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Activité n°1 

: La démocratie athénienne, une certaine conception du


gouvernement.

Capacités attendues : savoir analyser et tirer des informations d’un document et les résumer en
changeant de langage.

Travail / Durée : lecture, analyse du document /tableau à compléter / 1H

Tâche n°1 : Lisez les documents ci-dessous. Puis, à partir de ce que vous en avez compris,
complétez le tableau pour répondre à ces deux questions :
→ Quelle conception de la démocratie ont ces auteurs classiques ? Quelles sont les valeurs qu’ils
mettent au cœur de la démocratie athénienne ?
→ Comment celles-ci sont mises en pratique dans les institutions et le fonctionnement de la
démocratie à Athènes ?
Document 1 : Démocratie et Tyrannie

Par la bouche de Thésée, héros mythique d'Athènes, Euripide, dans sa pièce de théâtre Les Suppliantes, décrit le
régime athénien. Thésée répond ici à l'envoyé d'une autre cité : Thèbes.

« - L’envoyé de Thèbes : Qui est le roi ?


- Thésée : Tu fais erreur en cherchant un roi. La ville n’est pas commandée par un seul, elle est libre. Le peuple a le
pouvoir. A tour de rôle, les citoyens exercent les responsabilités annuelles. Le riche n’est pas avantagé et le pauvre
est son égal en droits (…). Pour la cité, rien n’est plus insupportable qu’un tyran (…). Si un seul homme domine,
maître de la loi, il n’y a plus d’égalité. Quand les lois sont écrites, le faible et le riche ont la même justice. Le pauvre
peut riposter au riche qui le décrie et le petit vaincre le grand s’il est dans son droit. Voilà ce qu’est la liberté ! Celui
qui veut donner son avis utile à sa patrie peut prendre la parole et faire une proposition. A son gré, chacun peut
briller par son discours ou se taire. Qu’y-a-t-il de plus juste pour la cité ? »

Les Suppliantes, Euripide, « cette ville est libre », (vers 395-442), traduction M. Artaud, 1842.

Document 2 : L’ostracisme

Après ces réformes la constitution fut beaucoup plus démocratique que celle de Solon. Il se trouvait en effet que les
tyrans, en ne les appliquant pas, avaient comme abrogé les lois de Solon et que Clisthène en avait établi de
nouvelles, où il se montrait préoccupé de gagner la foule : du nombre était la loi sur l'ostracisme (504 av. JC).
D'abord, quatre ans après que ces lois eurent été instituées, sous l'archontat d'Hermocréon, fut imposé au Conseil
des Cinq Cents le serment qu'il prête encore aujourd'hui. Ensuite on élut les stratèges par tribus, un par tribu ; le
polémarque avait encore le commandement de toute l'armée.
Onze ans après les Athéniens furent vainqueurs à Marathon, sous l'archontat de Phaenippos (490 av. JC). Le peuple,
que cette victoire avait enhardi, laissa pourtant passer deux années encore avant d'appliquer pour la première fois la
loi sur l'ostracisme (488 av. JC). Elle avait été portée par défiance contre les chefs de parti trop puissants : on se
souvenait que Pisistrate était chef du peuple et à la tête de l'armée, quand il avait établi sa tyrannie. C'est un de ses
parents qui fut le premier frappé, Hipparque, fils de Charmos, de Collytos : Clisthène l'avait surtout visé en instituant
cette loi et voulait le proscrire. (…)

Aristote, Constitution des Athéniens, chapitre XXII.

Document 3 : Péricles fait l’éloge de la démocratie

« Notre Constitution politique n’a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d’imiter les autres, nous
donnons l’exemple à suivre. Du fait que l’État, chez nous, est administré dans l’intérêt de la masse et non d’une
minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l’égalité est
assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération
en raison de son mérite […] ; enfin nul n’est gêné par la pauvreté ni par l’obscurité de sa condition sociale, s’il peut
rendre des services à la cité. La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et, dans nos relations
quotidiennes, la suspicion n’a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s’il agit à sa tête ; enfin nous
n’usons pas de ces humiliations qui, pour entraîner aucune perte matérielle, n’en sont pas moins douloureuses par le
spectacle qu’elle donnent. La contrainte n’intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous
retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours au magistrats et aux lois, et, parmi celles-ci,
surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n’étant pas codifiées, infligent à celui qui les
viole un mépris universel. »

Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, II, 36-43, Ve siècle av JC.


Conception et Mise en pratique dans les institutions
valeurs de la
démocratie
athénienne

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