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A quoi pensez-vous la nuit ?

Cher(e) ami(e) du sommeil,

Si vous prenez des somnifères ou si vous pensez en avoir besoin, sachez


qu’il existe des solutions fantastiques pour les remplacer.

Une des solutions qui marche : ce sont les thérapies cognitivo-


comportementales (TCC).

Regardez plutôt ces résultats extraordinaires :

 8 personnes sur 10 arrivent à se passer des somnifères lorsqu’ils


pratiquent ces thérapies (contre 4 sur 10 sans). [1] 

 Vous gagnez en qualité du sommeil : jusqu’à 10 % en plus ! [2] 

 Vous réduisez de plus de moitié votre durée de réveil nocturne. [3]

Encore mieux : c’est la solution recommandée par les spécialistes


américains pour les adultes et personnes âgées en cas d’insomnies
chroniques.[4] 

Oui sauf qu’en France, elles ne sont pas remboursées par l’Assurance
maladie.

Voilà pourquoi vous n’en avez peut-être jamais entendu parler jusqu’à


présent.

Ces thérapies reposent sur un fondement pourtant simple :

 Nous ne pouvons pas changer les événements,

 Mais, nous pouvons changer nos réactions face à ces événements,


nos interprétations et nos émotions,

 Et ce sont elles qui nous affectent et tournent dans notre tête la nuit.

Et ça c’est une excellente nouvelle !

Nous ne sommes pas condamnés à subir nos émotions. Nous avons le


pouvoir de changer.

Etape 1 : Apprenez à reconnaître ce sur quoi vous


avez le contrôle
Encore faut-il savoir les identifier :
Faisons le chemin ensemble.

Tout d’abord, savez-vous différencier un événement, d’une pensée ou


d’une émotion ?

Laissez-moi vous donner un exemple :

 Le voisin écoute de la musique jusqu’à minuit.

C’est quelque chose qui arrive, et sur lequel vous ne pouvez pas agir, c’est
donc un événement.

 Il n’est pas respectueux quand il écoute de la musique si tard en


soirée.

C’est ce que vous vous dites à vous-même. C’est vous qui décidez de
penser cela. C’est donc votre pensée.

 Je suis tellement fâché contre lui.

Vous l’avez reconnu : c’est une émotion.

C’est ce que vous ressentez intérieurement. Là aussi, c’est vous qui


décidez de ressentir cela.

Le problème avec les émotions, c’est qu’elles ne sont pas toutes positives.

En fait, on pourrait distinguer 3 types d’émotions :

 Celles qui vous plaisent et qui vous sont le plus souvent utiles sont
les émotions agréables ;

 les émotions désagréables fonctionnelles vous déplaisent mais sont


elles aussi souvent utiles ;

 et les émotions désagréables
deviennent dysfonctionnelles lorsque vous les ressentez trop
intensément, trop fréquemment ou si elles durent trop longtemps,
compte tenu du contexte dans lequel elles surviennent.

Pour voir la différence, revenons à notre exemple précédent :

 « Je suis tellement fâché contre lui. »

C’est clairement une émotion désagréable  dysfonctionnelle.

Elle n’est pas agréable pour vous, car vous êtes énervé.
Et elle ne vous est pas utile, car cela ne change en rien l’événement à
l’issue de votre “interprétation”.

Alors que si vous vous dites : “Il n’est pas respectueux quand il écoute de
la musique si tard en soirée. Cela me dérange, mais je m’en remettrai et je
peux en profiter pour regarder un film”.

Alors vous avez fait une première étape vers une  émotion désagréable
fonctionnelle. Car même si elle n’est pas agréable, elle vous est utile car
vous surpassez l’événement en trouvant une alternative.

Mais comment faire pour réussir ce cheminement ?

Etape 2 : Restructurer votre mental (indispensable)


Gardez bien en tête les définitions que nous venons de voir.

C’est un peu technique certes, mais bien comprendre la différence entre


ces émotions est très important pour mieux lâcher-prise.

Vous pourrez ensuite reconstruire des schémas cognitifs sains qui


permettront de ne plus se préoccuper des choses inutiles.

Et se concentrer uniquement ce sur quoi vous pouvez agir.

Pour cela, il existe un outil très simple :

Tableau d’Enregistrement des Pensées (TEP) – l’allier incontournable.

Il résume les 4 étapes indispensables pour entreprendre votre


restructuration cognitive (vous pouvez le télécharger en cliquant ici ou  sur
l’image et l’imprimer) :

Regardons ensemble un exemple concret.

Vous arrivez à un pont qui vous semble trop fragile. Vous craignez qu’il
s’écroule, cela vous angoisse énormément. Vous ne voulez donc pas le
traverser.

La première étape : identifiez vos pensées automatiques.

 Événement : Vous arrivez à un pont, jeudi à 14h

 Émotions : Anxiété : 80 %

 Pensées automatiques : ce pont est trop fragile, je crains qu’il ne


s’écroule. Je préfère ne pas le traverser.
Ensuite il faut les questionner (2ème étape) :

 Ces pensées sont-elles bien vraies ?

 Pourrait-on voir les choses autrement ?

 Les conséquences sont-elles si graves ?

Dans notre exemple, vous vous diriez du coup, que finalement ces
pensées ne sont pas vraies, sinon le pont ne serait pas utilisable.

En faisant cet effort, nous arrivons à la 3ème étape : modifiez vos pensées
dysfonctionnelles en pensées fonctionnelles.

En vous posant les précédentes questions, vous voyez les choses plus
objectivement et vous arrivez sur des pensées plus réalistes, mieux
adaptées et servant généralement mieux vos intérêts.

Puis, une fois que vous êtes dans un mode plus “positif”, vous pouvez
passer à l’action (4ème étape).

Dans notre cas : traversez le pont.

Cette action doit être le comportement le mieux approprié à cette nouvelle


façon de voir les choses.

Voici le résumé de notre exemple.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, associez ce tableau à un


rituel énergétique, ou en complément du “cahier des quiétudes” du
Dr. Breus de ma troisième lettre.

J’espère vraiment que cela vous aidera à gérer les pensées envahissantes
dès maintenant, et à mieux dormir.

Partagez avec moi votre expérience en me laissant votre témoignage ici.

Je vous lirai avec grand plaisir.

Une bonne nuit,

Laurence Secchi.

PS : N’hésitez vraiment pas à me laisser votre témoignage ici.

Sources :
[1] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/14609970/

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26054060/

[3] https://www.doctissimo.fr/html/sante/mag_2001/mag0427/ps_3899_insomnie.htm

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26054060/