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Ecologie industrielle

L’écologie industrielle (industrial ecology) est une expression surprenante car elle évoque une contradiction dans les termes (oxymore). Cela
surprend car on est habitué à considérer le système industriel comme séparé de la nature. S’est développée en raison des menaces
environnementales qui pèsent sur le sort de notre humanité.

I – Rappel des menaces environnementales

Certains auteurs (Friedrich Ratzel, Elisée Reclus, George Perkins March, Karl Moebius) à la fin du 19 ème siècle dénoncent la façon dont le modèle
industriel de l’époque exploite les ressources naturelles. Une utilisation excessive des ressources de la biosphère et l’idée de préserver
l’environnement ne datent pas d’hier, et ce n’est qu’à partir des années 1960 que la société va prendre progressivement conscience que notre
modèle de développement économique entraîne de réelles dégradations de l’environnement. Deux ouvrages retentissants sont parus dans les
années 60 :
- 1962 : Le printemps silencieux, Rachel Carlson
- La Bombe P, l’explosion démographique, Paul Herlish
Face aux effets dramatiques que cause la croissance économique sur la santé, il y a des mouvements écologiques qui vont réagir dans les années 60
et se renforcer rapidement.
- 1961 : World Wild Life Fund
- 1969 : Friends of Earth
- 1970 : Natural Defenses Resources Council
- 1971 : Greenpeace
Au début des années 1970, le rapport Meadows met en lumière les impasses de notre modèle de développement. Des chercheurs dénoncent la
forte croissance démographique par rapport aux ressources disponibles. Ce groupe préconise une croissance 0 pour les pays riches. Ils disent que si
rien n’est fait l’économie mondiale s’effondrera.
La même année se tient la conférence de Stockholm (Nations Unies) sur l’environnement (113 pays) qui invite les pays à tenir compte des
contraintes environnementales dans les politiques nationales. L’idée s’impose que développement et environnement ne peuvent plus être dissociés.

Années 1990 : René Passet dénonce également le caractère ravageur de la logique économique en cours.
A cette époque, la priorité était l’emploi et la croissance. Les courants écologiques sont occultés par ces priorités, d’après la conférence de de
Stockholm.

Il faudra attendre la fin des années 80 et le début des années 90 pour qu’enfin la communauté internationale se mobilise et adopte des conventions
et des actions concrètes. C’est là que le développement durable apparaît.

En 1986, la commission sur l’environnement et le développement apparaît (Nations Unies). Une réflexion va être menée sur l’environnement. Mme
Bruntland publie le rapport Our Common Future dont l’objectif est de répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs.

II – Une planète de plus en plus dégradée

A – Le climat

Actuellement, le problème le plus évoqué sur la scène médiatique est le changement climatique. A partir des années 80, on étudie attentivement le
changement climatique. Le GIEC (groupe d’experts intergouvernementaux sur le climat) se forme en 1988. Un 1 er rapport est publié en 1990 qui
montre que les émissions de GES (CO2, méthane CH4, ozone O3, oxyde nitreux N2O) sont responsables de la hausse des températures et que celle-ci
s’accentuerait si rien n’était fait, menaçant la survie de nombreuses espèces dont la nôtre. Le réchauffement climatique mondial est incontestable
(rapport de 2007). Il y a accroissement des températures de l’air et de l’océan, la fonte généralisée des glaces et l’élévation du niveau de la mer. Le
changement climatique représente un danger majeur.

En 2007, les émissions de GES ont augmenté de 45% depuis 1992 (Rio). Elles se sont stabilisées

Conséquences sur la biosphère : fonte de la banquise, montée des eaux, déplacement de populations côtières, perturbation de la pollinisation, la
chute des rendements agricoles, l’acidification des océans, et la multiplication des phénomènes externes tels que les tempêtes.

B – L’érosion de la biodiversité

La question de la biodiversité est un problème beaucoup moins médiatisé que le climat. Une liste rouge de l’UICN (union internationale pour la
conservation de la nature) explique que sur les 63837 espèces étudiées 19817 sont menacées de disparaître. L’inquiétude n’est pas tant l’extinction
des espèces mais le rythme de ces disparitions, très largement supérieur au rythme naturel. De même, les extinctions en entraînent d’autres en
cascade.
Selon le Millenium Ecosystem Assessement (2005), la biodiversité disparaît à un rythme 100 à 1000 fois supérieur au rythme d’extinction naturel.

Tout comme le climat, ce sont les activités humaines qui sont à l’origine de la biodiversité. Ne pas protéger cette biodiversité, c’est s’exposer à une
catastrophe pour l’économie humaine. Exemple : services rendus par les insectes pollinisateurs.

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C – Des océans en danger et des ressources de plus en plus limitées

Les milieux marins sont également menacés par des pollutions de toute nature (exemple  : marées noires, empoisonnements au mercure, ombreux
fragments de plastique, déversements d’hydrocarbures...) Tout ceci affecte la vie des milieux halieutiques et benthiques (fond des mers) mais
également la vie humaine à travers la chaîne alimentaire et contribue globalement à la disparition des espèces. A cela s’ajoute la surexploitation des
poissons qui entraîne un épuisement des stocks de certaines espèces (sardine, hareng, morue) dû à une surpêche. Aujourd’hui, 70% des espèces de
poissons marins commerciaux sont en danger (anchois...). L’exploitation minière sous-marine et l’extraction des hydrocarbures offshore font peser
également des risques sur les milieux maritimes. Nos modes de consommation et l’émergence des pays du sud (Inde, Chine) font également peser de
nombreux impacts sur l’environnement, à tel point que les ressources naturelles s’épuisent régulièrement (matières premières et minerai). Les
niveaux de consommation dépassent les limites supportables de la planète.

Conclusion : c’est dans ce contexte, face aux menaces environnementales qui pèsent sur le sort de notre humanité, que d’autres modèles de
développement économique émergent en marge du système économique dominant tel qu’on le connait comme l’économie de fonctionnalité,
l’économie circulaire (également appelée écologie industrielle). Notre modèle de croissance économique tel qu’il est conçu aujourd’hui ne peut plus
se poursuivre ainsi et doit tenir compte désormais de l’environnement dans lequel il se développe. C’est la raison pour laquelle nous devons
impérativement inventer un nouveau modèle de consommation et de production qui tienne compte des contraintes environnementales. De
nombreuses expérimentations de l’économie de fonctionnalité et de l’écologie industrielle voient le jour mais en reste encore malgré tout au stade
de l’expérimentation.

Chapitre 1 : Genèse et définition de l’écologie industrielle

Face à l’atteinte des écosystèmes naturels une nouvelle approche appelé écologie industrielle c’est développer en proposant une organisation plus
durable de nos systèmes industrielles conforme aux intérêts écologiques. L’écologie industrielle est introduite à la fin des années 80 dans un article
de Frauch Nicolas Galoculos. Approche innovante et ambitieuse pour faire évoluer nos systèmes actuels de production et de consommation vers un
modèle plus durable à l’égard de l’environnement. Pour favoriser cette transition l’écologie industrielle ne s’intéresse pas uniquement aux actions
individuelle des entreprises mais se focalise d’avantage sur une approche intégré des systèmes industrielles et met l’accent sur l’importance des
coopérations interentreprises dans la mise en place d’un fonctionnement circulaire de l’économie moins consommateur d’énergie et moins
producteur de déchets. Les bases écologiques sur laquelle la base industrielle c’est formé s’appuie sur la référence à l’analogie des systèmes
naturels. L’idée sous-jacente consiste à faire évoluer notre économie industrielle vers un mode de fonctionnement cyclique plus durable à l’image
des éco système naturel

I – De la difficulté à émerger à son institutionnalisation

L’écologie industrielle est un domaine scientifique né au début des années 80 en Amérique du nord au moment où le concept de développement
durable prenait corps. L’écologie industrielle n’est pas une approche récente. Lorsqu’elle évoquer dans les années 60 et 1970 au sein de la littérature
elle ne s’impose pas comme un chant scientifique reconnu. Les premières réflexions sur l’écologie industrielle ont été menées en Belgique, en Russie,
aux Etats-Unis et au Japon sans vraiment connaitre de succès à l’exception du Japon.

Des 1972 au japon un premier rapport d’écologie industrielle est publié par un groupe de travail. Ecologie du ministère du commerce extérieur et de
l’industrie. Ce rapport a stimulé par la suite plusieurs programmes de recherche ainsi que des applications concrète dans ce pays. Mais pour que
l’écologie industrielle sorte enfin de l’ombre il faut attendre la fin des années 80 plus précisément 89 dates à laquelle un article est publié dans le
magazine scientifique American.

Dans cet article les deux ingénieurs mettent en avant que notre système industriel pourrait être efficace si les flux de matière prenaient pour modèle
les éco systèmes naturels. Il s’agit de faire fonctionner les flux issu des systèmes de production et de consommation de manière cyclique, autrement
dit, fermer les boucles autant que possible comme le fait la nature. Cela débouche sur une perceptive de réduction des déchets, d’optimisation des
flux d’énergies et de limitation de la consommation des matières premières extraite dans l’environnement. A partir des années 1990 le chant de
l’écologie industrielle connait son véritable essor. On aura plusieurs évènements qui vont contribuer à diffuser largement cette nouvelle approche.

En 1991, l’académie nationale des sciences associe à l’entreprise AT&T organise un colloque au mois de mai en vue d’explorer le sujet. Les
discussions du colloque porte sur l’optimisation du cycle complet de la matière allant de l’extraction de la matière neuve jusqu’à leur élimination
ultime. A l’issu de ce colloque de nombreux article ont été publié en 199 Proceedings of the national academy of science USA.

Au cours de l’été 1992, on à l’agence US global change research program qui réunit 50 chercheur et cette réunion contribue à approfondir l’écologie
industrielle. On a également des articles qui sont rassemblé dans des articles qui sont intitulé global environnemental. Ces articles vont permettre de
constitué les base de l’écologie industriel.

En 1994, un autre ouvrage sort sous le nom the greening of industrial ecosystem lequel présente un ensemble d’initiative et d’effort pour résoudre
les problèmes environnementaux, il expose également les outils de l’écologie industriel tel que l’éco conception l’analyse du cycle de vie et intégrer
le green accounting. Cet ouvrage discute également des interactions entre l’écologie industrielle et les autres disciplines comme le droit, l’économie
et les politiques publiques.

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1996 années des premières tentatives de planification des parcs éco industriel. Cette même année le champ de l’écologie industriel reçoit sa
première critique dans un article rédigé par Rourke et Al.

En 1997 : création de la première revu de l’écologie industrielle : journal of industrial ecology.

Un peu plus tard les discussions se sont ouverte ne France avec la discussion d’un premier colloque international en septembre 1999 à l’université de
Troie. Au moment même est lancée une étude de faisabilité pour la création d’une zone d’écologie industrielle sur le territoire de la commune de
Grande-Synthe près de dunkerque. Ça commence avec 17 adhérents aujourd’hui il y a plus de 200 entreprises qui adhèrent à Ecopal.

II – Les fondements théoriques de l’écologie industrielle

Les bases théoriques de l’écologie industrielle se fondent sur les enseignements du fonctionnement de la nature. Cf article de Froche et Galopulos.
Cette théorie est développée par les deux auteurs Froche et Galopulos. Elle est très simple. On constate qu’on a des impacts négatifs (industrie sur
l’environnement), l’écologie industrielle préconise d’appliquer le modèle des écosystèmes naturels à notre activité industrielle. On espère que
chaque déchet puisse trouver un débouché. C’est la raison pour laquelle on souhaite que nos modes de production et de consommation puissent
fonctionner de manière cyclique comme le fait la nature. D’une manière générale, les résidus (déchets) pourraient servir de matières premières ou
être utiles à une entreprise voisine. La meilleure solution serait de les réutiliser et de leur donner une seconde vie. Afin de réaliser un bouclage des
flux qui réduirait à presque rien la consommation de matières et d’énergie et les rejets dans la nature. D’après Robert Froche (1992), de nombreuses
similitudes existent entre les écosystèmes industriels et naturels et par conséquent doivent être étudiés. Dans un article paru en 1996 ( On the
concept of industrial ecology), Graedel rappelle les grandes étapes de fonctionnement de la nature et l’évolution de la nature et compare l’évolution
des écosystèmes naturels à celle des systèmes industriels pour devenir durables.

VOIR FEUILLE AVEC LES 4 schémas

L’objectif de l’écologie industrielle est de passer progressivement d'un système industriel immature de type I vers un système industriel mature de
type II, voire III. Si on veut parvenir à l'écosystème de type III, c'est très ambitieux, voire impossible. En effet, ce dernier stade représente un modèle
qui se caractérise par des relations bien élaborées entre tous les acteurs économiques pour que la quantité de ressources consommées et de
déchets soit minimisée. Si nous voulons conserver ou améliorer notre niveau de vie sans dégrader l'environnement, il apparait indispensable de
repenser nos modes de production et de consommation pour tendre le plus possible vers l'écosystème de type II. Aujourd’hui, notre système
industriel essaie de passer d'un écosystème de type I à un écosystème de type II. Cette transition repose sur des principes essentiels définis par
Suren Erkman (père fondateur de l'écologie industrielle en France).

Selon lui, cette transition doit se faire par 4 principes :


- le bouclage des flux : transformer les déchets d'une entreprise en ressources pour une autre afin d'atteindre un rejet minimal dans
l'environnement.
- la limitation des pertes dissipatives : minimiser les fuites liées aux produits, choisir de meilleurs matériaux, recycler ou substituer des substances
dangereuses par des substances inoffensives.
- la décarbonisation de l'énergie : utiliser moins d'énergies fossiles, travailler sur la minimisation du risque climatique global en tentant d'émettre
le moins possible de gaz à effet de serre et favoriser l'usage des énergies renouvelables.
- la dématérialisation des produits et des services : améliorer la productivité des ressources pour réduire les flux de matière et d’énergie tout en
répondant aux mêmes besoins (utiliser moins de matières et d’énergies pour produire un bien ou vendre un service plutôt qu’un bien.

III – Un modèle difficile à appliquer

La référence à la métaphore pose la question du rapport de la théorie à la réalité et aux expériences d’écologie industrielle observées. La symbiose
industrielle la plus célèbre, la plus étudiée dans le monde, est celle située à Kalundborg au Danemark. Nombreux sont les écrits la concernant au sein
de la littérature de l’écologie industrielle. Beaucoup d’auteurs y font référence et tentent de comprendre la façon dont elle s’est développée et les
implications qu’elle a suscitées pour ainsi en faire un modèle-type. Dès le début des années 1990, la symbiose de Kalundborg a ainsi servi
d’illustration empirique pour justifier la faisabilité et l’efficacité des principes de l’écologie industrielle. Lorsque cette symbiose a été découverte, de
nombreux projets ont vu le jour notamment aux États-Unis, au Canada, en France et dans bien d’autres pays. Aujourd’hui, partout dans le monde,
nombreuses sont les démarches d’écologie industrielle.

Cette symbiose est présentée comme le modèle à suivre, mais elle présente néanmoins quelques inconvénients selon certains auteurs  :
- l’absence d’innovation technologique
- caractère rigide des échanges (dépendance)
- risque systémique en cas de défection d’un partenaire

Au-delà du cas de Kalundborg, les multiples études de cas menées sur les expériences d’écologie industrielle ont surtout montré les décalages
existants entre les principes et la réalité, soulignant l’importance des contextes territoriaux et la nature des interdépendances locales et la difficulté
de développer des énergies. Des auteurs comme David Gibbs et Pauline Deutz signalent que très peu d’exemples de sites fonctionnent comme un
système fermé et que les projets, lorsqu’ils existent, ne portent pas sur les flux de matière et d’énergie mais sur d’autres éléments (petits projets).

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Les exemples d’écologie d’industrielle mettent surtout en évidence la particularité des contextes territoriaux et l’impossibilité de généraliser à des
échelles plus vastes les pratiques observées.

Limites théoriques : copier la nature sur le système industriel demeure difficile :


La métaphore (analogie) doit être testée en pratique, et aujourd’hui, nous disposons de peu d’études empiriques qui montrent les contributions de
l’écologie industrielle.

Pour les auteurs comme Ehrenfeld et Korhonen (qui ont travaillé sur l’écart entre la théorie et réalité) il est nécessaire de s’appuyer sur de telles
études pour montrer quelles sont les potentialités réelles de l’écologie industrielle à l’égard du développement durable. Pour eux, dans la littérature,
il y a une absence totale des sciences sociales. L’écologie industrielle doit se rattacher aux sciences de gestion. Il faut étudier les réseaux, les liens, les
relations, les mécanismes de coordination (contrats ou confiance) et de compétitivité, ce qui permettrait d’enrichir le concept d’écologie industrielle.
Le travail de l’écologie industrielle ne peut plus seulement porter sur l’économie des flux de matière et d’énergie mais il doit désormais se tourner
vers la nécessaire prise en compte de la dimension humaine. Analyser les flux représente un excellent moyen de déterminer les synergies entre les
acteurs mais échoue à nouer des liens. La réalisation des liens effectifs passe nécessairement par les décisions des acteurs renvoyant au processus
d’intentionnalité et aux actions planifiées.

Selon Andrew, les mécanismes de la décision collective humaine n’ont jamais été étudiés, pas plus que le comportement des entreprises. Le
processus décisionnel est affecté par le contexte social dans lequel baignent les individus, les groupes et les organisations. Les individus réagissent en
fonction de leurs valeurs culturelles propre à leur pays ou à leur entreprise. Leurs préférences renvoient aux buts et objectifs qui peuvent être
différents selon les pays, les régions et les parcs industriels.

Selon Deutz et Gibbs, la plupart des projets d’écologie industrielle menés aux États-Unis dans les années 90 ont échoué et soulignent la nécessité
d’expliquer comment sont prises les décisions, quelles sont les niveaux de connaissance et d’acceptation de l’écologie industrielle à l’intérieur des
firmes. De même que nous avons très peu de connaissances voire pas du tout sur les barrières à la mise en œuvre des projets de synergie qui
renvoient également aux buts et objectifs, aux préférences et valeurs concernant les choix locaux.

Plusieurs auteurs comme Ehrenfeld, Korhonen, Boons et Roome, Cohen et Rosenthal interpellent les sciences sociales qui pourraient contribuer à la
dimension prescriptive de l’écologie industrielle (comment faire, comment mettre en pratique). Selon Korhonen, les concepts développés dans
l’écologie industrielle ne permettent pas d’aller au-delà de la simple description des flux.

Korhonen dans son article de 2004 (The theory of industrial ecology) montre qu’il existe un réel fossé entre la théorie et l’application pratique de
l’écologie industrielle. Et la description des flux ne permet pas de passer à la mise en place d’actions et de mesures concrètes car celles-ci dépendent
du contexte et la situation d’application. Korhonen met en évidence que les systèmes naturels et industriels sont fondamentalement différents à
cause d’une part des flux d’information (vitesse) et d’autre part des facteurs contextuels qui renvoient aux différentes valeurs, intérêts, préférences
des acteurs sociaux. La description des caractéristiques et des structures de la nature ne nous permet ni de prescrire des buts et des objectifs, ni de
mettre en place des actions et des mesures concrètes. Korhonen souligne que la diversité qui existe au sein des écosystèmes naturels n’a pas les
mêmes impacts dans le monde industriel. Lors des relations interentreprises, lorsque la diversité tend à augmenter, cela génère des conflits d’intérêt
en raison des différentes valeurs, c’est-à-dire des préférences et des intérêts propres à chaque acteurs social ou entreprise et rend difficile la
réalisation d’un écosystème. Korhonen la théorie de l’écologie industrielle construite à partir des écosystèmes naturels présente des limites et des
faiblesses et paraît peu à même de nous dire comment agir en pratique. Dans cet article, l’auteur met en avant que l’on peut décrire comment la
nature fonctionne mais que celle-ci ne nous dit pas comment agir en pratique et cela s’explique par le caractère fondamentalement culturel et social
de l’écologie industrielle. Fonder un agenda de transformation des pratiques à partir des sciences naturelles et de l’ingénieur n’est pas possible.

Conclusion : L’étude des décisions au sein de la communauté des chercheurs en écologie industrielle nous a permis de montrer le caractère très
limité de l’utilisation du fonctionnement de la nature vers le système industriel. L’objectif de restructurer la société industrielle à l’image des
écosystèmes naturels se heurte à l’extrême difficulté d’une concrétisation des faits des principes de l’écologie industrielle. De nombreuses
observations sont faites sur le manque d’information concernant la façon dont les symbioses ont émergé, sur les motivations qui ont conduit les
acteurs à s’engager dans de telles démarches, et sur les résultats de ces partenariats. Beaucoup d’auteurs ajoutent que si le manque d’information
persiste, l’écologie industrielle risque d’être abandonnée.

Chapitre 2 : Ecologie industrielle et symbiose industrielle : une application concrète de l’écologie industrielle

L’objectif de ce chapitre est de montrer que la planification d’une symbiose industrielle n’est pas chose aisée, car conditionnée par des facteurs de
réussite, mais également, de montrer qu’on se heurte à de nombreux obstacles.

I – Concepts et définitions

A - L’essor des parcs éco-industriels

Les programmes de développement et de promotion de parcs éco-industriels vont se développer à partir des années 90, lors de la découverte de la
symbiose danoise. Aujourd’hui, la symbiose danoise est une référence incontournable pour la mise en place de projets. Elle est présentée comme le
meilleur exemple au monde. Les premiers échanges de cette symbiose reposaient en grande partie sur des objectifs purement économiques, et au fil

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du temps, certains démarches ont été entreprises en faveur de l’environnement et se sont révélées bénéfiques. C’est en 1992 que Jorgen
Christensen (directeur de l’usine pharmaceutique de Novo Nordisk à l’époque) présente la symbiose lors d’une conférence internationale à Rio de
Janeiro et publie un document sur la symbiose industrielle. Suite à cette publication, Ehrenfeld et Gertler vont s’intéresser au cas Kalundborg et vont
rédiger un document sur le développement et les implications de cette symbiose. C’est à l’issue de ce document que vont naître les premières
initiatives mises en place par le conseil présidentiel du développement durable (PCSD), créé par le président Clinton pour planifier des parcs éco-
industriels. C’est à partir de cette époque qu’on va assister à un développement considérable des planifications de parcs éco-industriels un peu
partout dans le monde avec comme objectif l’atteinte de résultats similaires à la symbiose danoise. L’organisation de ces initiatives sera confiée aux
autorités locales compétentes. Nombreux sont les projets qui vont se développer dans le nord et le sud des États-Unis, en Asie du sud-est, en Europe
et en Afrique Australe. Entre temps, des chercheurs découvrent des symbioses crées spontanément dans le monde comme en Autriche, en
Allemagne ou au Canada.

I - concepts et définitions

A. Essor des parcs éco-industriels

Dans la littérature scientifique, différentes expressions sont utilisés pour désigner le terme de symbiose industrielle (ou économie circulaire).

Marian Chertow définit la symbiose industrielle comme un engagement des entreprises qui traditionnellement isolées, dans une démarche à
avantage compétitif, impliquent des échangent physiques de matières, d’énergie et de sous-produits. La réussite de cette démarche réside dans la
coopération et la proximité géographique.

Concernant les parcs éco-industriels, ils sont définis par l’EAP (agence de protection environnementale) américaine : elle considère un parc éco-
industriel comme une communauté d’activité de production et de services qui cherche à améliorer la performance environnementale et économique
à travers la collaboration dans la gestion environnementale et des ressources qui inclus l’énergie, l’eau et les matières. En travaillant ensemble, la
communauté d’entreprises cherche un bénéfice collectif plus grand que la somme des bénéfices individuels qu’elle aurait réalisé si elle avait optimisé
seule sa performance individuelle.

Ces deux définitions (symbiose industrielle et parcs éco-industriels) ne révèlent pas de grandes différences, elles reposent sur une collaboration
d’entreprises, le partage des ressources (eau, énergie, matière), et l’obtention de bénéfices environnementaux, économiques et sociaux.

Chertow révèle 3 types fondamentaux d’échanges de ressources au sein des symbioses :


- réutilisation de sous-produits ou déchets (substitution) : il s’agit d’un échange entre deux ou plusieurs parties, permettant de substituer la matière
première d’origine par la sous-produit et/ou le déchet.
- partage des utilités et/ou d’infrastructures : utilisation en commun ou gestion des ressources telles que l’eau, l’énergie, les eaux usées...
- partage de services en commun : exemple : regroupement d’approvisionnement

Un autre auteur français, Cyril Adoue, opère une distinction entre deux types de synergies :
- synergies de substitution : échange de flux de matières et d’énergies entre deux ou plusieurs agents économiques tels des déchets et des sous-
produits
- synergies de mutualisation : regrouper collectivement, mutualiser les efforts, les moyens, les flux de matière et d’énergie ( comme un
approvisionnement commun avec un partage des frais)

B – la mise en place d’un parc écologique ou d’une symbiose industrielle

De nombreux auteurs ont cherché à mettre en place des méthodologies de mise en œuvre de symbioses industrielles et certains se sont penchés sur
des études empiriques (de terrain) afin d’identifier les processus qui conditionnent la réussite d’un parc éco-industriel planifié ainsi que les facteurs
pouvant entraver la mise en œuvre de cette symbiose. Aujourd’hui peu d’études portent sur l’émergence des coopérations au sein des symbioses
industrielles.

Starlander explique qu’une symbiose industrielle se matérialise par deux types de facteurs :
- un ancrage externe : l’entreprise subit des pressions externes liées notamment à l’environnement institutionnel dans lequel elle évolue
- un ancrage interne : faire fonctionner des entreprises en réseau peut permettre de développer un avantage concurrentiel

Les pressions externes d’origine institutionnelle Se manifestent par le biais de la réglementation environnementale. Face à une menace plus ou
moins bien identifiée ou incertaine, les entreprises peuvent
- anticiper la réglementation en adoptant des démarches volontaires de collaboration ou imiter les initiatives des entreprises voisines
- parce que les entreprises voisines l’ont fait et ont rencontré un certain succès
- améliorer sa réputation, son image
- respecter les normes en vigueur de son environnement institutionnel
- preuve d’ouverture envers la communauté locale et leur volonté de réduire leur impact environnemental

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Avantages concurrentiels :
- accès aux ressources critiques : un déchet ou un sous-produit peut devenir indispensable pour une entreprise qui l’achète
- les économies de coûts (motivation essentielle qui pousse les entreprises à collaborer entre elles  : obtenir des prix moins élevés pour leurs
matières premières, réduction du coût de gestion des déchets, partage des coûts d’investissement
- apprentissage collectif : partage des connaissances et expériences entre les entreprises. La coopération créé un espace de partage,
d’apprentissage collectif dans le cadre duquel des idées sont échangées et développées. Les entreprises peuvent donc apprendre de leurs
partenaires.

Avantages économiques :
- diminution des coûts de production en utilisant de manière plus efficace des matières et de l’énergie, de recyclage des déchets
- éviter les coûts des pénalités réglementaires
- la revente des déchets peut générer des revenus supplémentaires mais également une diminution des coûts de traitement, de stockage ou
d’élimination du déchet. Le déchet possède désormais une valeur et ne représente plus un coût d’élimination pour l’entreprise.
- le fait de revendre ce déchet permet à l’entreprise de se positionner sur un marché particulier. Pour Erkman, l’optimisation de ces flux devrait se
traduire tôt ou tard par une performance et une compétitivité accrue.

Avantages environnementaux :
L’utilisation intensive des ressources non renouvelables entraîne non seulement des problèmes de sécurité, d’approvisionnement des ressources
mais également des pollutions de l’environnement. La symbiose industrielle propose des solutions pour la récupération des déchets et la
diminution de la pollution.
- une limitation du prélèvement des matières premières dans l’environnement
- baisse des émissions de CO2
- réduction de mise en décharge, d’enfouissement et d’incinération du déchet
- réduction du bruit

Avantages sociaux :
- création de nouveaux emplois y compris des emplois d’insertion
- maintien de l’emploi
- impact sur les salariés, notamment sur la formation (formations effectuées sur l’évolution des procédés, la maîtrise des risques liés à la
manipulation des déchets nocifs ou sur le tri et la limitation des gaspillages)
- territoire attractif, ce qui peut intéresser d’autres entreprises à venir s’implanter sur le territoire grâce à la démarche d’écologie industrielle
Ces pratiques amènent à une coopération entre les différents acteurs du territoire et contribuent à une meilleure cohésion sociale.

II – Les facteurs organisationnels

Beaucoup d’auteurs ont identifié les facteurs qui conditionnent la réussite d’une symbiose industrielle.

A. La connaissance du métabolisme industriel

La mise en place d’une symbiose industrielle nécessite une connaissance socio-économique du territoire :
- on doit connaître le nombre d’entreprises et les activités des entreprises sur le territoire
- identifier les acteurs économiques publics et privés
- on doit connaître les infrastructures déjà en place
- savoir s’il y a déjà des relations existantes entre les acteurs économiques

C’est important de connaître le métabolisme industriel car c’est ce qui va permettre d’identifier l’existence quantitative et qualitative des flux et
des stocks de matière. Le métabolisme va permettre de connaître la dynamique des flux d’un territoire donné. Autrement dit, on effectue un bilan
comptable de quantification de flux et de stock de matière première et d’énergie se présentant comme un outil d’aide à la décision.
Ce métabolisme industriel va permettre au planificateur d’identifier des synergies potentielles, d’analyser et de fournir des informations sur les
bénéfices et les coûts. On identifie les flux entrants et les flux sortants des entreprises.

B. Les facteurs organisationnels nécessaires

Christiansen a identifié 5 critères pour développer un « Kalundborg » :


- les entreprises doivent être différentes et complémentaires
- les accords doivent être commercialement sains (pas de comportements opportunistes) et profitables
- le développement doit être volontaire en collaboration étroite avec les autorités
- une courte distance physique entre les acteurs (coûts de transport)
- il faut que les directeurs des différentes usines se connaissent

Facteurs organisationnels nécessaires aux symbioses :

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- Confiance et des relations réciproques : construire une symbiose industrielle repose sur une collaboration étroite et une confiance entre les
entreprises.
Le problème qui se pose lors de la construction d’une symbiose industrielle est que la mise en place des relations entre les entreprises et
l’instauration d’un climat de confiance demeurent difficile car certaines entreprises tendent à ignorer les autres lorsque celles-ci ne font pas
partie du même secteur d’activité.
Pour développer cette confiance, il faut au préalable que des échanges non-matériels se développent, comme par l’organisation d’ateliers
techniques mensuels qui rassemblent les industriels afin d’échanger sur les problèmes rencontrés et également apporter des solutions . Ce genre
de rencontres permet aux industriels de se connaître, d’échanger des informations et de déboucher par la suite sur des synergies potentielles.

- Il faut aussi un personnage-clef pour créer une symbiose : le champion (acteur clé). Le rôle d’un acteur clef a été mis en avant par de nombreux
auteurs dans le processus de mise en œuvre des relations sociales. Cet acteur possède de fortes compétences dans la mise en place de ce type de
projet. Ce genre d’acteur peut mobiliser la communauté politique, les citoyens, les entreprises, dans le développement de la symbiose. La
réussite planifiée d’une symbiose repose sur la firme-pivot ou entreprise satellite. La stratégie de cette firme se concentre sur
l’approvisionnement de ces déchets à d’autres entreprises satellites pouvant les réutiliser dans leur processus de production. Mais le risque est ce
que cette entreprise satellite se retrouve dans une position de dépendance totale et si elle vient à fermer, cela pourrait être fatal pour la
symbiose industrielle.

- Existence de matières et diversité des entreprises : les échanges physiques de matières, d’eau et d’énergie doivent exister. L’approvisionnement
de sous-produits doit satisfaire la demande de même que la demande doit trouver un approvisionnement.

- Participation active des entreprises et mise en œuvre de petits projets : envisager tout de suite des échanges de flux, de matières et d’énergie
est très difficile et lorsqu’une symbiose industrielle se développe, ce genre d’échange demeure quasiment absent. On trouve au début des petits
projets et comportements collaboratifs tels que des regroupements d’achats, des collectes de déchets offrant des bénéfices économiques et
environnementaux, ce qui est un excellent moyen de convaincre et stimuler une participation active des entreprises. Les entreprises veulent un
retour rapide sur investissement. Une fois que les entreprises sont conscientes de l’obtention de bénéfices, en général elles vont s’impliquer
davantage dans les relations.

- Existence d’une structure ou d’une association : une structure est nécessaire (porteur de projet) composée de dirigeants d’entreprise car cela
facilite la création de confiance. Parce que la structure sert de lieu d’échange d’information, elle sert également au maintien des contacts sociaux
entre les entreprises. La création d’une structure permet la rencontre régulière des entreprises et joue un rôle de facilitateur de communication.
Cette structure est particulièrement utile pour les PME et PMI car les grosses entreprises expérimentées peuvent leur parler de ce qu’est
l’écologie industrielle et leur montrer des exemples. C’est utile aussi car très souvent, les PME-PMI n’ont pas de service environnement.

- Aide des pouvoirs publics : les pouvoirs publics doivent accorder un intérêt à ce genre de développement pour réaliser une symbiose. Ces
organismes apparaissent régulièrement dans les projets de symbiose pour initier ces projets et les soutenir financièrement.

- Rôle de la réglementation : il est important car elle peut favoriser la motivation des entreprises à chercher des relations collaboratives avec
d’autres. En étant plus sévère sur les normes à respecter ou sur les coûts d’élimination des déchets. Ou en étant inversement plus flexible pour
faciliter la réutilisation des déchets.

- Vision future : il est important de connaitre ce que recherchent les entreprises et quelles sont leurs motivations.

III – La mise en œuvre des synergies : le temps long

Constat : depuis les années 90, il n’existe encore nulle part des échanges aussi systématiques que ceux réalisés au Danemark. Si l’idée d’une
planification séduit, la réalité parait bien plus complexe. Avant d’arriver à l’objectif de bouclage des flux, de nombreux obstacles restent à surmonter
et présentent également des risques.

A. Des contraintes à surmonter

Plusieurs auteurs ont identifié et répertorié les divers obstacles.

1. Les obstacles techniques


Pour développer des échanges il est nécessaire d’utiliser des équipements et des technologies appropriées.

2. Les obstacles relatifs à la communauté (riverains, population)


Un projet peut être bloqué parce que la communauté s’y oppose et souvent les arguments de la communauté n’ont aucun fondement scientifique
valable (=peur). Cela peut décourager les entreprises à poursuivre leurs projets.

3. Des obstacles culturels


- problèmes de motivation : parvenir à ce genre de projet nécessite un changement importent dans nos attitudes et comportements aussi bien pour
les entreprises que pour la communauté et les consommateurs. Pour les dirigeants industriels, il s’agit de faire évoluer leur mode de pensée, c’est-à-

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Ecologie industrielle
dire de passer d’une logique de mise en réseau des informations et des pratiques liées aux déchets avant de pouvoir collaborer, on passe d’un état
individualiste à une démarche collective. Cela oblige l’entreprise à identifier les caractéristiques chimiques de ces résidus, ce qui nécessite des
analyses et prend du temps.
-problème de la recherche potentielle d’un partenaire local qui pourrait être intéressé. Face à la nouveauté du concept d’écologie industrielle,
beaucoup de dirigeants font preuve d’un réel scepticisme.
- problèmes de confidentialité : les entreprises ont souvent une politique du secret, ce qui rend difficile la concrétisation d’une synergie. Diverses
conclusions peuvent être établies sur le processus de production et ce problème se pose moins quand les entreprises ne sont pas concurrentes.
Certaines entreprises sont peu disposées à révéler la composition de leurs déchets car ces informations pourraient fournir aux concurrents des
données confidentielles sur la composition de leurs produits.
- difficulté à collaborer : la diversité des entreprises au sein d’une symbiose industrielle peut entraîner une augmentation des divergences d’intérêt,
de stratégie et de préférence. Les firmes ne sont pas habituées à coopérer et établir des relations sociales demande du temps pour que la
coopération et la confiance s’installe.

4. Des obstacles économiques


Certaines entreprises perçoivent l’amélioration environnementale comme coûteuse car elles espèrent un retour rapide sur investissement. Si la
rentabilité se fait attendre, cela peut constituer un obstacle aux échanges. L’échange aura plus de chances de se réaliser si la récupération du déchet
coûte moins cher que l’achat de la nouvelle matière et élimine simultanément les coûts d’évacuation du déchet pour l’entreprise qui vent le déchet.
Le facteur le plus important reste le succès économique, c’est-à-dire le profit.

5. Les obstacles réglementaires


Une réglementation trop contraignante et la complexité des procédures administratives peuvent empêcher la réutilisation et la récupération des
résidus. Par exemple, en France, lorsque le flux possède le statut de déchet, une procédure préalable doit être demandée et peut durer 8 à 10 mois.
Si la motivation n’est pas assez forte, elle peut devenir un facteur d’échec. Au contraire, pour favoriser les projets, la réglementation des projets
devrait être plus coercitive en interdisant l’enfouissement des déchets et en relevant les taxes relatives à l’élimination des déchets ce qui permettrait
d’encourager la valorisation de ces résidus. Au final, la bonne réglementation à trouver pour l’écologie industrielle doit donc réaliser un compromis
entre les contraintes allégées portant sur les tyes de déchet pouvant être recyclés et celle alourdie portant sur les taxes et les modalités
d’élimination.

B. Les risques non négligeables : (poly)

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