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Traitement et valorisation des déchets

 Les gisements de déchets

 Déchet : tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute


substance, matériau, produit ou plus généralement, tout bien meuble abandonné ou que son
détenteur destine à l’abandon. Cette définition est valable quelle que soit la nature physico-chimique
des déchets.

Lois :

Loi du 15 juillet 1975 La commune a l’obligation de collecter et traiter les déchets des
ménages + principe du pollueur-payeur
Loi du 13 juillet 1992 Elle renforce la loi précédente. Réduction des déchets à la source.
- obligation de recyclage et de valorisation des déchets
- mise en place des plans départementaux d’élimination des déchets
- interdiction pour les communes d’incinérer ou d’enfouir les déchets
non ultimes
- mise en place de poubelles de couleurs différentes
Loi du 17 juin 1994 Revalorisation des déchets
- Recyclé
- Traitement définitif (enfouissement ou incinération) si déchet
ultime
Le code de l’environnement Introduit deux définitions :
 Déchet ultime : déchet résultant ou non du traitement d’un
déchet qui n’est pas susceptible d’être traité dans les conditions
techniques et économiques du moment, notamment par extraction
de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant.
 Déchet inerte : ils ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne
produisent aucune réaction physique ou chimique. Enfin, ils ne
détériorent pas d’autres matières en contact de manière
préjudiciable à l’environnement ou à la santé humaine.
Loi Grenelle 1 (3 août 2009) 268 engagements, 57 articles, 6 titres : répond à l’urgence
écologique.
3  objectifs :
- Réduire à la source les déchets en responsabilisant les producteurs
- Augmenter le recyclage
- Diminuer la quantité de déchets partant en incinération ou en
enfouissement
Loi Grenelle 2 (12 juillet Complète la précédente.
2010) La responsabilité des producteurs est élargie aux produits (…)
Objectifs :
- un dispositif harmonisé de consignes de tri sur les emballages
ménagers est à définir
- les grands magasins vendant des produits alimentaires et de grande
consommation devront proposer « à la sortie des caisses » « un point
de reprise des déchets d’emballage issus des produits achetés dans
cet établissement »
- une nouvelle filière de collectes et traitement pour les déchets de
soins, les déchets dangereux diffus, les meubles et pneus est à créer,
sous la responsabilité des producteurs
- équipements électroniques : quand ils sont vendus sous la seule
marque d'un revendeur, ce dernier doit « pourvoir ou contribuer à la
collecte, à l'enlèvement et au traitement des déchets d'équipements

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Traitement et valorisation des déchets

électriques et électroniques
Il y a 4 éco organismes prenant en charge le recyclage des
équipements électriques et électroniques : Ecologic, Eco-systèmes et
ERP sont généralistes, Récylum est spécialisé dans les lampes
usagées
- une nouvelle signalétique appropriée doit être apposée sur les
contenants de produits chimiques
- déchets ménagers : les plans départementaux sont réalisés tous les
6 ans ; la loi limite les capacités et autorisations annuelles
d’incinération et d'enfouissement de déchets ultimes et encourage
les transports alternatifs (péniches, trains)
- les collectivités doivent définir avant le 1 er janvier 2012 un
programme local de prévention des déchets.

Différents déchets :

Déchets municipaux (élimination assurée par les Voiries et marchés


communes) Boues de STEP (station d’épurations)
Déchets verts
Déchets ménagers (ensemble des déchets Ordures ménagères strictes
produits par l’activité domestique par les Déchèteries et encombrants
ménages) Déchets dangereux
Déchets industriels  Non dangereux
Dangereux
BTP
Déchets agricoles Élevage-culture-forêt
Non organiques
Déchets hospitaliers
Déchets d’activités de soins et toxiques
Déchets nucléaires
Déchets ultimes

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Ordures ménagères :

Pour faire des économies : Stop-Pub, développement de la collecte séparée des déchets

Les différents types de déchets et gisements :

- les recyclables (les matériaux dont on assure la collecte vers l’envoi en filières de reprises
adaptées) :
- les déchets plastiques
- Les thermoplastiques (change de forme) : PVC, PET, polystyrènes, PP, PVC, PS
- Les thermodurcissables (transformation irréversible) : polyuréthane et polyester
- En France, on ne récupère que les thermoplastiques.
- les métaux
Acier, aluminium
- le verre
Composé de silice (sable), de calcaire et de carbonate de soude
1 tonne de verre recyclée, c’est 29kg de pétrole, 660kg de sable et 462kg de CO2
économisés.
- les papiers-cartons
Briques recyclables ELA (emballages des liquides alimentaires)
JRM (journaux, revues, magazines)
Cartons
Papier bureau
44% du papier provient des ménages, 37% des invendus et chutes de fabrication et 19% des
bureaux. (700millions de billets sont détruits chaque année)
- les DASRI (Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux)
Déchets de soins, de thanatopraxie…
Ils sont tous incinérés
- les DEEE (Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques)
Objets qui contiennent des prises…

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Ils sont récupérés en déchèteries, avec les encombrants, ou dans les commerces
- les déchets spéciaux
Piles
Pneus
Ampoules et néons : 83% des DEEE en nombre, 1% en poids. Pour 1000 tonnes de lampes, il y
a 2 à 3 tonnes de mercure
Ordinateurs et téléphones portables. 47% des gens gardent leurs anciens portables, 27% les
donnent à un proche, 6% les jettent, 9% les recyclent.
- les déchets organiques ou biodéchets
Contiennent du carbone
La composition de ces déchets permet leur décomposition par fermentation
Déchets fermentescibles
Déchets verts
Boues de STEP (stations d’épurations)
- les DDAE et DNDAE (Déchets Dangereux ou Non dangereux des Activités Économiques)
Assimilables aux ordures ménagères
- les déchets inertes : minéraux
- les déchets agricoles
Élevage : paille souillée, déjections…
Déchets mécaniques et assimilés, plastiques divers, gravats, alimentaire
Déchets dangereux : phytosanitaires
Culture
Forêt

 Les interlocuteurs du déchet

Des gisements de déchets vers le traitement adapté, le chemin est long et les moyens techniques
appliqués sont importants, il existe plusieurs possibilités 

En effet, certaines collectivités ou communes s’occupent en régie de leur déchets (collecte,


transport, traitement), d’autres ont fait le choix de sous-traiter ces services à des professionnels de
l’environnement.

La responsabilité du producteur est soit individuelle, soit mutualisée (en commun avec d’autres
producteurs), soit collective (responsabilité transférée à un organisme collectif).

Professionnels du déchet :
A l’échelle nationale : SITA (Suez), Véolia, Coved, Paprec
A l’échelle locale
Les spécialisés : Verre avenir, Corepile (piles), Valorplast (plastique), France Aluminium Recyclage,
Cyclamed (déchets médicaux), Aliapur (pneus)

Les éco-organismes :
Structures à but non lucratif qui doivent respecter un cahier des charges défini par la loi.
Ils sont de 2 types : financeurs (comme Eco-emballages), soit opérationnels (ils peuvent mettre en
place la collecte en lieu et place de la commune)

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Leurs ressources proviennent de l’éco-contribution demandée aux producteurs et répercutée dans le


prix final des produits.

- ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) : mise en œuvre de politiques


publiques dans le domaine de l’environnement, de l’énergie et du développement durable,
financement. Financé par la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP).
- Eco-emballages : entreprise privée agréée par l’état. Faire trier les habitants et aider les collectivités
à mettre en œuvre la collecte sélective ; accompagner le recyclage ; faire progresser les emballages
- Ecofolio : participer à la préservation de l’environnement en faisant progresser le tri et le recyclage
des papiers. Financé par une contribution des producteurs de papier (annuaires, prospectus et
imprimés publicitaires).
- Eco TLC : en charge des textiles : récupération et valorisation des textiles, linges et chaussures.
Dimension sociale avec la création d’emplois.

Pour les DEEE :


- OCAD3E : regroupement de 4 éco-organismes en charge de la collecte d’appareils d’électriques :
- Recylum : pour les lampes et les néons
- Ecologic : pour les gros appareils électroménagers
- Eco-systèmes : pour les petits appareils électroménagers
- PV Cycle : pour les panneaux photovoltaïques

Administrations de contrôle :
- ministère de l’environnement : son but est de faire respecter le grenelle de l’environnement,
réduire la production de déchets, diminution des déchets partant en incinération. Il a un rôle de
conseil
5 axes :
- prévention
- recyclage des déchets
- augmenter le rendement des filières
- limiter la quantité de déchets incinérés et taxation spécifique
- augmenter les filières de valorisation et de recyclage du BTP

- la DREAL : organisme de contrôle (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du


logement), contrôle et surveillance des installations classées pour l’environnement (ICPE), des
impacts sur l’environnement, pour l’ensemble des installations de traitement des déchets dans sa
région.

- les collectivités territoriales :


- la région : PREDD Plan régional d’élimination des déchets dangereux
- le département : PDPGDND : déchets non dangereux
- les communes : collecte les déchets des ménages et traitement
- les groupements intercommunaux
-> régie (Syndicat Intercommunal Vocation Multiple SIVOM, Syndicat Intercommunal
Vocation Unique SIVU)
-> contrat de prestation de service

 La collecte, de la production vers le traitement

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Les collectes :
- en zone urbaine : en centre, on collecte tous les jours, très tôt le matin
En périphérie, on collecte à peu près une fois par semaine, très tôt le matin
En banlieue, moins d’une fois par semaine
- en zone rurale : le problème est les distances. On met donc en place l’apport volontaire pour tous
types de déchets. Collecte à n’importe quelle heure une fois par semaine.

Différents types :
- collecte en mélange en porte à porte : en vrac, peu cher mais quasiment impossible de faire un tri
- collecte séparée en porte à porte : ramasser séparément les déchets stockés dans des poubelles de
différentes couleurs. Avantages : responsabilisation du grand public vis-à-vis de la sauvegarde de
l’environnement, permet de diminuer les coûts de traitement. Inconvénient : coût plus élevé que la
collecte en mélange. Mais l’automatisation des centres de tri fait réduire les coûts.
- collecte séparée en apport volontaire : surtout pour le verre, avantages : responsabilisation du
grand public vis-à-vis de la sauvegarde de l’environnement, permet de diminuer les coûts de
traitement, tri plus soigné qu’en collecte en porte à porte, inconvénients : inaccessible pour les
personnes à mobilité réduite, suivi très pointu pour éviter les dépôts sauvages, bruyant et peu
esthétique
- collectes spécifiques (verre, piles, DASRI) : collecteurs dans les déchèteries, magasins, écoles,
administrations
- collecte des encombrants : apport volontaire en déchèterie, ou ramassage en porte à porte

Problème : la place pour mettre les bacs : on met en place des ponts d’apport volontaire. Mais cela
peut devenir des mini décharges
Pour les petits collectifs, on met en place des sacs.

Le financement des collectes :


- taxe d’enlèvement des ordures ménagères TEOM : calculée en fonction de la taille de la maison et
des revenus
- redevance pour l’enlèvement des ordures ménagères REOM : calculé en fonction du nombre de
personnes dans le ménage, du volume des déchets et de la fréquence
- redevance incitative : en fonction de la qualité et la quantité des déchets.
La loi Grenelle 1 stipule que la TEOM et la REOM devraient intégrer une part variable incitative avant
2014.

- le transport :
- les véhicules de collecte : optimisés pour la collecte des déchets recyclables. La benne peut varier
entre 5m3 et 30m3. Soit le bac et les sacs sont portés à la main (mais de moins en moins), soit il y a
des lève containers. Les bennes sont toujours équipées d’un mécanisme de compactage pour
optimiser le volume et le poids à l’intérieur.

- les véhicules de transport : on utilise des bennes ampliroll, de 15m3 à 30m3, comme celles qu’on
trouve en déchèterie. Puis il y a les bennes compactrices. Elles sont transportées par camion. Puis il y
a les semi-remorques, des tautliners. On utilise des quais de transfert.

 Un quai de transfert est un lieu où sont pesés et regroupés les déchets collectés sur un secteur.
Ces déchets sont ensuite transférés par un véhicule pour être amenés vers un centre de tri ou de
traitement.

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Avantages d’un quai de transfert : réduction des coûts de transport, des impacts en CO2. Dans une
benne classique, on charge entre 7 et 10 tonnes, en compacteur, 20 à 22 tonnes.

Pour les petits volumes : Pour les moyens volumes :

Pour les gros volumes :

 Déchèteries : lieux d’accueil structurés pour les déchets des particuliers.

Leur nombre de cesse de croitre depuis 1980. Il y en avait 123 et il y en a 5000 maintenant. Il y a une
diminution des dépôts sauvages. Elles sont gérées par un syndicat de traitement ou par les
collectivités. Il existe des déchèteries pour les professionnels.

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On utilise un pack mack (rouleau compresseur) pour compacter les déchets des déchèteries.

Il est important de différencier les déchets qu’on va traiter (éliminer par enfouissement ou
incinération) et ceux qu’on va recycler. On parle toujours de valorisation des déchets qu’on les
recyclent ou qu’on les traite. Il y a 2 types de valorisation :
- valorisation matière (ex : compost avec les déchets verts)
- valorisation énergétique (ex : bio gaz avec les déchets verts et l’enfouissement)

- Enfouissement : installations de stockage

Avant, les déchets étaient entassés dans de simples trous. Les vraies décharges sont apparues entre
les 2 guerres. Puis on a décidé de compacter les déchets avant de les enfouir, mais les eaux
contenues dans les déchets ne pouvaient plus s’évacuer. Aujourd’hui, on veille à l’étanchéité des
terrains, au drainage des lixiviats (jus de décharge)…

D’abord appelée décharge, puis CET centre d’enfouissement technique, puis CSDU centre de
stockage des déchets utiles.

Catégories de centres de stockage :


Classe 1 : déchets dangereux et toxiques
Classe 2 : ordures ménagères et déchets non dangereux des activités économiques
Classe 3 : déchets intertes (gravats, déchets du BTP…)

Ces centres de stockage sont des casiers divisés en alvéoles étanches.

Avantages de l’enfouissement dans les centres de stockage :


- solution la moins coûteuse, la plus rapide, procédé souple concernant les flux d’entrée
Inconvénients :
- surface de stockage sur le terrain importante, on ne connait pas les impacts à long terme, absence

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de valorisation matière, odeurs, nuisances environnantes (mouettes…), suivi pendant 30 ans après
exploitation.

CLASSE 1 : Destinés à recevoir les déchets dangereux ultimes de provenances diverses : déchets
industriels spéciaux, cendres volatiles... tous les centres de classe 1 ont un caractère polluant ou
toxique avéré. Les déchets sont stockés dans des alvéoles étanches et imperméables sans contact
avec le milieu naturel. Tous les déchets sont analysés avant d’être accueillis : certains déchets ne
sont pas compatibles entre eux. On stabilise les déchets.

CLASSE 2 : Accueillent les déchets ménagers et assimilés. Elles sont prévues pour stocker de manière
ultime les déchets non dangereux. Les centres ne doivent plus accueillir de déchets recyclables. Les
déchets vont dans le sol, les cavités naturelles ou artificielles (grottes, anciennes mines…). Dans ces
installations, il est obligatoire de couvrir les déchets et de ne plus les reprendre (en France).
L’exploitant doit faire son possible pour diminuer les impacts et odeurs. Près de ces sites, il existe des
réseaux de nez, pour étudier les odeurs. En France, 250 décharges sont autorisées. La décharge est
divisée en casiers eux-mêmes divisés en alvéoles. Chaque casier est indépendant du point de vue de
la perméabilité pour la gestion des lixiviats. La barrière passive au fond est géologique (argile). La
décharge est équipée d’un réseau de drainage des lixiviats et de récupération des bio gaz. Il existe
toujours un fossé en périphérie du site pour récupérer les eaux de ruissellement de l’extérieur.

Tous les sites sont clôturés, parfois surveillés. Un portique de détection de radioactivité est à l’entrée
de chaque site.

Le traitement des lixiviats : liquide résiduel qui provient des déchets, il est riche en matière
organique, il est récupéré au fond des alvéoles. Certaines stations réinjectent ce lixiviat pour faciliter
la décomposition des déchets.

Les bio gaz (50% de méthane) sont récupérés quand les alvéoles sont fermées.

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Traitement et valorisation des déchets

Les sites sont saturés au bout de 30 ans soit parce qu’ils sont saturés, soit parce qu’ils n’en ont plus
l’autorisation. L’exploitant est responsable des analyses. Il y a régulièrement des affaissements de
terrains au-dessus des anciennes alvéoles.

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Traitement et valorisation des déchets

Valorisation du biogaz :

CLASSE 3 : pour les  déchets inertes, qui ne subissent aucune modification importante, ne se
décomposent pas, ne brûlent pas, ne sont pas biodégradables, ne détériorent pas les matières avec
ils rentrent en contact, et sont neutres vis-à-vis de l’environnement (cailloux, terre…).

La législation pour ce genre de site est donc très souple.

Aujourd’hui, l’enfouissement est plus fréquent de l’incinération, car la règlementation sur les
incinérateurs est devenue plus contraignante.

Le traitement des déchets

L’incinération et coincinération :

L’évolution actuelle considère l’unité d’incinération comme une installation complémentaire du


centre de tri-recyclage, chargée d’éliminer les résidus ni recyclables, ni valorisables.

 La coincinération consiste à bruler simultanément un combustible et des déchets.

L’incinération des déchets permet de réduire de 90% leur volume.


Avantages : réduction du volume des déchets, installations adaptées pour les gros gisements, la
rapidité de traitement, pas de pollution méthane, possibilité de récupérer l’énergie, la certitude de
stérilisation microbienne (déchets DASRI), peut servir de combustible pour les cimenteries.
Inconvénients : coûts d’investissement, présence obligatoire d’un laboratoire pour vérifier la
conformité des déchets, prévoir le stockage du mâchefer, la production de fumée.

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 Mâchefer : métaux, verre, silice, calcaire, chaux… ce sont des déchets inertes qui ne brûlent pas.

 Pouvoir calorifique : quantité de chaleur dégagée par combustion, se calcule en thermie/tonne


ou en kcal/kilo.

Le compostage ou la méthanisation :

- d'abord, il y a la fermentation aérobie via des bactéries qui est une dégradation intense de la
matière organique fraiche à haute température, créant un compost frais.
- ensuite, la maturation qui va transformer le compost frais en un compost mûr, riche en humus. La
température de ce phénomène, plus basse, conduit à la biosynthèse de l’humus par des
champignons.

humus : terre

 Le compostage : procédé qui consiste à dégrader la matière organique (les végétaux) en présence
de l’oxygène contenu dans l’air.
Cette opération se fait sous conditions contrôlées, notamment au niveau de la température. En
agriculture il y a le compost et le fumier.

Plateforme de compostage :

Il faut environ 4 mois pour avoir un compost mature.

La biométhanisation :

Le traitement et la valorisation des biodéchets en énergie verte et compost constituent une


alternative permettant de limiter à la fois l’enfouissement de ces déchets et la consommation des
énergies fossiles.

 Les biodéchets sont des déchets organiques biodégradables tels que les déchets alimentaires, les
déchets de jardin, les papiers, les cartons et les graisses alimentaires.

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La biométhanisation :

 Le tri

Le centre de tri :

 Un centre de tri est une installation classée dans laquelle les déchets collectés issus de la collecte
séparée sont acheminés pour être triés sur une chaîne afin d’en extraire des matériaux valorisables
envoyés vers les filières de recyclage.

C’est l’étape nécessaire et obligatoire avant le recyclage.

Il existe très peu de centres de tri identiques, chacun a sa propre architecture et son fonctionnement.

La philosophie du recyclage a été particulièrement marquée par la loi Grenelle 1 du 3 août 2009 :
Cette loi en plus de prôner la réduction des déchets, fixe les objectifs de recyclage à atteindre :
- 25% des déchets ménagers et assimilés
- 75% des emballages des ménages et DNDAE

On utilise de manière croissante les ressources naturelles alors qu’elles sont de plus en plus rares,
d’où l’intérêt et du réemploi pour les préserver.

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Traitement et valorisation des déchets

Les enjeux du recyclage sont multiples :


- économiques : garder une indépendance, nouvelles activités économiques et commerciales
(économie verte)
- environnementaux : consommer moins de ressources naturelles, avoir une planète plus propre
pour les générations futures, limiter le nombre d’installations de stockage et la quantité de déchets à
incinérer, baisse de l’empreinte carbone
- sociaux : permettre à des publics en difficulté vis-à-vis de l’emploi de travailler à nouveau
(réinsertion)

 Le recyclage

Le plastique :

La valeur calorifique du produit et la montée du prix du pétrole font que le recyclage du plastique est
devenu une industrie importante dans le domaine des déchets, en constante évolution et qui a de
belles années à venir.

2 types de valorisations possibles : énergétique (brûler) ou matière (recyclage).

2 types de valorisation matière : chimique ou mécanique.

Le plastique est un polymère (plusieurs produits chimiques dedans)

 Chimiolyse : décomposition d'une matière organique par action chimique.

Valorisation matière mécanique : transformation des déchets en mat plastique en produits


commercialisables.

Le verre :

Le verre reste le meilleur emballage pour les produits alimentaires, pharmaceutiques et les parfums,
il est un contenant sans goût ni odeur.

Recyclage du verre : verre brut  séparation granulométrique  extraction des métaux ferreux 
extraction des métaux non ferreux  élimination des infusibles (porcelaine, assiettes, céramique…) 
élimination des corps légers  on obtient du calcin  le calcin est mélangé avec de la silice, du
carbonate de soude et du calcaire  le mélange est fondu à 1500°C et acheminé jusqu’aux machines
de formage  les gouttes sont mises dans des moules pour prendre leur forme à 700°C.

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Traitement et valorisation des déchets

Le calcin sert à refabriquer du verre neuf sans utiliser de nouvelle matière première. On ne peut
fabriquer que du verre de couleur avec du calcin.

Le papier :

La fabrication du papier recyclé obéit aux grands principes de fabrication du papier : la matière
première ne provient pas de la cellulose des arbres mais des gisements de papiers triés issus des
habitants et entreprises.

Recyclage du papier : machine à triturer  les fibres devenues trop courtes sont écartées  la pâte
obtenue est filtrée pour enlever les agrafes, la colle… désencrage  on obtient de la pâte à papier.
Une feuille est recyclable 5 fois.

Le carton :

Même principe que pour le papier.

Le bois :

Le marché du bois connaît un essor considérable depuis quelques années.


En 2000 : 1,8 millions de tonnes recyclées
En 2015 : 4 millions de tonnes recyclées

Les déchets de bois proviennent : de l’exploitation forestière, des scieries et industries de


transformation de bois, des ménages (meubles, cagettes), des palettes, des chantiers, des chemins de
fer.

Recyclage du bois : dès son arrivée, le bois est trié selon sa qualité (on sépare le bois traité du bois
non traité)  bois en vrac des collectes sélectives  concassage  extraction des métaux  broyage,
affinage  bâchage, stockage  copeaux  panneaux de particule, utilisation paysagère,
alimentation des chaufferies individuelles ou utilisation dans la fabrication du compost.

Les métaux :

Depuis quelques années, les cours de métaux en général ont fortement augmenté, poussé par la
demande croissante mondiale. La demande est supérieure à l’offre, de nombreuses entreprises se
sont donc lancées ou ont accentué leurs activités de récupération et de recyclage en tout genre.

C’est surtout l’aluminium et l’acier qui sont recyclés, ainsi que le cuivre, l’inox, et les métaux rares
issus des déchets électroniques (groupe de 17 métaux aux propriétés très convoitées).

L’aluminium se trouve dans les canettes, dans les aérosols, les opercules, les capsules, les sachets de
biscuits apéritifs, les emballages de chocolat. Il se recycle indéfiniment.

L’acier est un métal formé d’un alliage de fer et de carbone qui se recycle très bien. Il provient de
l’industrie, du mâchefer, des collectes sélectives.

Les piles :

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Traitement et valorisation des déchets

C’est après les centres de tri dédiés aux piles et accumulateurs que les matériaux partent en centre
de recyclage en vue de leur valorisation.

Pour les piles au plomb, on fait de la fusion.


Pour les piles bouton, on utilise la distillation.
Pour les piles alcalines, salines et au lithium, on utilise la pyrométallurgie.

Les pneus :

Avec une hausse constante de pneus neufs mis sur le marché, de multiples solutions sont envisagées
pour valoriser ce produit. On le recycle notamment par rechapage (refaire un nouveau pneu), par
granulation (poudrette de caoutchouc), ou par valorisation énergétique (combustible dans des fours).
En énergie, un pneu égale une tonne de charbon (24000kj).

Les DEEE :

Le flux des DEEE est en forte croissance, notamment dû à la diversité des équipements et parfois à
leur faible durée de vie. Les éléments qui composent ces DEEE sont complexes et variés, avec des
substances recyclables et d’autres toxiques.

Les ampoules et néons : on peut récupérer 90% de la matière : verre et métaux.

Le textile :

Les jeans, pantalons essentiellement fabriqués à base de coton, posaient à la fondation Emmaüs de
réels problèmes de gestion pour les relais. En effet, le nombre croissant de ces vêtements avec une
qualité de confection en baisse, le mauvais contexte économique de revente ont fait que de
nouvelles voies ont été étudiées.

 Impacts environnementaux et sanitaires des déchets

 L’impact environnemental : il se définit comme un effet, sur un temps donné et sur un espace
précis, d’une activité humaine sur une composante de l’environnement au sens large (aspects
humains et biophysiques).

Toutes les étapes ont un impact sur l’environnement. Des études ont permis de mettre en place des
actions correctives pour protéger l’environnement. L’industrie des déchets émet donc différents
produits et nuisances : poussières, particules, fumées, gaz, produits chimiques.

L’impact et le risque sanitaire : l’homme peut être exposé à des nuisances et/ou substances
dangereuses émises par les installations de traitement des déchets. Les voies d’exposition sont
multiples, directes ou indirectes.

Impacts environnementaux liés :


- à la collecte et au transport : la multiplication des camions accentue la dégradation de la voirie,
dégradation de la circulation, augmentation de la pollution liée aux carburants, nuisance sonore des
camions
- aux installations de stockage : les centres de stockage contrôlent tous les flux sortants (gaz, lixiviats)
- à l’incinération : elle traite 36% des déchets ménagers, la surveillance est étroite, l’incinérateur

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Traitement et valorisation des déchets

produits des gaz chimiques, des poussières, les particules fines et extrafines et des bioaérosols
- au compostage : forte activité microbienne, dégagements de méthane, oxyde d’azote, amoniaque,
poussière, aspect olfactif
- à la méthanisation : fuites (méthane non capté), gaz émis par les moteurs et les chaudières,
débordements

Impacts sanitaires liés :


- à la collecte et au transport : accidents liés à la circulation, aux chutes, aux troubles digestifs,
respiratoires, irritations cutanées ou oculaires, asthme, toux, bronchite, les bacs fermés favorisent le
développement des bactéries, risque liés aux DASRI, troubles musculo-squelettiques
- aux installations de stockage : émissions de poussières et de bioaérosols, mêmes risques qu’au-
dessus
- à l’incinération : produits locaux contaminés, dioxyde d’azote
- au compostage : micro-organismes et bactéries, poussières (irritations oculaires, allergies,
problèmes respiratoires)
- à la méthanisation : gaz, pollutions atmosphériques

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