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Université Hassan II de Casablanca

Faculté des Sciences et Techniques


Département de Génie Electrique
Filière d’Ingénieurs.: G. E. T.

Module: Association Convertisseurs-Machines,

Chapitre: Association Convertisseur –Machine à Courant Continu (MCC).

Références bibliographiques:
L’électronique de puissance, de G. Séguier, Dunod,
Des notes de cours et Cours de Génie Electriques de C. François, Ellipses

Pr. Elm. KHEDDIOUI


Table de matières. GET

I. Machine à Courant Continu, comportement électrique et mécanique.


1) Expressions du couple électromagnétique d’une MMC.
2) Expressions de la vitesse de rotation d’une MCC.
3) Expression du couple utile d’une MCC.
4) Bilan de puissance en moteur et rendement.
5) Le moteur à flux constant en régime établi.
a. Caractéristiques électromécaniques.
b. Caractéristiques mécaniques.
6) Fonctionnement en génératrice.
a. Modèle électrique équivalent de l’induit en régime établi.
b. Caractéristique à vide.
c. Caractéristique en charge.
7) Identification de la plaque signalétique.
8) Remarque et Conclusion.
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Table de matières. GET

II. Marche industrielle de la MCC.


1) Procédés de démarrage.
a) Démarrage rapide.
b) Démarrage par action sur la résistance R.
2) Freinage de la MCC.
a) Principe.
b) Freinage rhéostatique.
c) Freinage par récupération d’énergie.
d) Freinage à vitesse constante.
3) Principe et procédés de réglage de vitesse
a) Action sur la résistance R.
b) Action sur le flux Ф.
c) Action sur la tension électrique d’alimentation de.
i. Loi de vitesse par action sur la tension d'induit U.
ii. Réalisation de la tension continue variable.
iii. Caractéristique de vitesse à vide.
iv. Caractéristiques en charge à flux constant.
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Table de matières. GET

III. Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles.


1) Montages alimentés en monophasé.
2) Montages de faible ou moyenne puissance alimentés en triphasé.
3) Montages de forte puissance alimentés en triphasé.

IV. Association de la MCC avec les Variateurs de vitesse réversibles.


1) Remarques préliminaires.
2) Montage à inversion du courant inducteur
3) Montage à inversion du courant d'induit.
4) Montage réversible «tête-bêche››.
a) Montage avec courant de circulation.

b) Montages sans courant de circulation.

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MCC, comportement électrique et mécanique. GET

Introduction.
Une machine est dite à courant continu lorsque les grandeurs électriques sont
unidirectionnelles.
Ceci conduit à autant de types de machines comme la machine à excitation indépendante,
série et parallèle (shunt).
Les machines les plus utilisées sont les machines à excitation indépendante, série et les
moteurs universels qui sont des moteurs à excitation série pouvant être alimentés en courant
continu ou en courant alternatif.

Le MCC présente toutes les qualités


nécessaires pour fonctionner à vitesse
variable, à condition de régler sa
vitesse par la tension d’alimentation
de l'induit.

Après avoir rappelé les principales


propriétés de ce moteur et ses
caractéristiques lorsqu'on l'alimente à
tension variable, nous verrons les
redresseurs retenus pour obtenir cette
tension.
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Expressions du couple électromagnétique.. GET

Si Id est le courant fourni à l'induit et s’il y a 2a voies en parallèle,


il passe alors dans les conducteurs Id .
2a
Si de plus, l'induction dans l’entrefer est radiale,
Bmoy I d L
la force tangentielle moyenne par conducteur est donc:
2a
où Bmoy étant l'induction moyenne sous chaque pôle et par L la longueur utile de l'induit.

n est le nombre de conducteurs portés par l'induit et D étant son diamètre D,


Id D
Alors le couple électromagnétique a pour expression: C  nBmoy L
2a 2

Le flux utile Ф de chacun des 2p pôles inducteurs est le produit de Bmoy par la surface de
DL 2 p  1 p 
l'induit par pôle:   Bmoy , donc Bmoy  . Il vient alors C   n  I d
2p DL  2 a 

Pour une machine donnée, le couple est proportionnel au flux inducteur Ф et au courant Id
absorbé par l'induit. Si l'on veut inverser le couple, il faut inverser le flux Ф ou le courant Id. Il
s’agit d’une fondamentale constatation.

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Expressions de la vitesse de rotation.. GET

Du couple on peut passer à la puissance électromagnétique, produit du courant Id par la force


p
électromotrice E: EI d  C.2 N  p n N  I d donc E  n N  .
a a
Or la force électromotrice est égale à la tension Ud d'alimentation de l’induit diminuée de la

chute de tension dans la résistance de celui-ci et de la chute de tension eB, aux contacts
p
balais-collecteur, soit E  nN  U d  RI d  eB 
a
U d  RI d  eB 
D'où l’expression de la vitesse de rotation: N .
p
n
a
La chute de tension RI d  eB  étant faible devant Ud, la vitesse est donc proportionnelle à la

tension d’alimentation et inversement proportionnelle au flux.

Pour inverser la vitesse, il faut inverser soit la tension soit le flux

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Expression du couple utile. GET

En réalité, le couple utile Cu (ou couple moteur Cm) dont on dispose sur l'arbre du moteur est

très légèrement inferieur au couple électromagnétique Cem, Cu  Cem  C p.

Le couple de pertes Cp est dû aux pertes ferromagnétiques dans le rotor (hystérésis et

courants de Foucault), d’une part, et aux pertes mécaniques causées par les frottements aux

paliers et aux contacts balais-collecteur, ventilation, d’autre part.

Il se déduit d’un essai à vide en se basant sur la relation C p  KI 0 .

Effectivement si C r  Cu  0 alors C p  Cem .

Comme sa valeur est très faible devant Cem, on peut souvent la négliger, ce qui conduit

finalement à: Cu  KI  I 0   KI .

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Bilan de puissance en moteur et rendement. GET

La figure ci après illustre la distribution en puissance dans une MCC fonctionnant en moteur.

Pu
Le rendement en moteur est défini par:  
Pu  Pexe .

avec Pexe. est la puissance absorbée par l'inducteur (sauf aimant permanent).

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Le moteur à flux constant en régime établi. GET

On suppose que La machine est à aimant permanent ou à courant d’excitation constant . Par

conséquent, le flux Ф est considéré comme constant et les relations précédentes se

simplifient: E  K e  et Cem  K c I , avec K e  K c  K .

Ke et Kc sont respectivement la constante de f.c.é.m. (Vs/ rad) et de couple (Nm/ A). Ces deux

constantes s'expriment par le même nombre à condition d'utiliser les unités précédentes.

Dans les documentations constructeurs, Ke est souvent donnée en V/(1000 tr/min).

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Le moteur à flux constant en régime établi. GET

Caractéristiques électromécaniques.

Il s’agit des caractéristiques   f (I ) , Cem  g (I ) et Cu  h(I ) .

U  E  RI U  RI RI
      0 
E  K e  Ke Ke

U
0  est pratiquement la vitesse du moteur à vide. A vide, il ne faut surtout pas couper le
Ke
flux lorsque l'induit est sous tension car la machine peut s’emballer   0  K e  0    

On a vu dans les paragraphes précédents que: Cem  K c .I et Cu  K c .I  I 0 

Des surintensités occasionnelles ( I  I n ) sont admissibles. Leurs valeurs dépendent de la


durée et de la fréquence des surcharges.

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Le moteur à flux constant en régime établi. GET

Caractéristiques
. mécaniques.

C’est la principale caractéristique de fonctionnement du Moteur à courant continu.

On a Ke avec K e  K c
I  0   
R

et en supposant Cu  K c I  I 0   K c I

Ke Kc
il vient alors . Cu   0   
R

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Fonctionnement en génératrice. GET

La MCC est un convertisseur électromécanique réversible. Si on fait tourner le rotor


tout en alimentant l’inducteur, une f.é.m. induite apparaît à ses bornes et la
machine transforme l'énergie mécanique en énergie électrique (génératrice).
Actuellement, on obtient du courant continu à partir de sources de courant
alternatif associées à des redresseurs.
Les MCC sont donc essentiellement utilisées en moteur. Cependant, lors des phases
de freinage, il arrive qu'une MCC fonctionne en génératrice.

Modèle électrique équivalent de l’induit en régime établi.

Il s’agit d’une modélisation qui cesse d’être valable en dehors du régime établi.

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Fonctionnement en génératrice. GET

Caractéristique à vide à vitesse constante.

A Ie donné, la f.é.m. E est proportionnelle à la vitesse . On peut relever la caractéristique à


vitesse quelconque 1 et ramener E à la vitesse voulue 2 vue que: K e  E1  E2
1 2

Cette caractéristique est valable aussi bien en moteur qu'en génératrice. Elle montre que la
zone utile de fonctionnement d'une machine se situe au voisinage de A. Sous le point A, la
machine est sous-utilisée et après le point B, les possibilités de la machine n'évoluent plus
mais les pertes par effet Joule dans l'inducteur (Pexc.) augmentent puisque Ie augmente.

Caractéristique en charge à vitesse .


En faisant débiter la génératrice dans un rhéostat de charge et en ne touchant pas au
rhéostat d'excitation Rh. La résistance du bobinage provoque une légère chute de tension
ohmique: U=E-RI. Si on tenait compte de la réaction d'induit, on aurait une chute de tension
supplémentaire .

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Remarques générales et Conclusions. GET

Du le début du siècle jusqu’aux années 70 du siècle dernier, il existait une solution


et une seule au problème de la vitesse variable: le moteur à courant continu. On
utilisait le moteur à excitation séparée. Ce type de moteur permet de fournir le
couple nominal à n'importe quelle vitesse soit en fixant la tension U d'alimentation,
U
l’utilisateur impose la vitesse  , (la résistance de l'induit), soit la charge
K
impose le couple à fournir, donc le courant I absorbé par l'induit.
Ce moteur peut changer de sens de rotation: il suffit d'inverser U ou Ф. Il suffit de
permuter les polarités de la tension d'alimentation de l'induit ou de l'inducteur.
Ce moteur ne peut pas démarrer sous sa tension nominale (sauf moteur de faible
puissance), il faut limiter la tension au moment du démarrage, sinon le courant
U E U
absorbé serait excessif. En effet I mais au démarrage (E=0) donc Id 
R R

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Remarques générales et Conclusions. GET

Le point sensible de cette machine est son collecteur qui lui interdit des vitesses élevées (plus
de 3000 tr/mn pour des moteurs de puissance moyenne), des tensions d'alimentation
élevées (U<1500 V) (isolement entre lames) et des très fortes puissances (plus de 1 MW).

Sa présence nécessite un entretien suivi et empêche l'emploi dans les atmosphères


explosives.

Pour ces raisons, on les remplace de plus en plus par des moteurs à courant alternatif
alimentés par des convertisseurs électroniques, réalisant ainsi des équivalents fonctionnels
de la machine à courant continu (moteurs asynchrones à commande vectorielle, moteurs
synchrones autopilotés, ...) avec des performances techniques et économiques supérieures
(compacité, durée de vie).

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Remarques générales et Conclusions. GET

Les machines à courant continu restent néanmoins utilisées, principalement lorsque:


 l'on ne dispose que d'une source d'énergie électrique en continu (véhicules, ...);
 une précision élevée en vitesse ou en positionnement est requise (robotique, ...),
 l'on veut réaliser simplement la commande de U et Ф (donc de  et C)
 l'on a besoin d'un couple élevé à l'arrêt.

Il n'y a pas lieu d'envisager la disparition de ces machines, en dehors du domaine des fortes
puissances et de la production d'énergie électrique. Le secteur de la construction automobile
devrait rester, pour un certain nombre d'années encore, un grand consommateur de ce type
de machines.

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Identification de la plaque signalétique. GET

Elle porte en particulier les caractéristiques nominales de la machine correspondant


au fonctionnement normal de la machine que l'on peut obtenir avec un service
continu.

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Marche industrielle de la Machine à Courant Continu. GET

Les fondements.
Procédés de démarrage.
Freinage de la MCC.
Principe et procédés de réglage de vitesse

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Procédés de démarrage. GET

Procédure de démarrage rapide.

Pour démarrer rapidement le groupe moteur-machine


entraînée et l'amener à la vitesse 1:
il faut en permanence que I=Imax.
On applique directement U=Ud au démarrage, puis on
augmente U au fur et à mesure que  croît, de façon à
satisfaire à tout instant: U  E  RI max  K   RI max
Arrivé à la vitesse 1 (tension U'1), on réduit légèrement U
pour passer à U1 qui, en régime établi, donne la vitesse 1
désirée.
Si l'on procède ainsi, on arrive à la vitesse 1 avec un groupe en phase d'accélération et on
dépasse la vitesse désirée, avant d'y revenir par réduction de U.

La plupart des variateurs de vitesse comportent deux boucles de régulation en cascade. Une
boucle de vitesse attaquée par l'écart (1-) entre la consigne et la vitesse réelle; et une
boucle de courant attaquée par I. Cette dernière boucle est prioritaire.
On démarre sur la "butée courant" qui maintient I=Imax. Ce n'est que lorsque l'écart 1-
devient inferieur à un certain seuil que la boucle de vitesse intervient. Au trajet OABM du
point de fonctionnement, on substitue en fait le trajet OAB'M.
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Procédés de démarrage. GET

Démarrage par action sur la résistance R.

A faire en cours.

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Freinage de la machine à courant continu. GET

Principe.
Dans des applications (traction, levage), le problème du freinage est important. On
préfère plutôt utiliser une solution électrique que faire appel aux systèmes
mécaniques. Par exemple, si on désire arrêter un moteur entraînant une charge
développant toujours un couple résistant Cr on peut couper l'alimentation (Cm=0).
L'ensemble ralentit naturellement sous l'effet de Cr. Pour arrêter rapidement le
groupe, il faut permettre à la machine à courant continu de fonctionner en
génératrice et de délivrer de la puissance, c'est à dire inverser le sens du courant
dans l'induit I.

d
La décélération est alors due au couple de ralentissement: Cral   J  C f  Cr , et non plus à
dt
Cr seul. Il est à noter que le couple Cf diminue avec la vitesse et qu'il devient nul à l'arrêt. Il
existe deux solutions pour réaliser ce freinage: rhéostatique ou par récupération de l’énergie.
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Freinage de la machine à courant continu. GET

Freinage rhéostatique.

On coupe la source d'alimentation et on connecte l'induit sur un rhéostat Rh:


2
C f  KI
E

K  
R  Rh R  Rh

L'énergie est dissipée dans un rhéostat. C'est un procédé simple mais ne permettant
pas de stopper complètement la machine. Ce qui impose un dispositif de blocage
mécanique nécessaire.

Il est analogue à un couple de frottement visqueux.

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Freinage de la machine à courant continu. GET

Freinage par récupération d’énergie.


U E
On conserve la source mais on diminue U pour permettre l'inversion du courant I, I  0
R
L'énergie est renvoyée sur le réseau ou stockée dans des condensateurs suivant la structure du
variateur de vitesse. Ce dernier doit être réversible en courant (C'est souvent le cas).
Procédure: Pour arrêter rapidement le groupe travaillant au point M sous la tension U1 on procède
comme suit:
On réduit brusquement U à partir de U1 (la vitesse  est pratiquement inchangée):

U  U 2 ; I  0

 U  U 2 ; I  0  Cm  0  freinage.

Pour obtenir le freinage le plus énergique possible, c`est à dire à I=-


Imax tout au long du ralentissement, il suffit que la tension U reste
liée à  par la relation: U  E  R I   K  RI
max max

Si on désire freiner à couple maximum jusqu'à =0, il faut inverser la


tension (U<0). Il faudra alors couper l'alimentation quand =0 (point
F), sinon le groupe part en sens inverse.
Si le variateur, qui doit être réversible en courant, n'est pas
réversible en tension, le freinage à couple maximum n'est possible
que jusqu'au point E. Le moteur travaille alors dans deux quadrants
(1 et 2) et le point de fonctionnement suit le trajet MDEO.
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Freinage de la machine à courant continu. GET

Freinage à couple constant.


Le couple résistant Cr dû à la charge mécanique est constant.

Phase de descente. Phase de monté.

• Arrêt (point A): U=Ud. • Arrêt (point A): U=Ud

• Phase d'accélération: trajet AFM2, • Phase d'accélération: trajet ABM1,

U passe de Ud (>0) à Ud (< 0). U passe de Ud à U1(> 0)

• Descente à vitesse constante (point M2) • Montée à vitesse constante (point M1)

• Phase de décélération: trajet M2GA, • Phase de décélération: trajet M1DA,

U passe de U2 à Ud U diminue de U1 à U.

 Arrêt en position basse.  Arrêt en position haute


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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

En posant E  K et Cm  KI ,

on démontre que pour une machine à courant continu à excitation indépendante on a:


2
Cm 
K
U
K  
R R

Dans ces conditions, on constate qu'il y a 3 paramètres sur lesquels on peut agir:
1) soit sur R
2) soit sur Ф
3) soit sur U.

Action sur la résistance R.

On modifie R de l'induit en insérant un rhéostat série.

1) Augmentation des pertes par effet Joule


2) Le rendement chute

Pratiquement n’est plus utilisé.


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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Action sur le flux Ф.

Ф ne peut être augmenté au-delà de Фn (saturation).

1) Permet d'accroître  au-delà de 3n (<3n). Il s’agit d’un défluxage

2) Perte de couple car: Cm  KI et    n

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Action sur la tension électrique d’alimentation de l’induit.

K 'U d
Les relations C  KI d et N  montrent que pour faire varier la vitesse on a intérêt à

agir sur la tension Ud aux bornes de l’induit.
Lorsque le moteur est alimenté sous tension Ud constante, on peut augmenter la vitesse N en
diminuant le flux Ф.
1) Mais plus Ф est faible, plus est faible le couple que la machine peut développer à
courant Id donné.
2) Mais, en maintenant Ф constant, on peut développer le même couple à toutes les
vitesses et ainsi toujours utiliser au mieux les possibilités en courant de l’induit et de
l’inducteur.

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Loi de vitesse par action sur la tension d'induit U.

Le développement de l’électronique de puissance a permis la réalisation de sources


de tension continue de valeur réglable, permettant de commander les moteurs à
courant continu dans une large gamme de vitesses. On a   KU d’où  01   02   03
0
U1 U2 U3

Les caractéristiques mécaniques, pour différentes valeurs de U, sont des droites


parallèles et sensiblement verticales (R négligeable).
Par conséquent, la charge n'a qu'une très petite influence sur cette vitesse. En
agissant sur la tension d'alimentation U, on peut donc régler la vitesse  de la
machine entraînée.

L’action sur la tension électrique de l’induit a le mérite


de conserver la qualité de stabilité, ne pas introduire
d’autre perte mais cela au détriment de son côté
onéreux par rapport à l’action sur le flux: on doit agir
sur le circuit de l’induit, et non plus sur celui de
l’inducteur.

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Réalisation de la tension continue variable.


Pour obtenir la tension U, variable nécessaire pour faire varier la vitesse du moteur, on s'est
longtemps servi d’une autre machine à courant continu; c’était le montage Ward-Léonard.
Un moteur, d'ordinaire asynchrone, alimenté par le réseau triphasé industriel entraîne une
génératrice G qui débite directement sur le moteur M.
Les excitations de M et G sont fournies par une petite génératrice auxiliaire Ex.
1) Par action sur l'excitation de G on modifie la tension Ud donc la vitesse N du moteur.
2) En inversant l’excitation, on inverse Ud et, par là, la vitesse N.
Le montage est réversible; pendant les phases de freinage, M fonctionne en génératrice, G en
moteur, MA entraîné devient une génératrice asynchrone débitant sur le réseau.

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Il est maintenant plus avantageux d'utiliser un redresseur à thyristors qui à partir du réseau
triphasé fournit la tension continue moyenne Ud de valeur variable. D’ordinaire un petit
redresseur à diodes auxiliaire fournit le courant constant d’excitation.
Le redresseur Rr alimente l’induit du moteur M dont la vitesse N est mesurée par une
dynamo-tachymétrique Ty et est comparée à la vitesse de référence donnée par le
potentiomètre Pt.
L’écart est amplifié par A avant d'être envoyé vers le générateur d’impulsions Grd’I.

A cette boucle de vitesse on ajoute une


boucle de courant : un shunt Sh donne une
tension proportionnelle à Id appliquée à
l’entrée de l’amplificateur A‘.

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

L'action de la boucle de courant est rendue prioritaire pour que le courant Id ne puisse pas
dépasser la valeur maximale fixée. Le déphasage α des impulsions de déblocage des
thyristors est fonction de la tension de commande eC fournie par A'.
La tension délivrée par les montages redresseurs étant , pour les montages:
 Tout thyristors: U d  U d max cos 
 Mixtes: 1  cos  
U d  U d max
2
 La relation entre ec et α est:   arc cos KeC 

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Caractéristique de vitesse à vide.


Le courant absorbé par l’induit à vide est faible, la chute de tension est négligeable.
Si Ф est constant, la vitesse est proportionnelle à la tension comme le montre la figure. Cette
zone à Ф constant est dite «à couple constant››, car le même courant dans l'induit permet de
développer le même couple à toutes les vitesses.
Une fois atteinte la valeur maximale de la tension que peut donner la source alimentant
l’induit, si on voulait augmenter encore N, il faudrait diminuer le flux inducteur. On
travaillerait alors dans la zone dite «à puissance constante››, car la puissance que pourrait
développer le moteur à courant Id donné, serait, aux pertes près, égale à Udmax .Id donc
constante. Le fonctionnement dans cette zone est exceptionnel car, quand la vitesse croît, le
couple qu’on peut demander au moteur diminue.

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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Caractéristiques en charge à flux constant.


Pour de Ud, quand Id absorbé par le moteur augmente, sa vitesse diminue un peu, puisque,
par action sur Ud (courbes du quadrant 1), on peut faire varier la vitesse tout en conservant
la possibilité de développer, quel que soit N, le couple
nominal sans dépasser le courant nominal. Le
démarrage ne pose aucun problème puisqu'il s’opère
par élévation progressive de Ud.
A tension Ud donnée, si le couple sur l'arbre s'inverse,
la machine fonctionne en génératrice, le courant Id
s'inverse: la machine travaille en freinage avec
récupération. On peut modifier la vitesse de freinage
par modification de la tension Ud (courbes du quadrant
2). Sans excéder Idnom la machine peut développer un
couple de freinage égal à Cnom à toutes les vitesses.
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Principe et procédés de réglage de vitesse. GET

Caractéristiques en charge à flux constant.

Si on inverse la tension Ud aux bornes de


l’induit, on inverse le sens de rotation. On peut,
comme pour Ud positif, fonctionner en moteur
(quadrant 3: Ud Id  0 donc U d  0, I d  0 ) ou en
génératrice (quadrant 4: U d I d  0 donc U d  0, I d  0

et faire varier de la même façon la vitesse


d`entraînement ou de freinage.

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Marche industrielle de la Machine à Courant Continu. GET

Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles.


Montages alimentés en monophasé.
Montages de faible ou moyenne puissance alimentés en triphasé.
Montages de forte puissance alimentés en triphasé.

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Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles. GET

Lorsque le moteur à courant continu ne doit tourner que dans un sens et que l’entraînement
ne nécessite pas un freinage rapide, on utilise un variateur non réversible permettant la
marche de la machine en moteur dans le quadrant 1 (Figure ci après).

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Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles. GET

Montages alimentés en monophasé.


Seuls les variateurs de faible puissance, jusqu'à 10kW environ, sont d’ordinaire alimentés en
monophasé (il y a toutefois l’importante exception de la traction électrique avec moteurs à
courant continu et alimentation en alternatif de la caténaire).
On utilise le plus souvent les montages en pont (montage PD2) qui ont surtout l'avantage de
ne pas nécessiter de transformateur. Il y a deux possibilités: soit il faut utiliser un pont
complet à quatre thyristors (Figure a), soit un pont mixte à 2 thyristors et 2 diodes (Figure b).

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Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles. GET

Montages alimentés en monophasé.

Le pont tout thyristors ne soulève pas de difficulté pour faire varier Ud de +Udmax à zéro
puisqu’il offrirait la possibilité d’inverser la tension redressée. Au contraire pour faire varier
de Udmax à zéro la tension de sortie du montage mixte, il faudrait faire croître le retard α de
zéro à  ; mais on a montré la nécessité d'un angle de garde. L’addition de la diode de roue
libre D' soulage les thyristors et diodes du pont pendant les intervalles à ud nul. Sauf dans les
cas où il faut prévoir la marche à faible vitesse et à faible charge, on adopte le montage mixte
qui donne une ondulation de la tension redressée moins forte et une moindre détérioration
du facteur de puissance en ligne donc une absorption de puissance réactive plus réduite.

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Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles. GET

Montages de faible ou moyenne puissance alimentés en triphasé.


On utilise d'ordinaire les montages en pont (PD3 ou S3) pour éviter l'emploi d'un
transformateur. On retrouve les deux possibilités: soit l’utilisation d’un pont complet à six
thyristors (Figure c), soit l’utilisation d’un pont mixte à 3 thyristors et 3 diodes (Figure d).
Le montage mixte est plus économique que l'autre, surtout quand la puissance devient
importante, par le fait qu’il nécessite moitié moins de thyristors. De plus il détériore moins
les facteurs de puissance quand la tension redressée diminue.
Mais il présente l'inconvénient de ne pouvoir donner de très faibles valeurs à cette tension,
celui de délivrer une tension redressée d’ordre 3 et non 6 ce qui oblige souvent à mettre une
inductance en série avec l’induit, celui de prendre au réseau triphasé des courants contenant
des harmoniques 2 et 4. C’est surtout pour cette dernière raison qu'on utilise le plus
fréquemment le pont à six thyristors.

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Association de la MCC avec les variateurs de vitesse non réversibles. GET

Montages de forte puissance alimentés en triphasé.


Les équipements sont alimentés d'ordinaire par le réseau triphasé sous une
tension où il faut prévoir un transformateur abaisseur.
Il faut de plus réduire l'ondulation de la tension redressée appliquée au
moteur et veiller à ne pas prendre au réseau trop de puissance réactive ou
un courant ayant un taux d'harmoniques trop élevé. Les deux solutions
possibles: un montage survolteur-dévolteur (Figure e) et un montage
double pont mixte (Figure f). Ils utilisent tous les deux un transformateur
dont les deux secondaires délivrent des systèmes triphasés de tensions

égaux mais décalés de .
6
Dans le premier, on ajoute à la tension redressée constante U d max
U d max 2
délivrée par le pont à diodes la tension, variable entre et  U d max
2 2
donnée par le pont tout thyristors. Dans le second montage, on ajoute
deux tensions redressées dont la valeur moyenne peut varier entre
U d max et 0.
2
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Marche industrielle de la Machine à Courant Continu. GET

Association de la MCC avec les Variateurs de vitesse réversibles.


Remarques préliminaires.
Montage à inversion du courant inducteur
Montage à inversion du courant d'induit.
Montage réversible «tête-bêche››.
Montage avec courant de circulation.
Montages sans courant de circulation.

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Association de la MCC avec les variateurs de vitesse réversibles. GET

Remarques préliminaires.

Le variateur réversible permet un d’avoir un entraînement avec une inversion rapide du sens
de rotation. Si cette rapidité n’est pas nécessaire, on peut utiliser un simple variateur non
réversible. Pour freiner on fait débiter la machine fonctionnant en génératrice sur une
résistance; à l’arrêt on inverse par un interrupteur mécanique le sens d’application à l'induit
de la tension redressée.

Si l’entraînement à assurer n’exige qu’un sens de rotation, mais nécessite un freinage rapide,
il faut réaliser un freinage électrique par renvoi de l'énergie au réseau. Un seul sens de
rotation donc de Ud, mais deux sens du couple nécessitent l'inversion de Id; or le courant
continu sort toujours d’un montage redresseur par le point de jonction des cathodes. Il faut,
pour freiner rapidement, avoir recours à l’un des schémas de variateurs réversibles.

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Remarques préliminaires.
La figure 6 représente les quatre quadrants dans lesquels un variateur réversible doit pouvoir
assurer le fonctionnement:
 quadrant 1 : marche en moteur dans le sens direct : N  0, U d I d  0
 quadrant 2 : marche en récupération dans le sens direct : N  0, U d I d  0
 quadrant 3 : marche en moteur dans le sens inverse : N  0, U d I d  0
 quadrant 4 : marche en récupération dans le sens inverse : N  0, U d I d  0

Le déroulement d'un cycle de travail conduit à passer d’un


quadrant à l'autre dans l’ordre de leur numérotation:
démarrage dans le sens direct (quadrant 1); après une phase
de travail en moteur dans le sens direct, freinage (passage de
1 à 2); lorsque la vitesse s'annule passage de 2 à 3; après une
phase de travail dans le sens inverse, passage en 4 pour
arrêter la machine, puis en 1 pour le cycle suivant, etc...
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Trois montages sont possibles:


 montage à inversion du courant inducteur,
 montage à inversion du courant d’induit,
 montage réversible tête-bêche.
Ils utilisent tous au moins un redresseur tout thyristors permettant l’inversion de la tension
Ud; c`est par la réalisation des passages entre les quadrants 1 et 2 ou 3 et 4 qu’ils diffèrent.
C'est la rapidité de ces passages qui permet de les classer.

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Montage à inversion du courant inducteur.


L’induit est alimenté par un seul redresseur tout thyristors (pont à six thyristors en
triphasé, le plus souvent). L'inversion du couple est réalisée par inversion du
courant inducteur.
Avec un sens du flux, on assure le fonctionnement dans les quadrants 1 et 4, avec
l’autre dans les quadrants 2 et 3 (Figure ci dessous). L'inversion du courant
d’excitation i doit être opérée à courant Id dans l’induit nul. Elle est d’ordinaire
réalisée par deux petits redresseurs montés en tête-bêche alimentant l’inducteur
dans un sens ou dans l’autre.

Cette solution simple et économique n'est utilisable que lorsqu'on accepte un


temps mort d'inversion du couple assez élevé (0,5 seconde à quelques secondes)
car, à cause de la constante de temps de l'inducteur, l'inversion de i ne peut être
très rapide.
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Montage à inversion du courant d’induit.


L'induit est toujours alimenté par le même montage tout thyristors; l'inversion du couple
s’obtient par inversion du courant Id à l’aide d’un contacteur bipolaire (Figure).
La position 1 du contacteur correspond à un courant Id égal à I’d donc positif et au
fonctionnement dans les quadrants 1 et 4. La position 2 donne Id, égal à –I’d et assure la
marche dans les quadrants 2 et 3.
L’inversion du contacteur ne doit s’opérer qu'à courant nul. Le temps mort d'inversion du
couple correspond au temps de détection du courant nul augmenté du temps de réponse du
système mécanique; il varie entre 0,1 et 0,3 s.
Ce procédé assure une inversion plus
rapide du couple que celui à croisement
du champ inducteur, mais mettant en
jeu des dispositifs mécaniques il est
moins fiable et nécessite plus
d'entretien surtout si les cadences de
travail sont élevées.
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Montage réversible «tête-bêche››.


Pour assurer des inversions très rapides (5 à 20
ms) avec un équipement totalement statique, on
doit utiliser deux redresseurs principaux tout
thyristors. Ils sont montés tête-bêche aux bornes
de l'induit.
On utilise d`ordinaire le montage «antiparallèle››
(Figure a) avec alimentation des deux ponts à six
thyristors par la même arrivée (réseau ou
secondaire du transformateur). On peut aussi avoir
recours au montage «en croix» qui réalise
l’alimentation des deux ponts par les deux
secondaires d'un même transformateur (Figure b).
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Le pont 1 assure le fonctionnement dans les


quadrants 1 et 4, le pont 2 dans les
quadrants 2 et 3 (Figure ci dessous). Suivant
le mode de commande des redresseurs des
deux ponts on peut distinguer les
variateurs:
 avec courant de circulation
 et sans courant de circulation.

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Montage avec courant de circulation.


Dans cette technique de mise en œuvre du montage réversible «tête-bêche››, on
commande en permanence les redresseurs des deux ponts de telle façon qu’ils
donnent toujours aux bornes du moteur des tensions redressées moyennes égales:
U d 1  U d 2 , 1     2
Au point de vue temps d'inversion du couple, ce montage est le meilleur puisqu’il
ne présente pas de temps mort. Les deux tensions Ud1 et –Ud2: étant égales, quand
le courant Id positif veut devenir négatif, la machine au lieu de recevoir son courant
du pont 1 le reçoit du pont 2, et inversement.
Mais les valeurs instantanées des deux tensions redressées ud1, et –ud2; appliquées
au moteur ne sont pas égales. Leur différence u d 1  ud 2 est alternative, de fréquence
égale à six fois celle du réseau d'alimentation. Cette différence fait circuler un
courant passant par les bras des ponts et les phases d'alimentation.
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Montage avec courant de circulation.

On a toujours U d 1  U d 2 , 1     2
Sur la figure on a tracé, pour α1=60° donc pour
α2=120°, les formes d’ondes de ud1, ud2 et u d 1  u d 2 .
On voit que pour certaines valeurs de α1 et α2, la
tension alternative u d 1  u d 2 peut avoir une amplitude
élevée.
Pour limiter le courant de circulation on doit placer
des inductances dans la boucle à courant continu.
Cette limitation est plus aisée dans le montage «en
croix» que dans le montage «antiparallèle››.

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Montages sans courant de circulation.


Pour éviter l'addition d'inductances, on préfère généralement
des procédés de commande introduisant un très faible temps
mort mais supprimant le courant de circulation. Deux méthodes
sont utilisables:
1) Montage à logique de basculement.
Puisque l’alimentation du moteur ne nécessite la conduction que
d'un pont à la fois, on bloque celui qui n’est pas en service en
n'envoyant pas d'impulsion sur les gâchettes de ses thyristors.
Le blocage d’un pont ne peut intervenir que lorsque son courant
est nul. Pour cela une logique simple détermine, en fonction de
la référence courant, le pont à bloquer et celui à débloquer
lorsque Id s`annule. Il en résulte un temps mort qu'on peut
facilement réduire à quelques millisecondes.
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2) Montage à bande morte.


Les thyristors des deux ponts reçoivent en permanence leurs
signaux de déblocage, mais on supprime les courants de
circulation en rendant unidirectionnelle la différence ud1  ud 2
des tensions ud1 et –ud2 que tendent à fournir les deux ponts.
 Pour cela il suffit, quand un pont est conducteur, de commander
les redresseurs de l’autre avec un retard α égal à .
 Quand le pont 1 conduit, on prend α2=, aucun redresseur du
pont 2 ne peut conduire car, -ud2 étant toujours supérieur ou égal
à ud1, le courant Id2 devrait être négatif. De même quand le
moteur reçoit son courant du pont 2, on prend α1 égal à .
Le temps mort correspond à la rapide réduction de α nécessaire
pour amener, lorsque Id s’annule, l’angle de retard du pont
«inerte›› de n à la valeur qui lui permet d`alimenter la machine.
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Université Hassan II – Mohammedia – Casablanca
Faculté des Sciences et Techniques
Département de Génie Electrique
Filière d’Ingénieurs.: G. E. T.

FIN…
Module: Association Convertisseurs-Machines,

Chapitre: Association Convertisseur –Machine à Courant Continu (MCC).

Références bibliographiques:
L’électronique de puissance, de G. Séguier, Dunod,
Cours de Génie Electriques de C. François, Ellipses
Des notes de cours qu’on trouve sur internet ou ailleurs.

Elm. KHEDDIOUI