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On entend souvent dire qu’il faut apprendre les langues étrangères le plus tôt

possible. Cependant, cette affirmation est une généralisation : un stéréotype qui a


beaucoup d’influence sur la motivation des adultes quand ils apprennent une nouvelle
langue. Est-il vrai cette généralisation ? Avec les recherches de Thomas Bak, expert en
bilinguisme, et ma propre expérience, on peut assurer qu’une adulte a la même capacité
cérébrale pour apprendre de nouvelles langues qu’un enfant.

Il convient tout d’abord d’examiner les recherches de Thomas Bak. M. Bak est
un neurologue d’origine polonais, il parle sept langues, et il est un expert dans le champ
du bilinguisme. Thomas Bak critique et désapprouve l’idée qu’un adulte ne peut pas
apprendre une langue étrangère. Il est en train de faire des recherches en Australie, et
selon lui « En Australie il arrive souvent qu'il y a des membres de la même tribu qui se
marient et qui ne parlent pas la même langue. Les groupes linguistiques sont très petits,
et par conséquence, le mariage entre deux membres qui parlent la même langue est
considéré pratiquement une forme d'inceste. (…) Il est très probable que ça a été la
situation pendant l’évolution de l’être humane au monde, fait des milliards d’années.
S’est pour ça que je pense que notre cerveau est construit pour apprendre langues très
tôt et aussi trop tard. »1

Finalement, avec mon expérience personnelle en tant que pianiste je peux


affirmer qu’apprendre une langue étrangère quand on est adulte est très possible. Jouer
du piano c’est une activité qui demande beaucoup de flexibilité mentale et de
concentration. Chaque fois que j’apprends un nouveau morceau de musique c’est
exactement comme apprendre une nouvelle « petite langue ». Pourquoi ? Parce que
chaque morceau exige une technique très spécifique. Chaque morceau demande une
couleur, une expression, et des dynamiques différentes. Par exemple, pour maîtriser une
nouveau programme de musique de seulement deux heures, je dois pratiquer beaucoup
pendant dix mois. Et la chose la plus intéressante c’est que, quand je commence à
étudier et apprendre une langue étrangère, je trouve beaucoup de parallèles les langues
et la musique ! J’utilise les mêmes méthodes de mémorisation, les mêmes méthodes de
répétition pour apprendre très bien une chose… Et j’ai des résultats très similaires. En
dernière analyse, je dis cela parce que jouer du piano me permet de voir que ma capacité
cérébrale dépend uniquement sur la quantité et la qualité de travail mental que je fais.
Apprendre les langues étrangères demande une grande capacité cérébrale, mais c’est
parfaitement possible avec du bon travail, de plus, les adultes ont plus de capacité
mental que les enfants !

1
Lucio, Cristina. “Hay que desterrar la idea de que no se puede aprender una lengua de adulto.” El
Mundo, 07/14/2014. WEB. 02/23/2016. https://owl.english.purdue.edu/owl/resource/747/08/. Translated
from Spanish by author of Essay.