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Didactique de l’histoire

INTRODUCTION
L’éducation, en tant que clé de voute de tout progrès, a toujours été un sujet de
préoccupation pour toute société soucieuse de son devenir. Pour cela, depuis très longtemps,
les différentes sociétés s’évertuaient à donner à la relève l’éducation la meilleure qui soit. De
nos jours, l’institution scolaire se positionne comme le temple par excellence de la
connaissance formelle, et c’est justement pour ce fait que de nombreuses disciplines y sont
enseignées toutes aussi importantes les unes que les autres.
L’histoire, qui en est une des composantes, a été intégrée à l’école dans la ferme
optique de renseigner les apprenants sur leur passé, celle de l’humanité mais aussi et surtout
sur tous les progrès opérés par les hommes. Cependant, son enseignement n’est pas un fait du
hasard en ce sens qu’il obéit à des conditions d’enseignement pour une atteinte optimale de
ses objectifs. L’ensemble de ces conditions constitue, à n’en point douter, la voie royale pour
que l’enseignement de l’histoire réponde aux besoins et intérêts des enfants. Pour en savoir
davantage sur cette discipline, elle fera l’objet de notre étude à travers les points ci-dessous
cités :
I-Définitions et historique
II-Buts et objectifs généraux
III -Importance
IV -Fondements psychologiques
V -Instructions et principes pédagogiques
VI -Horaires et programmes
VII -Méthodologies
VIII -Rapport entre l’histoire et les autres disciplines
IX -Sources ou moyens d’acquisition
X -Difficultés et suggestions
I-DEFINITIONS ET HISTORIQUE
A-Définitions
Etymologiquement, le mot histoire vient du grec historia qui signifie narration et
description des faits. Elle est la source des faits vécus où les générations puisent pour
améliorer leur présent et construire leur avenir.

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Sur le plan philosophique, le mot histoire peut désigner soit l’étude du passé du temps
écoulé et révolu, soit le devenir. C’est-à-dire le changement, le mouvement du temps, les
changements survenus dans l’univers. Une histoire, c’est un passé, un présent, un avenir qui
correspondent aux trois grandes séquences du temps.
Selon le Larousse l’histoire est le déroulement de la vie de l’humanité, elle se définit
comme la connaissance du passé de l’humanité c’est-à-dire de son évolution des origines à
nos jours.
Pour le Professeur Joseph KI-ZERBO « l’histoire est une science humaine qui est la
recherche d’un certain degré de certitude dite morale ou de probité qui lui permet de restituer
et d’expliquer le passé de l’homme ». Pour le même auteur, « l’histoire est la mémoire
collective des peuples ».
D’une manière générale, l’histoire est à la fois l’étude des faits et des évènements du
passé. L’histoire est un récit, elle est la construction d’une image du passé par des historiens
et des historiennes qui tentent de décrire, d’expliquer ou de faire revivre des temps révolus.
Ce récit historique n’est pas construit par intuition intellectuelle mais à partir de sources.
L’histoire est une science par la rigueur de ses méthodes même si elle n’aboutit pas à
la formulation des lois. Elle est aussi un art lorsqu’il s’agit de narrer, d’opérer une
« résurrection » du passé. Elle couvre de multiples domaines (humain, politique, économique,
militaire, religieux).
Pédagogiquement, l’histoire est une discipline d’éveil à dominante scientifique
enseignée à l’école comportant trois types :
- l’histoire locale qui concerne uniquement le milieu environnant de l’enfant et aboutit
à l’histoire nationale. Exemple : la création de l’école.
- l’histoire événementielle : elle est celle des grandes figures  qui ont marqué
l’humanité (Mogho Naba, Soundiata,…).
- l’histoire existentielle qui est celle du progrès de l’homme à travers le temps.
B/ Historique
Avant la loi de 1833, en France, on n’avait jamais parlé d’Histoire dans les écoles. Les
Conventionnels avaient voulu réorganiser l’enseignement ; c’était une œuvre utile et
considérable, qu’ils n’eurent pas le temps de mettre en pratique, mais, dans leur plan d’études,
ils ne mentionnaient pas d’Histoire. Ils voulaient supprimer l’histoire de l’Ancien Régime, et
n’enseigner que celle de la Révolution, et des peuples libres, qui devait servir à l’éducation
des jeunes citoyens. C’était une grave erreur, de vouloir laisser dans l’oubli toute la période de
l’histoire avant 1789.

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Il n’est plus question de l’Histoire sous l’Empire. Lire, écrire, chiffrer, voilà ce que
l’on demandait aux maîtres en 1808. Il faut arriver à la loi de 1833, qui a fait beaucoup pour
l’enseignement, pour voir la Géographie et l’Histoire de France parmi les matières
obligatoires dans l’enseignement primaire supérieur.
En 1834, on décrète que l’enseignement de l’Histoire et de la Géographie sera donné
aux élèves les plus avancés des écoles primaires élémentaires.
En 1850, on ne mentionne l’Histoire et la Géographie que comme matières
facultatives. Avec la loi de Victor DURUY du 10 Avril 1867, l’Histoire et la Géographie
prennent rang parmi les matières obligatoires.
C’est une loi de 1882 qui a fait occuper à l’Histoire la place qu’elle a aujourd’hui.
Le Burkina Faso, ancienne colonie française de Haute-Volta, a d’abord connu
l’enseignement de l’histoire de la puissance dominatrice, dont les programmes, les méthodes
et les outils pédagogiques avaient pour objectif de former des citoyens français. L’indigène
n’apprenait donc presque rien sur son propre passé et sa culture.
Les indépendances intervenues dans les années 1960 pour la plupart des anciennes
colonies françaises d’Afrique n’ont presque rien changé au départ dans l’enseignement de
l’Histoire. Il a fallu attendre la réforme de l’Organisation Commune Africaine et Mauricienne
(O.C.A.M) prise en 1965 et mise en application à partir de 1967 pour qu’une part plus
importante soit réservée dans les programmes à l’histoire africaine et nationale. Mais le
manque de formation des formateurs, l’indigence en outils pédagogiques et la mainmise
étrangère sur la confection de ceux-ci handicapent jusqu’à présent le développement de
l’enseignement de l’histoire africaine et nationale.
Néanmoins, les résultats de plus en plus riches de la recherche scientifique, les
initiatives de plus en plus audacieuses des chercheurs Burkinabè donnent l’espoir d’une
évolution plus qualitative.

II/ BUTS ET OBJECTIFS GENERAUX


Au Cours Elémentaire
N Buts du Divisio N Objectifs Observations
° cours n ou ° généraux
classe OG correspondants
1
CE1 O Faire acquérir à
Développer chez G1 l’élève la notion Au CE2 nous notons l’absence
l’élève la notion de de temps d’objectifs correspondant au but 1. Nous
temps suggérons donc l’objectif suivant :
 La « renforcer chez l’élève les acquisitions
connaissance de la sur la notion du temps.

3
notion de temps est CE1 O Amener l’élève à
un préalable à tout G2 connaître la
apprentissage en structuration du
histoire temps
2 Amener
l’élève à prendre CE1 O Sensibiliser
conscience de G4 l’élève au progrès
l’évolution et du des hommes dans
progrès de le temps et dans
l’humanité. l’espace
 Il
est important que CE2 O Renforcer les

RAS
l’enfant sache que les G2 acquis de l’élève
choses n’ont pas sur le progrès des
toujours été les hommes
mêmes comme il le
vit au temps présent.

3 Amener CE1 O Amener l’élève à -Nous suggérons que l’étude de


l’élève à s’intéresser G3 acquérir des l’histoire pour le CE se limite à celle du
à l’histoire du connaissances sur Burkina et cela est d’autant plus juste car
Burkina et de l’histoire locale il n’y a pas d’objectifs dans les deux
l’Afrique classes qui ciblent l’Afrique.
 En -il est de notre souhait que
fonction du CE2 Amener l’élève à l’histoire des explorateurs soit réservée
développement O connaître pour le cours moyen.
psychologique de G3 l’histoire des -aussi au regard du fait que le
l’enfant, il est grands royaumes patriotisme et le civisme sont des notions
conseillé que l’étude de notre pays. abordées même au CP (Education
de l’histoire Amener l’élève à civique), il serait judicieux de prévoir un
commence par son O connaître but comme : « cultiver chez l’élève le
G4 quelques faits sens du patriotisme et du civisme ». Ce
environnement
marquants de qui se déclinerait en objectifs généraux
immédiat avant de
l’histoire suivants :
s’étendre du Burkina - sensibiliser l’enfant à
progressivement à Faire connaître l’organisation et au fonctionnement des
l’histoire générale de O quelques structures traditionnelles et modernes de
son pays. G5 explorateurs du son environnement immédiat.
Burkina Faso - renforcer chez l’enfant les
notions élémentaires de civisme
-amener l’enfant à approfondir
ses connaissances sur le code de la route
-initier l’enfant au jeu
démocratique
-amener l’enfant à connaître les
devoirs du citoyen
-amener l’enfant à réagir avec
émotion face à certaines situations de ses
semblables
-familiariser l’enfant avec les
comportements traduisant les bonnes
habitudes et les vertus individuelles et
sociales

AU COURS MOYEN
N Buts du cours Divi N Objectifs Observatio
° sion ou classe ° OG généraux correspondants ns

4
CM1 O Amener l’élève à
G1 acquérir des
connaissances sur la
1 Développer chez structuration du temps RAS
l’élève la notion de temps CM2 O Approfondir les
G1 acquisitions de l’élève sur
la structuration du temps.
O Amener l’élève à
CM1 G3 connaître l’évolution
politique de l’Afrique
Approfondir les O Approfondir les RAS
2 connaissances de l’élève G3 connaissances de l’élève
sur l’évolution et le sur l’évolution politique
progrès de l’humanité CM2 de l’Afrique
Etendre les
O connaissances de l’élève
G5 sur le progrès des
hommes et de l’humanité
dans le temps et dans
l’espace
3 Familiariser CM1 O Approfondir les A défaut de
l’élève à l’histoire du G2 acquis de l’élève sur limiter l’histoire au
Burkina et du monde l’histoire du Burkina Faso niveau Afrique pour
 A la suite Amener l’élève à les deux classes,
des acquis du CE, il est O s’intéresser à l’histoire du l’on pourrait tout au
question que l’élève G4 monde moins le faire pour
étende ses connaissances le CM1 et réserver
de l’histoire à un niveau le volet « monde »
plus large tel que l’Afrique pour le CM2 avec
pour but
« familiariser
l’élève à l’histoire
du Burkina Faso et
de l’Afrique »
CM2 O Renforcer les
G4 connaissances de l’élève RAS
sur l’histoire du monde

4 Cultiver chez CM1 O Développer chez Il est fait


l’élève le sens du G5 l’élève le sens du seulement mention
patriotisme, du civisme. patriotisme dans les objectifs
 A cet âge CM O Cultiver chez des deux classes du
l’enfant doit manifester patriotisme. Il serait
son appartenance à une 2 G6 l’élève l’amour de la plus juste d’inclure
patrie et faire preuve de l’aspect civisme
civisme
patrie pour être en
congruence avec le
but.

III-IMPORTANCE
L’enseignement de l’histoire revêt une grande importance dans la vie l’homme en
général et à l’école en particulier.
Sur le plan utilitaire, l’enseignement de l’histoire permet d’appréhender les
valeurs culturelles de nos ancêtres (origines, mode de vie, qualités et défauts), de travailler à

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la conservation de certaines valeurs et à leur adaptation aux réalités du moment. Il permet en
outre de connaître l’évolution du passé du pays (dates et évènements importants, figures
emblématiques et par extension celle d’autres pays). Egalement l’histoire est à la base du
développement de la solidarité, l’hospitalité, l’esprit de patriotisme (aide aux personnes en
situation difficile, amour de la patrie,…) de la connaissance de la structuration du temps et de
l’espace. Elle permet alors de maîtriser la notion du passé, de la durée et de l’évolution dans
tous les domaines (sciences, techniques, économie,...)
Sur le plan éducatif, l’enseignement de l’histoire contribue inéluctablement à la
formation intellectuelle, morale, civique et sociale de l’élève. Pour avoir l’amour de sa patrie,
il faut connaître son histoire car n’a-t-on pas l’habitude d’entendre qu’un peuple sans histoire
est un peuple sans âme ? Ont marqué d’une nation (Maurice Yaméogo, Boukary Koutou,
Guimbi Ouattara au Burkina Faso).
Il a un impact sur l’éducation morale et civique de l’élève. Il développe certaines
valeurs morales telles que la bonté, le courage, l’esprit de justice, l’honnêteté, l’amour du
prochain, la modestie,…En ce sens, son enseignement permet à l’élève de se situer dans sa
société, de cultiver la solidarité humaine et permet l’intégration sociale, aiguise le sens du
civisme. Aussi par son enseignement, l’élève appréhende-t-il l’organisation administrative,
politique et religieuse de son pays. Il lui apprend à connaître les institutions politiques qui
fondent l’autorité de son pays. Sur le plan intellectuel, l’enseignement de l’histoire développe
la mémoire de l’élève puisqu’il permet à ce dernier de reculer dans le temps (mémorisation de
dates et évènements importants). Il aiguise l’esprit de précision et d’habileté car il permet la
localisation dans le temps c’est-à-dire situer un évènement dans une période bien précise.
L’enseignement de l’histoire développe l’esprit de recherche et d’imagination à
travers les séances d’enquête qu’il utilise, l’esprit d’analyse par la classification des données
historiques, l’esprit de patriotisme par des évènements antérieurs de la localité ou du pays ;
l’esprit civique et morale par les causes ou les effets liés à des évènements antérieurs.
Enfin, l’enseignement de l’histoire favorise l’interdisciplinarité. En effet il fait
intervenir plusieurs disciplines dont la géographie (pour la localisation des lieux), la science
(pour les datations) et le français pour le compte rendu des enquêtes, la lecture expressive des
textes historiques et commentaires.
A la lumière des valeurs reconnues à l’enseignement de l’histoire ci-dessus
développées, il est déplorable que l’enseignement de l’histoire se poursuive et que certaines
valeurs peinent à s’installer (patriotisme, civisme, tolérance,…). Alors l’injustice, le

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détournement de biens publics est un mauvais exemple d’éducation parallèle qui témoigne
d’un manque de patriotisme, de justice et de civisme de manière générale.
Pour que l’enseignement de l’histoire impacte positivement la vie des citoyens,
il doit se mener dans un climat de bonne gouvernance.
L’histoire ne doit pas se limiter à relater le passé lointain. Elle doit valoriser les
personnages qui ont marqué la vie de l’humanité dans un passé récent. Et cela en cultivant
l’exemplarité de ces éminents hommes.
Elle doit aller au-delà des contenus livresques pour insister sur la leçon de
morale que l’on peut tirer à travers son enseignement afin d’influencer positivement la
dimension morale et sociale de l’individu (solidarité internationale, la culture de la tolérance).
Enfin pour aiguiser le sentiment de patriotisme chez les citoyens, il importe
qu’en matière de gouvernance politique et économique, nos gouvernants soient exemplaires,
car leur loyauté, leur sens élevé de responsabilité sont les gages d’une société prospère où les
citoyens vivent en harmonie.

IV- FONDEMENTS PSYCHOLOGIQUES


Les fondements psychologiques sont des aspects scientifiques et techniques qui
cherchent à justifier la prise en compte des conditions psychologiques de l’enfant dans
l’enseignement d’une discipline comme l’histoire par exemple.
Dès sa naissance jusqu’à l’âge de 6-7 ans, l’enfant est sous l’emprise de phénomènes
tels que l’attachement au temps présent, l’incapacité à lier les évènements à une structure
spatio-temporelle, son égocentrisme, son syncrétisme l’animisme. L’enseignement de
l’histoire pour ce faire doit prendre en compte ces réalités.
En effet, avant l’âge de 8-9ans, l’enfant lie les évènements à son vécu. Il est incapable
d’abstraction. Les faits historiques qui vont au-delà de sa naissance ne lui sont pas
concevables. C’est ce qui justifie le fait que l’enseignement systématique de l’histoire ne se
dispense pas au cours préparatoire.
Ensuite, le présent est le temps concret de l’enfant. Il n’arrive pas toujours à se représenter le
temps qui évolue, la durée et l’espace. Piaget qui a beaucoup réfléchi sur la vie enfantine
trouve que les concepts abstraits de temps et d’espace sont indissociables. C’est autour de
9ans qu’il commence à les structurer, à les dissocier. Dès lors, l’enseignement systématique
de l’histoire prendre forme. Pour enseigner la notion de temps en mouvement, on partira de ce
que l’enfant vit comme changement dans la journée, la semaine, les douze mois de l’année.
Pour la notion de date et d’année, partir de dates de naissance, au besoin de lui-même et ses
parents.
En plus, l’égocentrisme de l’enfant ne lui permet pas de concevoir ce qui est possible
de se passer à son insu. La prise en compte de cet état de fait nous amènera à parler des
évènements de son milieu immédiat et de s’en détacher progressivement en s’assurant qu’il
est capable d’abstraction. Il conçoit tout en relation avec ses propres expériences. Dans
l’enseignement de l’histoire on aidera l’enfant à se situer d’abord dans sa propre structure
familiale, avant qu’on lui parle de concessions, de quartier, de secteur, de villes ; de pays et du
monde où il vit. C’est dans ce sens qu’il est recommandé d’enseigner du connu à l’inconnu,
du simple au complexe, du concret à l’abstrait.

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Ajoutons que l’histoire à travers son enseignement doit contribuer à l’éveil et à nourrir la
curiosité de l’enfant. Elle répond au besoin de savoir, de connaître son passé et celui des
autres peuples.
D’une manière générale, les programmes sont répartis en s’adaptant aux besoins,
aptitudes et âge des apprenants dans les classes.

V-INSTRUCTIONS ET PRINCIPES PEDAGOGIQUES


Toute action en pédagogie est sous-tendue par un certain nombre de principes et
d’instructions officielles. Dans l’enseignement de l’histoire, ces instructions et principes sont
élaborés dans le souci de :
-tenir compte de la psychologie de l’enfant
-répondre aux exigences de l’enseignement de l’histoire
-définir la méthode à utiliser
-réguler l’action du maître
1/ INSTRUCTIONS OFFICIELLES
Au Cours Elémentaire(CE)
a)Les phénomènes historiques ayant leur racine dans le passé des hommes, c’est
du milieu qu’il faut les découvrir, les analyser, les interpréter.
 L’analyse nous permet de dire que très peu de milieu dispose de
sources sures des évènements historiques.
 Il serait nécessaire que dans chaque localité du Burkina Faso, il
y ait sources officielles sur l’histoire locale.
b) Expliquer la notion de temps en partant d’exemples concrets : date de naissance
de l’élève, de ses parents.
 Il ressort de l’analyse que beaucoup d’élèves et/ou de parents
d’élèves surtout en milieu rural ne disposent pas de cet acte pourtant capital
pour l’enseignement de l’histoire.
 nous suggérons que les autorités burkinabè renforcent la
sensibilisation et l’établissement massif d’actes de naissance.
c) Faire acquérir la notion de progrès en donnant des exemples d’évolution dans les
techniques, les modes de vie du village, de la région et dans les à d’autres régions.
-Ici, nous avons trouvé qu’il faut ajouter le fait que les comparaisons ne doivent pas
aboutir à une uniformisation des rythmes d’apprentissage.
d) Commencer par l’étude du royaume de la région où est implantée l’école.
e)Expliquer clairement la succession ou la juxtaposition des royaumes.

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f) S’appuyer toujours sur des documents. Dans la mesure du possible recourir aux
sites, gravures, tableaux, personnes ressources.
-A ce niveau, il est souhaitable qu’avec l’avènement des TICE, l’on intègre la
projection de films à l’histoire évènementielle, essentiel pour diversifier les sources
d’apprentissage.
A) AU COURS MOYEN(CM)
a) Veiller à la participation active des élèves.
b) Faire participer activement l’élève à la collecte des informations relatives à
la leçon par :
-des enquêtes préparées, conduites exploitées
-le recours à des sources documentaires telles que la lecture, les personnes
ressources, etc.
c) Donner autant d’importance à l’histoire évènementielle (celle des grandes
figures) qu’à l’histoire existentielle (celle du progrès de l’homme à travers le temps).
Il faut ajouter que «  l’homme est la mesure de toute chose ».
d) Expliquer les causes et les conséquences de la colonisation à partir de la
colonisation de la Haute Volta, actuel Burkina Faso.
2- PRINCIPES PEDAGOGIQUES
1°) L’enseignement de l’histoire doit être simple : seuls les faits essentiels,
accompagnés de leur date seront enseignés ; de même seuls les personnages
importants seront retenus.
2°) Le maître doit appuyer son enseignement par des explications de textes ou
des images bien choisis.
3°) L’enseignement de l’histoire doit être concret car une leçon d’histoire est
avant tout une leçon d’observation directe ou indirecte.
*Nous avons retenu de ce principe que c’est surtout lorsqu’on veut voir le
progrès ou l’évolution dans la techniques, les croyances, ou quand on veut apprendre
aux enfants à faire des recherches.
4°) Au CE, l’histoire doit être dispensé de manière vivante. Le maître fera
appel à la sensibilité de l’enfant, à son imagination et à son goût du merveilleux.
5°) Au CM, tout en gardant son caractère vivant, l’enseignement de l’histoire
doit être démonstratif en s’attachant à montrer l’enchaînement des faits par la
recherche des causes et conséquences.

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Il ressort donc de cette analyse, que les principes ci-dessus énumérés restent
incontestables. Seulement les sources actuelles de l’enseignement de l’histoire dont nous
disposons dans les écoles ne permettent pas aux enseignants de dominer la discipline. Les
contenus sont pauvres et les informations souvent contradictoires.
VI- Horaires et programmes
1- Horaires
Pour l’enseignement de l’histoire à l’école élémentaire, les programmes officiels de
1989-1990 prévoient au cours élémentaire deux séances de 30mn chacune par semaine et une
séance de 60mn par semaine au cours moyen.
Mais dans la pratique, il est appliqué au cours élémentaire une seule séance de 30mn
par semaine contre deux séances de 30mn chacune par semaine au cours moyen.
Au regard du volume du programme au cours élémentaire, l’horaire appliqué peut être
estimé suffisant car il permettrait logiquement d’aborder tous les thèmes du programme.
Cependant, il faut noter que compte tenu du caractère particulier du cours (initiation) et au
retard qu’accusent le plus souvent les élèves de ce cours en lecture, l’application de l’horaire
officiel soit deux séances de 30mn chacune par semaine parait de notre point de vue beaucoup
plus judicieux.
Au cours moyen, nous optons pour au moins deux séances par semaine. Il faut
cependant réajuster le temps imparti à la séance car nous trouvons qu’il est pratiquement
difficile de conduire la séance en trente minutes. En lieu et place, nous suggérons une durée
de 45mn pour chaque séance soit deux séances de 45mn chacune par semaine.

2- Programmes
Au CE.
Le programme d’enseignement de l’histoire au cours élémentaire première année est
constitué de 20 séances articulées autour de deux grands thèmes contre 24 séances au cours
élémentaire deuxième année. De notre point de vue, le volume du programme dans ce cours
est acceptable. Le contenu est aussi pertinentes car toutes les notions enseignées sont bien
structurées et agencées. Tout part en effet de l’environnement immédiat de l’enfant. Elles sont
aussi ordonnées ouvrant leur chronologie dans le temps.
Au C M
Au cours moyen, le programme d’enseignement de l’histoire parait très vaste et a
besoin d’être élagué à certains endroits. Nous pensons que les thèmes portant sur
l’organisation traditionnelle et sur la décolonisation des pays voisins peuvent être renvoyés au

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post-primaire. On pourrait ainsi se focaliser sur l’histoire du Burkina, ce qui permettra une
meilleure connaissance de son propre pays, de son peuple. La pratique démontre même que
l’histoire des empires du Ghana et du Mali fait de l’ombre à l’histoire du Burkina Faso. A titre
d’exemple, pour illustrer les lacunes dans l’enseignement de l’histoire de notre pays
constatées dans les programmes, notons la non prise en compte des conflits frontaliers et de
certaines crises majeures qui ont jalonné la vie de notre pays. Toute chose nécessaire à la
préservation de la paix.
VII- METHODES/METHODOLOGIES
Dans l’enseignement de l’histoire à l’école élémentaire il existe trois méthodes ayant
chacune une méthodologie.
A- La méthode d’observation
Elle se mène généralement au C E lorsque l’observation directe est possible
pour expliquer, pour faire constater l’évolution de l’humanité. On invite les élèves
à observer à comparer et en tirer une conclusion. Dans un tel cas la méthodologie
est la suivante :
1- Rappel de la leçon précédente ou d’une leçon qui a un rapport avec la
leçon du jour.
2- Motivation pour susciter (aiguiser) l’intérêt de l’enfant.
3- Observation libre. Les élèves observent le matériel et notent sur leur
ardoise ou dans leur cahier de brouillon les résultats de leurs observations. On
demanderait ensuite aux élèves de dire ce qu’ils ont observé, ou le compte rendu
de l’observation libre.
4- Observation dirigée :(1er objet, 2e objet, analyse et comparaison des
deux objets).
-poser des questions de découverte
-procéder à des conclusions partielles.
6- Récapitulation Générale.
7-Résumé élaboré avec la participation des élèves.
8- lecture du résumé par le maitre et par quelques élèves bons lecteurs.
9- copie du résumé par les élèves
B- La méthode expositive ou narrative
Le maitre a recours à cette méthode quand la leçon est difficilement concrétisable. Il
s’agit ici de relater les faits d’une manière vivante en faisant appel à la sensibilité à
l’imagination, au raisonnement de l’enfant.

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La séance se déroule comme suit.
1-rappel
2-motivation
3-Observation des documents (documents historiques photos, croquis)
4-Narration
a- Situation des évènements dans le temps et dans l’espace.
b- Récit vivant, synthèse et ordonné par le maître.
c- D’ébats : les élèves posent des questions et le maître répond.
d- Conclusion partielle au fur et à mesure
e- Lecture du texte d’appui
6-Récapitulation générale
7-Elaboration du résumé avec la participation des élèves.
8- lecture et copie du résumé.
C-la méthode d’enquête
Elle peut être initiée au CE, mais elle est surtout recommandée au CM. Elle se mène
en trois phrases.
-Avant l’enquête
Phase de sensibilisation et de motivation, elle comprend une préparation lointaine et
une précision de l’itinéraire à suivre :
1- Préparation lointaine
a- Choix du sujet
b- Objectifs
c-Prise de contact avec les personnes ressources
2- Préparation immédiate
a- Motivation des élèves
b- Elaboration d’un questionnaire guide avec les élèves.
c- Formation des responsables de groupes.
*choix des responsables de groupes
*répartition des tâches
NB : suivant l’effectif les groupes peuvent être scindés en sous groupes.
d- Préparation du matériel devra
servir à l’enquête.
- Pendant l’enquête
Phase de recherche et de vérification.

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a- Déplacement des élèves muni de questions et de quoi prendre des notes
sur les lieux d’enquête
b- Entretien avec les personnes ressources
c- Collecte de documents (échantillons, croquis).
- Après l’enquête
Phase de synthèse et de vérification.
a- Mise en commun des rapports d’enquête au niveau de chaque groupe.
b- Discussion et adoption des rapports puis la mise en commun par le
groupe classe.
c- Exercice de contrôle des acquisitions.
d- Lecture et copie dans les cahiers d’histoire de la synthèse adoptée
e- Exploitation pédagogique divers : français, calcul, point de départ pour
d’autres leçons d’autres enquêtes.
NB : De l’analyse faite sur les méthodologies, il s’avère que les différentes étapes que
chacune d’elles comportent sont indispensables. Toutefois, on peut intégrer la communication
d’intention et la métacognition dans la démarche méthodologique. A cela on peut mettre en
œuvre la pédagogie de groupe, et la pédagogie différenciée si la situation s’y prête.

VIII – RAPPORT DE L’HISTOIRE AVEC LES AUTRES DISCIPLINES.


L’histoire n’est pas une discipline isolée, elle a des liaisons avec les autres
enseignements. Quels sont alors ses rapports avec les autres disciplines?
 L’histoire et les autres disciplines d’éveil à dominante scientifique.
L’histoire entretient avec les autres disciplines d’éveil à domination scientifique un
rapport de complémentarité. Par exemple, l’histoire exploite des cartes géographiques pour
situer le déroulement des évènements dans l’espace. L’histoire et la géographie ont souvent le
mémé objet d’étude (la population….) et les mêmes moyens (cartes, gravures). Certains faits
scientifiques constituent des objets d’étude en histoire. C’est l’exemple de la découverte du
vaccin contre la rage.
 L’histoire et le français
Etant une discipline instrumentale, le français constitue un moyen d’enseignement et
d’acquisition de l’histoire. Les sous disciplines du français empruntent à l’histoire la
démarche scientifique. Le livre d’histoire est aussi un livre de lecture.

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 L’histoire et les disciplines d’éveil à dominante esthétique et le travail
manuel.
Les leçons d’histoire constituent une source d’inspiration pour l’enseignement du
dessin, du chant. Exemple : chant faisant l’éloge de certaines figures de l’histoire du pays.
L’initiation aux fouilles archéologiques est une leçon d’histoire par le travail manuel.
 L’histoire et le calcul
La leçon d’histoire est souvent une séance de calcul à travers la précision des dates des
évènements et l’estimation de l’âgé des objets archéologiques découverts.
 L’histoire et l’éducation morale et civique
L’histoire est pratiquement indissociable de la morale et de l’éducation civique, elle
est une vraie science morale, une " école" de la morale (Fénelon).

IX.SOURCES ET MOYENS D’ACQUISITION


1. Clarification des concepts
- La source
Selon le dictionnaire universel, la source est le point de départ d’une chose ; un
élément producteur de quelque chose. Exemple : source de revenu. C’est aussi l’origine d’une
information.
En histoire, la source peut être comprise comme un élément qui constitue l’origine ou
la provenance des informations historiques.
- Le moyen
Toujours selon le même dictionnaire, le moyen est ce que l’on fait ou ce que
l’on utilise pour parvenir à une fin. Exemple : un moyen de communication ou de transport.
Les moyens peuvent s’entendre également comme des capacités naturelles (physiques
ou intellectuelles). Exemple : un écolier qui a peu de moyens.
Ce sont les ressources pécuniaires. Exemple : quelqu’un qui n’a pas de moyens pour
s’offrir quelque chose.
En histoire, le moyen peut être compris comme une manière de faire pour obtenir
l’information historique.
- L’acquisition
Elle est simplement un processus d’obtention. Exemple : Acquisition d’un diplôme.
Au regard du sens de ces mots, la source d’acquisition de l’histoire pourrait signifier
l’origine par laquelle on obtient l’information historique.

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Quant aux moyens d’acquisition de l’histoire, c’est la manière par laquelle on
s’approprie l’information historique.
Les moyens d’acquisition de l’histoire
- Les enquêtes : la méthode d’enquête pour l’histoire locale.
- La lecture  : les textes d’appui dans le cadre d’une leçon d’histoire ou la
lecture des livres historiques (précis d’histoire africaine de Joseph KI-ZERBO).
- Les leçons d’enseignement.
- Les mass-médias : internet, les émissions radio-diffusées (mémoire
d’un continent, Archives d’Afrique), les documentaires TV, les informations.
- La technique de datation : la datation au carbone 14 qui permet de
déterminer l’âge des objets archéologiques.
- Le tourisme : les commentaires des guides touristiques sur les sites
permettent d’acquérir des informations historiques.
- Les voyages d’étude.
2. Les sources d’acquisition de l’histoire
Nous pouvons citer trois sortes de sources d’acquisition de l’histoire : les sources
orales, les sources écrites et les sources matérielles.
 Les sources orales
- Les récits
- Les légendes : la légende de Soundiata Kéita
- Les épopées : l’épopée de Naba Wobgo
 Les sources écrites
Les documents écrits : les livres d’histoire
 Les sources matérielles
- Les objets archéologiques et les vestiges : les hauts fourneaux à Dallo
dans le Sanmatenga, les ruines de Lorépéni.
- Les gravures et les peintures rupestres : les peintures rupestres de Pobé-
Mengao.
- Les photos et les portraits

X. DIFFICULTÉS ET SUGGESTIONS
1. Difficultés
Dans l’enseignement de l’histoire, plusieurs difficultés se présentent à l’enseignant.
Parmi celles-ci, nous pouvons citer les difficultés liées :

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- au manque de matériel
- à la nature de la discipline
- à la nature de l’enfant
- à l’enseignant
- au milieu
a) difficultés d’ordre matériel
- contradiction des sources
- manque de documents écrits sur l’histoire locale
- lourdeur du programme
b) difficultés liées à la nature de la discipline
- l’enseignement de l’histoire se réfère aux documents car il y a
impossibilité d’observer directement les faits.
- L’histoire est une discipline de raisonnement, d’analyse et
d’imagination, facultés non encore développées chez l’enfant.
- Au niveau de l’histoire locale, la tradition orale est souvent la seule
source d’information, or l’interprétation des évènements est subjective. Exemple :
référence au doyen du village pour raconter l’histoire locale alors que lui-même est
élément de l’histoire.
Dans le même ordre d’idées, le document ou mieux la source fait-il cependant
l’histoire ?
Ce serait une erreur de le penser. Le document n’existe pas avant l’intervention de
l’historien. Il n’y a pas de document sans question. C’est la question de l’historien qui érige
les traces laissées par le passé en sources et en documents (Antoine Prost, Douze leçons sur
l’histoire). Faire de l’histoire, c’est avant tout poser des questions au passé pour découvrir ou
créer les sources qui permettent d’y répondre.
Ainsi, l’initiative de l’historien se lit dès les sources mêmes. Rien n’est tracé par
nature, avant que ses dispositions d’esprit et ses questions lui fassent remarquer ce qui peut
l’informer et qui prend alors le statut de "source" (Henri Moniot).
Aussi l’historien, ou qui fait œuvre d’historiographe a-t-il pour mission de consigner
de façon réfléchie ce dont le devenir humain est constitué : les évènements, les passions, les
grandes mutations, les biographies des grands hommes. Mais comment le fait-il ? Après tout,
il est homme et comme tel il appartient à l’histoire en même temps qu’il la fait.

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Comment dès lors qu’il est pris dans ce devenir et qu’il s’en forme une représentation
elle-même tributaire de l’histoire, peut-il le comprendre et en faire le récit de façon
objective ? Sa subjectivité ne fait-elle pas obstacle à la compréhension du passé humain ?
Ou encore, à supposer que l’objectivité soit impossible, sa subjectivité y aide-t-elle ?
- Une autre difficulté est que l’histoire africaine se confond généralement
avec la légende par manque de documents écrits
c) Difficultés liées à la nature de l’enfant
- A l’âge scolaire (6-16 ans), il est difficile à l’enfant de se situer dans le
temps et dans l’espace. Le recul dans le passé est une opération mentale difficile pour
lui. C’est pour cette raison qu’il préfère l’histoire évènementielle à l’histoire
existentielle.
- Aussi la langue d’enseignement n’étant pas toujours la langue
maternelle de l’enfant, celui-ci a du mal à comprendre les contenus des leçons.
d) Difficultés liées à l’enseignant
- Difficultés à concrétiser certaines leçons
- Non intégration du maître et de l’école au milieu
- Méconnaissance de la psychologie de l’enfant
- Non maîtrise de l’exploitation du milieu
- Non maîtrise de la langue du milieu
- Culture générale parfois limitée du maître.
e) Difficultés inhérentes au milieu
La difficulté majeure à ce niveau est la réticence du milieu due au caractère
hermétique des coutumes et des traditions entachées de superstitions et de tabous d’où le refus
catégorique de livrer des informations.
Suggestions
Aux difficultés d’ordre matériel, nous suggérons une dotation des écoles en
bibliothèques bien fournies et des moyens matériels et financiers pour favoriser les enquêtes
et les autres recherches.
Il faut aussi vulgariser les musées et les technologies de l’information et de la
communication en éducation (TICE).
Il faut également alléger les programme en transférant certaines notions complexes au
post-primaire.
Aux difficultés liées à la nature de la discipline et à celles de l’enfant, il faut une
formation pointue en psychologie de l’enfant d’âge scolaire au profit des enseignants et une

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généralisation de l’éducation bilingue pour minimiser les difficultés liées à la langue
d’enseignement.
En ce qui concerne les difficultés inhérentes au milieu, il faut une formation au profit
des détenteurs des coutumes et des traditions pour leur implication sans réserve dans
l’éducation et l’instruction de leurs progénitures. C’est à cette condition qu’on parlera de
l’école du village et non de l’école dans le village.
Pour minimiser les difficultés liées à l’enseignant, nous suggérons que ce dernier
participe à la vie du village afin de pouvoir exploiter à bon escient le milieu où il vit.

CONCLUSION
A la lumière de ce qui précède, l’histoire entendue comme le récit des faits ou
évènements passés est une discipline plein d’intérêts du fait de ses nobles objectifs dans la
formation des jeunes esprits. Dans cette perspective, son enseignement requiert de la part du
maître le respect des principes et instructions y afférents en tenant compte de l’âge mental des
apprenants. Pour y parvenir, l’enseignant devrait adopter une méthode appropriée à chaque
leçon (narrative, expositive, observation, enquête). Il devrait veiller également au strict
respect des horaires et programmes assignés à chaque cours sans perdre de vue la nécessité
d’une interdisciplinarité au risque de provoquer un cloisonnement de la discipline. Enfin,
compte tenue des difficultés liés aux sources d’informations historiques et aux moyens pour
les acquérir, l’enseignant devrait s’investir à privilégier toutes les sources et surtout à
impliquer les élèves eux-mêmes à la cueillette d’informations historiques.
Au regard du caractère subjectif de l’histoire et prenant en compte les difficultés
rencontrées dans l’enseignement de cette discipline su le plan pédagogique, psychologique,
matériel et social, il importe d’impliquer totalement les différents acteurs dus système éducatif
à quelque niveau de responsabilité que ce soit dans une quête permanente de solutions pour
son meilleur enseignement/apprentissage au profit de nos enfants.

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