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05/12/2019

MODULE
Irrigation

Enseignant:: Dr. Talel Stambouli


Enseignant

2017/2018

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Plan du cours

Chapitre 1. Les bases de l'irrigation


1.1 Définition de l'irrigation

1.2 L'eau dans le système sol-plante-atmosphère

1.3 Les besoins en eau des cultures

1.4 Efficience des irrigations

1.5 Les paramètres fondamentaux de l'irrigation

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Plan du cours

Chapitre 2. Irrigation de surface


2.1 Généralités et définitions

2.2 Irrigation par épandage des eaux de crues et


ruissellement

2.3 Arrosage par bassins

2.4 Arrosage par planches

2.5 Arrosage par raies

Plan du cours

Chapitre 3. Irrigation par aspersion


3.1 Principe

3.2 Avantages de l’aspersion

3.3 Contre-indications

3.4 Les asperseurs

3.5 Installation des asperseurs

3.6 Alimentation des asperseurs

3.7 Disposition sur les parcelles


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Plan du cours

Chapitre 4. Irrigation localisée


4.1 Introduction

4.2 Définition

4.3 Avantages et difficultés de l'irrigation localisée

4.4 Les composants d'un système d'irrigation localisée

4.5 Choix des distributeurs

4.6 Les besoins en eau des cultures en irrigation


localisée
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Chapitre 1. Les bases de l'irrigation

1.1 Définition de l'irrigation

1.2 L'eau dans le système sol-plante-atmosphère

1.3 Les besoins en eau des cultures

1.4 Efficience des irrigations

1.5 Les paramètres fondamentaux de l'irrigation

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Définition de l'irrigation 1/3


Le développement de l'irrigation est lié à la conception et à la mise en
place de grands équipements (barrages, lacs collinaires, bassins, forges
d'eau, réseaux collectifs de distribution, etc.) mais également à la gestion et à
la valorisation de l'eau d'irrigation. En effet, par rapport aux surfaces que l'on
doit consacrer a l'irrigation, l’eau est rare et son coût est très élevé pour la
collectivité nationale et pour l'agriculture. De ce fait l'irrigation pour être
efficace, doit être opportune et économe grâce a une détermination aussi
précise que possible des périodes et des volumes d'arrosage et a
l'amélioration des pratiques et méthodes d'irrigation.

Définition de l'irrigation 2/3


 L’irrigation est l'opération consistant à apporter artificiellement de l’eau à des
végétaux cultivés pour en augmenter la production, et permettre leur
développement normal en cas de déficit d'eau induit par un déficit pluviométrique,
un drainage excessif ou une baisse de nappe, en particulier dans les zones arides.
 L’irrigation peut aussi avoir d’autres applications :
o l’apport d’éléments fertilisants soit au sol, soit, par aspersion, aux feuilles
(fertilisation foliaire) ;
o la lutte contre le gel, par aspersion d’eau sur le feuillage (vergers, vignobles)
permet de gagner quelques degrés de température précieux au moment des
gelées printanières, voire dans certains cas par inondation.
o Généralement on parle d'« arrosage » pour les petites surfaces (jardinage)
réservant le terme d'« irrigation » pour les surfaces plus importantes (agriculture
de plein champ, horticulture), mais il n’y a pas de norme en la matière.
o Selon le glossaire international d’hydrologie, l’irrigation c’est un apport artificiel
d’eau sur des terres à des fins agricoles.

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Définition de l'irrigation 3/3


 L'irrigation est généralement définie comme étant l’application de l'eau an sol dont
le but d'assurer I 'humidité essentielle pour la croissance de la plante Toutefois, tine
définition large est que l'irrigation est l'application de l'eau au sol pour plusieurs
objectifs:
- Ajouter de l'eau au sol pour assurer l'humidité essentielle au développement de la
plante,
- Rafraichir le sol et l'atmosphère, par cette façon un environnement favorable au
développement de la plante est assure,
- Réduire le risque de la gelée,
- Lessiver le sol,
- Faciliter le labour du sol,
- Remettre (retarder) la formation des bourgeons par évaporation rafraichissante.
 L’irrigation peut être accomplie suivant différentes façons: 1) par épandage 2)
par submersion, 3) a la raie, 4) par aspersion et 5) par un système d'irrigation
localisée,
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L'eau dans le système sol-


sol -plante
plante--atmosphère 1/3
 L’eau est indispensable au développement de la plante qui se produit dans un
milieu composé de deux parties distinctes: le sol et l'atmosphère. Sous les
conditions climatiques d'un lieu donné, il existe des mouvements de l’eau entre le
sol, la Plante et l’atmosphère
 Pour conduire une irrigation efficace et économe en eau, il convient donc de
connaitre les caractéristiques principales des relations de l’eau avec ces différents
milieux. Ces caractéristiques seront décrites dans ce qui suit :

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L'eau dans le système sol-


sol -plante
plante--atmosphère 2/3
 A l’échelle de la terre, la transpiration des végétaux cultivés ou non est l’une des
composantes du cycle de l'eau. Ce dernier se traduit par des mouvements continus
de l'eau entre la surface terrestre et l'atmosphère, sous forme d'évaporation d’un
sens et de précipitation (pluie, neige) dans l'autre sens. Les quantités d’eau ainsi
échangées en permanence sont toutefois très variable salon les climats.

 Malgré de grandes possibilités énergétiques d'évaporation, les zones arides et


semi-arides ont des échanges très réduits, car elles ne reçoivent que de faibles
apports d'eau.

 La Tunisie qui est de climat Méditerranéen souffre pendant une grande partie de
l'année d’une sécheresse presque totale, ce manque de pluies, aggrave par une
forte demande climatique d'évaporation, oblige à arroser toute culture d'été dont
on veut garantir un rendement.

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L'eau dans le système sol-


sol -plante
plante--atmosphère 3/3
 Ce recours obligé a l'irrigation se fait par ailleurs dans des
conditions de plus en plus difficiles, d’une part en effet, il
exige de stocker et de récupérer par des ouvrages de plus en
plus coûteux les eaux tombées pendant la saison
pluvieuse, d'autre part, les besoins croissants de l’eau
d'irrigation subissent la concurrence de plus en plus forte des
besoins en eau a usage domestique et industriel, liés au
développement économique.
 La nécessité d'une irrigation de plus en plus efficace s'impose
donc à tous les praticiens .

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• Rayonnement solaire  évaporation de l'eau (à partir du sol, des


océans et des autres surfaces d'eau),
• Élévation d'une masse d'air humide  refroidissement 
condensation de la vapeur d'eau  Transport et emmagasinement
temporaire de gouttelettes dans les nuages  précipitations aux océans
et aux continents :
•  interceptée par les végétaux  évaporation (en partie)
•  ruissellement  écoulement vers les lacs, et les océans 
évaporation
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L'eau et la plante : Utilisation de l’eau 1/2


 La plante utilise l'eau de plusieurs formes.
- en l'accumulant en elle même, puisqu'elle forme de 60 à 95% du poids
total, variant d'ailleurs avec la période de végétation. L'eau fait parle de la
structure cellulaire elle-même.
- comme véhicule des substances minérales qui servent a son alimentation. L'eau
sert à transporter les aliments, d'une part du sol vers les racines et d’autre
part des tiges vers les feuilles.
- comme système de régulation de la température, et d'évacuation de l'eau de
végétation, par la transpiration.
- Au niveau de la cellule, l’eau permet la transformation des substances
nutritives absorbées qui se passent toujours en milieu liquide. Elle entre
directement dans certaines réactions, c'est le cas par exemple de la
photosynthèse qui permet aux végétaux de produire, en présence de
lumière, de la matière organique a partir du gaz carbonique (CO2) de l'air.

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L'eau et la plante : Utilisation de l’eau 2/2


 On estime généralement que la production d'un gramme de matière sèche
exige une consommation variant entre 300 et 800 grammes d’eau.

 Cette consommation est repartie de façon très inégale:


- la plus grande partie sert a assurer la transpiration et le transport des
minéraux puisés dans le sol,
- une petite partie est stockée dans la plante,
- une très faible partie est utilisée pour la croissance, la formation des fruits,
de graines etc.

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L'eau et la plante : Etat, circulation et potentiel de l'eau 1/4


 Lorsque l'eau circule a la surface du sol, elle coule, toujours d'un point haut vers un
point bas et cela semble évident a tout le monde. En revanche, on ne s'étonne pas
que l'eau absorbée par les racines a 1 ou 2 mètres de profondeur ressorte des
plantes au niveau des feuilles or cela représente une ascension (ou montée) qui
peut, dans le cas de certains arbres, atteindre plusieurs dizains de mètres. En réalité
tous ces phénomènes, en apparence différents, s'expliquent par l'état de l'eau dans
les différents milieux qu'elle traverse.

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L'eau et la plante : Etat, circulation et potentiel de l'eau 2/4


 Quel que soit le milieu dans lequel elle se trouve (la cellule végétale, le
sol, l'air), l'eau n’est pas libre de circuler n’importe où: elle est soumise a
certaines forces qui la « retiennent» a son milieu et à d'autres qui tendent a
«l'arracher» à celui-ci. Selon le sens de la force dominante, l'eau restera par
exemple dans le sol que l'on vient d'arroser, ou s'écoulera au contraire en
profondeur. On retiendra simplement que:
- plus le milieu est sec, plus il retient le peu d'eau qu'il renformie (eau liquide
dans le sol et la plante, vapeur dans l'air);
- l'eau va du milieu ou elle est la plus libre vers celui on elle est la plus liée;
- en pratique, l'eau va du milieu le plus humide vers le milieu le plus sec: tout se
passe en quelque sorte comme si le sens de circulation de t'eau tendait à
rétablir un tel équilibre entre l'humidité des différents milieux.
 Le potentiel de l'eau dans le sol varie de:
• 0 atmosphère, lorsque le sol est rempli d'eau ;
• à plusieurs dizaines d'atmosphères, dans le cas par exemple d'un sol desséché
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à la fin de l'été.

L'eau et la plante : Etat, circulation et potentiel de l'eau 3/4


 La liaison de l'eau avec son milieu (sol, plane, air) peut être exprimé par le potentiel
de l'eau dans ce milieu Dans le sol, la plante et l'air, l'eau est généralement à des
potentiels différents: ces différences expliquent le mouvement de l'eau.

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L'eau et la plante : Etat, circulation et potentiel de l'eau 4/4


• Point de flétrissement  Potentiel dans le sol = 15 atmosphères
• Potentiel > 15 atmosphères  la plupart des végétaux cultivés ne
peuvent plus absorber cette eau par leurs racines.
• Le potentiel est maximum au début du flétrissement,
• Le potentiel est le plus faible lorsque la plante a reconstitué ses
réserves en eau.
• Le potentiel de l'air dépend de la température et de l'humidité
relative de l'air. Sa valeur varie de 0 à 1500 atm (Ducrocq, 1990).

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L'eau et la plante : La transpiration 1/2


 L’eau est transpirée de la plante vers l’atmosphère par les stomates, les
parties aériennes des végétaux terrestres perdent en permanence de l’eau
sous forme de vapeur d’eau vers l’atmosphère. Le potentiel hydrique de
l’atmosphère est très négatif, l’atmosphère représente un grand déficit en
vapeur d’eau.
 Les rapports entre l'eau et la plante sont exprimés par la transpiration qui
représente l'évaporation de l'eau à partir des feuilles vers l'atmosphère.
L'eau ainsi transpirée ne provient pas des réserves de la plante, mais du sol
dans lequel celle-ci puise par ses racines au fur et a mesure de ses besoins:
ceux-ci sont fixes par la demande d'évaporation de l'air, elle-même
déterminée par la température, la sécheresse de l'air, le vent, etc.
 La transpiration, qui permet notamment a la plante exposée aux rayons du
soleil d'être suffisamment refroidie, n’est donc qu'une étape dans la
circulation continue de l'eau entre le sol et l'atmosphère.

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L'eau et la plante : La transpiration 2/2


 Lorsque les conditions climatiques créent une demande d’évaporation plus forte
que les possibilités d'absorption et donc de transpiration de la plante, celle-ci se
protège, dans certaines limites, par la régulation stomatique. II s'agit d'un
mécanisme de fermeture progressive des orifices situes sous les feuilles, appelés
stomates, par lesquels sort l'essentiel de l'eau transpirée.
 Comme tous les échanges gazeux de la plante passent par ces stomates, leur
fermeture ralentit aussi l'absorption du gaz carbonique de l’air que les plantes
transforment en matière organique (phénomène de photosynthèse). Autrement
dit, le déclenchement de la régulation stomatique diminue la production végétale.
Pour éviter cette régulation ou en réduire l'intensité et la durée, on doit donc
chercher a augmenter les possibilités de transpiration de la plants et à diminuer la
demande d'évaporation de l’air.
 L’irrigation, en augmentant l'humidité du sol, facilite l'absorption de l'eau par les
racines et par conséquent la transpiration des feuilles de ce point de vu, l’irrigation
a un effet bénéfique su les rendements des cultures.

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L'eau et le sol 1/12


 L'eau transpirée par les plantes provient naturellement des réserves que le sol
stocke au moment des pluies. Sous climat méditerranéen, celles-ci sont
généralement insuffisantes et dans tous les cas trop mal reparties pour assurer aux
végétaux une alimentation en eau correcte. Dans ces conditions, pour augmenter
et garantir les rendements il faut arroser de façon à reconstituer les réserves du sol
lorsque la pluie est faible.

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 2/12


Définition

L'arrangement des particules de sol dans les agrégats laisse obligatoirement une
certaine quantité de vides qui constituent la porosité totale du sol.

PT% = (Vol. vides / Vol. apparent) x 100

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 3/12


Porosité et densité apparente : mesure

µa = masse volumique apparente = masse de sol sec / volume total sol

Si exprimée en g/cm3 µa = dapp. (densité apparente)

dapp. dépend de la porosité

Valeurs de 1,2 à 2,2

Mesure de la dapp. au cylindre

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 4/12


La porosité : différents types

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Cours deB.P.Jabiol,
D’après ChéryFIF
- ENITAB,
2003 2008 Bases et techniques de la pédologie

L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 5/12


La porosité : différents types
PT% varie en fonction de
Porosité texturale : l’humidité et de
macroporosité et l’itinéraire technique
microporosité
PT LA sec = 37%
PT humide = 43%

Porosité structurale :
macroporosité
PS LA sec = 7%
PS humide = 1%
Porosité biologique :
macroporosité
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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 6/12


porosité et texture La répartition de la porosité a autant
d’importance que sa valeur totale

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 7/12


L’eau dans le sol : origine Les forces en présence :
1- La gravité (g)
2- La tension superficielle (σ)
3- La pression osmotique

S S S L S S S
L

g>σ g~σ g << σ

Seule l’eau retenue par le sol d’une manière


assez faible peut être utilisable par les plantes.
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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 8/12


L’eau dans le sol : la Réserve Utile (R.U.)

C.R. : 0,3 bars P.F.P. : 15 bars

S S S L S S S
L

g>σ g~σ g << σ

La R.U. correspond à la tranche d’humidité comprise entre deux


limites : la limite supérieure est représentée par l’eau qui est
retenue par la tension superficielle (capacité de rétention) et la
limite inférieure correspond à l’eau qui n’est plus extractible
par les racines (point de flétrissement permanent).

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 9/12

• La réserve utile (RU) en eau d'un sol, exprimée en millimètre d'eau,


correspond à quantité d’eau que le sol peut absorber et restituer à la
plante.

• La RU est encore la quantité d’eau comprise entre l’humidité à la


capacité au champ et l’humidité au point de flétrissement :

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 10/12

La Réserve Utile
(R.U.)

La R.U. = tranche
d’humidité comprise
entre la capacité de
rétention le point de
flétrissement
permanent.

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 11/12


Réserve Utile et Texture

La capacité de rétention
augmente avec la
proportion d’éléments fins
dans le sol.

Le point de flétrissement
permanent a une valeur
plus forte dans les sols
argileux que dans les sols
sableux.

D’après Buckman & Brady, 1965

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L'eau et le sol : La porosité et l’eau dans le sol 12/12


Réserve Utile et Texture

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Le réservoir sol: Caractéristiques principales


Densité, porosité, humidité

Terme Symbole Définition Ordre de grandeur Observations

Ms 1
Densité réelle Dr * sol moyen: 2.6 à 2.7
Vs 
e
Ms 1 Sable : 1.3 à 1.4 permet de
Densité apparente *
Da Vt  Limon : 1.2 à 1.5 calculer Hv à
sèche e Argile : 1.1 à 1.3 partir de Hp

Ve + Va Argile : 50 à 70 %
Porosité P 100
Vt Limon : 40 à 60 %

Humidité pondérale Hp Me
100
Ms
Hv = Da Hp
Ve utilisé par
Humidité volumique Hv 100 l'irrigant
Vt

avec Ms: masse des solides, Me: masse de l'eau, Vt: volume échantillon,
Vs: volume des solides, Ve: volume de l'eau et Va: volume de l'air.
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Etat de l'eau dans le sol

•Eau hygroscopique (eau fortement liée au sol)


•Eau capillaire (eau liée au sol)
•Eau de gravité (eau libre) ;

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Potentiel de l'eau

a) Signification

Le potentiel exprime l'intensité des forces qui retiennent


l'eau dans le sol et, par conséquent, l'importance du travail
qu'il faudra fournir pour extraire cette eau.

On retiendra en particulier que:


• plus le sol est humide, plus le potentiel de l'eau est faible,
plus l'eau est "mobile";
• au fur et à mesure que le sol se dessèche, les forces de
rétention du sol et le potentiel de l'eau augmente: quelle
que soit la quantité d'eau présente dans le sol, celle-ci
devient de moins en moins "disponible" pour les plantes.

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b) Unités de mesure du potentiel

• Potentiel : tension de l'eau dans le sol,


• Unités : l'atmosphère, la hauteur d'eau en cm ou le pF.

Tableau. Correspondance entre les principales unités de


potentiel

Hauteur d'eau
1 10 100 103 104 1,5 104 105
(cm)

Atmosphère 1/10 1 10 15 100

PF. 0 1 2 3 4 4.2 5

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c) Relation entre potentiel et teneur en eau

• Les forces qui retiennent l'eau dans les capillaires sont d'autant plus fortes que ceux-ci
sont petits.
• Les sols argileux et limoneux sont plus riches en petits capillaires que les sols sableux.
Pour chaque sol, il y a une relation caractéristique entre l'humidité et le potentiel
correspondant de l'eau.
• L'humidité maximum d'un sol dépend de sa nature: pour un même volume de
terre, un sol argileux peut retenir plus d'eau qu'un sol limoneux ou sableux;
• Dans tous les cas, plus l'humidité augmente, plus le potentiel de l'eau diminue, plus
celle-ci est facilement absorbable par les racines;
• Deux sols de nature différente, ayant la même humidité, n'offrent pas aux plantes les
mêmes possibilités d'absorption.
• A volume égale, un sol sableux stocke moins d'eau qu'un sol argileux mais il cède celle-
ci plus facilement.
• Enfin, quelque soit le type de sol, l'humidité varie peu lorsque le sol se dessèche, alors
que le potentiel de l'eau augmente au contraire très fortement (les courbes deviennent
presque verticales). 38

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Les deux valeurs de référence de l'humidité du sol


a) L'humidité à la capacité au champ Hr (voir tableau qui suit)

• Après une pluie ou un arrosage abondant,  Hs : humidité à la saturation.

• Après ressuyage  Hr : humidité à la capacité au champ ou encore capacité au champ ou


capacité de rétention.

b) L'humidité au point de flétrissement Hf (tableau 3)

Hf : teneur en eau du sol en dessous de laquelle l'absorption de l'eau par la racine est bloquée.
A ce moment, le potentiel de l'eau du sol > Potentiel de l'eau dans la plante.

c) Valeurs pratiques

Hr = He Hf = He / 1.84

He : humidité équivalente
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He  potentiel = 1 atmosphère (ou pf = 3) (Ducrocq, 1990).

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Valeurs moyennes de Hr, Hf et He.

Valeurs moyennes de l'humidité et du potentiel


Symbole de l'eau
Sable Limon Argile
Humidité 5 à 15 % 15 à 30 % 30 à 45 %
Hr 0,2 atm. ou 2 atm. ou
Potentiel
pf 2,3 pf 3,3
Humidité 1à3% 5 à 15 % 15 à 30 %
Hf
potentiel 15 atm. ou pf 4,2
He potentiel 1 atm. ou pf 3

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L'eau et le sol : Humidité et infiltration 1/8


La pluie qui arrive au sol génère trois processus :

- l'humidification du sol et l'infiltration,


- le ruissellement,
- l'évaporation.

Si l'on désigne par :

- p(t) la vitesse avec laquelle l'eau de pluie arrive au sol (intensité de


la pluie),

- i(t) le taux d'infiltration,

- ic(t) la capacité d'infiltration c'est à dire le taux maximum


d'infiltration,
- h(t) la hauteur d'eau apparaissant à la surface du sol.
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05/12/2019

L'eau et le sol : Humidité et infiltration 2/8


Deux cas peuvent se présenter :

- i(t) = p(t) ≤ ic(t) : l'eau est absorbée par le sol et h(t) = 0, c'est le
processus de l'humidification du sol et éventuellement l'infiltration.

- i(t) = ic(t) ≤ p(t) : le sol ne peut pas absorber en totalité l'eau qui
arrive, un excès d'eau apparaît en surface (h(t) > 0). La pellicule d'eau
peut alors circuler sur le sol : c'est le phénomène de ruissellement.

43

L'eau et le sol : Humidité et infiltration 3/8


HUMIDIFICATION DU SOL ET INFILTRATION

En temps normal, le sous sol contient de l'eau. Si l'on schématise la


teneur en eau en fonction de la cote z on aura :

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05/12/2019

L'eau et le sol : Humidité et infiltration 4/8

Au- dessus de la cote N, le sol est dit non saturé, les vides
contiennent de l'eau et de l'air. L'eau est soumise essentiellement
aux forces de capillarité. L'eau est attachée à la surface des grains par
des forces d'attraction moléculaire.

L'eau qui tombe à la surface commence par humidifier la fraction


supérieure du sol (quelques centimètres).

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L'eau et le sol : Humidité et infiltration 5/8


Mais ceci n'entraîne pas nécessairement un écoulement vertical, tant
que les forces de capillarité restent supérieures aux forces de gravité
l'eau est retenue.

Lorsque la teneur en eau dépasse une valeur limite appelée capacité


de rétention, l'eau se propage vers le bas et l'humidification
progresse en profondeur. Si la pluie continue dans le temps,
l'humidification continue également jusqu'à ce que l'eau arrive à la
nappe : c'est le phénomène de l'infiltration.

La quantité d'eau qui arrive à la nappe dépend de plusieurs


paramètres : la durée et l'intensité de la pluie, la profondeur de la
nappe, la perméabilité du sol etc. L'arrivée d'eau à la nappe peut se
produire dans la semaine qui suit la pluie, dans le mois ou même
dans les six mois.
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05/12/2019

L'eau et le sol : Humidité et infiltration 6/8

Modification du profil
d'humidité d'un sol
après une pluie
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L'eau et le sol : Humidité et infiltration 7/8


 La capacité d'infiltration varie avec la nature du sol. Pour un même
sol, elle est différente suivant l'état d'humidité. Elle est élevée lorsque le
sol est sec.

 La connaissance du mécanisme d'infiltration et de redistribution de


l'humidité du sol est essentielle pour plusieurs problèmes de gestion de
ressources en eau : le développement de stratégie en
irrigation, l'évaluation de la recharge de nappe d'eau souterraine ainsi
que la compréhension des processus chimiques dans le sol tel que
l'altération, la migration des nutriments, des fertilisants et des pesticides.

 La mesure de la capacité d'infiltration d'un sol peut se faire à l'aide


d'un infiltromètre. On délimite une surface de 0.01 à 0.1 m2 par un
anneau étanche enfoncé dans le sol et dont le bord dépasse la surface du
sol de quelques cm. On arrose la surface du sol et on mesure soit la
diminution du niveau d'eau inondant la surface pendant un intervalle de
temps donné, soit le volume d'eau à rajouter pour maintenir un niveau
d'eau constant de submersion. On détermine ainsi le taux d'infiltration..48

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05/12/2019

L'eau et le sol : Humidité et infiltration 8/8

Propagation du front d'humidité d'un sol non


saturé après arrosage
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L'eau et le sol : Evaporation

Une fois la pluie arrêtée, l'évaporation se produit, d'abord l'eau


interceptée par la végétation et l'eau qui est restée en surface. Dans le sol
même l'évaporation continue du fait de l'existence de la phase air dans la
zone non saturée.

L'évaporation est fonction du pouvoir évaporant de l'atmosphère, c'est à


dire la température, le vent, l'ensoleillement. Les surfaces d'eau libre
(rivières, lacs, océans etc.) sont soumises à l'évaporation.

Un autre phénomène joue dans le même sens que l'évaporation, c'est la


transpiration des végétaux. Les racines des plantes vont reprendre l'eau
de la zone non saturée et même dans la zone saturée si elle est proche.
Sous l'action de la transpiration la teneur en eau diminue jusqu'à ce que
les plantes ne puissent plus extraire de l'eau du sol : c'est le point de
flétrissement, il varie d'une plante à une autre.
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05/12/2019

L'eau et le sol : Evapotranspiration

On groupe l'évaporation et la transpiration sous le terme


évapotranspiration. Pour l'évaluation de ce phénomène, il existe des
formules empiriques qui sont fonction de la température, de
l'ensoleillement, de la vitesse du vent etc.

L'évapotranspiration mondiale globale s'élève à environ 72000 km3. Elle


constitue 62 % des précipitations qui tombent sur le continent.

La connaissance de l'évapotranspiration est importante pour plusieurs


problèmes : l'efficience d'irrigation, l'approvisionnement en eau par
réservoirs, la recharge de nappes d'eau souterraine etc.

51

L'eau et le sol : Evapotranspiration 1/5

Irrigation (I)
Evapotranspiration (ETc)
Pluie (P)
T T T T
E E E E
Ruissellement

Sol (zone radiculaire)

Percolation

52

26
05/12/2019

L'eau et le sol : Evapotranspiration Potentielle 2/5

L'évapotranspiration potentielle (ETP) est celle que l'on observerait sur un


sol avec couvert végétal où l'eau serait disponible en abondance.
Autrement dit l'ETP représente le pouvoir évaporant de l'atmosphère.

On imagine que la tranche supérieure du sol constitue un réservoir, la


réserve facilement utilisable du sol (RFU) dont on estime la capacité. Dans
ce réservoir, l'évapotranspiration peut puiser sans restriction au taux
potentiel ETP.

Si l'eau vient à manquer dans le sol, l'évapotranspiration réelle (ETR) est


inférieure à l'ETP. Elle est fonction de la quantité d'eau disponible dans le
sol.

53

L'eau et le sol : Evapotranspiration Potentielle 3/5

Plusieurs formules empiriques ont été proposées pour le calcul de l'ETP.


Elles sont classées selon le type de données sur lesquelles elles se basent.
On peut distinguer quatre catégories de formules :

a) Les formules essentiellement basées sur la température de l'air et


parfois sur la durée astronomique du jour (formule de Thornthwaite).

b) Les formules utilisant la radiation et la température de l'air.

c) Les formules faisant intervenir la radiation, la température de


l'air, la vitesse du vent et l'humidité relative (formule de Penman).

54

27
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L'eau et le sol : Evapotranspiration Potentielle 4/5

Evapotranspiration

Gazon

Conteneur de sol

la balance mesure le
changement du poids

55

L'eau et le sol : Evapotranspiration Potentielle 5/5

56

28
05/12/2019

L'eau et le sol : Evapotranspiration Réelle 1/3

57

L'eau et le sol : Evapotranspiration Réelle 2/3

Elle peut être déterminée en appliquant à un lysimètre l'équation


du bilan hydrique.

Pour ce faire on mesure les entrées et les sorties d'eau ainsi que la
variation du stock d'eau dans le lysimètre.

Le lysimètre est une cuve de 1 à 150 m3, contenant le sol


représentatif du champ où il est installé et soumis aux mêmes
conditions climatiques.

L'ETR peut être également mesurée en dépouillant les profils de


teneur en eau observés au champ pendant un intervalle de temps
Δt.
58

29
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L'eau et le sol : Evapotranspiration Réelle 3/3

Où:
- P est l'entrée totale d'eau (pluie et/ou arrosage),
- QD est la quantité d'eau drainée en profondeur (estimée par la loi
de Darcy),
- z est la profondeur,
- zr est la profondeur de la zone radiculaire,
- θ1 (z), θ2 (z) sont respectivement le profil de teneur en eau au
début et à la fin de Δt.

59

Besoins en eau de la plante


 Les besoins en eau d’une plante donnée dépondent du stade et
de la période végétative.

 La consommation en eau de cette plante peut être inferieure


ou égale à ses besoins hydriques.

 Un manque d’eau à une période critique de croissance de la


plante, conduit à une chute de la récolte. Ce manque d’eau ne
peut être évité que par un apport d’eau.

 Les besoins en eau d’une culture sont présentés par


l’évapotranspiration réelle.

60

30
05/12/2019

Définition de quelques variables utilisées pour


l´estimation des besoins en eau de la culture

• Evapotranspiration potentielle et réelle: ETP et ETR

• Coefficient cultural: Kc

• Evapotranspiration maximale: ETM

• Pluie utile consommée par la culture: Pu

• Réserve utile du sol: RU

61

L'évaporation et la transpiration d'une culture


• Une communauté végétale perd de l'eau dans l'atmosphère dans le
processus de transpiration (T) de la couverture végétale et l'évaporation
de la surface du sol (E).

• Les processus T et E se produisent simultanément sous forme de vapeur


d’eau et il est difficile à les séparer et sont incluses dans le terme
évapotranspiration (ET).

• La quantité d’évapotranspiration dépend de la surface du sol couverte


par la culture.

• La ET d’une culture dépend du:

– Climat

– Type de culture

– Disponibilité de l’eau dans le sol. 62

31
05/12/2019

L'évaporation et la transpiration d'une culture

• L'évapotranspiration mondiale globale s'élève à environ 72000


km3. Elle constitue 62 % des précipitations qui tombent sur le
continent.

• La connaissance de l'évapotranspiration est importante pour


plusieurs problèmes: l'efficience de l'irrigation, calcul de la
dose d´irrigation, estimation de l’eau virtuelle consommée par
les cultures, etc.

63

Le coefficient cultural: Kc
• Quantifie l'effet de la culture dans leurs propres besoins en
eau.

• Le Kc est variable tout au long de l'année et dépend du


développement des feuilles.

• Normalement, le Kc est indépendant des conditions


météorologiques.

64

32
05/12/2019

Détermination du coefficient cultural


Le cycle de culture est divisé en 4 phases:

1. La phase initiale. De la plantation/semi à 10 % de sol


couvert.

2. Phase de développement. Jusqu'à 70 % de sol couvert.

3. Phase de mi-saison. Jusqu'au début de la sénescence des


feuilles.

4. Phase arrière saison. Jusqu'à la maturation ou la récolte.

• On détermine la longueur des quatre phases à partir de


l'information locale.
65

Courbe du coefficient cultural

1.2

0.8 Kc med.
(Kc)

0.6
Kc fin.
0.4
Kc in.
0.2

0 Initial Dvp Mi-saison Arr-saison

Temps depuis semi


66

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Coefficient cultural

Exemple: la durée des phases du maïs

Culture phase init. phase dév. phase mi-sai. phase arr-sai.


Mais 30 40 50 30

Coefficient cultural (Kc) du maïs

Culture Avr May Jun Jul Aou Sep


Mais 0,3 0,34 0,87 1,2 1,13 0,49

67

Coefficient cultural

Kc Kc
phase phase phase phase Durée Kc fin de
Culture phase phase
init. dév. mi-sai. arri-sai. du cycle cycle
initiale mi-sai.

Tomate 30 40 45 30 145 0,6 1,15 0,8

Petit pois 20 30 35 15 100 0,5 1,15 1,1

Pastèque 20 30 30 30 110 0,4 1 0,75

Olive 20 90 60 90 260 0,65 0,7 0,7

68

34
05/12/2019

Coefficient cultural
Culture Jan Fev Mar Avr May Jun Jul Aou Sep Oct Nov Dec

Tomate 0,63 0,95 1,15 1,1 0,75


Tomate
0,6 0,78 1,13 1,09 0,83
indus.
Poivron 0,6 0,68 0,99 1,05 0,94
Oignon et
0,70 0,9 1,05 0,98
ail
Courgette 0,5 0,53 0,87 0,97 0,8

Choux 1,05 0,99 0,7 0,72 0,88 1,03


Fève en
1,12 1,14 0,5 0,65
vert
Haricot
0,5 0,71 1,05 0,94
vert
Petit pois 0,85 1,15 1,13 0,5

Carotte 1,05 1 0,7 0,73 0,91 1,05


69

Évapotranspiration maximale ETM


ETM = Kc * ETP

Programme pour le calcul de ETM selon la FAO-56

Station Bizerte
Longueur des phases de développement
Conditions Locales
Culture Tomate Phase Initiale 30 jours
Phase de développement 40 jours Données calculées par le programme
Phase de mi-saison 45 jours Données introduites par l'utilisateur
Semi/Plantation Année 13 Phase d'arrière-saison 30 jours
Mois 2
jour 20
Jours de l'année (J)
Valeurs de Kc J (semi) 51
J (développement) 81
Kcini 0,60 J (mi-saison) 121
Kcint 1,15 J (arrière-saison) 166
Kcfin 0,80 J (récolte) 196

Calcul de l'ETM

Mois Jour Année J ETP Kc ETM (mm/j)


3 2 12 62 2,4 0,60 1,44
3 3 12 63 2,4 0,60 1,44
3 4 12 64 2,4 0,60 1,44
3 5 12 65 2,4 0,60 1,44
3 6 12 66 2,4 0,60 1,44
3 7 12 67 2,4 0,60 1,44
3 8 12 68 2,4 0,60 1,44
3 9 12 69 2,4 0,60 1,44
3 10 12 70 2,4 0,60 1,44

70

35
05/12/2019

Évapotranspiration maximale ETM


Exemple de calcul d´ETM: Tomate à Bizerte

Mois Mar Avr May Jun Jul Total

Kc 0,63 0,95 1,15 1,10 0,83 -

ETP (mm) 82 108 148 181 165 683

ETM (mm) 51 103 170 198 139 662

71

Pluie utile consommée par la culture


Pu  1.25* Pt 0.824  2.93 100.000955 *ETM
Exemple de calcul d´ETM: Tomate à Bizerte

Mois Mar Abr May Jun Jul


Kc 0,63 0,95 1,15 1,10 0,84
ETM (mm) 51,4 103,2 170,4 198,1 138,6
Pt 49,7 50,0 25,3 11,1 2,2
Pu (USDA) 31,7 35,72 21,75 9,501 1,0

Pu=0,8*Pt 39,7 40 20,2 8,87 1,753

72

36
05/12/2019

Les réserves en eau du sol


La réserve utile maximum (RUmax)

RUmax : volume maximum d'eau que peut stocker un sol sur la profondeur
exploitée par les racines (volume compris entre Hr et Hf, voir figure)

RUmax = (Hvr - Hvf) Z


ou:
RUmax = (Hpr - Hpf) Da Z

avec:
• Hvr: humidité volumique à la capacité de rétention,
• Hvf: humidité volumique au point de flétrissement,
• Hpr: humidité pondérale à la capacité de rétention,
• Hpf: humidité pondérale au point de flétrissement,
• Da: densité apparente,
• Z: profondeur du sol exploitée par les racines.

73

Humidité

Hs
Réserve inutilisable (eau
faiblement retenue et
percolant en profondeur)
Drainage Hr

Réserve facilement
utilisable (RFU)
Réserve utile
(RU)

Hm
Réserve difficilement
utilisable (RDU, Réserve
que l’on décide de ne pas
utiliser par sécurité)
Hf
Réserve inexploitable
(eau trop fortement
retenue par le sol)
H=0 74

37
05/12/2019

La réserve utile disponible (RUd)

RUd : quantité d'eau utile stockée dans le sol

RUd = (Hv - Hvf) Z


où:
Hv : humidité volumique du sol,
Hvf : humidité volumique au point de
flétrissement,
Z : profondeur du sol exploitée par les
racines.

si Hv = Hvf  RUd = 0
si Hv = Hvr  RUd = RUmax .
Généralement :
0  RUd  RUmax
75

La réserve facilement utilisable RFU

RFU : Réserve Facilement Utilisable: quantité d'eau de RUmax que les


plantes peuvent absorber sans effort particulier .

Cas 1 : Demande d'évaporation de l'air faible (en hiver), sol humide


(proche de Hr) et profond, bien exploité par les racines.  RFU est
proche de RUmax

Cas 2 : Demande d'évaporation de l'air importante (sécheresse de l'été),


sol sec et peu profond, mal exploité par les racines  RFU représente
une faible partie de RUmax.

L'expérience montre que, entre ces deux extrêmes, la détermination


du volume et de la fréquence des irrigations peut être opérée sans
risque d'erreur sur la base des 2/3 ou, de ½ ou de 1/3 de la RUmax.
RFU = 1/3 à 2/3 de RUmax.
76

38
05/12/2019

Besoins en eau d’une culture


Les besoins en eau d'une plante donnée dépendent du stade
et de la période végétative.

La consommation en eau de cette plante peut être inférieure


ou égale à ses besoins hydriques.

Un manque d'eau à une période critique conduit à une chute


brusque de la récolte.

Ce manque d'eau ne peut être évité que par apport d'eau


d’irrigation.

Les besoins en eaux des cultures sont présentés par l’ETR


77

Estimation d’ETR 1/9


• Cas des cultures pluviales; RU = ……….
Période P1 P2 …… Pi ….. PN Total

Pt

Pû Pû= 0.8 Pt

ETP

Kc

ETM ETM= Kc * ETP

Pû-ETM

RUd

ETR
78

39
05/12/2019

Estimation d’ETR 2/9

Avec:
• Pi: période i; i = 1, 2, .., N
• Pt: pluie totale (enregistrée)
• Pû= c Pt ; on prend c =0.8
• ETP: évapotranspiration potentielle (=ET 0)
• ETM = Kc ETP
• RUd : réserve utile disponible
• ETR: évapotranspiration réelle

79

Estimation d’ETR 3/9


• Estimation de RUd :

Si
(RUd) i-1 + Pûi – ETMi  0

(RUd)i = 0

Si
0 < (RUd)i-1 + Pûi – ETMi < RU

(RUd)i = (RUd)i-1 + Pûi – ETMi

Si
(RUd)i-1 + Pûi – ETMi  RU

(RUd)i = RU

Remarque: l’indice i représente le n° de la période. 80

40
05/12/2019

Estimation d’ETR 4/9


• Estimation de ETR:

Si
Pûi + (RUd)i-1 < ETMi

ETRi = Pûi + (RUd)i-1

Si
Pûi + (RUd)i-1  ETMi

ETRi = ETMi

Remarque: l’indice i représente le n° de la période.

81

Estimation d’ETR 5/9


• Cas des cultures irriguées; RU = ……….

Période P1 P2 ….. Pi …… PN Total


Pt

ETP

Kc

ETM

Ia

Pû+Ia-ETM

RUd

ETR 82

41
05/12/2019

Estimation d’ETR 6/9

Avec:
• Pi: période i; i = 1, 2, .., N
• Pt: pluie totale (enregistrée)
• Pû= c Pt ; on prend c =0.8
• ETP: évapotranspiration potentielle (=ET0)
• ETM = Kc ETP
• Ia: Eau d’irrigation apportée à la culture
• RUd : réserve utile disponible
• ETR: évapotranspiration réelle

83

Estimation d’ETR 7/9


• Estimation de RUd :

Si
(RUd) i-1 + Pûi + Iai - ETMi  0

(RUd)i = 0

Si
0 < (RUd) i-1 + Pûi + Iai - ETMi < RU

(RUd)i = (RUd) i-1 + Pûi + Iai - ETMi

Si
(RUd) i-1 + Pûi + Iai - ETMi  RU

(RUd)i = RU

Remarque: l’indice i représente le n° de la période. 84

42
05/12/2019

Estimation d’ETR 8/9

• Estimation de ETR:

Si
Pûi + (RUd)i-1 < ETMi

ETRi = Pûi + (RUd)i-1

Si
Pûi + (RUd)i-1  ETMi

ETRi = ETMi

Remarque: l’indice i représente le n° de la période.


85

Estimation d’ETR 9/9


• Exemple; RU = 100 mm

Période Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Total

Pt 77,74 75,73 80,16 170,85 52,83 50,11 29,77

Pû 62,2 60,6 64,1 136,7 42,3 40,1 23,8


ETP 58 41,3 41,5 51 87,2 114 158,5

Kc 0,7 0,75 0,84 0,94 1,04 1,13 1,15

ETM 40,6 31,0 34,9 47,9 90,7 128,8 182,3


Ia 0,0 0,0 0,0 0,0 30,0 50,0 100,0

Pû+Ia-ETM 21,6 29,6 29,3 88,7 -18,4 -38,7 -58,5

RUd 21,6 51,2 80,5 100,0 81,6 42,8 0,0


ETR 40,6 31,0 34,9 47,9 90,7 128,8 166,7 540,5
86

43
05/12/2019

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 1/7


1. Quantité d'eau nécessaire:

a- Définition: C'est le volume d'eau total V à apporter par


irrigation à un hectare de culture pendant toute la durée T de la
saison d'arrosage. II peut être exprimé en m3/ha, en hauteur de
lame d'eau déversée sur un hectare (mm/ha) ou en débit fictif
continu q=V/T, (en I/s/ha).

b- Estimation: Le volume V est estime on fonction des besoins en


eau de la culture (ETM), de la quantité d'eau de pluie infiltrée
dans la zone racinaire du sol (pluie efficace Pû) et des stocks d'eau
dans la zone racinaire du sol.

87

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 2/7


2. Module Q ou débit réel d'arrosage a l’hectare:

C'est le débit que le sol pout accepter. Donc, il est fonction de la


perméabilité K du sol. Sa valeur est estimée au moyen de
l'expression: Q (l/s/ha)=K*S.

En aspersion, Q s'exprime sous forme de hauteur d'eau. On


l'appelle alors pluviométrie maximale (mm/heure).

88

44
05/12/2019

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 3/7


3. Main d'eau M ou débit dont on dispose :

C'est le débit M qu'un irrigant est capable de repartir


rationnellement sur ses terres sans être freiné dans son travail par
son insuffisance ni au contraire déborde par son ampleur. Il est
exprime généralement on l/s.

4. Unité parcellaire d'arrosage S:

C'est la surface que l'on peut arroser en une seule fois en utilisant
toute la main d'eau. Elie est déterminée au moyen de la relation:
S=M/Q
ou M est la main d'eau et Q est le module d'arrosage.

89

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 4/7


5. Dose d'arrosage D :

C'est la quantité d'eau apportée a la culture pendant une


irrigation. Elle permet de remplir le réservoir sol jusqu'a la
capacité au champ (Hc). Autrement dit, D représente la réserve
facilement utilisable du sol:
D (mm ou m3/ha) =RFU

6. Nombre d’arrosage par saison:

C'est le nombre n des doses D à apporter à la culture pendant la


durée T de la saison d'arrosage. II est déterminé au moyen de
l'expression:
n= V/D
90

45
05/12/2019

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 5/7


7. Durée T de la saison d’arrosage:

C'est la période durant laquelle la culture est irriguée T est


exprimée en secondes. Exemple la saison débute du 1 er avril et se
termine au 30 septembre. Dans ce cas, la durée T est égal à 1581
1200 secondes.

8. Durée t d’un arrosage :

C’est le temps nécessaire à l’apport d’une dose d’irrigation. Pour


l’irrigation de surface, t est calculée: t= D/Q avec D est la dose
d’irrigation en l/ha et Q est le module d’irrigation en l/s/ha. Dans
le cas de l’aspersion, t est obtenue t=D/Q’ avec Q’ est la
pluviométrie en mm/h.
91

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 6/7


9. Période d’arrosage Pa:

C’est le temps nécessaire pour l'épuisement, par la culture, de la


dose d'irrigation. II est estimé par la relation:
Pa= D/ETM
Avec D est la dose d’irrigation en mm et ETM sont les besoins
journaliers en eau d’une culture donnée en mm/j.

La période Pa est donnée généralement en jours, elle représente


la période qui sépare deux arrosages consécutifs elle peut être
aussi estimée par:

Pa= (T-nt)/(n-1)

92

46
05/12/2019

Les paramètres fondamentaux de l’irrigation 7/7

Représentation graphiques de quelques paramètres d’irrigation


ou:
T: durée de la saison d'arrosage, t: durée d'un arrosage; q: débit fictif
continue, Q module d'arrosage; Pa: période d'arrosage, D: dose
d'arrosage.
D=Q*t,
V= q*T=n*D,
Pa=(T-n*t)/(n- 1). 93

Besoins à l'entrée du périmètre irrigué


Les besoins en eau d'irrigation tels calculés précédemment sont
ceux nécessaires aux cultures. Les besoins à apporter à l'ensemble
du périmètre englobent ceux nécessaires aux cultures et les
pertes d'eau qui peuvent se produire aux niveaux du réseau de
distribution et du système d'irrigation.

Ces pertes se font par évaporation, par infiltration profonde, par


fausses manœuvres, etc.

94

47
05/12/2019

Besoins à l'entrée du périmètre irrigué

Bp : Les besoins en eau d'irrigation bruts à l’entrée du


périmètre

Bp = Bi + Pertes

• Bi : Les besoins en eau d'irrigation nets nécessaires
aux cultures,
• Pertes : les pertes d'eau aux niveaux du réseau de
distribution et du système d'irrigation

Les pertes se font par évaporation, par infiltration


profonde, par fausses manœuvres, etc.
95

Efficiences des irrigations 1/5


L'efficience des irrigations est exprimée généralement d’après le
pourcentage d'eau emmagasiné dans la zone racinaire par rapport
à la quantité totale livrée à la tête du réseau de transport.

Elle comprend deux éléments distincts : le rendement du


transport d'eau (Er) depuis le point de fourniture d'eau à la tète de
la parcelle et l'efficacité des arrosages dans la parcelle (Ep).

Les principaux facteurs qui influent sur l’efficience des irrigations


sont la dimension du périmètre, le nombre et le type de cultures
pour lesquelles il faut ajuster l'apport d'eau, les fuites à partir du
réseau de transport et de distribution, la taille des parcelles.

Les méthodes et pratiques d'irrigation et les moyens de gestion et


de maitrise technique de l'eau.
96

48
05/12/2019

Efficiences des irrigations 2/5


L'efficience E, s'exprime par la perte d'eau produite dans le réseau
de transport d'eau depuis la source (barrage, réservoir, forage)
jusqu’à la parcelle. Sa valeur dépend notamment de la nature du
réseau elle peut atteindre 100 % si le transport est assuré dans des
conduites bien étanches (ne produisant pas des pertes d'eau).

Si le réseau est constitué de canaux en béton. Les pertes peuvent


se produire uniquement par évaporation et l’efficience Er prend
une valeur inférieure à 100 %.

Dans le cas ou le transport est fait dans des canaux en terre, les
pertes d'eau qui se produisent notamment par infiltration sons
importantes.

Ces canaux sons déconseillés car ils présentent des efficiences


largement inférieurs à 100%. 97

Efficiences des irrigations 3/5


Au niveau de la parcelle, les pertes d'eau se produisent par
ruissellement et par percolation au dessous de la zone racinaire.
Ces pertes dépondent des méthodes d’irrigation.

L’efficience à la parcelle Ep est estimée à 60 % pour l’irrigation de


surface, 75 % pour l’aspersion et 90 % pour l’irrigation localisée.

98

49
05/12/2019

Efficiences des irrigations 4/5


Er : efficience du réseau de transport et de distribution (rendement du transport d'eau
depuis le point de fourniture d'eau à la tête de la parcelle).

Ep : efficacité des arrosages dans la parcelle (ou efficience à la parcelle).

E : efficience des irrigations : pourcentage d'eau emmagasiné dans la zone radiculaire par
rapport à la quantité totale livrée en tête du réseau de transport.
V p,
Er = 100 avec:
Vr Vr : volume livré en tête du réseau,
Vp : volume livré en tête de la
E p = 100 V s , parcelle,
Vp Vs: volume stocké dans la zone
radiculaire.
E = 100 V s = Er E p ;
Vr 100

Er : f (nature et de l’état du réseau de transport et de distribution d'eau depuis la source


(barrage, réservoir, forage, puits, ..) jusqu'à la parcelle).
Ep : f (méthode d’irrigation)
99

Efficiences des irrigations 5/5

• irrigation de surface  Ep ≈ 60 % (Hansen et al., 1979) ;

• irrigation par aspersion  Ep ≈ 75 % (Hansen et al., 1979) ;

• irrigation localisée  Ep ≈ 90 % (Cemagref, 1990).

E : f (dimension du périmètre, nombre et type de

cultures, fuites à partir du réseau de transport et de

distribution, taille des parcelles, méthodes et pratiques

d'irrigation, moyens de gestion et de maîtrise technique de 100

l'eau).

50
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Bilan hydrique
Exercice
Estimation des pertes par évaporation, transpiration et infiltration
à partir du bilan hydrologique d’un bassin versant de 2 500 km2.

• Pour une année hydrologique, un bassin versant d’une superficie


de 2 500 km2, reçoit des précipitations correspondant à une
hauteur d’eau de 1300 mm. Sachant que le débit moyen mesuré à
l’exutoire du bassin est de 30 m3/s.

1. Pour cette année hydrologique, quel est le volume d’eau total


écoulée à l’exutoire (en m3) ?

2. Quel est le coefficient de ruissellement (volume écoulé / volume


des précipitations)?

3. Quelle sont les pertes en eau dues à la combinaison des effets de


l’évaporation, la transpiration et l’infiltration (en mm). 101

Bilan hydrique
SOLUTION
Estimation des pertes par évaporation, transpiration et infiltration
à partir du bilan hydrologique d’un bassin versant de 2 500 km2.

1. Volume d’eau total écoulée à l’exutoire (en m3)


= nombre de secondes en un an × débit moyen
= 31 536 000 × 30
= 9.46 108 m3

2. Coefficient de ruissellement= volume écoulé / volume des


précipitations
= (9.46 108) / (1 300 × 2 500 × 103)
= 0,29 (29%)

102

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Bilan hydrique
SOLUTION
Estimation des pertes par évaporation, transpiration et infiltration
à partir du bilan hydrologique d’un bassin versant de 2 500 km2.

3. Pertes en eau:
L’équation du bilan hydrologique peut être arrangée de la façon
suivante : Pertes = (ET+I) = P-R+/-ΔS où
P = 1 300 × 2 500 × 103 =3,25 109 m3
R = 9.46 108 m3
ΔS = 0 (pas de variation de stock)
D’où :
ET+I = 3,25 109 - 9.46 108
= 2.3 109 m3
= 2.3 109 / (2 500 × 103)
= 921 mm
103

Bilan hydrique
Exercice
Compléter le tableau suivant: Avec ETM: évapotranspiration maximale (en mm);
Culture: Melon
Pû: pluie utile = 0.8 * Pt (en mm) ; RUd: réserve
Profondeurd'enracinement de la culture Z (m): 0,6 utile disponible (en mm); ETR: évapotranspiration
RU par mètre de profondeur (mm/m): 100 réelle (en mm), RU du mois d´Aout =0
RU dans la profondeur Z (mm):
Période Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Total
Pt (mm) 23,7 29,7 21,9 12,0 24,8 20,2 23,3 17,5 15,2 6,6 0,6 8,9 204,4
Pû (mm)
ETP (mm) 131,0 91,6 58,0 49,6 49,8 63,0 96,6 123,0 161,5 186,0 208,8 181,5 1 400,4
Kc 0,60 0,62 0,81 1,02 1,01 0,82
ETM (mm)
Ia (mm) 50,0 50,0 50,0 50,0 50,0 250,0
Pû+Ia-ETM
(mm)
RUd (mm)
ETR (mm)

La quantité d´eau d´irrigation est-elle suffisante pour satisfaire les


besoins en eau de la culture?

104

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Bilan hydrique
Solution

Période Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mar Avr Mai Jun Jul Aou Total
Pt (mm) 23,7 29,7 21,9 12,0 24,8 20,2 23,3 17,5 15,2 6,6 0,6 8,9 204,4
Pû (mm) 19,0 23,8 17,5 9,6 19,8 16,2 18,6 14,0 12,2 5,3 0,5 7,1 163,5
ETP (mm) 131,0 91,6 58,0 49,6 49,8 63,0 96,6 123,0 161,5 186,0 208,8 181,5 1 400,4
Kc 0,60 0,62 0,81 1,02 1,01 0,82
ETM (mm) 0,0 0,0 0,0 0,0 29,9 39,1 78,6 125,4 163,3 151,6 0,0 0,0 587,9
Ia (mm) 50,0 50,0 50,0 50,0 50,0 250,0
Pû+Ia-ETM
19,0 23,8 17,5 9,6 -10,0 27,0 -9,9 -61,4 -101,2 -96,3 0,5 7,1
(mm)
RUd (mm) 19,0 42,7 60,0 60,0 50,0 60,0 50,1 0,0 0,0 0,0 0,5 7,6
ETR (mm) 0,0 0,0 0,0 0,0 29,9 39,1 78,6 114,1 62,2 55,3 0,0 0,0 379,1
Culture: Melon
Profondeurd'enracinement de la culture Z (m): 0,6
RU par mètre de profondeur (mm/m): 100
RU dans la profondeur Z (mm): 60

105

Evaluation de paramètres de l’irrigation


Exercice
Une culture maraichère est semée sur une superficie S=2.8 ha de sol
argileux (RFU= 200mm/m de sol) , les besoins en eaux journaliers
sont de 5 mm, 6 mm et 7 mm pour les mois de Mars, Avril et Mai
respectivement, cette culture extrait de l’eau dans les 30 premiers
centimètres du sol. Si on considère un stock d’eau facilement
utilisable dans le sol égale à RFU au début de la saison (1er Mars),
une dose d’irrigation moyenne/événement D = RFU dans la zone
racinaire, calculer le nombre d’irrigation n par saison et la période Pa
entre deux événements d’irrigation consécutifs.

106

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Réserves en eau dans le sol


Exercice
Un sol cultivé est caractérisé par:
- une humidité volumique au point de flétrissement permanent Hvf
=15 %,
- une humidité volumique à la capacité au champ Hvr = 36 %,
- une profondeur d'enracinement Z=1 m,
- une réserve RFU est égale à 2/3 de RUmax.
Les besoins en eau de la culture (ETM) sont estimés à 5 mm/j.

1) Calculer:

a) RUmax et RFU (en mm et en m3/ha)


b) la réserve difficilement utilisable (que l'on décide de ne pas
utiliser) RDU (en mm).
c) l'humidité au-dessous de laquelle la consommation de l'eau par la
culture devient difficile (en %). 107

Réserves en eau dans le sol

2) Pour une humidité volumique du sol Hv=30%, calculer:

a) la réserve utile disponible RUd (en mm),


b) la réserve facilement utilisable disponible RFUd (en mm),
c) la dose d'irrigation à apportée au sol (en mm) pour ramener Hv à
Hvr.

3) Au moment où l'humidité volumique du sol Hv=30%, une pluie


de 40 mm est survenue. Calculer:

a) la nouvelle valeur de l'humidité volumique du sol Hv (en %),


b) la période (en jours) à partir de la quelle Hv devient égale à 22 %.

108

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Exercice
De la pastèque est cultivé durant les mois d’avril, mai, juin et juillet
dans une région où les valeurs moyennes de la pluie, de l’ETP et du
coefficient cultural de cette culture sont présentées dans le tableau
1. La dose théorique Dth =50.

1) Calculer pour les quatre mois :


- les besoins en eau de la culture ETM (en mm et en m3/ha)
- les besoins en eau d’irrigation Bi (en mm)
- le nombre d’irrigation par mois ni
- la dose réelle Dr (en mm)
- la période d’arrosage Pa (en jours)
- le débit fictif continu qfc (en l/s/ha) 109

2) Sachant que :
- la profondeur d’enracinement de la culture Z = 0,6 m,
- l’humidité volumique à la capacité au champ du sol Hvr = 30 %,
- RFU= 2/3 RU,
Calculer l’humidité volumique au point de flétrissement permanent
Hvf (en %).

110

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Réserves en eau dans le sol


Exercice
Soit un sol correspondant à la superposition des trois horizons dont les
caractéristiques sont données dans le tableau suivant:

(g cm-3)

Calculez la porosité P de chaque horizon en utilisant ρs = 2,65 g cm-3. Quelle sont


les teneurs en eau volumiques à la capacité au champ θCC et au point de
flétrissement permanent θPFP pour les trois horizons ? Quel est le taux de
saturation de la porosité à ces deux état hydriques ? Quelle est la RU en mm par
cm pour chaque horizon ? Quelle est la RU en mm pour l’ensemble du sol ? Quel
est en mm le stock d’eau Sw présent dans chaque horizon et dans l’ensemble du
sol à la capacité au champ et au point de flétrissement permanent ?
On donne: P = 1 – ρb / ρs avec ρs est la masse volumique de la phase solide du
sol et ρb est la masse volumique apparente du sol 111

Caractéristiques du sol
Exercice
Un échantillon de sol humide a une forme cylindrique possédant un
diamètre de 5 cm et une hauteur de 6 cm et pèse 253 g juste après
l’échantionnage. Le sol est sableux avec une densité réelle ρs = 2.65,
on vous demande d’estimer:

- La densité apparente ρb
- La porosité P
- L’humidité actuelle Hv avant séchage
- Le pourcentage de saturation

112

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Plan du cours

Chapitre 2. Irrigation de surface


2.1 Généralités et définitions

2.2 Quelques concepts sur l’irrigation de surface


2.3 Performance de l’irrigation
2.4 Arrosage par bassins

2.5 Arrosage par planches

2.6 Arrosage par raies

113

Généralités
Le terme « irrigation de surface » regroupe l’ensemble de systèmes
d’arrosage dans lesquels la répartition de l’eau à la parcelle se fait
par simple écoulement gravitaire à la surface du sol. Le débit
d’arrosage diminue, donc, le long de la parcelle suite au processus
d’infiltration.

Vu que l’écoulement se fait par gravité, il ne faut aucune autre


structure à la parcelle pour apporter l’eau (ce qui serait le cas pour
l’irrigation par aspersion et goutte à goutte). Ces caractéristiques
permettent à l’irrigation de surface de réaliser deux avantages
importants :
1. Il ne faut aucun équipement à la parcelle (aucun coût
d’équipement); et
2. Il ne faut aucun pompage (aucun coût supplémentaire
d’énergie).
114

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115

L''irrigation de la rizière 116

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Indonésie, irrigation par submersion 117

118

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Généralités
Les systèmes d’irrigation ont fait traditionnellement partie des
principales sociétés du monde. L’irrigation de surface a une
tradition millénaire et elle a été à l’origine de la culture et du bien-
être des sociétés anciennes et modernes. Jusqu’au dernier quart
de ce siècle, l’irrigation de surface a été le seul système disponible
et, pour cela, tous les projets d’irrigation portaient sur l’irrigation
de surface. Ceci ne posait pas de problèmes jusqu’aux années
soixante et soixante-dix, lorsque la disponibilité des grandes
décapeuses a favorisé le développement des projets d’irrigation de
surface dans des zones où ce système d’irrigation n’était pas
approprié: topographie ondulée et sols de mauvaise qualité. Ces
développements particuliers ont mené à des cas de mauvaise
utilisation de l’eau avec l’irrigation de surface et ils ont aussi
démontré qu’un système d’irrigation peut provoquer des dégâts
permanents aux sols et à l’environnement.
119

120

60
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121

122

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123

Quelques concepts sur l’irrigation de surface


L’irrigation a pour but d’apporter l’eau aux cultures pour que la
croissance ne soit pas limitée par la disponibilité en eau.

Un équilibre de sels approprié peut être maintenu aussi dans le sol


si l’on tient compte de la fraction de lessivage lors de la
détermination de la dose d’arrosage. Dans ce chapitre, on
discutera des concepts de base de l’irrigation de surface.

124

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1.1. Temps et phases d’arrosage


L’irrigation de surface est subdivisé en phases qui séparent les différents
processus hydrologiques. Ces phases sont utiles pour analyser
l’écoulement de l’eau sur la parcelle irriguée. Les phases sont séparées
par des temps caractéristiques, ayant certaines particularités:
· Temps initial (ts), lorsque l’eau commence à s’écouler dans la planche,
le bassin ou le sillon.
· Temps d’avancement (ta), lorsque l’eau recouvre complètement le
bassin ou la planche, ou lorsqu’elle atteint l’extrémité aval du sillon.
· Temps d’arrêt, ou durée de l’irrigation (tc).
· Temps d’épuisement (td), lorsqu’une partie du bassin, de la planche ou
du sillon n’est plus recouverte par l’eau une fois que l’eau s’est infiltrée
complètement ou qu’elle s’est déplacée vers les zones plus basses de la
parcelle.
· Temps de récession (tr), lorsque l’eau disparaît de la surface du sol.

125

1.1. Temps et phases d’arrosage

Schématisation des principales phases de l'irrigation de surface.

126

63
05/12/2019

1.2. Durée d’infiltration


La durée d’infiltration (to) (opportunity time) est le temps pendant
lequel l’eau reste à la surface du sol à un point donné de la
parcelle. C’est le temps entre l’avancement et la récession à un
point donné.

Pendant ce temps, une certaine hauteur d’eau reste à la surface du


sol.

Cette eau a l’opportunité de s’infiltrer dans le sol à une vitesse


dictée par l’infiltration dans le sol. Très souvent, dans l’irrigation de
surface, to est mesuré en minutes.

127

1.3. Performance de l’irrigation


La terminologie utilisée pour décrire la performance de l’irrigation
comprend généralement les termes « efficience » et « uniformité
». Ces termes ont souvent une différente signification suivant les
différents auteurs. Malheureusement, il n’y a pas un seul terme de
performance qui puisse être utilisé pour décrire la performance de
l’irrigation. C’est la raison pour laquelle on utilise souvent les
indices de performance pour décrire un arrosage.

En termes conceptuels, la performance de l’irrigation dépend:


· De l’augmentation de la quantité d’eau du sol retenue dans la
zone racinaire d’une culture après un arrosage.
· Des pertes par percolation profonde
· Des pertes par ruissellement superficiel
· De la régularité (l’uniformité) de l’infiltration de l’eau le long de la
parcelle
128
· Du déficit de l’eau du sol après l’arrosage.

64
05/12/2019

1.3. Performance de l’irrigation


L’uniformité d’arrosage est exprimée par des indices. Pour tous ces
indices, la valeur 100 indique que tous les points de la parcelle
reçoivent la même quantité d’eau. La figure présente différents cas
d’uniformité de l’arrosage.

129

1.3. Performance de l’irrigation


Dans l’irrigation de surface, l’uniformité est souvent caractérisée
par l’Indice d’Uniformité de Distribution (DU, %). Cet indice peut
être calculé comme suit :
irrigué

Le devenir de l’eau d’irrigation apportée à la parcelle est décrit par


trois indices dont la somme est égale à 100%. Ces indices sont :
l’Efficience à la parcelle (d’application) (Ea), le Rapport de
Percolation Profonde (DPR) et le Rapport de Ruissellement de
Surface (SRO).

130

65
05/12/2019

1.3. Performance de l’irrigation

Où ZR est la hauteur d’eau d’irrigation requise. L’efficience


d’application peut être décrite comme:

131

1.3. Performance de l’irrigation

Enfin, le dernier aspect de l’irrigation qu’il faut considérer dans la


caractérisation de la performance est son adéquation: le
pourcentage du déficit du sol avant l’arrosage qui est satisfait par
l’arrosage. Dans ce but, on va présenter l’Efficience des Besoins en
Eau.

où W est la largeur de la parcelle. 132

66
05/12/2019

1.3. Performance de l’irrigation


Des relations utiles peuvent être obtenues à partir de la dernière
figue. Par exemple, le volume total d’arrosage VT peut être calculé
en tant que:

VT=Q*tc
Le volume d’eau d’irrigation peut soit s’infiltrer soit ruisseler:
VT=VZ+VSRO

où VZ est le volume total d’eau qui s’infiltre dans le sol. Ce volume


d’eau est soit retenu dans la zone racinaire soit perdu par
percolation profonde:
VZ=VZR+VDP

Ces trois dernières relations expriment simplement les concepts de


conservation de la masse qui sont très utiles dans l’analyse de
133
l’irrigation de surface.

1.3. Performance de l’irrigation


Une utilisation adéquate de l’eau d’irrigation implique que les
plantes qui reçoivent moins d’eau en possèdent assez pour
compléter leur processus d’évapotranspiration.

En même temps, les différences de disponibilité en eau entre


différentes parties de la parcelle doivent être petites. Ces critères
impliquent une haute efficience et uniformité.

Pour atteindre un niveau d’efficience élevé, il faut un niveau élevé


d’uniformité. Aussi, on a souvent des cas où l’uniformité est élevée
mais l’efficience est faible.

Différentes combinaisons des paramètres sont présentées à la


Figure:
134

67
05/12/2019

1.3. Performance de l’irrigation

Les trois cas considérés diffèrent dans leur valeur de la hauteur


d’irrigation requise ZR. La grandeur relative de ZR en fonction de
l’application de l’eau d’irrigation détermine les valeurs des indices
d’efficience. La valeur de DU reste constante alors que Ea varie
entre 40 et 100%. 135

Types de systèmes d’irrigation de surface


Il n’est pas facile de définir les types de systèmes d’irrigation de
surface, car souvent les différences entre elles ne sont pas claires.

Les catégories sont fréquemment liées aux pratiques de gestion


plutôt qu’aux critères de conception.

Les types suivants comprennent la plupart des systèmes


d’irrigation de surface adoptés aujourd’hui.

136

68
05/12/2019

Bassins à fond plat


Dans ce système, la parcelle irriguée est entourée par un digue qui
empêche le ruissellement. Ce système d’irrigation est caractérisé
par les aspects principaux suivants : la parcelle est nivelée avec
pente nulle, et il n’y a pas de conditions de ruissellement.

Souvent, la forme du bassin est presque carrée.

La taille est très variable, mais généralement comprise entre 0.3 et


3.0 ha.

Comme il n’y a pas de pente gravitationnelle, l’avancement de l’eau


sur la parcelle est dû exclusivement à la pente de la lame d’eau.

137

Bassins à fond plat


La Figure présente deux configurations typiques de l’irrigation par
bassins. Dans le premier cas, (a), un bassin est irrigué à partir d’un
coin. Ce dispositif est avantageux car la vanne n’interfère pas avec
les opérations des machines à la parcelle. Dans le second cas (b) un
bassin différent est irrigué simultanément à partir de plusieurs
sources d’eau. Ce dispositif est fréquent lorsque la rigole d’amenée
s’écoule parallèle au bassin et lorsque le bassin est assez large. De
cette manière, on assure une meilleure couverture du bassin.

138

69
05/12/2019

Bassins à fond plat


Le système d’irrigation pas bassins nivelés est très important, car il
est largement répandu dans les systèmes d’irrigation de surface
traditionnels. De nos jours, ce système d’irrigation sont d´un grand
intérêt, car l’introduction des décapeuses guidées au laser ont
permis aux agriculteurs de réaliser un très bon nivellement sur les
grands bassins. Cette technique a permis de réaliser des bassins
très grands avec un nivellement très précis. Dans ces conditions, ce
système d’irrigation peut réaliser une haute uniformité et
efficience à des coûts de main d’oeuvre très faibles.

La Figure présente les schémas de deux phases théoriquement


présents dans l’irrigation par bassins à fond plat: l’avancement et
l’épuisement.

139

Bassins à fond plat

Avancement

Epuisement

140

70
05/12/2019

Bassins à fond plat

Souvent, l’irrigation par bassins apporte des doses d’arrosage


importants. Dans ces conditions, le but est d’irriguer en utilisant les
moindres volumes d’eau qui permettent de recouvrir entièrement
la parcelle.

La capacité de l’irriguant dans la détermination de la durée


d’infiltration permet de compléter la phase d’avancement. Une fois
que l’apport de l’eau a été coupé, le profil de l’eau devient
horizontal, l’eau stagne et la phase d’épuisement a lieu jusqu’à ce
que la récession n’atteint en même temps tous les points de la
parcelle.

141

Planches à drainage libre


Les planches sont des bandes de terre, généralement de forme
rectangulaire et ayant une pente longitudinale. Les planches sont
souvent longues et étroites.

Si la pente transversale est uniforme, les planches ont des limites


droites, ainsi qu’il est montré à la Figure a. En d’autres cas, le relief
est dominé par de petites ondulations et dépressions, et les limites
de la planche coïncident avec les courbes de niveau (fig b).

Dans ces cas, les planches sont appelées souvent « planches


suivant les courbes de niveau ».

L’eau est apportée à la limite amont plus étroite. Dans ce système


d’irrigation toutes les phases d’irrigations sont présentes.

142

71
05/12/2019

Bassins à fond plat

Ruissellement

143

Bassins à fond plat

Avancement

Remplissage

Epuisement

Récession

144

72
05/12/2019

Planches bouchées
Ce type de système d’irrigation est, en réalité, une combinaison entre le
bassin nivelé et l’irrigation par planches à drainage libre. Les parcelles
irriguées sont des planches rectangulaires avec pente longitudinale mais
sans exutoire pour le ruissellement.

Ce système d’irrigation pose, donc, un problème de gestion important: si


l’eau est coupée trop tard, il y aura de problèmes d’engorgement à
l’extrémité aval de la parcelle. Un engorgement prolongé peut
compromettre la production et même la survie de cultures sensibles,
comme la luzerne. Au contraire, si l’eau est coupée trop tôt, l’irrigation
risque d’être incomplète, car le front d’avancement ne réussit pas à
atteindre l’extrémité aval de la parcelle. Toutes les quatre phases de
l’irrigation sont présentes dans les planches à extrémité bouchée, ainsi
qu’il est illustré à la figure. Néanmoins, pour éviter l’engorgement de
l’eau sur des pentes modérées avec faible vitesse d’infiltration, l’eau
d’irrigation est souvent coupée avant de compléter l’avancement,
éliminant ainsi la phase de remplissage. 145

Planches bouchées

Avancement

Remplissage

Epuisement

Récession

146

73
05/12/2019

Planches bouchées
Dans ce type de système d’irrigation, les erreurs dans la détermination
du moment adéquat pour couper l’apport de l’eau d’irrigation se
cumulent à l’extrémité aval. Ces erreurs se manifestent par un excès ou
un déficit d’arrosage.

Dans le cas des bassins à fond plat, ces erreurs sont réparties sur toute la
parcelle, car il n’y a pas une pente générale. L’avantage des planches à
extrémités bouchée est que la pente accélère l’avancement (assurant
ainsi l’uniformité) et qu’il n’est pas nécessaire d’installer un réseau de
transport pour les eaux de ruissellement.

Le succès de ce système dépend souvent de la capacité de l’irriguant,


surtout de sa sagesse dans la détermination du moment approprié pour
couper l’eau. Les problèmes de gestion sont souvent proportionnels à la
pente longitudinale. Pour cette raison, il est une bonne idée d’utiliser des
pentes modérées, inférieures à 1‰.
147

Planches bouchées
La Figure présente les diagrammes d’avancement-récession
correspondant aux deux problèmes de gestion associés aux planches à
extrémités bouchée: excès et déficit d’irrigation. La correspondance de
ces diagrammes avec la hauteur d’infiltration est illustrée à la figure. La
gestion appropriée de la durée d’infiltration peut permettre des
uniformités similaires à celles atteintes avec d’autres systèmes
d’irrigation.
a) b)
L L

Profil d’eau infiltrée pour les planches à extrémité bouchée:


a) avancement incomplet; b) irrigation en excès. 148

74
05/12/2019

L’irrigation à la raie
Cette technique est utilisée pour les cultures semées en billon telle que
la betterave à sucre et la pomme de terre.

Elle consiste à couvrir partiellement le sol par l’eau qui, ensuite, s’infiltre
latéralement et remonte par capillarité. Au lieu de s’étendre sur toute la
surface, l’eau quittant le canal d’amenée ruisselle puis s’infiltre dans les
rigoles bordant les billons sur lesquels sont implantées les cultures.
S’infiltrant latéralement et remontant par capillarité, elle atteint les
racines.

On l’utilise idéalement pour des sols composés de sable de texture


grossière et de limon sableux avec une pente de 0.2 à 3 %. Elle est peu
chère et facile à mettre en place mais on observe de fortes pertes d’eau
par percolation ou par fuite lors de l’acheminement de l’eau (30 à 40% de
l’eau est ainsi perdue) Il faut donc veiller à l’entretien de ces canaux et
utiliser des gaines souples ou des tuyaux semi-rigides en polyéthylène
pour réduire ces pertes. 149

L’irrigation à la raie
L’irrigation à la raie se prête
mieux à la mécanisation par
siphon, par rampes à vannettes,
par gaine souple. Ces techniques
ont différents avantages et
inconvénients les unes par
rapport aux autres.

Irrigation à la raie par siphon


L’irrigation par siphon permet
d’éviter beaucoup de travaux
liés à la distribution, de réduire
l’érosion du sol à la tête de la
raie. Il présente une bonne
répartition de l’eau et un faible
investissement.
Irrigation à la raie par gaine souple
150

75
05/12/2019

Plan du cours

Chapitre 3. Irrigation par aspersion


3.1 Notions de base de l'irrigation par aspersion

3.4 La performance de l´irrigation par aspersion

3.3 Contre-indications

3.2 Avantages de l’aspersion

3.5 Problèmes existants dans les systèmes d´aspersion:


pression, vent et perte par évaporation

3.6 Classification des systèmes d´irrigation par


aspersion 151

Notions de base
• L’irrigation par aspersion comprend une variété de systèmes
qui se caractérisent par le fait que l'eau est appliquée dans
l'air sous forme de pluie.
• L'eau s'écoulant à partir des émetteurs en jet à grande vitesse
est divisée en gouttelettes qui sont dispersées dans l'air.
• La distribution des gouttes de diamètres différents en
fonction de la pression, le diamètre de la buse, la hauteur, le
type d’asperseur, les caractéristiques techniques du système,
etc.
• Les gouttes épaisses peuvent voler plus loin et gouttelettes
plus fines tombent près de l’asperseur ce qui contribue à
augmenter les pertes par évaporation et la dérive du vent.

152

76
05/12/2019

Objectif de l'irrigation par aspersion

• L'objectif recherché dans l'irrigation par aspersion est que la


distribution d'eau soit uniforme sur toute la surface de la
parcelle et appliquée de manière efficace.

153

Les règle de base de l'irrigation par aspersion

• La caractéristique fondamentale qui devrait être suivie dans


tous les systèmes d´aspersion est que la pluviométrie qui
devrait être inférieure à la vitesse d'infiltration de l'eau dans
le sol.

• L'eau utilisée dans l'irrigation par aspersion doit infiltrer où


elle est tombée afin d´éviter les problèmes de
l'engorgement, ruissellement et érosion du sol.

• Dans les zones à forte pente est très important que les
précipitations soit inférieur à l´infiltration d'eau dans le
sol, puisque le ruissellement peut générer une forte érosion
des sols.
154

77
05/12/2019

Aspersion
Différents systèmes
d´irrigation

Surface

Localisé 155

L'interaction entre les cultures et les systèmes d'irrigation.


Les grandes cultures sont irriguées par aspersion et de
surface principalement

156

78
05/12/2019

Les cultures maraichères et les arbres fruitier sont


irrigués par le système goute à goute

157

Comment définissons-
définissons-nous la performance de l'irrigation
par aspersion?

Par des paramètres très importants:

L´Uniformité de l´irrigation est exprimée par le coefficient


d'uniformité (CU) et est indiqué par la distribution de l'eau
dans la parcelle.
L‘Efficience de l'application (Ea) qui indique la proportion
d'irrigation qui est utile pour le rendement de la plante.
Les pertes par évaporation et de la dérive du vent (PEA) qui
indique la proportion de l'eau émis par l'arroseur est tiré hors
de la zone protégée par le dispositif.

158

79
05/12/2019

La performance de l´irrigation par aspersion

• L´indice le plus utilisé est le Coefficient d´Uniformité de Christiansen


(CUC)

 i  25
 hm  hi 
 
CUC  100   1  i 1 
 n  hm 
 

Ea: Efficience d’application


VZR
Ea  x100
VT
 PEA : Pertes par évaporation et entrainement par le vent
Vol. émisparl´asperseur  Vol. collectéparlespluvio metres 
PEA    x100
 Vol. émisparl´asperseur  159

Valeurs acceptables de CU, Ea y PEA.


• L'irrigation ne peut jamais être à 100% uniforme
• Il existe une certaine variabilité dans l'application de
l'eau
• Acceptable: CU> 84%
• L'irrigation ne peut jamais être éfficiente à 100%
• Il ya toujours des pertes dans l'application de l'irrigation
ruissellement, évaporation, infiltration, etc.
• Acceptable: Ea> 80%
• Les pertes par évaporation et entrainement par le vent
(PEA) produisent une diminution de Ea.
• Acceptable: PEA <10%
160

80
05/12/2019

Uniformité de l´irrigation

CU
faible

CU
élevé
161

Efficience de l´irrigation

Ea faible

Ea élevée
162

81
05/12/2019

Comment sont obtenus les paramètres de qualité de


l'irrigation par aspersion?
• Avec les évaluations d'irrigation.
• Les évaluations sont un ensemble de mesures effectuées au
cours de l'irrigation d'une représentative de la zone
d'arrosage, Par exemple entre 4 asperseurs.
• L'objectif de l'évaluation est de déterminer l'efficience et
l'uniformité de l'irrigation et également répondre aux
changements nécessaires pour être introduites pour
améliorer l'irrigation (diagnostic de l'irrigation).
• Habituellement évaluer directement un cadre d´aspersion
ou de rampe pivotante.
• Peut également être évalué en simulant un
asperseur/émetteur isolé dans les distributions individuelles
qui seront superposées afin de calculer le CU.
163

Quelles mesures sont prises dans l'évaluation de


l'irrigation par aspersion?
• La configuration.
• La forme du jet et le diamètre de la/les buse/s.
• Pression de fonctionnement.
• Hauteur de l´asperseur au dessus du sol.
• Vitesse de rotation.
• Débit l’asperseur.
• La vitesse du vent lors de l'irrigation.
• Mesurer la hauteur d'eau recueillie dans un réseau de
pluviomètre.
• L'information des maisons commerciales sont généralement
insuffisantes (seulement donner une portée, pluies et des
débits).
164

82
05/12/2019

Mesure de la décharge d'un


asperseur par un tuyau,
Chronomètre et le réservoir de
volume connu

165

Manomètre pour mesurer la pression

166

83
05/12/2019

Réseau de pluviomètres pour l'évaluation de la


d´aspersion
couverture d´

167

Asperseur d‘impact
Asperseur d'impact en bronze à deux buses

Buse principale

Bras D'Impact

Angle De
Trajectoire Buse secondaire

Roulement

168

84
05/12/2019

d´impact
Asperseurs d´

RainBird 30 RainBird 14 RainBird 70


169

Comportement de l’Asperseur isolé

170

85
05/12/2019

Chevauchement des asperseurs


Application Uniforme :
Chevauchement 50% du
diamètre mouillé par
l´asperseur

Application Non-
Non-
uniforme : Chevauchement
< < 50% du diamètre
mouillé par l´asperseur

171

Aucun vent

Modèle parallèle ovale

172

86
05/12/2019

Chevauchement des asperseurs

Zone
sèche

173

Disposition et écartement des asperseurs


Les écartements les plus utilisés :
Disposition en carré : 12 m x 12 m, 18 m x 18 m ou 24 m x 24 m
Disposition en triangle : 12 m x 12 m, 18 m x 18 m ou 24 m x 24 m,
Disposition en rectangle : 12 m x l8 m ou 18 m x 24 m.

174

87
05/12/2019

3/2 R
175

176

88
05/12/2019

Les écartements couramment utilisés pour les différentes


dispositions et les surfaces théoriques correspondantes.
Ecartement Carré Triangle Rectangle

6x6 36 36

6x9 54 54

9x9 81 81

9 x 12 108 108

12 x 12 144 144

12 x 18 216 216

18 x 18 324 324

18 x 24 432 432

24 x 24 576 576

177

d´irrigation par aspersion


Avantages des systèmes d´

• Il est inutile de niveler le terrain.


• Peut être arrosée terrain ondulé.
• Une parfaite maîtrise de la dose appliquée.
• Vous pouvez augmenter la fréquence de l'arrosage avec une
grande facilité.
• Il s'adapte bien à la taille et la forme des fermes.
• Il est bien adapté pour les premiers stades de développement
des cultures.
• Peut être automatisé.
• Permet l'irrigation des sols sableux.
• La mécanisation de la culture est facile.
• Les engrais sont incorporés à l'irrigation.

178

89
05/12/2019

l´irrigation par aspersion


Limitations de l´

• Le vent affecte l'uniformité de la distribution de l'eau


d'irrigation.
• Vous ne pouvez pas utiliser l'eau salée dans l'irrigation par
aspersion. Des brûlures des feuilles et des chutes de
rendements se produisent.
• Les pertes par évaporation et entrainement par le vent sont
élevées.
• Nécessite l'utilisation de l'énergie, surtout électrique.
• L'augmentation du coût de l'énergie de fonctionnement.
• On obtient une dispersion de particules de sol se produit. Ce
problème est peu étudié.
• Dans certaines cultures, il existe un risque de maladies.
• Problèmes de mécanisation lorsque le système d´aspersion est
fixe.
179

d´aspersion
Problèmes existants dans les systèmes d´

• Mauvaise uniformité de l'irrigation ruissellement et l'érosion.


• Configuration trop large en couverture.
• Pressions non adéquates.
• Utilisation des eaux salines.
• Pluviométrie supérieure à l'infiltration des précipitations.
• Mauvais entretien.
• Manque d'automatisation.
• Choix non adéquat des asperseurs.
• Calendriers d´irrigation non adéquat.
• Dans de nombreux cas une modernisation du système est
nécessaire comme dans l'irrigation de surface.

180

90
05/12/2019

Effet de la pression sur la distribution de la


Pluviométrie (mm/h) pluviométrie de l´l´asperseur

12 200kPa
10
8 300kPa
6 400kPa
4
2
0
-2
0 5 10 15 20

Distance de l´asperseur (m)


181

6.0 6.0
Abril Mayo

4.5 4.5
-1

-1
VELOCIDAD, m s
VELOCIDAD, m s

Vent 3.0 3.0

1.5 1.5

0.0 0.0
6.0 00 04 08 12 16 20 246.0 00 04 08 12 16 20 24
Junio Julio
HORA GMT HORA GMT

Alca Buja Daro Gall Monf Mont SAna Sari Tama Alca Buja Daro Gall Monf Mont SAna Sari Tama

4.5 4.5
-1

VELOCIDAD, m s -1
VELOCIDAD, m s

3.0 3.0

1.5 1.5

0.0 0.0
6.0 00 04 08 12 16 20 246.0 00 04 08 12 16 20 24
Agosto Septiembre
HORA GMT HORA GMT

Alca Buja Daro Gall Monf Mont SAna Sari Tama Alca Buja Daro Gall Monf Mont SAna Sari Tama

4.5 4.5
-1

VELOCIDAD, m s -1
VELOCIDAD, m s

3.0 3.0

1.5 1.5

0.0 0.0
00 04 08 12 16 20 24 00 04 08 12 16 20 24
HORA GMT HORA GMT 182
Alca Buja Daro Gall Monf Mont SAna Sari Tama Alca Buja Daro Gall Monf Mont SAna Sari Tama

91
05/12/2019

16 16
Abril Mayo
14 14

PÉRDIDAS, %
PÉRDIDAS, %
12 12

Pertes par 10

8
10

évaporation et 6 6

4 4

entrainement 16
00 02
Junio
04 06 08 10 12
HORA GMT
14 16 18 20 22 24 00
16
02
Julio
04 06 08 10 12
HORA GMT
14 16 18 20 22 24

14 14
Alca Buja Daro Gall Monf Alca Buja Daro Gall Monf
Mont MJul SAna Sari Tama Mont MJul SAna Sari Tama

PÉRDIDAS, %
PÉRDIDAS, %

12 12

10 10

8 8

6 6

4 4
00 02 04 06 08 10 12 14 16 18 20 22 24 00 02 04 06 08 10 12 14 16 18 20 22 24
16 16
Agosto HORA GMT Septiembre HORA GMT
14 Alca Buja Daro Gall Monf 14 Alca Buja Daro Gall Monf
Mont MJul SAna Sari Tama Mont MJul SAna Sari Tama

PÉRDIDAS, %
PÉRDIDAS, %

12 12

10 10

8 8

6 6

4 4
00 02 04 06 08 10 12 14 16 18 20 22 24 00 02 04 06 08 10 12 14 16 18 20 22 24
HORA GMT HORA GMT

Alca Buja Daro Gall Monf Alca Buja Daro Gall 183 Monf
Mont MJul SAna Sari Tama Mont MJul SAna Sari Tama

​les pertes par


Effet de la vitesse du vent sur les
évaporation sur les couvertures

25
25

20
20
% PERDIDAS

15 15
PEA (%)

10 10

5
5

0
0
00 1 22 3 44 5 6
6 7 8
8 9
10
10

Vitesse duV VIENTO


vent (m/s)

184

92
05/12/2019

l´asperseur est supérieure


Pluviométrie de l´
l´infiltration du sol
à l´

185

• brûlures foliaires causées par


l'irrigation par aspersion
avec de l'eau salée.

• Les gouttelettes d'eau sont


laissés à l'extrémité des
feuilles, l'eau s'évapore et
l'augmentation de la
concentration en sel
provoque des brûlures.

186

93
05/12/2019

Dispositif expérimental pour étudier


la distribution radiales des asperseurs

187

Classification des systèmes


D´irrigation par aspersion

188

94
05/12/2019

Couvertures totales

• Asperseurs qui couvres toute la superficie de la parcelle


• Les tuyoaux sont enterrés et seulement on voit les tubes
porte-asperseurs
• Selon le debit disponible, on irrigue par secteur
• Normalment les secteurs s´irriguent d´une façon séquetielle
en utilisant un programateur d´irrigation

189

Shéma d´une couverture totale


Asperseur

Rampe
Secteur
D´irrigation

190

95
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Installation des rampes


en couverture totale

191

Couverture totale d´aspersion

192

96
05/12/2019

Les canons d'irrigation

• Grands asperseurs qui se déplacent en irriguant.


• Ils produisent des gouttes de grand diamètre qui peuvent
endommager les cultures.
• Utilisé pour l´irrigation des prairies.
• Les diamètres de buse est plus que 50 mm.
• Le tuyau d'alimentation est enroulé sur une bobine.
• Fonctionne à des pressions élevées.
• Sont rarement utilisées en Tunisie

193

Schéma de canons d'irrigation

194

97
05/12/2019

Bobine et canon d´irrigation sur un tripied

195

Rampe frontale

• Le même diamètre de buse sur toute la machine


• Cette machine avance dur une parcelle rectangulaire
• L´alimentation en eau se fait moyennant des tuyaux

196

98
05/12/2019

Pivot ou rampe pivotante

197

Les pivots avec une tendance d´irrigation à basse


pression

198

99
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199

200

100
05/12/2019

Exercice 1
• Choisir un asperseur parmi ceux présentés dans le tableau ci-
dessous. Cet asperseur doit convenir à un sol ayant une
perméabilité K=5.10-6 m/s et se trouvant dans une région
venteuse. Citer les raisons de votre choix.

201

Exercice 2
• Une culture fourragère d’été est irriguée par aspersion à partir d’un puits
fournissant une main d’eau M = 4,4 l/s. En été, les besoins en eau de cette
culture ETM = ETP et la pluviométrie P = 0 mm. 6

• Le sol est caractérisé par une perméabilité K = 7 10-6 m/s et une RFU = 55 mm.
• Le mois critique est celui de juillet où l'ETP est de 6,8 mm/jour. On envisage
une irrigation par aspersion. Les asperseurs choisis débitent 2,6 m3/heure
chacun, sont espacés de 12 m et disposés en carré.
• On demande:
• 1) Le débit fictif continu par hectare qfc nécessaire en juillet (en l/s/ha).
• 2) La superficie maximale à irriguer (en ha).
• 3) Le module théorique d'arrosage Qth (en l/s/ha).
• 4) La densité d'aspersion dq (en mm/h) et le module pratique d’arrosage Qp
(en l/s/ha). Y a-t-il risque de ruissellement ?
• 5) La dose théorique d'arrosage dt (en mm et m3/ha), le nombre d'irrigation en
juillet ni et la dose réelle dr à fournir (en mm).
• 6) la période d'arrosage Pa (en jours) et la durée d'un arrosage t.
• 7) Le nombre d'asperseurs na à mettre simultanément en service et l'unité
parcellaire pratique d'arrosage [(SUP)p].

202

101
05/12/2019

Plan du cours

Chapitre 4. Irrigation localisée


4.1 Introduction

4.2 Définition

4.3 Avantages et difficultés de l'irrigation localisée

4.4 Les composants d'un système d'irrigation localisée

4.5 Choix des distributeurs

4.6 Les besoins en eau des cultures en irrigation


localisée
203

DEFINITION

L'irrigation localisée : apport de l'eau strictement nécessaire avec


des fertilisants aux pieds des plantes, dans la zone racinaire (avec
de faibles débits et de faibles doses d'eau et d'engrais et de
façon la plus permanente possible).
Elle met en œuvre des équipements fixes et légers qui n'arrose
qu'une fraction du sol (conduites, rampes et distributeurs
(goutteurs, micro-asperseurs, ajutages, tuyaux poreux)).
Elle ne mouille pas le feuillage.
204

102
05/12/2019

AVANTAGES
• Exploitation plus facile: ne gêne pas les autres opérations culturales.
• Diminution du travail: économie de main d'œuvre / aux autres méthodes d'irrigation.
• Maîtrise de l'eau et des engrais: (débits, doses et fréquences précises)
• Utilisation possible d'eau salée
• Meilleure utilisation des sols difficiles: convient pour les sols très lourds et les sols très
légers).

DIFFICULTES
• Sensibilité à l'obstruction des distributeurs
• Salinisation du sol: accumulation des sels dans le sol  faire le lessivage
•Développement racinaire trop limité: (dans la zone humide du sol)

205

LES COMPOSANTS D'UN SYSTEME D'IRRIGATION


LOCALISEE

• Un point de fourniture d'eau,


• Unité (ou station) de tête,
• La conduite principale,
• Les porte-rampes,
• Les rampes,
• Les distributeurs.

206

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05/12/2019

207

208

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05/12/2019

POINT DE FOURNITURES D'EAU


• Lac collinaire
• Cours d'eau
• Puits
• Forages
• Réseau de distribution publique
L'UNITE DE TETE
Fonction :
• réglage de la pression et du débit,
• introduction des fertilisants
• filtration de l’eau
Composantes:
• régulateurs de pression et de débit,
• débitmètre,
• injecteur d’engrais (dilueur, pompe doseuse)
• filtres (filtre à sable, filtre à tamis). 209

LE MATERIEL D'INJECTION

A) LE DILUEUR
Cuve étanche montée en dérivation sur la conduite principale, à
l'amont du filtre à tamis.
Avantages:
• rustique (fonctionnement hydraulique autonome et simple),
• commode d'emploi (utilisation directe des engrais solides solubles).
Inconvénients:
• concentration de l'engrais variable au cours de l'irrigation,
• rinçage et recharge de la cuve fréquents,
• volume de la cuve limitant la surface arrosée.

210

105
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211

212

106
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213

B) LA POMPE DOSEUSE HYDRAULIQUE

Fonctionnement avec de l'énergie hydraulique du réseau : déformation d’une


membrane ou déplacement d’un piston  aspiration et refoulement de l’engrais
liquides.
Débit injecté : réglable en fonction de la pression de l'eau (à l'aide d'une vanne, de
quelques litres à 300 l/h)
Avantages:
•fonctionnement hydraulique autonome,
•dosage assez précis.
Inconvénients:
•perte d'eau (volume d'eau motrice rejetée = double du volume de solution
injectée),
•nécessite une pression minimale de 2 bars.
214

107
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Les pompes doseuses hydrauliques tirent leur énergie du passage de l'eau à travers la
pompe. Elles sont proportionnelles par nature, puisque leur rythme d'injection varie
directement en fonction du débit de l'eau.
215

216

108
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217

Pompe doseuse Venturi

218

109
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219

C) LA POMPE DOSEUSE ELECTRIQUE

C’est une pompe alternative (à membrane ou à piston) entraînée par un


moteur électrique
Avantages:
•dosage précis,
•gamme étendue de débits d'injection,
•fonctionnement automatique possible.
Inconvénient:
•nécessite de l'énergie électrique dans la parcelle à irriguer.

220

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221

222

111
05/12/2019

LE MATERIEL DE FILTRATION

Tableau 1. Choix des filtres en fonction des conditions locales

Origine de l'eau Nature des impuretés Filtration Option

Eau de surface Argiles, limons, Filtre à sable


(Rivière, canaux, lac algues, bactéries, + Filtre flottant
collinaire) particules grossières Filtre à tamis

Filtre à tamis seul (si


Séparateur (si
peu de limon)
Eau souterraine particules denses)
Limons, sables, fer Filtre à sable
(puits, forages) Déferrisation(coût
+
élevé)
Filtre à tamis

Pour une grande capacité de filtration, prévoir plusieurs petits filtres en parallèles plutôt
qu'un gros filtre.

223

A) LE FILTRE A SABLE

C’est une cuve à pression remplie d'une épaisse couche de sable calibré.
Le sable d'une seule granulométrie permet une filtration homogène.
L'emploi de couches de sable de granulométries différentes entraîne une variation de la
porosité à la suite des lavages du filtre.

224

112
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225

226

113
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B) LE FILTRE A TAMIS

C'est une cuve à pression contenant une paroi filtrante ou tamis, en plastique ou en acier
inox, dont les mailles varient de 80 à 150 microns.

227

Filtre à disques

228

114
05/12/2019

LA CONDUITE PRINCIPALE

Elle relie au point de fourniture d'eau les divers porte-rampes. Elle peut être en amiante-
ciment, en chlorure de polyvinyle (PVC) rigide, en polyéthylène (PE) ou en acier galvanisé.

229

230

115
05/12/2019

LES PORTE-RAMPES

Ils alimentent les rampes d'un côté ou de deux côtés (en PE ou en PVC).

231

LES RAMPES

Elles sont toujours en PE basse densité et de petit diamètre. Les distributeurs y sont fixés
avec un espacement prédéterminé, ou près des arbres pour les vergers. Il existe d'autres
types de rampes qui assurent à la fois le transport et la distribution de l'eau (exemple: gaines
poreuses).

232

116
05/12/2019

233

LES DISTRIBUTEURS

LES GOUTTEURS

Ils apportent l'eau à la surface du sol de manière ponctuelle.


a) Débit = 1 à 8 l/h sous une pression fréquente de 1 bar.
b) Type de fonctionnement hydraulique

* Les goutteurs à circuit long uniforme

234

117
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235

* Les goutteurs à circuit long non uniforme [dits à chicanes ]

236

118
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* Les goutteurs à circuit court (très sensibles à l’obstruction)

237

c) Mode de fixation
•en dérivation,
•en ligne,
•intégrés.

d) Sensibilité aux variations de pression


Relation débit (q) – pression (H): q = C Hx
•distributeurs non auto-régulants  q = f (H); x : 0.38 à 0.8
•distributeurs auto-régulants  q  f(H) dans une certaine plage de valeurs de
pression H (x est voisine de 0).

238

119
05/12/2019

239

Les mini-diffuseurs

Ils fonctionnent comme de petits asperseurs statiques placés à environ 0.3 à 0.5 m au-dessus
du sol, qui pulvérisent l'eau sous forme de tache sur une partie de la surface du sol au
voisinage des cultures.

240

120
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241

242

121
05/12/2019

243

a) Débit
Il varie de 20 à 60 l/h, sous une pression de 1 bar, selon les modèles.
b) Fonctionnement hydraulique
Les mini-diffuseurs sont constitués d'une base comportant un orifice calibré, au travers
duquel l'eau passe sous forme de jet, et d'une tête formant déflecteur, sur laquelle le jet vient
se briser.
c) Dimension et forme des surfaces arrosées
Les portées sont limitées à 1 ou 2 mètres. La forme des surfaces arrosées varie selon le type
de tête utilisé.

244

122
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d) Fixation sur la rampe


•directement sur la rampe,
•sur support particulier et reliés à la rampe par un tube conducteur

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Forme du mouillage du sol, sous microaspersion

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LES AJUTAGES CALIBRES

Ils sont des orifices calibrés (1.2 à 2.1 mm de


diamètre) fixés en dérivation sur la rampe à
intervalles réguliers (2.5 à 6.5 m) et recouverts
d'un manchon brise-jet.
Débit : 35 à 100 l/h, sous une pression de 1 bar.
Fonction : remplissage de rigoles cloisonnées ou
de cuvettes.

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LES GAINES

Les gaines: tuyaux en plastique assurant à la fois le transport et la distribution de l'eau.


Débit: 1 à 8 l/h par mètre linéaire, suivant l'écartement des orifices (20 à 120 cm) et la
pression (0.15 à 1 bar).

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LES TUBES POREUX


Tuyaux de petit diamètre à paroi poreuse pour laisser suinter l'eau.
Généralement enterrés à une profondeur de 20 à 50 cm.
Problème : variabilité des débits  peu utilisés en agriculture

252

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CHOIX DES DISTRIBUTEURS

Le choix doit tenir compte de trois aspects:


- le milieu à irriguer;
- les caractéristiques et aptitudes des distributeurs;
- le coût global de l'installation.

LE MILIEU

Le système choisi doit être adapté:


- à la qualité de l'eau d'irrigation;
- à la nature du sol;
- à la nature des cultures;
- à la configuration de la parcelle à irriguer.

253

LA QUALITE DE L'EAU

Elle est fonction de la teneur en éléments susceptibles de boucher les distributeurs.


Colmatage chimique (calcaire, fer)  nettoyage des distributeurs
Colmatage physique (sables, fragments végétaux, algues, argiles, limons) 
filtration de l’eau et nettoyage des distributeurs.
Analyse de l'eau  choix des filtre et des distributeurs

LA NATURE DU SOL

Sols à perméabilité moyenne ou assez faible (bulbe étalé)  Choix des goutteurs de
2 à 4 l/h.
Sols à forte perméabilité (bulbe allongé)  Choix des mini-diffuseurs.

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LA NATURE DE CULTURE
Cultures pérennes (arbres fruitiers, vignes)  Choix de tous les types de
distributeurs (si la nature du sol le permet). Les goutteurs de 4 l/h sont les plus
employés.
Cultures denses (culture sous-abri, cultures maraîchères)  Choix soit des
goutteurs de 2 l/h, soit des gaines souples.
Cultures hors sol (en conteneurs)  Choix soit des capillaires, soit des goutteurs en
dérivation montés sur tubes conducteurs, d'un débit de 2 l/h.
LA CONFIGURATION DE LA PARCELLE
Topographie peu marquée et rampes de longueur limitée (100 à 120 m maximum)
 Choix des goutteurs non auto-régulants
Topographie marquée, ou parcelle de forme très irrégulière ou de grande
dimension  Choix des goutteurs auto-régulants ou des capillaires.

257

LES CARACTERISTIQUES DES DISTRIBUTEURS

Constance du débit qui dépend notamment:


- de l'homogénéité de fabrication,
- sensibilité du débit aux variations de pression,
- sensibilité au bouchage.

TEST D'HOMOGENEITE DE FABRICATION

Calcul de CV pour 25 exemplaires:


σ(q)
CV =
q

TEST DE SENSIBILITE A LA PRESSION

Mesure du débit q en faisant varier la pression H:

q = C Hx 258

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TEST DE SENSIBILITE AU BOUCHAGE

Introduction des particules de granulométries faibles à importantes et mesure des


débits des distributeurs  Diminution des débits des distributeurs  Estimation
des degrés d'obstruction des distributeurs.

LE COUT DE L'INSTALLATION
COUT DU MATERIEL
Variable en fonction du matériel choisi (distributeurs, filtres, injecteurs d'engrais,
conduites, rampes), de la culture et de la superficie à irriguer.
Il est d'environ 2000 à 4000 dinars par hectare.
La station de filtration doit s'amortir sur au moins 3 ou 4 hectares.
La durée de vie du matériel varie d'une compagne d'irrigation (gaine souple
"jetable") à 10 ou 15 ans.
259

COUT DE LA MAIN D'ŒUVRE

La main d'œuvre est nécessaire notamment pour:


- la mise en place ou le déplacement du matériel d'irrigation,
- le nettoyage, l'entretien, la réparation des différents composants du matériel
(notamment les filtres et les distributeurs).
Son coût dépend du matériel d'irrigation choisi, de la culture et de la superficie de la
parcelle.

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LES BESOINS EN EAU DES CULTURES EN LOCALISE

ETMloc = Kr ETM
avec:
ETM: Besoins en eau de la culture (ETM= Kc ETP)
Kr: Coefficient de réduction dépendant CS (taux de couverture du sol).
Decroix, CTGREF  Kr = 0.1 + CS; Kr  1

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LES BESOINS EN EAU D’IRRIGATION


Bnet = ETM . Kr + Lr – RN
Bbrut = ETM . Kr / Rp + Lr – RN
Avec: Bnet: besoin d’irrigation net
Bbrut: besoin d’irrigation brut
Lr : dose de lessivage.
RN = ressources naturelles contribuant, en plus de l’irrigation, à l’alimentation en
eau de la culture.
Rp : rendement de l’irrigation à la parcelle (Rp < 1); Rp = E. CU
E: Efficacité de l’arrosage (E  1).
E = [eau stockée dans la zone racinaire]/[eau apportée]
CU = coefficient d’uniformité de l’irrigation (<1).
En général E et CU sont exprimés en %  E CU
Rp 
10000 263

DOSE D’ARROSAGE

Dose d’arrosage maximale nette Dn (mm) :


Dn = e (Hvr - Hvf) Z P/100
avec
Hvr: humidité volumique à la capacité de rétention (mm/m)
Hvf: humidité vol. au point de flétrissement permanent (mm/m)
e: degré d’extraction de l’eau du sol (cultures sensibles à la sécheresse: e = 0,3;
cultures non sensibles: e = 0,6)
Z : profondeur de sol considérée (zone racinaire) (m)
P : volume de sol humidifié (% du volume total).

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Tableau 2. Valeurs minimales et maximales de Z pour diverses cultures.

Cultures Z (m)
Tomates 1 – 1,2
Cultures maraîchères 0,3 – 0,6
Agrumes 1 – 1,2
Arbres fruitiers à feuilles caduques 1–2
Vigne 1-3

265

FREQUENCE DES ARROSAGES

Tableau 3. Fréquence des arrosages (Vermeiren et Jobling, 1983).

Sol
Très grossier, sans
Climat Limons plus lourds
capacité de Sableux léger
et sols argileux
rétention
Irrigations par
gorgées pendant le 1 fois tous les 2 ou
1 fois/jour ou tous
jour ou une seule 3 jours dans les
Chaud et sec (ETP les 2 jours s’il y a
fois par jour, en sols lourds où
élevée) du limon ou de
période de l’aération est
l’argile dans le sol
consommation mauvaise
maximale
1 fois tous les 2 ou 1 fois tous les 3 ou
Modéré Idem
3 jours 4 jours
1 fois tous 3 à 4
jours (2 fois /
semaine) à 1 fois tous les 6 à 8
Frais (ETP basse) Idem condition qu’il y ait jours (1 fois /
une certaine semaine)
capacité de
rétention
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DUREE D’ARROSAGE

- Sols grossiers : irrigation chaque jour durant 6 heures environ (dans de la journée
de 9 à 15 heures).
- Autres sols : durée d’irrigation (10 à 18 heures environ) fonction de la
programmation adopté et du « coefficient de sécurité » du réseau (sous-estimation
éventuelle des besoins, pointes anormales de consommation, aux pannes, temps
perdu pour la maintenance, diminution dans le temps du débit moyen des
distributeurs).

267

Liste des principales références


•Allen, R.G., Pereira, L.S., Raes, D., Smith, M., 1998. Crop evapotranspiration: guidelines for computing crop water requirements. FAO
Irrigation and Drainage Paper 56. Rome, Italy, 300 pp.
•Anonymous, 1998. Selection and Use of ISO 9000. International Organization for Standardization (ISO), Genève, Switzerland, 8 pp.
•Anonymous. (1987). Procedure for sprinkler distribution testing for research purposes. ASAE, St. Joseph, MI, USA: 487-489.
•Benalaya A, 1999. Cours d’irrigation destiné aux étudiants de la 2ème année filière ingénieur de l’ESA Mograne
•Burt C.M. et al., 1997. Irrigation performance measures: efficiency and uniformity. J. Irrig. Drain. Eng., 123, 423-442.
•Cemagref, 1992. L’irrigation: guide pratique. Cemagref, Deuxième édition, Paris
•Christiansen J. E. 1942. Irrigation by Sprinkling. California Agricultural Experiment Station, Bulletin N°670.
•Clemmens, A. J. and Dedrick, A. R. 1981. "Estimating distribution uniformity in level basins." Trans. ASAE, 24(5), 1177-1180.
•Decroix, M. 1990. Irrigation, Cemagref, 319 pages
•Dedrick, A. R. and Zimbelman, D. D. (1981) "Automatic control of irrigation water delivery to and on-farm in open channels," In: Symposium
of the International Commission on Irrigation and Drainage, Grenoble, France. 113-128.
•Faci JM, Bensaci A, Slatni A, Playán E (2000). “A case study for irrigation modernisation: I. Characterisation of the district and analysis of
water delivery records”. Agric. Water Manage. 42, 315-336.
•Keller J. and Bliesner R. D. (1990). Sprinkler and trickle irrigation. Van Nostrand Reinhold, New York, NY. 652 pp.
•Kincaid D.C. (1982). Sprinkler pattern radius. Transactions of the ASAE 25 (6): 1668-1672.
•Lecina, S., Playan, E., Isidoro, D., Dechmi, F., Causape, J. and Faci, J. M., 2005. Irrigation evaluation and simulation at the irrigation District V
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•Mailhol, J. C., Zairi, A., Slatni, A., Ben Nouma, B. and El Amani, H., 2004. Analysis of irrigation systems and irrigation strategies for durum
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•Playán E, 2010; Design, Operation, Maintenance and Performance Evaluation of Surface Irrigation Methods, Part of the International Course
on: Land and Water Resources Management: Irrigated Agriculture Istituto Agronomico Mediterraneo-CIHEAM Via Ceglie, 9.
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Méditerranéennes : Série B. Etudes et Recherches; n. 31 2000 pages 105-119

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