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Démarche déductive 

: exemple
Quels sont les effets du stress sur l’être humain durant la pandémie (covid-19) ?
 Une épidémie mondiale est un événement traumatogène que l'on soit directement concerné
ou plus à distance : cela nous confronte directement à la mort, ou du moins à une menace de
mort. Ce genre d'événement peut générer une forte charge émotionnelle très difficile à
contrôler, pouvant avoir de nombreuses répercussions sur le plan psychologique.
En termes de santé mentale publique, le principal impact psychologique à ce jour est un taux
élevé de stress ou d’anxiété. Mais avec la prise de nouvelles mesures et l’émergence de
nouveaux impacts – en particulier la quarantaine et ses effets sur les activités normales, les
habitudes ou les moyens de subsistance de nombreuses personnes – les niveaux de solitude,
de dépression, de consommation nocive d’alcool, d’usage de drogues, et de comportements
auto-agressifs ou suicidaires devraient également augmenter.
Cette évènement mondiale met tous la population en danger, et a un impact important sur
plusieurs domaines (éducation, santé, économie,..), mais dans ce travail on va se focalisé sur
les étudiants. Quelles sont les effets psychologiques de la pandémie sur les étudiants ?
Une étude réalisée pendant le premier confinement auprès de près 70000 étudiants, par le
Centre national de ressources et résilience et le fonds FHF Recherche & Innovation.
Les résultats montrent que 43% des étudiants interrogés présentent au moins un trouble de
santé mentale. A savoir : 11% des participants sont sujets à des idées suicidaires, 22%
ressentent une détresse profonde, 25% subissent un niveau élevé de stress, 16% souffrent de
dépression sévère et 28% témoignent d’un niveau d’anxiété élevé.
On peut liée ces derniers effets avec plusieurs causes qui ont pu être les raisons majeurs du
résultat de cette étude ?
Hypothèse 1 : Précarité étudiante
Plusieurs facteurs viennent aujourd’hui aggraver la situation dans ce temps de crise :
- Le premier est le coût de l’alimentation. En effet, depuis la fermeture des universités,
les restaurants universitaires et/ou cafétérias assurant une restauration à tarification
sociale pour l’ensemble des étudiants universitaires ont fermé leur porte.
- Le second facteur venant renforcer cette précarité est la perte d’une activité
rémunérée. La crise du Covid-19 vient donc fortement impacter l’activité de
nombreux étudiants.
- Pour les étudiants qui étaient en stage avant le début du confinement, la convention
devait être maintenue par l’établissement mais elle pouvait être rompue par
l’employeur si jamais le télé-travail était impossible.
Conséquences :
- De nombreux étudiants se voient aujourd’hui contraints de s’acheter leurs aliments en
grande surface. Souvent bien plus chers, les repas sont donc moins équilibrés et
parfois moins nombreux.
- La perte de revenu vient donc fragiliser voire mettre dans une situation très
compliquée l’étudiant. En effet, les revenus servent souvent à payer le loyer de son
logement ou bien à se nourrir. Les familles des étudiants ne peuvent pour certaines
plus leur venir en aide car elles rencontrent également des difficultés nouvelles.
Hypothèse 2 : échec et décrochage
La fermeture des universités vient profondément mettre à mal la poursuite des enseignements.
En effet, nos établissements n’étaient pas prêts à mettre en place, encore moins à généraliser,
l’enseignement à distance.
Malheureusement, de nombreux étudiants ne peuvent pas suivre les enseignements à distance.
Les raisons sont multiples :
• Pas d’équipement informatique personnel
• Pas de forfait internet (mobile ou autre)
• Pas d’espaces propices au travail : logement insalubre, garde des frères et sœurs, famille
nombreuse, etc.
Conséquences :
- Le passage d’examens pour de nombreux étudiants va être plus compliqué.
- La non réussite de certains étudiants à cause de manque des ressources ce qui met
l’accès à l’information très difficile.
Hypothèse 3 : Isolement
- Ne pas se sentir en sécurité.
- Craintes et inquiétudes.
- Sentiments de colère.
Résultat :
Pour certains jeunes, la crise sanitaire est un déclenchement. Elle provoque du stress, de la
dépression, ou des pathologies psychiatriques qui étaient déjà sous-jacentes mais qui se
révèlent lors de cette période, comme la bipolarité et la schizophrénie. Pour d'autres étudiants,
le contexte très anxiogène du confinement accentue leurs fragilités antérieures. Ils avaient
déjà besoin d'appui et se sentent encore plus vulnérables.
La situation sanitaire mondiale n’ayant pas juste un impact sur la situation économique, mais
aussi des effets psychologiques, ceux les spécialistes décrivent grave et de ne pas ignorer
surtout chez les étudiants, c’est pour ça on a observé une hausse importante du taux de
consultation.

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