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DIRECTION DU TRANSPORT ET DES SOURCES

Montrouge, le 5 janvier 2014

Nos Réf. : CODEP-DTS-2014-057534

CEA - Centre de Saclay


91191 GIF SUR YVETTE Cedex

Objet : Suite d’une inspection de la radioprotection


Inspection n° INSNP-DTS-2014-1109 - Dossier E015003 (autorisation référencée CODEP-
DTS-2012-070129)
Thèmes : Fournisseur de sources radioactives, cyclotron, fabrication de radionucléides et de
produits contenant des radionucléides

Réf. : Code de la santé publique, notamment ses articles L. 1333-17 et R. 1333-98


Code du travail
Code de l'environnement, notamment ses articles L. 592-21 et L. 592-22

Monsieur le Directeur,

Dans le cadre des attributions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) concernant le contrôle de la
radioprotection prévues à l’article L. 592-21 du code de l'environnement, une inspection a eu lieu sur le
site du CEA SHFJ le 15 décembre 2014, par les inspecteurs de la direction du transport et des sources
de l’ASN et de la division ASN de Paris.

Cette inspection a permis de faire le point sur l’état actuel de votre installation vis-à-vis de la
réglementation relative à la radioprotection du public, des travailleurs et de l’environnement contre les
rayonnements ionisants.

J’ai l’honneur de vous communiquer ci-dessous la synthèse de l’inspection ainsi que les principales
demandes et observations qui résultent des constatations faites, à cette occasion, par les inspecteurs.

Synthèse de l’inspection

Cette inspection avait pour but de vérifier la conformité de vos activités et de votre organisation par
rapport aux exigences de la réglementation relative à la radioprotection. Durant l’inspection, les
inspecteurs ont vérifié l’organisation de la radioprotection des travailleurs, l’état et la conformité de la
casemate du cyclotron, des enceintes blindées, des laboratoires de radiochimie et de recherche, des
zones d’entreposage et de décroissance des déchets et des effluents liquides ainsi que les locaux
techniques de ventilation.
Les inspecteurs ont constaté que les exigences de sécurité des installations et d’organisation de la
radioprotection étaient prises en compte de manière satisfaisante
Néanmoins, des non-conformités aux exigences réglementaires ont été constatées et font l’objet de
demandes d’actions correctives et de demandes d’informations complémentaires décrites ci-dessous.

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A. Demandes d’actions correctives

� Principes généraux de prévention

En application de l’article L.4121-1 du code du travail, l’employeur prend les mesures nécessaires pour
assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs. Ces mesures comprennent notamment la mise en
place d’une organisation et de moyens adaptés aux risques d’exposition contre les rayonnements
ionisants.

Les expériences de « binding » (caractérisation in vitro de radio-traceurs utilisés en imagerie PET) sont
actuellement réalisées dans le laboratoire 18 situé au sous sol du bâtiment 832. Les radionucléides
manipulés dans ce laboratoire sont le 11C, 18F, et le 3H. Des quantités de 18F allant jusqu’à 259 MBq sont
manipulées.

La note de votre service de prévention des risques du 20 septembre 2010 décrit les conséquences en
termes d’exposition interne et externe des travailleurs, en situation normale et accidentelle. Elle
présente des moyens de protection en termes de ventilation du laboratoire et de la zone de travail. Cette
note n’est pas adaptée aux activités réalisées et à la forme des radionucléides manipulés par rapport aux
guides de référence en radioprotection et aux préconisations de bonnes pratiques de radioprotection
figurant dans la précédente note datant de 2006. En conséquence, le laboratoire 18 n’est pas
correctement ventilé et la manipulation des radionucléides s’effectue sur paillasse, sans hotte ni boite à
gants.

Demande A.1 : Je vous demande de veiller à la mise en place des moyens nécessaires de
prévention et de protection contre les risques d’exposition externe et interne en adéquation
avec les activités réalisées et les risques associés, dans le secteur « recherche » de votre
établissement (sous sol du bâtiment 832) et en particulier dans le laboratoire 18 où sont
réalisées les expériences de « binding ».

Par ailleurs, lors de la visite de l’installation, les inspecteurs ont constaté que les laboratoires de
recherche situés au 1er et 2ème étages du bâtiment 830 (salles 153, 154, 251, 252 et 253) figurant dans le
périmètre de l’autorisation et susceptibles d’accueillir des activités de manipulation de radionucléides
sous forme de sources non scellées ne sont pas conformes aux prescriptions de l’article 25 de l’arrêté du
15 mai 2006 dit arrêté « zonage »1, qui définit les dispositions particulières relatives aux risques de
contamination radioactive (par exemple, meubles en bois difficilement décontaminables).

Demande A.2 : je vous demande d’aménager les laboratoires 153, 154, 251, 252 et 253 en
adéquation avec les risques présentés par les activités de manipulation de sources sous forme
non scellées conformément aux prescriptions de l’arrêté « zonage ». Dans le cas où vous
souhaiteriez maintenir ces locaux dans le périmètre de votre autorisation, vous m’apporterez
les éléments qui permettent de juger du respect des prescriptions de l’arrêté « zonage » en
particulier son article 25. Dans le cas contraire, vous me transmettrez les éléments qui
permettent de retirer ces locaux du périmètre de votre autorisation (notamment la vérification
de l’absence de contamination).

� Classement des travailleurs exposés – suivi médical

1 Arrêté du 15 mai 2006 relatif aux conditions de délimitation et de signalisation des zones surveillées et contrôlées et des
zones spécialement réglementées ou interdites compte tenu de l’exposition aux rayonnements ionisants, ainsi qu’aux règles
d’hygiène, et de sécurité et d’entretien qui y sont imposées
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Les articles R. 4451-82 et 84 du code du travail prévoient que les travailleurs ne peuvent être affectés à
des travaux les exposant à des rayonnements ionisants qu’après avoir fait l’objet d’un examen médical
par le médecin du travail et sous réserve que la fiche médicale d’aptitude établie par ce dernier atteste
qu’il ne présente pas de contre-indication médicale. Les travailleurs classés sont soumis à une
surveillance médicale renforcée et bénéficient d’un suivi de leur état de santé au moins une fois par an
pour les travailleurs de catégorie A et selon une périodicité n’excédant pas vingt-quatre mois pour les
travailleurs de catégorie B.

Les inspecteurs ont relevé que certains travailleurs classés présentaient une date de validité de leur
aptitude médicale périmée.

Demande A.3 : je vous demande de mettre en place une organisation permettant de garantir
que tous les travailleurs classés sont suivis conformément aux dispositions réglementaires
précitées, que leur affectation est conforme à l’aptitude délivrée par le médecin du travail. Vous
me transmettrez les dates de validité des aptitudes médicales des travailleurs classés mises à
jour.

� Gestion des sources

Conformément à l’article R.1333-52 du code de la santé publique, tout utilisateur de sources scellées est
tenu de faire reprendre les sources périmées ou en fin d’utilisation.

Des sources scellées sont détenues et utilisées par le secteur « recherche » du SHFJ, sans qu’elles soient
enregistrées dans le fichier national des sources tenu à jour par l’IRSN sur le compte de l’autorisation
référencée E015003. L’inventaire IRSN montre actuellement que l’ensemble des sources scellées du
SHFJ est enregistré sur le compte de l’autorisation couvrant le secteur « médical » M910003.
Demande A.4 : je vous demande de régulariser la répartition des sources scellées détenues et
utilisées par le SHFJ entre les deux comptes SIGIS liés aux autorisations couvrant les
différentes activités du service (E015003 et M910003) en vous rapprochant de l’IRSN. Par
ailleurs, je vous demande de faire reprendre les sources scellées périmées par leurs fournisseurs
d’origine.

B. Compléments d’informations

� Confinement des enceintes blindées

L’article L.4121-1 du code du travail prévoit que l’employeur prend les mesures nécessaires pour
assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs, notamment par la mise en place d’une
organisation et de moyens adaptés.

Les exigences actuelles basées sur le retour d’expérience pour la conception des installations de
recherche fixent un taux de fuite des enceintes blindées destinées à recevoir le contenu des cibles
irradiées, inférieur à 1 vol/h pour la manipulation de radionucléides sous forme liquide et 0.1 vol/h
pour la manipulation de radionucléides sous forme gazeuse, sous réserve que les activités manipulées
n’entrainent pas de risque d’exposition interne des opérateurs présents et en employant l’une des
méthodes de mesures des taux de fuite décrites dans la normes ISO 10648-2. La détermination de ce

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paramètre est une donnée essentielle permettant de s’assurer du maintien du confinement statique des
équipements de production en cas de perte générale du système d’extraction.

Les enceintes blindées situées dans le laboratoire de radiochimie 830-16 présentent des taux de fuite de
1.47 vol/h (à -35 Pa) pour les enceintes 1 et 2 et de 0.56 vol/h (à -14 Pa) pour les enceintes 4, 5 et 6.
Les essais ont été réalisés selon la norme NF M 62-200, les 10 septembre et 22 octobre 2012. La
méthode employée pour caractériser le taux de fuite des enceintes blindées et les résultats des taux de
fuite obtenus ne répondent pas à la demande n°4 du courrier de l’ASN référencé CODEP-DTS-2011-
043203 du 10 août 2011.
Demande B.1 : je vous demande de caractériser la classe d’étanchéité de vos enceintes blindées
selon la norme ISO 10648-2 et de les mettre en conformité par rapport aux précédentes
demandes de l’ASN.

De plus, le taux de fuite peut s’altérer dans le temps du fait principalement des ouvertures et fermetures
des portes. Par conséquent, il est nécessaire que ce taux de fuite soit vérifié périodiquement, et au
moins une fois tous les 5 ans, selon les préconisations établies par la norme ISO 10648-2.
Demande B.2 : je vous demande de prévoir une vérification périodique du taux d’étanchéité.

� Transfert du contenu des cibles

En application de l’article L.4121-1 du code du travail et sur la base du retour d’expérience il est
demandé que l’autorisation de transfert des radionucléides du cyclotron vers les enceintes blindées soit
conditionnée à la garantie que les portes de l’ensemble des enceintes blindées reliées au système de
transfert sont effectivement fermées et au bon fonctionnement des systèmes d’extraction d’air des
enceintes.

L’autorisation de transfert du contenu des cibles du cyclotron vers les enceintes blindées présentes dans
le local de radiochimie 830-16 n’est pas asservie au bon fonctionnement des systèmes d’extraction d’air
des enceintes permettant de garantir, porte fermée, une dépression conforme au seuil établi.
Demande B.3 : je vous demande d’asservir l’autorisation du transfert du contenu des cibles
vers les enceintes blindées de radiochimie au bon fonctionnement des systèmes d’extraction
d’air des enceintes blindées.

� Sécurités d’accès à la casemate du cyclotron

En application des prescriptions mentionnées à l’annexe 3 de votre autorisation d’activité nucléaire


E015003 référencée CODEP-DTS-2012-070129, vous devez maintenir votre installation conforme à la
norme NF M 62-105 ou à des dispositions équivalentes. Or, la casemate n’est pas munie d’un dispositif
d’ouverture de la porte d’accès depuis l’intérieur.
Demande B.4 : je vous demande de mettre en place un dispositif d’ouverture depuis l’intérieur
de la casemate ou une disposition équivalente.

� Gestion des effluents et des déchets contaminés

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L’article 6 de la décision ASN n° 2008-DC-0095 relative à l’élimination des déchets et des effluents
contaminés précise que toute aire dans laquelle des effluents et des déchets contaminés sont produits
ou susceptibles de l’être est classée comme une zone à déchets contaminés.

Or, les pièces activées du cyclotron sont stockées dans la casemate du cyclotron sans que l’aire de
stockage ne soit identifiée et classée en tant que telle.
Demande B.5 : je vous demande d’identifier et de classer comme une zone à déchets
contaminés l’aire de stockage des pièces activées du cyclotron.

� Zonage de l’installation

L’article 11 de l’arrêté du 15 mai 2006 relatif à la délimitation des zones surveillées, contrôlées et
spécialement réglementées ou interdites précise que la suppression temporaire ou définitive de la
délimitation d’une zone surveillée ou contrôlée peut être effectuée dès lors que tout risque d’exposition
externe ou interne est écarté. Cette décision, prise par le chef d’établissement, ne peut intervenir
qu’après réalisation de contrôles techniques d’ambiance.

Le zonage radiologique retenu concernant l’atelier de maintenance des cibles du cyclotron prévoit un
déclassement de cette zone (de la zone contrôlée rouge à une zone contrôlée orange) à la fin des
opérations de maintenance. Toutefois, la suppression temporaire de cette zone n’est pas encadrée par la
réalisation de contrôles techniques d’ambiance et la décision n’est pas prise par le chef d’établissement.
Demande B.6 : je vous demande de réaliser les contrôles techniques nécessaires à la
suppression du zonage temporaire au niveau de l’atelier de maintenance des cibles à la fin des
activités et de mettre en place une organisation conduisant le chef d’établissement à prendre la
décision de la suppression de sa délimitation.

� Confinement dynamique de la casemate du cyclotron

La pression minimale dans la casemate du cyclotron est fixée à - 10 Pa par rapport à la pression
atmosphérique de référence prise à l’extérieur de l’installation. Toutefois, bien que le fonctionnement
du cyclotron soit asservi à ce seuil, cette valeur de dépression semble insuffisante pour éviter tout risque
de mise en équipression de la casemate, voire une éventuelle inversion du flux d’air en cas de fortes
perturbations atmosphériques. Un écart minimal de - 30 Pascal entre la pression nominale dans la
casemate et l’extérieur de l’installation est requis pour les installations existantes.
Demande B.7 : je vous demande d’étudier la possibilité d’augmenter la valeur de dépression
de la casemate afin d’obtenir au minimum un différentiel de pression de - 30 Pascal entre la
pression nominale dans la casemate et l’extérieur de l’installation.

� Délai d’ouverture de la porte de la casemate

Le délai d’ouverture de la porte de la casemate est associé à la diminution de l’ambiance radioactive


dans la casemate. Du fait d’un temps de décroissance long dans la plupart des cas, celui-ci enveloppe
également le temps nécessaire à l’évacuation des gaz émis lors des tirs et à l’assainissement de l’air dans
la casemate. Toutefois, des tirs réalisés sur la cible test, ou des temps d’irradiation moins long peuvent
conduire à autoriser l’accès en casemate dans des délais plus rapprochés, sans que l’évacuation complète
des gaz n’ait été réalisée.
Demande B.8 : je vous demande de prendre en compte le délai d’évacuation des gaz produits
lors des tirs du cyclotron dans la détermination de votre délai d’ouverture de la porte de la

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casemate. Le délai minimal retenu déprendra notamment du taux de renouvellement d’air
dans la casemate.

� Etude d’impact des rejets d’effluents gazeux

L’étude d’impact référencée DSM/SAC/UPSE/SERD/2010-1422 datant du 22 septembre 2010 évalue


l’impact radiologique d’un rejet d’effluents gazeux pour 4 TBq par an. Lors de l’inspection vous avez
présenté une étude d’impact révisée référencée DSM/SAC/UPSE/SPR/SRL/2011-1756 datant du 11
janvier 2012 qui s’appuie largement sur l’étude de 2010 et qui en affine le modèle.

Les inspecteurs ont constaté, au travers des bilans de rejets que vous avez établis, que pour l’année 2013
les rejets étaient de 1,07 TBq et que les rejets compris entre novembre 2013 et octobre 2014 (12 mois
glissants) étaient de 2 TBq. Durant cette période, certains de vos équipements de production
fonctionnaient de manière dégradée (fuite).

Les prescriptions mentionnées à l’annexe 3 de votre autorisation d’activité nucléaire E015003


référencée CODEP-DTS-2012-070129 fixe la limite de rejet dans l’environnement de radionucléides à
l’état gazeux à 4 TBq par an.
Demande B.9 : je vous demande, compte tenu des bilans des rejets d’effluents gazeux de votre
installation, de justifier la limite de rejets à 4 TBq. L’étude sera menée en prenant en compte
le bon état de fonctionnement de vos équipements de production, synthèse et de filtration.

� Action à suivre en cas de dépassement de seuils établis dans les DIMR

La DIMR relative à la maintenance du cyclotron du mois de juillet 2014 a été consultée. Celle-ci indique
que le seuil d’intervention journalier a été dépassé pour le technicien de maintenance de la société
extérieure, sans que ce dépassement n’ait fait l’objet d’une analyse des causes ou d’une action spécifique
par le SPR de la société « utilisatrice » (SHFJ).
Demande B.10 : je vous demande d’analyser les causes de dépassements des seuils
d’intervention fixés dans vos DIMR et de prévoir les actions à réaliser par le SPR lors de la
connaissance d’un dépassement de seuil d’intervention.

� Accès à la casemate du cyclotron

L’accès à la casemate du cyclotron est asservi à un seuil de débit de dose égal à 200 µSv/h. Toutefois, il
existe une clef de dérogation permettant l’ouverture de la porte sans attendre que le débit de dose
redescende en dessus de ce seuil. Aucune précision sur les points de contrôle d’ambiance dans la
casemate n’a pu être apportée aux inspecteurs dans le cas d’une demande d’accès en casemate au dessus
de ce seuil ou bien en cas de panne des balises de mesure des débits de dose à l’intérieur de la casemate.
Demande B.11 : je vous demande d’établir la cartographie des points de contrôle d’ambiance à
réaliser dans la casemate du cyclotron en cas de nécessité d’accès à la casemate au dessus du
seuil d’autorisation d’ouverture de la porte, fixé à 200 µSv/h ou en cas de panne des balises
d’ambiance.

� Formation à la radioprotection des travailleurs

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L’article R. 4451-47 du code du travail prévoit que les travailleurs susceptibles d’intervenir en zone
surveillée ou contrôlée bénéficient d’une formation à la radioprotection. Cette formation doit, en
application de l’article R. 4451-50 du même code, être renouvelée périodiquement, au moins tous les
trois ans.
Plusieurs travailleurs susceptibles d’intervenir en zone surveillée ou contrôlée n’ont pas bénéficié du
renouvellement de leur formation initiale reçue il y a plus de 3 ans.
Il a toutefois été précisé aux inspecteurs qu’une session de formation à la radioprotection était
programmée pour le début de l’année 2015.

Demande B.12 : je vous demande de mettre en place une organisation permettant de garantir
que tous les travailleurs susceptibles d’intervenir en zone surveillée ou contrôlée soient formés
conformément aux dispositions réglementaires précitées. Vous me confirmerez l’organisation
de la session de formation à la radioprotection et me transmettrez les attestations de présence
correspondantes.

Vous avez implanté au sein de votre laboratoire 16 du bâtiment 830 (dit laboratoire de synthèse) une
enceinte de répartition (enceinte n°3).
Demande B.13 : je vous demande de décrire les configurations de transfert vers cette enceinte
ainsi que les conditions de sécurité à respecter pour l’opérer (y compris les asservissements).
Vous m’indiquerez également les conditions de fonctionnement de cette enceinte
(renouvellement d’air et niveau de dépression).
Demande B.14 : je vous demande de nous communiquer la note justificative ayant conduit à
fixer le seuil d’autorisation d’ouverture de l’enceinte blindée n° 3 à 600 µSv/h, contre 300 µSv/h
pour les autres enceintes blindées du même laboratoire.

C. Observations

C.1 : je vous rappelle qu’à l’intérieur des zones surveillées et contrôlées, toutes les sources de
rayonnements ionisants doivent être signalées y compris dans les locaux des déchets et dans le local
ventilation (notamment pour les filtres).
C.2 : je vous demande de me tenir informé de la prochaine date d’évacuation à l’ANDRA des bidons
d’effluents liquides entreposés dans le local E01 du bâtiment 830A, les capacités de stockage de ce local
arrivant à leur limite.
C.3 : je vous informe que toute demande de remise en service des enceintes blindées du laboratoire
830-14, pour des activités nécessitant un transfert entre les cibles du cyclotron et les enceintes elles-
mêmes, devra faire faire l’objet d’une demande de modification de l’autorisation E015003, qui sera
déposée auprès de la Direction du transport et des sources de l’ASN.

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Vous voudrez bien me faire part de vos observations et réponses concernant ces points sous deux
mois. Pour les engagements que vous seriez amenés à prendre, je vous demande de bien vouloir les
identifier clairement et d’en préciser, pour chacun, l’échéance de réalisation.

Par ailleurs, conformément au droit à l'information du public en matière de risques liés aux activités
nucléaires fixé par l'article L. 125-13 du code de l'environnement, je vous informe que ce courrier sera
mis en ligne sur le site internet de l’ASN (www.asn.fr).

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.

L’adjointe au directeur du transport et des sources,

Signé par

Sylvie RODDE

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