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Sciences Géologiques.

Bulletin

Le massif paléozoique du Tazekka (Maroc) ; analyse des


déformations liées à un linéament tectonique
Christian Hoepffner

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Hoepffner Christian. Le massif paléozoique du Tazekka (Maroc) ; analyse des déformations liées à un linéament tectonique.
In: Sciences Géologiques. Bulletin, tome 31, n°1, 1978. Analyse tectonique et géologie structurale. pp. 33-44;

doi : https://doi.org/10.3406/sgeol.1978.1531

https://www.persee.fr/doc/sgeol_0302-2692_1978_num_31_1_1531

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Résumé
Le massif comporte deux domaines structuraux séparés par une zone de cisaillement NE-SW à
évolution polyphasée (Bab Azhar). Le domaine oriental épimétamorphique (schistes du Tazekka) a été
rapproché du domaine occidental non métamorphique par des chevauchements syn-à tardi-schisteux
et des écaillages, au terme de la phase I (Viséen inférieur ? ). La phase II, postérieure au Viséen
supérieur volcanisé et discordant, voit le rejeu de la zone de contact anormal qui évolue en
décrochement dextre déversé, soit à l'Ouest (transversale nord), soit à l'Est (transversale sud). Ce
massif fait le lien entre la Meseta marocaine et les confins algéro-marocains du Nord-Est atlasique.

Abstract
The Palaeozoic massif of the Tazekka (Morocco) involves two structural domains separated by a NE-
SW shearing zone with poly-phased evolution (Bab Azhar).The eastern epimetamorphic domain
(schists of the Tazekka) was united to the western non-metamor-phic ones by syn-to late-schistous
overthrustings and scalings at the end of phase I (Lower Visean ?). Phase II, posterior to the
volcanized and unconformable Upper Visean is characterized by the recurrence of the abnormal
contact zone evolving into dextral overturned wrench fault either westwards (north transversal), or
eastwards (south transversal). This massif constitutes a bond between Moroccan Meseta and the
algerian-moroccan confines of the atlasic North-East.

Zusammenfassung
Das paläozoische Massiv von Tazekka (Marokko) umfasst zwei tektonische Einheiten, die voneinander
durch eine NE-SW verlaufende Scherzone mit polyphaser Entwicklung (Bab Azhar) getrennt sind. Die
östliche epimetamorphe Einheit (Schiefer von Tazekka) wurde der westlichen nicht metamorphen
Einheit durch Aufschiebungen und Aufschuppungen die während und bis zum Ende der Schieferung
erfolgten, zum Schluss der Phase I (Unter-Visée ? ) angenähert. Die Phase II, die nach dem
vulkanischen und diskordanten Ober-Visée einsetzt, ist als Gegenstück zu der anormalen Kontaktzone
anzusehen, die sich als Recht sscherung entwickelt und zum Westen (Nord -Transversale) oder Osten
(Süd-Transversale) verworfen sein kann. Dieses Massiv stellt das Bindeglied zwischen der
marokkanischen Meseta und den algerisch-marokkanischen Ausläufern des Nord-Ost Atlas dar.
Sei. Géol., Bull., 31, 1, p. 33 - 44, Strasbourg, 1978

LE MASSIF PALÉOZOÏQUE DU TAZEKKA (MAROC) ;


ANALYSE DES DÉFORMATIONS LIÉES A UN LINÉAMENT TECTONIQUE

Christian HOEPFFNER*

RÉSUMÉ. — Le massif comporte deux domaines structuraux séparés par une zone de cisaillement NE-SW à évolution polypha¬
sée (Bab Azhar). Le domaine oriental épimétamorphique (schistes du Tazekka) a été rapproché du domaine occidental non métamor¬
phique par des chevauchements syn-à tardi-schisteux et des écaillages, au terme de la phase I (Viséen inférieur ? ). La phase II, postérieu¬
re au Viséen supérieur volcanisé et discordant, voit le rejeu de la zone de contact anormal qui évolue en décrochement dextre déversé,
soit à l'Ouest (transversale nord), soit à l'Est (transversale sud). Ce massif fait le lien entre la Meseta marocaine et les confins algéro-ma-
rocains du Nord-Est atlasique.
HERCYNIEN - LINÉAMENT TECTONIQUE - ANALYSE TECTONIQUE - MAROC

I - INTRODUCTION

1. Situation du Tazekka

Situé au SW de Taza (fig. 1), le massif du Tazekka est constitué de terrains paléozoiques apparaissant en bouton¬
nière à la limite entre le Causse et le Moyen-Atlas plissé. Les grands traits de la géologie de ce massif sont connus depuis
les travaux de P. MORIN (1948 a, b, 1960, 1973). La reprise de ces études a permis d'apporter des éclaircissements sur
la stratigraphie de la partie ouest (HOEPFFNER, 1977) et d'aboutir à une description tectonique qui fait l'objet de la
présente note.

2. Subdivisions structurales du massif du Tazekka

Le massif du Tazekka (fig. 1) peut être divisé en deux grands domaines structuraux, séparés par une zone de ci¬
saillement dirigée N-S à NE-SW et correspondant (pro parte) au «linéament de Bsabis-Tazekka» décrit par P. MORIN
(1973).

a) Le domaine occidental est une bande NE-SW de 5 km de large où affleurent des terrains fossilifères dont l'âge
s'échelonne de l'Ordovicien (Llanvirn) au Dévonien moyen probable (HOEPFFNER, 1977).

b) Le domaine oriental correspond à la plus grande partie du massif. On y distinguera deux ensembles.

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* Département de Géologie, Faculté des Sciences, Avenue Ibn Batouta, Rabat (Maroc). Equipe de Recherche Associée au CNRS :
Géologie structurale et Analyse Tectonique.
34 С. Hoepffner

Touahar
Col556 du Bab Merzouka
Ta nger

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Tleta de» Zcnarda Volcanisme plio-quaternaire

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I rias a Miocene)
post-hercynienne
Domaine occidental
Silurien et Dévonien inférieur
I )évonien probable à plantes
Formation du, (bel lifarouine
(quartzites)
Formation du Tehar el Brehl
(grès micacés bioturbés) Ordovicien
Formation du Bou Jam-Jam
(quartzites)
Formation de Bou-dhfaa Flanvirn
(schistes)
:

Ю km Domaine oriental
* y xi l (conglomérat.-», volcanoclastites, laves (a) et «micro-
granité» de Boujaada (b). V iséen sup. probable

Carte réalisée d'après les levers de Ph. MORIN, J.C. VIDAL Schistes du Tazekka
et levers personnels

' »ranit И >chistes


/one tectonique
et niveauxde quartzitiques
Bab Azhar
7 r ailles et Iraclure hement du Tazekka

Fig. 1 — Carte géologique du massif du Tazekka


En cartouche croquis de situation
:
Le massif paléozoi'que du Tazekka (Maroc) 35

discordant
2. Unsurcomplexe
les schistes volcano
du Tazekka.
-détritique
Le contact
constitué
entre lesde deux
brèches,
ensembles
tufs et est
coulées
toujours
de laves
redressé
andésitiques
et tectonisé,
ou dacitiques
mais les niveaux
est probablement
de conglo¬
mérats qui s'observent vers la base de ce complexe contiennent des galets de schistes du Tazekka épimétamorphiques et schistosés. Ces
dépôts sont attribués au Viséen supérieur (MORIN, 1960). Ils sont analogues aux séries volcano-détritiques d'Ez-Ziroug dans le Mekkam
(MEDIONI, 1967) et du Glib-en-Nam à Jerada (OWODENKO, 1976), cette dernière étant bien datée du Viséen supérieur.

c) Entre ces deux grands domaines on peut individualiser la zone de Bab-Azhar (coupe, fig. 2), du nom de la mai¬
son forestière située au NW du massif. Dans cette bande surtout constituée de schistes gris ou verdâtres s'intercalent de
rares bancs de grès-quartzites peu épais (0,5 à 1 m) et quelques lentilles de grès limoniteux à faciès со ne -in-cone. Ces
schistes rappellent la formation du Tahar-el-Brehl attribuée à l'Ordovicien (HOEPFFNER, 1977) ; ils sont cependant
plus argileux et les quartzites massifs caractéristiques de l'Ordovicien sont ici absents. Les données paléontologiques
faisant défaut, on peut, à titre d'hypothèse, retenir pour ces schistes un âge Carbonifère. Ils pourraient se rattacher aux
schistes du Tazekka dont ils représenteraient la base.

Z.B.A

NW
t, Z.B.A.

Z.B.A

Иц
Fig. 2 — Coupes sériées dans la bordure occidentale du massif du Tazekka (voir localisation sur la figure 1 )
О : Ordovicien ; Oj : formation de Bou-Chfâa (Llanvirn) ; O2 quartzites de la formation du Bou-Jam-Jam ; O3 : grès micacés de la for¬
mation du Tahar-el-Brehl ; O4 : quartzites de la formation du Tifarouine ; S : Silurien, Dévonien inférieur, Dévonien moyen (? ) ; Z.B.A.
:

zone tectonique de Bab-Azhar ; S.T. : schistes du Tazekka

Les déformations seront analysées successivement dans les deux domaines et dans la zone de Bab-Azhar.

II - TECTONIQUE
1 . Le domaine oriental

Ce domaine sera analysé en premier lieu, car la lithologie des schistes du Tazekka et leur degré de métamorphis-
36 С. Hoepffner

me ont permis un bon enregistrement des déformations successives. Deux phases de déformation peuvent être distin¬
guées.

a ) Phase I
Cette phase ne s'observe que dans les schistes du Tazekka. Il s'agit donc d'un événement anté-viséen supérieur et
probablement fini-viséen inférieur, si les schistes du Tazekka sont bien de cet âge. Responsable du feuilletage des schis¬
tes, elle correspond à un plissement suivi d'un épisode de cisaillement. Les structures observables sont des plis centimé-
triques ou métriques de style isoclinal et de type concentrique aplati ou semblable (Pl. I, 1). La schistosité Sj est con¬
forme au plan axial des plis, souvent confondue avec la stratification au niveau des flancs. Contemporaine d'un méta¬
morphisme épizonal léger, c'est un clivage de flux. En plaque mince, on note un début d'aplatissement des grains de
quartz par un phénomène de dissolution - recristallisation. Des micas blancs et des chlorites cristallisent dans les plans
de Sq et de Sj (fig. 3, a, b).

Fig. 3 — Microstructure des schistes du Tazekka


a - Charnière de pli Pj. La stratification est soulignée par des lits gréseux (Sq). La schistosité S] est de type fracture dans les grès, et de
type flux dans les pélites. Les micas blancs cristallisent dans Sj ou dans So
b - Rapports Sq, S]_, S2-La Sj, de type flux, fait un angle faible avec S(). Elle se réfracte dans les bancs quartzitiques. La S2 de type
fracture recoupe l'ensemble
с - Repli associé aux cisaillements post-Pj. La schistosité S']_ est de type fracture dans les bancs gréseux ; c'est un clivage de crénulation
avec différenciation dans les niveaux pélitiques

L'épisode de cisaillement suivant se marque géométriquement par une dispersion des axes de plis P} dans les
plans S()_i . La disposition de ces derniers est actuellement très variable par suite des plissements de phase 2 (voir sté-
réogrammes 1, 2, 3, fig. 4). En annulant l'effet des plis P2, on peut dire que les directions des axes des P sont disper¬
sées dans un plan subhorizontal entre N 40 et N 130. Cette dispersion correspond à un mécanisme de glissement le
long de plans S()-l, mécanisme attesté par la déformation de veines de quartz (Pl. I, 2). Entre deux plans S()-l jouant
le rôle de plans de cisaillement, on peut observer le développement de plis P'i affectés par un clivage de crénulation
S'x oblique sur les surfaces de glissement (Pl. I, 3). Le rejeu le long des plans de clivage aboutit à un découpage des
schistes en microlithons (fig. 3, с). Ces mouvements associés aux cisaillements sont encore contemporains d'un méta¬
morphisme anchi-ou épizonal : le long des plans de S'j se produit une transposition des micas et une différenciation
en bandes quartzeuses et phylliteuses (WILLIAMS, 1972).
Ce phénomène de cisaillement avec dispersion des axes de plis est surtout bien marqué dans la partie nord du
massif. Il s'atténue vers le Sud, où les plis P]_, bien que basculés par les mouvements de phase 2, restent bien réglés
(stéréogramme 4, fig. 5).
La direction générale de la phase I varie de NNE-SSW à NE-SW. Les asymétries des plis P] (Pl. I, 1), les rapports
So - S et la polarité de la série, quand elle peut être observée, montrent que les structures sont déversées vers le NW.
Les mouvements contemporains des cisaillements correspondent également à un déplacement vers le NW ; ils se dérou¬
lent dans un régime de déformation inhomogène responsable de la désorganisation des axes des plis P} .
Le massif paléozoi'que du Tazekka (Maroc) 37

w-
w-

s s

stratification S()
schistosité S} et foliation S()-l
axe de pli Pl
/ linéation d'intersection Lq
schistosité S2

w -I plan axial de pli ?2


axe de pli P2
/ axe des replis dans l'unité de Bab-Azhar
/ linéation d'intersection
. Lq 2
plan de cisaillement associé aux plis P2
/ linéation de microplissement L2
/ strie de glissement

Fig. 4 — Stéréogrammes 1 à 3 (schistes du Tazekka) et légende générale des stéréogrammes


(canevas de Wulff, hémisphère supérieur)
1 — Schistes du Tazekka entre Bab-Tikbab et la maison forestière de Dar Bouazza. Plis ?2 à plan axial variable. Les linéations Lq se
dispersent sur des petits cercles
2 — Schistes du Tazekka, piste de la maison forestière de Dar Bouazza. Dispersion des axes Pj par les cisaillements de la phase I. Repri¬
se par des replis ?2 à plan axial peu penté
3 — du
Schistes
massifdu Tazekka au S du massif. La schistosité S] est ici peu pentée, les linéations Lq mieux regroupées que dans la partie nord

L'ensemble de ces mouvements — plissement + cisaillement — aboutit à la structuration des schistes du Tazekka:
à l'échelle de l'affleurement, en dalles parallèles à S()-l ; à l'échelle du massif, en lames cisaillées glissées les unes sur
les autres vers le NW. La monotonie des faciès, l'absence de repère stratigraphique rendent délicates la cartographie d'u¬
nités différentes et l'évaluation de l'ampleur des déplacements. La rareté des figures de flanc inverse par rapport aux fi¬
gures de flanc normal permet de penser qu'il n'y a pas de grands plis couchés, mais plutôt un plissement dissymétrique
déversé vers le NW. L'accentuation du serrage à la fin de l'épisode de cisaillement aboutit à un empilement d'écaillés,
la plus évidente de ces écailles étant celle de Ras-el-Katra à l'E de la maison forestière de Dar-Bouazza (fig. 1 et 6).
38 С. Hoepffner

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Fig. 5 — Stéréogrammes 4 à 7 (Ordovicien et zone de Bab-Azhar). Légende voir figure 4


:

4 — Grès micacés bioturbés de l'Ordovicien, secteur du douar Bou-Chfâa. Les axes des P2 subméridiens plongent vers le N ou vers le S.
La position des plans axiaux et des plans de schistosité correspond à des plis déjetés vers l'W
5 — Zone tectonique de Bab-Azhar, secteur de la maison forestière. Près du contact avec l'Ordovicien, des replis mineurs se dispersent
dans des plans de cisaillement subméridiens. D'après la position des axes et leurs asymétries, il semble que le cisaillement soit asso¬
cié à un décrochement dextre
6 — Zone tectonique de Bab-Azhar, secteur d'Arzer-Rhiab (SE de Tleta des Zerarda). Replis ?2 à plans axiaux conjugués
7 — Zone tectonique de Bab-Azhar, entre Arzer-Rhiab et Jorf-Aicha. Dispersion par cisaillement des plis P2 dans un plan axial NE-SW
pente vers le NW. La position des axes et leur asymétrie traduit ici un mouvement tangentiel vers le SE, mouvement attesté égale¬
ment par des plans striés peu pentés

b) Phase II
Après l'acquisition de leur feuilletage, les schistes du Tazekka sont affectés par des plis P2 d'axe N 10 à N 50
plongeant de 10 à 40° vers le NE ou le SW (stéréogrammes 1, 2, 3, fig. 4). On peut mettre en évidence deux familles
de plis à plans axiaux conjugués. La première, à plan axial raide, correspond à un mouvement vers le NW, la seconde,
à plan axial peu incliné, est la plus fréquente dans l'ensemble du massif et correspond à un déversement vers le SE.
Le massif paléozoique du Tazekka (Maroc) 39

Ras-el-Katra
col du Touahar
o. Inaouene

Fig. 6 — Coupe schématique de la partie nord-est du massif du Tazekka


Les schistes silicifiés de l'unité de Ras-el-Katra (1 ) forment une écaille reposant sur les schistes du Tazekka (2). Le contact anormal cor¬
respond aux cisaillements de la fin de la phase 1.3: filons de microgranites. 4 : zones bréchiques avec injection de microgranites. 5 : da-
cites (Viséen supérieur probable). 6 : «microgranite» de Boujaâda.

Dans les zones les moins déformées apparaissent des knicks ou des flexures ; si l'intensité de la déformation aug¬
mente, on peut observer des plis en chevrons et des plis concentriques (Pl. I, 4 et 6). La schistosité de fracture ou pli-
fracture (crénulation) S2 est généralement bien développée ; elle recoupe nettement les plis de phase I (И-1,5), et dé¬
termine sur les surfaces Sq-1 une linéation de microplissement.
Au total, cette phase aboutit, dans les schistes du Tazekka, à un serrage d'ensemble avec une tendance au déver¬
sement plus nette vers le SE ; les plis à plan axial raide déversés vers le NW témoigneraient d'un blocage de ce mouve¬
ment opposé.
Cette phase II est post-Viséen supérieur. En effet, dans la série volcano -sédimentaire, on n'observe que des plis
P2 à grand rayon de courbure, affectés d'une schistosité de fracture subverticale. Les directions sont semblables à cel¬
les des structures de phase II des schistes du Tazekka.

c) Evénements tardifs
La phase II est suivie par une tectonique cassante. Le jeu de fractures N 20 - 40 provoque des laminages dans la
série volcano-détritique du Viséen supérieur et un rejeu de son contact avec les schistes du Tazekka. Ce contact prend
la valeur d'une faille verticale soulignée par des injections d'un matériel à composition de microgranite. Localement
des knicks et flexures à axes raides témoignent d'un jeu en décrochement dextre.
L'évolution structurale du domaine oriental s'achève avec la mise en place, dans les schistes du Tazekka, d'un mas¬
sif granitique n'apparaissant qu'en quelques pointements (MORIN, 1960). Le métamorphisme de contact se marque par
des recristallisations et l'apparition de minéraux (biotite poecilitique, andalousite, cordiérite). La roche prend l'aspect
d'une cornéenne litée. Ce métamorphisme de contact est atectonique. Les minéraux recoupent la S2 ; ils ne sont ni cas¬
sés, ni boudinés, et ne présentent pas d'ombre de pression. Une activité métasomatique provoque une épigénie de ces
minéraux : silicification des andalousites, re cristallisation de chlorite, muscovite et biotite tendant à effacer la S2 près
du contact avec le granite.

2. Le domaine occidental

Dans la partie nord de ce domaine («demi-boutonnières» de Bou-Chfâa et Bab-Louta, fig. 1), la stratification des¬
sine des plis hectométriques, concentriques, d'axes N 10 - 20, plongeant de 15 à 20° vers le N ou le S (fig. 2, a, b ; sté-
réogramme 5, fig. 5). La position du plan axial indique que ces plis sont déjetés, voire déversés vers le NW. La déforma¬
tion se fait selon plusieurs modalités : par flexion et glissement couche sur couche entraînant des replis de disharmonie
dans les niveaux pélitiques, et par aplatissement avec apparition d'une schistosité de fracture ou de pli-fracture.
Dans la moitié sud (S de Tleta des Zerarda), les terrains paléozoiques renversés sont organisés en deux ou bien en
40 C.Hoepffner

trois écailles orientées NE-SW (fig. 1 et fig. 2, с, d). Leur disposition évoque une tendance au chevauchement vers le
SE, tendance s'accentuant du NE vers le SW du domaine. Des fractures conjuguées N 90 dextres et N 160 sénestres
sont attribuables au même champ de contraintes. Les répétitions de séries peuvent s'expliquer par un mécanisme de ci¬
saillement du
au-dessus subparallèle
front de laàschistosité.
la stratification. Dans ce secteur les déformations se font dans le niveau structural supérieur

Comment correler les structures observées dans ce domaine avec celles des schistes du Tazekka ? Les plis syn-
schisteux de la partie nord présentent des analogies de style et de direction avec les plis des schistes du Tazekka, et
pourraient être assimilés à la famille de plis déversés vers le NW décrits dans le domaine oriental. Dans la partie sud, le
renversement des écailles et la tendance au déversement vers le SE pourraient être homologues de la famille des plis
P2 déversés vers le SE. Cependant, le dispositif en écailles successives des séries d'âge Ordovicien - Silurien ne semble
pas pouvoir être expliqué par une répétition du flanc inverse de plis déversés vers le SE. Il faut plutôt envisager ici un
premier épisode conduisant à un empilement d'écaillés selon un mécanisme de cisaillement parallèle à la stratification,
qui serait du
au-dessus contemporain
front de la schistosité.
de la phase La
I des
verticalisation
schistes du Tazekka
et le renversement
mais se réaliserait
de tout dans
l'ensemble
un niveau
écaillé
structural
seraientplus
alorsélevé,
attri¬
buables à la phase II des schistes du Tazekka.
La corrélation entre les domaines occidentaux et orientaux reste délicate ; les rapports entre les deux doivent
être envisagés à partir de l'étude de la zone tectonique de Bab-Azhar.

3. La zone tectonique de Bab-Azhar


Cet ensemble forme une bande continue entre le domaine occidental et les schistes du Tazekka. Au Nord, dans
le secteur de la maison forestière de Bab-Azhar, le métamorphisme des schistes atteint lepizone. Au Sud, on peut noter
au sein de la zone une augmentation progressive du métamorphisme de l'Ouest vers l'Est, depuis l'anchizone jusqu'à
l'épizone. Les recristallisations correspondantes sont localisées dans les plans de So ; aucune structure plissée n'ayant
été
fication.
observée, il semble que l'on puisse lier ce métamorphisme à un phénomène de glissements subparallèles à la strati¬

Le contact entre la zone de Bab-Azhar et le domaine occidental est toujours tectonique. D s'agit d'une zone de
failles orientées N-S et pentées vers l'E dans la partie nord, passant vers le Sud à des fractures de direction N 40 qui se
verticalisent puis s'inclinent vers le SW au S de Tleta des Zerarda (fig. 1 et 2). Près du contact, le feuilletage des schis¬
tes dessine des replis centimétriques ou décimétriques dont l'asymétrie indique un jeu en décrochement dextre (stéréo-
gramme 6, fig. 5). On peut également observer des zones cataclastiques dans lesquelles la forme des amygdales corres¬
pond également à un rejeu dextre de l'accident.
A l'intérieur de la zone de Bab-Azhar, la déformation correspond à des plis en chevrons ou arrondis, concentri¬
ques, dont le plan axial passe de la direction N-S au Nord à la direction N 40 vers le Sud. Dans la partie nord de la ban¬
de, les plis montrent un déversement vers le NW ; dans la partie sud, on retrouve, comme lors de la phase II des schistes
du Tazekka, des plis conjugués avec un net développement de la famille de plis déversés vers le SE (stéréogramme 7,
fig. 5). Le style de ces plis est très variable, passant rapidement de chevrons ouverts à des plis isoclinaux. Une schisto¬
sité de fracture se développe au niveau des charnières. Le stéréogramme 7 montre une forte dispersion des axes dans le
plan axial moyen. Les variations de plongement s'expliquent d'une part par la disposition en échelon de ces replis mi¬
neurs sur les flancs normaux et inverses d'une grande structure déversée vers le SE, d'autre part par un cisaillement
syn-ou post -tectonique qui accentue le plongement des axes et confère à la zone de Bab-Azhar un mauvais réglage tec¬
tonique. Les schistes, à l'échelle régionale, sont découpés en lanières limitées par des plans de cisaillement, les charniè¬
res de plis sont dilacérées et les paquets schisteux déformés en amygdales sigmoides.
On peut admettre, à titre d'hypothèse, la simultanéité entre le double déversement et le décrochement dextre le
long du contact avec la zone occidentale. Le cisaillement des plis est dû à la combinaison de ces deux mouvements ; il
admet donc une composante horizontale, mais surtout une composante verticale chevauchante, dont la manifestation
tardive se marque bien dans la moitié sud de la bande de Bab-Azhar par une accentuation de l'écaillage vers le SE avec
développement de plans de fractures striés subhorizontaux recoupant les zones cisaillées.
La limite entre la zone de Bab-Azhar et les schistes du Tazekka est également tectonique. Sur la majeure partie
Le massif paléozoïque du Tazekka (Maroc) 41

de son parcours cet accident se présente comme une faille verticale recoupant les structures, mais il s'agit là du résul¬
tat de mouvements tardifs : dans le secteur de la maison forestière de Bab-Azhar, la faille, dont le tracé est ici N-S, af¬
fecte le Trias. C'est vers le Sud que la nature du contact peut être précisée ; dans le secteur du Jorf Aicha, il s'agit d'un
cisaillement parallèle au feuilletage des schistes. Il ne semble pas qu'il faille envisager un déplacement important entre
les schistes de la zone de Bab-Azhar et les schistes du Tazekka ; le contact tectonique est le résultat de la différence de
compétence entre deux ensembles soumis à une déformation par cisaillement.

III - CONCLUSIONS

En conclusion, on peut essayer de correler les différents épisodes de déformation mis en évidence dans les trois
succédé. structuraux, pour reconstituer l'évolution tectonique du massif du Tazekka. Deux phases principales se sont
domaines

Phase 1. Elle correspond à la phase I des schistes du Tazekka. Si l'âge de cette série est bien Viséen inférieur, les
déformations se sont déroulées à la limite entre Viséen inférieur et Viséen supérieur.
A la succession plissement + cisaillement synmétamorphiques du domaine oriental, correspondraient dans le do¬
maine occidental des glissements parallèles à Sß entraînant la répétition des séries ordovico-siluriennes. Ces deux do¬
maines, actuellement juxtaposés, s'opposent par l'intensité du métamorphisme et de la déformation. On peut admettre
qu'ils ont été mis en contact à la fin de cette phase I selon les plans de chevauchement vers le NW. La zone tectonique
de Bab-Azhar jouerait le rôle d'intermédiaire entre le matériel ordovico-silurien peu déformé, non métamorphique, et
les schistes du Tazekka épimétamorphiques ; le gradient E-W de métamorphisme que l'on peut y observer tendrait à
montrer que les trois domaines structuraux du Tazekka ont subi, lors de la phase 1, une tectonique tangentielle avec dé¬
versement vers le NW dans un climat de métamorphisme dont l'intensité croissait de l'Ouest vers l'Est.
Phase II. Elle est postérieure au Viséen supérieur. Elle se marque dans les trois domaines par des plis synschisteux
de direction moyenne NE-SW caractérisés par des plans axiaux conjugués. Dans la moitié nord du massif, le système de
plis à plan axial raide déjetés vers le NW est bien développé ; on lui rattache les structures du domaine occidental (demi-
boutonnières de Bou-Chfâa et Bab-Louta). Le système de plis à déversement SE est toujours bien marqué dans l'ensem¬
ble du massif ; cependant il est prépondérant dans la moitié sud où on lui attribue le renversement des écailles de ter¬
rains ordoviciens et siluriens. Les contacts anormaux entre les différents domaines déjà individualisés pendant la phase
I vont rejouer.
Б convient ici de faire ressortir l'importance de la zone de Bab-Azhar qui a valeur d'un contact tectonique majeur
à l'échelle du massif, importance déjà pressentie par P. MORIN (1973) dans sa description du linéament de Bsabis-Ta-
zekka. Cette zone d'accidents marque le rapprochement entre deux domaines dont le comportement mécanique est dif¬
férent. Le contact anormal chevauchant de la fin de la phase I rejoue pendant la phase II en combinant un mouvement
en décrochement dextre avec des mouvements verticaux le long de failles inverses déversées, soit vers l'W, soit vers le
SE ; il en résulte le cisaillement des plis P2 le long d'une zone de fractures tordue en hélice.

A partir de cette étude structurale, on peut essayer d'intégrer le massif du Tazekka dans l'ensemble des terrains
paléozoiques du Maroc.
a) L'existence d'une phase paroxysmale antérieure au Viséen supérieur (donnant des plis déversés et cisaillés syn¬
métamorphiques) et le faciès des schistes du Tazekka sont des facteurs permettant de rattacher ce massif à la Meseta
oranaise. Une évolution tectonique semblable est probable dans la région de Debdou-Mekkam d'après les descriptions
de MEDIONI (1967) et OWODENKO (1976). Plus à l'Est, les Monts de Ghar Rhouban (ROLET, 1974), le massif des
Traras (BEAUJARD et al., 1976 ; GUARDIA, 1975) semblent avoir une histoire analogue à celle du Tazekka. Cepen¬
dant pour toutes ces régions, comme pour le Tazekka, il subsiste des incertitudes quant à l'âge exact des phases tecto¬
niques hercyniennes. La datation à 355 M. A. du métamorphisme syntectonique dans la boutonnière de Midelt (TISSE-
RANT, 1977) rendrait plausible ici aussi, pour la phase I, un âge Dévonien supérieur, âge cependant contredit, en l'é-
42 С. Hoepffner

tat actuel des idées, par l'attribution des schistes du Tazekka au Viséen inférieur. Une meilleure connaissance de la stra¬
tigraphie et des datations géochronologiques des événements métamorphiques apporteront les précisions souhaitées.
b) En ce qui concerne les rapports avec la Meseta marocaine, c'est la zone des nappes orientales (MICH ARD,
1976) qui présente le plus d'analogies avec le Tazekka. La phase I des schistes du Tazekka correspondrait à la phase an-
té-viséenne décrite par ALLARY et al. (1972) ; la phase II, par son style et ses directions, se retrouverait dans la phase
IV de ces auteurs. Il faut cependant noter que les grands recouvrements anormaux d'âge Viséen supérieur qui sont l'un
des traits dominants de la région Kasba - Tadla - Azrou ne se retrouvent pas nettement exprimés dans le Tazekka.

Manuscrit déposé le 31 janvier 1978

Summary
The Palaeozoic massif of the Tazekka (Morocco) involves two structural domains separated by a NE-SW shearing zone with poly-
phased evolution (Bab Azhar).The eastern epimetamorphic domain (schists of the Tazekka) was united to the western non-metamor-
phic ones by syn-to late-schistous overthrustings and scalings at the end of phase I (Lower Visean ? ). Phase II, posterior to the volca-
nized and unconformable Upper Visean is characterized by the recurrence of the abnormal contact zone evolving into dextral overtur¬
ned wrench fault either westwards (north transversal), or eastwards (south transversal). This massif constitutes a bond between Moroc¬
can Meseta and the algerian-moroccan confines of the atlasic North-East.

Zusammenfassung
Das paläozoische Massiv von Tazekka (Marokko) umfasst zwei tektonische Einheiten, die voneinander durch eine NE-SW verlau¬
fende Scherzone mit polyphaser Entwicklung (Bab Azhar) getrennt sind. Die östliche epimetamorphe Einheit (Schiefer von Tazekka)
wurde der westlichen nicht metamorphen Einheit durch Aufschiebungen und Aufschuppungen die während und bis zum Ende der Schie¬
ferung erfolgten, zum Schluss der Phase I (Unter-Visée ? ) angenähert. Die Phase II, die nach dem vulkanischen und diskordanten Ober-
Visée einsetzt, ist als Gegenstück zu der anormalen Kontaktzone anzusehen, die sich als Recht sscherung entwickelt und zum Westen
(Nord -Transversale) oder Osten (Süd-Transversale) verworfen sein kann. Dieses Massiv stellt das Bindeglied zwischen der marokkanischen
Meseta und den algerisch-marokkanischen Ausläufern des Nord-Ost Atlas dar.

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44 С. Hoepffner

PLANCHE I

1 — Schistes du Tazekka sur la piste du Jbel Tazekka (x = 613,4 ; y = 384,8 ; feuille Taza 1/50 000). Repli Pj de
type concentrique aplati, déversé vers le Nord-Ouest.

2-3 — Schistes du Tazekka sur la route entre Bab-Azhat cl 13ab-bou-Idir (x = 614,2 ; y = 384,6 ; feuille Taza 1/50 000).
Cisaillements de la fin de la phase I. La photo 3 montre les plis P'i dans le plan axial desquels se développe un
clivage de crénulation S']_. Sur la photo 2, le plissement des veines de quartz témoigne des glissements selon les
plans So-1-

4 — axial
Schistes
subhorizontal.
du Tazekka sur la piste du Jbel Tazekka (mêmes coordonnées que 1). Replis P2 de type kniks à plan

5 — Schistes du Tazekka sur la route entre Bab-Azhar et Bab-bou-Idir (x = 610,7 ; y = 383,8 ; feuille Taza 1/50 000).
Replis Pi subisoclinaux à plan axial subhorizontal repris par des replis P2 à plan axial subvertical.

6— Schistes du Tazekka sur la route entre Bab-Azhar et Bab-bou-Idir (x = 611 ; y = 383,5 ; feuille Taza 1/50 000).
Replis P2 à plan axial raide.

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Jr-