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Cours de comptabilité Analytique

Réalisé par: NAJMI Mohammed

L’année scolaire: 2018/2019


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Introduction générale
1- les insuffisances de la comptabilité générale :

Pourquoi la comptabilité analytique ?


La comptabilité générale est une comptabilité légale qui a pour
objet la saisie, la classification et l’enregistrement des flux externes.
L’enregistrement de ces flux doit aboutir à la fin de l’exercice à
l’établissement des états de synthèse.
Plusieurs lacunes entachent toutefois la comptabilité générale :
- la comptabilité générale ne s’intéresse qu’aux flux externes :
elle conçoit l’entreprise comme un carrefour d’échange et ne rend pas
compte du processus de transformation des inputs à l’intérieur de
l’entreprise.

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L’entreprise est une boit noire

Dans l’optique de la comptabilité générale, l’intérieur de


l’entreprise est une boîte noire

Marché amont
- Immobilisations L’ENTREPRISE
Marché aval
- Matières premières UNE BOITE
Biens et services
- Mat et outillage NOIRE
- autres

la comptabilité générale donne un résultat global, C’est donc


une comptabilité de synthèse qui ne permet pas de savoir les détails
de ce résultat,
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2- les objectifs de la comptabilité analytique :

la comptabilité analytique essaie de combler les insuffisances


de la comptabilité générale :
- elle permet d’illuminer « la boîte noire » en détaillant le processus
de transformation.
Dans le cas des entreprise industrielles, on distingue trois
grandes opérations : approvisionnement, production et distribution

Inputs outputs

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2- les objectifs de la comptabilité analytique

- la comptabilité analytique permet d’évaluer les éléments de stocks,


elle calcule le coût unitaire de chaque produit ce qui facilite le calcul du
coût de stock et ce qui facilité également la valorisation de la
production immobilisée (la production faite par l’entreprise pour elle-
même)
- elle permet aussi de tenir une comptabilité matière, c à d la
possibilité de connaître à tout moment les existants en quantité et en
valeur des MP, des M/ses et des PF stockés au magasin ou en cours
de fabrication dans les centres de production.
- Elle permet de calculer les coûts intermédiaires et finaux.
- Elle permet d’analyser la rentabilité afin de mesurer les variations de
marges en fonction des étapes de la production.
- Elle permet le contrôle de la logique comptable par rapprochement
entre la comptabilité générale et la comptabilité analytique.
- Mais finalement on peut dire que la comptabilité analytique est
intéressée par la connaissance des coûts supportés par l’entreprise.
Le noyau central des objectifs est constitué par la connaissance
du coût de revient et de ses composantes.
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3- Notion de coût

Un coût correspond à l’accumulation des charges sur un


produit. Le CGNC préconise la terminologie suivante : « un coût
est une somme des charges relatives à un élément défini au sein
du réseau comptable ».

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comparaison comptabilité générale / comptabilité analytique

Critères Comptabilité générale Comptabilité analytique


- au regard de la loi Obligatoire Facultative
- vision de l’entreprise Globale Détaillée
- horizon Passé Présent, futur
- flux observés Externes Internes
- classement des charges Par nature Par destination
- objectifs Financiers Economiques
- règles Règles normatives Souples, évolutives
- Utilisateurs Direction- tiers Tous les responsables
- nature de l’information Précise-certifiée- Rapide, pertinente et
formelle approchées

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L’inventaire permanent

Principe Général
Le coût d’entrée varie en fonction des éléments stockés :
- pour les matières et fournitures ; il s’agit du coût d’achat
- pour les produits intermédiaire et les produits finis : il s’agit du
coût de production
le coût de sortie dépend de la méthode d’évaluation utilisée
par l’entreprise.
Un compte de stock doit obligatoirement être équilibré ce qui permet
d’écrire SI+ entrées ( E ) = SF + sorties ( S)
S= SI+E-SF
S= E+ (SI-SF)
S=E+ variation de stock

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II- principales méthodes d’évaluation des sorties des stocks:

A- exposé des méthodes :

on va étudier principalement les méthodes du coût moyen


pondéré et les méthodes d’épuisement des lots.
- la méthode du coût moyen pondéré (CMP ou PMP ou CUMP)
- la méthode d’épuisement des lots
- FIFO ou PEPS : premier entré premier sorti,
- LIFO ou DEPS : dernier entrée premier sorti

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Conclusion

la méthode la plus simple et la plus utilisée reste la


méthode du coût moyen pondéré, autant pour valoriser les stocks
de matières premières et de composants que les produits finis.

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De la comptabilité générale à la comptabilité de gestion

La logique fondamentale du passage de la


comptabilité générale à la comptabilité analytique est
de s'appuyer sur le caractère « économique » d'une
charge ou d'un produit. Pour cela, il faut toujours se
poser la question : cette charge ou ce produit est-il
indispensable à mon activité ? Ceci peut donc conduire
à écarter des éléments du compte de résultat, mais
aussi, à l'inverse, rajouter des éléments qui ne sont pas
enregistrés en comptabilité générale,

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Quelles sont les charges qui doivent être incluses en comptabilité
analytique ?

La comptabilité générale est fortement influencée par les


considérations juridiques et fiscales, la comptabilité analytique
peut se libérer de ces influences et privilégier l’aspect
économique des phénomènes étudiés afin de répondre aux
impératifs qui lui sont fixés, c’est pourquoi les charges de la
comptabilité générale subissent les retraitements avant d’être
intégrées dans les coûts, ces retraitements ont pour objet soit :

- D’éliminer certaines charges ( charges non incorporelles)

- d’en créer d’autres ( charges supplétives)

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Charges incorporelles

sont des charges qui ont un lien patent avec


l'activité, le produit ou le service considérés. Elles sont
généralement récurrentes, dès lors qu'elles relèvent de
l'exploitation ordinaire de l'entreprise, exemple : coûts
d’achat, les coûts de fabrication, les coûts de
revient.

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Les charges non incorporelles

Ce sont les charges inscrites en comptabilité générale mais non


reprises par la comptabilité analytique, ces charges sont ignorées par la
comptabilité analytique parce qu’elles ne correspondent pas aux
conditions normales d’exploitation.
On peut donner comme exemple :
- prime d’assurance vie que la tête d’un dirigeant
- amortissement des frais préliminaires.
En général, toutes les charges non courantes constituent les
charges non incorporables.
Donc les charges non incorporelles sont des charges retenus par
la comptabilité générale mais exclus du calcul des coûts, il s'agit de :
- Charges non courantes.
- Charges ou dotations non habituels; hors de la période étudiée.

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Les charges supplétives

Ce sont des charges incorporées aux coûts bien qu’elles ne figurent


pas en comptabilité générale pour des raisons juridiques et fiscales.
L’introduction des charges supplétives dans l es coûts et justifiée
comme l’exclusion des charges non incorporables par le souci de pouvoir
effectuer des analyses comparatives dans le temps et dans l’espace.

Il existe 2 types de charges supplétives consacrées par les


comptables :

- Rémunération conventionnelle de l’exploitant.


- Rémunération théorique ou conventionnelle des capitaux propres.

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A- Rémunération fictive des capitaux propres
Deux entreprises dans la même branche d’activité, ayant
engagé la même somme de capitaux, ayant la même puissance
économique, auront cependant des charges financières
différentes, si l’une a plus de capitaux étranges (emprunts) que
l’autre. Pour comparer rationnellement l’activité de ces deux
entreprises, deux procédés sont possibles :
- éliminer de leurs charges respectives les intérêts sur
emprunts, dans ce cas les charges d’intérêts constitueraient des
charges non incorporables
- Ajouter aux charges de ces deux entreprises une
rémunération fictive des capitaux propres , dans ce cas, ces
rémunérations constituent des charges supplétives.
C’est cette dernière méthode qui a été retenue parce
qu’elle est plus réaliste, le capital qu’il soit propre ou étranger a
un coût (coût du capital).
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B- Rémunération conventionnelle de l’exploitant de l’entreprise
individuelle :

Deux entreprises qui travaillent exactement dans les


mêmes conditions sont : l’une à forme individuelle, l’autre à
forme de société anonyme.
Dans la première, le propriétaire dirigeant n’est pas
forcément rémunéré par un salaire dans la seconde le DG
l’est. Dans cette deuxième entreprise la société a une
personnalité morale distincte de celle de ses propriétaires
alors que dans la première il y a identité entre la personne de
l’entreprise et le propriétaire.
De là, l’idée d’inclure dans les coûts de la première une
somme égale aux traitements que le propriétaire pourrait
normalement recevoir en échange du travail qu’il fournit.

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Les charges calculées

Ce sont des charges dont tient compte dans la


comptabilité analytique d’exploitation pour une valeur
différente de la comptabilité générale, il sont de types:
les charges d’usages,
les charges étalées
et les charges abonnées.

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Les charges d’usages

Les annuités d’amortissement constatés enregistrées


dans la CG sont déterminées sur la base des critères fiscaux qui
ne permettent pas d’obtenir les dépréciations réelles des
immobilisation,
En effet l’application de l’amortissement dégressif,
l’utilisations de la valeurs historique des immobilisations et
d’une durée de vie conventionnelle entrainent la construction
des charges( amortissement) au niveau de la CG qui ne sont
pas réels.
C’est pourquoi pour des besoins d’analyses il y a lieu de
corriger les charges d’amortissement comptabilisés en
comptabilité générale avant de les incorporer dans les coûts de
la CAG

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Cette opération s’effectuer en deux étapes

Première étape : calculer l’amortissement économique ou


technique qui est une charges d’usage).
Cet amortissement doit être prêt de la réalité pour des
fins de gestion et pour donner un cout de revient
significatives et proche de la réalité.
 Méthode de calcule de l’annuité de l’amortissement
technique ou économique (AE) :
AE= valeur d’usage/ durée d’usage
 Valeur d’usage est la valeur vénale
 La durée d’usage est la durée probable d’utilisation.

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Deuxième étape : incorporer différence entre cet
amortissement économique et l’amortissement de la CGE

Ecart d’incorporation (EI)


Amortissement économique _ Amortissement de la CG
Si EI<0, on le déduit des charges de la CAE.
Si EI>0, on l’ajoute aux charges de la CAE.

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Exemple : charges d’usage

Soit un camion ayant les caractéristiques


suivantes :
Valeur d’acquisition = 100000 avec une durée 10 ans
Valeur marchante 160000 avec une durée d’usage de
20 ans
Calculer (EI), cet écart on va la déduire ou l’ajouter au
charges de comptabilité analytique.

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Les charges abonnées

Suite à la courte périodicité qui caractérise la CAE


(souvent mensuel) l’abonnement doit être réparti selon le
période de la CAE :
Exemple :
Pour les besoins d’une comptabilité mensuelle le
montant d’une facture d’électricité de 12000 DH sur 3 mois
devra être éclaté de la façon suivant :
12000/3 =4000 est une charge abonnée à intégrer dans le
chapitre de CAE
12000*2/3= 8000 est une différence d’incorporation qu’il ne faut
pas intégrer dans les charges des CAE

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Durant l’exercice N, l’entreprise à constaté les fait suivant :

 Le montant des charges de la comptabilité était de 88000


DH
 l’amortissement pratiqué sur un bien de valeur d’origine
V0 = 200000 a été égal à l’amortissement fiscale autorisé
taux 10 %.
 Le chef d’entreprise estime qu’il est préférable de calculer
l’annuité de l’année N en fonction de la valeur présente de
ces biens ( valeur économique) soit 250000 en fonction de
la durée de vie restant soit 8 ans
Le taux de rémunération des capitaux à long terme est de
10%.

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Le passage du résultat comptable au résultat analytique

Le résultat de la comptabilité analytique, dit « résultat


analytique » est égal à la différence entre les produits
(résumés généralement par le chiffre d'affaires) et les charges
de la comptabilité analytique.
À l'inverse, il est naturellement possible de retrouver le
résultat de la comptabilité générale à partir du résultat
analytique. Pour cela, il suffit d'ajouter les charges supplétives
au résultat analytique et de soustraire les charges non
incorporables.
Eventuellement, il y a lieu de tenir compte de produits
accessoires qui auraient été perçus en dehors de l'activité
principale concernée.
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Principe

La méthode des coûts complets est fondée sur le


principe d’une prise en compte complète des coûts directs
et des coûts indirects de l’entreprise.
donc La méthode des coûts complets repose sur le
principe d’une affectation de toutes les charges de la
comptabilité analytique au coût des produits fabriqués. Le
problème essentiel est celui de l’affectation des charges de
la comptabilité générale dans le système analytique, puis
de leur imputation au coût des produits.
Sa mise en œuvre nécessite la maîtrise d’un
minimum de concepts et de définitions.

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Qu’est-ce qu’une charge directe ?
Une charge directe est une charge qu’il est possible
d’affecter immédiatement au coûts d’un produit, d’une
marchandise ou d’un service, sans n’avoir à effectuer
de calculs intermédiaires.
En général, sont considérées comme directes les
charges :
 d’achats de marchandises, matières premières et
fournitures consommables (marchandises achetées pour
être revendues, matières premières consommées dans
un processus de production).
 de main d’oeuvre directe (main d’œuvre utilisé
directement dans la production du bien ou la réalisation
du service).

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Qu’est-ce qu’une charge indirecte
A l’inverse, une charge indirecte nécessite un calcul
intermédiaire afin d’être attribuée au coût d’un produit,
d’une marchandise ou d’un service.
Les charges indirectes sont généralement :
 Les frais de publicité générale portant sur plusieurs
produits (catalogues par exemple),
 Les loyers et charges locatives,
 Les dotations aux amortissements des
immobilisations contribuant à fabriquer différents
produits,
 Les dépenses d’assurance,
 Les coûts des services généraux (direction générale,
services commerciaux, département marketing, etc.).

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Quelle est l’utilité de distinguer les charges directes des charges
indirectes ?

La distinction charges directes / charges


indirectes va permettre à toute entreprise d’effectuer
des calculs de coûts servant à valoriser les stocks ou
évaluer le coût d’entrée d’une production immobilisée.
Elle permet également de fixer des prix de
vente lorsque la politique de prix dépend des coûts.

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Pour parvenir à ses fins, l’entreprise doit être
découpée en « centres d’analyse » composés de :
 Charges directes attribuées directement aux centres
d’analyse concernés,
 Charges indirectes qui seront réparties entre les
différents centres d’analyse en fonction de clés de
répartition dont le calcul est basé sur des unités
d’œuvre.

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Les centres d’analyse

Correspond à une division de l'unité


comptable dans laquelle seront analysés des
éléments de charges indirectes avant leur
imputation aux coûts des produits intéressés,
comprennent des centres de travail et des sections.
Les centres de travail correspondent généralement
à un bureau, un service, un atelier ou un magasin.

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les centres principaux

Ce sont les centres où sont mis en œuvre


les moyens de production et de vente de
l’entreprise. Ils correspondent au cycle « achat-
production-vente ».
Ils sont généralement représentés par un
ou plusieurs centres se rattachant
respectivement à l’approvisionnement, à la
production ou à la distribution

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Les centres auxiliaires

Ils ont pour rôle de gérer les facteurs de


production mis en œuvre. Ils correspondent à
des fonctions de support comme la gestion du
personnel, l’entretien, le matériel et les
bâtiments administratifs, la fonction financière
et comptable, etc.

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Les unités d’œuvre

L’imputation des charges indirectes aux comptes des produits


se fait par l’intermédiaire des unités d’œuvre. Il s’agit en réalité de
l’unité de mesure de l’activité du centre considéré.
Les unités d’œuvre couramment utilisées sont rattachées :
- A la main d’œuvre consacrée au produit : heure de main d’œuvre
(heure ouvrier, d’agent technique, etc.).
- Au fonctionnement du matériel consacré au produit : heure machine.
- Au produit élaboré dans le centre de travail : unité de produit élaboré
(nombre, poids, volume, surface, longueur, temps, puissance, etc.).
- A l’unité monétaire.

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Les clés de répartition

On appelle clé de répartition un procédé pour déterminer le


partage des charges indirectes entre les différents centres.
On recourt aux clés de répartition pour répartir :

Les charges par nature dans les centres d’analyse : Répartition primaire

Les centres auxiliaires dans les centres principaux : Répartition secondaire

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Etapes de calcul des couts
Le cycle d’exploitation d’une entreprise
industrielle comporte différentes phases comme
l’achat des matières premières et différents étapes
du cycle de production telle que la vente des
produits finis.
Coût de revient complet
=
Coût d’achat
+
coûts de production
+
coûts hors production

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Les coûts d’achat
Les coûts d’achat représentent tous ce qu’a coûté l’acquisition de
marchandise et les matières achetées jusqu’au moment de leurs mise
en stock.
Le coût d’achat comporte :
 Le prix d’achat :
Prix d’achat hors taxes récupérables, les taxes non
récupérables sont à la charge de l’entreprise donc ils font partie du
coût d’achat.
 Les frais autres que le prix d’achat :
Frais payés à des tiers concernant les matières et la
marchandise avant l’arrivé dans l’entreprise, comme le transport et les
commissions aussi les frais de la mise en stock des marchandises des
matières et des fournitures
Coût d’achat = Prix d’achat + Frais autres que le prix d’achat
Ou
Coût d’achat = Prix d’achat + charges directes d’approvisionnement +
Charges indirectes d’approvisionnement

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Le coût de production
Le calcul du coût de production se compose de
l’ensemble des dépenses qui ont été réalisées pour produire
un bien ou un service.
Dans les charges directes on retrouvera:
 l’ensemble des dépenses qui peuvent être affectées à la
production de manière précise (achat et consommation de
matière, main-d’œuvre directement concernée par la
production, l’entretien de l’équipement de production…).
 On pensera aussi à prendre en compte les charges qui ne
sont pas directement liée à la production du bien ou du
service concerné (la consommation d’énergie, le travail
effectué par les services administratifs, …).
Coût de production = Coût des matières consommées +
Charges directes de production + charges indirectes de
production

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Le coût de distribution

Le coût de distribution comprend l’ensemble


des charges nécessaires à la diffusion et la vente du
produit ou du service. Il comporte les charges dues
à la gestion du stock de produits finis, le transport
sur vente, mais aussi des charges annexes
directement liées à la distribution du produit

Coût de distribution
=
Charges directes de distribution
+
charges indirectes de distribution

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Le coût de revient
Le coût de revient est composé de
l’ensemble des coûts précédemment calculés.
Coût de revient
=
Coût des produits vendues
+
Coût de distribution

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Le résultat analytique
Le résultat analytique est la différence entre les
ventes et le coût de revient.
Par conséquent, on ne parle pas d'un seul et unique
résultat analytique mais de plusieurs puisqu'on peut
calculer différents coûts de revient, pour différents produits
ou activités. En fait, le résultat analytique global est
identique au résultat de la comptabilité générale.
Résultat
=
Chiffre d’affaires
-
Coût de revient des produits vendues

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Le rapprochement entre les deux systèmes comptables
Résultat analytique
+
Charges supplétives
+
Charges non incorporables
-
Produits supplétifs
-
Produits non incorporables
=
Résultat comptabilité générale

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Exercice d’application :

L’entreprise « FLEXIA » est une société anonyme qui


est spécialisée dans la production et la commercialisation de vestes
en cuir destinées spécialement à l’exportation. Le comptable de
l’entreprise vous soumet les renseignements afin d’effectuer les
travaux ci-après.
Les renseignements sur le processus de fabrication
Les vestes sont coupés dans un atelier « coupe », puis ils passent
dans l’atelier « piquage » et enfin dans l’atelier « finition » ou les
ouvriers mettent les boutons et les fermetures à glissières.
Tableau de répartition des charges indirectes du 1éme
semestre 2016 :

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L’inventaire permanent

Centres auxiliaire Centres principaux


Charges
Totaux Adm Ent Approv Coupe Piquage Finition Distrib
Total rép.prim 1.083.5 146.400 110.400 83.200 44.600 283.380 213.990 201.600
70
Adm 20% 5% 15% 20% 20% 20%
Ent 15% 15% 20% 20% 20% 10%
Total
rép.secon
Nature UO Mètre Mètre Pièce Pièce 100 DH
cuir cuir piquée finie de vente
acheté coupé
Nombre UO 3.000 3.000 12.000
Cout
UO
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Données complémentaires :

– Stock au 1/04/06 :
Cuir : 400 mètres à 49.7 le mètre
Veste : néant
– Achat de la période : cuir : 5.000 mètres à 60DH le mètre
– Sorties de la période : 4.000 mètres de cuir
– Ventes de la période : 2.400 vestes à 500DH l’unité
-Main d’œuvre directe de la période ;
Coupe : 3.500H à 15 DH l’heur
Piquage : 3.600H à 8DH l’heure
Finition : 2.400H à 7DH l’heure

Travail à Faire :
Terminer le tableau de répartition des charges indirectes
Présenter sous forme de tableau :
_ le coût d’achat du cuir
_ le coût de production des ventes
_ le coût de revient et le résultat analytique des vestes vendues
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Exercice d’application :

Une entreprise SA au capital de 10.000.000 fabrique deux


produits A et B à partir de deux matières premières X et Y. les produits A
et B sont fabriqués dans le même centre de production.
Il faut un kg de X et autant de Y pour produire une unité de A. la
production d’une unité de B nécessite les mêmes quantités de matières
premières X et Y.
Les charges de la comptabilité é générale autre que les achats s’élèvent à
3798070 DH
Tenir compte que :
 Des charges non courantes de 21420
 La rémunération théorique du capital au taux de 9% l’an.

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Exercice d’application :

Pour le mois mai, les renseignements suivants relatifs aux opérations


effectuées vous sont communiqués :
 Stocks initiaux :
- X : 45000 kg à 36 dh le kg.
- Y : 66000 kg à 69 dh le kg.
- A : 6750 unités à 130 dh l’unité.
- B : 11500 unités à 141 dh l’unité.
 Les achats de matières premières :
- X : 30000 kg à 26,5 dh le kg.
- Y : 22000 kg à 47,5 dh le kg.
 La production : La production de la période a été de :
- 27000 unités de A.
- 46000 unités de B.
Les sorties de stock sont valorisées au coût moyen pondéré.
 Les ventes de la période :
_ Produit A : 25000 unités à 200 dh l’unité.
_ Produit B : 40000 unités à 220 dh l’unité.
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Tableau de répartition des charges indirectes se présente ainsi :
Total des Centre auxiliaires Centre principaux
Éléments charges personnel Administrat° approvisnt production Distribution

Répartition primaire : ………… 73000 404300 ………….. 2215800 1266650


Répartition secondaire :
- Personnel ? 10% = 30% = 30% = 30% =
- Administration 20% = ?= 10% = 40% = 30% =

Unité d’œuvre 1 kg de Unité 1 Unité


matière produit vendue
achetée

Nombre UO

Cout d’UO

Travail à faire :
Finir le tableau de répartition des charges indirectes. Déterminez :
- Les coûts d’achat des matières premières.
- Les coûts de production des produits.
- Les coûts de revient et les résultats analytiques des produits.
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