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PRISE DE NOTE DU COURS DE DROIT

1/ Révision :

Un bien est un matériel, par contre le service est immatériel.


Un bien est une chose que quelqu’un peut obtenir en tant que
propriété.
Le droit est l’ensemble des règles qui est lié au commerçant et
aux opérations qu’ils effectuent.
La prescription est la perte d’un droit par l’écoulement du
temps.
Un chèque sans nom est un chèque porteur.
Un chèque blanc est un chèque qui ne porte pas de montant.
Gage et hypothèque sont tous deux des garantis. Gage pour les
biens meubles et hypothèque pour les biens immeubles.

CHAPÎTRE I : GENERALITES SUR LE DROIT


COMMERCIAL :
1/ Définition :
Le droit commercial est l’ensemble des règles qui s’appliquent
au commerçant ainsi qu’au opération qu’il effectue soit entre
eux soit avec leurs clients.
C’est un droit d’exception en ce sens qu’il se distingue du droit
civil et s’applique à une catégorie bien définie de personne.
2/ L’importance du droit commercial :
- Il permet de réguler l’activité commerciale.
- Il permet de sécuriser les transactions et opérations
commerciales.
- Il permet de fluidifier et de simplifier les transactions.
- Il offre plus de garanti au créancier.
3/ Les sources du droit commercial :
Le droit commercial comprends deux catégories de source : les
sources principales et les sources secondaires.
3.1/ Les sources principales :
Elles sont essentiellement des actes uniforme adoptés dans le
cadre de l’OHADA.
- L’OHADA : Organisation pour l’Harmonisation en Afrique
du Droit des Affaires.
L’OHADA est une organisation regroupant 17 états de la zone
francs dont la Côte d’Ivoire et ayant pour objectifs
d’uniformiser le droit des affaires dans tous les pays et dans
tous les Etats membres.
- Les actes uniformes sont un ensemble de règles élaborées
dans le cadre de l’OHADA et qui s’applique à un domaine
particulier du droit des affaires.
Exemple : Actes uniformes portant droit commercial général.
3.2/ Les sources secondaires :
Ce sont les sources autres que les actes uniformes. Nous
pouvons citer : la jurisprudence (ensemble des décisions que les
juges donnent sur une affaire), la doctrine, les règlements (ce
sont les décrets et les arrêtés pris en matière commerciale), les
usages en matière commerciale.

CHAPÎTRE II : LES ACTES DE COMMERCANT

1/ Définition :
Il n’existe pas de définition légale des actes de commerce.
Cependant, nous pouvons dire qu’un acte de commerce est une
opération ou un acte accompli par un commerçant dans le
cadre de son commerce.

2/ Les différentes catégories d’actes de commerce :


Il existe quatre catégories d’actes de commerce : les actes de
commerce par nature, les actes de commerce par la forme, les
actes de commerce par accessoire, les actes mixtes.
2.1/ Les actes de commerce par la nature :
2.1.1/ Définition :
Un acte de commerce par nature est un acte par lequel une
personne s’entremet (servir d’intermédiaire) dans la circulation
des biens qu’elle produit ou achète ou par lequel elle fournit
une prestation de service avec l’intention d’en tirer un profit
pécuniaire (en rapport avec l’argent).

2.1.2/ Quelques actes de commerce par nature :

 L’achat de biens meubles ou immeubles en vue de la


revente.
Pour que l’achat en vue de la revente soit commerciale, il faut :
- Un achat préalable ;
- Une intention de revente au moment de l’achat ;
- Une intention d’en tirer profil.
 Les opérations de manufactures : transformations de
matière première en produit finis ou semi-finis.
- Les opérations de banque, des opérations d’assurance, les
opérations de courtage ;
- Les opérations de bourses ;
- Les opérations de location de meubles (voiture, vaisselle,
…) ;
N.B : Les biens mis en location ici n’ont pas besoin d’être acheté
préalablement.
2.2/ Les actes de commerce par la forme :
Ce sont des effets de commerce c’est-à-dire des titres portant
des engagements de paiements. Ces actes sont toujours
commerciaux peut importer celui qui les accomplit.
Ce sont : la lettre de change, le billet à ordre et le warrant.
 La lettre de change : c’est un écrit par lequel une personne
appelé tireur donne l’ordre à une autre personne, le tiré,
de payer une somme d’argent à une troisième personne
appelé bénéficiaire à une date déterminée. (Tireur est le
créancier du tiré, le tiré est le débiteur du tireur, le tireur
est le débiteur du bénéficiaire).
 Le billet à ordre : C’est un écrit par lequel, une personne
appelé souscripteur prend l’engagement de payer une
somme d’argent à une date déterminée à une autre
personne appelée fournisseur (le tiré est le souscripteur, le
tireur et bénéficiaire est le fournisseur).
 Le warrant : C’est un billet à ordre garanti par une partie
des marchandises du souscripteur déposé dans un magasin
général.
2.3/ Les actes de commerce par accessoires :
Un acte de commerce par accessoire est un acte de nature civile
et qui devient commercial par ce qu’accomplit un commerçant
et pour les besoins de son commerce.
A l’exception des contrats conclus entre commerçants pour les
besoins de leur commerce, tous les actes effectués par un
commerçant pour les besoins de son commerce sont
commerciaux par accessoire.
Exemple : L’embauche d’un cuisinier par un commerçant pour
la restauration de ses salariés est un acte de commerce par
accessoire.
Remarque : Autant il y a des actes de commerce par accessoire,
autant il y a des actes de commerce civile par accessoire.
Un acte civil par accessoire est un acte de nature commerciale
et qui devient civile parce qu’accomplit par un civil pour les
besoins d’une activité.
Exemple : Un enseignant qui achète des supports de cours qu’il
revend à ses étudiants accomplit un acte civil par accessoire.
2.4/ Les actes mixtes :
Un acte mixte est un acte qui a une double nature c’est-à-dire
commerciale pour l’une des parties et civile pour l’autre.
Exemple : L’achat d’un bien dans un magasin est commercial
pour le vendeur et civile pour l’acheteur non-commerçant.
 Les règles applicables aux actes mixtes :
a/ Les règles relatives à la compétence du tribunal :
Si c’est le commerçant qui est le demandeur (plaignant), il ne
peut envoyer le non-commerçant que devant un tribunal
civil. A contrario, si c’est le non-commerçant qui est le
demandeur, il a le choix entre le tribunal de commerce et le
tribunal civile.
b/ Les règles relatives à la mise en demeure :
La mise en demeure est l’acte par lequel un créancier
demande à son débiteur d’exécuter son obligation.
Le civil peut mettre le commerçant en demeure par tous les
moyens (lettre écrite à la main).
Par contre, le commerçant doit mettre le civil en demeure
par un acte d’huissier (assignation).

CHAPITRE 3 : Le fonds de commerce


1/ Définition :
Le fonds de commerce est un ensemble de moyens permettant
au commerçant de conserver et d’attirer une clientèle.
2/ La composition du fonds de commerce :
Le fonds de commerce se compose d’élément obligatoire ou
principaux ou d’éléments secondaires.
2.1/ Les éléments principaux :
Le fonds de commerce comprend obligatoirement la clientèle,
l’enseigne et/ou le nom commercial.
La clientèle : c’est l’ensemble des personnes qui
s’approvisionnent de façon régulière chez un commerçant. C’est
l’élément indispensable de fonds de commerce.
L’on distingue la clientèle captive (les personnes liées au
commerçant par un contrat d’approvisionnement) et la
clientèle attirée (la clientèle qui s’adresse au commerçant de
façon habituelle).
Quant à l’achalandage il est constitué des clients de passage qui
s’adresse au commerçant parce que le fonds est situé dans un
endroit favorable.