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Chapitre III 30

CONTREVENTEMENTS

III.1) Généralités
Les fondations, planchers et éléments porteurs ont pour principale fonction de
transmettre au sol les charges verticales provenant de la structure et de l’utilisation des locaux.
A l’opposée, les éléments de contreventements ont la fonction principale de
transmettre au sol les forces horizontales estimées habituellement a partir de l’action du vent
ou du séisme.
On dimensionne, en général de telle sorte que les déplacements horizontaux en tête de
l’immeuble reste inférieur ou égal de 1/500 éme a 1/1000 eme de la hauteur au-dessus des
fondations de ce niveau.

Il existe aussi dans de nombreux codes sismiques une imposition de déplacement


relatif entre 2 étages de l’ordre de 1/100 eme de la hauteur d’étage (RPA 88
(   0.0075h)
Ainsi les diffèrent éléments de structure qui peuvent jouer un tel rôle de
contreventement sont :
a) portiques
b) poteaux
c) remplissage
d) voiles

III.2) Définitions
Nous allons brièvement définir c’est élément de contreventement ainsi que la
principale méthode de calcul utilisé.
III.2.1) poteaux
Les poteaux peuvent résiste à des forces horizontales par effet d’encastrement a leur
base tel que l’excentricité entre la charge normale appliquée et celle du terrain déterminera le
type de fondation choisi.
La stabilité est justifiée vis-à-vis du flambement.
N
H

a N’
Chapitre III 31

III.2.2) portiques
Les portiques sont constitués de poteaux et de traverses qui sont les poutres et
poutrelles de planchers.
Le calcul des sollicitations s’effectue par :
- Des méthodes exactes (R.D.M)
- Des méthodes approchés (moto, fuentes, tyline ….)
Ces dernières méthodes lève l’hyperstaticité par un choix judicieux des points
d’inflexion de moments nuls, par exemple a mi-hauteur des poteaux ou des poutres.
On distribue ainsi l’effort tranchant dans les poteaux proportionnellement aux inertie
de ces dernier en déduisant graduellement les autres efforts.

F1

F2
T
F3

F1+F2+F3

III.2.3) Remplissage
Cette solution dérive de la précédente en plaçant dans l’ossature a poutre et poteaux,
des élément de remplissages permettent d’assimiler l’ensemble a un système de triangle, pour
les forces horizontal tel que l’hyperstaticitée est levé en définissant a chaque étape les part
d’effort tranchant reprise par chaque remplissage.

F1
2 1
F2
T 4 3
F3
5 vide

F1+F2+F3

Panneau 1 T1  F1/2 
 F1
Panneau 2 T2  F1/2

Panneau 3 T3  F2/2  F1/2  (F1  F2)/2 


 F1  F 2
Panneau 4 T4  F1/2  F2/2  (F1  F2)/2 

Panneau 5 T5=F1+F2+F3=(F1+F2+F3)
Chapitre III 32

Les efforts normaux diagonaux s’en déduisent compte tenu de leur inclinaison  puis
de proche en proche les efforts normaux dans les poteaux et poutre.

. l/2 N
.
[M] N/2 H/2
H
N/2

N L

Diagramme des moments

III.2.4) Voiles
Les éléments en béton ou en maçonnerie, fonctionne comme des consoles encastrées
ont leurs base, sur des fondations superficielles ou des pieux, et ou l’efforts normal N due aux
charges verticale assure la stabilité de l’ensemble ;
La vérification des voiles est faite en flexion composé et le calcul est mené en
compression simple par bande de largeur « b ».

III.3) Choix du type de contreventement


Le choix du contreventement dépend essentiellement des dimensions de la structure
ainsi que l’utilisation locale d’intérêt et de site.

III.4) Méthode de calcul


Dans le développement du calcul des éléments de contreventement nous nous
intéressant particulièrement ici au calcul des structures en portiques et en voiles.
Chapitre III 33

III.5) Structure en portique


Le calcul des sollicitations de cette structure s’effectue principalement par deux
approches tel que
1)- Des méthodes exactes qui font appellent a
 La résistance des matériaux (R.D.M)
 Le calcul numérique (M.E.F)
2)- Des méthodes approchées : qui sont développés par plusieurs auteurs tel que:
 MUTO }
 FUENTES } pour les charges horizontales
 BOWMAN }
 Méthode forfaitaire } pour les charges verticales
 Méthode de caquot }

Et d’autre part , dont les hypothèse varient généralement dans le but d’évaluer
 1) la rigidité de niveau afin de déterminer l’effet tranchant dans les portiques et les
poteaux
 2) la position du point d’inflexion z afin de déterminer les moments fléchissant dans
les poteaux et les poutres
Nous développerons ici l’une des méthodes approchées les plus connue qui est celle de
[MUTO].

III.5.1) Méthode de MUTO (charge horizontale)


La méthode de MUTO est une méthode approchée qui nous permet d’agir sur deux
niveaux distinct et dépendant qui est :
Premièrement  :de distribuer les efforts tranchants dans les niveaux proportionnels aux
rigidités des portiques
Deuxièmement  :et de déduire les moments fléchissant dans les poteaux et les poutres
Le calcul et résumé ici dans les étapes suivantes :

Premier Étape de calcul


Dans cette première partie nous allons procéder a une distribution de l’effort tranchant
global «   K  » a tous les niveaux proportionnellement aux rigidité des portiques.

1)- Calcul des rigidités de niveau


Chapitre III 34

 a)- Rigidité relative de niveau

 jX / Y   R jx / y

 b)- Rigidité d’un portique a « m » poteaux au niveau « j »


12 E m
R j(x / y)   ai K pot
h 2j i 1

 c)- Coefficient de correction « aj »

Étages courant Rez de chaussez

K1 K2 K1 K1 K2 K1
Kpot Kpot
K3 K4 K2 Kpot Kpot

K 
 Ki K 
K1  K 2
K 
K1  K 2
K 
K1
2 K pot 2 K pot K pot K pot

K K  0.5
a EC  a RDC 
2 K 2 K

 d)- Raideur des poteaux et des poutres


I poteau I poutre
K poteau  , K poutre 
h L
* h : hauteur du poteau
* l : portée de la poutre
*I : indice de l’élément considéré

2)- Calcul de l’effort tranchant de niveau « j »


m
K ( x / y)   F j(x / y)
j k

3)- Répartition des efforts tranchant par étage aux différents portiques
 portiques transversaux
Chapitre III 35

R tjy R tjy
T jyt   jy   jy X tj  E Gx
 jy  j

 portiques longitudinaux
R tjx R tjx
T jxt   jx   jx Y jL  EGY
 jx  j

*  j  :Rigidité a la torsion

X j
t
*  L Coordonnées des portiques par rapport au centre de torsion

Y j
 EGX
* Coordonnées de l’excentricité adoptée
 EGY

a) calcul de la Rigidité a la torsion  j  :


 R tjy [ X tj ] 2 R
L
 j  jx
[Y jL ] 2


X j
t
 L Coordonnées des portiques par rapport au centre de torsion

Y j

b) Calcul de l’excentricité E  EGX , EGY 

 EGX  X G  X C

 EGY  YG  YC
 C ( X C , YC ); coordonné du centre de torsion
 G ( X G , YG ); Coordonné du centre de gravité

c) Calcul du centre de torsion Cj(X,Y) de l’étage « j »


X C j 
 R Tjy Xj
  jY

 Y   R jX Yj
T

 Cj  jX

X j 
   Coordonnées des portiques dans un repère donné.
Yj 
Chapitre III 36

d) calcul du centre de gravité G (XG,YG)


X G 
 M i X Gi


Mi
Y   M iYGi
 G
 Mi

Deuxième étapes de calcul


Dans cette partie nous allons déterminé les sollicitations dans les portique due a
l’effort tranchant « Tj »

1)- Calcul des efforts tranchant « tj » de niveau  j revenant a chaque poteau

ai K p j
tj  Tj
 ai K p j
2)- Détermination de position d’inflexion « z »

Avec : Z=YH et Y= Y0+Y1+Y2+Y3

Y0 :coefficient fonction de la rigidité moyenne


Y1 : coefficient fonction de  1
K1  K 2
1  K1 K2
K3  K 4

K3 K4

Y3 ,Y4 , : Coefficient fonction de


h hi
2  S , 3 
h h

hS
h

hi
3)- Calcul des moments en tête des poteaux
 M inf  t j z

M Sup  t j (h  z )
Chapitre III 37

4)- Calcul des moments dans les poutres

 Conditions d’équilibres : Mn

Mg+Md=MS+MN Mg Md
Kg Kd

Ms
D’où :

 Kg
 Mg   Ms  Mn
Kg  Kd
(1)  Kd
Md   Ms  Mn 
 Kg  Kd
Mn
( 2)  Mg  ( Mn  Ms)
Mg

Ms
5)- Moment en travée des poutres.

M i 1, g  M i , d
Mt  Md,i
2

Mt

Mg,i-1

6)- Effort tranchant dans les poutres :

( M i , d  M i 1, d )
T  Mi-1,g Mi,d
li 1
li-1

7)- Effort normaux dans les poteaux


NCum=NSup+NCal
Avec :
N CAL  Td  Tg
Tg Td
Chapitre III 38

III.5.2 ) Étude sous charges verticales


Les charges agissant sur un élément porteur sont celles qui :
- Agissant directement sur lui.
- Ou lui sont transmises par les éléments qu’il supporte.
Ainsi l’évaluation des charges verticales agissant sur les éléments porteurs s’avère
nécessaire afin d’établir une appréciation réelle des efforts repris par c’est même éléments et
donc les ferraillé en conséquences.

III.5.3) Méthode de calcul


Les poutres à calculer sont généralement de section rectangulaire ou en Té. Elles se
raccordent continûment aux poteaux aux poutres ou à d’autre murs de refends, le calcul qui
doit tenir compte de ces continuités est mené comme le calcul des poutres continues sur
appuis multiples.
L’une des méthodes les plus connue pour traité ce problème est la méthode « des trois
moments » qui n’est cependant pas représentatif du comportement réelle de cette poutre.
Ainsi deux méthodes «simplifier » sont conçues pour palier aux inconvénients de cette
méthode
1)- La Méthode forfaitaire
2)- Méthode de Caquot.
Appliqué toutes deux aux état limite ultime et de service.

III.5.4) Méthode forfaitaire


a) Domaine d’application
Applicable pour les planchers a charge d’exploitation modéré dont les portée
successive sont dans un rapport de 0.8 à 1.25

b) Principe de la méthode
Elle consiste a évaluer les moments en travée « Mt » et les moment sur appuis « Ma »
a partir d’une fraction forfaitaire  du moment maximum M0 de la travée isostatique tel
que :
M=  M0
c) Application de la méthode
Les valeurs Mt , Mg ,Md ,doivent vérifier les conditions suivantes :
 Mg  Md 
1)- Mt  Max1.05M 0 , (1  0.3 ) M 0    .
 2 
Chapitre III 39

 M 
2)- Mt  (1  0.3 ) 0  Dans une travée intermédiaire
 2 
 M 
Mt  (1,2  0.3 ) 0  Dans une travée de rive
 2 

3)- La valeur absolue du moment sur appuis est :

6M0 0.5M0 0.5M0

0.5M0 0.4M0 0.4 M0 0.5M0

III.5.5) Méthode de Caquot


a) Domaine d’application
Elle s’applique essentiellement aux planchers des «constructions industriel » et aux
planchers a charges d’exploitation modéré dont :
 Les moments d’inertie transversaux sont variables et,
L’amortissement des efforts du chargement des travées successive est

important par rapport a celle prévue par la continuité théorique
remarque
la méthode de Caquot initialement développé pour les poutres non solidaire des
poteaux a été étendu au calcul des poutres solidaire des poteaux qui les supporte.

b) Principe de la méthode des poutres continue solidaire


la méthode de Caquot consiste à déterminer les moment maximum Est ,Ouest, et sud
de chaque nœud du portique en tenant compte que des chargements de travées de part et
d’autre de l’appuis considère et de la résistance offerte par les tronçons supérieur et inférieur
du nœud pris en compte.

C)- Exposé de la méthode


Chapitre III 40

On détache de chaque coté des appuis des travées fictives de longueur Lw’ et Le’. De
même on détache au-dessus et au-dessous de chaque appuis des tronçons fictifs de hauteurs
hn’ et hs’

Poteaux
Poutre

hn Lw Le

Nœud de rive « i »

hs

*pour une travée intermédiaire


 Lw'  0.8 Lw

 Le'  0.8 Le
*pour une travée de rive
- le nœud considéré est de rive

 Lw'  0.8 Lw

 Le'  0.8 Le
- le nœud considéré est voisin du nœud de rive

 Lw'  g1Lw

 Le'  g1Le
avec :

.0.8 Si Ksi  Kni  1.5Kei



g1   Ks  Kn
 1  7.5Ke Si Ksi  Kni 1.5Kei

avec
Iw Ie In Is
Kw= Kw  , Ke  , Kn  , Ks 
Lw' Le' hn' hs'

* Iw, Ie Moment d’inertie des poutres.


* In, Is Moment d’inertie des poteaux.
Chapitre III 41

Et
 hn'  0.0
 Pour les nœud du même étage
hs '  0.9hs
hn '  0.9hn
 Pour les nœuds de l’avant dernière étage
 hs '  0.8hs
hn '  0.8hn
 Pour les nœuds des autres étages
 hs '  0.8hs
d)- calcul des moments aux nus des appuis
 travée intermédiaire
 qw  l ' w2
 Mw'   lw'  Kw0 Pw
 8 .5

 Me'  qe  l ' e2
 le'  Ke 0 Pe

 8 . 5

* qw ;qe : Chargement uniforme K (0e, w)  x( x  1)( x  2) / 2.125

a( e, w)
* Pw,Pe : Charge concentré x( E , w) 
L'( e, w)

 Moment dans les sections dangereuses (nu des appuis)


 Kw Kw
 Mw  Me '  Mw ' (1 
 D D)

 Me  Mw' Ke Ke
 Me' (1  )

 D D

 Ks
 Ms  ( Me' Mw' ) D
 Kn
Mn  ( Me' Mw' )
 D
avec :
D=Ke+Kw+Kn+Ks

 Travée de rive sans consol

Il suffit de prendre Kw  0.0 ou Ke'  0.0 (Selon le cas)


Chapitre III 42

Et Mw  0.0 ou Me'  0.0 (Selon le cas)

 Travée de rive avec consol

Il est étudier en faisant K(w,e)=0 (selon le cas) et on substituant la valeur des


moments M’(w,e) par le moment isostatique de la consol au nu de l’appui « i » considéré
soit : M0i(w,e).

 Travée unique
I I ( s,n)
On pose K K ( s , n) 
L h'( s , n )

qL2
Et M '  L  KP
8.5
- q : Charge uniforme
- P : Charge ponctuelle appliqué a une distance « a » du nu de l’appuis considéré
- K : Une valeur calculé par l’échelle fonctionnelle en fonction de « a/L »

a
K =x(x-1)(x-2)/2.125 avec x
L'

 Moment dans les sections dangereuse

M ' ( Ks  Kn)
M 
K  1.56( Ks  Kn)

 M ' Ks
 Ms  K  1.56( Ks  Kn)
 M ' Kn
Mn 
 K  1.56( Ks  Kn)

e) Calcul des efforts tranchant


Dans le calcul de plusieurs travée les efforts tranchant d’appui sont calculées par la
méthode générale applicable aux poutre continue, en faisant état des moments d continuité
soit ;
Chapitre III 43

Mi-1,e Mi,w
L

 M i 1,e  M i , w qL
Ti 1,e  
L 2
 M i 1,e  M i , w qL
Ti 1, w  
 L 2

f) Calcul des efforts normaux dans les poteaux

 Ni  Ti ,e  Ti , w

Ti ,e , Ti , w pris avec leur signe

NCUM=NCal+NSUP
Avec :
N  0 Compressio n

 N 0 Traction

III.6) Structure contreventée par voiles


Lorsqu’on a un programme de réalisation de logement assez important ou que la
structure a étudier à un élancement important dépassant la hauteur réglementaire ; alors on
utilise dans la conception des bâtiments, ces structures en voiles et ceci pour des raisons
d’exécution, d’économie ou encore pour des raison de stabilité.

Couloir

couloir

[refend]
Murs
en voiles

Ce genre de structure est constitué par des éléments en béton ou en maçonnerie qui
fonctionnent comme des consoles encastre à leur base sur des fondations.
Chapitre III 44

Il est rare que les voiles soient pleins car l’utilisation des locaux nous impose des
ouvertures généralement superposées. Ceci nous conduit a étudié des voiles a une ou plusieurs
files d’ouvertures.

On constate aussi que la dimension des ouvertures est importante car elle détermine le
type de structure que l’on aura à traiter.

Ainsi lorsque les ouvertures sont petites le voiles pourra être considéré comme plein
alors que, lorsqu’elles sont grande, on retrouve les structures portiques.

En dehors des cas extrêmes on applique dans le cas des ouvertures superposées une
méthode exposé par Mer « Albiges et Goulet ».

III.6.1)Distribution des efforts horizontal entre les divers refends


Il existe deux type de refends

 Système isostatique

 Système Hyperstatique

a) Système isostatique
- 1er cas : 2 refends parallèles

a b
 H b
 R1  2
R1 R2 = R1 H R2  
H a
R2 
 2

-2eme cas : 3 Refends non concourant et non parallèle

(2)
(B)

 A
 R1  H a
 B
(3) R2  H
 b
 R3  H C
 c
Chapitre III 45

-3eme cas : 3 Refends disposé en U

(1)
R3

 R1  H

L  R 2   R3  H d

 l
(2)

R2

.d
R1 H

Remarque
Dans le cas d’un système isostatique ,la distribution de la résultante de l’action horizontal est
indépendante des inerties respective des éléments de contreventements

b) Système Hyperstatique
On simplifie l’étude de ces systèmes on posant les hypothèses qui suivent.
 1-les planchers sont indéformables
 2-les refends sont parfaitement encastré a leur base
 3- l’inertie des refends est constante

I ) Refends pleins
1er : refends parallèle, cas général

I1 I2 I3 I4

.x1 x2 x3  xi
Chapitre III 46

R1 R2 R3  Ri

o d H

Puisque la résultante des efforts extérieur ne coïncide pas avec le centre de torsion
mais avec le centre de masse, donc il y aura création d’1 moment de torsion et la résultante se
décompose en deux efforts :

1)- effort du a la torsion

2)- Effort du a la rotation


a) Effet de la translation :
HI i
R'i 
 Ii
b) Effet de la torsion :

HI d
R"  i


i

avec :

 I i xi 2  : inertie polaire
* o : Centre des inerties de refends
* Ii : Inertie des refends (i)
* Xi : Abscisse du refend
* Ki : Effort de ce refend
*D : Abscisse de la résultante H

Et donc :

Ri  Ri ' Ri "  HI i

2eme Cas :Pignon refend de faible inertie

(1) (2) (3)

pignons
Chapitre III 47

plein

d H

I 0 I i
n
 Ri  H (1)
0
Équation d’équilibre n
 Ri xi  Hd ( 2)
 1

D’autre part l’effort que subit un refend (i) peut s’écrire :

Ri  KI i xi (3)

K : étant un coefficient de proportionnalité

(3) dans (2) on obtient


Hd
K  n
 Iixi2
1

 HdI i xi
 Ri  n pour les refends de 1a n


 I i xi2
1
 n
d’où 
d  I i xi
 n
 R0  H   Ri  H (1  n 1 ) pour le pignon o


1
 Ii xi2

Remarque
1)- Si les inertie des refends sont égaux tellque
I1=I2=…..Ii-1=Ii alors les espaces précédents s’écrivent :
Chapitre III 48

 Hdxi
 Ri  n


 xi 2
1
 n
 d  xi

 R0  H (1  n 1 )

  xi 2
n

3eme cas : Bâtiment comportant une cage à une de ses extrémité ,la rigidité des autres
Murs étant considéré comme négligeable

I4

Xo
II.) I2
B I1 Yo

I3
A
d H

o : le centre de gravité des inerties de refends tel que

 I2
 X 0  a
I1  I 2
 Mi / o  0   I
 Yo  b 4
 I3  I 4

R4’
e1

e2
e1
R3’
e3
R2+R2’ d R1+R1’
H

Sous l’effet de H il y une déformation qui se décompose en 2 déformations


1)- Déformation de translation [refend // a l’effort]
Chapitre III 49

2)- Déformation de rotation [tout les refends}


a)- l’effet de translation.
H  I1 H I2
R1'  et R 2' 
I1  I 2 I1  I 2
b)- effet de rotation

(1) Ri ' '  KI i ei


( 2)  M / 0  0.0   Ri  xi  Hd
e1 e2 e3 e4
(3)   
xo a  xo yo b  yo

On remplace (3) dans (1)  Ri’=fct(e1)=fct(R1’’)

(4) Ri’’=fct(R1’’)
On remplace (4) dans (2)  R1’’=fct(H,d,xo,yo,b,a)
D’ou les valeurs de R2’’,R3’’,R4’’

 R1  R '1  R1' '


 R 2  R 2' R 2' '

Ainsi 
 R3  R3' '

 R 4  R 4' '

 H  Ii H  I1 I1  I 2
 R1  I1  I 2  Kx0 I1  I1  I 2  Ka I1  I 2
 H  Ii H  I2 I1  I 2
R2   K (a  x0 ) I 2   Ka
 I1  I 2 I1  I 2 I1  I 2
 I3 I 4
 R3  0  K  Yo  I 4  0  K  b
 I3  I4
 I3 I4
 R 4  0  K  (b  Yo )  I 4  0  K  b I 3  I 4   R3

on simplifie en posant

I1  I 2 I1  I 2
 et 
I1  I 2 I1  I 2

H d
M /o  0  K
a   b2 
2
Chapitre III 50

on déduit
  
  

R1  H   d 
  I2 b2  
  a  
  a  
  
  
   d 
R2  H  
 I 1 b2 
 a  
  a  
  
  
  Hd 
 R 3   R 4 
 a2  
 b   

  b  

II ) Refends Ajourées.
II.1) refend à une seul file d’ouvertures
La superposition des ouvertures crée un affaiblissement dans le plan vertical qui
modifie la répartition des efforts verticaux dans la totalité du ferend ce qui est incompatible
avec l’hypothèse du voile indéformable
On considère donc un ensemble de deux demi-refend de largeur égale relier par des
éléments horizontaux (linteaux) encastre à leur extrémité :

avant déformation

Après défomation y’’

D1
A1
B1
C1
h
F
Chapitre III 51

F
l
b
l

Hypothèses
a- plancher indéformable ( AB avant déformation = AB après déformation)
b- les sections reste plane après déformation.
Le linteaux subit une déformation aux point « o » tel que deux efforts « F » égaux et
opposées sont crée avec une flèche
 b3 
F  
 h
 2 
3Ei 2

d’ou
E  i  h
F  12
b3

* i  : inertie du linteau
* F : effort tranchant dans le linteaux

Le moment du linteau en C1 et D1 est


b E  i  h
Mc1  F 6
2 b2
Avec :
h  (b  l ) y A '
D’où :
E  i  (l  b)
Mc1  6  yA '
b2

Le moment par rapport à la fibre neutre du demi-refend est :


F (l  b) E  i  h  (l  b)
MA1  6
2 b3
En remplacement h  (b  l ) y A '
Chapitre III 52

On a
E  i  (l  b) 2
MA1  6 yA '
b3

MA1 est le moment du au linteau a chaque niveau exprimé en fonction de la rotation


du demi - refend a ce niveau.
On peut donc écrire le moment a chaque niveau en partant du haut du refend de la
façon suivante :

Si
P : charge horizontal concentré a chaque niveau
I : inertie de chaque demi- refend
.a : hauteur d’étage

On a
M B1  P.a  MA1  P.a  K . y ' A

avec
E.i.(l  b)
K 6
b3
a Pa 2 a
MB   Ky ' A  y '  y ' A '  y ' B '
EI EI EI
d’où
Pa 2 a
y ' A  y 'B   Ky ' A et y’B=fct(y’A)
2 EI EI
même chose pour C :
M C  ( 2 P.a  P.a )  K ( y ' A  y 'B )

P.a 2 a. a
y ' B  y 'C 2  P.a  K ( y ' A  y 'B )
2 EI EI EI
d’ou
y 'C  fct ( y 'B )  fct ( y ' A )

On calcul de proche en proche la rotation de chaque niveau en fonction de y’ A que l’on


déterminera en écrivant que :
Chapitre III 53

. y’RDC=fct(y’A)=0
On peut donc écrire cette formulation de manière générale tel que :
a a2 a
y 'n 1  y 'n  M n 1  Tn 1  K ( y '1  y '2 ....  yn 1 ' )
EI 2 EI EI

et le moment a l’étage « n »

M n  M n 1  Tn 1a  K ( y '1  y '2 ...  y 'n 1 )

de façon générale

a a2
y '  y ' moment consol en n  1  effort tranchant en n  1
a EI 2 EI
 K ( y '1  y '2 ...  y 'n 1 )
EI
et la valeur du moment a l’étage « n »

M n  M n 1  Tn 1a  K ( y'1  y'2 ...  y'n 1 )


Tn-1  :Effort tranchant en n-1
Mn-1 : Moment de consol en n-1
E.i (l  b) 2
K 6
b3
.i : Inertie du linteau
I : Inertie du demi-refend

II.2) Mur de refend a plusieurs files d’ouvertures


Le problème sera traité de la même manière que pour 1 seul files d’ouvertures on
obtient dans le cas du refend II le moment de correction du aux forces F1 et F2 est

F1(a  L1) F 2(a  L 2)


M 
2 2
12 E.i.h1
Avec : F1 
a3
12 E.i.h1
F2 
b3
Chapitre III 54

Et : hi  fct ( y ' )  Fi  fct ( y ' )  M i  fct ( y ' )

L’égalité des déplacements et des rotations a tous les étages de hauteurs h ,imposé le
partage de la somme des moments de correction d’un même niveau proportionnelle aux
inertie des refends d’ou la possibilité de déterminer les moments dans chaque refend en
fonction de la rotation de l’étage considère.
On calcul par récurrence la rotation du mur d’inertie  I a un niveau quelconque en
partant par le sommet :

h2
   K   K ' ( y ' y ' )
h h
y 'n 1  y 'n  M n 1  Tn 1
 EI  2 EI EI

De même la valeur du moment d’étage sera donnée par l’expression :

M n  M n 1  Tn 1h   K '( y '1  y '2 ... y 'n 1 )   K ( y '1  y '2 ... y 'n 1 )

* M n-1= Moment de consol n-1 (sous l’effet extérieur total)


* T n-1 = Effort tranchant en n-1 (sous l’effet extérieur total)
* M n = Moment corrigé au-dessus linteau de rang n

 3Ei
K  (l1  2a  l 2)(a  l1)
 1
a 3
avec : 
3Ei
 K '1  3 (l1  2a  l 2)(a  l 2)
 a

 3Ei
 K 2  a3 (l 2  2b  l 3)(b  l 2)
 3Ei
 K '2  3 (l 2  2b  l 3)(b  l 3)
 a

Remarque
la prise en compte de l’effort normal N
Chapitre III 55

II.3 ) Notion d’inertie équivalante


On appelle inertie équivalente Ie d’un refend l’inertie d’un refend plein fictif qui
,soumis au même efforts horizontaux To présenterait a son sommet une flèche égale a celle
d’un refend avec ouverture .
a) refend a une seul file d’ouvertures
la flèche du refend plein fictif est :
11 T1H 3
f1  .
60 EI e
La flèche du refend avec ouverture est : H

T1
2mc T1.H 3
  0 ( ,  ) 11 T1H 3
f2   
I1  I 2 EI 2 60 EI

avec : f1=f2
I
Ie 
et 60 2mc   0 ( ,   0) 2a
. . 1
11 I 0 2

2C

avec

I0 =I1+I2
M : moment statique du au retard du refend par rapport au centre de gravité de l’ensemble :

2c
m
1 1

1  2
1 ,  2 : aires des parties pleines
I = I1+I2+2cm
I1, I2 : moment d’inertie des parties pleines par rapport à leur centre de gravité
2 (2   2) sh 2
 0 ( ,   0)    3
3  3
ch  ch
  : d° de monolithisme

E' I i C
 z 3 . . . 3
E I1  I 2 m a H

*E  :Module d’élasticité du linteau


*E’ :module d’élasticité du refend
*i :inertie du linteau
Chapitre III 56

*H :hauteur d’étage
*Z : hauteur du bâtiment

b) refend à plusieurs files d’ouvertures

2a1 2a2 2a3

2C1 2C2 2C3

I
Ie 
60 I  0 ( , )
  1
11 I 0 2
avec :

* I 0   Ii
6E '  i1C12 i2C22 i3C32 
*Z   3  3  3 ...
E ( I i ) H  a1 a2 a3 

Exemple

Soit deux refend sollicité par un effort horizontal appliqué a chaque niveau de 3t la
hauteur d’étage a=3m ; HTot=12m

Demi-refend linteau

. a = 3.00 m i =0.0072 m4

.l =7.20 m b =0.6 m

. b =1.6 m h =0.4

. E =2.106 t/m2

Résolution

E.i (l  b) 2
K 6 =1.62.106
b3
0.4.7.2.103
EI=2.106. = 25 106
12
12m
Chapitre III 57

a 3
 I II
EI 25.106
a2 9

EI 25.106
K .a 1,62.106.3
 7,2 1,6 7,2
EI 25.106

A
6
M B  P.a  K . y 'a  9  1,62.10 y ' A
pour déterminer Mc il faut écrire B
Pa2
a 27
y ' A  y 'B   Ky ' A = y 'B   0.192 y ' A C
2 EI EI 25.106
 y’B=1.92y’A-0.54.10-6 D
d’où
M C  ( P.a  2 P.a )  K ( y ' A  y 'B ) E

Mc=27,88-3,55.106 .y’A.

Pour déterminer MD il faut trouver y’C

y’C=1,.612y’A-2,8.10-6
MD=59,4 –6.15.106 .y’A.

Pour déterminer ME il faut y’D=0

y’D=2,347y’A-8,35.10-6=0  y’A=3,55.10-6
ME=109 –9,95.106.y’A.

M A  0
 M  9  1,62.106 (3,55.10 6 )  15,27 t/m
 B
6 6
 M C  27  3,55.10 (3,55.10 )  15,27 t/m
 M  59,4  6,15.106 (3,55.10 6 )  37,567 t/m
 D
 M E  109  9,95.106 (3,55.10 6 )  73,67 t/m

 Moment exterieur  3(3  6  9  12)  90 t/m



Moment int erieur  73,67 t/m

Remarque
l’effet de l’effort normal est négligeable pour des bâtiments de faible hauteur (10niveau)
Chapitre III 58

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