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Chapitre 10 : Le XIX e siècle (1815-1914)

L’Occident en mutation confisque la géographie planétaire.

- Révolution française - Révolution industrielle


mouvements libéraux Industrialisation
montée des nationalismes Urbanisation
1) Russie : orthodoxie
2) Américains : doctrine Monroe
3) Colonialisme et impérialisme

10.1 L’Europe transformée par la révolution industrielle


L’Angleterre donne le ton (Révolution industrielle + empire colonial)
À la source du décollage : une diversité de facteurs (machine à vapeur)
Les secteurs pilotes :
les filatures; les mines; la sidérurgie (métallurgie du fer)

Capitalisme commercial et activité coloniale

L’amas de capitaux commerciaux


Poussée démographique
Le départ est pris (TAKE-OFF)
Expansion de la révolution industrielle dans tout l’Europe de l’Ouest

Capitalisme industriel et financier : Dans le sillage de l’Angleterre

Avantages financiers
Une révolution agricole précoce
Contrôle des marchés extérieurs (Navigation Act XVII e siècle)
Des atouts naturels et une quincaillerie en pleine vitalité (Charbon + fer)
Des entrepreneurs dynamiques (ex : Lloyds’Coffee-Shop)

Incidences sociales et questions ouvrières


- L’exode rural
- Maladies et accidents
- Interdiction de la grève et des syndicats
Le ludisme (John Ludd ou Ned Ludlam)
Salaires et pénalités : Il n’y a aucune loi sur le salaire. L’employeur décide du salaire et
des pénalités. L ‘équipement est payé par l’employé et il doit payer pour les bris.

Travail des enfants : Permis dès l’âge de 4 ou 5 ans


Journée de travail : Elles sont de 12 à 14 heures. On milite pour obtenir le 8-8-8 (8
heures de sommeil, 8 heures de travail, 8 heures pour les autres tâches, ainsi que pour le repos le
dimanche.
Dans les ghettos ouvriers : Lorsqu’il y a l’eau courante, elle est souvent souillée et
impropre à la consommation. Les loyers ne comportent à peu près pas de divisions. Les familles
nombreuses habitent dans la même pièce (souvent plus d’une famille), en raison du prix des
loyers (pénurie). Les loyers sont donc une occasion de promiscuité. Les jeunes chômeurs
urbains s’organisent en bandes (première utilisation de l’expression « crime organisé » pour
« boucler les fins de mois » (vols, extorsions, prostitution, etc.) mais aussi pour consommer de
l’alcool et de la drogue.

La classe dirigeante : La classe dirigeante est formée d’aristocrates qui est constituée
d’un maillage entre l’ancienne noblesse « terrienne » et de la haute bourgeoisie.
Les capitalistes ont réinvesti les capitaux du commerce dans les industries et la finance (banques).
Ils dirigent à peu près toute l’économie.
La petite bourgeoisie est formée des professions libérales et des petits commerçants.
Dans la classe dirigeante, pour se donner bonne conscience ils fondent Les organisations
philanthropiques (St-Vincent de Paul, YMCA, etc.) dont le but est d’aider les familles
démunies.

Une tragédie incommensurable : En bref, la révolution industrielle a déraciné plusieurs


générations de ruraux pour en faire des ouvriers décharnés, un traitement inhumain, une santé
fragile, la recours à des moyens « illégaux » ou dangereux pour survivre.

Naissance des « ismes »


L’exaltation du libéralisme économique
Adam Smith fera naître la doctrine du libéralisme économique en publiant : « Recherches
sur la nature et les causes de la richesse des Nations ». Celui qui deviendra un des pères de la
constitution américaine propose de suivre les « lois naturelles du marché »

Libéralisme économique et lois naturelles


Les lois de ce marché sont d’abord l’offre et la demande. Les outils pour suivre cette loi naturelle
sont : La liberté d’entreprise.
Liberté d’échange.
Liberté d’emploi.

Divers courants de pensée du capitalisme libéral


Après Smith, Thomas Robert Malthus (1766-1834) propose une thèse qui est un
mélange d’histoire et d’économie politique intitulée « Essai sur le principe de la population ».
Cette thèse est un exemple de démographie historique.
David Ricardo (1772-1823) propose que le travail soit rémunéré en fonction uniquement
de l’offre et la demande.
John Stuart Mill (1806-1873) propose pour sa part une « Intervention modérée de l’État »

La droite politique
Ces différentes thèses font le credo de la droite politique. Elles font naître un conservatisme
hostile aux changements.
Les idéologies socialistes
Ils proclament qu’une répartition plus équitable des richesses améliorerait le sort des
masses laborieuses. Pour y parvenir il faut pratiquer l’intervention musclée de l’état dans
l’économie. Cette intervention, interdite jusqu’alors, n’est pas très crédible à l’époque d’où le
nom d’utopistes donné au premiers socialistes (faisant référence l’île d’ « Utopie » de l’ouvrage
de Thomas More au XVI e siècle)

Les utopistes
Claude Henri de Saint-Simon (1760-1825) prône « l’imagination au pouvoir ». Sa thèse
démontre que l’on a pas besoin des dirigeants actuels de la société pour constituer un État-
Moderne. Il croit plutôt qu’il faut porter au pouvoir, les savants, techniciens et artistes de ce
monde. Quand au rôle de l’État il doit réprimer l’anarchie qu’une trop grande liberté entraînerait.
Charles Fournier (1772-1837), Robert Owen, Louis Blanc, Étienne Cabet (un
babouviste) qui rêve de remplacer la société actuelle par une société idyllique fondée sur de
colonies communautaires.

Socialistes réformistes et socialistes révolutionnaires.


D’autres socialistes préfèrent l’action et l’engagement politique aux idées utopistes. C’est
le cas de Louis Auguste Blanqui (un émeutier) qui prône l’utilisation de la force, la violence et la
sédition. Les plus illustres personnages sont sans doute Karl Marx (1818-1883) et Freidrich
Engels (1820-1895). Ce sont deux amis. Ils collaborent à la rédaction du Manifeste du parti
communiste (1848) et du Capital.

La thèse de Marx et Engels repose sur la méthode de la dialectique (Thèse, antithèse, synthèse).
Les deux comparses se proposent de réviser l’histoire depuis l’antiquité. On y apprend que la
société a toujours été divisée en deux classes. Les classes dirigeantes sont assis sur des privilèges
et imposent leurs vues. Que ce soient les maîtres contre les esclaves de l’antiquité, les seigneurs
contre les paysans et les serfs au Moyen - âge, ou encore l’aristocratie contre la bourgeoisie
(durant la Renaissnce) ou encore les patrons contre le prolétariat (XIX e siècle) la lutte entre les
deux classes est le cœur de l’Histoire .
En bref, Marx soutient que les groupe au pouvoir (thèse) a toujours entravé l’essor et l’ascension
de l’autre (antithèse). Des luttes ont produit des changements et a reproduit un nouvel ensemble
social (synthèse) . L’État est l’instrument de la classe qui dirige. Il propose donc qu’une nouvelle
lutte se fasse entre les capitalistes propriétaire des moyens de production (classe dirigeante) et les
ouvriers (ou les autres) ou le prolétariat pour produire une nouvelle synthèse sociale où la
propriété privée serait abolie (communauté de biens) et le prolétariat en serait la classe dirigeante
(dictature du prolétariat).

L’anarchisme ou le courant libertaire


L’anarchisme se caractérise par le refus de toute autorité. Pierre Joseph Proudhon (1809-
1865) prône la liberté individuelle absolue pour « casser tout système ». Prêchant l’action
directe Michel Bakounine (1814-1876) un révolutionnaire russe émigré à l’Ouest emprunte à
Blanqui (voir plus haut) le slogan « Ni Dieu ni Maître », aucune propagande ou discours mais des
attentats meurtriers, des bombes et la violence permanente. Le prolétariat ne suit pas cette forme
de revendication. Ils inventent cependant l’action directe en faisant la grève.
Un premier syndicalisme
Le chartisme
Mai 1838 : Le Chartisme « charte » d’un peuple.
- Journée de travail de 10 heures
- Suffrage universel.

Les ouvriers s’approprient le droit de grève


Le libéralisme interdit grèves et syndicats et les gouvernements se sont conformés à cette
doctrine. Certaines émeutes et certains types de revendications ont forcé la reconnaissance du
droit de grève (1825 en Angleterre et 1884 en France). C’est sous la menace communiste des
ouvriers que l’on peut dénoncer les « Lock-out » et les « scabs » qui se pratiquent régulièrement
par les patrons.
Partis socialistes et syndicats
Les partis socialistes et des syndicats vont d’abord naître de ces combats féroces. Ils
constituent la gauche réformiste. Trois pays voient apparaître des partis de gauche
- En Angleterre : Les Trade Unions (syndicats) vont créer le Labor party en
1906.
- En France :Le parti socialiste de Jaurès et les syndicats se dissocient (1906)
- En Allemagne : Le parti social-démocrate fondé en 1875 contrôle les
syndicats. Il s’installe comme premier parti au Reichstag aux élections de
1812. Cependant la ligue spartakiste (marxistes orthodoxes) sont aussi très
populaires.
Les internationales
Regroupements de partis ouvriers à travers le monde c’est en 1864 sous la direction de Karl Marx
qu’aura lieu la première et en 1889 dans un contexte de division (période du colonialisme et de
guerre) qu’aura lieu la deuxième.

10.2 L’Europe en convulsions : les mouvements nationaux et libéraux


Voir figure 36 p.346 et figure 37 p.347

Le problème des balkans

L’Autriche-Hongrie : peuplée de Slaves, de Hongrois, d’Italiens, de Roumains et de Germains.

Ailleurs en Europe

Les Pays-Bas récupèrent la Belgique.


La suède récupère la Norvège.
La Russie récupère la Finlande
La Prusse et la Russie se divisent la Pologne.

L’Allemagne de l’époque = 39 états.


L’Italie = 7 états

Le congrès de Vienne et l’Europe de la Sainte-Alliance


Le congrès de Vienne apparaît comme le Directoire de l’Europe. l’Allemagne, la russie et
l’Autriche forment la Sainte-Alliance. L’Angleterre appuie la Sainte-Alliance.
L’éveil des peuples : 1815-1830

Cette période de l’histoire est marquée par la Restauration (de la monarchie en France). Il s’agit
d’une monarchie constitutionnelle. Après la Terreur Blanche + la chasse aux protestants. La
bourgeoisie des différents États développent le nationalisme un peu partout en Europe.

Il y a plusieurs affrontements : 1815 les Serbes contre les turcs


: 1821 les Grecs contre les turcs
: 1830 En France 3 journées révolutionnaires la bourgeoisie
renverse la monarchie. La Belgique acquiert son indépendance.

Le « printemps des peuples » : 1848


Barricades dans Paris = 2ième république avec Louis - Napoléon Bonaparte.

Cet exemple sera suivi par : Varsovie, Cracovie, Berlin, Vienne, Prague, Budapest, Zagreb,
Milan, Rome, Venise, les États pontificaux. À tous ces endroits on veut une république libérale
et on dresse des barricades.

Les unités italiennes et allemandes


L’Italie s’unifie
En réalité c’est l’intervention française de Napoléon III en 1850 et la conquête de la Lombardie
au détriment de l’Autriche qui amorce le processus.
De 1860 à 1870 l’Italie s’unifie définitivement. Il y a pas moins de 8 plébiscites pour le
rattachement du seul Piémont.
La naissance de L’Empire allemand
Avant 1870, l’unité allemande n’existe pas. Sous le leadership de la Prusse de Bismark l’unité se
fera par les conquêtes sanglantes pour contre les ambitions de l’Autriche. Pour cimenter cette
nouvelle union l’Allemagne déclenche une guerre éclair contre la France pour lui subtiliser
l’Alsace et la Loraine.

La commune de Paris de 1871


En raison de la guerre avec l’Allemagne de 1870-71 qui enlève l’Alsace et la Loraine à la France,
à Paris c’est la famine.
- Le 2 septembre 1870 les français encaissent une sérieuse défaite à Sedan.
Napoléon III est fait prisonnier.
- Le 4 septembre le second Empire s’est effondré et la République fut
proclamée.
-Le 28 janvier 1871 C’est la fin des Hostilités
- En février les français élisent une assemblée nationale. Parce que l’on a
peur des effets de 1789, le gouvernement français va siéger à Versailles.
- Le 1er mars c’est le défilé de la victoire allemande sur les Champs-Élysées.
- Le 10 mars le gouvernement français supprime la solde des gardes nationaux
(à Paris).
- Le 18 mars il ordonne à l’armée française de désarmer Paris et de l’occuper
militairement. C’est la Rébellion.
- Le comité central de la Garde nationale prend les commandes de la ville et
procède à l’élection d’un Conseil municipal baptisé « Commune » (26 mars).
Il rêvent de débarrasser la France des allemands mais aussi de débarrasser la
classe ouvrière de l’oppression capitaliste. Ils adoptent le drapeau rouge de la
Révolution.
- En mai le pouvoir échoit au comité de Salut public. Il y a d’audacieux
décrets : séparation de l’Église et de l’État, abolition de la conscription des
armées permanentes, l’instruction laïque, gratuite et obligatoire, le droit au
travail, les coopératives ouvrières, l’autogestion ouvrière et la politique de
loisirs (spectacles gratuits, etc.). Or on a pas de chef et pas de moyens de
financement.
- Pendant 70 jours la Commune de Paris subit un second siège mais cette fois
c’est par l’armée française de Versailles. Les allemands campent toujours
autour de Paris.
- Le 21 mai 1871, les Versaillais prennent la Commune par surprise mais se
heurtent à plus de 500 barricades. Pendant la semaine qui suit (21-28 mai)
c’est le carnage. Cette semaine appelée semaine sanglante.
- Le 28 mai les Versaillais sont maîtres de Paris. C’est alors le début de la
répression « terreur tricolore » on réussit à décapiter tout le mouvement ouvrier
français.

L’Autriche - Hongrie, l’ Empire Ottoman et la question d’orient


L’empire autro-hongrois
À la fois déboutés par l’Italie et l’Allemagne les autrichiens cherchent à se s’adjoindre la Hongrie
pour garder une cohésion impériale. On signe un compromis en 1867. On distribue à chacun sa
« horde de Slaves ». C’est la naissance de l’Autriche-Hongrie.

Aux Autrichiens : des Tchèques, des Polonais, des Slovaques et des Slovènes
Aux Hongrois : des Roumains, des Slovaques, des Croates et des Serbes.
François-Joseph de Habsbourg est à la tête d’une double monarchie ou monarchie
dualiste. Empereur d’Autriche et Roi de Hongrie il règne pendant 68 ans ( jusqu ’ en
1916).
Il y a deux capitales : Vienne et Budapest, l’Empire ne peut espérer aucune expression
nationale. Car ils forment une mosaïque culturelle dans un contexte où toutes ces nations
lorgnent à leur indépendances nationales. Il y a 10 langues, 5 religions (catholiques,
orthodoxes, protestants, islam, et judaïsme)

L’Empire cherchera donc une expansion vers l’Est notamment dans les Balkans et
s’enfoncera dans la « question d’Orient ».

La « question d’orient »
Elle englobe l’ensemble des difficultés suscitées par le déclin, puis la répartition des dépouilles
de l’empire ottoman agonisant.
Au XIX e siècle les Ottomans possèdent : La Grèce, l’Albanie, la Bulgarie, la Roumanie, la
Serbie, La Bosnie, l’Égypte, et l’Afrique du Nord.
Les orthodoxes (grecs et slaves) vivent des moments nationalistes contre les Ottomans. Ces
derniers sait utiliser ces mouvements les uns contre les autres d’où leur animosité permanente les
uns contre les autres.

La richesse de l’Empire Ottoman, attire les grandes puissances qui utilisent des prétextes pour y
intervenir.
- Les Russes : la protection des « frères Slaves » orthodoxes pour s’approprier
les détroits de Bosphore et les Dardanelles et ainsi accéder à la Méditérannée.
- L’Angleterre : Protéger sa route des Indes et donc interdire aux Russes de
s’approprier les Dardanelles.
- La France : La défense des Lieux Saints. En réalité elle désire augmenter son
emprise en Afrique du Nord et veut interdire au Russes de s’approprier aussi
les Dardanelles.
- L’Allemagne a investie dans la construction de chemins de fer au Proche-
Orient et s’immisce dans les affaires de la Turquie.
- L’Italie qui redécouvre son passé Impérial glorieux et le contrôle d’Orient de la
République de Venise désire les possessions turques de L’Adriatique et de la
Mer Égée. Son appétit les poussera vers des colonies d’Afrique.

Le problème slave
Les Slaves sont tantôt dominés par les Turcs, tantôt dominés par l’Autriche-Hongrie. Il faut donc
les libérer des deux tutelles. Aidés des Russes les Serbes obtiennent leur autonomie en 1815
contre les Ottomans. Puis l’indépendance de la Grèce en 1829. Les Russes exigent au milieu du
siècle (Nicolas I) un protectorat permanent de tous les orthodoxes de l’Empire Turc. Non
seulement les Turcs réagissent mais aussi les Anglais et les Français.
La guerre éclate en 1854. Les Turcs, les Anglais et les Français attaquent les Russes en Crimée.
Les alliés triomphent et font fermer l’accès à la Méditerranée.
Les français sont éliminés par les Allemands en 1870, le conflit continue de s’envenimer.
Les russes triomphent des Turcs en 1877-78. Cela entraîne la création de petits royaumes slaves
dont la Serbie.
Devant l’emprise russe Bismarck convoque une rencontre des grandes puissances dont la Russie
sort humiliée.
La Bosnie-Herzégovine peuplée de Slave est confiée à l’Autriche et non aux Russes ou aux
Serbes. Il y va de même pour la Roumanie, la Bulgarie et le Monténégro. De plus la Russie est
toujours bloquée de son accès à la Mer Noire malgré sa victoire sur les Turcs.
Non seulement les Russes mais aussi les Serbes(qui voulait former la Yougoslavie) sont frustrés
de leurs rôles dans les Balkans.

Deux guerres balkaniques (1912-1913) dont les Serbes sortent gagnants, permettent à ces derniers
d’agrandir leur territoire. Ils s’adjugent ou partagent avec leurs alliés les derniers bastions turcs
en Europe. Ils revendiquent également une plus large façade sur l’Adriatique. Ce qui leur est
refusé par Vienne. L’Empire d’Autriche-Hongrie et de la Russie lorgnent tous les deux dans les
Balkans qui devient la poudrière de l’Europe.
Des nationalismes antagonistes
- Le panslavisme, sous prétexte de protéger les Slaves, espérait les fédérer sous l’autorité russe et
abbatre l’Empire d’Autriche-Hongrie et l’Empire Ottoman.

- Le pangermanisme veut absorber sous le contrôle de l’Allemagne, tous les territoires jugés
indispensables à sa puissance et incorporer tous les peuples d’origine germanique.

Pôles libéraux et régimes autoritaires


Deux pôles se développent : les démocraties libérales et les autocraties impériales.

Progrès de la démocratie
Dans les démocraties libérales que sont la France, l’Angleterre, les États-Unis et les colonies
Britanniques soit : Le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande la Révolution industrielle
obligera la prédominance bourgeoise. Dans ces régimes, les décisions relèvent de l’assemblée
des élus ou Parlements. On y pratique le bicaméralisme, soit l’utilisation de deux Chambres
d’assemblée, investies du pouvoir législatif.

Dans ces démocraties on est passé du suffrage censitaire à main levée au suffrage universel
masculin à vote secret en plusieurs étapes. On y pratique la séparation des pouvoirs assurant
ainsi l’indépendance des pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires. On y adopte généralement
une constitution et une Charte des droits et libertés.

Pour l’Angleterre il n’y a pas de Constitution. Cependant de vieux documents écrits assurent
cette reconnaissance au cours des siècles . Il s’agit de la Magna Carta, l’Habeas corpus, du Bill
of Rights, de l’Establishment ou du Settlement act et du Parliament Act de 1911.

VOIR FIGURE DE LA PAGE 356

Persistance de la tendance autoritaire


Il existe des régimes conservateurs et autoritaires et même réactionnaires. En tête de liste : La
Russie.
L’empire russe
Le Tsar (personnifiant l’autorité de César) possède un pouvoir autocratique
En 1905 le Tsar Nicolas II accorde à la Douma (Chambre d’assemblée) un rôle uniquement
consultatif.
Il existe une police secrète. L’Église appui le Tsar, qui cumule les trois pouvoirs (exécutif,
législatif et judiciaire). Il exerce la censure, instaure des pogroms (juifs) tyranise ou assimile les
néo-russes (Polonais et Baltes)

En Europe centrale
En Europe centrale les régimes sont plus tempérées. On y pratique le bicaméralisme + ou -.

En Autriche-Hongrie : Le Kaiser exerce une autorité sur les lois sans interférence. Le parlement
existe et est élu au suffrage censitaire. Mais le Premier ministre est nommé par le Kaiser

En Allemagne le Reich pratique le bicaméralisme . Les représentants du Reichstag sont élus au


suffrage universel masculin qui partage le pouvoir législatif avec une seconde Chambre nommée
soit la Chambre des États ou Bundesrat qui regroupe les représentants des Princes. Les lois
doivent être sanctionnées par le Kaiser.

Il y a deux groupes qui s’opposent les ouvriers représentés par le parti social-démocrate et les
Bourgeois, Aristocrates, industriels et financiers.

10.3 Deux gigantesques silhouettes s’avancent du fond de l’horizon


La Russie impériale :
Le tsarisme « à la prussienne »
La dynastie des Romanov : Paul 1er , Alexandre 1er (celui qui vainquit Napoléon et qui annexa la
Finlande) et Nicolas 1er le fils et les deux petits-fils de Catherine II, (épouse la fille du roi de
Prusse et règne à la prussienne auteur d’une répression culturelle particulièrement contre les
allogènes) il pratique une politique de russification. Il se met à dos la Turquie, Londres et Paris.
Le tsarisme « libéral »
Alexandre II (1855-1881) abolit le servage mais n’effectue pas de nouvelles distribution des
terres créant la classe des moujiks (paysans pauvres) qui doivent travailler pour les koulaks
(paysans propriétaires) qui les embauchent. Il entre en conflit avec la Turquie à propos des
Serbes.
Le tsarisme de « bas policiers »
Alexandre III (1881-1894) appelé l’idiot couronné plonge la Russie dans un état de siège
permanent. Non seulement il pratique un antisémitisme notoire mais également réprime tous les
non russes. Il poursuit donc une politique intense de russification. Cela provoque une vague
importante d’émigration massive vers l’Amérique particulièrement des juifs. Le jugement
d’Alexandre III, ne semble pas particulièrement éclairé par son alcoolisme notoire.

Nicolas II (1894-1917) de son côté industrialise la Russie mais pas suffisamment. Il fait
construire le chemin de fer transsibérien. Il gouverne pendant la première guerre mondiale et la
Révolution russe.

« L’Amérique par excellence »


Conquête territoriale et marche vers l’ouest
À l’aube du XIX e siècle les Etats-Unis se lancent à la conquête de l’Ouest. Cela débute
en 1803 avec l’achat de la Louisiane à Napoléon sous Jefferson.
L’ouest et la présence indienne
Le centre des États-Unis était occupé à l’époque par les indiens. La marche vers l’ouest
se concrétise en créant les réserves indiennes pour y cantonner les plus pacifiques et pour mener à
termes des guerres d’extermination pour les tribus rebelles.

La guerre de 1812 retarde la marche vers l’ouest


On appela cette guerre 2e guerre d’indépendance. L’Angleterre veut protéger les Indiens. IL s’es
suit une guerre Canada vs Etats-Unis. Les Américains voulant mettre un terme à la répression
britannique projettent d’envahir le Canada.
Cette cristallisera le nationalisme américain. Les anglais ont réussi de leur côté à saccager
Washington. Mais ils seront stoppés en Nouvelle-Orléans par le Général Laffite qui dirige une
armée hétéroclite mais écrase l’armée britannique. Ce qui met fin au conflit.
La doctrine Monroe : l’Amérique lorgne aussi vers le Sud
Les États-Unis sont la première nation coloniale à se libérer du joug européen.
La frontière et la « destinée manifeste »

Dieu veut que les américains conquièrent l’Amérique. Le slogan est simple et marque
l’esprit d’indépendance américain : « l’Amérique aux américains ». C’est la ruée vers l’or
(1840-1850) qui se trouve en Californie et en Oregon. Plus tard (1890-1900) on visera la région
du Klondyke.
Incorporation de nouveaux territoires
C’est essentiellement la guerre contre le Mexique (1846-1848) qui permettra
l’incorporation de nouveaux territoires (la Californie, l’Arizona, le Texas et le Nouveau –
Mexique.

Le Kentucky, l’Ohio, l’Indiana, l’Illinois, et le Tennessee, etc. feront une adhésion volontaire aux
États-Unis grâce à l’ordonnance du Nord-Ouest de 1887 qui autorisait tout État en cours de
peuplement qui atteint 60,000 âmes à pouvoir joindre l’union.

Des terres et des villes


Le Homestead Act de 1862, permet la distribution gratuite de terres à des colons chefs de
famille à condition de les mettre en valeur pendant 5 ans.

Achat de l’Alaska
En 1867, Nicolas II prend la décision de vendre l’Alaska aux Américains pour la somme
de 7 millions.
La question noire et la guerre de sécession
Aux États – Unis il y a deux modes de vie :
Au nord c’est industriel, libéral et capitaliste. Sur le plan international, les États
– Unis sont de plus en plus critiqués par leur politique d’esclavage. Or ces pratiques ne
touchent à peu près que le sud.
Au sud (Deep South) la population vit davantage comme des aristocrates anglais.
La classe des Grands Propriétaires qui utilisent les esclaves comme main-d’œuvre sur les
grandes plantations.

Le capitalisme « sauvage » moteur de la grande aventure


Le capitalisme « sauvage » signifie sans lois. Suites aux transformations agricoles, l’essor
de l’industrie, le développement du Chemin de fer, la croissance importante de l’urbanisation la
société a connue une grande mutation. À cette époque il n’existe aucune intervention de l’ État,
aucune protection des ouvriers.

Filatures et chemins de fer


1e : Le « take-off » de l’Amérique sera attribuable au Textile de la Nouvelle-Angleterre.
2e : L’habitude de construire des villes le long du chemin de fer « railway mania », va
permettre le développement du Middle West (ex :Chicago).
Le capitalisme de l’industrie
Le modèle américain est basé sur l’exemple du « Big Business » des « self made men »
qui se sont constituées des fortunes personnelles et les ont investies dans des secteurs clés.
Comment?
- Fourrures : John Jacob Astor
- Chimie : Pierre Dupont de Nemours
- Pétrole et banques : Andrew Mellon et John Rockfeller
- Appareils électriques : Georges Westinghouse
- Acier et fer : Andrew Carnergie
- Chemin de fer : Jay Gould et Cornelius Vanderbuilt
- Saucices : Gustave Franklin Swift
- Bétail : Joseph McCoy
- Banques : Morgan
- Automobile : Ford
- Abattoirs et charcuteries : Armour
- Pullman : Wagons de passagers.
- Appareils photos : Eastman Kodak
- Père de la General Électic : Thomas Edisson.
- Chocolat : Hershey
- Ascenseurs : Otis
- Commerce au détail : Sears et Woolworth

Le « darwinisme social »
Herbert Spencer (anglais) et William G. Summer (américain) ont empruté à Darwin sa
théorie de l’évolution des espèces pour justifier les inégalités sociales. Dans cette théorie la lutte
des classes représente une sélection naturelle, une loi de la nature ou un combat pour la vie
(Stuggle for Life).

L’arrivée de la main d’œuvre


L’arrivée de la main-d’œuvre venue d’Europe (VOIR CARTE PAGE 366) va changer l’harmonie
qui régnait avec les immigrés de Grande-Bretagne assimilé aux WASP avant 1880.
Après cette date le raz-de-marrée jaillit de l’Europe et des autres continents. Toutes les langues,
cultures, religions. Pendant que les européens s’assimilent à la côte est les asiatiques se ruent sur
la côte ouest. La plupart sont incapables de s’assimiler à la culture dominante et s’agglutinent
dans des ghettos et acceptent du travail à rabais.

10.4 Les occidentaux et le monde.


L’Europe conquiert le Monde

Colonialisme et impérialisme
Le Colonialisme est le propre des européens depuis le XVI e siècle. Au XIX e siècle l’Europe
manifeste cette puissance sur plusieurs continents.
On extrait les matières premières, on les importe, on les transforme, on fixe le prix et on les
exporte.
On exploite le Moyen-Orient
On implante de force « la civilisation occidentale »
Les empires coloniaux
On se lance à la recherche de nouvelles terres à coloniser partout sur la planète. Des luttes de
marchés s’engagent entre les puissances industrielles

Contestation de l’hégémonie
L’hégémonie européenne est contestée par plusieurs pays. Les Américains s’inscrivent comme
défenseurs des colonisés. Ils permettent plusieurs insurrections en Amérique Centrale et en
Amérique du Sud qui seront les premiers peuples à se décoloniser. Les Américains dans leur
grandeur d’âme se proposeront pour remplacer l’aide économique apportée par les puissances
coloniales. Cette aide se fera de plus en plus soutenue. Du colonialisme on passera à
l’impérialisme.