (risque d’intoxication au CO).
Le chef d’agrès s’assure qu’aucune reprise du feu n’est possible du fait des décombres.
Il veille également à la sécurité du personnel engagé dans cette phase importante, mais peu
prisée par son personnel.
Le risque de blessures est d’autant plus élevé que l’attention est retombée après la phase de
l’attaque, plus active.

2.7- Surveillance

Le service de surveillance a pour objet de maintenir du personnel et du matériel sur les lieux
de l’intervention après un sinistre important afin d’empêcher toute reprise du feu.
L’effectif de ce service varie suivant l’importance du sinistre à surveiller et le nombre de
lances encore utiles.
Il doit être aussi réduit que possible, mais ne doit pas comporter moins d’un engin d’incendie
avec au minimum 4 personnes (1 chef d’agrès, 1 conducteur, 1 binôme).

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S’il y a lieu, des relèves sont effectuées aussi fréquemment que la difficulté des opérations
l’exigent.
A chaque ronde de surveillance, les sapeurs doivent informer le chef d’agrès de l’évolution de
la situation (positive ou négative).
Le chef d’agrès doit tenir doit tenir informé le C.T.A de l’évolution de la situation et doit
dimensionner la relève (en personnels et en moyens matériels).
Cette phase peut durer plusieurs jours

2.8- Retour d’Opération

La rapidité et la sécurité des opérations ne dépendent pas que de la formation des


intervenants.
La qualité de l’entretien du matériel et un rangement méthodique dans les engins optimisent
leur emploi en toutes circonstances.
Il en va de même du personnel qui doit pouvoir se doucher, se changer et se reposer dans les
meilleures conditions (réhabilitation).

Lors des opérations de longue durée, les secours peuvent être amenés à rester sur les lieux
plusieurs heures, voire plusieurs jours.
Le reconditionnement doit alors se faire sur place.
Le commandant des opérations de secours est responsable de la logistique, aussi bien pour le
matériel (carburant, bouteilles d’air, réparations mécaniques, etc.) que le personnel qui doit
être bien nourri, hydraté et régulièrement relevé.

Le chef d’agrès veille au sérieux apporté a cette phase cruciale, permettant de garantir un
nouveau départ des secours avec les mêmes personnels et engins pour être de nouveau
efficace.
Il peut effectuer un débriefing à chaud, s’il le juge nécessaire.
Il rédige le compte rendu de sortie de secours (C.R.A.)

3 – IMPORTANCE DE LA RECONNAISSANCE INITIALE ET DES


RECONNAISSANCES COMPLEMENTAIRES

La nature de l’intervention doit être appréhendée de manière rapide et efficace par le chef
d’agrès. Lui seul décidera de la possibilité d’engager des renforts supplémentaires.
La reconnaissance initiale permettra une réaction immédiate et adaptée par rapport à la
situation.
Le dispositif mis en place, pendant l’opération, des reconnaissances complémentaires seront
effectuées au fur et à mesure de l’avancée des binômes et de l’évolution du sinistre.
Ces reconnaissances permettent d’adapter les dispositifs mis en place tout au long de
l’intervention.

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4 – ANALYSE DE LA ZONE D’INTERVENTION

Dans la totalité des missions qu’il aura à commander et particulièrement lors des incendies, le
chef d’agrès doit être capable d’analyser la zone sur laquelle il va être amené à évoluer.

4.1- Approche du sinistre avec l’engin

Avant même d’être arrivé sur les lieux, le chef d’agrès pourra acquérir un bon nombre
d’éléments permettant de mesurer l’importance du sinistre :

- les informations données par le C.T.A (nombre d’appels, notion de victimes, les autres
engins engagés au départ) ;

- les éléments visibles au loin (panache de fumée, lueur) ;

- les conséquences du sinistre (blocage de la circulation, mouvements de personnes dans les


rues, perturbations sur la périphérie urbaine...).

4.2- Analyse générale de la Z.I.

Dès l’arrivée sur les lieux par une vision globale du secteur, le chef d’agrès devra s’attacher à
rechercher les premiers éléments disponibles concernant la zone d’intervention, à savoir :

4.2.1- Les accès

- déterminer le meilleur accès en fonction du sens de circulation, de la largeur, du tonnage de


l’engin et des difficultés possibles (portails, portiques, etc.) ;

- rechercher la présence ou non de voies engins ou voies échelles ;

- d’une manière générale, le premier engin se placera au plus prés du sinistre “en premier
secours“ afin de permettre une action rapide des personnels, notamment dans les actions de
sauvetage, mais également limiter la longueur des établissements de refoulement.

4.2.2- Les bâtiments

Afin de dimensionner l’étendue potentielle du sinistre et des enjeux liés à sa possible


évolution dans le temps et dans l’espace, le chef d’agrès doit se renseigner sur :

- le type de construction ;
- le type de bâtiment (E.R.P, etc.) ;
- leurs dimensions ;
- l’implantation par rapport aux autres constructions.

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Le nombre d’ouvrants praticables (porte, fenêtre, balcon, etc.) est aussi une information à
prendre en compte immédiatement.

4.2.3- Les réseaux hydrauliques

La présence de PI-BI, de points d’eau naturels ou artificiels, permettra de déterminer les


limites du dispositif hydraulique que le chef d’agrès devra mettre en place :

- nature des points ;


- caractéristiques (pression, débit) ;
- emplacement et nombre.

Cette partie de l’analyse de la Z I pourra se faire concrètement sur le terrain et viendra en


complément de celle effectuée durant le transit à l’aide des plans parcellaires et diverses
fiches ETA- RE.

4.2.4- L’environnement immédiat

Qu’il soit urbain rural ou industriel, la typologie de l’environnement contenant la zone


d’intervention devra également être pris en compte par le chef d’agrès :

- topographie des lieux ;


- distance et situation des tiers mitoyens de la population voisine, des cibles potentielles
(création d’un périmètre de sécurité) ;
- limiter la propagation (directe ou indirecte) du sinistre à cet environnement.

4.2.5- Les conditions météorologiques

Dans certains cas de figure, les conditions météo, peuvent avoir une conséquence directe sur
l’intervention et l’évolution du sinistre :

Le vent - augmente l’apport de comburant et accroît la vitesse de propagation verticale et


horizontale ;
- limite, et parfois même interdit l’emploi des échelles aériennes ;
- peut influencer l’efficacité de la ventilation opérationnelle ;

Le gel, la neige - limitent la vitesse de déplacement des engins ;


- limitent les possibilités d’utilisation des points d’eau naturels ;
- rendent difficile l’utilisation des pompes ;
- limitent la durée d’intervention des personnels

Les fortes chaleurs - augmentent la distillation des matériaux combustibles


- augmentent les risques de malaise des personnels (coup de chaleur
à l’effort) ;

La pluie - rend glissantes les surfaces.

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Un départ FPT de nuit pour feu d’habitation peut laisser penser à une découverte tardive du
sinistre avant l’alerte, des occupants endormis, etc...
Des moyens d’éclairage devront être mis en oeuvre pour faciliter l’action des intervenants.

Une intervention sur un feu d’habitation en plein hiver, en période froide, implique
probablement une maison fermée, plus calfeutrée qu’en été.

5 – REACTIONS IMMEDIATES

Ayant pris en compte tous ces éléments, le chef d’agrès, sans approfondir ses
reconnaissances, doit être capable d’émettre un certain nombre d’ordres et de consignes
concernant :

5.1- Le placement de son engin

Pour utiliser au mieux son engin, disposer de la totalité du matériel embarqué et commander
ses binômes, le placement de l’engin doit être fait rapidement.

Si cela nécessite une manoeuvre délicate ou se faire en plusieurs temps, il sera exigé qu’un
guidage soit effectué.

Ayant des répercutions directes sur la suite de l’intervention (arrivée de renfort, utilisation de
l’EPA, alimentation), le placement de l’engin doit rester du ressort du chef d’agrès et exclure
toute autre alternative.

5.2- Le message d’Ambiance

Si la situation l’exige, le chef d’agrès, avec cette seule analyse de la zone d’intervention, peut-
être amené à passer un message précoce pour confirmer ou infirmer la situation pressentie par
le CTA.
Ce message, au-delà de la simple information de la hiérarchie, doit être effectué pour
demander des renforts (présomption de grand feu), ou annuler des engins engagés au départ
mais s’avérant inutiles ensuite (feu de détritus dans l’enceinte d’un entrepôt désaffecté…).

5.3- Les mesures de sécurité

Un renforcement des consignes habituelles peut être précisé à ce moment précis de


l’intervention (renforcement des E.P.I., réalisation d’un périmètre de sécurité, caractère
sensible de l’intervention, vigilance particulière sur les comptes-rendus).
Même si cela ne doit pas retarder les autres actions à mener, un rappel ou une autre précision
concernant les consignes permettent aux intervenants de travailler en toute confiance et
oeuvrer en sécurité.

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Le chef d’agrès doit être capable de dimensionner sa zone d’intervention pour la
délimiter et en gérer les accès.
L’analyse de la zone d’intervention doit être considérée comme un préambule à la
reconnaissance et permettre au chef d’agrès de mesurer la réelle dimension de
l’intervention.
Elle doit être réalisée avec sérieux et systématisée, même sur les missions a priori
bénignes.
Par ailleurs elle doit permettre de mettre un certain nombre de mesures conservatoires
et prépare l’arrivée des renforts si nécessaire.

6 – RECONNAISSANCE D’UN SITE D’INTERVENTION

En règle générale, la reconnaissance d’un site d’intervention se décompose en deux phases :

- La reconnaissance initiale
- La reconnaissance secondaire

6.1- Objectif du déroulement type de la reconnaissance

C’est une phase primordiale de l’intervention.

La reconnaissance doit être :


- permanente ;
- complète ;
- systématique ;
- méthodique.

6.2- Reconnaissance extérieure / intérieure

Pour assurer une reconnaissance complète, effectuer une reconnaissance extérieure,


intérieure sur les 6 faces du volume (reconnaissance cubique).
Les éléments à rechercher lors de la reconnaissance sont multiples et parfois complexes.
Cependant, leur importance peut être classée à différents niveaux. C’est pourquoi le chef
d’agrès devra réaliser la reconnaissance selon 3 phases.

6.3- Reconnaissance initiale rapide du chef d’agrès et prise de renseignements

Cette phase fait suite à l’analyse de la ZI et doit permettre au chef d’agrès de mettre en place
les réactions immédiates, garantissant la sécurité des personnes, des biens et de
l’environnement.

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Réalisée en questionnant le ou les témoins (requérant, voisin, exploitant, ouvrier..), elle doit
permettre de connaître :

- le type de sinistre ;
- son importance et les risques potentiels d’aggravation ;
- les risques vitaux pour les tiers et les intervenants (explosion, effondrement, électrisation…)
- les accès permettant le cheminement jusqu’au sinistre.

A l’issue de cette prise de renseignements, le chef d’agrès doit alors :

- mettre en place les réactions immédiates permettant de maîtriser le sinistre et ses risques
(sauvetages, protection, attaque..) en engageant le ou les binômes à sa disposition ;

- demander des renforts si besoin ;

- renseigner le CTA ou le chef de groupe par l’intermédiaire d’un message.

Lors de cette phase, le chef d’agrès doit veiller à garantir la sécurité de son personnel en
réalisant la coupure des fluides et en signalant les risques persistants ou non visibles
(effondrement, électrisation…).

6.4- Reconnaissance secondaire, moyens à mettre en oeuvre

Les premières actions étant en cours de réalisation, le chef d’agrès doit poursuivre ses
reconnaissances.
Pour cela, en s’aidant d’un témoin ou d’un plan, il recherchera l’ensemble des volumes
attenants.
Chacun de ces volumes devra être visité et, si besoin, ventilé.
Cette mission peut être réalisée par le chef d’agrès ou par du personnel d’engins arrivés en
renfort.
Cette reconnaissance doit permettre de définir la présence et la localisation des points
particuliers à protéger, ainsi que les accès secondaires au sinistre, les moyens de secours
facilitant les intervenants (désenfumage, R.I.A, escaliers encloisonnés..).

Lors de cette phase, le chef d’agrès mettra en place si nécessaire des actions complémentaires
aux réactions immédiates (mise en place de caméra thermique, accès aux étages au moyen
d’une échelle aérienne…), et requérir si besoin à d’autres services (police, EDF, GDF,
services techniques..).
Un message de renseignement devra être passé au CTA à chaque mise en place d’une
nouvelle action, ou pour toute évolution de la situation.

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7 - REGLES DE SECURITE A RESPECTER LORS DES RECONNAISSANCES

7.1- Menace d’effondrement

La chaleur d’un incendie peut diminuer la résistance des structures. Il faut vérifier lors de la
reconnaissance l’état des éléments constituant la structure du bâtiment (toiture, poutres,
planchers, façades, corniches, etc.).

S’il existe un risque d’effondrement :

- stationner les engins à une distance au moins égale à la hauteur du bâtiment;

- mettre en place un périmètre de protection inaccessible au public dont le rayon doit être égal
à 1,5 fois la hauteur du bâtiment;

- le périmètre de sécurité doit être physiquement matérialisé afin d’être opposable au tiers
(rubalise, barrières municipales, engins..).

7.2- Coupure des énergies ou des fluides

Les “énergies“ comprennent :

- l’alimentation électrique ;
- le gaz (bouteilles, conduites, etc.) ;
- le fuel (chaufferie par exemple) ;
- tout réseau de chaleur (vapeur, eau chaude, etc.).

Repérer l’accès aux organes de coupure et procéder à la consignation de ces sources.

Les “fluides“ comprennent :

- l’eau, avec tous ses risques induits (électrisation, dégâts, surcharge, gel, etc.).
- certains liquides ou gaz dans les établissements de soins ou installations, repérables par un
code de couleur.

8 – SITUATIONS SPECIFIQUES

Toute reconnaissance sur de longs cheminements entraînant des risques d’exposition aux
fumées se fera au moyen de l’ARI, conformément aux procédures du GNR ARI.

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9 – RECONNAISSANCE FINALE

Le sinistre étant maîtrisé, le chef d’agrès doit vérifier que tout danger est écarté pour les
personnes, les biens et l’environnement.

Pour cela, il devra vérifier et faire vérifier les locaux, installations techniques, l’état de santé
des personnes ayant été concerné par le sinistre, dans un périmètre parfois éloigné.
Le chef d’agrès utilisera tous les matériels à sa disposition, de façon à lever tout doute ou
crainte (explosimètre, caméra thermique, toximètre…).

10 – LA RECONNAISSANCE ET LE RAISONNEMENT TACTIQUE

A l’issue de la reconnaissance, le chef d’agrès doit être en mesure de répondre aux questions
du R.T. :

OU ? PAR OU ? QUOI ? (Situation)

- sinistre auquel il est confronté (industrie, habitation, végétation, etc..) ;


- lecture du feu (fumées, flamme, chaleur, ouvertures –portes, fenêtres, exutoires, sons) ;
- nature du combustible ;
- ampleur (surface, volume) ;
- risque de propagation ;
- risques particuliers (énergies, stockage, etc.) ;
- particularité ;
- etc..
- sinistrés, tiers sinistrables ;
- sauvetages ou mise en sécurité à réaliser ;
- personnes à prendre en charge ;
- etc.…
- nature des éléments de construction ;
- importance des bâtiments, nombre de niveaux ;
- vecteurs de propagation ;
- locaux à protéger en priorité (a risque ou de valeur…)
- locaux à risque ;
- etc.…
- localisation du ou des foyers ;
- accès ;
- cheminements et communications existantes ;
- repérage des itinéraires d’accès, de repli, de secours ;
- ressources locales (ex, locaux pour accueil des sinistrés) ;
- etc.

QUOI FAIRE ? COMMENT FAIRE ? (Mission)

- Les actions et idées manœuvre

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AVEC QUOI ? (Exécution)

- L’emploi des moyens et l’assignation des tâches

QUELLES REGLES ? (Sécurité)

- Les règles d’engagement et de Sécurité

Cette méthode de raisonnement tactique doit amener le chef d’agrès à effectuer une
reconnaissance précise lui permettant d’engager rapidement les bonnes actions et de
formuler un ordre initial (S.M.E.S.) adapté.

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