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Décrivons une espèce bactérienne de notre choix

L’espèce bactérienne que nous avons choisi de décrire est Escherichia Coli (EC).

1. Classification :
Règne : Bacteria

Embranchement : Proteobacteria

Classe : Gamma proteobacteria

Ordre : Enterobacteriales

Famille : Enterobacteriaceae

Genre : Escherichia

Espèce : Escherichia coli

Escherichia coli est parmi les principales bactéries du genre Escherichia et de la


famille des Enterobacteriaceae ou entérobactéries. La famille des Enterobacteriaceae regroupe
de nombreux genres bactériens répondant aux caractères suivants:

 bacilles à Gram négatif


 immobiles ou mobiles grâce à une ciliature péritriche
 aérobies anaérobies facultatifs
 se développant aisément sur milieu ordinaire
 fermentant le glucose
 ne possédant pas d’oxydase
 possédant une catalase
 réduisant les nitrates en nitrites

Ces bactéries sont en général des hôtes normaux ou pathologiques, suivant les espèces
microbiennes, du tube digestif de l’homme, des animaux et de l’environnement tels que les sols
et les eaux.
Les Entérobactéries sont des coccobacilles à Gram négatif, non sporulés, d’une
longueur de 1,0 à 6,0 μm et d’un diamètre de 0,3 à 1,0 μm. Ils ont une ciliature péritriche pour
les formes mobiles. On rencontre parfois des formes capsulées.

2. Structure d’Escherichia coli

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Comme toutes les autres cellules, Escherichia coli est constitué d’une membrane
cytoplasmique, d’un cytoplasme et d’un matériel génétique sous forme d’ADN
Escherichia coli est un bacille gram négatif radiorésistant de la famille des
Enterobacteriaceae. Sa taille varie en fonction des conditions de croissance (entre 0,5 à 3 μm),
pesant de 0,5 à 5 picogrammes. Les bactéries en croissance rapide étant plus allongées et donc
plus grandes que les bactéries quiescentes. Le diamètre d’Escherichia Coli est de 0,5 μm en
moyenne.
La bactérie d’Escherichia coli est constituée d’une structure protégée par 2 membranes
sur l’une d’elle, l’antigène appelé O est présent, protégé par une autre couche (n’est détectable
que si la capsule n’existe pas ou est détruite), l’antigène K (couche de protection). Enfin, la
bactérie peut porter un autre antigène, l’antigène H qui est un flagelle qui permet son
déplacement (cilliature péritriche)

3. Caractéristiques Biochimiques :

Ce sont des bacilles à gram négatif, chimio-organotrophes, parfois capsulés, ils


possèdent une ciliature péritriche pour les espèces mobiles. Ces bacilles fermentent le glucose
(avec ou sans production de gaz), ils sont aéro-anaérobies facultatifs et possèdent à la fois un
métabolisme respiratoire et fermentatif.

Cette bactérie ne possède pas de désaminase.

Elle fermente le glucose par la voie des acides mixtes (rouge de méthyle +, VP -). De
plus :

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 Fermentation du glucose en voie fermentative (Création de gaz dans un tube
Durham).
 Production d'indole à partir du tryptophane.
 Ne produit pas d'H2S.
 Incapable d'assimiler le citrate comme seule source de carbone en aérobiose.
 Uréase -
 Indole +++
 Devient vert métallique sur gélose EMB (Eosin Methylene Blue Agar)
 Devient rose sur milieu MacConkey

4. Habitat

C’est un hôte commun du microbiote intestinal (anciennement appelé microflore


commensale intestinale) de l’humain et des animaux homéothermes. Son établissement dans le
tractus digestif s’effectue durant les premières heures ou journées qui suivent l’accouchement.
Escherichia coli constitue alors tout au long de la vie de l’hôte l’espèce bactérienne dominante
de la flore aérobie facultative intestinale.

A l’état normal, Escherichia coli vit sous forme commensale mais il peut arriver dans
certaines conditions (baisse de l’immunité, augmentation du nombre de bactéries, changement
de leur habitat ou de flore bactérienne) il devient pathogène.

Escherichia coli se multiplie par scissiparité

5. Pouvoir pathogène :

Pour que EC soit pathogène, il faut que certaines conditions soient remplis,
notamment :

 baisse de l’immunité
 augmentation du nombre de bactéries,
 changement de leur habitat ou de flore bactérienne

Certaines souches spécialisées d’E coli sont associées à des pathologies très diverses
tant chez l’être humain que chez l’animal ; diarrhées, gastro-entérites, infections urinaires,
méningites, septicémies. Comme la plupart des pathogènes des muqueuses, les souches d’E.

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coli responsables de diarrhées et d'infections extra-intestinales utilisent une stratégie d'infection
dont les points clés sont les suivants:

 colonisation des muqueuses : ici, nous voyons la capacité à la bactérie à


adhérer à la surface de la muqueuse intestinale. Les structures responsables de
l’adhésion sont les adhésine fimbriaires exposées à la surface.
 éventuellement invasion des cellules :
 multiplication : elle est très rapide. Une multiplication lente est responsable
des maladies chroniques
 évasion des défenses de l’hôte : l’antigène K participe à l’échappement de la
phagocytose
 Dommages à l’hôte : est fait par la production de puissante toxine

On Distingue 5 pathovar de EC responsable de pathologies distinctes :

 entérotoxigéniques (ETEC) : cause la diarrhée aqueuse chronique


 E. coli entéroinvasives (EIEC),
 E. coli entéropathogènes (EPEC), : gastroenterite infantile
 E. coli entérohémorragiques (EHEC) : colite hémoragique
 E. coli entéroaggrégatives (EAggEC) : cause les diarrée
 On distingue les pathovar pathogènes extraintestinales (ExPEC) impliquées
dans des affections non intestinales : infections urinaires, méningites,
septicémies, mammites...

6. Résistance aux antibiotiques

Résistance naturelle

Escherichia coli est une entérobactérie, qui comme toutes les entérobactéries présente
une résistance naturelle aux glycopeptides et à la pénicilline G. Elle appartient au groupe 1 des
Entérobactéries qui sont naturellement sensibles à l’ensemble des bêta-lactamines.

Résistance acquise

Certaines souches ont acquis de nouveaux mécanismes de résistance leur permettant


d’échapper aux antibiotiques. La résistance d’EC aux bêta-lactamines est due à une inactivation
de l’antibiotique par l’acquisition d’enzymes. Trois principaux types d’enzymes sont

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répertoriés : les pénicillinases, une enzyme dite TRI (pour TEM résistant inhibiteur) et les
céphalosporinases.

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