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FONDS AFRICAIN DE DEVELOPPEMENT

REPUBLIQUE DU CAMEROUN

APPUI AU PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE


ET DE VULGARISATION AGRICOLES

RAPPORT D’ACHEVEMENT DE PROJET

DEPARTEMENT DE L’AGRICULTURE OSAN


ET DE L’AGRO-INDUSTRIE Février 2009
TABLE DES MATIERES

SIGLES ET ABREVIATIONS iv
RESUME ANALYTIQUE v
DONNEES DE BASE DU PROJET vii

I INTRODUCTION 1

II. OBJECTIFS ET FORMULATION DU PROJET 1


2.1 Objectifs 1
2.2 Formulation 1

III. EXECUTION DU PROJET 2


3.1 Entrée en vigueur du prêt et démarrage du projet 2
3.2 Modifications introduites 3
3.3 Calendrier d’exécution 3
3.4 Rapports élaborés 4
3.5 Passation des marchés 5
3.6 Coût du projet, sources de financement et décaissements 5

IV PEFORMANCE DU PROJET 6
4.1 Performance opérationnelle 6
4.2 Performance institutionnelle du projet 10
4.3 Performance des prestataires 12
4.4 Performance économique 12

V INCIDENCES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES 13


5.1 Incidences sociales 13
5.2 Incidences environnementales 12

VI VIABILITE ET DURABILITE DU PROJET 14


6.1 Appréciations globales 13
6.2 Analyse des risques 13

VII PERFORMANCES DE LA BANQUE ET DE L’EMPRUNTEUR 15


7.1 Performance de la Banque 15
7.2 Performance de l’emprunteur 15

VIII PERFORMANCE GLOBALE ET NOTATION 16

IX CONCLUSIONS, ENSEIGNEMENTS TIRES ET RECOMMANDATIONS 16


9.1 Conclusions 16
9.2 Enseignements tirés 17
9.3 Recommandations 17
3

LISTE DES TABLEAUX

Pages

Tableau 3.1 Calendrier d’exécution du projet 5

Tableau 3.2 Coûts à l’évaluation et dépenses réelles du projet par source


de financement et types de monnaies (en millions d’UC) 6

Tableau 3.3 Dépenses prévisionnelles et réelles par composante (en millions d’UC) 7

Tableau 3.4 Evolution des décaissements réels FAD en 1000 UC 7

LISTE DES ANNEXES

Nbre de
pages

Annexe 1 Carte géographique des zones d’intervention de l’IRAD et du Projet 1

Annexe 2 Cadre logique du projet 3

Annexe 3 Organigramme actuel de l’IRAD 1

Annexe 4 Coût et calendrier des dépenses prévisionnelles par composante, par


Catégorie et par sources de financement à l’évaluation 1

Annexe 4.1 Coûts par catégorie et par sources de financement 1

Annexe 4.2 Calendrier des coûts estimatifs du projet par composante et par année 1

Annexe 4.3 Calendrier des dépenses par source de financement 1

Annexe 5 Situation des décaissements réels par catégorie 1

Annexe 6 Listing des thèmes de recherche par domaine et par zone Agro-écologique 5

Annexe 7 Taux de rentabilité économique 2

Annexe 8 Performances globales et notation 4

Annexe 9 Sources d’information 2

Annexe 10 Observations de l’Emprunteur et de l’Organe d’exécution 1

Ce rapport a été rédigé par deux consultants (un Spécialiste recherche agronomique et un Agro-économiste), à
l’issue de la mission qu’ils ont effectuée au Cameroun du 6 au 23 Mai 2008. Pour tout renseignement concernant ce
document, s’adresser à MM. M. AYACHI, OSAN.3 (poste 3380), A. DIAW, OSAN.3 (poste 2580), Mme J. N.
Mwangi, Chef de Division, OSAN.3 (poste 2375) ou à M. Aly ABOU-SABAA, Directeur OSAN. (poste : 2037)
____________________________________________________________________________
ANNEE FISCALE

1er janvier - 31 décembre

MONNAIES ET MESURES

Unité monétaire : Francs CFA (FCFA)

A l’évaluation (Juin 1998) A l’achèvement (Juin 2007)


1 UC 807,944 FCFA 737,656

Evolution du taux de change moyen annuel

Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007


F.CFA/UC 895,2 918,4 934,6 850,4 771,8 747,9 749,2 706,6
Indice à base 100 en 100 103 104 95 86 84 84 79
2000

SIGLES ET ABREVIATIONS

BAD Banque Africaine de Développement


BM Banque Mondiale
CEP Cellule d’Exécution du Projet
DAO Dossier d’appel d’offres
FAD Fonds Africain de Développement
F.CFA Francs de la Communauté Financière Africaine
FIDA Fonds international pour la Développement Agricole
IRAD Institut de Recherche Agricole pour le Développement
IRA Institut de Recherche Agricole
IRZV Institut de Recherche Zootechnique et Vétérinaire
MFCFA Millions de FCFA
MINFI Ministère des Finances
ML Monnaies locales
OHADA Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
OMD Objectifs du Millénaire pour le Développement
ONG Organisation Non Gouvernementale
PASA Programme d’Ajustement du Secteur Agricole
PIB Produit Intérieur Brut
PNRVA Programme National de Recherche et de Vulgarisation Agricoles
PNVRA Programme National de Vulgarisation et de Recherche Agricoles
PPTE Pays Pauvres Très Endettés
REPARAC Renforcement de Partenariat de Recherche Agronomique au
Cameroun
TDR Termes de Référence
UAF Unité Administrative et Financière
UC Unité de Compte
v
RESUME ANALYTIQUE

1. Introduction. Le projet d’Appui au Programme National Recherche et de


Vulgarisation Agricoles (PNRVA) s’inscrit dans la politique sectorielle du Gouvernement
Camerounais, qui vise à réduire les contraintes institutionnelles en vue de la promotion d’un
développement agricole et rural compétitif, durable et équitable au niveau de l’ensemble des
zones agro-écologiques du pays. C’est pour cela que la BAD a répondu favorablement à la
sollicitude du Gouvernement camerounais, de financer le volet recherche, en appui à la
deuxième phase d’un vaste programme basé essentiellement sur la vulgarisation avec un
financement de la BM.

2. Objectifs et formulation. Le projet a pour objectif général de contribuer à


l’accroissement de la productivité agricole à travers l’amélioration des performances du
dispositif national de recherche agricole. Cet objectif général est décliné en trois objectifs
spécifiques, qui sont : (i) renforcer les capacités institutionnelles des services clés de l’IRAD ;
(ii) relancer les activités de recherche en station, en adéquation avec les besoins des
producteurs ; et (iii) améliorer les compétences du personnel scientifique, technique et
administratif de l’IRAD. Le rapport d’évaluation du projet a été approuvé par le Conseil
d’Administration de la Banque, le 18 Juillet 1998 et l’accord de prêt fut signé le 8 Décembre
1998. La qualité du rapport d’évaluation est dans l’ensemble bonne, malgré les insuffisances
constatées au niveau du cadre logique et des composantes Formation et Recherche en stations.

3. Exécution du projet. Le prêt était entré en vigueur le 1er Octobre 1999, soit un
décalage de 10 mois par rapport au calendrier prévisionnel et à la date de la signature de
l’accord de prêt, le 8 Décembre 1998. Cette situation s’explique par des difficultés de
l’Emprunteur, à remplir certaines conditions de l’accord de prêt. En ce qui concerne le
calendrier d’exécution, les activités opérationnelles du projet ont été exécutées sur une durée
de 7 ans (juillet 2000 à juin 2007, en dehors d’une année et demie consacrées à la mise en
vigueur, au lieu de 5 ans prévus au départ (janvier 1999 à décembre 2003). Les difficultés
d’exécution étaient liées à l’inefficacité, au départ, de la Cellule d’Exécution du Projet (CEP)
et à la non maîtrise des procédures au cours des trois premières années. Les principales
modifications introduites étaient relatives à la révision en hausse des coûts des catégories
relatives au génie civil, aux équipements et aux consultations, au détriment de la catégorie
non allouée.

4. Performances du projet. Performances opérationnelles. Au niveau de la composante


A, le taux de réalisation est estimé à 97%. Au niveau de la composante B, 90% des activités
de recherche programmées ont été réalisées. Pour la composante C, le taux d’exécution
physique a été estimé à 100% par rapport à l’objectif révisé.

Performances institutionnelles. La gestion du projet a été assurée par un comité de pilotage et


une cellule d’exécution du projet (CEP), réorganisée en 4 unités en Avril 2002. Le personnel
du projet était composé d’employés de l’IRAD affectés au projet, et de contractuels. Les
audits externes ont tous été réalisés, quoique qu’avec du retard les premières années. Une
unité de suivi-évaluation spécifique au projet a été mise en place en avril 2002. Elle a permis
d’élaborer et de mettre en œuvre des procédures et indicateurs fiables de suivi des activités,
des intrants, ressources et résultats du projet. Ceci a amélioré la visibilité des actions du projet
sur le terrain.
Performances des prestataires. Au total 60 prestataires étrangers et nationaux ont participé à la
réalisation des actions du projet, dont 33 entreprises, 13 fournisseurs et 14 consultants. Les
différentes prestations sont globalement satisfaisantes, hormis, le bureau Thalex pour ce qui
concerne, l’assistant technique en administration et finances.
vi

Performances économiques. L’évaluation des performances économiques réalisée dans le


cadre du programme global avec lequel le présent projet était en synergie, révèle que le taux
d’adoption des technologies développées était de 48%, la productivité des spéculations
végétales et animales a progressé de 30% en moyenne et les revenus agricoles ont augmenté
de 20 %.

5. Viabilité et durabilité du projet. Le projet a rendu l’IRAD plus crédible. Cette


crédibilité lui a permis : d’adopter un nouvel organigramme plus fonctionnel et un plan
stratégique pour l’horizon 2008-2012, et de mobiliser des ressources financières des
partenaires au développement pour le financement de certains projets.
6. Performances de la Banque et de l’emprunteur. L’intervention de Banque est
satisfaisante au regard des résultats globalement positifs obtenus. De son côté, le
Gouvernement a honoré son engagement relatif au paiement des fonds de contrepartie
nationale au projet, mais a pris beaucoup de retard dans le respect des clauses préalables à la
mise en vigueur du projet. Par ailleurs, la CEP n’a pas encore communiqué à la Banque les
pièces justificatives des dépenses du FDR, de 1.847.746,56 UC.
8. Performances globales. Les performances globales du projet sont jugées
satisfaisantes, avec une note moyenne de 2,5 points sur 4, soit un taux de satisfaction global
de 62,5%, et détaillée comme suit : (i) performance à l’exécution, 2,3 points sur 4 ; (ii)
performance de la Banque, 2,75 points sur 4 ; (iii) performance des résultats, 2,5 points sur 4.

9. Conclusions, enseignements tirés et recommandations. La mise en œuvre du projet


a été globalement satisfaisante, malgré les difficultés rencontrées, relatives à la non maîtrise
des procédures au cours des trois premières années. Les réalisations du projet, même si elles
demeurent insuffisantes par rapport aux besoins, ont contribué à la relance de la recherche
agricole au Cameroun et à une plus grande motivation des chercheurs.

Les principaux enseignements tirés sont les suivants : (i) une recherche agricole
performante est indispensable pour un développement économique et social durable d’un pays
; (ii) l’amélioration du délai d’exécution des projets dépend des dispositions prises pour le
renforcement des capacités du personnel en maîtrise des procédures de la BAD, dès le
démarrage du projet; (iii) la nécessité de définir les objectifs et la portée des projets de la
Banque, en fonction de la nature du projet et des résultats auxquels l’on doit s’attendre ; et (v)
le niveau technologique actuel de l’IRAD lui confère les capacités de contribuer à trouver à
court terme, des réponses idoines à la crise alimentaire.

Les principales recommandations sont les suivantes : Au Gouvernement : (i) mettre en place
un mécanisme de financement durable de la recherche agricole et accélérer le règlement des
engagements budgétisés au profit de l’IRAD ; (ii) communiquer à la Banque les justificatifs
de l’ensemble des dépenses du FDR ; (iii) mettre en œuvre un plan de sécurisation et de
maintenance des installations et équipements ; et (iv) exploiter les acquis et tout le dispositif
institutionnel, scientifique et technique mis en place à l’IRAD.

A la Banque : (i) étudier favorablement les possibilités de financement du plan stratégique de


recherche agricole, dont le programme scientifique innovant élaboré par l’IRAD ; (ii) étudier
la possibilité de faire de l’IRAD un Centre Régional d’Excellence de recherche agricole en
Afrique centrale ; (iii) appuyer un nouveau programme sous-régional de recherche agricole,
dont l’IRAD pourrait jouer un rôle capitale ; (iv) veiller à l’avenir de limiter les conditions
préalables au premier décaissement pour éviter les retards de démarrage des projets ; et
prévoir toujours un atelier de lancement du projet, des séminaires de formation du personnel
des CEP sur les règles de procédure d’acquisition et renforcer les missions de supervision.
vii
DONNEES DE BASE DU PROJET

DONNEES PRELIMINAIRES
1. Pays : République du Cameroun
2. Titre du projet : Projet d’Appui au Programme National de Recherche et
de Vulgarisation agricoles (PNRVA)
3. N° du prêt (BAD) : F/CAM/AP-PNR/AGR/98/14
4. Emprunteur : Gouvernement du Cameroun
5. Bénéficiaire : Institut de Recherche Agricole pour le Développement
(IRAD)
6. Organe d’Exécution : Institut de Recherche Agricole pour le Développement
(IRAD)

A. DONNEES DU PRET

Rubriques Estimation à l’évaluation Estimation réelle


1. Montant (UC) 7 000 000 7 000 000
2. Intérêt sur prêt 1% entre la 11ème et la 20ème 1% entre la 11ème et la
année et 3% à partir de la 21ème 20ème année et 3% à
année partir de la 21ème année
3. Période de remboursement 40 ans 40 ans
4. Différé d’amortissement 10 ans 10 ans
5. Commission de service /an (%) sur le 0,75 0,75
montant décaissé et non encore remboursé
6. Commission d’engagement (%) sur le 0,5 0,5
montant non décaissé
7. Date d’évaluation Juin 1998 Juin 1998
8. Date d’approbation Juillet 1998 18 Juillet 1998
9. Date de signature Septembre 1998 08 Décembre 1998
10. Date d’entrée en vigueur Décembre 1998 01 Octobre 1999

B. DONNEES DU PROJET Estimation à Chiffres


l’évaluation réels

1. Coût total (millions d’UC) : 7,00 7,00


2. Plan de financement (millions d’UC)

Estimation à l’évaluation Chiffres réels à l’achèvement Ecart


Sources de
Devises Monnaie Total Devises Monnaie Total
financement
locale locale
FAD 4,38 2,62 7,00 4,38 2,62 7,00 0
Gouvernement 0 1,97 1,97 0 3,41 3,41 - 1,44
Total 4,38 4,59 8,97 4,38 6,03 10,41 - 1,44

3. Date effective du premier décaissement : 03 Mai 2000


4. Date effective du dernier décaissement : 29 Janvier 2008
5. Démarrage des activités d’exécution du projet : 1er Juillet 2000
6. Date d’achèvement des activités d’exécution du projet : 30 Juin 2007
viii
INDICATEURS DE PERFORMANCE

1. Reliquat financier : 0%
2. Retard /Avance par rapport au calendrier
- Décalage par rapport à l’entrée en vigueur : 10 mois
- Décalage par rapport au démarrage des activités : 18 mois
- Décalage par rapport à la date d’achèvement : 42 mois
- Décalage par rapport au dernier décaissement : 25 mois
- Nombre de prorogations de date limite du
dernier décaissement : 2
3. Etat d’exécution du Projet : Achevé
4. Liste des indicateurs vérifiables et niveaux d'achèvement (exprimé en %)
- infrastructures (bureaux, logements, laboratoires) réhabilitées : 100%
- Equipements, logistiques, informatisation, documentation acquis : 100%
- Assistance technique réalisée : 75%
- Programmation scientifique réalisée de façon participative : 100%
- 62 projets de recherche exécutés : 100%
- Activités de recherche réalisées : 90%
- 19 modules de formation exécutés (370 agents formés, dont 20%
de femmes et 77% de chercheurs) : 100%

Insatisfaisante Passable Satisfaisante


5. Performance institutionnelle x
6. Performance des entrepreneurs x
7. Performance des fournisseurs x
8. Performance des consultants
Formateurs x
Assistance technique x
Auditeurs x
(Cf. annexe pour détail sur l’appréciation des performances par entrepreneur, fournisseur et consultant
(formateur et assistant technique)

Evaluation RAP

9. Taux de rentabilité économique (%) 19% 11,5%

D. MISSIONS

Nombre de
Nombre personnes/jours
Nature de la Date des Nombre de Composition des
des effectivement
mission missions personnes missions
missions consacré au projet
sur le terrain
06 au 28 Avril Agronome principal 22
Préparation 1 1997 2 Agro-économiste 22
18 Janv. au 09 Agronome principal 22
Evaluation 1 février 1998 2 Agro-économiste 22
Revue à mi- 3 au 15 Juillet Agronome en chef 12
parcours 1 2001 2 Expert en irrigation 12
19 au 30 Août
supervisions 11 2000 1 Expert en pêche 6
09 au 30 Nov.
2002 1 Agronome en chef 14
22 Mars au 5
Avril 2003 1 Expert en pêche 3

20 Sept au 03 1 Agronome en chef 10


ix
Oct. 2003
15 au 29 Mai
2004 1 Agronome en chef 10
Agro-économiste en
chef 3
3
03 au 17 Déc. Agronome en chef 5
2004 Expert en chef 2
12 au 21 Mai Agronome en chef 6
2
2005 Analyste financier 6
10 au 23 Déc.
1
2005 Economiste agricole 7
11 au 23 Agronome en chef 5
2
Février 2006 Ingénieur GR 2
23 Juin au 07 Economiste agricole 7
2
Juil. 2006 Ingénieur du génie rural 5
Expert forestier 2
12 au 26 Mai
1 Economiste agricole 6
2007
Expert génie rural 2
Sous-total 16 101
25 Juin au 15
1
Juillet 2004 Chargé de décaissement 4
Suivi 2
04 au 17 Nov.
1
2006 Analyste financier 4
Sous-total 2 8
Spécialiste en recherche
Préparation du 05-23 Mai agronomique 14
1 2
RAP 2008 Ingénieur agro-
économiste 18
Total 253

E. DECAISSEMENTS BAD

1. Décalage par rapport à l’entrée effective en vigueur du prêt :

2. Evolution du montant du prêt en millions d’UC

Montant à Montant Montant réel Montant Taux de Reliquat non


l’évaluation annulé décaissé décaissement utilisé
(%)
7,00 0,00 7,00 7,00 100% 0,00

F. PRINCIPAUX MARCHES
Description Prestataires Référence et dates Montants en Taux Etat
de signature du millions de d’exécut. d’exécut.
contrat F.CFA financ. phys.
(%) (%)
Achat de 16 véhicules et 20 motos UNDP/IAPSO 17/04/2000 314 905 830 100% 100%
Achat de micro-ordinateurs portables Chalenge Graphics Réf.133 du 39 145 000 100% 100%
02/10/2001
Achat de 17 véhicules et motos UNDP/IAPSO 12/12/2001 273 600 700 100% 100%
Achat d’ordinateurs de bureau Computer network Réf.132 du 57 349 000 100% 100%
solution 01/06/2001
Achat de matériel de bureau et UNDP/IAPSO 18/10/2001 402 019 318 100% 100%
équipements Laboratoire
Achat de photocopieurs Société BELTEX Réf.018 du 29 120 000 100% 100%
28/01/2003
Achat de mobilier de bureau Société FOKOU Réf.016 du 37 662 953 100% 100%
Confort 28/01/2003
Assistance technique THALES 31/01/2002 189 270 189 75% 75%
Etude du système d’information de CREOLINK Réf.17 du 125 810 000 100% 100%
x
l’IRAD Cameroon B.P.12725 30/12/2004
Ydé
Etudes techniques architecturales de MAUA B.P. 4712 Réf. 21 du 37 493 680 100% 100%
réhabilitation Ydé 19/02/2003
Contrôle et surveillance des travaux de MAUA B.P. 4712 Réf. 9 du 37 910 700 100% 100%
réhabilitation Ydé 04/01/2005
Formation (analyses statistiques) ANT Consulting B.P. Réf.140 du 13 275 600 100% 100%
12039 Ydé 20/09/2004
Formation (élaboration des projets) WINNER B.P.20030 Réf.141 du 26 504 400 100% 100%
Formation (rédaction scientifique) YDé 20/09/2004 26 200 000 100% 100%
Formation gestion Administrative et OPTIMA Conseil Réf. 142 du 26 200 000 100% 100%
Financière B.P.535 Ydé 20/09/2004
Assurance Véhicules SAAR Réf.155 du 19 518 017 100% 100%
17/11/2004
Audit des comptes 1999-2002 SOFIDEX (PKF) 30/07/2004 29 700 000 100% 100%
B.P. 15516 Ydé
Mission de chef comptable au sein de la Mr. PEKEKUE Réf.141 du 9 000 000/mois 100% 100%
CEP/PNRVA Zacharie B.P.7297 17/02/2005
Ydé
Réhabilitation DG/IRAD DIRECTION Ets Pouton & Cie Réf.Z02 du 24 714 633 100% 100%
GENERALE 17/10/2005
Réhabilitation Bureau DS/ CEP DS SERVICE Réf.Z.0.3.6 du 19 210 392 100% 100%
DIRECTION GENERALE 17/10/2005
Réhabilitation bergerie, provenderie et TUMS SARL Réf.Z.3.1.2 du 12 108 723 100% 100%
bains détiqueurs 1&2 CENTRE IRAD 17/10/2005
DE BAMBUI
Réhabilitation bâtiments &équipements MBE AND SONS Réf.Z.3.1.3 du 12 025 577 100% 100%
feed Mil of Cruches CENTRE IRAD DE 17/10/2005
BAMBUI
Réhabilitation lapinières 1 & 2 STATION Ets ADU Réf.Z.3.2.1.3 du 16 801 132 100% 100%
IRAD DE MANKON BROTHERS 17/10/2005
Réhabilitation case de passage & AFRIC BETON Réf.Z.3.2.4 du 13 557 064 100% 100%
logement Chef Station IRAD DE 17/10/2005
MANKON
Réhabilitation porcherie 1 & 2 et GENERAL TRADE Réf.Z.3.2.5 du 12 414 791 100% 100%
poussinière STATION IRAD MANKON INTER 17/10/2005
Réhabilitation laboratoire CENTRE Ets BOFAS Réf.Z.4.1.1.2 du 17 066 068 100% 100%
IRAD D’EKONA 17/10/2005
Réhabilitation & parachèvement bâtiment Ets Kond’s GROUP Réf.Z.4.4.1.2 du 15 696 778 100% 100%
administratif 3& annexe STATION 17/10/2005
IRAD NJOMBE
Rehabilitation Herbier National SOMIB Réf.Z.5.0.1 du 13 730 633 100% 100%
HERBIER NATIONAL CONSTRUCTION 17/10/2005
Renouvellement police d’assurances GMC B.P. 7145 Ydé Réf. 1905 du 13 946 329 100% 100%
12/12/2005
Renouvellement police d’assurances SAAR Réf. 1907 du 19 449 103 100% 100%
07/12/2005
Audits 2003, 2004,2005 OKALLA AHANDA Réf. 25 du 27 017 950 100% 100%
03/01/2006
Equipements dispositif de sécurité ENTRACOM Sarl Réf. 12 du 37 183 473 100% 100%
13/01/2006
Fourniture des ouvrages scientifiques ATCAM Entreprise Réf. 352 du 16 405 042 100% 100%
24/08/2006
Equipement de terrain (lot 1) PSDK Réf. 006 du 24 522 417 100% 100%
Equipement de terrain (lot 3) 05/01/2007 34 421 114 100% 100%
Equipement système d’information (lot1) CFAO Réf. 525 du 150 136 903 100% 100%
TECHNOLOGIES 07/05/2007
Equipement de bureau (lot2) CFAO Réf. 054 du 48 905 728 100% 100%
TECHNOLOGIES 20/02/2007
(Cf. annexe pour le listing complet des 81 marchés signés et exécutés dans le cadre du projet)
1

I INTRODUCTION

1.1 En 1993, le Gouvernement camerounais a sollicité la BAD pour financer la


restructuration de la recherche agricole dans le cadre d’un programme d’ajustement du secteur
agricole (PASA). Suite à une concertation entre le Groupe de la BAD, la Banque Mondiale
(BM) et le Gouvernement, la Banque avait été sollicité pour financer le volet recherche du
programme national de recherche et de vulgarisation agricole (PNRVA), cofinancé par la BM
et le FIDA. Ainsi, la Banque avait participé à l’élaboration du programme global qui a conduit
à la préparation du rapport d’évaluation du volet recherche, objet du présent projet.

1.2 Ce rapport d’achèvement est élaboré à l’issue d’une mission effectuée au Cameroun
par deux consultants, qui a permis de s’entretenir avec l’ensemble des parties prenantes à la
mise en œuvre du projet et d’exploiter toute la documentation disponible relative à la
formulation et à l’exécution du projet. Il est structuré comme suit, conformément au format
proposé par la Banque : (i) Objectifs et formulation du projet ; (ii) Exécution du projet ; (iii)
Performance du projet ; (iv) Incidences sociale et environnementale ; Viabilité et durabilité du
projet ; (v) Performance de la Banque et de l’Emprunteur ; (vi) Performance globale et
notation ; et (vii) Conclusions, enseignements tirés et recommandations.

II. OBJECTIFS ET FORMULATION DU PROJET

2.1 Objectifs

2.1.1 Le projet a pour objectif général de contribuer à l’accroissement de la productivité


agricole à travers l’amélioration des performances du dispositif national de recherche
agricole. Sa mise en œuvre devra contribuer à atteindre les objectifs sectoriels du
gouvernement camerounais relatifs à la lutte contre la pauvreté, à travers l’amélioration des
revenus agricoles.
2.1.2 Cet objectif général est décliné en trois objectifs spécifiques, qui sont : (i) renforcer les
capacités institutionnelles des services clés de l’IRAD ; (ii) relancer les activités de recherche
en station, en adéquation avec les besoins des producteurs ; et (iii) améliorer les compétences
du personnel scientifique, technique et administratif de l’IRAD.
2.1.3 Pour atteindre ces objectifs, le projet a été exécuté à travers trois composantes, à
savoir : (i) Renforcement des services de l’IRAD ; (ii) recherche en stations expérimentales ;
et (iii) Formation du personnel de l’IRAD.

2.2 Formulation

2.2.1 Le rapport d’évaluation de ce projet avait été préparé en juin 1998, à la suite de la
préparation du document du projet par un consultant de la FAO en juillet 1997 et d’une
mission conjointe BM/BAD d’évaluation du programme global qui a séjourné au Cameroun
en janvier/février 1998. Le rapport d’évaluation avait été approuvé par le Conseil
d’Administration de la Banque, le 18 juillet 1998 et l’accord de prêt avait été signé le 8
décembre 1998. En vue de garantir une mise en œuvre satisfaisante du projet et son
appropriation par les bénéficiaires directs, le projet a été préparé et évalué avec la
participation active de l’ensemble des parties prenantes, en particulier, les responsables des
Ministères chargés de l’agriculture et de la recherche agricole, l’IRAD et les partenaires au
développement, notamment la BM et le FIDA. Le rapport d’évaluation a recommandé une
approche participative dans l’exécution du projet, notamment, au niveau de l’identification
2

des thèmes de recherche, qui devrait se faire en synergie avec les chercheurs, les
vulgarisateurs et les producteurs, afin que lesdits thèmes constituent une réponse appropriée
aux problèmes prioritaires rencontrés par les producteurs.

2.2.2 L’insertion du projet dans le programme global a quelque peu influencé le contenu du
rapport d’évaluation. Les objectifs et résultats attendus, tels qu’ils y sont définis concernent
l’ensemble du programme, alors que les activités et intrants sont relatifs au projet spécifique.
En outre, au niveau de la composante Formation, il a été identifié une multitude de formations
individuelles, sans qu’il ne soit justifié son adéquation avec les besoins de renforcement de
capacités humaines, nécessaire à une meilleure gestion du projet. Ceci constitue une faiblesse
dans la formulation du projet. Le rapport d’évaluation était focalisé sur le renforcement des
capacités de l’IRAD à travers les composantes A et C. Par contre, la composante B, relative
aux activités de recherche proprement dites est très peu développée. En effet, il n’a pas été
défini, au niveau de la composante B, des objectifs quantifiés en termes de thèmes de
recherche et de résultats à atteindre. Ceci a eu pour conséquence une sous-estimation de
certaines technologies développées (matériel génétique et/ou pratiques culturales mises au
point). Nonobstant, ces observations, la qualité du rapport d’évaluation est dans l’ensemble
bonne.

III. EXECUTION DU PROJET

3.1 Entrée en vigueur du prêt et démarrage du projet

3.1.1 Entrée en vigueur du prêt. Le prêt était entré en vigueur le 1er Octobre 1999, soit un
décalage de 10 mois par rapport au calendrier prévisionnel et à la date de la signature de
l’accord de prêt, le 8 Décembre 1998. Cette situation s’explique essentiellement par la lenteur
administrative observée par l’emprunteur à remplir certaines conditions de l’accord de prêt.
En effet, en dehors des conditions générales, huit (8) conditions devraient être remplies par
l’emprunteur, dont le respect de quatre (4) d’entre elles comme préalables à la mise en
vigueur du prêt, les quatre (4) autres devant être remplies à des dates échues.

3.1.2 Les 4 conditions préalables à la mise en vigueur du prêt, conformément à la section


5.02 de l’accord de prêt, et les retards observés par rapport à la date de signature se présentent
comme suit : (i) Fournir au Fonds la preuve de la création du comité de pilotage et celle de la
nomination de ses membres : condition satisfaite par décision N° 003/cab/Minrest/A00 du 27
janvier 1999 (2 mois après la date de signature) ; (ii) Fournir au Fonds la preuve de la
création de la cellule d’exécution du projet, basée au sein de la Direction Générale de
l’IRAD : décision n°041/CAB/MINREST/A00 du 22 juin 1999 (7 mois de retard) ; (iii)
Fournir au Fonds la preuve de l’ouverture d’un compte spécial géré par la Caisse Autonome
d’Amortissement, et de six comptes auxiliaires auprès des banques commerciales de premier
rang : le compte spécial N° 37130212601-01-H, a été ouvert au commercial Bank of
Cameroon en Juillet 1999 (8 mois de retard), mais les comptes auxiliaires, n’avaient été
ouverts qu’en 2001 ; (iv) Fournir au Fonds la preuve que les accords de prêt ont été signés
avec les autres bailleurs de fonds ou que ces derniers se sont engagés par écrit à participer au
financement du programme (les autres bailleurs de fonds ayant démarré leur premier
décaissement au premier semestre de 1999, cette preuve a été adressée à la Banque, juste
après la création de la cellule d’exécution du projet.

3.1.3 Les 4 autres conditions non préalables à la mise en vigueur du prêt, mais fixées à des
dates échues ont connu de retards importants (au moins 3 ans), pour des raisons liées à la
3

complexité desdites conditions et à l’insuffisance de suivi de leur mise œuvre par la CEP et
les missions de supervision de la Banque. Il s’agit de : (i) Fournir au Fonds au plus tard le
31/12/1999, la preuve de l’apurement des arriérés de dettes des anciennes structures de
recherche (IRA et IRZV) : la totalité des dettes n’a été apurée qu’en Mai 2004 (soit 4 ans et
demi) ; (ii) Mettre en place, au plus tard le 31 Décembre 2000, le mécanisme de financement
de la recherche agricole dans le but d’assurer la durabilité des activités de recherche de l’après
projet : conditions remplies à travers le Projet de loi portant création d’une fondation de la
recherche initié par le gouvernement en Mai 2004 et l’élaboration du contrat plan 2000-
2005 ; (iii) fournir au Fonds pour avis, au plus tard le 31 Décembre 1999, l’état de mise en
œuvre des recommandations relatives à la restructuration de l’IRAD : conditions remplies, le
6 Septembre 2002, à travers la réalisation de l’audit administratif et financier et la mise à
jour du règlement intérieur de l’IRAD (retard de 2 ans, 9 mois) ; (iv) Soumettre au Fonds,
pour approbation, au plus tard le 31/12/1999, un document de programmation des priorités
des actions de recherche : le document de la programmation de la recherche agricole, a été
soumis, en Octobre 2002 (retard de 2 ans, 10 mois)

3.1.4 Démarrage du projet. Les activités opérationnelles du projet ne démarrèrent que le 1er
Juillet 2000, soit un décalage de 9 mois par rapport à la date effective de mise en vigueur, de
19 mois en se référant à la date de signature de l’accord de prêt, de 24 mois par rapport à la
date d’approbation du prêt. Les difficultés de démarrage étaient liées : (i) à la non
fonctionnalité de la Cellule d’Exécution du Projet (CEP) qui était limitée de fait au
coordonnateur (ce qui avait motivé sa restructuration en 4 unités opérationnelles par décision
n° 025/CAB/MINREST/AOO du 26 avril 2002, suite aux recommandations de la mission à
mi-parcours de Juillet 2001) ; (ii) à la non maîtrise des règles et procédures d’acquisition des
biens et services et de gestion des comptes de la banque. Ceci est lié en partie au fait qu’aucun
atelier de lancement et de formation en maîtrise de procédures n’a pu être organisé au
démarrage du projet par Banque.

3.2 Modifications introduites

3.2.1 Les modifications ont porté principalement sur la révision de 3 catégories de biens et
services intervenue le 22 octobre 2004. Il s’agit du génie civil, des équipements et biens et des
consultations, qui ont vu leur enveloppe augmenter respectivement de 207,22 millions de
FCFA, de 299,69 MFCFA et 100,00 MFCFA pour tenir compte de l’enchérissement des
coûts des matériaux de construction et des équipements. Cette révision a été faite au détriment
de la catégorie non allouée dont l’enveloppe globale initiale qui était de 904,89 MFCFA.

3.2.2 Les autres modifications introduites à partir de la revue à mi-parcours et qui ont
permis d’améliorer les performances du projet étaient relatives à : (i) à la mise en place d’un
système d’informatisation et de gestion de l’IRAD qui permet un meilleur accès des
chercheurs aux informations scientifiques et le travail en réseau ; (ii) le financement de la
formation diplômante de 3ème cycle de 12 jeunes chercheurs sur les 105 recrutés au cours de la
mise en œuvre du projet; et (iii) la mise en place d’une unité de suivi-évaluation spécifique au
projet et plus opérationnelle.

3.3 Calendrier d’exécution

Les activités opérationnelles du projet ont été prévues pour être réalisées sur 5 ans de janvier
1999 à décembre 2003. La mise en vigueur du prêt avait pris une année et demie et le
démarrage effectif des opérations n’avait eu lieu qu’en juillet 2000 et s’est poursuivie jusqu’à
4

juin 2007, soit 8 ans et demi par rapport à l’approbation et 7 ans à partir de la date de
démarrage réel. La date limite du dernier décaissement avait été prorogée deux fois. Les
raisons qui sont à l’origine de cette situation sont nombreuses et l’on peut citer, entre autres :
(i) les lourdeurs administratives liées à l’encrage institutionnel du projet à l’IRAD et à la
gestion du compte spécial par la Caisse Autonome d’Amortissement ; (ii) la non maîtrise des
procédures de gestion et de préparation des dossiers d’appel d’offres par la CEP, notamment
au cours des trois premières années ; (iii) la suspension de décaissement de fonds de
roulement sur près d’un an en 2002/2003, du fait de la mauvaise gouvernance du projet ; et
(iv) le long délai observé par la BAD pour l’examen des dossiers (non objections, règlement
des factures, déblocage des fonds de roulement, etc.). La durée moyenne de décaissement de 6
fonds de roulement était de 140 jours. Le délai moyen pour le circuit d’approbation d’un
DAO était de 140 jours en raison notamment des rejets des dossiers par la Banque et leur
reprise par la CEP. La durée moyenne des paiements directs était de 60 jours. Le tableau ci-
après illustre les écarts observés par activité entre les prévisions à l’évaluation et les
réalisations à la clôture du projet.

Tableau 3.1 : Calendrier d’exécution du projet

Activités/Actions Dates à l’évaluation Dates réelles Ecarts P/R


en mois
Mise en place de la CEP Sept. 1998 à Déc. 98 Juin 99 10 mois
Préparation/lancement DAO/AT Sept. 98 (3mois) Sep 01 (6 mois) 36 mois
Démarrage activités opérationnelles Janvier 1999 Juillet 2000
Mise en place de l’AT Janv 99 (18 mois) Mars 02 (18 mois) 38 mois
Suivi-évaluation Mars 99 (5 ans) Juin 2003 (4 ans) 51 mois
Audit des comptes Déc 99 (1mois) Déc 2003 (1mois) 4 ans
Appels d’offres et marchés Janv 99 Déc. 2003 (5 ans) Déc. 1999 à mai 2007 11 mois
(7,5 ans)
Travaux de réhabilitation Juin 99 à mai 02 (3ans) Janv. 06 à Juin 07 65 mois
Document de programmation de la Janv. 99 à Déc. 99 (1 an) Avril 02 à Sept 02 (6 32 mois
recherche mois)
Formation des gestionnaires Juil. 99 à Juil. 2001 (2 Juin. 2002 à Août 2005 (3 36 mois
ans) ans)
Formation des chercheurs techniciens Juillet 99 Juin 2003 (4 Juillet 2002 à Avril 2007 42 mois
ans) (4 ans, 8 mois)
Exécution des travaux de recherche Janv. 99 à Déc. Déc. Juin. 2000 à Juin 2007 (7 18 mois
2003 (5ans) ans)
Evaluation à mi-parcours Juillet 2001 à Sept 2001 Juillet 2001 à Sept 2001 0
Clôture des activités opérationnelles 31 Décembre 2003 30 Juin 2007 42 mois
Evaluation terminale Déc. 2003 à Fév. 2004 Mai /juin 08 51 mois

3.4 Rapports élaborés


Conformément au rapport d’évaluation, la CEP devrait fournir à la Banque des rapports
trimestriels d’activités et des exemplaires certifiés des états financiers du projet dans les 6
mois suivant la clôture de l’exercice financier. Au total 26 rapports d’activités ont-ils été
élaborés et fournis à la Banque dans les délais. Le projet a également soumis à la Banque tous
les rapports d’audits de 2000 à 2006, le rapport d’audit du premier semestre 2007 et le rapport
d’audit de clôture, qui certifient les états financiers (même si les délais n’étaient respectés
qu’à partir de l’exercice 2005). D’un autre côté, l’assistant technique chargé de la
programmation scientifique a fourni, l’ensemble de ses rapports contractuels, ce qui n’a pas
été le cas de celui en charge de la gestion financière et administrative. En outre, de
nombreuses missions de la Banque se sont rendues sur le terrain, ce qui a donné suite à 16
5

rapports (1 préparation, 1 évaluation, 1 suivi évaluation, 11 supervisions et 2 suivis).


L’ensemble des rapports demeurent bien archivés par la cellule d’exécution du projet.

3.5 Passation des marchés

3.5.1 Selon l’accord de prêt, les acquisitions des biens et services devraient se faire de la
manière suivante: (i) appel d’offres national pour les travaux de génie civil de réhabilitation et
d’entretien dont le coût est inférieur à 12 000 UC1 ; (ii) gré à gré par l’intermédiaire de
IAPSO, pour l’acquisition des véhicules et des motocyclettes ; (iii) appel d’offres
international pour l’achat de tous les équipements labo, agricoles, halieutiques et divers, ainsi
que des fournitures ; (iv) appel d’offres national pour l’achat du matériel informatique, pour
les équipements, le mobilier et les fournitures de bureau ainsi que le carburant, les pièces
détachées et les intrants agricoles ; (v) acquisitions directes pour l’achat des fournitures de
recherche (réactifs), les vaccins et produits vétérinaires ; et (vi) liste restreinte pour les
services de l’assistance technique, de consultants, de l’audit ainsi que ceux de la formation.

3.5.2 Au total 81 marchés ont été exécutés, et deux marchés ont été annulés pour vice de
procédures. D’une manière générale, les procédures d’acquisition des biens et services ont été
respectées. Cependant, la préparation, le lancement, le traitement et l’adjudication des
marchés ont été émaillés de difficultés, principalement liées au non respect des procédures par
la CEP ; ce qui avaient entraîné le rejet de certains dossiers par la Banque et nécessité des
reprises de ces derniers, avant leur approbation.

3.6 Coût du projet, sources de financement et décaissements


3.6.1 Le coût estimatif du projet à l’évaluation était estimé à 8,97 millions d’UC dont 7,00
millions d’UC de prêt FAD (soit 78% du coût du projet) et 1,97 millions d’UC de fonds de
contrepartie du Gouvernement (représentant les 22% restants). A l’achèvement, les coûts réels
s’élevaient à 10,41 millions d’UC dont 7,00 millions d’UC sur prêt FAD (soit 100 % des
prévisions) et 3,41 équivalent millions d’UC de contrepartie nationale (soit 173 % environ des
prévisions). L’écart important observé au niveau de la contribution du Gouvernement par
rapport aux prévisions, s’explique essentiellement par (i) le salaire que le Gouvernement
continue de payer aux agents impliqués dans le projet durant la période de prorogation du
délai du dernier décaissement du projet, et (ii) la prise en compte des impôts et taxes
d’exonération sur les biens importés dans le cadre du projet, bien que cette disposition ne
figure ni dans l’accord de prêt, ni dans le rapport d’évaluation. Le tableau ci-après récapitule
les coûts prévisionnels et réels du projet par source de financement à l’évaluation et au terme
du projet.

Tableau 3.2 : Coûts à l’évaluation et dépenses réelles du projet par source de financement et
types de monnaies (en millions d’UC)

Sources de Estimation à l’évaluation Chiffres réels à l’achèvement Ecart


financement Devises M.L. Total Devises M.L. Total
FAD 4,38 2,62 7,00 4,38 2,62 7,00 0
Gouvernement 0 1,97 1,97 0 3,41 3,41 - 1,44
Total 4,38 4,59 8,97 4,38 6,03 10,41 - 1,44

1
En conformité avec les nouvelles directives de la Banque en vigueur depuis 2000, la base appliquée était de
16 000 UC au lieu des 12 000 UC inscrits dans l’accord de prêt.
6

3.6.2 La situation comparée du budget approuvé à l’évaluation et des dépenses réelles par
composante, est consignée dans le tableau ci-après.

Tableau 3.3 : Dépenses prévisionnelles et réelles par composante (en millions de FCFA)

Composantes Budget à Dépenses Ecart % dépensé


l’évaluation réelles (+ ou -)
A : Renforcement des services de l’IRAD 3 628, 26 4 254, 96 -626, 70 117,2
B : Recherche en station expérimentale 1 486, 02 1 116, 94 369, 08 75,2
C : Formation du personnel 541, 32 283, 70 257, 62 52,4
Total 5 655, 61 5 655, 61 0 100

Les écarts observés sont pour l’essentiel, liés à la révision de la liste biens intervenue en 2004.
3.6.3 L’évolution de la situation réelle des décaissements par année est consignée dans le
tableau ci-après.
Tableau 3.4 : Evolution des décaissements réels FAD en 1000 UC
Années 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
(Janv.)
Décaissements 483,8 0,00 1121,4 712,7 783,8 2122,8 926,04 701,5 148,0
annuels
Cumul des 483,8 483,8 1605,2 2317,9 3101,7 5224,5 6150,5 6852 7 000,0
décaissements
Taux de 6,9 6,9 22,9 33,1 44,4 74,6 87,9 97,9 100
décaissement (%)

Le faible taux de décaissement, de 6,9 % jusqu’en 2001 (contre un taux de décaissement


prévisionnel de 66% à l’évaluation au terme des deux premières années), est la résultante des
difficultés rencontrées par le projet au démarrage de ses activités, liées notamment, à la non
maîtrise des procédures de gestion, de demande de décaissement et de préparation et
lancement des dossiers d’appels.

IV PERFORMANCE DU PROJET

4.1 Performance opérationnelle

L'état d'exécution physique de chaque composante est présenté brièvement ci-après :

Composante A : Renforcement des services de l’IRAD

4.1.1 L’objectif poursuivi au niveau de cette composante est de renforcer les capacités
institutionnelles de l’IRAD restructurée en 1996, afin d’améliorer ses capacités
d’intervention. Cette composante comprenait : (i) la réhabilitation des infrastructures de
l’IRAD et de recherche (rénovation de laboratoires, de magasins, d’étables, de bibliothèque,
de bureaux et logements des chercheurs ; réhabilitation des lapinières , poulaillers, bergeries
et porcheries) ; (ii) la réparation du matériel roulant existant et l’acquisition de nouveau
matériel roulant (28 véhicules 4x4 et 36 motos) ; (iii) l’acquisition des équipements de
laboratoire, des pirogues motorisées et autre matériel de recherche halieutique, du matériel de
communication, d’équipement audiovisuel, germoirs et matériel pour serres, et des chambres
froides ; (iv) la redynamisation de la documentation (nouveaux ouvrages, abonnements aux
journaux spécialisés et des revues scientifiques prioritaires) ; (v) la réparation et l’acquisition
de matériel informatique ( 15 ordinateurs complets de bureautique, 15 micro-ordinateurs
7

portables, 10 unités informatiques et biométrie), (vi) l’achat d’équipement de mobilier de


bureau (15 machines à écrire électriques, 70 armoires/classeurs, 7 photocopieuses, 9 appareils
combinés fax/téléphone, plusieurs meubles de bureau et de chaises) ; (vii) les frais de
fonctionnement et les dépenses salariales imputables aux activités directement liées au projet ;
et (viii) l’appui extérieur (assistance technique et consultations ponctuelles).

4.1.2 A l’achèvement du projet, le taux de réalisation des activités prévues est estimé à
97%. Toutes les actions prévues ont été réalisées à quelques exceptions près. Les écarts
positifs constatés, en termes d’exécution physique de certains volets, sont liés aux économies
réalisées et la suppression de certains biens jugés non adaptés. Les écarts négatifs observés
concernent les prestations de l’assistance technique (1 expert en programmation de la
recherche scientifique pour 18 mois et 1 expert en gestion administrative et financière
également pour 18 mois) fournies par le bureau d’étude Thalex Engineering and Consulting,
qui ne sont pas conformes aux termes de référence. En effet, le premier expert a rempli avec
satisfaction ses prestations contractuelles dans le délai (de mars 2002 à Octobre 2003) ; celui
en gestion administrative et financière n’a pas pu honorer ses engagements contractuels, pour
des raisons de compétence, et a dû abandonner son poste, 3 mois avant l’expiration du délai
(juillet 2003). Il s’ensuit que jusqu’à la clôture du projet, il n’a pas été adopté un document de
procédures administratives et financières applicables au projet. Le taux d’exécution physique
des prestations de Thalex est estimé à 75%.

4.1.3 D’une façon générale, la mise en œuvre de cette composante a connu beaucoup de
difficultés et de retard au cours des trois premières années d’exécution du projet. En effet, à la
revue à mi-parcours en juillet 2001, le taux d’exécution physique peut être évalué à moins de
10 %. Depuis cette revue, les acquisitions ont progressé, mais toujours timidement pour des
défaillances ci-après constatées au niveau de la cellule d’exécution du projet. Elles étaient
notamment relatives, à la mauvaise gouvernance du projet, à la non maîtrise et /ou non respect
des procédures administratives et comptables, à la faible maîtrise et à la lenteur dans la
préparation, le lancement et l’attribution des marchés, et au faible appui technique apporté par
la BAD à cette période. En effet, une seule mission de supervision était organisée avant la
revue à mi-parcours2, la suivante après celle-ci n’ayant eu lieu qu’en Novembre 2002. C’est
cette mission qui a formulé des recommandations pertinentes, dont la mise en œuvre a permis
de relancer les activités du projet.

4.1.4 Toutes les réhabilitations sont en bon état, et ont fait l’objet de réception définitive, à
la satisfaction de l’ensemble des structures bénéficiaires. Concernant les acquisitions, il a été
constaté que les premiers équipements livrés (certains véhicules et motos acquis en 2000 et
certains ordinateurs acquis en 2002) sont déjà amortis, et sont peu fonctionnels du fait de leur
âge et l’intensité de leur utilisation. Les autres équipements sont en bon état et bien appréciés
par les utilisateurs. Par ailleurs, certains laboratoires sont considérés des laboratoires de
référence au niveau de la sous-région, grâce à l’appui en équipements apporté par la BAD. Il
est à noter aussi que le système d’informatisation et de gestion de l’IRAD, qui n’était pas
inscrit dans le rapport d’évaluation du projet, mais programmé par la revue à mi-parcours, est
opérationnel et permet un meilleur accès des chercheurs aux informations scientifiques et le
travail en réseau (bases de données disponibles, existence de site WEB
www.irad.cameroun.02, et d’une connexion intranet par VSAT). Toutefois, la durabilité de
tous les matériels et équipements sensibles est conditionnée par la mise en place d’un plan de

2
La mise en vigueur effective du prêt a commencé le 1er Octobre 1999
8

sécurisation et de maintenance, tant au niveau de la Direction Générale, qu’à celui des centres
de recherche et stations de l’IRAD.

Composante B : Recherche en station expérimentale

4.1.5 L’objectif poursuivi à travers l’appui de la BAD à cette composante est de relancer la
recherche dans les différents axes de recherche retenus dans le cadre de la restructuration de
la recherche agricole nationale. Pour cette composante, il avait été prévue dans le rapport
d’évaluation, 4 domaines d’intervention, à savoir : (i) la recherche en matière de production
végétale (amélioration génétique, développement des techniques culturales adaptées à une
utilisation durable des ressources naturelles, amélioration des techniques de transformation et
stockage) ; (ii) la recherche en production animale (alimentation, amélioration génétique et
santé animale); (iii) la recherche en forêt, faune et environnement ; et (iv) la recherche en
matière de systèmes de production, d’économie et de sociologie rurales.

4.1.6 Il n’a pas été prévu, d’objectifs quantifiés en termes de thèmes et de résultats de
recherche. Le rapport d’évaluation préparé en 1998, instruisait l’adoption d’une approche
participative pour le choix des thèmes recherche, afin qu’ils soient en cohérence avec les
besoins prioritaires des producteurs. Le présent projet étant initié en synergie avec un autre
programme basé essentiellement sur la vulgarisation et appuyé par la Banque Mondiale,
lequel était en sa deuxième phase, il a été possible de profiter des progrès réalisés
antérieurement en terme de mécanisme d’identification des besoins des producteurs, de
définir les thèmes de recherche, à travers un diagnostic participatif impliquant une étroite
collaboration entre les chercheurs, les producteurs, les agents de vulgarisation et les autres
partenaires du développement agricole.

4.1.7 Le diagnostic participatif, qui a été réalisé dans les 5 zones agro-écologiques
concernées, avait permis d’identifier et de démarrer les activités de recherche avec 386
opérations de recherche réparties en 20 programmes, à savoir : cultures annuelles : 107 ;
cultures pérennes : 80 ; productions animale et halieutique : 62 ; forêt et environnement : 71 ;
systèmes de production et économie rurale. Cependant, environ 35 % seulement des
opérations avaient été réalisées en Octobre 2002. Ce faible niveau de réalisation était dû à
l’insuffisance de moyens matériels et financiers, à la mauvaise gestion des deux premiers
fonds de roulement et la trop grande dispersion des thèmes de recherche. Ces difficultés ont
amené la Direction Scientifique de l’IRAD, en accord avec la BAD, à recentrer la
programmation de la recherche scientifique sur l’approche projet. Ainsi, à partir de 2003, 62
projets ont-ils été retenus et financés sur les ressources FAD, au lieu d’une multitude
d’opérations de recherche.

4.1.8 Seuls les problèmes identifiés pour lesquels les technologies ne sont pas encore
disponibles ou totalement au point ont été regroupés au niveau des 62 projets financés par la
BAD, dont la ventilation par filière se présente ainsi : cultures annuelles : 24 ; cultures
pérennes : 6 ; forêt et environnement : 12 ; productions animales et halieutiques : 9 ; et
systèmes de production, économie et sociologie rural : 11. Les orientations des principaux
thèmes de recherche traités par filière et spéculations au niveau des 62 projets peuvent être
ainsi résumées (cf. thèmes de recherche en annexe):

(i) culture vivrière (céréales, légumineuses, tubercules et légumes) : intensification et


amélioration de la production, lutte contre les ravageurs et maladies des cultures,
9

conservation et transformation des denrées, diversification et amélioration des


itinéraires techniques ;
(ii) cultures pérennes (arboriculture fruitière, café et cacao) : valorisation, intensification
de la productivité, techniques post-récolte ;
(iii) production animale (bovins, lapins, petits ruminants, productions halieutiques marine
et continentale, volaille) : gestion durable des systèmes d’élevage traditionnel,
amélioration de la productivité des élevages, amélioration de la viabilité économiques
des systèmes de production ;
(iv) forêt et environnement : protection de la biodiversité biologique, gestion des
ressources génétiques, protection de la flore et de la faune, pédologie et aptitude
culturale des sols, gestion durable des bas-fonds, amélioration et conservation de la
productivité des sols
(v) systèmes de production, économie et sociologie rural : gestion de l’agro-pastoralisme,
des palmeraies et des unités avicoles.

4.1.9 A l’achèvement du projet, le taux d’exécution physique de cette composante, au plan


nombre de projets exécutés est de 100%, et de 90%, si l’on se réfère aux activités
programmées au niveau des projets. En effet, il a été constaté que tous les 62 projets ont été
mis en œuvre ; toutefois, toutes les activités programmées pour la période 2003-2005, et
reconduites à la suite des deux prorogations, jusqu’en juin 2007, n’ont pas été exécutées. Les
raisons y afférentes se résument ainsi : (i) suspension de décaissement sur fonds de roulement
de novembre 2002 à décembre 2003, pour cause de non application des procédures de gestion
et de la mauvaise gestion des fonds de roulement de 2000 et de 2001 par la CEP; (ii) retard
dans la justification des fonds par la CEP, (iii) lenteur dans le déblocage des fonds de
roulement par la BAD (en moyenne 140 jours entre la demande et le décaissement réel) ; et
(iii) faible degré de responsabilisation des chercheurs dans le suivi du budget, entraînant
certains dysfonctionnements dans la mise en œuvre des activités de recherche.

4.1.10 Nonobstant les difficultés susmentionnées, les résultats concrets obtenus étaient les
suivants : publications scientifiques, mise au point de technologies et produits innovants
(variétés de cultures diverses, formules alimentaires, plantes prophylactiques, procédés et
équipements de transformation des productions végétales et animales. Ces résultats sont en
adéquation avec les besoins des producteurs, grâce au système de programmation qui était
basé sur une approche participative.

Composante C: Formation du personnel de l’IRAD

4.1.11 Le rapport d’évaluation prévoyait de séminaires et stages de formation de courte durée


pour le personnel scientifique, technique, administratif et financier. Jusqu’en Décembre 2002,
cette composante a aussi connu beaucoup de difficultés dans sa mise en œuvre, pour des
raisons ci-après : (i) nombre trop élevé des thèmes et sessions de formation de types
essentiellement individuels ; (ii) difficulté d’identifier les besoins de formation, d’élaborer les
TDR des consultants et de préparer les marchés ; (iii) inexistence d’un plan de formation
global, validé par une instance représentative d’approbation, et basée sur l’identification des
besoins réels de formation des agents au niveau central et au niveau régional et des critères
transparents et objectifs de choix des candidats. Il est cependant à noter qu’en 2001, il avait
été élaboré un plan de formation pour l’exercice 2001/2002 et soumis à la BAD pour
approbation. Il résulte des difficultés de mise en œuvre de cette composante, que le niveau
d’exécution global avait été à peine de 15% en fin 2002. Seule une partie des formations en
10

techniques documentaires, en bureautique en gestion des bases de données et en biométrie


avaient été dispensées, à l’attention de 60 cadres de l’IRAD

4.1.12 Au regard des difficultés de mise en œuvre de cette composante, la mission de


supervision de Novembre 2002 avait recommandé des sessions de formation de groupe au
profit d’un grand nombre de bénéficiaires à partir de 2003, en lieu et place de la formation
individuelle à l’étranger et au plan national privilégiée dans le rapport d’évaluation. Cette
nouvelle orientation avait également mis l’accent sur la maîtrise des procédures et la
préparation à la recherche. C’est dans la perspective d’un renforcement des capacités
humaines pour la recherche que la Banque avait accepté de financer la formation diplômante
de troisième cycle de 12 jeunes cadres3 inscrits en Msc à l’Université de Dschang, parmi les
105 chercheurs recrutés en juillet 2002, dans le but de pouvoir remplacer les chercheurs ayant
atteint l’âge de la retraite à 55 ans. A la date de clôture, le taux de réalisation des objectifs
révisés pour la formation, à la suite de la mission de novembre 2002, est de 100%.

4.1.13 Au total, les formations ont concerné 370 agents dont 85 des services administratifs et
financiers, et 285 de la recherche (chercheurs et techniciens). Parmi les agents, 80% sont des
hommes, et 20%, des femmes. Au total 19 modules de formations ont été dispensés dont les
principaux thèmes sont les suivants : gestion des bases de données ; installations des réseaux
informatiques ; publication assistée par ordinateurs, formation en bureautique ; formation en
logiciels statistiques ; formations en techniques documentaires ; utilisation des ressources
matérielles et logicielles dans le réseau ; messagerie électronique avec MS Outlook ;
implantation et administration de bases de données ORACLES ; maintenance d’un PC en
réseau ; suivi de la connexion à internet VSAT ; gestion de la sécurité réseau ; analyse
statistique des données multi variées ; élaboration de projet de recherche et de protocole ;
gestion administrative et financière ; et expérimentation en milieu réel.

4.1.14 D’une manière générale, les formations ont été bien appréciées par l’ensemble des
bénéficiaires car elles leur auront permis d’améliorer leurs offres de services.

4.2 Performance institutionnelle du projet

4.2.1 Gestion administrative. La Cellule d’Exécution du Projet d’appui au Programme National


de Recherche et de Vulgarisation Agricoles a été créée par décision n°
0041/CAB/MINREST/AOO du 22 juin 1999 et réorganisée, par décision n°
025/CAB/MINREST/AOO du 26 avril 2002. A travers cette décision, elle est placée au sein de
l’IRAD, sous la tutelle du Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation et sous la
supervision du Directeur Général de l’IRAD. Au niveau de la Direction Générale de l’IRAD, la
cellule est dirigée par un coordonnateur de projet (en l’occurrence le Directeur Scientifique de
l’IRAD) qui coordonne les actions de 4 chefs d’unités, à savoir : (i) un chef d’unité de
Programmation et de Supervision qui supervise les actions de 5 Coordonnateurs Scientifiques ;
(ii) un chef d’unité de valorisation des résultats de recherche, assisté de 3 chargés d’études ; (iii)
un chef d’ unité de Suivi Evaluation, assisté de 2 chargés d’études ; et (iv) un chef d’unité
Administration et Finances, assisté de 3 chefs de sections (acquisition des biens et services ;
engagements budgétaires ; comptabilité). Malgré les difficultés susmentionnées au cours des
trois premières années, la nouvelle équipe de gestion du projet a mis en œuvre avec efficacité les
actions du projet, notamment depuis 2004. Il est constaté également une adéquation des profils
de formation et qualifications aux postes des membres de la CEP.

3
Leurs thèmes de recherche étaient relatifs aux projets appuyés par la BAD
11

4.2.2 Conformément aux dispositions de l’accord de prêt, il a été créé un comité de pilotage
du projet composé de 7 membres représentant les ministères en relation avec les actions du
projet et présidé par le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, ou son
représentant. Ce comité, conformément à ses attributions a veillé au suivi de la mise en œuvre
des actions et des orientations budgétaires et à l’arbitrage entre les différents intervenants.
Toute fois, il ne se réunissait qu’une fois par an au lieu de 2 fois, comme inscrits dans
l’accord de prêt.

4.2.3 Gestion financière. Le projet tient une comptabilité conforme au système OHADA. Il
dispose d’un logiciel comptable SAARI dont les potentialités sont faiblement exploitées. Ce
logiciel est opérationnel, mais sa configuration sur Internet peut constituer une source de
difficultés. Conformément à l’accord de prêt, la gestion du compte spécial a été assurée par la
Caisse Autonome d’Amortissement, et est alimenté à travers le virement des fonds de
roulement. Compte tenu de l’éloignement de certaines stations et antennes, la Banque avait
autorisé la CEP à créer des sous-comptes auxiliaires, à partir de 2003. Au total, jusqu’à la
clôture du projet, la gestion comptable a été faite à travers 17 comptes bancaires (15 comptes
auxiliaires, 1 compte spécial N° 37130212601-01-H, ouvert au Commercial Bank of
Cameroon, et 1 compte de fonds de contrepartie N° 97384160001-33 ouvert à la Banque
Internationale du Cameroun pour l’Epargne et le Crédit). Il est à signaler qu’un montant de
1.847.746,56 UC, concernant le fonds de roulement (FDR), n’a encore pas été justifié par le
projet.

4.2.4 Le contrôle interne des dépenses du projet est assuré par le contrôleur financier
spécialisé du Ministère des Finances, auprès de l’IRAD. Il s’agit du contrôle des
engagements, et non des procédures. En ce qui concerne les audits externes, la soumission des
rapports y afférents dans les délais exigés, soit 6 mois après la clôture de chaque exercice
comptable, n’a été observée qu’à partir de l’exercice clos en 2005. Trois cabinets ont réalisé
les audits : il s’agit de PANNEL KER FOSTER (2 premiers), de OKALLA AHANDA et Cie (3ème au
5ème) et CABECOMB sarl pour les deux derniers. Les principales recommandations faites par
les auditeurs et qui ont été prises en compte par le projet, sont relatives à la mise en place
d’une fiche de suivi des stocks, à la tenue des carnets de bord pour les véhicules, à la
codification de immobilisations acquis dans le cadre du projet et à la centralisation de
l’archivage des dossiers de passation des marchés.

4.2.5 Suivi-évaluation. Le rapport d’évaluation du projet instruisait deux types de suivi –


évaluation (interne et externe). Il y est prévu que le suivi interne du projet serait assuré par le
coordinateur des systèmes de production, d’économie et de sociologie rurales de la CEP. Ce
dispositif a été respecté jusqu’en Avril 2002. Cependant, au regard de l’incapacité de cette
structure à mettre en œuvre des procédures et indicateurs fiables de suivi, il a été décidé, dans le
cadre de la restructuration de la CEP, intervenue le 25 Avril 2002, de créer une unité spécifique
de suivi-évaluation. Depuis la mise en place de cette unité, le suivi des activités a été nettement
amélioré et plus efficace pour la visibilité des actions du projet. Le mode de collecte des données
était basé sur le remplissage des fiches de suivi conçues au niveau de l’unité suivi-évaluation, et
des visites de terrain périodiques. Le dispositif de suivi, dirigé par un responsable, assisté de
deux chargés d’études, a globalement bien fonctionné et a permis de produire dans les délais
l’ensemble des rapports exigés. Cependant, la procédure et les indicateurs de suivi d’impacts du
projet n’ont pas été mis en place, en raison de la clôture du volet vulgarisation de PNRVA
financé par le FIDA en juin 2004. Par ailleurs, le suivi externe qui devrait être fait par le
Département des Etudes et Projets du Ministère de tutelle n’a pas été effectué.
12

4.3 Performance des prestataires

4.3.1 Performance des entrepreneurs. 33 entreprises ont réalisé les travaux de réhabilitation
prévus dans le cadre du projet (cf. paragraphe F ci-dessus « Principaux marchés). Les
performances de ces entreprises, sur la base des réalisations observées sur le terrain et des PV
de réception définitive des travaux, sont globalement satisfaisantes aux plans de la qualité des
ouvrages, des relations de travail avec la cellule d’exécution du projet, et de leur capacité
technique. Toutefois, si l’on excepte SOMIB Construction, les autres entrepreneurs ont connu
des retards par rapport aux délais contractuels de livraison des chantiers (nonobstant les
retards accusés par la CEP pour attribuer les marchés y relatifs).

4.3.2 Performance des fournisseurs. Les fournisseurs avec lesquels la CEP a contracté sont
au nombre de 13. D’une façon générale, leurs prestations ont été satisfaisantes également sur
la base des critères cités ci-dessus. Cependant, hormis les sociétés SAAR et GMC, la plupart
des fournisseurs n’avaient pas respecté les délais contractuels.

4.3.3 Performance des consultants. Au total, 14 consultants ont été engagés par le projet (cf
paragraphe F susmentionné). Leurs prestations sont jugées globalement satisfaisantes, hormis
les retards accusés pour la réalisation des formations prévues. Cependant, au niveau du
cabinet Thalex, l’expert affecté pour la gestion administrative et financière, n’a pas honoré ses
engagements, en termes de délai et de qualité du travail. Pour le consultant, chargé du suivi –
évaluation, bien qu’ayant apporté un appui à l’unité de suivi-évaluation, il n’a pas fourni un
rapport technique à la fin de ses prestations.

4.4 Performance économique

4.4.1 Le projet n’intervient pas directement dans l’appui à la production. Les


performances économiques ont été analysées par rapport à l’ensemble du programme national
de recherche et vulgarisation agricole (PNRVA), qui comprenait le volet vulgarisation
agricole, sous tutelle du ministère chargé de l’agriculture et financé par la BM, le volet
recherche, objet du présent projet et le volet interface recherche et vulgarisation, financé par
le FIDA. A la clôture des 1er et 3ème volets, en juin 2004, une étude d’impacts du programme
fut commanditée, dont les résultats en terme d’amélioration de la productivité et de revenus se
résument ainsi :

(i) les principales spéculations avaient enregistré des augmentations moyennes annuelles
significatives des rendements entre 2000 et 2004 : 36,5% pour le manioc (3 à 8,5 t/ha) ; 25%
pour le maïs (1,3 à 2,9 t/ha) ; 25% pour la tomate (5,7 à 13 t/ha), et 54% pour la pomme de
terre (1,7 à 6,3 t/ha). Concernant les productions animales, la taille du cheptel chez les agro
éleveurs a augmenté de 52,7% pour les bovins (11 à 17 têtes) ; 32,9% pour les porcins (7 à 10
têtes), 35,7% pour les caprins (8 à 11 têtes) ; 45,1% pour les volailles (10 à 14 têtes), 32,5 %
pour les ovins (9 à 12 têtes) ;

(ii) les revenus moyens des producteurs ont connu une croissance d’environ 20% au cours de
la période 1999-2004, passant de 238.610 FCFA à 285.595 FCFA. Cela représente un taux
d’accroissement moyen annuel de 4 % contre 5% initialement prévu et une amélioration de
revenus de 47 000 FCFA par exploitant en 5 ans. 63 % des enquêtés ayant déclaré que cette
augmentation était due aux en grande partie aux appuis du PNVRA, il s’ensuit une
amélioration nette grâce au programme de 29 610 FCFA. En outre, 58,4% de producteurs ont
13

un revenu annuel supérieur à 200.000 FCFA. Cette tranche représentait 45,8% en 1999, soit
un taux d’accroissement de 27,5% en cinq ans. Les producteurs ayant des revenus annuels de
plus de 500.000 FCFA représentent 29,6% contre 18,4% en 1999.

4.4.2 Le taux de rentabilité économique du programme reconstitué dans le cadre de la


mission d’achèvement est de 11,5% contre 19 % à l’évaluation. Les hypothèses de calcul
figurent en annexe.

V INCIDENCES SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES

5.1 Incidences sociales

5.1.1 L’ensemble des réalisations du projet a effectivement contribué à améliorer les


capacités techniques de recherche de l’IRAD, en terme de renforcement des compétences
professionnelles, des capacités matérielles et d’amélioration de l’adéquation des objectifs de
recherche aux problèmes et besoins des producteurs, à travers la redynamisation des activités
de recherche. Le projet a permis à la majorité des chercheurs de l’IRAD de reprendre
confiance et de se sentir en sécurité. En effet, la léthargie de l’institution, à la suite de sa
restructuration en 1996, était démotivant pour les chercheurs. Le projet a ainsi permis une
amélioration des conditions de travail des chercheurs à travers : la réhabilitation des
laboratoires, des logements et bureaux ; leur dotation en équipements et matériels plus
performants, en moyens logistiques ayant favorisé leur mobilité, en budget de recherche, etc.
L’ensemble desdites réalisations a eu pour effet, de susciter chez ceux-ci, une plus grande
motivation et émulation. Il a aussi contribué à une valorisation des chercheurs à travers les
publications et l’opportunité d’accéder à des niveaux de formation supérieurs. Aussi, a-t-il été
constaté : une augmentation du nombre d’articles scientifiques produits et publiés dans les
revues ; l’accès à une formation diplômante de 3ème cycle pour 16 jeunes ingénieurs recrutés ;
l’inscription pour l’obtention des diplômes supérieurs des chercheurs en activité sur la base
des thèmes de recherche appuyés par le projet. Bref, il a permis aux chercheurs de s’initier à
la recherche multidisciplinaire, de développer l’esprit d’équipe, d’améliorer leurs capacités de
mettre en adéquation leurs activités de recherche avec les besoins réels des bénéficiaires.

5.1.2 Les efforts menés par la coordination du projet ont permis d’améliorer la participation
de la femme à la mise en œuvre des activités du projet. Cependant, les préoccupations liées à
l’équité genre dans le sens de la responsabilisation des femmes dans les instances de décision
du projet ont été peu visibles. Aussi, le pourcentage de femmes chercheuses à l’IRAD fut
passé de 6% à l’évaluation à 16% à la clôture du projet. En outre, les recrutements effectués
afin de renforcer en ressources humaines, le personnel du projet ont mis un accent sur les
femmes. C’est ainsi que sur les 27 techniciens de laboratoires recrutés, 78% sont des femmes,
pour les 10 comptables, 30% sont des femmes et les 5 secrétaires recrutées sont toutes des
femmes. On peut également signaler que sur les 105 jeunes chercheurs recrutés en 2005, 13%
étaient des femmes. Cependant, le pourcentage de femmes impliquées dans le projet n’est que
de 9%. Cette proportion est encore plus faible au niveau des postes de décision. Par exemple,
sur les 62 projets de recherche exécutés, un seul était coordonné par une femme. De même,
les principaux responsables du projet, au niveau central, comme dans les centres régionaux de
recherche, étaient tous des hommes. Il est à noter que la principale contrainte à la promotion
des femmes à des postes de responsabilité a été le nombre limité de femmes qualifiées
intéressées par la recherche.
14

5.1.3 En ce qui concerne les résultats de recherche disponibles, certains devraient contribuer
à améliorer les conditions de travail des femmes. Il s’agit notamment, du fumoir amélioré de
poissons mis au point et pour lequel 200 femmes avaient été formées à son utilisation. Son
efficacité énergétique, permettra de libérer le temps de travail des femmes, de réduire la
pollution générée par le dégagement de la fumée et de dioxyde de carbone, et d’améliorer les
revenus de ses utilisatrices. Les résultats relatifs à l’amélioration des technologies dans les
domaines de transformation des produits agricoles et du lait, ainsi que de l’accroissement de
la productivité des petits ruminants, où les femmes exercent majoritairement, devraient aussi
permettre d’améliorer le pouvoir économique des femmes et leurs conditions de leur travail.

5.2 Incidences environnementales

S’agissant essentiellement d’un projet d’appui institutionnel, complété par un volet relance de
la recherche agricole, il est classé en catégorie III, et les actions réalisées, n’ont pas eu
d’externalités négatives sur l’environnement. Au contraire, un certain nombre d’activités de
recherche conduites dans le cadre du projet ont abouti à des résultats qui peuvent avoir un
impact positif sur la préservation de l’environnement ainsi que sur la protection et la
régénération des ressources naturelles. Il s’agit des activités relatives à la protection de la
diversité biologique, à la gestion des ressources génétiques, à la protection de la flore et de la
faune, aux techniques améliorées de sylviculture et mesures efficaces d’exploitation forestière
associées aux efforts de régénération des ressources naturelles et de la domestication de
certains d’entre eux. On peut noter aussi les activités de recherche relatives aux thèmes ci-
après : la gestion durable des bas-fonds, la conservation de la productivité des sols, le contrôle
des ravageurs des céréales et légumineuses, la lutte intégrée contre les ravageurs, l’agro-
pastoralisme, le développement d’une meilleure adéquation entre le cheptel et le potentiel
fourrager, l’amélioration et à la gestion durable des systèmes d’élevage des bovins, et la
gestion durables des ressources marines et à l’amélioration des techniques post-récolte de
certaines spéculations. Il en est de même de la réduction de la pollution résultant de
l’utilisation de fumoirs améliorés qui émettent moins de dioxyde de carbone, tout en
contribuant à réduire la pression d’exploitation des forêts et mangrove au Cameroun.

VI VIABILITE ET DURABILITE DU PROJET

6.1 Appréciations globales

Les actions mises en œuvre par le projet et les résultats qui en ont découlé ont permis
de rendre l’IRAD plus crédible. Au plan institutionnel, le nouvel organigramme élaboré et
adopté par son conseil d’administration de l’IRAD, la maîtrise de l’approche participative de
la recherche agricole, la capacité de projeter une vision de la recherche agricole, telles que
consignée dans le plan stratégique de l’IRAD pour l’horizon 2008-2012, constituent des
facteurs de viabilité. Cette crédibilité a permis à l’IRAD de mobiliser des ressources
financières, qui bien qu’insuffisantes, ont permis, entre autres, de maintenir et de valoriser
certains acquis du projet. On pourra citer, le cas de deux projets en cours depuis 2005 : le
projet PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) résultant de l’annulation de la dette des institutions
de Bretton woods, dont l’IRAD a bénéficié d’un financement pour un montant de 3,5
milliards de FCFA, en vue de la production de semences de base et, le projet de Renforcement
de Partenariat de Recherche Agronomique au Cameroun (REPARAC) financé par la
coopération française. En outre, le maintien à leur poste du personnel recruté spécialement
dans le cadre du projet (27 techniciens de labo, 5 secrétaires, 10 comptables et 10 chauffeurs)
est un atout pour maintien des acquis du projet.
15

6.2 Analyse des risques

La durabilité de tous les acquis du projet est conditionnée par la mise en place d’un
plan de sécurisation et de maintenance, tant au niveau de la Direction Générale de l’IRAD,
qu’à celui de ses centres de recherche et stations. La durabilité financière dépendra de la
capacité de l’IRAD à mobiliser des ressources stables (internes et externes) de financement de
la recherche, ainsi que pour l’entretien et la capitalisation des acquis du projet. En effet,
depuis la date de clôture du projet, les activités de recherche ont fortement régressé et la
capacité de maintenance préventive et d’entretien des équipements a nettement diminuée. Le
financement durable des activités de recherche nécessite la consolidation de l’autonomie
financière, à travers le développement et l’extension des unités pilotes de valorisation, qu’il a
déjà initiées et qui ont permis depuis 2004, d’assurer 10% de ses besoins de financement.

VII PERFORMANCES DE LA BANQUE ET DE L’EMPRUNTEUR

7.1 Performance de la Banque

La participation financière de la BAD à la mise en œuvre du projet a été opportune, car elle
visait à appuyer le Gouvernement camerounais, dans sa politique de lutte contre la pauvreté
en milieu rural, à travers le renforcement de ses capacités institutionnelles de la recherche
agricole. Elle a été également efficace, au regard des résultats globalement positifs obtenus et
de l’appréciation satisfaisante de l’ensemble des parties prenantes bénéficiaires, sur les
réalisations du projet. Hormis, l’insuffisance d’appui de la Banque au projet au cours des
premières années (une seule mission de supervision organisée avant la revue à mi-parcours,
malgré des difficultés de mise en œuvre rencontrées par le projet, la non organisation d’un
atelier de lancement et de session de formation en matière d’acquisition), les mesures prises
en 2002 par les missions de supervision, ont permis d’améliorer les performances
opérationnelles du projet. En ce qui concerne la composition des équipes de supervision, elle
aurait dû comprendre également un spécialiste en gestion financière. L’exploitation des aides
mémoires, révèle que 12 missions de supervision ont été organisées, à partir de la revue à mi-
parcours de Juillet 2001, soit une moyenne de 2 missions par an de cette période jusqu’à la
clôture du projet (ce qui est conforme, aux dispositions internes de la Banque). Le nombre
d’homme/jours total de missions de supervisions/suivi/revue à mi-parcours, effectivement
consacrés au projet par les experts de la Banque depuis l’approbation de l’accord de prêt est
estimé à 133, soit une moyenne de 9 à 10 personnes/jour par mission de terrain. La mise en
œuvre des recommandations des desdites missions et les contacts permanents entre l’équipe
d’exécution du projet et les experts de la Banque, ont permis d’améliorer notablement
l’efficacité du projet, surtout à partir de 2004, où il était entré en sa phase de croisière.

7.2 Performance de l’emprunteur

Les engagements du Gouvernement étaient relatifs au paiement de la contrepartie et au


respect des conditions préalables à la mise en vigueur du prêt et autres conditions à des dates
échues. En ce qui concerne le paiement de la contrepartie, le Gouvernement a honoré ses
engagements. En effet, pour un montant de 1591, 6 millions de FCFA prévu dans le rapport
d’évaluation au titre de l’équivalent salaire à payer dans le cadre de la contrepartie, le
Gouvernement a réglé dans le délai, jusqu’à la date de clôture au 30 Juin 2007, 2 533, 4
millions de FCFA en équivalent de salaire versé par le Ministère des Finances (MINFI) au
personnel impliqué dans le projet, soit un dépassement de 942 millions de FCFA, à cause de
la poursuite du paiement de salaire, au cours de la période de prorogation. En outre, la Cellule
16

d’Exécution du Projet a comptabilisé, 474, 6 millions F.CFA d’impôts directs (dédouanement


et taxe à l'inspection) au titre des équipements importés, et 289,1 millions de FCFA d'impôts
indirects (taxes supportés par l'Etat). Ce qui ramène le total la contribution de l’Etat au projet
à un montant total de 3299,1 millions de FCFA contre une prévision de 1591,6 millions de
FCFA. Par ailleurs, en vue de pérenniser les acquis du projet, et à la suite des différentes
correspondances de la coordination du projet, le Gouvernement avait : (i) accordé en 2006,
une subvention spéciale de 100 millions de F.CFA au projet ; (ii) inscrit au budget 412
millions de FCFA pour l’exercice 2007, et (iii) budgétisé pour l’exercice 2008, un montant de
325 millions de F.CFA.

VIII PERFORMANCE GLOBALE ET NOTATION

Il résulte des tableaux d’évaluation des performances globales en annexe 8 que les
performances globales du projet sont satisfaisantes, avec une note moyenne de 2,3 points sur
4, soit un taux de satisfaction global de 58%, et déclinée comme suit : (i) la performance à
l’exécution est satisfaisante, avec une note de 2 points sur 4 ; (ii) la performance de la
Banque est également satisfaisante, avec notation de 2,25 points sur 4, soit un taux de
satisfaction de 56% ; et enfin (iii) la performance des résultats est aussi satisfaisante avec une
note égale à 2,3 points sur 4, soit un taux de satisfaction au niveau des résultats de 58%.

IX CONCLUSIONS, ENSEIGNEMENTS TIRES ET RECOMMANDATIONS

9.1 Conclusions

La mise en œuvre du projet a été globalement satisfaisante, malgré les difficultés rencontrées,
relatives à la non maîtrise des procédures au cours des trois premières années et qui avait
entraîné une suspension de décaissement de fonds de roulement sur une période de près d’un
an en 2003, à la lenteur dans l’adjudication des marchés, et aux périodes de déblocage des
fonds de roulement en déphasage avec le calendrier agricole pour les expérimentations en
stations. Les taux d’exécution physique du projet et financière du prêt sont respectivement de
98% et de 100%. Le soutien financier et technique de la BAD à ce projet est opportun et est
fortement apprécié par toutes les parties prenantes. Il intervenait à un moment où l’ensemble
des infrastructures et équipements de recherche étaient dégradés, et où les chercheurs
n’avaient aucun moyen de conduire leurs activités de recherche. Les réalisations du projet,
même si elles demeurent insuffisantes par rapport aux besoins, ont permis à l’IRAD de
renforcer ses capacités techniques d’intervention et d’être plus crédible, de façon à amener,
dans une certaine mesure, d’autres partenaires à s’intéresser à cette institution. Elles ont
contribué à une relance de la recherche agricole au Cameroun, à une plus grande motivation
des chercheurs, à la formation diplômante des jeunes chercheurs, etc. Il a été aussi constaté
que le projet, à travers la synergie qu’il avait développée avec la vulgarisation agricole, a
également contribué : (i) à améliorer la productivité des spéculations végétales et animales
appuyées, dans une fourchette de 20 à 30% ; (ii) accroître les revenus des producteurs de
20% ; et (iii) générer un taux rentabilité interne économique de 11,5%. Cependant, la
durabilité des acquis sera fonction de la capacité de l’IRAD à mobiliser les ressources internes
et externes et à entretenir les investissements réalisés dans le cadre du projet.
17

9.2 Enseignements tirés


Les principaux enseignements qui se dégagent de la mise en œuvre du projet d’appui au
PNRVA sont les suivants :

(i) Une recherche agricole performante est indispensable pour un développement


économique et social durable d’un pays, et a besoin d’être soutenue par le
Gouvernement, à travers un mécanisme de financement durable ;
(ii) L’amélioration du délai d’exécution des projets dépend des dispositions prises
pour le renforcement des capacités du personnel en maîtrise des procédures de la
BAD, dès le démarrage des activités opérationnelles du projet, à travers, entre
autres, l’organisation d’un atelier de lancement et de formation, ainsi que l’appui
de la Banque à l’emprunteur en vue de l’accélération du respect des procédures de
mise en vigueur du prêt ;
(iii) Le long délai de déblocage des fonds de roulement, la durée des procédures
d’acquisition des biens et services, ainsi que les retards excessifs observés pour le
respect des conditions du prêt par l’emprunteur, constituent des
dysfonctionnements, aussi bien au niveau de la Banque que de l’emprunteur, pour
lesquels il est impératif de trouver des solutions ;
(iv) Nécessité de définir les objectifs et la portée des projets de la Banque, en fonction
de la nature du projet et des résultats auxquels l’on doit s’attendre, en vue
d’optimiser les potentialités du projet ;
(v) Le niveau technologique actuel de l’IRAD lui confère les capacités de contribuer
à trouver à court terme des réponses idoines à la crise alimentaire actuelle.

9.3 Recommandations

Au Gouvernement

(i) Mettre en place un mécanisme de financement durable de la recherche agricole et


accélérer le règlement des engagements budgétisés au profit de l’IRAD ;
(ii) Transmettre à la Banque, sans délai, les justificatifs des dépenses du FDR de
1.847.746,56 UC non encore justifiées ;
(iii) Veillez au contrôle de la performance des CEP et au respect des règles de
procédure d’acquisition des biens et services du bailleur de fonds ;
(iv) Accélérer l’adoption du statut du personnel et augmenter l’âge de départ à la
retraite des chercheurs ;
(v) Renforcer la Direction de la valorisation de l’IRAD par la mise en place et la mise
en œuvre d’un plan de promotion des produits de la recherche ;
(vi) Mettre en place dans le dispositif de l’IRAD, un cadre permanent de concertation
et d’interaction avec les utilisateurs potentiels des produits de la recherche, avec un
mode de fonctionnement bien défini, pour contribuer à assurer la pertinence de la
recherche agricole ;
(vii) Exploiter les acquis et tout le dispositif institutionnel, scientifique et technique,
mis en place à l’IRAD, à la suite du projet, pour apporter des solutions à court
terme, à la crise alimentaire actuelle, à travers la mise à disposition des
producteurs des technologies disponibles et des semences de variétés améliorées ;
(viii) Encourager les femmes diplômées à s’intéresser à la profession de la recherche
agricole.
18

A la Banque

(i) Etudier favorablement l’appui à la mise en œuvre d’un nouveau programme sous-
régional de recherche agricole, dont l’IRAD pourrait jouer un rôle prépondérant ;
(ii) Etudier la faisabilité de faire de l’IRAD un Centre Régional d’Excellence de
recherche agricole ;
(iii) Veiller à l’avenir de limiter les conditions préalables au premier décaissement pour
éviter les retards de démarrage des projets ;
(iv) Prévoir toujours un atelier de lancement du projet, des séminaires de formation du
personnel es CEP sur les règles de procédure d’acquisition et renforcer les
missions de supervision ;
(v) Organiser une supervision financière annuelle avec l’appui du département chargé
des décaissements afin de faciliter l’exécution du projet et dénouer tout problème
d’ordre financier ;
ANNEXES
ANNEXE 1
REPUBLIQUE DU CAMEROUN
PROJET D’APPUI AU PROGRAMME NATIONAL DE RECHERCHE ET DE
VULGARISATION AGRICOLES (PNRVA)
CARTE GEOGRAPHIQUE DES ZONES D’INTERVENTION DE L’IRAD ET DU PROJET
ANNEXE 2

CADRE LOGIQUE DU PROJET


Hiérarchie des Objectifs Indicateurs objectivement vérifiables Moyen de vérifications Conditions de réussite
A l’évaluation A l’achèvement
1.1. Les rendements annuels des yRapports d’activités du Programme ; y Une bonne identification des
principales spéculations végétales yRapports de supervision du projet contraintes de productions des
(manioc, maïs, tomate, pomme de d’appui ; populations ;
terre, etc.) ont été améliorés de yRapports d’achèvement du projet
1. Les rendements annuels des 35% en moyenne ; d’appui ; y Un renforcement des capacités de la
productions vivrières ont augmenté vulgarisation, en quantité et en qualité
d’un minimum annuel de 10% 1.2. Dans domaine de la pêche, les
OBJECTIF DU PNRVA : Améliorer la pertes post-capture ont diminué de y Un encadrement rapproché des
productivité des exploitations agricoles 43% en moyenne annuellement ; exploitations agricoles ;
et les revenus des populations rurales
grâce à une recherche agricole
opérationnelle et une vulgarisation 1.3. En pisciculture, les superficies y Une interface recherche/vulgarisation
efficiente, et les rendements des étangs ont des efficace
accroissements respectifs de 55 et
21 % en moyenne annuelle.

2. Les revenus des populations ont 2.1. Les revenus moyens des
augmenté d’un minimum annuel de producteurs ont eu un taux
5% d’accroissement moyen annuel de
4%

y Rapports d’audit ; y Le comité de pilotage (CP) du PNRVA


y Documents d’inventaire ; crée par décision N°
y Rapports d’avancement ; 03/CAB/MINREST/AOO du 27 janvier
Le dispositif national de recherche y Rapports de supervision ; 1999, et la cellule d’exécution du Projet
OBJECTIF GENERAL DU PROJET agricole est opérationnel et y Rapports d’achèvement ; (CEP) crée par décision N°
FAD : Contribuer à accroître la performant, et la recherche plus y Rapports des ateliers sur la 025/CAB/MINREST/AOO du 22 juin
productivité agricole à travers pertinente sur toute l’étendue du programmation de la recherche ; 1999 sont mis en place à temps et sont
l’amélioration des performances du territoire y Rapports de réunion de opérationnels ;
dispositif national de recherche agricole programmation ;
y Document du système de y L’assistance technique (composée d’un
programmation scientifique de l’IRAD ; expert en programmation et gestion de la
y Rapports des revues scientifiques de recherche, et d’un expert en gestion
l’IRAD ; administrative et financière) est mise en
place et est opérationnelle.
1.1. Les infrastructures de bureaux, 1.1.1. Des logements, bureaux, salle y Rapports d’audit ;
de bâtiments administratifs, la salle informatique, bâtiments y Documents d’inventaire ;
OBJECTIF SPECIFIQUE n°1 :
informatique, les laboratoires, la administratifs, laboratoires et autres y Rapports d’avancement ; y Les procédures de passation des
bibliothèque, les logements de installations de recherche, ainsi que y Rapports de supervision ; marchés et d’acquisition des bien sont
chercheurs sont réhabilités et sont les systèmes d’adduction d’eau, y Rapports d’achèvement ; respectées et transparentes ;
1. Renforcer les infrastructures et fonctionnels et sécurisés d’électricité et d’étanchéité, ont été y Rapports des revues scientifiques de
services de l’IRAD réhabilités et sécurisés. l’IRAD ; y La décision de l’IRAD (Décision N°
y Rapport du Comité ad hoc chargé du 124/IRAD/DG/PNRVA/UAF/2004 du
1.1.2. De nouveaux suivi des travaux ; 14 mai 2004 portant affectation des
ouvrages scientifiques (500) sont y Inventaire de la bibliothèque. équipements de laboratoire acquis dans le
acquis, de même que des cadre du PNRVA) est appliquée et suivie
abonnements aux journaux et revues
scientifiques sont effectués.

1.2. Les équipements de laboratoire 1.2.1. Des équipements scientifiques


et le matériel d’expérimentation au de laboratoires ont été acquis et
niveau des stations, de même que le installés dans les laboratoires
matériel de communication et spécialisés des différents centres.
didactique sont réparés ou Tous les laboratoires ont été équipés
renouvelés et sont fonctionnels.

1.2.2. L’informatisation de la
Direction Générale des centres de
recherche de Nkolbisson et d’Ekona
a été réalisée et la connexion
Internet installée.

1.3. Des équipements et du mobilier 1.3.1. 43 micro-ordinateurs, 10


de bureau (ordinateurs, réfrigérateurs, 6 calculatrices, 6 fax,
imprimantes, calculatrices, 3 micro-ordinateurs
photocopieurs, téléphones, fax, supplémentaires, 7 photocopieurs et
armoires, classeurs, etc.) sont acquis du matériel ont été acquis.
et utilisés
1.4.1. 33 véhicules et 36 motos ont
1.4. Le matériel roulant existant été acquis.
(tracteurs et véhicules) et les pièces
accessoires sont réparés ; du
matériel roulant nouveau (28
véhicule 4x4, 36 motocyclettes TT)
est acquis
2.1. Un système de diagnostic 2.1.1. Une programmation y Documents sur la programmation de
participatif et de définition des scientifique basée sur les contraintes la recherche agricole au Cameroun ;
programmes prioritaires de réelles de production agricole y Rapports d’activités de l’IRAD ; y Les procédures de passation des
recherche, est mis en place en 1999 identifiées à travers un diagnostic y Rapports d’ateliers ; marchés et d’acquisition des bien sont
OBJECTIF SPECIFIQUE n° 2 :
participatif par les chercheurs, les y Rapports des assises du Comité respectées et transparentes ;
vulgarisateurs et les producteurs, est Scientifique et du Comité National des
2. Contribuer à la relance des activités
mise en place. Programmes de l’IRAD ; y La décision de l’IRAD (Décision N°
de recherche en stations expérimentales
y Fiches techniques. 124/IRAD/DG/PNRVA/UAF/2004 du
2.1.2. 62 projets prioritaires 14 mai 2004 portant affectation des
identifiés, couvrant les cultures y Décision 0035/CAB/ MINREST/AOO équipements de laboratoire acquis dans le
pérennes, les cultures annuelles, la du 30 mai 2001portant nomination des cadre du PNRVA) est appliquée et suivie
production animale et halieutique, responsables de la CEP ;
la forêt – sols – environnement, et yDécision N°
les systèmes de production, 025/CAB/MINREST/AOO du 26 avril
économie et sociologie rurales, ont 2002 portant organisation de la cellule
été exécutés à travers des opérations d’exécution du projet d’Appui au
diverses au niveau des stations de PNRVA ;
2.2. La structure de suivi évaluation recherche. y Rapports d’activités de l’unité suivi
est opérationnelle en 1999 évaluation.
2.2.1. Une unité de suivi évaluation
2.3. La revue à mi parcours est est mise en place et est y Rapports des missions de supervision
effectuée en 2001 et l’évaluation opérationnelle depuis 2002. technique de la BAD ;
terminale est réalisée en 2004 y Rapport de la revue à mi parcours –
2.3.1. La revue à mi parcours est recommandations et plan d’actions ;
réalisée effectivement en juillet y Aides mémoire des missions de
2001. supervision technique de la BAD ;
y Rapport d’achèvement du projet ;
2.3.2. L’évaluation terminale est y Rapports d’audit et de clôture du
réalisée en 2008, le projet ayant projet.
bénéficié de deux prorogations de
date de clôture
3.1. Cinq sessions de formation
pour responsables de gestion des
responsables et stations. y Les procédures de passation des
OBJECTIF SPECIFIQUE n° 3 Quatre sessions de formation sur le marchés et d’acquisition des bien sont
19 modules de formations ont été
contrôle de gestion pour respectées et transparentes ;
organisés avec l’accord de la
coordinateurs scientifiques ;
Banque, suite à des ajustements
3. Contribuer au renforcement des 74 sessions de recyclages pour y La décision de l’IRAD (Décision N°
faits lors de la mission de y Rapports d’audit ;
capacités humaines, par la chercheurs et techniciens ; 124/IRAD/DG/PNRVA/UAF/2004 du
supervision du 22 mars au 5 avril y Rapport spécifique de chaque session
formation/recyclage du personnel Trois modules de formations 14 mai 2004 portant affectation des
2002. de formation ;
scientifique, technique et administratif logistiques de la recherche ; équipements de laboratoire acquis dans le
370 agents formés dont 20% des
de l’IRAD 17 sessions pour les techniciens sur cadre du PNRVA) est appliquée et suivie
femmes et 77% de chercheurs
la documentation ;
12 sessions de formation pour les
techniciens de maintenance sont
organisées en 2002
COMPOSANTES CLEFS RESSOURCES A RESSOURCES A
DU PROJET L’EVALUATION L’ACHEVEMENT HYPOTHESES
MOYENS DE VERIFICATION
1. RENFORCEMENT DES SERVICES
FAD : 7,00 millions UC FAD : 7,00 millions UC y Règles et procédures du FAD
DE L’IRAD y Comptes du projet respectées
Gouvernement : 1,97 millions UC
2. RELANCE DES ACTIVITES DE Gouvernement : 3,41 millions UC y Rapports sur les décaissements du y Demandes de décaissements préparées
RECHERCHE EN STATIONS FAD à temps
EXPERIMENTALES Total : 8,97 millions UC

3. FORMATION DU PERSONNEL DE
L’IRAD
ANNEXE 3

COUTS ET CALENDRIER DES DEPENSES PREVISIONNELLES PAR


COMPOSANTE, PAR CATEGORIE ET PAR SOURCE DE FINANCEMENT A
L’EVALUATION

Annexe 4.1 : Coûts par catégorie et par sources de financement (Millions UC)

Catégories FAD Gouvernement Total %Total


Devises ML Total ML
Génie civil / Bâtiment 0,21 0,14 0,35 - 0,35 3,90
Equipements / Biens 1,29 0,02 1,31 - 1,31 14,60
Assistance technique 0,29 - 0,29 - 0,29 3,23
Consultations 0,16 0,02 0,18 - 0,18 2,01
Formation 0,57 0,10 0,67 - 0,67 7,47
Personnel - - - 1,70 1,70 18,95
Fonction. 1,27 1,81 3,08 - 3,08 34,34
Coût de base 3,79 2,09 5,88 1,70 7,58 84,50
Non alloué 0,59 0,53 1,12 0,27 1,39 15,50
TOTAL 4,38 2,62 7,00 1,97 8,97 100,00

Annexe 4.2 : Calendrier des coûts estimatifs du projet par composante et par
année (millions UC)

Composantes 1999 2000 2001 2002 2003 Total %


A : Renforcement des services de 1,92 1,40 0,76 0,62 0,67 5,37 60
l’IRAD
B : Recherche en station 0,68 0,80 0,56 0,50 0,27 2,81 31
C : Formation du personnel de 0,2 0,37 0,19 0,03 0,00 0,79 9
l’IRAD
TOTAL 2,80 2,57 1,51 1,15 0,94 8,97 100
Source : Rapport d’évaluation du projet

Annexe 4.3 : Calendrier des dépenses par source de financement (millions UC)

Sources 1999 2000 2001 2002 2003 Total % total


FAD 2,44 2,2 1,12 0,73 0,51 7,00 78,05
Gouvernement 0,36 0,37 0,39 0,42 0,43 1,97 21,95
TOTAL 2,80 2,57 1,51 1,15 0,94 8,97 100,0
Source : Rapport d’évaluation du projet
ANNEXE 4

SITUATION DES DECAISSEMENTS REELLES PAR CATEGORIE ET PAR ANNEE

2000 2001 2002 2003 2004


Catégories UC FCFA UC FCFA UC FCFA UC FCFA UC FCFA
1 - Génie Civil
2 - Equipements et Biens 325 198,36 314 905 830 341 267,90 332 515 374 583 240,30 482 245 571 7 878,00 6 181 250
3 - Assistance Technique 124 050,12 108 707 818 101 382,73 81 094 900 1 359,00 1 066 200
4 - Consultation 28 120,96 22 746 420 29 639,75 53 132 260
5 - Formation 103 175,00 80 952 000 69 985,00 54 126 070
7 - Fonctionnement 158 574,42 146 653 667 552 951,94 431 927 265 674 944,75 1 196 905 048
Non alloué
TOTAL GENERAL 483 772,78 461 559 497 0,00 0 1 121 444,96 954 102 457 712 743,99 586 086 891 783 806,50 1 311 410 828

2005 2006 2007 2008 TOTAL


Catégories UC FCFA UC FCFA UC FCFA UC FCFA UC FCFA
1 - Génie Civil 206 143 424 376 826 400 335,55 81 048 235 0,00 606 478,80 505 425 061
2 - Equipements et Biens 274894 145 032 732 148000 119 601 897 1 680 479 1 400 482 654
3 - Assistance Technique 0,00 226 792 190 868 918
4 - Consultation 132 419 103 437 300 55 077 080 55 749 450 0,00 190 180 290 142 510
5 - Formation 118 746 93 212 852 77 190 55 412 852 0,00 369 097 283 703 774
7 - Fonctionnement 1 871 646 710 269 596 642 715 479 780 404 26 142 19 449 103 0,00 3 926 974 2 984 985 083
Non alloué 0,00 0,00 0

TOTAL GENERAL 2 122 812 906 919 748 926 049 1 014 647 162 701371 301 279 520 148 000 119 601 897 7 000 000 5 655 608 000
ANNEXE 5

TAUX DE RENTABILITE ECONOMIQUE

Revenus supplémentaires générés par le PNVRA

Revenu Revenu net


moyen par exploitant Nombre Revenus nets
par Revenu net lié à l'impact Nombre d''exploitants supplémentaires
exploitant supplémentaire du PNRVA d'exploitants ayant adoptés les totaux générés par le
en 1000 annuel en 1000 en 1000.CFA touchés par le technologies PNRVA en millions
Années FCFA (1) F.CFA (2) PNRVA (3) développées (4) de F.CFA
1999 238,6 0 0 0
2000 247,2 8,6 5,41 124116 88991 481,57
2001 256,1 17,5 11,02 310290 222478 2 451,19
2002 265,3 26,7 16,83 496463 355964 5 989,38
2003 274,9 36,3 22,84 657814 471652 10 773,94
2004 285,6 47,0 29,61 840 264 602469 17 839,11
2005 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2006 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2007 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2008 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2009 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2010 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2011 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2012 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2013 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2014 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2015 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2016 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2017 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55
2018 295,9 57,3 36,09 840 264 602469 21 741,55

(1) Pour l'année 1999, il s'agit de revenu estimé dans l'étude de la situation de référence réalisée en 1999 au démarrage du
projet; Pour 2004, le revenu a été estimé dans le rapport d'évaluation des résultats et de l'impact du PNRVA, financé par la BM;
les revenus des autres années ont été estimés par extrapolation
(2) Pondération du revenu net additionnel par un cœfficient de 63%, puis que selon l'enquête 63% des producteurs ont déclaré
que cette augmentation était dû en grande partie aux appuis apportés par le PNRVA; soit une amélioration nette liée au PNRVA
de 29 610 en 2004
(3) Selon les résultats de l'enquête 67,7 % des exploitants ont été touchés par le programme en 2004, sur 1 241 157 exploitants
au total

(4) Sur la base du taux d'adoption des principales technologies de 48,8 par rapport à l'ensemble des exploitants, soit 71,7 par
rapport aux exploitants touchés
CASH FLOW ECONOMIQUE (en millions de F.CFA)
Volet Recherche Volet vulgarisation

Budget équip. Et
PNRVA- Budget équip et PNVRA fonct. Dt°
Années BAD (1) fonct. IRAD (2) BM/FIDA (3) Vulgar. (4) Coût total Revenu net Cash Flow
1999 3200 981,4 7000 11181,4 - 11 181,40
2000 405,9 2900 2764,6 7000 13070,5 481,57 - 12 588,93
2001 55,6 3000 4969,9 7000 15025,5 2 451,19 - 12 574,31
2002 817,7 4000 3006,4 7000 14824,1 5 989,38 - 8 834,72
2003 712,7 4000 4114,6 7000 15827,3 10 773,94 - 5 053,36
2004 852,9 4000 2792,6 7000 14645,5 17 839,11 3 193,61
2005 1078,1 4800 7000 12878,1 21 741,55 8 863,45
2006 1030,2 4500 7000 12530,2 21 741,55 9 211,35
2007 575 4000 7000 11575 21 741,55 10 166,55
2008 119,6 4000 7000 11119,6 21 741,55 10 621,95
2009 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2010 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2011 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2012 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2013 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2014 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2015 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2016 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2017 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55
2018 4000 7000 11000 21 741,55 10 741,55

TRIE 11,5%

(1) Coût du projet PNRVA


(2) Budget d'investissement et de fonctionnement de l'IRAD y compris coûts de certains petits projets

(3) Coût du projet BM/FIDA

(4) En l'absence de données chiffrées la structure de vulgarisation directement impliquée dans le programme, il a été retenu une hypothèse
de 20% par rapport au budget moyen de fonctionnement et d'équipement du Ministère de tutelle qu'est celui du développement rural
ANNEXE 6
PERFORMANCES GLOBALES ET NOTATION

Performance à l’exécution

Indicateurs Note Observations


des (1 à 4)
composantes
1. Respect du 1 Décalage de 42 mois par rapport à la date initiale prévue dans le rapport
calendrier d’évaluation et de 18 mois par rapport à la date effective du démarrage du projet
général
2. Respect du 2,5 Le taux d’exécution financière globale du projet est de 100% ; toutefois le projet a
barème des subi une révision importante de la liste des biens et services
coûts
3. Respect des 1 Un délai de 10 mois a séparé la signature de l’accord de prêt de sa mise en vigueur,
clauses à cause de la lenteur dans le respect des 4 conditions préalables à la mise en
vigueur du prêt ; les 4 autres conditions fixées à des dates échues, soit 1 à 2 ans
après la date de mise en vigueur du prêt, n’ont été satisfaites qu’avec un retard qui
se situe en moyenne sur 3ans
4. Adéquation 2,5 Malgré le retard pris dans la mise en place de l’unité de suivi, le dispositif de suivi-
du suivi, de évaluation a globalement bien fonctionné, les rapports produits dans les délais.
l’évaluation et Toutefois, il n’a pas été produit un rapport d’exécution de chacune des trois
des rapports composantes. En outre, il n’a pas été mis en place un dispositif de suivi d’impact, à
cause de l’achèvement du volet vulgarisation financé par la BM
5. Opérations 3 Le taux d’exécution globale du projet est satisfaisant et peut être estimé à 98% ;
satisfaisantes Malgré le retard important accusé, les formations ont été exécutées, les acquisitions
réalisées et les activités de recherche relancées
Total 10,5
Evaluation 2 La performance à l’exécution est jugée satisfaisante, avec une note de 2, sur 4 ;
globale de la toutefois, il est observé un décalage dans respect du calendrier général, à cause des
performance à délais assez longs de mise en vigueur du prêt et des difficultés de démarrage des
l’exécution activités du projet, dus à la faible maîtrise des procédures en entre 2000 et 2003 par
l’équipe du projet. En outre le délai pour le respect des conditions de mise en
vigueur a été long
Performance de la Banque

Indicateurs des Notes Observations


composantes (1 à 4)
1. Lors de 2,5 Le projet a été identifié à la demande des autorités camerounaise. Les
l'identification objectifs du projet constituent une réponse appropriée à la faible
capacité institutionnelle de l’IRAD, après sa restructuration intervenue
en 1996. Ces objectifs sont en adéquation avec les orientations
stratégiques du pays en matière de lutte contre la pauvreté et de
sécurité alimentaire, et les priorités d’intervention de la Banque.
2. Lors de la 2,5 La préparation du projet s’est faite avec l’appui d’un consultant de la
préparation du projet FAO, l’implication active les principaux acteurs institutionnels de
recherche concernés et la consultation des partenaires au
développement, notamment la BM et FIDA. Elle constituait une suite
à l’identification du projet.
3. A l'évaluation 2 L’évaluation a suivi la même approche que la préparation et le rapport
y afférent est globalement satisfaisant. Toutefois, bien que s’agissant
d’un projet spécifique, les objectifs et les résultats attendues définis
dans le cadre logique sont ceux du vaste programme, alors que les
activités, intrants et ressources, sont relatifs au projet spécifique ; ce
qui n’est pas susceptible de mesurer efficacement, la contribution des
apports à l’atteinte des résultats spécifiques au projet. En outre, le
listing des formations tel qu’il est défini dans le rapport d’évaluation
n’est en adéquation avec les besoins de renforcement des
compétences, nécessaire pour la mise en œuvre du projet et la
capitalisation des acquis.
4. Lors de la 2 Malgré les difficultés de mise en vigueur et mise en œuvre des
supervision activités opérationnelles du projet, dont lequel l’accord de prêt fut
signé depuis le 8 Décembre 1998, une seule mission de supervision
composé d’1 expert a été organisé avant la revue à mi-parcours en
Juillet 2001, et la seconde, plus un an après, soit en Novembre 2002,
cependant, à partir de 2002, les missions de supervision étaient plus
régulières, et les recommandations ont permis d’améliorer la mise en
œuvre des activités du projet.
Total 9
Evaluation globale 2,25 La performance de la Banque est satisfaisante, avec une notation
de la performance de 2,25 sur 4
de la Banque
Résultats du projet
N° Indicateurs des Notes Observations
composantes (1 à 4)
1. 1. Pertinence et réalisation des objectifs
i) Politique 3 Les actions initiées par le projet sont en ancrage avec les objectifs macro-
macroéconomiq économiques du pays relatifs à la promotion d’une croissance économique
ue durable, à la lutte contre la pauvreté et aux Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD)
ii) Politique 3 Le projet est en adéquation avec la politique sectorielle de croissance
sectorielle durable de la productivité agricole, d’amélioration des revenus agricoles et
de sécurité alimentaire et nutritionnelle
iii) Réalisations 2,5 Le taux de réalisation physique global des objectifs du projet est estimé à
physiques (y 98%. Les trois composantes identifiées sont pertinentes et constituent les
compris réponses les plus appropriées aux problèmes de dégradation avancée des
production) infrastructures et équipements de l’IRAD constatée à l’identification du
projet, à la faible capacité technique et ressources humaines et à la faible
valorisation du potentiel de chercheurs disponibles. Toutefois, la plupart
des réalisations du projet se sont mises en place avec beaucoup de retard ;
c’est le cas, notamment des réhabilitations et des formations
iv) Volet financier NA Il s’agit d’un projet d’appui institutionnel et d’appui à la relance des
activités de recherche agricole, qui ne dégage pas directement une
rentabilité financière.
v) Réduction de la 2 Les résultats actuels et potentiels des différents thèmes de recherche
pauvreté conduits dans le cadre doivent permettre de lutter contre la pauvreté ;
toutefois en l’absence de synergie formalisée entre la recherche et la
vulgarisation, depuis la clôture du projet vulgarisation appuyé par la BM,
depuis Juin 2004, les résultats de la recherche n’étaient plus portés vers les
producteurs, comme ce fut le cas entre 2000 et 2004, dans le cadre du volet
interface appuyé par le FIDA.
vi) Environnement 2 Le projet, classé en catégorie III, n’a pas eu des externalités négatives sur la
protection de l’environnement et la conservation des ressources naturelles.
Les résultats de certains thèmes de recherche peuvent avoir un impact sur
l’environnement à condition. Mais l’impact sur l’environnement ne sera
visible que dans le cadre d’un processus de sensibilisation et vulgarisation
formalisé.
vii Promotion du 2,5 Le projet a sous-traité la plupart de ses activités aux prestataires privés. Les
) secteur privé plus gros marchés d’acquisitions ont été exécutés par des prestataires de
droit étranger. Les interventions des nationaux privés concernent
essentiellement les réhabilitations et formations, mais des marchés
morcelés et de faibles coûts.
2. Renforcement institutionnel

i) Cadre institutionnel 2 Même si les objectifs du projet ne visaient pas l’amélioration du


cadre institutionnel, sa mise en œuvre a permis à l’IRAD de se
doter d’un nouvel organigramme plus opérationnel, et notamment
d’une Direction de la valorisation, dont les activités devraient
permettre à l’IRAD de s’assurer d’un minimum d’auto-
financement. En outre, le cadre institutionnel de l’unité
d’exécution du projet, restructuré depuis 2003, a été
opérationnel, malgré ses difficultés de démarrage.
ii) Systèmes 2 Les rapports d’audits ont démarré avec du retard et n’ont été
d'information réguliers qu’à partir de 2005. La gestion fiable est plus fiable
financière et de depuis 2004 et la comptabilité mise en place est conforme au
gestion dont système OHADA.
système d'audit
iii) Transfert de 2 Le transfert de technologie, qui se faisait dans des cadres e
technologie concertation participative qui réunissaient les vulgarisateurs, les
producteurs et les chercheurs, n’est effectif depuis 2004, au terme
des volets du programme appuyé par la BM et le FIDA
Dotation en effectifs 3 Le profil du personnel affecté au projet, est en adéquation avec
qualifiés les postes occupés et les activités réalisées
3. Durabilité
i) Engagement continu 2,5 L’»appui manifeste du gouvernement dans l’accompagnement de
de l'emprunteur l’élaboration du plan stratégique 2008-2012, la budgétisation des
fonds d’appui à l’IRAD après la clôture du projet, dont une partie
est déjà engagée en 2008, ainsi que la volonté manifeste des
Autorités politiques de faire de l’IRAD un pôle de recherche au
niveau de la sous-région, constitue des preuves de l’engagement
continu de l’emprunteur.
ii) Politique 2 Les réalisations du projet ont été en adéquation avec la politique
environnementale environnementale du Cameroun
iii) Cadre institutionnel 3 L’ancrage institutionnel du projet dans l’IRAD et le maintien du
personnel recruté dans le cadre projet à l’IRAD, après la clôture
du projet, constituent des facteurs de durabilité du cadre
institutionnel.
iv) Viabilité technique 2,5 Le renforcement des capacités matérielles et des compétences
et encadrement du techniques du personnel, la qualification des chercheurs et la
personnel maîtrise du système de programmation scientifique, constituent
des facteurs de viabilité technique
v) Viabilité financière 2 La durabilité financière est assez faible, puisque la plupart des
y compris le activités de recherche étaient arrêtées, à la clôture du projet.
système de Toutefois, les efforts actuels de mobilisation des ressources, sont
recouvrement des des indicateurs qui permettront d’améliorer sensiblement la
coûts viabilité des acquis du projet.
Vi) Viabilité 2,5 L’approche participative mise en œuvre dans la programmation
économique de la recherche et qui a permis de définir les thèmes de recherche
à partir des problèmes des producteurs, est un gage de viabilité
économique, puisque les résultats auront demande réelle.
Toutefois, cette viabilité est conditionnée par l’interface
recherche /vulgarisation qui n’est plus fonctionnel depuis 2004.
Vii) Viabilité de 1,5 L’insuffisance de ressources nécessaires pour la poursuite de
l'environnement la plupart des activités de recherche, y compris celles qui
devraient avoir un effet positif sur la protection de
l’environnement, constitue un facteur de risque en termes de
durabilité en matière de l’environnement
Viii) Fonctionnement et 2 La durabilité des acquis sera fonction de la capacité de
maintenance (disponibilité l’IRAD à mobiliser les ressources internes et externes et
des fonds récurrents, taux à entretenir les investissements réalisés dans le cadre du
d'échange, pièces de projet. En effet, depuis la date de clôture du projet,
rechange, équipements intervenue en Juin 2007, les activités de recherche ont
d'ateliers, etc.)
sensiblement régressé et la capacité de maintenance
préventive et d’entretien des équipements, a
relativement diminuée.
4. Taux de rentabilité 2 Le taux de rentabilité interne économique reconstitué à
interne l’achèvement est de 11,5% contre 19% à l’évaluation. Ce
taux pourrait être plus élevé, si la synergie
vulgarisation/recherche n’était pas arrêtée en 2004
Total 44
Evaluation globale des 2,3
résultats La performance des résultats est satisfaisante avec
notation égale à 2,3 sur 4.
ANNEXE 7
SOURCES D’INFORMATIONS

- PNRVA, Audit de clôture du projet/rapport d’opinion sur les états financiers de clôture,
CABECOMB-Sarl, Décembre 2007 ;
- PNRVA, Rapport d’opinion sur les états financiers sur les états certifiés de dépenses et sur le
compte spécial, exercice du 1er Janvier au 31 Décembre 2006, CABECOMB-Sarl, Août
2007 ;
- PNRVA, Rapport d’opinion sur les états financiers sur les états certifiés de dépenses et sur le
compte spécial, exercice du 1er Janvier au 30 Juin 2007, CABECOMB-Sarl, Novembre
2007 ;
- PNRVA, Rapport sur le contrôle interne, exercice du 1er Janvier au 30 Juin 2007,
CABECOMB-Sarl, Novembre 2007 ;
- PNRVA, Rapport sur le contrôle interne, exercice du 1er Janvier au 31 Décembre 2006,
CABECOMB-Sarl, Août 2007
- PNRVA, Rapport d’audit de contrôle interne, exercices 2003 et 2004, OKALLA AHANDA
& Associés, Mars 2006
- PNRVA, Lettre à Direction relative à l’audit financier, exercices 1999/2000 et 2000/2001,
PANNEL KEER FORDEX, Novembre 2002 ;
- PNRVA, Rapport d’audit financier, exercice transitoire clos au 31 Décembre 2002, PANNEL
KEER FORDEX, Septembre 2004 ;
- PNRVA, Rapport d’audit sur les états financiers, exercice 2003, OKALLA AHANDA
&Associés, Mars 2006 ;
- PNRVA, Rapport d’audit sur les états financiers, exercice 2004, OKALLA AHANDA &
Associés, Mars 2006 ;
- PNVRA/BM, Etude de l’évaluation des résultats et de l’impact du programme national de
vulgarisation et de recherches agricoles (PNVRA), SBMCG, Septembre 2004 ;
- PNRVA, Revue à mi-parcours, recommandations et plan d’actions, Cellule d’Exécution du
Projet (CEP), Juillet 2001 ;
- PNRVA, Contrat de consultants pour Prestations de services (entre Comité de pilotage au
Projet d’appui au PNRVA et THALES), Janvier 2002
- PNRVA, Politique de gestion et de maintenance du patrimoine de l’IRAD, Assistant technique
en Programmation scientifique, septembre 2003 ;
- PNRVA, Renforcement des capacités de l’IRAD en biométrie, Assistant technique en
Programmation scientifique, Août 2003 ;
- PNRVA, mise au point d’une politique de coopération et de partenariat, Assistant technique en
Programmation scientifique, septembre 2003 ;
- PNVA, Etude la Situation de référence à la fin de la première phase du PNVA, Rapport
définitif Avril 1999, SBMCG
- Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire/ Comité de
pilotage du développement, Document de Stratégie de Développement du secteur Rural,
2005 ;
- Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire/ Comité de
pilotage du développement, Rapport de mise en œuvre du Document de Stratégie de
Développement du secteur Rural ; 2007 ;
- République du Cameroun, Rapport d’Achèvement du Projet d’Appui au Programme National
de Recherche et de Vulgarisation Agricoles (PNRVA) ; Cellule d’Exécution du PNRVA ;
Décembre 2007 ;
- Fonds Africain de Développement, Rapport d’Evaluation du Projet d’Appui au Programme
National de Recherche et de Vulgarisation Agricoles (PNRVA), OCDC, Juin 1998 ;
- Accord de prêt entre la République du Cameroun et le Fonds Africain de Développement,
Projet d’Appui au Programme National de Recherche et de Vulgarisation Agricoles
(PNRVA), 8 décembre 1998 ;
- Budget Réajusté de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRAD) ; Exercice 2006 ;
- Budget Réajusté de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRAD) ; Exercice 2007 ;
- Compte Administratif consolidé de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRAD) ;
Exercice 2006 ;
- République de Cameroun, Plan Stratégique de la Recherche Agricole, Horizon 2008-2012,
Institut de Recherche pour le Développement (IRAD), Avril 2008 ;
- République de Cameroun, Projet d’Appui au Programme National de Recherche et de
Vulgarisation Agricoles (PNRVA), Rapport de mission de revue à mi-parcours ;
- Ministère de l’Economie et des Finances, Comité Technique de Réhabilitation (DTR), rapport
d’étape N° 2 d’exécution 2000-2006 du Contrat Plan entre l’Etat du Cameroun et l’IRAD
- IRAD, rapport annuel 2006
ANNEXE 8

OBSERVATIONS DE L’EMPRUNTEUR ET DE L’ORGANE D’EXECUTION

Après sa finalisation, le RAP a été communiqué, pour avis au Gouvernement et à l’Organe


d’exécution du projet, le 15/09/2008. Après un rappel, en date du 22/12/2008, nous avons
reçu les observations ci-après, le 17 janvier 2009 :

(i) Le rapport ne soulève ^pas d’observations particulières. Il s’inscrit en droite ligne


et complète davantage le RAP élaboré par le Gouvernement ; et

L’indice de performance globale du projet de 2,5 points sur 4, n’est pas conforme à la note de
3 sur 4 indiquée au départ dans le RAP susmentionné.