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Activité Dom Juan

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1.Dans son portrait, Dom Juan se flatte énormément. En effet il se loue des éloges et
compare son libertinage envers les femmes aux conquêtes faites par Alexandre, un grand
empereur. Alors que le portrait que fait Sganarelle de lui s’appuie plus sur des aspects
péjoratifs : il accumule mots sur mots le traitant de tous les noms d’oiseaux possibles : « un
enragé » ; « un chien » ; « un diable »…

Le portrait d’un conquérant

2. Les différents étapes de la tirade de Dom Juan sont :


Lignes 1 à 10 : la condamnation de la constance.
Lignes 10 à 25 : les raisons d'un coeur polygame.
Lignes 25 à 43 : le plaisir du changement.
Lignes 43 à 54 : le désir ambitieux d'un conquérant .
Elles permettent de structurer son discours par la répartition de ses propos. Il introduit sa
théorie sur l'amour polygame par une approche non personnelle puis personnelle en
dévoilant les raisons et ses ambitions par rapport à sa théorie.
3. L'eventaire des métaphores dans la deuxième moitié du texte sont :
<<les petits progrès qu’on y fait>>
<<à combattre par des transports>>
<<par des larmes et des soupirs>>
<<qui a peine à rendre les armes>>
<<à forcer pied à pied>>
<<si quelque objet nouveau ne vient réveiller>>
<<j’ai sur ce sujet l’ambition des conquérants>>
a. Elles donnent une image négative, barbare, sauvage, sexiste et agressive de la
séduction. On a l'impression que les femmes convoitées par Dom Juan sont prises
pour des objets de désir et de triomphe. En effet, elles sont une sorte de conclusion
hâtive de guerre et doivent donc être chassées et gagnées. De plus le terme
"conquêtes" accentue ce côté de domination que comme l'on a d'une chose qu'on
possède. Et c'est d'autant plus réducteur de la femme, en effet ces comparaisons
semblent indiquer que les femmes sont influençables aux flatteries d'un homme, et
ont un désaccord douteux tant leur cerveau docile et sot lorsqu'il est question
d'amour. Et sans oublier que la séduction ici donne de l'importance plus sur la
volonté de l'homme que sur l'avis de la femme et même de son consentement.
b. Elle est problématique aujourd'hui car elle est associé à un délit menant à un
jugement et un emprisonnement. En effet, ce type de séduction de nos jours est
considéré comme de l'harcèlement de rue ou d'agression ou même d'attouchements
sexuels et si cela va loin de viols. Dans tous les cas, Dom Juan aurait été vu de
façon très péjorative à cette époque.

L’éloquence en action

4. Les arguments utilisés par Dom Juan sont :


-L'infidelité ne plaît qu'aux débiles.
-La constance est faite pour ceux qui ne sont pas assez charmants.
-C'est injuste pour les autres femmes qu'un homme soit fidèle à une seule.
-Les femmes n'attendent qu'à être la cible d'un homme.
-L'infidélité fait justice aux femmes car elle partage équitablement l'amour entre elles. -Le
traitement juste aux femmes est de leur donner à tour de rôle une considération.
-Il est obligé de céder lorsque que la nature fait du beau.
- C'est un devoir pour les hommes de séduire les femmes pour de ne pas priver une de son
droit d'être convoitée.
-Tout homme doit avoir d'immenses conquêtes de belles femmes.

5. Dom Juan tente de donner à son point de vue une valeur universelle en utilisant les
pronoms personnels du pluriel et le pronom <<on>> qui admet une généralité : <<toutes les
autres beautés qui nous peuvent>>;
<<On goûte une douceur extrême à réduire>>;<<Mais lorsqu’on en est maître une fois>>;
<<toutes les petites résistances qu’elle nous oppose>>. Nous avons également l'utilisation
du présent de l'indicatif qui a une valeur de vérité général, et permet de renforcer
l'universalité de son discours en rendant ses propros comme des preuves irréfutables : <<la
constance n'est bonne que pour des ridicules>>; <<toutes les belles ont droit de nous
charmer>>; <<Les inclinations naissantes, après tout, ont des charmes inexplicables>>;
<<tout le plaisir de l’amour est dans le changement>>.

Vers le commentaire

6.

Le goût innovateur et libertin de Molière se traduit par Dom Juan, une comédie du
XVIIe-siecle, mettant en scène les aventures d'un personnage infidèle et séducteur, vivant à
Séville. Ainsi dans cette tirade tiré de la scène 2 de l'acte I, Dom Juan fait un discours en
flattant son égo et notamment la qualité de sa vie libertine.
Quel portrait Dom Juan propose-t-il de lui-même à travers cette tirade ?
Ainsi nous proposerons de répondre à cette problématique en montrant d'abord l'arogance
du personnage, puis sa conception de la séduction,
et enfin l'immoralité qui se dégage de ses propros.