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Effets néfastes du masque imposé à l’école, au collège, au Lycée

L’Education Nationale « ​n’a pas eu le temps d’y penser​ »


Les Parents demandent des comptes

08/03/2021

Aucun parent de France n’a pu penser que masquer son enfant pendant tout son temps scolaire était
une mesure anodine. En faisant appliquer ce qui est devenu une règle, aucun éducateur responsable
n’a pu ne pas se poser la question de ses conséquences sur l’enfant sous sa responsabilité. Une
immense majorité cependant s’est pliée à la mesure édictée d’abord en mai pour les collégiens, en
juin pour les lycéens puis le 29 octobre dernier pour les écoliers. Parents, enseignants et éducateurs
ont fait confiance aux dirigeants de l’Education Nationale, pensant « qu’ils savaient ce qu’ils
faisaient » en décidant que les enfants soient masqués toute la journée.
Il était en effet impossible d’imaginer que ces dirigeants ne se hâtent pas, dans cette situation si
inédite et douloureuse, de déployer les moyens d’accompagner au mieux enfants et encadrants dans
une telle épreuve. Outils d’accompagnement, analyse des effets, mesures d’atténuation, prise en
compte des cas spécifiques et développement d’un discours adapté aux besoins des enfants et des
encadrants allaient de soi, pour tous. Les avis précis de l’OMS et de l’UNICEF en ce sens (« Advice on
the use of masks for children in the context of Covid 19 – 21/08/2020), les obligations légales de
l’Education Nationale relatives au soin et à la santé des enfants confiés par les parents, les droits
spéciaux des enfants considérés comme des personnes vulnérables, la Convention Internationale des
Droits de l’Enfant et son article 3, tout cela était peu connu des parents. Car tout cela était avant
tout, dans une société normalement civilisée, une question de bon sens.
Etonné du mutisme de l’Education Nationale sur le sujet 8 mois après l’imposition du masque aux
plus grands et cherchant à comprendre l’extension de la mesure aux 6-11 ans, le collectif des Parents
Atterrés a réalisé en novembre 2020 une analyse détaillée et systématiquement étayée, en 12
points, des conséquences néfastes avérées du port du masque 8 à 10 heures par jours imposés aux
enfants de l’école élémentaire (PJ). C’est avant tout le bon sens précité et la responsabilité parentale
qui dictait une telle démarche, même si les plus de 250 prises de positions publiques de
pédopsychiatres, pédiatres, et autres spécialistes indépendants de la santé infantile que les parents
rapportaient déjà à cette date, en montrait l’urgence et le bien-fondé.
C’est fort de cette analyse étayée que les Parents Atterrés ont pris une position publique très nette
contre le port du masque imposé aux enfants. Cette position, avec l’analyse, a été adressée aux
responsables politiques et administratifs de l’Education Nationale, dont le Ministre de l’Education
Nationale et de la Jeunesse, le Recteur de l’Académie de Nantes et la Directrice Académique des
Services de l’Education Nationale en Sarthe (DASEN) par lettres recommandées AR du 8/12/2020.
Mais les parents n’ont jamais reçu de réponse de ces personnes, pourtant responsables 8 heures par
jour de leur enfant et de leur santé.
D’autres parents, dans toute la France, saisissaient dans le même sens leurs représentants élus, et
constituaient leurs collectifs. C’est ainsi qu’est né ​"Enfance et Libertés"​, union des collectifs, qui en
répertorie aujourd’hui 250 dans le pays. Enfance et Libertés est aussi une plateforme de
communication et de partage de moyens entre parents de toute la France. Soucieux d’une approche

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constructive, comme les Parents Atterrés, ils ont entre autres créé une ​cellule de médiation pour
accompagner les parents et leurs enfants en souffrance à cause du masque.
Simultanément, comme beaucoup de ces collectifs, les Parents Atterrés saisissaient la Défenseure
des Droits, des organismes de protection de l’enfance, et leurs élus locaux et nationaux. Contact était
pris notamment avec les députés sarthois de « La République en Marche » qui avaient voté les lois
d’ « urgence sanitaire » conférant au Gouvernement le pouvoir d’ordonner la mesure critiquée.
Auprès de ces personnes, les parents s’étonnaient de n’avoir aucune information sur le lancement ou
la conduite d’une analyse officielle sérieuse de l’impact du port du masque sur les apprentissages, et
la santé physique et psychique des enfants par l’Education Nationale ou d’autres services de l’Etat.
La Défenseure des droits leur répondait ainsi le 26 janvier : « ​Si la Défenseure des droits approuve la
priorité donnée au maintien de l’école en présentiel, elle a, par courrier du 18 novembre 2020, alerté
le Ministre de l’Éducation nationale, de la jeunesse et des sports sur les éventuelles conséquences sur
la santé physique et psychique des enfants, des mesures prescrites par le décret n°2020-1310 du 29
octobre 2020. Elle a demandé à ce dernier de réévaluer régulièrement la nécessité de maintenir le
port du masque obligatoire pour les enfants à compter de 6 ans, en tenant compte des difficultés qui
lui seraient remontées. Elle a par ailleurs émis le souhait que les services de l’éducation nationale
soutiennent les professionnels des établissements scolaires dans l’accompagnement, bienveillant, des
élèves et des parents dans la mise en place de cette obligation. Dans l’hypothèse où l’enfant ferait
face à des difficultés particulières liées au port du masque, la présentation d’un certificat médical à la
direction de son établissement scolaire permet la mise en place d’aménagements adaptés à ses
besoins​ ».
Un courrier similaire était reçu par d’autres Collectifs qui lui avaient écrit.
D’autres organismes compétents ont indiqué aux Parents atterrés ne pas avoir connaissance d’une
telle étude d’impact.
Les enseignants et leurs syndicats le confirmaient, au grand étonnement des parents.
Une Députée MODEM avait le courage et la transparence d’adresser aux Parents atterrés copie de la
lettre qu’elle avait adressée à Jean-Michel Blanquer le 8 janvier 2021 dans ces termes: « ​Mon
attention s'est portée sur ce sujet et je souhaite vous aviser de ma vive inquiétude quant aux risques
cliniques aussi bien immédiats qu'à long terme sur le plans somatiques et psychiques de ces jeunes
enfants en âge sensible de croissance…Je m'associe personnellement à ce dossier, sans occulter les
raisons sanitaires actuelles mais dans un souci de responsabilité à venir pour les jeunes enfants,
j'appelle à entreprendre rapidement des études d'impact.​ »
Il fallait bien se rendre à l’évidence : 8 mois après avoir commencé de masquer les enfants au
collège et au lycée, et malgré toutes ces alertes de la Société civile, des professionnels et des
officiels comme le Professeur Pittet nommé pour cela par le Président de la République qui a dit
publiquement qu’il convenait d’enlever le masque des 6-11 ans (PJ), aucune étude d’impact n’avait
été lancée. Sur la relance des parents, cette députée leur confirmait par écrit le 16 février qu’elle en
était toujours à demander cette étude.

Le même jour avait lieu un Comité d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) des
personnels de l’Education nationale en Sarthe, présidé par la DASEN de la Sarthe (Directrice
Académique de l’Education Nationale, N-2 dans la hiérarchie de l’EN, sous le recteur d’académie). Les
syndicats s’y s’inquiétaient légitimement, comme les parents, des conséquences du port du masques
pour les petits (extrait du compte-rendu publié du CHSCT 16/02/2021) : « ​Une évaluation sur les
conséquences à long terme (pédagogique, psychologique, sociale) du port du masque pour
les enfants de 6 à 11 ans, scolarisés au primaire, et particulièrement en cours préparatoire,

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est-elle en cours ? La profession s’inquiète autour de cette question. Jugez-vous utile une telle
étude ? Vous exprimez-vous en ce sens auprès du ministère ?​
Il a été répondu ceci:

« Chacun son domaine de compétences pour apprécier les conséquences ». Mme la DASEN
n’est pas au courant d’éventuelles recherches au niveau national. Toujours est-il, qu’une fois
prouvé, il faudra que l’impact des masques soit mesuré, au-delà du ressenti. La situation
sanitaire actuelle avec les risques liés aux variants impose plus que jamais le port du masque
à toute personne âgée d’au moins 6 ans.
L’urgence ne nous laisse pas le temps de penser à une telle étude. »
10 mois après avoir commencé de masquer 11 millions d’enfants toute la journée, non
seulement les responsables de l’Education Nationale n’ont pas commencé d’envisager quels
pourraient bien être les effets de cette mesure, mais ils n’y ont pas PENSÉ.
Il n’est pas ici seulement question de faute grave, d’incompétence ou d’irresponsabilité. Il ne s’agit
pas ici seulement de violation caractérisée des obligations premières des plus hauts responsables des
enfants du pays, traduites dans les lois de notre pays et les Conventions Internationales ratifiées par
la France. Il semble qu’il s’agisse d’humanité, simplement.

Le Conseil d’Etat, et peut-être les Tribunaux qui jugeraient les affaires à caractère pénal,
apprécieront.

Les parents, qui ont mobilisé depuis des mois des milliers d’heures prises sur leur famille et leur vie
professionnelle pour alerter les responsables de l’Education Nationale sur un sujet qu’ils ne
pouvaient ignorer depuis le début, ne demandent pas que ces personnes les respectent, ne serait-ce
qu’en répondant à leurs lettres sur des sujets aussi graves. Par contre, ils demandent que leurs
enfants en soient protégés, en urgence.

Ils sont tous, plus que jamais, ATTERRÉS.

Nicolas LANDY Hélène DUPONT


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Coordinateurs du collectif des Parents atterrés

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Soutenu par Enfance et Libertés, Union des collectifs


Nathalie Ricord Didier Doré
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Pôle Médiation Enfance et Libertés

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