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Sous la direction de Stanislas Antczak

et Jean-François Le Maréchal

Nouveau
MICRoMÉGa

enseignement spécifique

Site compagnon :
www.micromega-hatier.com
Valeurs de quelques constantes
Constante Notation Valeur Unité
Vitesse de la lumière 2,997 924 58.108 m.s–1
Charge élémentaire 1,602 176.10–19 C
Constante de gravitation 6,674.10–11 N.m2.kg–2
Constante de Planck 6,626 069.10–34 J.s
Constante de la force de Coulomb 8,987 553.109 N.m2.C–2
Masse de l’électron 9,109 382.10–31 kg
Masse du proton 1,672 622.10–27 kg
Masse du neutron 1,674 94.10–27 kg
Nombre d’Avogadro 6,022 141 29.1023 mol–1

Formulaire
Les formules ci-dessous doivent être connues avec la signification des grandeurs utilisées.

Formule Expression

L 10 log I avec IO  10–12 W.m–2


I0

  fv


  a


p m¶
v
T0

1 – vc
2
2

∆U  mc(Tf – Ti)

h
 p

T = θ + 273,15

E  hv

A   ℓ c

A  k c

NAZ

mm’
F G r 2
Formule Expression

qq’
F K
r2

¶ F
E q
U
E
d

g  mP T

1
Ec  mv2
 2

Epp mgz

Em Ec  Epp

énergie utile transférée


r
 énergie totale reçue
puissance utile transférée

 puissance totale reçue
n
R  exp
nth

Données astronomiques
Diamètre Distance moyenne Masse Température
(en km) à la Terre (en km) (en kg) (en °C) (1) et (2) Densité(3)

3,48 . 103 3,844 . 105 7,33 . 1022 de −150 à +100 3,3

1,39 . 106 1,496 . 108 1,99 . 1030 6 . 103 1,4

1,28 . 104 – 5,98 . 1024 17 5,5


(1) Température moyenn ace de l'astre ; les valeurs extrêmes sont données quand la différence entre le jour et la nuit est très grande.
(2) La température au centre du Soleil atteint 1,5 . 107 °C soit 15 millions de degrés. (3) Densité moyenne par r

Triangle Vert
(546,1 nm)
Couleur primaire
RVB

des couleurs Cyan


520
Jaune
complémentaires Couleur
primaire 490
570 Couleur primaire
CMJN
590
CMJN W
620

Bleu Ligne des pourpres Rouge


(435,8 nm) (700,0 nm)
380 750
Couleur Couleur
primaire Magenta primaire
RVB Couleur primaire CMJN RVB
Grandeurs et unités
Grandeur physique Notation Nom de l’unité Symbole de l’unité
usuelle
Absorbance sans unité –
Accélération mètre par seconde carré m.s–2
Acidité sans unité –
Avancement mole mol
Capacité thermique massique joule par kilogramme et par kelvin J.kg–1. K–1
Charge électrique coulomb C
Concentration massique gramme par litre g.L–1
Concentration molaire mole par litre mol.L–1
Conductivité siemens par mètre S.m–1
Conductivité molaire ionique siemens mètre carré par mole S.m2.mol–1
Constante d’acidité sans unité –
Déplacement chimique (RMN) partie par million ppm
Intensité du courant électrique I ampère A
joule J
Énergie wattheure Wh (1 Wh = 3 600 J)
électron-volt eV (1 eV = 1,6.10–19 J)

Énergie de changement d’état joule par kilogramme J.kg–1


joule par mole J.mol–1
Énergie thermique transférée joule J
Flux thermique watt W
Intensité lumineuse – candela Cd
Intensité sonore watt par mètre carré W.m–2
Longueur – mètre m
Masse m kilogramme kg
Masse molaire gramme par mole g.mol–1
Masse volumique kilogramme par mètre cube kg.m–3
Niveau sonore décibel dB
Nombre d’onde (IR) centimètre moins un cm–1
Puissance watt W
Quantité de matière n mole mol
Quantité de mouvement kilogramme mètre par seconde kg.m.s–1
Résistance thermique kelvin par watt K.W–1
K
Température T kelvin T = 273,15 + 
(en K) (en °C)
Temps t seconde s
Tension électrique volt V
Transmittance sans unité –
Les unités de base du système international et leurs grandeurs correspondantes sont indiquées en rouge.
Toute unité peut être définie à partir d’une combinaison de plusieurs de ces unités.
nouveau
Microméga

Physique - Chimie
Tle S
Sous la direction de

Stanislas Antczak
Lycée Parc Chabrières, Oullins
et
Jean-François Le Maréchal
École normale supérieure de Lyon

Estelle Barbe Ghislain Garcia


Lycée Victor Hugo, Besançon Lycée Jean Vilar, Villeneuve-lez-Avignon

Romain Barbe Myrtille Gardet


Lycée Victor Hugo, Besançon Lycée Prins Henrik, Copenhague, Danemark

Pascal Bottos Claudine Grasset


Lycée Charles Baudelaire, Cran-Gevrier Lycée Marcel Sembat, Vénissieux

Karine Braganti Michel Peiron


Lycée La Martinière Monplaisir, Lyon Lycée Parc Chabrières, Oullins

Laure-Lise Chapellet Sarah Roques


École normale supérieure de Lyon Lycée A. de Saint-Exupéry et lycée J. Perrin, Lyon

Patrick Charmont Mélanie Roux


Lycée Aux Lazaristes, Lyon Lycée René Char, Avignon

Didier Coince Claude Tournus


Lycée Parc Chabrières, Oullins Lycée Frédéric Faÿs, Villeurbanne

Christophe Encrenaz Anna Venancio Marques Serra


Lycée Charles Baudelaire, Cran-Gevrier École normale supérieure, Paris

Les auteurs et les éditions Hatier remercient Jean-Michel Prouteau et Raphaël Spira,
enseignants de physique-chimie, pour leur relecture critique, ainsi que la direction
de l’École normale supérieure de Lyon pour son aimable collaboration.
Avant-propos
Conformes au Bulletin officiel de l’Éducation nationale du 13 octobre 2011, les vingt-deux chapitres de ce manuel reflètent
la structure du programme et sont regroupés en trois thèmes : OBSERVER, COMPRENDRE et AGIR. Les Mesures et incertitudes
donnent lieu à un chapitre introductif définissant les notions transversales de métrologie utilisées en activités expérimentales
ou en exercices. La structure de chaque chapitre organise le travail en classe et à la maison, dans un triple objectif
d’entraînement au baccalauréat, de préparation à l’enseignement supérieur et d’acquisition d’une culture scientifique
et technique.

FAIRE LE POINT AVANT DE DÉMARRER UN CHAPITRE Pour démarrer

Des tests de prérequis, corrigés en fin de manuel, introduisent chaque chapitre, p


ses compétences en mathématiques et physique-chimie.

DEUX TYPES D’ACTIVITÉS


Activité DOCUMENTA IREDes activités documentaires, dans l’esprit des nouvelles épreuves du baccalauréat,
introduisent, réinvestissent ou approfondissent les notions les plus utiles.
t t Les activités expérimentales visent à l’acquisition des techniques nécessaires
en vue de l’épreuve d’évaluation des compétences expérimentales (ECE).
Des Aides et méthodes donnent à l’élève des clés pour répondre aux questions et des moyens d’améliorer
sa manière de travailler.

UN COURS COMPLET r

Il détaille et structure les notions et contenus, alternant leur présentation et leurs applications.

UN ESSENTIEL ET DES TESTS DE CONNAISSANCES Testez vos connaissances

Mis en regard, l’Essentiel du cours et les Tests de connaissances (corrigés en fin de manuel) permettent à l’élève
d’évaluer sa compréhension des nouvelles notions. Ils fournissent un parcours de révision en autonomie,
renvoyant vers les Applications du cours et les exercices corrigés dans le manuel.
Des QCM interactifs relaient ces auto essibles
depuis un téléphone mobile !

DE NOMBREUX EXERCICES, DES EXERCICES RÉSOLUS ET DES EXERCICES DE BAC


Deux exercices par chapitre sont accompagnés d’un corrigé modèle, d’aides et de méthodes.
Applications De courts exercices d’applications testent progressivement l’acquisition des notions.
Entraînement Des exercices d’entraînement abordent les compétences du programme dans leur ensemble.
Approfondissement Des exercices d’approfondissement sont proposés aux élèves curieux.
Des exercices de bac, liés aux connaissances exigibles du chapitre, sont conçus
dans les nouveaux formats de l’épreuve. Un exercice par chapitre de culture et société permet
à l’élève de s’exercer au travail de synthèse.
Des exercices de bac de synthèse sont regroupés en fin de manuel.

DES TP TYPE BAC ÉPREUVE E X P É R I M E N TA L E

Neuf TP type bac, conformes aux dispositions de l’ECE, à utiliser en révisions, en épreuve blanche ou parfois
comme alternative aux activités expérimentales présentes dans les chapitres sont regroupés en fin de manuel.

DES FICHES-MÉTHODES DES TECHNIQUES EXPÉRIMENTALES Fiche méthode

Elles sont destinées à accompagner l’élève toute l’année pour son apprentissage pratique ou théorique.

Microméga Terminale S est accompagné, sur le CD-rom associé, de simulateurs, de bilans et de tests interactifs.
Bilans et tests se retrouvent sur le site www. micromega-hatier.com.

© Hatier, Paris, 2012. ISBN 978-2-218-95396-5


que ce soit, sans le consentement de l’auteur
ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par le Code de la Propriété Intellectuelle. Le CFC est le seul habilité à délivrer des autorisations
n de l’accord de l’auteur ou des ayants droit. »
Sommaire
INTRODUCTION MESURES ET INCERTITUDES 10 4 Analyse spectrale ..................................... 104
Activités EXPÉRIMENTALE Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
1 Détermination de la vitesse du son dans l’air ... 12 1 Comment exploiter un spectre infrarouge ? .... 106
2 Préparation de solutions et incertitude ............. 13 2 Comment exploiter un spectre UV-visible ? .... 108
Cours ................................................................... 14 3 Comment exploiter un spectre RMN ? ............ 109
L’essentiel et test ................................................. 22 4 Caractérisation des colorants
d'un sirop de menthe ...................................... 110
Exercices résolus et exercices ............................... 24
Cours ................................................................. 111
L’essentiel et test ............................................... 120
PARTIE 1 OBSERVER ONDES ET MATIÈRE 28 Exercices résolus et exercices ............................. 122
Exercices de BAC .............................................. 131
1 Ondes et particules .................................... 30
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
1 Des capteurs pour observer l’Univers ............... 32
2 Éruption solaire sous haute surveillance ........... 33 PARTIE 2 COMPRENDRE LOIS ET MODÈLES 134
3 Séisme, étude et conséquences ......................... 34
5 Les outils de la mécanique classique ..... 136
4 Propagation d’un tsunami ................................. 35
5 Mesure de la célérité du son Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE

et écho-détection .............................................. 36 1 Descriptions cinématiques .............................. 138


2 De Galilée à Newton ........................................ 139
Cours ................................................................... 37
3 Équilibre d’un solide ........................................ 140
L’essentiel et test ................................................. 42 4 Mouvements rectilignes .................................. 141
Exercices résolus et exercices ............................... 44 Cours ................................................................. 142
Exercices de BAC ................................................ 50 L’essentiel et test ............................................... 150
Exercices résolus et exercices ............................. 152
2 Ondes périodiques - Acoustique ............... 54
Exercices de BAC .............................................. 160
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
1 Des ondes à la surface de l’eau ......................... 56 6 Mouvements dans un champ uniforme .. 164
2 Ondes électromagnétiques ................................ 57
3 Célérité des ultrasons dans l’air .........................
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
58
1 Accélération d’électrons .................................. 166
4 Hauteur et timbre d’un son musical ................. 59
2 Déviation d’un faisceau d’électrons ................ 167
Cours ................................................................... 60 3 Projectile dans le champ
L’essentiel et test ................................................. 64 de pesanteur uniforme .................................... 168
Exercices résolus et exercices ............................... 66 Cours ................................................................. 169
Exercices de BAC ................................................ 74 L’essentiel et test ............................................... 176
Exercices résolus et exercices ............................. 178
3 Propriétés des ondes ................................. 76 Exercices de BAC .............................................. 186
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
1 Diffraction des ondes ........................................ 78 7 Mécanique céleste et mouvements
2 Interférences ..................................................... 79 de satellites .............................................. 190
3 Effet Doppler et astrophysique ......................... 80 Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
4 Diffraction et interférences lumineuses ............ 81 1 Les planètes du système solaire ...................... 192
5 Mesure d’une vitesse par effet Doppler ............ 82 2 La fusée à eau ................................................. 193
Cours ................................................................... 83 Cours ................................................................. 194
L’essentiel et test ................................................. 90 L’essentiel et test ............................................... 200
Exercices résolus et exercices ............................... 92 Exercices résolus et exercices ............................. 202
Exercices de BAC .............................................. 100 Exercices de BAC .............................................. 210

SOMMAIRE 3
8 Travail et énergie mécanique .................. 214
Cours ................................................................. 310

Activités DOCUMENTAIRE
L’essentiel et test ............................................... 318
1 ravail d’une force constante .......................... 216 Exercices résolus et exercices ............................. 320
2 Bilan d’énergie ................................................ 217 Exercices de BAC .............................................. 328
Cours ................................................................. 218
L’essentiel et test ............................................... 224 13 Transformations en chimie organique ... 332
Exercices résolus et exercices ............................. 226 Activités DOCUMENTAIRE

Exercices de BAC .............................................. 234 1 Chaîne carbonée


et groupes caractéristiques ............................. 334
9 Oscillateurs et mesure du temps ............ 238 2 Catégories de réaction ..................................... 335
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
3 Comprendre une réaction de substitution ...... 336
1 Précision de la mesure du temps .................... 240 Cours ................................................................. 337
2 Périodes de systèmes oscillants ...................... 242 L’essentiel et test ............................................... 342
3 Étude énergétique d’un système oscillant ...... 243
Exercices résolus et exercices ............................. 344
Cours ................................................................. 244
Exercices de BAC .............................................. 351
L’essentiel et test ............................................... 248
Exercices résolus et exercices ............................. 250
14 Réactions acido-basiques ........................ 356
Exercices de BAC .............................................. 255
Activités EXPÉRIMENTALE / DOCUMENTAIRE

1 pH d’une solution aqueuse ............................. 358


10 Temps et relativité restreinte ................. 258 2 Effet thermique
Activités DOCUMENTAIRE
d’une réaction acido-basique .......................... 359
1 L’expérience de Michelson et Morley .............. 260 3 Mesure d’une constante d’acidité ................... 360
2 Effet relativiste
4 Régulation du pH dans l’organisme ................ 361
pour le Global Positioning System (GPS) .......... 261
Cours ................................................................. 262 Cours ................................................................. 362

L’essentiel et test ............................................... 266 L’essentiel et test ............................................... 368


Exercices résolus et exercices ............................. 268 Exercices résolus et exercices ............................. 370
Exercices de BAC .............................................. 273 Exercices de BAC .............................................. 375

11 Temps et évolution chimique ................. 276 15 Bilans thermiques .................................... 380


Activités EXPÉRIMENTALE
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE

1 Suivi d'une synthèse ........................................ 278 1 Le microscope à force atomique ..................... 382
2 Influence de facteurs cinétiques ..................... 279 2 Chaîne énergétique d’un moteur hybride ....... 383
3 Catalyses homogène, hétérogène 3 Capacité thermique et rendement .................. 384
et enzymatique ................................................ 280 Cours ................................................................. 385
Cours ................................................................. 282
L’essentiel et test ............................................... 390
L’essentiel et test ............................................... 288 Exercices résolus et exercices ............................. 392
Exercices résolus et exercices ............................. 290
Exercices de BAC .............................................. 400
Exercices de BAC .............................................. 298
16 Introduction à la physique quantique .... 404
12 Représentation spatiale des molécules . 302
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
Activités / EXPÉRIMENTALE
DOCUMENTAIRE
1 Découverte des ondes de matière ................... 406
1 Comment représenter les espèces chirales ? ... 304
2 Interférences atomiques ................................. 407
2 Comment déterminer des relations
de stéréoisomérie ? ......................................... 305 3 Mesurer une distance à l’aide d’un laser ......... 408
3 Propriétés des acides fumarique et maléique ... 306 Cours ................................................................. 409
4 Différentes conformations d’une molécule ..... 307 L’essentiel et test ............................................... 414
5 Importance de la stéréochimie
Exercices résolus et exercices ............................. 416
des molécules thérapeutiques ......................... 308
6 Conformations et propriétés biologiques ........ 309 Exercices de BAC .............................................. 421

4 SOMMAIRE
PARTIE 3 AGIR DÉFIS DU XXIe SIÈCLE 424 4 Étude d’un phénomène optique
à l’aide d’un capteur ........................................ 527
17 Enjeux énergétiques et chimie durable .. 426 5 Étude d’une interfac ......................... 528
Activités DOCUMENTAIRE Cours ................................................................. 529
1 Synthèse de l’ibuprofène ................................. 428 L’essentiel et test ............................................... 536
2 Une innovation suédoise ................................. 430
Exercices résolus et exercices ............................. 538
Cours ................................................................. 431 Exercices de BAC .............................................. 546
L’essentiel et test ............................................... 436
Exercices résolus et exercices ............................. 438 22 Transmissions de l’information .............. 550
Exercices de BAC .............................................. 445 Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
1 De la TAT à la TNT ........................................... 552
18 Dosages par étalonnage .......................... 448 2 ransmission par câble ou par fibre optique ? .. 553
Activités EXPÉRIMENTALE 3 Étude d’un câble .............................................. 554
1 Mesures conductimétriques ............................ 450 Cours ................................................................. 555
2 Utiliser la conductivité pour doser L’essentiel et test ............................................... 560
un sérum ......................................................... 451 Exercices résolus et exercices ............................. 562
3 Utiliser la spectrophotométrie
pour analyser des solutions ............................. 452 Exercices de BAC .............................................. 568
Cours ................................................................. 454
L’essentiel et test ............................................... 458 É P R E U V E E X P É R I M E N TA L E ............. 572
Exercices résolus et exercices ............................. 460 s de BAC de sy e ............ 583
Exercices de BAC .............................................. 467
Fiches Méthodes ...........................................
19 Dosages par titrage .................................. 472 1. ...........
Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE 2. .....
1 Introduction aux titrages ................................. 474 3. .....................................
2 Déterminer le degré d’acidité d’un vinaigre .... 475 4. ....
3 itrage conductimétrique 5. .
d’un sérum physiologique ............................... 476 6. .........................
Cours ................................................................. 478 7. ...........
8. ........................................
L’essentiel et test ............................................... 484
9. .............
Exercices résolus et exercices ............................. 486 10. .................
Exercices de BAC .............................................. 492 11. ..........................
12. ......
20 Synthèses organiques .............................. 496 13. ..................................
14. ...............
Activités EXPÉRIMENTALE / DOCUMENTAIRE
1 Synthèses de l’aspirine .................................... 498
2 Synthèse d’un anti-douleur ............................. 500 Corrigés des exercices ...................................... 621
3 Sélectivité en chimie organique ...................... 501 Index ................................................................... 643
4 Protection de fonction
dans la synthèse peptidique ............................ 502
Cours ................................................................. 504 PICTOGRAMMES
L’essentiel et test ............................................... 510
Exercices résolus et exercices ............................. 512
Exercices de BAC .............................................. 517

21 Signaux analogiques et numériques ...... 522


Activités DOCUMENTAIRE / EXPÉRIMENTALE
1 ............................ 524
2 ableau de nombres et images numériques .... 525
3 Stockage de l’information
sur un disque optique ..................................... 526

SOMMAIRE 5
Programme
Mesures et incertitudes
Notions et contenus Compétences expérimentales exigibles
Erreurs et notions associées férentes sources d’erreur (de limites à la précision) lors d’une mesure : variabilités du phénomène
et de l’acte de mesur ateur
Incertitudes et notions associées Évaluer et comparer les incertitudes associées à chaque source d’erreur.
Évaluer l’inc épétabilité à l’aide d’une formule d’évaluation fournie.
Évaluer l’inc e unique obtenue à l’aide d’un instrument de mesure.
Évaluer, à l’aide d’une formule fournie, l’incertitude d’une mesure obtenue lors de la réalisation
Intro- otoc ces d’erreurs.
duction Expression et acceptabilité du résultat Maîtriser l’usage des chiffres significatifs et l’écritur Associer l’incertitude à c e.
Exprimer le résultat d’une opération de mesure par une valeur issue éventuellement d’une moyenne, et une incertitude
de mesure associée à un niveau de c e.
Évaluer la précision relative.
Déterminer les mesures à conserver en fonction d’un critère donné.
Commenter le résultat d’une opération de mesure en le comparant à une valeur de référence.
Fair our améliorer la démarche.

OBSERVER : ondes et matière


Notions et contenus Compétences exigibles
Ondes et particules
Rayonnements dans l’Univers
Ch. 1
Absorption de rayonnements par l’atmosphère Extraire et exploiter des informations sur l’absorption de rayonnements par l’atmosphère terrestre et ses conséquences
terrestre. ces de rayonnements dans l’Univers.
Connaître des sources de r adio, infrar aviolet.
e
Houle, ondes sismiques, ondes sonores. Extraire et exploiter des informations sur les manifestations des ondes mécaniques dans la matière.
Magnitude d’un séisme sur l’échelle de Richter
Niveau d’intensité sonore. Connaître et exploiter la relation liant le niveau d’intensité sonore à l’intensité sonore. ™ Ch 2
Détecteurs d’ondes (mécaniques Extraire et exploiter des informations sur :
et électromagnétiques) et de particules (photons, – des sources d’ondes et de particules et leurs utilisations ;
particules élémentaires ou non). – un dispositif de détection.
Pr en œuvre un c ositif de détection.
Caractéristiques et propriétés des ondes
Caractéristiques des ondes
Ondes progressives. Grandeurs physiques associées. Définir une onde progressive à une dimension.
Retard. Connaître et exploiter la relation entre retard, distance et vitesse de propagation (célérité).
Pratiquer une démarche expérimentale visant à étudier qualitativement et quantitativement un phénomène de propagation
d’une onde.
Ondes progressives périodiques, Définir, pour une onde progressive sinusoïdale, la période, la fréquence et la longueur d’onde.
Ch. 2 ondes sinusoïdales. Connaître et exploiter la relation entre la période ou la fréquence, la longueur d’onde et la célérité.
Pratiquer une démarche expérimentale pour déterminer la période, la fréquence, la longueur d’onde et la célérité
d’une onde progressive sinusoïdale.
Ondes sonores et ultrasonores. Réaliser l’analyse spectrale d’un son musical et l’exploiter pour en caractériser la hauteur et le timbre.
ectrale. Hauteur et timbre.
Propriétés des ondes
Ch. 3
action. Savoir que l’importance du phénomène de diffraction est liée au rapport de la longueur d’onde
e relative de la taille de l’ouverture aux dimensions de l’ouverture ou de l’obstacle.
ou de l’obstacle et de la longueur d’onde Connaître et exploiter la relation θ = λ / a.
sur le phénomène de diffr ertinent de prendre en compte le phénomène de diffraction.
Cas des ondes lumineuses monochromatiques, Pratiquer une démarche expérimentale visant action dans le cas des ondes
cas de la lumière blanche. lumineuses.
ences. Connaître et exploiter les conditions d’interférences c our des ondes monochromatiques.
Cas des ondes lumineuses monochroma-tiques, Pratiquer une démar à étudier quantitativement ence
cas de la lumière blanche. dans le cas des ondes lumineuses.
Couleurs interférentielles.
Effet Doppler. e en œuvre une démarche expérimentale pour mesurer une vitesse en utilisant et Doppler.
Exploiter l’expression du décalage Doppler de la fréquence dans le cas des faibles vitesses.
Utiliser des données spectrales et un logiciel de traitement d’images pour illustrer l’utilisation de l’effet Doppler
c
Analyse spectrale
Spectres UV-visible
Ch. 4 Lien entre couleur perçue et longueur d’onde e en œuvre un protocole expérimental pour cara e colorée.
au maximum d’absorption de substances organiques Exploiter des sp es UV-visible.
ou inor
Spectres IR
ation de liaisons à l’aide du nombre Exploiter un sp e IR pour déterminer des groupes caractéristiques à l’aide de tables de données
d’onde correspondant ; détermination de groupes ou de logiciels.
caractéristiques. cier un groupe caractéristique à une f as des alcool, aldéhyde, cétone,
acide carboxylique, ester, amine, amide.
Mise en évidenc Connaître les r e de ces c elles des alcanes et des alcènes.
Spectres RMN du proton
Identification de molécules organiques à l’aide : Relier un spectre RMN simple à une molécule organique donnée, à l’aide de tables de données
– du déplacement chimique ; ou de logiciels.
– de l’intégration ; otons équivalents. Relier la multiplicité du signal au nombre de voisins.
– de la multiplicité du signal : Extraire et exploiter des informations sur différents types de spectres et sur leurs utilisations.
r

6 PROGRAMME
(Bulletin officiel spécial n° 8 du 13 octobre 2011)
COMPRENDRE : lois et modèles
Notions et contenus Compétences exigibles
Temps, mouvement et évolution
Temps, aire et exploiter des informations relatives à la mesure du temps p
Ch. 5 de la seconde. ™ Ch 9
Description du mouvement d’un point Choisir un référentiel d’étude.
et au cours du temps : vecteurs position, vitesse econnaître des mouvements (rectiligne uniforme, rectiligne uniformément varié, circulaire uniforme,
Ch. 6 et accélération. circulaire non unif as les car élération.
Référentiel galiléen. →
Lois de Newton : principe d’inertie, Définir la quantité de mouvement  p  d’un point matériel.
→ Connaître et exploiter les trois lois de Newton ; les mettre en œuvre pour étudier des mouvements
→ - dp
Σ F=
dt
dans des champs de pesanteur et ostatique uniformes.
e en œuvre une démarche expérimentale pour étudier un mouvement.
et principe des actions réciproques.
C e en œuvre une démarche expérimentale pour interpréter un mode de propulsion par r
Ch. 7 à l’
Mouvement d’un satellite. Démontrer que, dans l’approximation des trajectoires circulaires, le mouvement d’un satellite,
Révolution de la Terre autour du Soleil. d’une planète, est uniforme. Établir l’expression de sa vitesse et de sa période.
Lois de K . Connaître les trois lois de K oisième dans le cas d’un mouvement circulaire.
Mesure du temps et oscillateur, e en évidence : ™ Ch 9
Ch. 8 amortissement
Pratiquer une démarche expérimentale p
ents paramètr la période d’un oscillateur mécanique ;
– son amortissement.
Travail d’une force. Établir et exploiter les expressions du travail d’une force constante (force de pesanteur, force électrique dans le cas
Force c gie potentielle. d’un champ uniforme).
Forces non conservatives : exemple des frottements. Établir l’expression du travail d’une force de frottement d’intensité constante dans le cas d’une trajectoire rectiligne.
Éner ansferts éner oint matériel.
Étude énergétique des oscillations libres d’un système Pratiquer une démarche expérimentale pour étudier l’évolution des énergies cinétique, potentielle
Ch. 9 mécanique. et mécanique d’un oscillateur.
Dissipation d’énergie. aire et exploiter des informations sur l’influence des phénomènes dissipatifs sur la problématique de la mesure
du temps et la définition de la seconde.
Définition du temps atomique. aire et exploiter des informations pour justifier l’utilisation des horloges atomiques
dans la mesur
Temps et relativité restreinte
Ch.10 Invariance de la vitesse de la lumière
et car e relatif du temps.
Postulat d’Einstein. Tests expérimentaux Savoir que la vitesse de la lumière dans le vide est la même dans tous les référentiels galiléens.
de l’invariance de la vitesse de la lumière.
Notion d’événement. Temps propre. opre.
Dilatation des durées. Exploiter la relation entre durée propre et durée mesurée.
Preuves expérimentales. aire et exploiter des informations relatives à une situation concrète où le caractère relatif du temps est à prendre
en c
Temps et évolution chimique : cinétique et catalyse
Ch.11 R rapides ; durée d’une r e en œuvre une démarche expérimentale pour suivre dans le temps une synthèse organique par CCM et
chimique. la durée.
Facteurs cinétiques. Évolution d’une quantité e en œuvre une démar e en évidence quelques paramètr l’évolution
de matière au cours du temps. temporelle d’une réaction chimique : concentration, température, solvant.
Temps de demi-réaction. Déterminer un temps de demi-réaction.
Catalyse homogène, hétérogène et enzymatique. e en œuvre une démarche expérimentale pour me e en évidence le rôle d’un catalyseur.
aire et exploiter des informations sur la catalyse, notamment en milieu biologique
et dans le domaine industriel, êt.
Structure et transformation de la matière
Représentation spatiale des molécules
Ch.12 Chiralité : définition, approche historique. Reconnaître des espèces chirales à partir de leur représentation.
Représentation de Cram. Utiliser la représentation de Cram.
Carbone asymétrique. Identifier les atomes de carbone asymétrique d’une molécule donnée.
Chiralité des acides-aminés.
Énantiomérie, mélange racémique, diastéréoisomérie À partir d’un modèle moléculaire ou d’une représentation reconnaître si des molécules sont identiques,
(Z/E, deux atomes de carbone asymétriques). énantiomères ou diastéréoisomères.
Pratiquer une démarche expérimentale p e en évidence des pr entes
éoisomères.
Conformation : rotation autour d’une liaison simple ; Visualiser, à partir d’un modèle moléculaire ou d’un logiciel de simulation, entes c
conformation la plus stable. d’une molécule.
Formule topologique des molécules organiques. Utiliser la représentation topologique des molécules organiques.
Propriétés biologiques et stéréoisomérie. aire et exploiter des informations sur :
– les propriétés biologiques de stéréoisomères,
– les conformations de molécules biologiques,
our mettre en évidenc ortance de la stéréoisomérie dans la nature.
Transformation en chimie organique
Ch.13 Aspect macroscopique : Reconnaître les groupes caractéristiques dans les alcool, aldéhyde, cétone, acide carboxylique, ester, amine, amide.
– Mo ation de chaîne, modification Utiliser le nom systématique d’une espèce chimique organique pour en déterminer les groupes car
de groupe car et la chaîne carbonée.
– Grandes catégories de réactions en chimie organique : Distinguer une mo ation de chaîne d’une modification de groupe caractéristique.
substitution, addition, élimination. Déterminer la catégorie d’une réaction (substitution, addition, élimination) à partir de l’examen de la nature
des réactifs et des produits.
ect microscopique : Déterminer la p onégativité (table fournie).
– Liaison polarisée, site donneur et site accepteur de Identifier un site donneur, un site acc ons.
doublet d’électrons. Pour une ou plusieurs étapes d’un mécanisme réactionnel donné, relier par une flèche courbe les sites donneur
– Interaction entre des sites donneurs et accepteur en vue d’expliquer la formation ou la rupture de liaisons.
et acc ons ;
représentation du mouvement d’un doublet d’électrons
à l’aide d’une flèche courbe lors d’une étape
d’un mécanisme réactionnel.

PROGRAMME 7
COMPRENDRE : lois et modèles
Notions et contenus Compétences exigibles
Structure et transformation de la matière
Réaction chimique par échange de proton
Ch.14
Le pH : définition, mesure. Mesurer le pH d’une solution aqueuse.
Théorie de Brönsted : acides faibles, bases faibles ; Reconnaître un acide, une base dans la théorie de Brönsted.
notion d’équilibre ; couple acide-base ; constante Utiliser les symbolismes →, ← et ƒ dans l’écriture des réactions chimiques pour rendre compte des situations
d’acidité Ka. Échelle des pKa observées.
dans l’eau, produit ionique de l’eau ; domaines Identifier l’espèce prédominante d’un couple acide-base connaissant le pH du milieu et le pKa du couple.
de prédominance (cas des acides carboxyliques, e en æuvre une démarche expérimentale pour déterminer une constante d’acidité.
des amines, des acides α-aminés).
R aveur des produits : Calculer le pH d’une solution aqueuse d’acide fort ou de base forte de concentration usuelle.
– acide fort, base forte dans l’eau ;
– mélange d’un acide fort et d’une base f
R e un acide fort et une base f e en évidenc e des quantités de matière mises en jeu sur l’élévation de température observée.
aspect thermique de la transformation. Sécurité.
Contrôle du pH : solution tampon ; rôle en milieu aire et exploiter des informations pour montrer l’importance du contrôle du pH dans un milieu biologique.
biologique.
Énergie, matière et rayonnement
Ch.15 Du macroscopique au microscopique aire et exploiter des informations sur un dispositif expérimental permettant de visualiser les atomes
et les molécules.
Constante d’Avogadro. Évaluer des ordres de grandeurs relatifs aux domaines microscopique et macroscopique.
Transf gie entre systèmes macroscopiques
Notions de système et d’énergie interne. Interprétation Savoir que l’énergie interne d’un système macroscopique résulte de contributions microscopiques.
microscopique.
Capacité thermique. Connaître et exploiter la relation entre la variation d’énergie interne et la variation de température pour un corps
dans un état condensé.
Transferts thermiques : conduction, convection, Interpréter les transferts thermiques dans la matière à l’échelle microscopique.
rayonnement. Exploiter la relation entre le flux thermique à travers une paroi plane et l’écart de température entre ses deux faces.
Flux thermique. Résistance thermique.
Notion d’irréversibilité.
Bilans d’énergie. Établir un bilan énergétique faisant intervenir transfert thermique et travail.
Ch.16 Transferts quantiques d’énergie
Émission et absorption quantiques. Connaître le principe de l’émission stimulée et les principales propriétés du laser (dir monochromaticité,
ation d’une onde concentration spatiale et temporelle de l’énergie).
lumineuse. Me re en œuvre un protocole expérimental utilisant un laser comme outil d’investigation ou pour transme re
Oscillateur optique : principe du laser. de l’information.
Transitions d’éner oniques, vibratoires. Associer un domaine spectral à la nature de la transition mise en jeu.
Dualité onde-particule
Photon et onde lumineuse. Savoir que la lumière présente des aspects ondulatoire et p e.
Particule matérielle et onde de matière ; aire et exploiter des informations sur les ondes de matière et sur la dualité onde-particule.
relation de de Broglie. Connaître et utiliser la relation p = h/λ.
Identifier des situations physiques où le car e ondulatoire de la matière est significatif.
Interférences photon par photon, particule de matière aire et exploiter des informations sur les phénomènes quantiques p e en évidence
articule de matière. obabiliste.

AGIR : défis du XXIe siècle


Notions et contenus Compétences exigibles
Économiser les ressources et respecter l’environnement
Enjeux énergétiques
Ch.17
Nouvelles chaînes énergétiques. aire et exploiter des informations sur des réalisations ou des projets scientifiques répondant
à des problématiques énergétiques contemporaines.
Économies d’énergie. Faire un bilan énergétique dans les domaines de l’habitat ou du transp
Argumenter sur des solutions p éaliser des économies d’énergie.
App espect de l’environnement
Chimie durable : aire et exploiter des informations en lien avec :
– économie d’atomes ; – la chimie durable,
– limitation des déchets ; – la valorisation du dioxyde de carbone
– agro ressources ; pour comparer les avantages et les inconvénients de procédés de synthèse du point de vue du respect
– chimie douce ; de l’environnement.
– choix des solvants ;
– recyclage.
Valorisation du dioxyde de carbone.
Contrôle de la qualité par dosage
Ch.18 Dosages par étalonnage : Pratiquer une démarche expérimentale pour
– spectrophotométrie ; loi de Beer-Lamb déterminer la concentration d’une espèce à l’aide de courbes d’étalonnage en utilisant
– conductimétrie ; explication qualitative de la loi la spectrophotométrie et la c dans le domaine de la santé, de l’environnement
de Kohlrausch, par analogie avec la loi de Beer-Lambert. ou du contrôle de la qualité.

8 PROGRAMME
Notions et contenus Compétences exigibles
Ch.19 Dosages par titrage direct. Établir l’équation de la réaction support de titrage à partir d’un protocole expérimental.
Réaction support de titrage ; caractère quantitatif. Pratiquer une démarche expérimentale pour déterminer la concentration d’une espèce chimique
Équivalence dans un titrage ; repérage de l’équivalence par titrage par le suivi d’une grandeur physique et par la visualisation d’un changement de couleur, dans le domaine
pour un titrage pH-métrique, conductimétrique et par de la santé, de l’environnement ou du contrôle de la qualité.
utilisation d’un indicateur de fin de r Interpréter qualitativement un changement de pente dans un titrage conductimétrique.
Synthétiser des molécules, fabriquer de nouveaux matériaux
Ch.20 Stratégie de la synthèse organique
Protocole de synthèse organique : Effectuer une analyse critique de protocoles expérimentaux pour identifier les espèces mises en jeu, leurs quantités
ation des réactifs, du solvant, et les paramètres expérimentaux.
du catalyseur, des produits ; Justifier le choix des techniques de synthèse et d’analyse utilisées.
– détermination des quantités des espèces
mises en jeu, du réactif limitant ; Comparer les avantages et les inconvénients de deux protocoles.
– choix des paramètres expérimentaux :
température, solvant, durée de la réaction, pH ;
– choix du montage, de la technique de purification,
de l’analyse du produit ;
– calcul d’un rendement ;
– aspects liés à la sécurité ;
– coûts.
Sélectivité en chimie organique
Composé polyfonctionnel : réactif chimiosélectif, aire et exploiter des informations :
protection de fonctions. – sur l’utilisation de réactifs chimiosélectifs,
– sur la protection d’une fonction dans le cas de la synthèse peptidique,
p e en évidence le car e sélectif ou non d’une réaction.
Pratiquer une démarche expérimentale pour synthétiser une molécule organique d’intérêt biologique
à partir d’un protocole.
des produits à l’aide de spectres et de tables fournis.
Transmettre et stocker de l’information
Ch.22 Chaîne de transmission d’informations Identifier les éléments d’une chaîne de transmission d’informations.
Recueillir et exploiter des informations concernant des éléments de chaînes de transmission d’informations
et leur évolution récente.
Ch.21 Images numériques
Caractéristiques d’une image numérique : pixellisation, Associer un tableau de nombres à une image numérique.
codage RVB et niveaux de gris. e en œuvre un protocole expérimental utilisant un capteur (caméra ou appareil photo numériques par exemple)
pour étudier un phénomène optique.
Signal analogique et signal numérique
Conversion d’un signal analogique en signal numérique. Reconnaître des signaux de nature analogique et des signaux de nature numérique.
Échantillonnage ; quantification ; numérisation. e en œuvre un protocole expérimental utilisant un échantillonneur-blo onve
numérique (CAN) p ents paramètres sur la numérisation d’un signal (d’origine sonore
par exemple).

Ch.22 Procédés physiques de transmission


Propagation libre et propagation guidée. Exploiter des informations pour comparer les différents types de transmission.
Transmission :
– par câble ;
– par fibre optique : notion de mode ;
– transmission hertzienne.
Débit binaire. Caractériser une transmission numérique par son débit binaire.
Atténuations. Évaluer l’ aiblissement d’un signal à l’aide du coefficient d’atténuation.
e en œuvre un dispositif de transmission de données (câble, e optique).
Ch.21 Stockage optique
Écriture et lecture des données sur un disque optique. Expliquer le principe de la lecture par une approche interférentielle.
Capacités de stockage. Relier la capacité de stockage et son évolution au phénomène de diffraction.

Tous Créer et innover


les Culture scientifique et technique ; relation science- Rédiger une synthèse de documents pouvant porter sur :
chapitres* société. – l’ ique et technologique ;
Métiers de l’ artenariat – des métiers ou des f
avec une institution de recherche, une entreprise, etc.) – les inter e la science et la société.

* Documents et exercice de synthèse en dernière page de chaque chapitre.

PROGRAMME
9
Pour démarrer le chapitre
1 7
1
A B C D E
2
A B C D
3

A B
C D
4

A B C D
5
A

6
A B C D
7
A B
C D
8
9
10
11
u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

10 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


Introduction
Mesures
et incertitudes

Daegu,
4 septembre 2011.
Les Jamaïcains Pour évaluer les performances sportives, comme
N. Carter, M. Frater, pour déterminer des grandeurs physiques, la précision
Y. Blake et U. Bolt
viennent de battre des instruments de mesure utilisés et la manière de s’en
le record du monde
du relais servir permettent d’associer une incertitude à la mesure.
4 × 100 mètres. Comment cette incertitude traduit-elle la confiance
qu’un utilisateur peut avoir dans cette mesure
11
Activité EXPÉRIMENTALE

1 Détermination de la vitesse du son dans l’air


OBJECTIF

Déterminer précisément la valeur de la vitesse du son dans l’air.

La valeur de la vitesse du son dans l’air, également appelée célérité du son


dans l’air, est dans des conditions usuelles, voisine de v = 340 m.s−1.

PROTOCOLE

1 Mesure unique centrale


C D
B
A

d’acquisition
u
u

u
1
CLAP

a Écrire tous les chiffres de τ et discuter de leur pertinence. En Fig. 1 Montage expérimental.
déduire l’incertitude absolue Δτ associée à cette mesure, et calcu-
Dt
ler l’incertitude relative . 2
t
b Évaluer l’incertitude Δd associée à la mesure de d, en listant les
Dd
sources d’erreur. Calculer l’incertitude relative .
d Aides
Dv Dd Dt
c L’incertitude relative sur v s’écrit alors : . La calculer
v d t 1
et proposer une stratégie d’amélioration du protocole de mesure.
d Calculer une première valeur de la célérité v du son dans l’air avec
son incertitude absolue. Est-elle conforme à la valeur attendue ?

2 Série de mesures
u c

u
3

e Justifier que le coefficient directeur de la droite peut être interprété


4
comme la célérité du son dans l’air. 3

f Évaluer l’incertitude associée. Présenter enfin le résultat de la série


de mesures et le comparer à celui de la mesure unique. 4

12 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


t t EXPÉRIMENTALE

2 Préparation de solutions et incertitude


Note
OBJECTIF

Comprendre comment utiliser la verrerie de base pour préparer des solutions La masse volumique de l’eau sera considérée,
avec une précision adaptée aux nécessités des expériences réalisées. à 20 °C, égale à ρ = 0,998 16 g.mL−1.

Les récipients mesurant un volume n’ont pas la même précision. Cela


influe, par exemple, sur la connaissance de la concentration.

PROTOCOLE

1 Expérience préliminaire
u

a Calculer, pour chacun des récipients, l’écart relatif entre la masse


d’eau mesurée et la masse d’eau attendue. 1

b Calculer la moyenne des écarts relatifs obtenus par la classe


pour chaque récipient. En déduire lequel permet de mesurer des
volumes avec la meilleure précision.

2 Préparation de solutions par dissolution


et par dilution
Fig. 2 Exemple de verrerie avec l’information
u
sur sa précision, à la suite du symbole ±.
u

Aides

c Calculer l’incertitude Δc1 avec laquelle c1 est connue sachant que 1


Dc1 DV
, où m est la masse de sulfate de cuivre
c1 m M V
pesée, M sa masse molaire et V le volume de la solution. 2

d Calculer l’incertitude Δc2 sur la concentration c2 en utilisant cette


Dc2 Dc1 DV1 DV2
fois la relation , où V1 est le volume prélevé 2
c2 c1 V1 V2
de solution-mère et V2 le volume de solution-fille fabriqué.
e Si S2 avait été préparée par pesée, quelle masse de solide aurait-il
fallu peser ? Calculer l’incertitude Δc2 dans ce cas.
f Commentez les deux modes de préparation de la solution S2 au
regard des incertitudes trouvées.

Mesures et incertitudes 13
r

En physique et en chimie, toute grandeur, mesurée ou calculée, est enta-


chée d’erreur, ce qui ne l’empêche pas d’être exploitée pour prendre des
décisions. Le but de ce chapitre est de définir la notion d’erreur et d’ap-
prendre à estimer ou à calculer l’incertitude de mesure associée.

1 Grandeurs physiques
1.1 Grandeurs mesurées et calculées
Une grandeur est utilisée en science pour caractériser un objet ou un
événement.
Les grandeurs les plus courantes (longueurs, masses) ont initialement été Fig. 1 Ce cylindre en platine iridié est
définies par comparaisons à des étalons tels que le mètre-étalon ou le encore, en 2012, le kilogramme-étalon.
kilogramme-étalon (Fig. 1).

EXEMPLE : la masse m d’un véhicule est mesurée à l’aide d’une bascule et


sa vitesse v est lue sur son compteur de vitesse. Son énergie cinétique est
1
obtenue à l’aide de la relation Ec m v 2.
2

1.2 Unités
Note
Le nom de l’unité est un nom commun,
écrit sans majuscule. James Prescott Joule,
par exemple, a donné son nom à l’unité
d’énergie du système international, le joule,
de symbole J.

EXEMPLES : la longueur peut s’exprimer en mètres, la vitesse en mètres par


seconde, etc. Un indice de réfraction est une grandeur sans unité.

A lication
ª Reconnaître une grandeur et lui affecter une unité

Fig. 2 Peut-on mesurer la faim en degrés


u Exercices 1 et 2 p. 25
d’angle ?

14 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


2 Précision et incertitude
2.1 Intervalle de confiance
Qu’elles soient mesurées ou calculées, les valeurs des grandeurs ne sont
connues qu’avec une précision limitée.

a. bien juste, bien fidèle

2.2 Erreurs de mesure


La difficulté d’obtenir une valeur fiable d’une grandeur est analogue à
celle que rencontre un tireur sur une cible (Fig. 3). Elle est due soit à des
erreurs aléatoires (Fig. 3.b), soit à des erreurs systématiques (Fig. 3.c), soit b. bien juste, peu fidèle
aux deux à la fois (Fig. 3.d).

Les erreurs aléatoires sont dues :


• à la fluctuation de la grandeur mesurée, qui n’est pas forcément stable
dans le temps (la distance Terre-Lune) ou qui n’est pas la même dans tout
l’échantillon (la température de la mer mesurée par le surveillant de la
plage) ;
• aux fluctuations de la méthode de mesure, c’est-à-dire à la manière
d’utiliser l’appareil par l’expérimentateur.
Ces fluctuations se traduisent par un écart entre les différentes valeurs
obtenues lors des mesures. c. peu juste, bien fidèle

Les erreurs systématiques sont liées à l’appareil de mesure et peuvent


disparaître par réglage.
EXEMPLE : une balance n’affichant pas zéro en l’absence de masse à peser
donnerait lieu à une erreur systématique.

d. peu juste, peu fidèle

Fig. 3 Cibles de tir montrant


la différence entre fidélité et justesse
EXEMPLE : dans le cas de l’analogie (Fig. 3.c), le fusil est mal réglé. d’une mesure.

Mesures et incertitudes 15
r

2.3 Incertitude absolue


Le résultat d’une mesure ou d’un calcul est souvent présenté avec son
incertitude, qui rend compte des erreurs.

EXEMPLE : le résultat une mesure de tension à l’aide d’un voltmètre peut


être donné sous la forme U = 4,35 ± 0,03 V. Cela signifie que la tension U
est comprise entre 4,32 V et 4,38 V.
L’incertitude absolue est donnée la plupart du temps avec un seul chiffre
significatif.
Lorsque la valeur d’une grandeur est fournie sans incertitude, cette der-
nière est, par convention, égale à une demi-unité du dernier chiffre signi-
ficatif exprimé. Fig. 4 Résistance de 22 kΩ. La ligne
EXEMPLE : m = 1,4 g signifie m = 1,40 ± 0,05 g. dorée signifie que la valeur est connue
à 5 %, soit R = 22 ± 1 kΩ.
L’incertitude absolue se représente graphiquement par une barre d’erreur.
Sur le graphe (Fig. 5), la tension U = 4,35 ± 0,03 V est représentée avec sa
barre d’erreur. La barre d’erreur de l’intensité I n’est pas représentée : elle
est plus petite que ce que les divisions du papier permettent de lire.

2.4 Incertitude relative

Selon la décision à prendre à partir de la mesure, un degré de précision


plus ou moins élevé peut être attendu.
EXEMPLE : l’évaluation du volume de peinture nécessaire pour peindre un
mur nécessite une précision déterminée par la taille d’un pot. Les dimen-
sions d’une pièce de moteur devront, elles, être connues avec une précision Fig. 5 Représentation d’un point
beaucoup plus grande, donc une incertitude relative beaucoup plus faible. de mesure avec une barre d’erreur.

16 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


A lication
ª Comparer les précisions de deux méthodes de mesure
1.

2.

Fig. 6 La planète Mars.

u Exercices 8 et 9 p. 26

3 Estimation de l’incertitude Note


Les règles données dans les parties 3 et 4
Suivant que la mesure est faite une seule fois ou répétée un grand nombre ci-après pour déterminer les intervalles
de fois, l’incertitude ne s’évalue pas de la même manière. de confiance garantissent un niveau de
confiance de 95 %, c’est-à-dire que la
probabilité de se tromper en disant que
3.1 Mesures effectuées une seule fois la valeur vraie se trouve dans l’intervalle
donné n’excède pas 5 %.

EXEMPLE : l’incertitude de lecture sur un instrument analogique (règle gra-


duée, aiguille sur un cadran) est, par convention, au minimum une demi-
unité de graduation (Fig. 7). Pour les instruments numériques, la notice
de l’appareil indique comment calculer l’incertitude.

A lication
ª Incertitude d’une mesure faite à l’aide d’un voltmètre numérique

Fig. 7 Appareil à cadran, dont le miroir


permet une bonne lecture de la position
u Exercice résolu p. 24 et exercices 10 et 11 p. 26 de l’aiguille en positionnant l’œil bien
en face.

Mesures et incertitudes 17
r

3.2 Mesures effectuées plusieurs fois


Une mesure peut être répétée à quelques reprises ou un grand nombre
de fois, par exemple par des systèmes d’acquisition automatiques.
a.
La répétition des mesures améliore la précision de la mesure, ce qui est
indispensable pour un dispositif de mesure peu fidèle.
4 3 2 1 0
δ (en ppm)

b.

4 3 2 1 0
δ (en ppm)

Fig. 8 Spectre de résonance magnétique


EXEMPLE : dans certains cas, il est possible d’écrire que l’incertitude sur la nucléaire :
moyenne de n mesures est égale à l’incertitude estimée pour une mesure a. après une seule mesure ;
divisée par n (Fig. 8). b. en prenant la moyenne sur 50 mesures.

3.3 Étalonnage
Une série de mesures effectuées dans les mêmes conditions sur une série
échantillons permet de tracer une courbe d’étalonnage. Lorsque celle-ci
se modélise par une droite, il est possible de déterminer graphiquement
ses caractéristiques (coefficient directeur, ordonnée à l’origine), qui don-
nent une valeur plus précise qu’une mesure unique.
Le coefficient directeur est calculé à partir des points de la droite, ce qui
correspond à une forme de moyenne, appelée régression.
La qualité des mesures est traduite par un coefficient de corrélation qui
doit être supérieur à 0,99.
L’alignement des points valide la méthode de mesure en montrant qu’elle
est répétable ; c’est l’analogue du tir groupé sur la cible (Fig. 3.a et 3.c).

A lication
ª Comment exploiter graphiquement une série de mesures ?
B

u Exercice 13 p. 26
Fig. 9 Tracé de d en fonction de t.

18 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


4 Calculs d’incertitudes
4.1 Incertitudes dans les calculs
Note
Au niveau du baccalauréat, la relation qui
permet de calculer l’incertitude est fournie ;
seule son application doit être sue.

EXEMPLES : pour une valeur x calculée à partir des grandeurs y, z, etc., les
règles simplifiées suivantes peuvent être appliquées :
• si x résulte d’additions ou de soustractions (par exemple x = 2y − 3z) :
l’incertitude absolue sur x est une somme d’incertitudes absolues :
Δx = 2Δy + 3 ;
• si x résulte de multiplications ou de divisions (par exemple x = 4yz), l’in-
certitude relative sur x est la somme des incertitudes relatives sur y et sur z :
Dy
(le facteur constant 4 n’intervient pas dans l’expression).
x y z

A lication
g
ª Incertitude sur le calcul d’une énergie potentielle de pesanteur

pot

u Exercice résolu p. 24 et exercice 16 p. 27 Fig. 10 Diminution de l’énergie potentielle


de pesanteur du pot de fleurs.

4.2 Chiffres significatifs et calculs


Note
Les règles ci-contre sont appliquées lorsque
les incertitudes absolues des termes ou des
facteurs ne sont pas connues.

Mesures et incertitudes 19
r

Certaines valeurs sont considérées comme exactes, c’est-à-dire exprimées Note


avec un nombre infini de chiffres significatifs. Il s’agit des nombres entiers Un cas unique dans les valeurs numériques est
1 celui de la vitesse de la lumière dans le vide, à
(par exemple les 2 dans mv 2 ). laquelle il a été décidé, en 1983, de donner la
2
valeur exa e : c = 299 792 458 m.s−1.
A lication
ª Chiffres significatifs et calculs impliquant des longueurs

u Exercices 12 p. 26 et 16 p. 27

5 Pratique expérimentale
5.1 Données anormales

En toute rigueur, une mesure anormale pour laquelle aucune cause n’est
imaginée doit être effectuée de nouveau avant d’être éliminée.
Note
Une méthode de mesure est d’autant plus
5.2 Améliorer une méthode de mesure satisfaisante que l’incertitude relative des
résultats obtenus est faible.
Il est essentiel d’indiquer la précision avec laquelle les données mesurées
sont fournies, soit en veillant à indiquer le bon nombre de chiffres signifi-
catifs, soit en donnant l’incertitude. Ces informations permettent de vali-
der la méthode de mesure utilisée et les conclusions tirées des mesures.

EXEMPLE : lors du creusement d’un tunnel, il faut s’assurer de ressortir au


bon endroit. Une incertitude de plusieurs mètres, voire de plusieurs déci-
mètres, serait inadmissible. Le positionnement du tunnelier doit donc Fig. 11 Émergence du tunnelier creusant
être connu à chaque instant à l’aide de mesures précises (Fig. 11). le métro sous le Rhône à Lyon en 2011.

20 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


5.3 Comparer le résultat d’une mesure à une valeur de référence
Lorsqu’une valeur de référence est attendue, il convient de vérifier que le
résultat de la mesure ou du calcul est compatible avec cette valeur.

ACIDE CHLORHYDRIQUE

Fig. 12 Étiquette d’un produit chimique


indiquant des valeurs de référence.
A lication
ª Quelles erreurs classiques ne faut-il pas faire pour exprimer
un résultat numérique ?

u Exercice 12 p. 26

20
Correcteur
2
24
Linh La réponse de Lihn est acceptable car, avec une précision qui di ère
peu de celle du corre eur, son inte alle de confiance recouvre celui
3 du corre eur.
12
Sarah La réponse de Sarah n’e pas acceptable car :
• la valeur qu’elle propose est trop di érente de celle de référence ;
0,5 : implicite • l’inte alle de confiance e trop petit ;
• cet inte alle ne recouvre pas celui du corre eur.
19,935
Romain réponse de Romain n’e pas acceptable car la précision, indiquée
par les chi res significatifs qu’il propose, n’e pas compatible
4 avec l’inte alle de confiance donné.

Fig. 13 Selon les candidats, les erreurs portent sur la valeur estimée, la façon de l’exprimer ou l’incertitude attachée à cette estimation.

Mesures et incertitudes 21
L ' E S S E N T I E L
Définitions Réviser
x valeur lue en autonomie

u Application
incertitude absolue
Δx (estimée ou calculée) du 2.4 p. 17
u Exercice résolu
[x – Δx x + Δx] intervalle 8 p. 26

de confiance
La valeur « vraie » (inconnue) a
une bonne chance d’être dans
cet intervalle.

Pour déterminer l’incertitude u Application p. 18

Mesure unique Mesures multiples Grandeurs calculées u Exercices résolus


p. 24te et 10, 13 p. 26

Calculs avec les chiffres significatifs u Application p. 20

Intérêt expérimental de la notion d’incertitude u Application p. 21


u Exercices résolus
p. 24 et 13 p. 26

22 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621
1 24 5 8 10 7 Chiffres significatifs

1 Incertitude absolue et unité


a.
A
b.
B
C c.

2 Incertitude relative 8 Protocole et erreur


A

B A
C B

D C

3 Une masse 9 Mesures effectuées plusieurs fois

A
4 Une longueur

B
A
B
C
C
D D

5 Une concentration 10 Grandeur non mesurée

A A
B B
C
D C

6 Une longueur d’onde D

a.
b. 11 Écart relatif
c.

Mesures et incertitudes 23
Exercice RÉSOLU

Vérific -Mariotte
ÉNONCÉ

1
1

3 Aides

2 1

4
2

3
5

4
3

6
1
4

RÉSOLUTION

1 5
•  •  •  • 

6
3

24 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


r

Applications REPRÉSENTATION
DE L’INCERTITUDE
NOTION DE GRANDEUR
ET D’INCERTITUDE 4 Écriture d’une valeur
Écrire sous la forme x ± les valeurs suivantes :
1 Histoire de grandeurs : vrai ou faux ? a. 3,4 à 0,2 près ; b. La valeur est dans l’intervalle [9,24 ; 9,30] ;
a. L’énergie cinétique est une grandeur qui se calcule par la c. 5,93 ; d. 50,3 à 2 % près.
1
relation Ec mv 2 .
2
b. Le rayon d’un atome est une 5 Intervalles de confiance
grandeur qui s’exprime en mètres. Donner l’intervalle de confiance pour les valeurs suivantes :
c. Un voltmètre est une grandeur a. 3,9 ± 0,3 m ; b. 12.10–3 ± 0,005 g ; c. 8,15 mol.
qui s’exprime en volts.
d. La quantité de matière est
une grandeur qui s’exprime en
6 Barres d’erreur et loi d’Ohm
mol.L–1. a. Construire le graphe représentant U en fonction de I en
e. La masse molaire est une indiquant les barres d’erreurs.
grandeur qui s’obtient avec une
balance. I (mA) 12 ± 1 25 ± 2 43 ± 4 59 ± 5 84 ± 7
3,60 7,01 11,85 18,04 25,0
U (V)
2 Grandeur et unité ± 0,02 ± 0,03 ± 0,06 ± 0,09 ± 0,1

Identifier les grandeurs dans les phrases ci-dessous et pré- b. Une relation linéaire entre U et I peut-elle être envisa-
ciser leur unité. gée à partir de ces données ?
a. Le spectrophotomètre donne l’absorbance d’une solu-
tion de sulfate de cuivre à érentes longueurs d’onde,
mais il faut utiliser une cuve de référence et faire le blanc 7 Barres d’erreur et loi de Beer-Lambert
pour chaque point. a. Des mesures de l’absorbance de solutions d’un même
b. L’ampèremètre placé en dérivation ne donne pas l’inten- soluté ont été portées sur un graphe. Tracer le tableau des
sité du courant du circuit principal ; en revanche, c’est en valeurs correspondant à ces données.
dérivation qu’il faut placer un voltmètre pour avoir la ten- b. Préciser l’incertitude absolue pour les deux grandeurs
sion aux bornes d’un dipôle, quelle qu’en soit la résistance. mises en jeu.
c. L’énergie, qu’elle soit potentielle, cinétique ou méca- c. Déduire de ce graphe l’expression de la loi de Beer-Lambert.
nique, permet de caractériser l’état d’un pendule ou d’une
masse accrochée à un ressort.

3 Valeur estimée
Dans les situations ci-dessous, quelles sont les valeurs
estimées, les valeurs de référence et les intervalles de
confiance ?
a. J’ai trouvé que la concentration de la solution était de
0,027 mol.L–1, et j’en suis sûr à moins de 0,002 mol.L–1,
mais l’étiquette indique 0,1 mol.L–1.
b. La longueur d’onde de la raie du sodium est 589,592 4 nm,
cette valeur a été déterminée il y a longtemps et tout le
monde utilise cette valeur.
c. La valeur du nombre d’Avogadro donnée dans Wikipédia
est 6,022 141 79.1023, mais au début du XIXe siècle, cette
valeur n’était pas connue.

Mesures et incertitudes 25
Exercices
ÉSOLU
R

8 Incertitudes absolue et relative 12 Plusieurs mesures d’une boule


Déterminer l’incertitude absolue puis l’incertitude relative Plusieurs personnes essaient, avec leur règle
pour chacune des valeurs (attention aux unités). graduée, de déterminer le diamètre d’une
a. 7,10.10 m ; b. 2,01± 3.10–2 mmol.L–1 ; boule de pétanque. Les valeurs obtenues
c. 13,9 kg ; d. 6,3 ± 1,2 J. sont rassemblées dans le tableau suivant.

Mesure 1 2 3 4 5 6
9 Incertitudes absolue et relative Diamètre (cm) 6,8 7,6 7,6 7,4 7,5 7,5
Reprendre la question de l’exercice 8.
a. 45,2 mA à 0,3 % près ; a. Si seule la première personne avait fait la mesure,
b. 3,10.106 V avec un intervalle de confiance de 20 kV quelle valeur aurait été retenue ? L’incertitude aurait-elle
d’amplitude ; été connue ?
c. 4,9.107 Hz à 7 MHz près. b. L’ensemble des mesures étant pris en compte, que faire
de cette première mesure ?
c. Quelle valeur du diamètre faut-il retenir ?
ESTIMATION d. Compte tenu de la précision de la règle (1 mm) et de la
de « viser » le diamètre de la boule, la valeur de
ET CALCUL D’INCERTITUDE
l’incertitude sur une mesure du diamètre est estimée à
ÉSOLU 5 mm. Cependant, comme plusieurs mesures sont réali-
R

10 Incertitude sur un volume sées, il est possible d’écrire que l’incertitude sur la moyenne
Dans chaque situation (Fig. 1), donner la valeur du volume des n mesures est égale à l’incertitude estimée pour une
en précisant l’incertitude absolue. mesure divisée par n . Déterminer l’incertitude absolue et
l’incertitude relative.
e. Écrire la valeur du diamètre de la boule avec le bon
nombr es significatifs.
ÉSOLU
R

13 Régression linéaire
L’absorbance d’une série de solutions d’un même soluté
coloré à la longueur d’onde λ = 643 nm a permis d’établir
le tableau suivant.
a. b. c.
c (mol.L–1) 0,005 0,011 0,033 0,039 0,046
Fig. 1 Différentes pièces de verrerie :
A 0,060 0,121 0,357 0,421 0,487
a. Éprouvette graduée ; b. Pipette graduée ; c. Burette graduée.

11 Incertitude avec un appareil de mesure a. Entrer les données dans votre calculatrice graphique et
tracer le graphe de A en fonction de c.
Donner l’incertitude absolue et l’incertitude relative des b. Quelle remarque faut-il faire ? Et quelle conséquence
grandeurs mises en jeu, puis écrire ces grandeurs avec une doit être tirée ?
notation qui prenne en compte la précision.
c. Les mesures ont été
a. La valeur lue sur un multimètre est 257 mA. La notice de réalisées avec une cel-
cet appareil indique « Précision, toutes gammes : ± 0,5 % lule (Fig. 2) de longueur
de la v + 1 digit ». ℓ = 1,000 cm.
b. Un spectrophotomètre possède une résolution de 1 nm Sachant que la loi de
sur la longueur d’onde et l’utilisa 545 nm. Beer-Lambert est sous
L’absorbanc alors 0,358 ± 0,3 %. la forme A = ε ℓ c, déter-
miner le coe cient d’ab-
Aide sorption molaire ε à l’aide
d’une régression linéaire.

Fig. 2 Cellule en quartz de


longueur ℓ = 1,000 cm.

26 CHAPITRE D ' INTRODUCTION


14 Identifier des sources d’erreur 16 Incertitude sur une énergie cinétique
La mesure de la vitesse du son peut s’ ectuer en dispo- Une voiture roule à la vitesse v = 87 km.h–1. Sa masse, m,
sant d’une source de son bref (un clap), à un mètre duquel avec deux personnes à son bord et le plein d’essence, est
est placé un premier micro, puis à deux mètres duquel est estimée entre 1 100 kg et 1 200 kg.
placé un second micro. Ils sont reliés à un oscilloscope sur
lequel la durée entre l’audition du clap par les deux micros
peut être mesurée.
a. La vitesse du son dans l’air étant voisine de 340 m.s–1,
quelle durée doit pouvoir être mesurée par l’oscilloscope ?
b. Indiquer les sources d’erreurs possibles.
c. Ce même dispositif, mais en remplaçant le clap par une
source de lumière (un flash) et les micros par des détec-
teurs de lumière, est envisagé pour mesurer la vitesse de
la lumière. La vitesse de la lumière étant de 3,00.108 m.s–1,
quelle durée doit pouvoir être mesurée par l’oscilloscope ?
d. En déduire les informations techniques qu’il faut vérifier
avant de tenter une telle expérience.

15 Comparaison d’incertitudes a. Écrire m avec son incertitude absolue.


Sachant que la durée τ de la chute d’une balle lâchée sans
b. Le constructeur indique que le cinémomètre du véhicule
1 2 fournit des indications de vitesse avec une incertitude rela-
vitesse initiale d’une hauteur h vérifie h gt , un élève se
2 tive de 2 %. En déduire l’incertitude absolue sur la vitesse
propose de déterminer g en mesurant h et τ. et exprimer la vitesse, avec son incertitude, en unité du sys-
a. Calculer la durée de chute attendue pour un lâcher tème international.
d’une hauteur h = 1 m (utiliser g = 10 m.s–2 c. Calculer l’énergie cinétique Ec du véhicule.
pour ce calcul). d. Déterminer l’incertitude relative sur cette énergie à
b. Le temps d’action-réflexe sur un l’aide de la relation :
chronomètre est de l’ordre de 0,1 s. DEc Dv
2 .
Cette durée est estimée comme Ec m v
une des sources d’incertitude sur la e. Calculer l’incertitude absolue sur cette valeur de l’éner-
mesure de τ. Quelles autres sources gie et exprimer la valeur de cette énergie avec un nombre
d’erreurs sont possibles dans cette es significatifs correspondant à sa précision.
expérience ?
c. Estimer l’incertitude 17 Fiabilité d’une mesure
absolue puis l’incer- Un élève veut mesurer l’augmentation de température
titude relative (en %) provoquée par le mélange d’un volume V d’acide chlorhy-
sur la hauteur h si un drique et du même volume V d’une solution d’hydroxyde
mètre-ruban gradué de sodium de masse volumique 1,0 g.cm–3. Il se demande
en millimètres est quelle doit être leur concentration commune cmin pour que
utilisé. ses mesures soient fiables.
d. Estimer l’incertitude absolue sur la durée τ en addition- Données : l’énergie mise en jeu par la réaction d’une mole
nant les erreurs commises au déclenchement, à l’arrêt et à d’ions H3O+ avec une mole d’ions HO– est Q = 56 kJ. L’éner-
la lecture si le chronomètre le dixième de secondes. gie transférée Q est liée à l’augmentation de température
Calculer ensuite l’incertitude relative correspondante θf – θi par la relation Q = m C(θf – θi) (Q est en joules, la
(en %). masse m du mélange en grammes et la capacité calori-
e. Quelle est le plus gros facteur d’incertitude relative, fique massique C vaut 4,1 J.g–1.K–1). Le thermomètre utilisé
celui sur la hauteur ou sur la durée ? est gradué au degré près.
f. Est-ce intéressant d’utiliser un système sophistiqué Quelle est la plus faible concentration qui permet d’avoir
(mesure laser par exemple) pour déterminer plus précisé- une mesure acceptable, parmi 1,0.10–3 ; 1,0.10–2 ; 1,0.10–1
ment la hauteur de la chute ? et 1,0 mol.L–1 ?

Mesures et incertitudes 27
Partie
1 OBSERVER

28
Ondes et matière

Les ondes et les particules sont supports


d’informations.

Comment les détecte-t-on


Quelles sont les caractéristiques
et les propriétés des ondes
Comment réaliser et exploiter
des spectres pour identifier des atomes
et des molécules

1 ..................................................
2 .............................
3 ................................................
4 ...................................................

29
Pour démarrer le chapitre 1
1245 7

MATHÉMATIQUES
1

A B C D

A     B    
C     D

a. b. c. d.

PHYSIQUE-CHIMIE
4
A B C D
5
6

7
A B C
8

9
10
u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

30 PARTIE 1 OBSERVER
Ch apit r e

1 Ondes et particules

La technologie
sans fil fait
intervenir
la transmission Les rayonnements émis par les appareils
par rayonnement.
du quotidien font régulièrement l’objet
de débats publics.
Le physicien modélise ces rayonnements
par des ondes progressives.

31
Activité DOCUMENTA IRE

1 Des capteurs pour observer l’Univers


OBJECTIF

Extraire et exploiter des informations sur l’absorption du rayonnement Aides


électromagnétique par l’atmosphère.

L’observation des rayonnements électromagnétiques provenant de l’Univers


nécessite des capteurs adaptés au type de rayon et positionnés correctement.
Les sources de rayonnement γ n’ont été observées qu’en 1967 car l’atmos-
phère terrestre arrête ces rayonnements observés aujourd’hui à l’aide de 1
télescopes spatiaux.
2
altitude (en km) ondes
du spectre visible
400 3

300
ondes radio
rayons très
X grandes
200 rayons ondes
gamma

100

0
10–1310–1210–1110–10 10–9 10–8 10–7 10–6 10–5 10 10–3 10–2 10–1 100 101 102 103
longueur d’onde λ (en m)
Fig. 1 Absorption des ondes électromagnétiques par l’atmosphère. Les zones Fig. 2 Télescope spatial Hubble, lancé
noires modélisent des altitudes non atteintes par les ondes électromagnétiques. en 1990, en orbite à 600 km d’altitude environ.
Rayonne- rayons γ UV (ultra- IR (infra- micro- ondes
rayons X visible
ment (gamma) violets) rouges) ondes radio
plasma
trous Voie
Sources dans les Étoiles, Soleil Big-Bang
noirs Lactée
étoiles

Fig. 3 Quelques sources de rayonnements dans l’Univers.

a Quels types d’ondes et quelles sources célestes un télescope ter-


restre est-il susceptible d’étudier ? 1

b Quels dispositifs ou capteurs faut-il utiliser pour étudier :


• les rayonnements infrarouges reçus par la Terre ? 2
• les rayonnements émis par le plasma des étoiles ? 3

c L’utilisation d’un satellite spatial est-elle indispensable à l’étude


des trous noirs ? Justifier.
d L’ionosphère, située entre 60 km et 800 km au-dessus du sol,
réfléchit les très grandes ondes. Quelles contraintes cela impose-
t-il sur les communications avec les télescopes spatiaux ? Fig. 4 Les ballons-sondes effectuent
des mesures jusqu’à 50 km au-dessus du sol.

32 PARTIE 1 OBSERVER
t t

2 Éruption solaire sous haute surveillance


OBJECTIF

Extraire et exploiter des informations sur des sources d’ondes


et de particules et un dispositif de détection.

Lors d’une éruption solaire, des particules (protons, ions, éle rons, neutrinos)
et des rayonnements (X, radio, γ) sont émis dans la couche e erne du Soleil
pendant quelques secondes à quelques heures (Fig. 5).
Les compteurs Geiger sont utilisés depuis 1942 pour détecter les particules
β (électrons et positrons) et les rayonnements γ et X, même en très faibles
quantités (Fig. 6). Ils contiennent un tube rempli de gaz soumis à une ten-
sion éle rique ; le ux ionisant reçu arrache des électrons aux molécules du
gaz, le rendant conducteur et permettant la détection électrique.

Fig. 5 Éruption solaire.

source de
radiations
– – – –
+ + + +

chambre
à ionisation
a La photo du Soleil de la figure 5 renseigne-t-elle sur la composition +
du vent solaire issu de l’éruption ? À quelles informations l’étude
des flux de particules et des rayonnements venant du Soleil per-
met-elle d’accéder ? 1 Fig. 6 Modélisation du compteur Geiger.
b Quels rayonnements et particules émis par une éruption solaire
sont détectés par le compteur Geiger ?
c Quelles particules sont représentées par les signes ⊕ et ⊝ sur la
figure 6 ? Comment sont-elles formées ?
Aides
d Refaire le schéma du compteur Geiger et indiquer le sens du courant
électrique et celui du parcours des électrons. 2
1
e La distance séparant la Terre du Soleil est 150.106 km.
Combien de temps la lumière du Soleil met-elle pour parvenir sur
Terre ? 3 2

f Déterminer l’ordre de grandeur de la vitesse moyenne de déplace-


3
ment des particules émises pour parvenir sur Terre. 4

g Expliquer l’intérêt économique et stratégique d’une observation 4


permanente du Soleil.

1. Ondes et particules 33
Activité DOCUMENTA IRE

3 Séisme, étude et conséquences Aides

1 3.4
OBJECTIF

Extraire et exploiter des informations sur les manifestations


des ondes mécaniques dans la matière. 2 e

ondes P

ondes S

Fig. 7

Fig. 8

a Pour chacune des ondes P et S, indiquer si elles sont transversales


ou longitudinales. 1

b Faire la liste des éléments du sismographe qui sont mis en mouve-


ment lors d’un tremblement de Terre.
c Le sismographe de la figure 8 n’est adapté qu’aux ondes de surface
accompagnées d’oscillations verticales.
Proposer le schéma d’un sismographe permettant d’enregistrer des
oscillations horizontales.
d Expliquer en quoi la médiathèque de Sendai (Fig. 9) est adaptée aux
séismes en comparant les mouvements autorisés par sa structure
aux propriétés physiques de certaines ondes sismiques.
e Les ondes P se propagent à 6,0 km.s–1, les ondes S à 4,0 km.s–1.
Combien de temps les ondes P et les ondes S mettent-elles pour
arriver au sismographe situé à 100 km du foyer du séisme ? Fig. 9 Construction parasismique :
f Dessiner l’allure de l’enregistrement obtenu par un sismographe la médiathèque de Sendai. Chaque étage
enregistrant ces deux types d’ondes à la fois. 2 est relié aux autres grâce à des piliers
en structure métallique déformable.

34 PARTIE 1 OBSERVER
t t

4 Propagation d’un tsunami


OBJECTIF

Exploiter la relation entre retard, distance et célérité d’une onde.

6h
h
3

9h
h
12
SA

21
18 h

h
h
15

Fig. 10 Fig. 11

a Quelles caractéristiques de l’onde sont modifiées lorsqu’elle arrive


sur la côte ? 1

b La figure 10 est-elle une bonne description de la surface de l’eau à


un instant donné au passage d’un tsunami ?
Quel phénomène est représenté par la figure 10 ? 2

c La distance séparant la côte est du Japon de la côte ouest du Chili


est 17.103 km.
En déduire une valeur de la célérité moyenne de propagation du Aides
tsunami. 3

d On souhaite étudier la célérité instantanée du tsunami. 1


Pour cela : 2
• repérer toutes les trois heures la distance d parcourue par le
tsunami entre le point d’impact sur la côte japonaise et la ville de 3
San Antonio (SA) sur la côte du Chili (Fig. 11).
• tracer la distance d parcourue par le tsunami en fonction de la
durée τ de parcours. 4 4
• tracer la droite modélisant l’ensemble des points. 5
• déterminer le coefficient directeur de cette droite et en donner 5
une interprétation physique. 6
6
e Formuler une hypothèse pour expliquer que le tsunami atteignant
l’Amérique n’a pas eu de conséquences tragiques.

1. Ondes et particules 35
Activité EXPÉRIMENTALE

5 Mesure de la célérité du son et écho-détection


OBJECTIF

Mesurer la célérité du son dans l’air. u Épreuve expérimentale BAC 1 p. 572

La détermination de la célérité du son dans l’air peut être effectuée en utilisant


un émetteur d’ultrasons et un récepteur sensible à ces ondes ultrasonores.

PROTOCOLE

1 Mesure de la célérité du son dans l’air


u

u
u
u
1
u
2 Fig. 12 Dispositif d’acquisition
avec synchronisation sur l’émetteur.

a Écrire les valeurs de τ et de d avec leurs incertitudes.


b En déduire une valeur de la célérité v du son dans l’air, ainsi que de
son incertitude absolue. Commenter le résultat. 3

Aides
c Décrire les variations observées sur le signal reçu lorsque d augmente.
1
d Déterminer graphiquement la célérité v du son dans l’air.

2
2 Échodétection
u

3
e Proposer un protocole expérimental pour déterminer la résolution
d’un tel capteur, c’est-à-dire la plus petite variation de distance qu’il 4
est capable de détecter. Le réaliser une fois validé. 4
5
f Ce capteur permet-il de renseigner sur le type de matériau consti-
tuant l’écran ? Le vérifier expérimentalement. 5

36 PARTIE 1 OBSERVER
Cour s

Qu’elles renseignent sur l’Univers ou sur notre entourage, les ondes et les par-
ticules sont des supports d’informations. Leurs natures, ainsi que leurs dispo-
sitifs de déte ion, sont l’objet de ce chapitre. La notion de célérité d’une onde
progressive, fondamentale dans le concept d’onde, est également dé nie.

1 Rayonnements et particules u Activité 1 p. 32

1.1 Rayonnements
Les rayonnements reçus par la Terre ont des origines diverses :
• les étoiles, dont le Soleil,
• les amas de corps célestes comme les galaxies (Fig. 1),
• les confins de l’Univers (rayonnement fossile issu du Big Bang).

Fig. 1 La galaxie NGC 6744 nous envoie,


Les ondes peuvent être caractérisées par deux grandeurs physiques : leur entre autres, des rayonnements radio
fréquence f en Hz et leur longueur d’onde λ en m (Fig. 2). et visible.
Le rayonnement radio et le rayonnement ultraviolet sont également émis
par de nombreux objets du quotidien. Les infrarouges sont émis par tout
corps chaud tels que les êtres vivants.
longueur d’onde λ (en m)
10–13 10–12 10–11 10–10 10–9 10–8 10–7 10–6 10–5 10–4 10–3 10–2 10–1 100 101 102 103 10

spectre visible

rayons 𝛄𝛄 rayons X ultraviolet infrarouge micro-ondes ondes radio


ie

)
oa ts

(A s
)
ifs

m res
an ins

r
ifi
o ur

ph s
e

M
da

té nde

e
au
ul

on
di en

ph

nd
o- fo
ct

(F
a
hu êt
po

ra
im
ra ém

ra

so
am
og


él

de
icr
di

an
m
ra

sources
gr

terrestres

sources rayonnement
célestes étoiles Voie Lactée
issu du Big Bang

1021 1020 1019 1018 1017 1016 1015 1014 1013 1012 1011 1010 109 108 107 106 105 104

fréquence f (en Hz)


Fig. 2 Émetteurs d’ondes électromagnétiques.

1. Ondes et particules 37
r

1.2 Particules u Activité 2 p. 33 Sources Particules


éruption solaire proton
éruption solaire
électron
(faible quantité)
réactions nucléaires
positron
type β+
tout émetteur
photon
de rayonnement
explosion
neutrino
de supernovae
Les particules émises par le Soleil sont de natures variées : photons, pro- réactions nucléaires neutron
tons et particules ionisées.
éruption solaire α (noyau d’hélium)
Ces particules sont émises en quantités importantes en particulier lors des
éruptions solaires, mais aussi lors d’autres événements dans l’Univers ou Fig. 3 Sources de particules.
sur Terre (Fig. 3).

Ondes électro- Absorption


1.3 Absorption des rayonnements magnétiques par l’atmosphère
par l’atmosphère terrestre u Activité 1 p. 32
rayons gamma forte
rayons X très forte
ultraviolets plus leur longueur
d’onde augmente, plus
leur absorption diminue
visible faible
infrarouges faible
micro-ondes faible
ondes radio de faible (ondes courtes
et moyennes) à forte
1.4 Les capteurs u Activités 1 et 2 p. 32 et 33 (très grandes ondes)

Fig. 4 Ondes électromagnétiques


et absorption par l’atmosphère.

Il existe aussi des détecteurs de particules ; le plus connu d’entre eux est
le compteur Geiger.
Ces détecteurs et capteurs permettent de recueillir des informations qui,
une fois interprétées, renseignent sur la composition des étoiles et la for-
mation de l’Univers.
Ils permettent aussi des mesures sur les sources terrestres.
EXEMPLE : pour étudier les rayons X en provenance des étoiles, les cap-
teurs sont installés sur des satellites, alors qu’un radiotélescope installé
sur Terre suffit pour l’étude des ondes radio émises par la Voie Lactée Fig. 5 Radiotélescope faisant partie de la
(Fig. 5). Very Large Array située au Nouveau-Mexique
(États-Unis). Il mesure 25 m de diamètre
et fait partie d’un ensemble composé
de 27 antennes.

38 PARTIE 1 OBSERVER
2 Ondes mécaniques u Activités 3, 4 et 5 p. 34 à 36

2.1 Définition
Un son qui se propage dans une salle de concert, le séisme au Japon en
mars 2011 et le tsunami qui en a résulté (Fig. 6), des ultrasons utilisés dans
l’industrie : autant de phénomènes très différents pouvant être décrits par
une onde mécanique.

Fig. 6 La vague du Tsunami à Natori (Japon) le 11 mars 2011, dévastant tout


sur son passage.

Une onde mécanique est cara érisée par la propagation d’une perturbation
dans un milieu matériel : son dans l’air, vague à la su ace de l’eau, déforma-
tion d’un matériau. Elle ne s’accompagne pas d’un déplacement global du
milieu lui-même : après le passage d’une vague, l’eau revient à la même place ;
le son fait vibrer les molécules d’air, mais aucun courant d’air n’en résulte.
Une onde mécanique ne peut pas se propager dans le vide. Sa vitesse de
propagation dépend du milieu.
EXEMPLE : le son se propage dans l’air sec à 3,4.102 m.s−1 à 20 °C et à pression
atmosphérique, mais à 1,5.103 m.s−1 dans l’eau dans les mêmes conditions.

Fig. 7 Sonde échographe.

2.2 Capteurs
L’étude des déformations d’un milieu matériel au passage d’une onde
mécanique nécessite des capteurs adaptés. Les ondes sonores sont captées
à l’aide de microphones de divers types : des capteurs d’ultrasons de petites
dimensions sont utilisés en échographie (Fig. 7) ou en ingénierie.
Les sismographes sont sensibles aux vibrations reçues lors d’un tremble-
ment de Terre (Fig. 8). L’énergie libérée lors du séisme est traduite par
une grandeur appelée magnitude, souvent mesurée sur l’échelle de Richter
(voir 1 p. 53). Fig. 8 Sismographe.

1. Ondes et particules 39
r

3 Ondes progressives u Activités 3, 4 et 5 p. 34 à 36

3.1 Définition

Les ondes mécaniques (houle, tremblement de Terre, son) se propagent dans


un milieu matériel ; la perturbation est une déformation du milieu. Les ondes
éle romagnétiques se propagent dans le vide ou les milieux matériels.

3.2 Retard

Pour une déformation passant en M1 à la date t1, puis en M2 à la date t2,


le retard est τ = t2 − t1.

3.3 Célérité

Fig. 9 Retard.

En général, la célérité d’une onde dans un milieu dépend du milieu de


propagation et des caractéristiques de l’onde elle-même. Si le milieu n’est
pas homogène, la célérité de l’onde dépend de la position dans le milieu.

A lication
ª Comment déterminer un retard ?

u Exercices 6 et 9 p. 47 et 48
Fig. 10 Détermination d’un retard.

40 PARTIE 1 OBSERVER
3.4 Propriétés des ondes progressives
Dimensions du milieu de propagation
Une onde se propage dans un milieu dans toutes les directions qui lui sont
offertes à partir de sa source. Ainsi, elle peut se propager dans un milieu à :
• une dimension : onde le long d’une corde (Fig. 11),
• deux dimensions : vague à la surface de l’eau (Fig. 12),

propagation
M

Fig. 11 Propagation dans Fig. 12 Propagation dans un milieu Fig. 13 Propagation dans un milieu
un milieu à une dimension. à deux dimensions. à trois dimensions.
• trois dimensions : le son, les ondes électromagnétiques se propagent
dans toutes les directions possibles de l’espace (Fig. 13).

Superposition

a. Avant la superposition b. Durant la superposition c. Après la superposition


Fig. 14 Croisement de deux ondes sans modification.
propagation
déformation
Ondes mécaniques transversales et longitudinales

dilatation compression

Fig. 15 Ondes longitudinales le long


d’un ressort.
EXEMPLE : sont de type longitudinal :
• les ondes P se propageant dans la Terre lors des séismes,
• les ondes sonores. propagation

déformation

EXEMPLE : sont de type transversal :


• les ondes se formant à la surface de l’eau, Fig. 16 Ondes transversales le long
• les ondes S se propageant dans la Terre lors des séismes. d’un ressort.

1. Ondes et particules 41
L ' E S S E N T I E L
Rayonnements et particules Réviser
en autonomie

u Exercices résolus
A p. 44 3 et 12 p. 47 et 48

rayons rayons X ultra- infra micro-ondes ondes radio


𝛄𝛄 violet rouge

étoiles rayonnement Voie Lactée


issu du Big Bang

Ondes progressives u Application p. 40

■ u Exercices résolus
B p. 45
6, 8 et 14 p. 47, 48 et 49

42 PARTIE 1 OBSERVER
Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621
3 9 6 Célérité d’une onde

1 Sources de rayonnements A B
C D
a.
b. 7 Distance de propagation
c.

2 Définitions et relations sur les ondes


a. A B
b. C D
c.
8 Retard
d.

3 Onde progressive
A B
A C D
B
9 Rayonnement et particules
C
D
A
4 Onde mécanique progressive
B
C
A D
B
C

5 Onde électromagnétique progressive

A
B
C
D

1. Ondes et particules 43
Exercices RÉSOLUS

A Absorption des r ar l’atmosphère


ÉNONCÉ
visible
gamma X-ray ultraviolet infrared microwave radio
shorter waves (UV) (IR) longer waves
a.

b. thermosphere
(auroras)

1 mesosphere
(meteors burn up)
c.
stratosphere
d.
ATMOSPHERE
(ozone layer at 20-30 km;
jets fly at 10 km)
2
e. troposphere
(weather)

optical « window »
radio « window »
f. Fig. 1

Aides
1

3 2

RÉSOLUTION
a. e.

b.

c. f.

d.

44 PARTIE 1 OBSERVER
B Mesure de la célérité du son dans l’eau
ÉNONCÉ

Fig. 2

Fig. 3

a.
b.

c.
4 a.
1
b.

5 1

6 a.
1
b.
2

1. Ondes et particules 45
Exercices RÉSOLUS

7
a. Aides
3
b. 1

2
4
c. 3
4

7.a. 5
5

RÉSOLUTION
b.
1

2
7 a.
   

3 a.

b. b.

c.
4 a.
b.
5

6 a.

46 PARTIE 1 OBSERVER
r

Applications le bâti de l’appareil, fixé au sol, accompagne les mouve-


ments du séisme.
ONDES ET PARTICULES
tambour support
rotatif
stylo
1 Vrai ou faux ? (1) masse
ressort
Les tions suivantes sont-elles vraies ou fausses ?
Justifier.
a. Les rayonnements UV émis par l’étoile Alpha Centauri
ne peuvent pas atteindre la surface de la Terre.
b. Les animaux émettent un rayonnement électromagné-
tique composé de lumière visible et d’ultraviolets.
c. L’observation des ondes radio émises par le Soleil néces-
site la mise en orbite d’un satellite.
a. Faire la liste des éléments du sismographe mis en mou-
vement par la perturbation.
2 Particules ou rayonnements ? b. Proposer érentes possibilités pour changer la sensi-
Classer les termes suivants selon qu’ils désignent des par- bilité du sismographe.
ticules ou des rayonnements : c. Proposer un schéma de principe d’un sismographe enre-
ultraviolet, X, protons, photons, γ, électrons, infrarouge, radio. gistrant des mouvements horizontaux.
ÉSOLU
R

3 Vrai ou faux ? (2)


Les tions suivantes sont-elles vraies ou fausses ?
ONDES PROGRESSIVES
Justifier. Citer un contre-exemple si l’ tion est fausse.
ÉSOLU
a. Une source ne peut pas à la fois émettre des particules
R

6 Départ d’une course


et un rayonnement électromagnétique.
Au cours d’une compétition, le départ est signifié aux cou-
b. Une source de rayonnement électromagnétique émet reurs par un coup de pistolet (starter). Le coureur placé à
forcément des photons.
la corde est situé à 5 m du starter alors que celui placé à
c. Des photons sont créés lors de l’émission d’un rayonne- l’extérieur est situé à 15 m.
ment électromagnétique dans le domaine du visible.
a. Avec quel retard sur le coureur de la corde, le coureur
d. Le Soleil émet principalement des rayons X et γ. placé à l’extérieur perçoit-il le signal ?
b. Si le chronométrage est précis au centième de seconde,
4 Vrai ou faux ? (3) cela crée-t-il une inégalité ?
Les tions suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Donnée : célérité du son dans l’air : 340 m.s–1
Justifier.
a. Certaines ondes sonores très intenses créées sur la Terre 7 Onde le long d’une corde
se propagent jusqu’à la Lune.
Une perturbation se propage le long d’une corde à la célé-
b. Une onde sonore ne se propage que dans des fluides. rité de 5,0 m.s–1.
c. La vitesse de propagation des ultrasons dépend du
milieu de propagation.
d. Seule la température a une influence sur la vitesse de
propagation d’un son.

5 Sismographe
Un sismographe est un appareil permettant l’enregistre-
ment du mouvement vertical du sol. Il est constitué d’une a. Cette onde est-elle longitudinale ou transversale ? Justifier.
masse très lourde placée sur une barre fixée à une de ses b. La déformation se propage vers la droite. Représenter la
extrémités et qui pivote dans un plan vertical. corde 0,20 s plus tard en justifiant à l’aide d’un calcul.

1. Ondes et particules 47
Exercices
ÉSOLU
R

8 Ondes dans un tuyau a.


Sofie frappe un coup sec à l’extrémité d’un long tuyau en b. sur l’interaction entre l’atmosphère et le rayonnement
fer de 10,0 m. Deux sons sont détectés par un micro placé à provenant du Soleil ? Critiquer ces informations.
l’autre extrémité : le premier 3,3 ms après le coup, le second c. sur les particules émises par le Soleil ?
29,4 ms après le coup.
a. Expliquer l’existence de ces deux sons. 11 Éruptions solaires
b. En déduire les célérités du son dans les deux milieux de COMPÉTENCE Extraire et exploiter des informations sur des
propagation de cette situation. sources de rayonnements et de particules.
Des perturbations dues aux éruptions solaires sont res-
9 Le sonar des dauphins senties sur la haute atmosphère terrestre et le proche
Pour repérer des obstacles ou ses proies, le dauphin émet environnement spatial. Ces perturbations sont dues au
des petits ultrasons brefs qui se propagent avec une célé- rayonnement électromagnétique et aux particules char-
rité de 1,5.103 m.s–1. gées constituant le vent solaire. Les rayons X et ultraviolets
parviennent au niveau de l’orbite terrestre huit minutes
après un événement et perturbent les télécommunications
radioélectriques. Les protons solaires atteignent la Terre
une heure environ après l’éruption ; ils peuvent créer des
anomalies dans le fonctionnement du matériel embarqué
à bord des satellites et éroder les panneaux solaires. Enfin,
un flux constitué principalement d’ions et d’électrons
arrive en moyenne deux jours après l’éruption et déclenche
des orages géomagnétiques (aurores polaires).
Donnée : la distance Terre-Soleil est de 150.106 km.
a. Quelles particules sont émises par les éruptions solaires ?
b. À quelle vitesse se propagent les rayons X et les ultravio-
lets ? les protons solaires ?
a. Combien de temps ce son met-il pour revenir au dau- c. Indiquer si les ets des rayons X et des ultraviolets sont
phin si l’obstacle est situé à 10 m devant lui ? ressentis sur Terre ou en haute atmosphère. Même ques-
b. À quelle vitesse maximale doit-il se déplacer pour ne tion pour les particules chargées.
pas rencontrer l’obstacle avant de le percuter ? Conclure. d. En déduire le positionnement des capteurs les étudiant.
ÉSOLU
R

12 Absorption par l’atmosphère


Entraînement COMPÉTENCE Extraire et exploiter des informations sur des
sources de rayonnements.
10 Critique d’un schéma La figure suivante représente les rayonnements solaires
COMPÉTENCE Critiquer un schéma. parvenant à la Terre.
Sur le schéma suivant, l’ultraviolet a été modélisé par un
rayon violet. Quelles informations ce schéma donne-t-il :

Soleil

Terre

0,1 % 4,9 % 39 % 56 % < 0,1 %

48 PARTIE 1 OBSERVER
1. a.
gueur d’onde croissante ou décroissante de gauche à droite ? correspond chaque salve.
2. La figure indique « 39 % » pour le rayonnement visible. b. Calculer le retard de l’onde sonore entre les deux micros.
Laquelle des explications suivantes est la bonne ? Justifier. c. La distance mesurée entre les deux micros est de 45 cm.
a. 39 % de l’énergie de la lumière visible arrivant du Soleil En déduire la célérité du son.
est absorbée par l’atmosphère. d. Expliquer l’écart avec la valeur usuelle de 340 m.s–1.
b. 39 % de l’énergie de la lumière visible arrivant du Soleil
parvient jusqu’au sol.
c. 39 % de l’énergie électromagnétique parvenant jusqu’au
sol est celle de la lumière visible. Approfondissement
13 Séisme 15 Propagation d’une vague
COMPÉTENCES Exploiter un graphe et exploiter la relation Une webcam filme à 25 images par seconde une vague à la
entre distance, durée et célérité. surface de l’eau. On obtient le tableau suivant.
Le sismogramme suivant a été enregistré à 99,5 km de
image 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
l’épicentre d’un séisme ayant eu lieu à 9 h 15 min 25 s.
r (mm) 12 23 36 47 61 72 85 96 107 121

r est la distance séparant l’origine de la perturbation circu-


laire de sa position sur une image donnée.
1. Déterminer les dates t des pointages, en millisecondes.
0 2. T r en fonction de t et déterminer la célérité de
l’ -elle été créée au début de la vidéo ?
de propagation est proportionnelle à la racine
ée de la profondeur de l’eau.
a. Tracer, sur le graphe de la question 2., l’allure de la courbe
0 5 10 15 20 25 qui serait obtenue avec une profondeur d’eau inférieure.
9 h 16 min 05 s b. Un tsunami en haute mer se propage-t-il plus vite ou
moins vite que lors de son arrivée sur les côtes ?
a. Le sismogramme tr d’ondes. Détermi-
ner la date d’ ain d’ondes.
b. La durée arrivées est-elle un retard au 16 Vitesse d’une péniche
ours ? Pour économiser le carburant,
c. Déterminer la célérité de chaque type d’ondes. les péniches doivent avoir
ÉSOLU une vitesse au moins égale
R

14 Célérité du son dans l’air à 1,25 fois celle des ondes


qu’elles créent à la surface de
COMPÉTENCES Exploiter un graphe et exploiter la relation
l’eau.
entre distance, durée et célérité.
a. À la surface d’un canal, la
Deux microphones sont reliés à une interface d’acquisition.
célérité v des ondes créées par
Un claquement sec est e ectué dans l’alignement des deux
l’avant du bateau est donnée
microphones : cela donne l’enregistrement suivant.
par la relation v gh , où
g = 9,8 m.s–2 est le champ de
1 2 pesanteur et h la profondeur
du canal. En quelle unité est
exprimée h ? Justifier.
b. Calculer la célérité des ondes à la surface d’un canal si la
profondeur de celui-ci est de 3,0 m.
c. Calculer la vitesse minimale du bateau notée vmin.
0 1 2 3 4 d. Pourquoi les canaux sont-ils peu profonds ?

1. Ondes et particules 49
r
17 Relief du fond marin avec un sondeur
Dans cette partie on prendra vmer = 1,50.103 m.s–1.
I. Étude de l’onde ultrasonore dans l’eau de mer
Un sondeur acoustique classique est composé d’une sonde
1. Définir une onde mécanique progressive. comportant un émetteur et un récepteur d’onde ultraso-
2. La lumière est une onde progressive périodique mais nore de fréquence f = 200 kHz. La sonde envoie des salves
elle n’est pas mécanique. Quelle observation permet de d’ultrasons verticalement en direction du fond à des inter-
montrer que la lumière n’est pas une onde mécanique ? valles de temps réguliers. Quand elle rencontre un obs-
II. Célérité des ondes ultrasonores dans l’eau tacle, une partie de l’onde est réfléchie et renvoyée vers
La célérité des ultrasons dans l’air vair = 340 m.s–1 est plus la source. La détermination du retard entre l’émission et
faible que la célérité des ultrasons dans l’eau de mer vmer . la réception du signal permet de calculer la profondeur p.
Un bateau se déplace en ligne droite suivant un axe x’x
Un émetteur produit simultanément des salves d’ondes
en explorant le fond depuis le point A (xA = 0 m) jusqu’au
ultrasonores dans un tube rempli d’eau de mer et dans l’air
point B (xB = 50 m) (Fig. 3).
(Fig. 1). À une distance d de l’émetteur sont placés deux
récepteurs, l’un dans l’air et l’autre dans l’eau de mer. Le
récepteur A est relié à l’entrée A du système d’acquisition
d’un ordinateur et le récepteur B à l’entrée B. L’acquisition
commence lorsqu’un signal est reçu sur l’entrée B.

émetteur entrée A
récepteur A
eau de mer fond marin

x’ A B x
d récepteur B xA = 0 m
entrée B
Fig. 3
Fig. 1

1. Pourquoi est-il nécessaire de déclencher l’acquisition


lorsqu’un signal est reçu sur l’entrée B ? 1
2. Exprimer le retard τ entre les réceptions des ultrasons
en fonction de tair et tmer, durées que mettent les ultrasons
pour parcourir d dans l’air et dans l’eau de mer.
3. On détermine τ pour érentes distances d entre
l’émetteur et les récepteurs. On traite les données avec un
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
tableur et on obtient le graphe τ = f (d) ci-dessous (Fig. 2).
Fig. 4

3
Le sondeur émet des salves d’ultrasons à intervalles de temps
égaux. On mesure à l’aide d’un système d’acquisition la durée
2,5
τ séparant l’émission de la salve de la réception de son écho.
2
1. L’oscillogramme de la figure 4 montre l’écran du sys-
1,5 tème d’acquisition lorsque le bateau se trouve en A. L’une
1 des voies représente le signal émis, l’autre le signal reçu.
0,5 La figure 5 représente τ = f ( x ).
(en m)
0 a. Identifier les signaux obser-
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 1,1 1,2 1,3 vés sur la figure 4. Justifier.
Fig. 2 b. Déterminer la durée τ entre
l’émission de la salve et la
a. Exprimer τ en fonction de d, vair , vmer . 2 réception de son écho. 0 10 20 30 40 50
b. Justifier l’allure de la courbe obtenue. c. En déduire la graduation point point
c. Déterminer le c t directeur de la droite τ = f (d). A B
de l’axe des ordonnées de la
En déduire la valeur de v 3 figure 5. 4 Fig. 5

50 PARTIE 1 OBSERVER
2. 1. Étude d’un sismogramme
deur p en fonction de τ et vmer . 5 L’écart entre les dates d’arrivée des ondes P et S renseigne
3. Tracer l’allure du fond marin exploré en précisant la pro- sur l’éloignement du lieu où le séisme s’est produit. La
fondeur p en mètres en fonction de la position x du bateau. figure 1 présente un extrait de sismogramme relevé dans
4. Le sondeur envoie des salves d’ultrasons à intervalles de une station d’enregistrement après le séisme de Roulans.
temps réguliers T. Pour une bonne réception, le signal émis
train d’ondes n°1 train d’ondes n°2
et son écho ne doivent pas se chevaucher. Le sondeur est
utilisable jusqu’à une profondeur de 360 m. Déterminer la
période minimale Tm permettant ce fonctionnement.

Aides 18 h 31 min 10 s 18 h 31 min 30 s


18 h 31 min 0 s 18 h 31 min 20 s t
1
Fig. 1 Sismogramme relevé après le séisme de Roulans.

2 2 On notera t0 la date correspondant au début du séisme, date


à laquelle les ondes P et S sont générées simultanément.
3
a. En utilisant des informations du te e introductif, associer,
à chaque train d’ondes observé sur le sismographe, le type
4 d’ondes déte ées (ondes S ou ondes P). Justifier. 1
1.b
b. Relever sur ce document les dates d’arrivée des ondes S
5 et P à la station d’enregistrement, notées tS et tP .
c. Soit d la distance qui sépare la station d’enregistrement
du lieu où le séisme s’est produit.
18 Un séisme dans le jura Exprimer la célérité notée vS des ondes S en fonction de la
distance d parcourue et des dates tS et t0.
Les données utilisées dans cet exercice sont issues des sites
Faire de même pour les ondes P avec les dates tP et t0.
Internet du Réseau national de surveillance sismique et de
d. Retrouver l’expression de la distance d : 2
l’École et Observatoire des Sciences de la Terre.
v SvP
d (t - t )
vP - v S S P
e. En déduire la valeur numérique de cette distance d.
2. À propos des séismes
a. À partir de l’épicentre, les ondes sismiques se propagent-
elles dans une direction privilégiée ?
b. Se propagent-elles avec transport de matière ?
c. À propos des ondes P, le texte évoque des ondes longitu-
dinales. Définir une onde longitudinale. 3
d. Pourquoi le texte donne-t-il les valeurs moyennes pour
les célérités des ondes sismiques ? 4

Aides

1
2

3 3.4
4

1. Ondes et particules 51
r A
19 Rayonnements et particules

24,5 % 8,2 %
rayonnements : corps
cosmiques (10,9 %) humain
telluriques (13,6 %)

0,3 % autres,
(rejets de l’industrie, Fig. 4 Pénétration des rayonnements et particules
retombées dans l’atmosphère.
atmosphériques)
1. Citer :
34,3 %
radon a. un type de rayonnement utilisé en médecine en indiquant
succinctement son domaine d’application. 1
32,7 %
applications médicales b. un type de rayonnement cosmique en indiquant la
source de ce rayonnement.
Fig. 1 Les sources de radioactivité en France.
2. Selon la figure 1, le corps est aussi source de radioacti-
vité. Le corps humain est un émetteur infrarouge. Est-ce ce
rayonnement qui est désigné comme source de radioacti-
vité ? Justifier. 2
3. Selon la figure 1, la radioactivité d’origine extra-ter-
restre n’est due qu’à des rayonnements.
a. Une source radioactive n’émet-elle que des rayonne-
ments ?
b. Le Soleil n’émet-il vers la Terre que des rayonnements ?
c. Comment faudrait-il modifier la figure 1 ? 3
4. Le compteur Geiger détecte-t-il des particules ou des
rayonnements ?
5. Comment étudier les émissions cosmologiques en limi-
tant ets de l’atmosphère ?

Aides
1
2

3
3.a. 3.b
Fig. 2 Quelques rappels de Première S.

Rédiger une synthèse


de documents
20 Les ultrasons
En vous appuyant sur le 2 p. 53 et sur la figure 2
de l’exercice résolu B p. 45, rédiger un texte décrivant un dis-
positif de mesure du taux de sucre du jus de canne et expli-
Fig. 3 Schématisation par un élève du compteur quer le principe de cette mesure. Votre texte n’excédera pas
Geiger-Muller. une page et pourra comporter un schéma explicatif.

52 PARTIE 1 OBSERVER
SCIENCE ET SOCIÉTÉ
1 C
DO

L’échelle de Richter : dépassée ?


Valeur Effets ressentis

Fig. 1

Fig. 2

ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES


2 C
DO

Des ultrasons dans le jus de canne

Fig. 3

1. Ondes et particules 53
Pour démarrer le chapitre 2
3 4

MATHÉMATIQUES
1

a.

b.

c.

a. b. c.

PHYSIQUE-CHIMIE
3
A
B
C
D
4

A
B
C
D u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

54 PARTIE 1 OBSERVER
Ch apit r e

2 Ondes périodiques
Acoustique

Une histoire
d’ondes
périodiques...
Le musicien de cette photo produit
des ondes sonores.
Le soleil couchant lui envoie des ondes lumineuses
tandis que la mer est parcourue d’ondes mécaniques
venant s’écraser sur la plage.
Ces trois types d’onde ont en commun leur caractère
périodique.
Quelles sont les caractéristiques d’une onde
périodique
55
Activité DOCUMENTA IRE

1 Des ondes à la surface de l’eau


D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Étudier les notions de longueur d’onde, fréquence et célérité d’une onde


progressive générée à la surface de l’eau.

5,0 cm

Fig. 1

5,0 cm

6,0 cm

Fig. 2 Fig. 3

a À quelle fréquence un point quelconque de la surface de l’eau


Aides
vibre-t-il ? Justifier en utilisant la notion de retard. 1
1
b Les deux points A et B représentés sur la figure 1 vibrent-ils en
phase ? De quelle distance sont-ils séparés ? 2 2
c En utilisant cette distance, déterminer la valeur de la longueur 3
d’onde λ, associée à son incertitude. 3

d En déduire la valeur de la célérité v de l’onde à la surface de l’eau,


4
assortie de son incertitude. 4

e Déterminer v et son incertitude dans le cas des figures 2 et 3 et


conclure sur les paramètres influençant la célérité des ondes à la
surface de l’eau. 5

f Pourquoi l’étude d’une onde circulaire de fréquence 30 Hz n’aurait-


elle pas été suffisante pour répondre à la question e ? 5

56 PARTIE 1 OBSERVER
t t

2 Ondes électromagnétiques
Comparer les ondes du four à micro-ondes, du réseau wi-fi et du réseau
OBJECTIF

4G en analysant un graphique et en exploitant la relation existant entre


la fréquence, la longueur d’onde et la célérité d’une onde.

rayons
𝛄𝛄 rayons X UV IR ondes radio

Fig. 4

Fig. 5

Fig. 6

Aides
a Calculer les valeurs extrêmes des fréquences de la partie visible du
spectre. 1
1
b Déterminer la célérité vair dans l’air de l’onde issue d’un laser
hélium-néon. La comparer à c et conclure. 1
a
c Comparer les longueurs d’onde des micro-ondes du four, du réseau b
Wi-Fi et du réseau 4G. À quelle catégorie d’ondes électromagnétiques 2
appartiennent-elles ? Peuvent-elles ioniser la matière ? 2

d Un four à micro-ondes peut-il perturber un réseau Wi-Fi ou une


communication par un réseau 4G ? Justifier en comparant les fré- 3
quences des ondes émises et leurs puissances. 3

2. Ondes périodiques. Acoustique 57


Activité EXPÉRIMENTALE

3 Célérité des ultrasons dans l’air


OBJECTIF

Déterminer expérimentalement la célérité des ultrasons dans l’air. u Epreuve expérimentale BAC 1 p. 572

Cette activité sera réalisée à l’aide d’un système d’acquisition informatisé


de fréquence d’échantillonnage élevée ou d’un oscilloscope.

PROTOCOLE

1 Période et fréquence
u
Fig. 7 Enregistrement d’un ultrason.
u

u 1

a À l’aide de la mesure de T effectuée, calculer la fréquence f corres-


pondante. Est-ce en accord avec la valeur prévue ?
DT Fig. 8 Enregistrement de deux ultrasons.
b Estimer l’incertitude ΔT et calculer l’incertitude relative . 2
T

2 Longueur d’onde et célérité Aides


1
1
u

u 2
3
u 4 3
u
u 4
u
5

c Calculer la longueur d’onde λ. 5

d Estimer l’incertitude Δλ associée. 6 6


e Calculer la célérité v de cette onde ultrasonore dans l’air et l’incerti-
tude associée. 7

Comparer v à vatt = 3,4.102 m.s–1. 8 7

f Identifier les sources d’erreur, puis proposer une méthode permet- 8


tant d’améliorer la précision de la mesure de v.

58 PARTIE 1 OBSERVER
t t

4 Hauteur et timbre d’un son musical


Comparer des sons émis par différents instruments en analysant
OBJECTIF

des signaux temporels et des spectres en fréquence afin de comprendre


les notions de hauteur et de timbre d’un son musical.

PROTOCOLE

1 Analyse temporelle d’un son ordinateur


u

u
interface A B C
D

u d’acquisition

microphone

a Calculer la fréquence f pour les quatre signaux. Pour une note choisie,
la fréquence du son dépend-elle de l’instrument utilisé ? 1

b Relier les hauteurs des notes jouées à leurs fréquences. 2 Fig. 9 Enregistrement d’un son.
c Pour une même note jouée, quelle caractéristique du signal permet
de différencier les timbres des instruments utilisés ? 3

2 Analyse spectrale d’un son


u
  1
Aides

1
d Pour une note donnée, la fréquence du premier pic dépend-elle de
l’instrument ? La comparer à la fréquence du son.
e Pour chaque spectre, quelle relation y a-t-il entre la fréquence du
2
pic numéro n et la fréquence du premier pic ? 4

f Réaliser un tableau récapitulatif expliquant comment caractériser


3
la hauteur et le timbre d’un son musical sur un signal temporel et
sur un spectre en fréquences. 5

4
3 Voyelles chantées
u
6 5

u 6
u 6 f

2. Ondes périodiques. Acoustique 59


r

Le chapitre précédent a présenté la notion d’onde progressive. Ce chapitre


définit les ondes progressives périodiques, en particulier sinusoïdales, et
présente leurs propriétés. Le cas des ondes acoustiques est étudié en détail.

1 Ondes progressives périodiques


1.1 Période et fréquence
La source d’une onde est le siège d’un phénomène qui crée l’onde.
Lorsque ce phénomène est périodique, l’onde se propageant dans le milieu
est elle-même périodique. En effet, comme chaque point du milieu de pro-
pagation reproduit avec un certain retard ce qui se produit à la source, il
sera également le siège d’un phénomène périodique.

Fig. 1 La mer vue du ciel.

EXEMPLE : les vagues à la surface de la mer forment une onde progressive


périodique dont la période T vaut quelques secondes (Fig. 1).
À chaque période T, une vague vient s’écraser sur le rivage.
La période T de l’onde se détermine par l’étude d’un des points du milieu
de propagation. 10 16 18 t ( n s)
Un baigneur o ant à la surface de l’eau a un mouvement périodique du fait
Fig. 2 Ordonnée ybaigneur en fonction
du passage de ce e onde périodique. Il reste à la même position horizontale
du temps.
et son ordonnée ybaigneur est donc une fonction périodique du temps.
La période T se repère à plusieurs endroits sur la figure 2. Ici, T = 8,0 s.
y
1.2 Longueur d’onde
À une date donnée, le pro l de la surface de la mer photographié en figure 1
a l’allure de la figure 3. Les points A, B et C sont à tout instant dans le même D E F
état vibratoire : ils vibrent en phase. Il en va de même pour les points D, E et F.
10 15 20 25

Fig. 3 Allure de la surface de la mer


à une date t quelconque.

1.3 Ondes sinusoïdales

60 PARTIE 1 OBSERVER
ordonnée y
EXEMPLE : l’extrémité d’une corde tendue est soumise à une déformation
sinusoïdale par l’intermédiaire d’une source S (Fig. 4).
L’ordonnée yM d’un point M quelconque de la corde varie temporellement S M abscisse x
de manière sinusoïdale (Fig. 5).

Fig. 4 Schéma de l’expérience au repos.


A lication
ª Comment mesurer le plus précisément possible une longueur d’onde λ ?

y
2

0
u Exercices 3 et 12 p. 69 et 70 0

1.4 Période, longueur d’onde et célérité Fig. 5 Onde progressive sinusoïdale.


Un point de la surface de l’eau (Fig. 1) subit le passage d’une vague de
période T. À l’instant t, il est au sommet de la vague. Puis la vague passe,
le point ne se déplace pas horizontalement mais descend, puis remonte.
À l’instant t + T, il se retrouve au sommet de la vague suivante.
La première vague est donc située une longueur d’onde plus loin.

Fig. 6 Allure de la corde pour une onde


La célérité des ondes dépend de la nature de l’onde, du milieu de propa-
sinusoïdale.
gation et, parfois, de la fréquence de l’onde. Les milieux où la célérité de
l’onde dépend de sa fréquence sont appelés milieux dispersifs.

A lication
1,33.10–15 s 2,67.10–15 s
ª Comment calculer une longueur d’onde à partir d’une fréquence ?
T (en s)

λ
(en nm)

4,00.10 2 nm 8,00.10 2 nm
f (en Hz)

7,50.1014 Hz 3,75.1014 Hz
u Exercices 12 et 13 p. 70 et 71
Fig. 7 Lumière visible.

2. Ondes périodiques. Acoustique 61


r

2 Ondes acoustiques 10 1.10 2 1.103 1.104 1.105


f

2.1 Les ondes sonores


Une onde acoustique est une perturbation mécanique (onde de compres-
sion-dilatation du milieu) qui se propage dans un milieu matériel.

Fig. 8 Comparaison de différents animaux.


2.2 Analyse d’un son
Certaines ondes acoustiques sont créées par des instruments de musique.
Une note émise par un instrument est une onde sonore nommée son musical.
u

12 16

Analyse temporelle des sons


Fig. 9 Signal obtenu avec un microphone
enregistrant le diapason la3.

Analyse spectrale des sons Fig. 10 Signal obtenu avec la guitare la3.

Un signal périodique peut s’exprimer comme une somme de fonctions sinu-


soïdales dont chacune des fréquences fn est un multiple d’une fréquence amplitude
particulière f 1 qui, pour un son musical, est la fréquence fondamentale. fréquence fondamentale :
f1 = 440 Hz

Une transformée de Fourier permet d’obtenir un spectre en fréquence,


f (en Hz)
image de la contribution relative des fréquences dans le son (Fig. 11 et 12). 0
0 1 000 2 000
Un son pur ne fait donc apparaître qu’un seul pic de fréquence sur son
spectre : la fréquence fondamentale f 1. Fig. 11 Spe re en fréquence du la3 du diapason.

62 PARTIE 1 OBSERVER
Un son complexe fait apparaître la fréquence fondamentale f 1 et les fré- amplitude
fréquence fondamentale :
quences harmoniques suivantes fn. f1 = 440 Hz

fréquences
harmoniques
f2 = 880 Hz
f3 = 1 320 Hz
f4 = 1 760 Hz

2.3 Niveau sonore 0


f (en Hz)
0 1 000 2 000
Ce paragraphe n’est pas spécifique aux ondes acoustiques périodiques,
mais à tout type de sons. Fig. 12 Spectre en fréquence du la3 de la guitare.
Une source sonore émet un son avec une certaine puissance acoustique,
exprimée en watts.
L’intensité acoustique I est la puissance reçue par unité de surface : elle
s’exprime donc en watts par mètre carré (W.m−2).
Le seuil d’audibilité de l’oreille humaine est de l’ordre de 10−12 W.m−2 à la
fréquence de 1 kHz.
Pour des intensités inférieures, rien n’est perçu. Le seuil de douleur est de
l’ordre de 25 W.m−2.
Deux instruments jouant la même chose ne sont pas perçus deux fois plus
fort qu’un seul : la perception de l’oreille n’est donc pas linéaire.

Fig. 13 Sonomètre mesurant le niveau sonore


d’un semi-remorque.

Le niveau sonore augmente de 3 dB si l’intensité sonore est multipliée par


deux, de 10 dB si elle est multipliée par 10.

A lication
Niveau
ª Comment calculer un niveau sonore ?
sonore Exemple
Sensation
(en dB) ressentie

conversation
30 à 60 confortable
normale
milieux gênant, acouphènes
industriels possibles
80 à 90
tondeuse si exposition
à gazon prolongée
marteau- très incommodant,
100 à
piqueur acouphènes
110
u Exercices 9, 10 et 16 p. 70 et 71 discothèque possibles
coup de fusil douloureux,
130 concert risque de perte
Une exposition à des niveaux sonores élevés peut créer des acouphènes, amplifié d’audition
c’est-à-dire des bourdonnements ou des sifflements intermittents ou per-
manents (Fig. 14). Fig. 14 Exemples de niveaux sonores.

2. Ondes périodiques. Acoustique 63


L ' E S S E N T I E L
Ondes progressives périodiques Réviser
en autonomie

u Application p. 61
u Exercices résolus
■ A p. 66
2 et 14 p. 69 et 71

Hauteur et timbre d’un son musical u Exercice résolu


B p. 67

Niveau sonore u Application p. 63


u Exercices résolus
B p. 67 9 p. 70

64 PARTIE 1 OBSERVER
Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621

45 9  
A
B
1 Période et fréquence
C
D

6 Son complexe

7 Spectres

2 En phase

3 Fréquence et longueur d’onde

a.
4 Célérité d’un son dans l’air et dans l’eau b.

c.

A 8 Niveau sonore
B
C
D 9 Niveau sonore dans une salle de concert

5 Signal temporel
A  

2. Ondes périodiques. Acoustique 65


Exercices RÉSOLUS

A Célérité des ultrasons dans l’air


ÉNONCÉ
A B C
D

Fig. 1

1
Fig. 2
b

Aides
c
1
d

2
e
2 3

f 3

RÉSOLUTION

b
e

d
f

66 PARTIE 1 OBSERVER
B Guitar e folk ?
ÉNONCÉ

Fig. 3

Fig. 4 a. b.

d
3

3
Fig. 5
f a. b.

2. Ondes périodiques. Acoustique 67


Exercices RÉSOLUS

g
Aides
1 2.2
h
2
4
3 2.2
i

4 2.3

RÉSOLUTION

a f

b g

c h

i
e

68 PARTIE 1 OBSERVER
r

Applications 4 Medical ultrasound


Three prenatal ultrasound tests are performed during a
PÉRIODE – FRÉQUENCE – pregnancy, to confirm that the fetus is healthy. High-fre-
quency sound waves = 5.0 MHz) can for instance be used
LONGUEUR D’ONDE – CÉLÉRITÉ
to assess the heart of a fetus. The speed of ultrasound in
heart tissue is close to v = 1.5.103 m.s–1.
1 Célérité de la houle a. Can the fetus hear the ultrasonic waves?
Deux petits bateaux, séparés d’une distance d = 51 m, subis- b. Determine λ, the wavelength of these waves in the
sent la houle, onde périodique à la surface de la mer, avec une heart tissue of the fetus.
période T = 9,1 s. La distance qui les sépare est la distance c. If the same ultrasound were emitted into the air, which
minimale pour laquelle les deux bateaux vibrent en phase. of the following characteristics would change: period T,
À la date t = 0, les bateaux sont au sommet d’une vague. frequency f, speed v, wavelength λ? Explain.
a. Quelle est la longueur d’onde de la houle ?
b. Calculer sa célérité. 5 Diode laser
c. Les deux bateaux sont-ils au sommet d’une vague à la Un lecteur Blu-ra
date t = 20 s ? de longueur d’onde λB = 405
pour lire ou écrire les données
ÉSOLU
sur les disques. La célérité
R

2 Vagues sur la mer


de la lumière dans l’air est
L’ordonnée de deux points A et B de la surface de la mer v = 3,0.108 m.s–1.
varie en fonction du temps comme sur la figure suivante. Pour un CD classique, le laser employé émet une lumière de
période TR = 2,6.10–15 s.
ordonnée du point A (en m)
ordonnée du point B a. La lumière émise par la diode laser du Blu-ray est-elle
visible par l’Homme ?
b. Calculer la période TB et la fréquence fB de la lumière
16 utilisée dans un lecteur Blu-ray.
t c. Quelle est la longueur d’onde λR de la lumière utilisée pour
lire un CD ? Est-ce une radiation visible par l’être humain ?
a. Quelle est la période T de l’onde se propageant à la surface
de la mer ? Calculer la fréquence f associée. HAUTEUR ET TIMBRE
b. Les deux points A et B vibrent-ils en phase ?
ÉSOLU
R

3 Cuve à ondes 6 Analyse de spectres en fréquence


Un diapason émet un son pur. La figure suivante fait appa-
Une onde de fré-
raître deux spectres en fréquence de sons émis par une gui-
quence f = 27 Hz est
tare et un diapason jouant la même note (le do3).
créée sur la surface
de l’eau d’une cuve
amplitude amplitude
à ondes. La photo-
1 2
graphie à une date
t quelconque de la
surface de l’eau fait 10 cm
apparaître des rides 262 524 786 1 048 1 310 262 f (en Hz)
circulaires. f (en Hz)
Une toise permet de mesurer
des longueurs.
a. Quelle est la fréquence fondamentale associée au do3 ?
b. Attribuer à chaque spectre Å et Ç l’instrument associé.
a. Quelle est la période T et la longueur d’onde λ de l’onde ? c. Quel caractère physiologique du son les sons des deux
b. Quelle est l’image de la surface de l’eau à t + T ? spectres A et B ont-ils en commun ? Quel autre caractère
c. Calculer la célérité v de l’onde à la surface de l’eau. phy ère entre ces deux sons ?

2. Ondes périodiques. Acoustique 69


Exercices
7 Les paramètres varient…
le niveau sonore total reçu par l’opérateur vaut L2 = 89 dB.
Les deux instruments de l’exercice précédent jouent à pré-
sent un do4, de fréquence fondamentale doublée par rap- a. Calculer les intensités sonores I1 et I2 associées aux
port à celle du do3. niveaux sonores L1 et L2.
a. Donner la fréquence fondamentale associée à la note do4. b. En déduire le niveau sonore total en supposant que les
intensités sonores s’additionnent.
b. Donner l’allure du spectre en fréquences correspondant.
c. Quelle forme a le signal temporel associé au diapason ? c. Jérémy risque-t-il un problème auditif si toutes les
machines sont en marche ?

8 Analyse d’un signal temporel


L’allure du signal temporel associé à un son émis par une Entraînement
guitare jouant une note est donné sur la figure suivante.

11 Onde sinusoïdale le long d’une corde


COMPÉTENCE Exploiter la relation entre période, longueur
d’onde et célérité.
L’extrémité O d’une corde horizontale tendue est soumise
à une vibration sinusoïdale de fréquence f (source). La célé-
rité v de l’onde créée est v = 1,2 m.s–1.
L’ordonnée yO du point O fait apparaître 3 périodes com-
plètes en 5,1 s.
(en ms) a. Quelle est la période T des ondes émises ? Calculer la
fréquence f associée.
a. Quelles sont la période T et la fréquence f du son ?
b. Calculer leur longueur d’onde λ.
b. Donner l’allure du spectre en fréquences correspondant.
c. Un point A situé à 4,0 m de O vibre-t-il en phase avec O ?
c. Quelle(s) modification(s) le signal subirait-il si le son
d. Même question pour un point B situé à 5,0 m de O.
était émis par un harmonica jouant la même note ?

12 Cuve à ondes
NIVEAU SONORE
COMPÉTENCES Exploiter la relation entre fréquence, longueur
ÉSOLU d’onde et célérité.
R

9 Deux saxophones plutôt qu’un… La surface de l’eau


Un sonomètre est placé à égale distance de deux saxopho- contenue dans une
nistes. cuve est soumise à
Seul, le premier joue une note en continu. Le sonomètre une déformation
mesure un niveau sonore L1 = 57 dB. sinusoïdale de fré-
Seul, le deuxième joue une autre note. Le sonomètre quence f = 20 Hz en
mesure alors L2 = 60 dB. un point source S.
La figure ci-contre 6,0 cm
a. Calculer les intensités sonores I1 et I2 de ces deux sons.
représente l’image
b. En supposant que les intensités sonores s’additionnent de la surface de l’eau
en un point donné, quel serait le niveau sonore mesuré si les
à une date t.
deux saxophonistes jouaient en même temps leurs notes ?
a. Déterminer la longueur d’onde λ.
T
10 Milieux industriels b. Décrire la surface de l’eau aux dates t + et t + T.
2
En milieu industriel, il est préconisé de travailler moins c. Exprimer puis calculer la célérité v des ondes se propa-
de huit heures dans un environnement n’excédant pas le geant à la surface de l’eau.
niveau sonore L = 90 dB afin d’éviter tout problème audi- d. L’expérience est refaite pour une fréquence f ′ = 40 Hz :
tif. Jérémy travaille sur une machine émettant un son de la célérité est alors v′ = 0,47 m.s–1.
niveau sonore L1 = 86 dB. Comparer les deux célérités v et v ′ et conclure.

70 PARTIE 1 OBSERVER
13 Ondes dans l’eau e.
corde. La fréquence f est doublée.
COMPÉTENCE Exploiter la relation entre période, longueur
d’onde et célérité. Quelles grandeurs parmi les suivantes sont modifiées par
rapport à la première expérience : la période T, la longueur
Une ancre de bateau est remontée de l’eau et s’égoutte au-
d’onde λ, la célérité v ? Donner les nouvelles valeurs des
dessus de l’eau.
grandeurs modifiées.
Les gouttes tombent périodiquement et créent une onde
f. Représenter l’allure d’une photo de la corde entre les
progressive périodique circulaire autour du point de chute.
points O et A, à une date quelconque.
À t = 0, une goutte touche l’eau (goutte n° 1) et un chrono-
mètre est déclenché. Après une durée Δt = 30 s, la soixan-
tième goutte touche l’eau.
a. Déterminer la période T de l’onde progressive pério-
Approfondissement
dique obtenue. En déduire sa fréquence f.
b. Sur la figure sont schématisées les crêtes de l’onde 15 Lumière
générée avec une indication d’échelle. Les lasers à dioxyde de carbone sont utilisés dans la
découpe et la soudure en industrie et aussi en chirurgie.
point de chute
Un milieu transparent est caractérisé par un indice optique
des gouttes
c
n = où c = 3,0.108 m.s–1 est la célérité de la lumière dans
v
le vide et v la célérité de la lumière dans le milieu considéré.
L’eau possède un indice optique neau = 1,3.
Un laser à dioxyde de carbone émet une radiation de lon-
gueur d’onde dans le vide égale à λ = 10,6 µm.
a. Calculer la période T et la fréquence f de l’onde électro-
magnétique issue de ce laser.
b. Dans l’eau, quelles grandeurs physiques parmi les sui-
vantes sont modifiées : célérité v, période T, fréquence f,
30 cm longueur d’onde λ ?
c. Pour chaque grandeur modifiée, trouver sa nouvelle
Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde formée avec la
valeur dans l’eau.
plus grande précision possible.
c. En déduire la célérité v de l’onde.
16 Atténuation de l’intensité sonore
ÉSOLU Un générateur de basse fréquence alimente un haut-
R

14 Lame vibrante parleur, posé sur le sol, émettant une onde sonore audible
COMPÉTENCES Prévoir l’influence d’une variation de fréquence f = 100 Hz dans toutes les directions de l’es-
de fréquence. pace situé au-dessus de lui. Un sonomètre, placé à une dis-
tance r au-dessus du haut-parleur et dirigé vers lui, mesure
Une lame vibrante génère une onde progressive sinu-
un niveau sonore L. La puissance sonore émise par le haut-
soïdale de période T = 0,10 s à l’extrémité O d’une corde
parleur se répartit de manière homogène sur la demi-sphère
tendue. À une date t, l’élongation du point O étant nulle,
de rayon r, de centre le haut-parleur et de surface 2πr2.
une photo de la corde est prise. Entre le point O et un point
A situé à une distance d = 3,0 m de O, la photo fait appa- Le seuil d’audibilité d’un être humain pour un son de fré-
raître dix oscillations complètes d’amplitude 1,0 cm. quence 100 Hz est L = 38 dB.
3T Pour r = 0,25 m, le niveau mesuré est L = 56 dB.
a. Représenter l’allure de la corde aux dates t, t + T et t .
2 a. Montrer que pour r = 0,50 m la mesure serait de 50 dB.
b. Déterminer la longueur d’onde λ de l’onde générée le b. Montrer qu’à chaque fois que la distance entre le haut-
long de la corde. parleur et le sonomètre est doublée, le niveau mesuré est
c. En déduire la célérité v de l’onde. atténué de 6,0 dB.
d. Un point B est situé à 1,95 m du point O. Comment c. Calculer à quelle distance doit se trouver une oreille
vibrent les points O et B l’un par rapport à l’autre ? humaine pour ne plus entendre le son.

2. Ondes périodiques. Acoustique 71


r
17 La houle
d’une échelle de Beaufort simplifiée.
On s’intéressera dans cet exercice à l’étude de la houle en
haute mer et aux caractéristiques de celle-ci en fonction Échelle de
d’une échelle en intensité appelée échelle de Beaufort. Beaufort
Dans une revue maritime, on peut lire le texte suivant :
Hauteur h
(en m)
Longueur L
(en m)
Période T
(en s)
Célérité v
(en m.s–1)

Fig. 2 Derniers degrés de l’échelle de Beaufort.

On se place dans le cas où la cambrure des vagues notée Ca


1
est telle que Ca = . On gardera cette valeur de cambrure
7
pour tout le reste de l’exercice.
a. Donner l’expression reliant la hauteur h des vagues, leur
1. On assimilera dans tout l’exercice la houle à une onde longueur L et leur cambrure Ca. 3
progressive périodique sinusoïdale rectiligne dont les b. Déterminer alors la longueur des vagues pour les degrés
paramètres caractéristiques peuvent varier suivant l’état 6 ; 8 ; 10 et 12 de l’échelle de Beaufort.
de la mer.
c. Donner l’expression reliant la longueur L de la question
a. Le schéma qui suit (Fig. 1) représente la surface de l’eau 1.b, la célérité v de l’onde et sa période T.
ectée par la houle à un instant donné.
d. En déduire l’expression reliant la longueur L, la célérité v
Le recopier et le compléter en positionnant les paramètres et la fréquence f de l’onde associée.
hauteur et longueur.
e. Pour les degrés 7 et 10 de l’échelle de Beaufort, détermi-
surface de l’océan en présence de houle
ner la célérité v de l’onde associée.

3. On donne la courbe traduisant l’évolution v2 = f (L).


carré de la célérité v 2
(en m2.s–2)
300
250

surface de l’océan en absence de houle 200

Fig. 1 Surface de l’eau. 150


100
b. À quelle grandeur spatiale, caractéristique d’un phé- 50
nomène ondulatoire, est associé le terme « longueur » du longueur L (en m)
0
texte d’introduction ? 0 20 40 60 80 100
Quelle est sa définition ? 1
Fig. 3 Courbe d’équation v2 = f (L).
c. Quelle grandeur temporelle permet de caractériser une
onde mécanique ? a. Quel est le type de courbe obtenue ? Quelle expression
Quelle est sa définition ? 2 relie le carré de la célérité à la longueur L ? 4
2. L’échelle de Beaufort établie en 1805 graduée de 0 à b. Calculer alors le c t k caractéristique de cette
12 permet de caractériser la vitesse des vents. L’état de la relation. On précisera l’unité de cette grandeur. 5
mer étant directement lié à la vitesse du vent, cette échelle c. En utilisant les relations établies aux questions 2.d et
permet également de caractériser l’état de la mer et donc 3.a, déterminer l’expression littérale reliant la célérité v de
les conditions de navigation. la houle à sa fréquence f. 6

72 PARTIE 1 OBSERVER
Aides c.
u1 u2
1

2
t
t
3

4 Fig. 1 Enregistrements.

2. Niveau sonore pour l’ensemble des violons


5 Au début du concert, un groupe musical comportant dix
violons se produit.
a. Rappeler l’expression du niveau sonore, exprimé en déci-
6 bels, d’une source sonore donnant une intensité sonore I1,
2.d. en W.m–2.
3.a. On notera I0 l’intensité de référence correspondant à l’in-
tensité minimale audible : I0 = 1,0.10–12 W.m–2.
b. Combien vaut le niveau sonore minimal perceptible
associé à l’intensité minimale audible ? 4
18 Concert de violons c. On estime à 70 dB le niveau sonore produit par un seul
Avant de débuter un violon à 5 m.
concert, les instrumentistes Calculer le niveau sonore produit par le groupe musical.
doivent accorder leurs On considère que tous les violons sont à 5 m de l’auditeur.
instruments. 5
Le chef d’orchestre dispose d. L’exposition à une intensité sonore I = 1,0 × 10–1 W.m–2
de repères techniques peut endommager l’oreille de l’auditeur.
simples mais e icaces pour Combien de violons doivent jouer pour atteindre cette
vérifier la justesse des sons intensité pour un auditeur situé à 5 m ?
émis par l’orchestre. L’objet Conclure. 6
de cet exercice porte sur
l’étude des sons émis par Aides
des violons.
Les deux pa ies de l’exer- 1 2
cice sont indépendantes. 1
1
2
1. Le violon 2.2
La figure 1 représente les enregistrements réalisés dans les 3
mêmes conditions, de sons de fréquence f1 = 440 Hz (la3) 2.2
émis par un violon d’une part et par un diapason d’autre 4
part.
Le diapason émet un son pur, le violon un son complexe. 5

a. Associer les enregistrements Å et Ç à leur instrument.


2
b. Parmi les caractéristiques physiques d’un son musical
figurent la hauteur et le timbre. 6
En analysant les deux oscillogrammes de la figure 1,
préciser la caractéristique qui érencie les sons des deux
émetteurs. 3

2. Ondes périodiques. Acoustique 73


r
19 Célérité d’une onde sonore Aides
1. Mesures de la célérité des ondes sonores
1
Julien dispose deux microphones M1 et M2 à la même dis-
tance d d’un diapason.
Il obtient les courbes représentées ci-dessous.
On remarque que les signaux sont en phase.
2

t (en ms) t (en ms)

Microphone M1 Microphone M2
a. Déterminer la période T puis la fréquence f du son émis Rédiger une synthèse
par le diapason.
b. Julien éloigne le microphone M2 peu à peu jusqu’à ce de documents
que les courbes soient de nouveau en phase. Il réitère l’opé-
ration jusqu’à compter cinq positions pour lesquelles les 20 Des lasers pour détatouer
courbes sont à nouveau en phase. La distance D entre les De nombreux lasers existent dans le commerce.
deux microphones est alors égale à 3,86 m.
En vous appuyant sur la figure 7 du cours (spectre visible
Définir la longueur d’onde λ. Déduire sa valeur numérique gradué), sur vos connaissances de Première S concer-
de l’expérience précédente. 1
nant les couleurs complémentaires et sur le 2
c. Pourquoi est-il préférable de compter plusieurs positions de la page ci-contre, vous rédigerez un paragraphe d’une
pour lesquelles les courbes sont à nouveau en phase plutôt demi-page maximum expliquant comment choisir le laser
qu’une seule ? 2 adapté, parmi ceux de la liste du tableau suivant, pour pro-
d. Calculer alors la célérité v de l’onde. 3 céder à un détatouage.
e. La fréquence du son émis par le diapason est doublée. La Vous illustrerez votre raisonnement par l’ acement d’un
nouvelle valeur de la célérité mesurée vaut v = 3,4.102 m.s–1. tatouage vert.
Que déduire de cette mesure ? 4
Longueur Énergie
2. Timbre et hauteur d’un son Type
d’onde
Mode
ou puissance
a. Le son émis par un diapason est-il pur ou complexe ? de laser du laser
du faisceau du faisceau
Justifier. 5
laser puissance
b. Représenter l’allure du spectre en fréquence correspon- 10 640 nm continu
« à CO2 » de 1 kW
dant au son émis par le diapason de la question 1.a.
c. L’expérience de la partie 1 est de nouveau réalisée avec énergie cédée
laser impulsion
une guitare jouant un son complexe de fréquence fonda- 532 nm de 500 mJ
« Nd:YAG » de 10 ns
mentale f = 4,4.102 Hz. par pulse
Quel caractère physiologique du son est modifié par rap- diode laser 780 nm continu puissance 5 mW
port à celui émis par le diapason de la question 1.a ?
laser impulsion énergie cédée
Quel caractère physiologique n’a pas été modifié ? 1 064 nm
« Nd:YAG » de 10 ns de 1 J par pulse
d. Dans ces conditions, la mesure de la célérité vaut
v = 3,4.102 m.s–1. impulsion énergie cédée
laser rubis 695 nm
de 10 ns de 2 J par pulse
Que peut-on en conclure ? 6

74 PARTIE 1 OBSERVER
SCIENCE ET SOCIÉTÉ
1 C
DO

Acoustique musicale et partitions

Fig. 1 Fig. 2

ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES


2 C
DO

Des lasers un peu particuliers…

Fig. 3

2. Ondes périodiques. Acoustique 75


Pour démarrer le chapitre 3
5 6

MATHÉMATIQUES PHYSIQUE-CHIMIE

1 5

2
A
B
C
D
6
A

3
C

4 a.
b.
c.
d.

u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

76 PARTIE 1 OBSERVER
Ch apit r e

3 Propriétés des ondes

´…clairées en lumière
blanche, les bulles
de savon peuvent
présenter un
Les couleurs qui peuvent apparaître sur les bulles
aspect coloré si de savon s’appellent des couleurs interférentielles.
leur épaisseur est
suffisamment faible. Comment expliquer l’apparition de ces couleurs

77
Activité DOCUMENTA IRE

1 Diffraction des ondes


D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Décrire qualitativement et quantitativement le phénomène de diffraction.

La diffraction d’une onde peut se produire lorsque l’onde traverse une


ouverture ou franchit un obstacle. Les ondes mécaniques se diffractent :
des ondes à la surface de l’eau peuvent subir un changement de direction
lorsqu’elles passent à travers une ouverture (Fig. 1 et Fig. 2). Fig. 1 Ondes à la surface de l’eau,
La lumière d’un laser subit également la diffraction au passage d’une fente à travers une fente de largeur 5,0 cm.
fine (Fig. 3 à Fig. 6).

a Montrer que les photographies illustrent bien le phénomène de


diffraction. 1

b À l’aide des documents, décrire l’influence des paramètres suivants


sur la diffraction : 2
• le type d’onde (mécanique ou électromagnétique),
• la largeur a de l’ouverture,
• la longueur d’onde λ.
c La demi-ouverture angulaire θ de la tache centrale de diffraction,
l
définie sur la figure 3, vérifie qoù θ est en radians. Fig. 2 Ondes à la surface de l’eau,
a
à travers une fente de largeur 1,0 cm.
En déduire la valeur de la longueur d’onde du laser vert (Fig. 5).
3

d Déterminer de même la largeur de la fente utilisée dans la figure 6. fente écran


de largeur a
l
e Déterminer la valeur du rapport pour les situations des figures 1
a laser
et 2. En déduire une condition pour que la diffraction soit à prendre
en compte. Connaissez-vous des exemples où elle ne l’est pas ?

Fig. 3 Diffraction de la lumière à travers


une fente (D = 3,0 m).
Fig. 4 Figure de diffraction à travers une fente de largeur 280 μm,
obtenue avec un laser de longueur d’onde 650 nm, à l’échelle 1.
Aides

Fig. 5 Figure de diffraction avec une fente de largeur 280 μm, à l’échelle 1.
2

3
Fig. 6 Figure de diffraction avec le même laser rouge qu’en Fig. 4 mais une
   
fente de largeur plus petite, à l’échelle 1.

78 PARTIE 1 OBSERVER
t t

2 Interférences
D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Comprendre le phénomène d’interférences.

Dans une cuve à ondes, deux sources synchrones S1 et S2 créent des ondes
circulaires progressives périodiques à la surface de l’eau (Fig. 7).

F1

source
d

F2

L écran

Fig. 7 Interférences à la surface de l’eau : S1 S2 = 8,0 cm. Fig. 8 Schéma de l’expérience permettant
d’obtenir des interférences d’ondes lumineuses.
Une expérience similaire est réalisée avec des ondes lumineuses. Une
source monochromatique éclaire un écran percé de deux fentes fines iden-
tiques F1 et F2, qui diffractent la lumière et constituent des sources ponc-
tuelles synchrones (Fig. 8). Un écran placé derrière les fentes fait apparaître
des lignes brillantes et sombres (Fig. 9). Le même genre d’expérience peut
être réalisé à l’aide d’une source de lumière blanche (Fig. 10).

Fig. 9 Interférences lumineuses en lumière monochromatique. Fig. 10 Interférences lumineuses


en lumière blanche.

a Mesurer sur la figure 7 la longueur d’onde λ des deux ondes. Aides


b Déterminer si le point M1 est en phase ou en opposition de phase
avec chaque source. 1

c Justifier alors l’amplitude de vibration observée en M1 en faisant


un schéma. 1

d Reprendre les deux questions précédentes pour le point M2. 2

e En utilisant les questions précédentes, expliquer pourquoi l’écran de


la figure 9 présente des franges lumineuses et des franges sombres.
f Justifier également l’aspect de l’écran de la figure 10. 2

3. Propriétés des ondes 79


Activité DOCUMENTA IRE

3 Effet Doppler et astrophysique D’EXPÉRIENCE

nord
OBJECTIF

Utiliser l’effet Doppler comme moyen d’investigation en astrophysique.

ouest
est
L’effet Doppler est utilisé par les astrophysiciens pour mesurer des vitesses,
comme la vitesse de rotation du Soleil sur lui-même : le point le plus à l’est
n’a pas la même vitesse par rapport à la Terre que le point le plus à l’ouest
(Fig. 11), ce qui modifie les longueurs d’onde perçues.
sud
Le décalage spectral est mesuré par rapport à des raies d’absorption dues à
des éléments chimiques situés dans l’atmosphère terrestre (Fig. 12). Fig. 11 Rotation du Soleil.

a.

b.
λ (en nm)
655,5 656,0 656,5 657,0 657,5

Fig. 12 Spectres d’absorption de la lumière prov n


a. du centre du Soleil. b. de l’extrémité est d e

a Comment distin r, p d’absorption, une raie d’absorp-


tion d’un t ue de tmosphère terrestre d’une raie
d’ab r i ent chimique situé sur le Soleil ?
b Pour un n e fréquence f le décalage de fréquence est :
v
df f
c
où v est la vitesse de la source par rapport à l’observateur.
La fréquence perçue est f + δf si la source se rapproche ; les Aide
astrophysiciens parlent de blueshift.
La fréquence perçue est f – δf si la source s’éloigne (redshift).
Justifier ces appellations.
c Les spectres d’absorption de la lumière provenant de plusieurs
points du Soleil sont données sur la figure 12.
En détaillant le raisonnement, estimer la vitesse v du limbe est du
Soleil.
d En utilisant un logiciel de traitement d’image, reproduire la mesure
du décalage Doppler et en déduire la valeur correspondante de la
vitesse.
Quelle méthode de mesure vous paraît être la plus précise ?

80 PARTIE 1 OBSERVER
t t

4 Diffraction et interférences lumineuses


OBJECTIF

Étudier quantitativement la diffraction et les interférences u Epreuve expérimentale BAC 2 p. 572


d’ondes lumineuses.

Note
Un laser fournit une lumière monochromatique de longueur d’onde λ Attention à ne pas placer l’œil devant
permettant d’effectuer des mesures de diffraction et d’interférences. le faisceau laser !

PROTOCOLE

1 Diffraction
u
écran
u fente simple
laser
u

a Faire un schéma de la figure observée sur l’écran.


b Pour chaque mesure effectuée, calculer la demi-ouverture angulaire
d Fig. 13 Montage permettant d’observer
θ de la tache centrale à l’aide de la relation q . la diffraction à travers une fente simple.
1 2D
Calculer également .
a
1
c Tracer θ en fonction de . Quelle est la nature de la courbe obtenue ? écran
a fente double
l
d Sachant que cet angle est donné par q , déterminer graphique- laser
ment la longueur d’onde λ du laser. a
e Utiliser ce dispositif pour déterminer le diamètre d’un de vos cheveux.
1 D

2 Interférences
u Fig. 14 Montage permettant d’observer
u les interférences lumineuses à travers
  une fente double.
u

Aides

f Faire un schéma de la figure observée sur l’écran. 2

lD
g L’interfrange s’écrit i . Vérifier cette relation. 2
a

3. Propriétés des ondes 81


Activité EXPÉRIMENTALE

5 Mesure d’une vitesse par effet Doppler


OBJECTIF

Mettre en œuvre une démarche expérimentale pour mesurer une vitesse


en utilisant l’effet Doppler.
GBF

PROTOCOLE
u

u inte
d’acquisit
B
C D
haut-parleur
A

microphone
u
1 Fig. 15 Haut-parleur fixé à un pendule.

umicro

a Calculer les fréquences f 1 et f 2 correspondant aux deux périodes


mesurées.
f1 f2 O t
Calculer également la fréquence moyenne f0 .
2
b Justifier que la fréquence f 1 est bien la fréquence perçue par le mesure de T1 mesure de T2
récepteur lorsque le haut-parleur s’en rapproche à sa vitesse maxi-
male, notée v. Fig. 16 Mesure de T1 et T2.
Que représentent f 2 et f 0 ?
2v
c Le décalage Doppler s’écrit dans ce cas : f1 - f2 f0 , où c est la
c
célérité du son dans l’air.
Calculer v avec c = 3,4.102 m.s–1. Aide
d Comparer ce résultat avec la vitesse théorique, si les frottements
1
sont négligeables, d’expression v th 2gh où g = 9,8.N.kg–1 et
h est la hauteur de chute du pendule.
e Estimer l’incertitude ΔT sur les mesures de périodes effectuées,
en justifiant vos choix. 2
f L’incertitude relative sur la fréquence et sur la période étant les
mêmes, déterminer l’incertitude absolue Δf sur la fréquence.
Dv 2 Dc
g Calculer .
v f1 - f2 f0 c
Conclure sur la méthode de mesure.
h Comment améliorer la précision de cette mesure ? 2

82 PARTIE 1 OBSERVER
Cour s

Succédant aux chapitres 1 et 2 ayant défini les ondes progressives


sinusoïdales, ce chapitre présente trois propriétés des ondes : la diffraction,
les interférences et l’effet Doppler.

1 Diffraction u Activité 1 p. 78 et 4 p. 81

1.1 Mise en évidence et définition obstacle


de la diffraction
La propagation de l’onde lumineuse émise par un laser se fait, dans un
milieu homogène, en ligne droite. Si le faisceau laser est envoyé à travers un faisceau laser
trou circulaire de grande taille (Fig. 1), sa direction de propagation ne change laser
pas au passage du trou : un point lumineux est observé sur l’écran dans la
écran
direction du rayon émis par le laser (Fig. 2.a). En revanche, au passage d’un
petit trou (Fig. 2.b), la lumière est déviée et des taches circulaires sont obser- Fig. 1 Lumière déviée ou non au passage
vées sur l’écran. Plus le trou est petit, plus les taches sont grandes (Fig. 2.c). de l’obstacle.

a. b. c.

Fig. 2 Aspect de l’écran :


a. avec un trou très grand. b. avec un petit trou. c. avec un très petit trou.

La couleur sur l’écran étant identique à celle de la source, cette déviation de


la propagation de l’onde s’effectue sans changement de sa longueur d’onde.

La diffraction peut concerner également les ondes mécaniques : les vagues


qui se propagent vers le rivage sont déviées dans toutes les directions en
traversant une ouverture dans une digue (Fig. 3). Fig. 3 Diffraction des ondes à la surface
de l’eau.

1.2 Quand faut-il prendre en compte


la diffraction ?

3. Propriétés des ondes 83


r

La longueur d’onde des ondes électromagnétiques visibles varie entre 400 nm D


et 800 nm, donc la diffraction de la lumière n’est à prendre en compte que
faisceau
dans le cas de systèmes optiques de faibles dimensions (œil, micro-lentilles). laser
θ d tache
Si la qualité des images que fournit le système optique doit être excellente, centrale
il doit avoir un très grand diamètre d’ouverture pour éviter toute diffra ion.
Les ondes sonores audibles ont une longueur d’onde comprise entre 17 mm
fente
(20 kHz) et 17 m (20 Hz). Tous les obstacles et ouvertures de la vie quotidienne de largeur a
écran
ayant des dimensions comprises entre ces deux valeurs, il y a constamment
diffra ion du son. Ceci explique qu’il est di icile de se protéger du bruit ! Fig. 4 Diffraction de la lumière à travers
une fente.

1.3 Diffraction par une fente


Une source de lumière monochromatique, de longueur d’onde λ, envoie
un faisceau sur une fente fine verticale, de largeur a faible (inférieure au
extinctions
millimètre) (Fig. 4).
La figure de diffraction contient une tache centrale, dans la direction du
faisceau incident, et d’autres taches, disposées symétriquement autour de tache centrale
la tache centrale, deux fois plus étroites et moins lumineuses. Ces taches
sont séparées par des parties sombres appelées extinctions (Fig. 5). Fig. 5 Figure de diffraction horizontale
L’équivalent existe pour les ondes mécaniques. obtenue avec une fente verticale.

Note
Lorsque l’angle θ est petit (inférieur à 15°
ou 0,26 rad), l’approximation tanθ ≈ θ est
valable si θ est exprimé en radians, ce qui
permet le calcul simple de θ à l’aide des
mesures de d (distance entre les extinctions
de part et d’autre de la tache centrale)
et D (distance obstacle-écran) : en effet,
A lication d
2 d
q ª tanq .
ª Diffraction des ultrasons D 2D

u Exercices 4, 14, 18, 20 p. 95 à 98 Fig. 6 La souris se rapprochera-t-elle


de la grange ?

84 PARTIE 1 OBSERVER
1.4 Autres diffractions
action en lumière polychromatique
Si la source n’est pas monochromatique, chaque onde est diffractée dif-
féremment et les figures de diffraction correspondant à chaque longueur Fig. 7 Diffraction par une fente fine
d’onde se superposent. (Fig. 7). en lumière blanche.

action par un fil


Une ouverture et un obstacle complémentaire donnent la même figure
de diffraction. Ainsi, un fil permet d’obtenir une figure de diffraction pour
laquelle la demi-ouverture angulaire de la tache centrale est identique à
celle qui est obtenue avec une fente dont la largeur est égale à l’épaisseur
du fil (Fig. 8). Fig. 8 Diffraction par un cheveu.

A lication
ª Comment estimer le diamètre d’un cheveu ?

u Exercices 4 p. 95 et 20 p. 98

2 Interférences u Activités 2 p. 79 et 4 p. 81
Fig. 9 Interférences sur une cuve à ondes.

2.1 Mise en évidence expérimentale


du phénomène d’interférences
Sur une cuve à ondes, deux pointes verticales vibrent transversalement
à une fréquence f. Ce sont des sources synchrones, c’est-à-dire de même
fréquence et qui vibrent en phase à tout instant. Les ondes progressives
périodiques circulaires émises par chaque source se superposent (Fig. 9)
et des zones d’amplitudes minimale ou maximale apparaissent : ces zones
sont des franges d’interférences (Fig. 10).

Fig. 10 Franges d’interférences


photographiées avec un long temps de pose
dans la même situation que la figure 9.

3. Propriétés des ondes 85


r

2.2 Interférences constructives S1

et destructives M
Les deux ondes qui inter ent sont émises simultanément par chacune
des sources, mais doivent parcourir des distances différentes pour parvenir
à un endroit donné du milieu.
S2

Fig. 11 Différence de marche :


δ = S2M – S1M.

onde reçue de S1 en M
Dans le cas particulier d’un point M où δ est un multiple entier de la lon-
gueur d’onde λ, le retard d’une onde par rapport à l’autre est égal à un temps
nombre entier de périodes, si bien que les deux ondes sont en phase en onde reçue de S2 en M
ce point M. Ainsi les deux ondes ont des amplitudes maximales en même
temps, ce qui rend également maximale l’amplitude de leur superposition : temps
les interférences sont constructives (Fig. 12).
superposition des deux ondes en M
Inversement, si la différence de marche δ au point M est égale à un nombre
entier de longueurs d’onde additionné d’une demi-longueur d’onde, les
interférences sont destructives (Fig. 13). temps

Fig. 12 Deux ondes en phase interfèrent


de manière constructive.

onde reçue de S1 en M

Dans le cas où la différence de marche est quelconque, l’amplitude n’est temps


ni nulle ni maximale.
onde reçue de S2 en M

A lication
temps
ª Comment savoir si les interférences sont constructives ou destructives
en un point ? superposition des deux ondes en M

temps

Fig. 13 Deux ondes en opposition de phase


interfèrent de manière destructive.

M1 M2
S1 S2

10 cm 50 cm
 
  15 cm 45 cm

u Exercices 6, 7, 8, 9, 15, 16 p. 95 à 97 Fig. 14 Interférences constructives en M1


et destructives en M2.

86 PARTIE 1 OBSERVER
2.3 Interférences d’ondes lumineuses
monochromatiques
Le cas des ondes lumineuses est particulier, car le mode d’émission de la
lumière par une source ne permet pas de former plusieurs sources syn- P
chrones séparées. C’est pourquoi les interférences lumineuses sont créées F1
en divisant l’onde émise par une seule source, de sorte qu’elle prenne deux
trajets différents, créant ainsi une différence de marche.
F a O
Le dispositif des fentes d’Young permet d’y parvenir : un laser éclaire deux O’
fentes parallèles F1 et F2 très fines, séparées d’une distance a faible (infé-
rieure au millimètre) (Fig. 15).
F2
Chaque fente diffracte la lumière. Un point de l’écran reçoit donc deux
ondes, ayant traversé deux fentes différentes. L’écran montre donc la figure
D
de diffraction donnée par une fente fine, avec des franges beaucoup plus
fines à l’intérieur de celle-ci : ce sont des franges d’interférences (Fig. 16). Fig. 15 Expérience des fentes d’Young.

Fig. 16 Franges d’interférences obtenues avec des fentes d’Young.

Les franges sont équidistantes, séparées d’une distance i appelée interfrange.


Plusieurs expériences permettent de montrer que l’interfrange augmente si :
• la distance D entre l’écran et les fentes augmente,
• la longueur d’onde λ de la source utilisée augmente,
• la distance a entre les fentes diminue.
Le dispositif des fentes d’Young donne des franges d’interférences recti-
lignes et équidistantes, séparées par un interfrange i avec i .
a

2.4 Couleurs interférentielles


Si la source émet de la lumière blanche, seules quelques franges colorées
sont observées au centre de la figure d’interférences : ce sont les couleurs
interférentielles. En effet, la source émet plusieurs radiations de longueurs
d’onde différentes, correspondant à des figures d’interférences différentes,
qui se superposent. Les couleurs sont alors mélangées car les franges de
différentes couleurs se brouillent (Fig. 17 et Fig. 18).

Fig. 18 La lumière emprunte plusieurs


trajets dans une membrane transparente
ce qui explique les couleurs interférentielles
Fig. 17 Interférences en lumière blanche. obtenues dans une bulle de savon.

3. Propriétés des ondes 87


r

3 Effet Doppler u Activités 3 et 5 p. 80 et 82

3.1 Observations
Le son émis par une voiture en mouvement est perçu, par un observateur
fixe au bord de la route, plus aigu lorsque la voiture se rapproche et plus
grave lorsqu’elle s’éloigne.

3.2 Démonstration de l’effet Doppler


• Soit une source qui se déplace à la vitesse v en direction d’un observateur
fixe.
source
Elle émet des ondes périodiques, de période T, se propageant dans le
milieu à la célérité c. D

• À une date t1 =  0, la première période de l’onde est émise, lorsque la D


source est à la distance D de l’observateur (Fig. 19.a). c
D récepteur
• Celui-ci la reçoit à la date t2 (Fig. 19.b).
c
• La deuxième période de l’onde est émise à la date t3 = T : la source ayant
parcouru la distance vT, elle se trouve à D − vT de l’observateur (Fig. 19.c).
D - vT source
• La durée de son trajet jusqu’à l’observateur est alors :
D - vT c vT D – vT
donc l’observateur la reçoit à la date t4 T (Fig. 19.d).
c
vT v
Pour l’obse ateur, la période est alors T′ = t4 − t2 soit T ¢ T - 1- T t4 = T +
c c c
récepteur
L’onde perçue peut aussi être caractérisée par sa fréquence f ′ ou sa longueur
1 f v
d’onde λ′ avec f ¢ et l ¢ cT ¢ l 1- .
T ¢ 1- v c
c Fig. 19 Représentation de l’émission
• Si la source s’éloigne de l’observateur fixe, le raisonnement est identique, et de la réception de deux périodes,
il suffit de remplacer dans les expressions précédentes v par − v puisqu’il y dans le référentiel de l’observateur.
v
a éloignement : cela donne T ¢ T 1 .
c

3.3 Décalage Doppler à faible vitesse


Dans le cas où la vitesse de la source v est faible par rapport à la célérité c de
l’onde, l’expression de la fréquence perçue se simplifie :

• f¢ f 1
v
c
lorsque la source et le récepteur se rapprochent.

• f ¢ f 1-
v
c
lorsque la source et le récepteur s’éloignent.

La différence f ′ − f, notée δf, est le décalage Doppler.

88 PARTIE 1 OBSERVER
Note
Attention à ne pas confondre le décalage
Doppler δf avec :
● une différence de marche, notée δ,

● une incertitude sur une fréquence, notée .

A lication
ª Comment déterminer une vitesse à l’aide de l’effet Doppler ?

u Exercices 10 à 13 p. 96

3.4 Applications
étoile qui
se rapproche

étoile
qui s’éloigne

En astronomie, l’analyse du spectre de la lumière émise par un astre per-


met de déceler un décalage en fréquence par rapport au spectre obtenu au
laboratoire. Ce décalage est dû au fait que l’astre se déplace par rapport à
téléscope
la Terre. Si l’astre se rapproche de la Terre, la fréquence augmente (déca-
lage vers le bleu) ; elle diminue si l’astre s’éloigne (décalage vers le rouge)
Fig. 20 Décalage vers le bleu ou le rouge
(Fig. 20).
selon que l’étoile se rapproche ou s’éloigne.
La mesure du décalage permet d’estimer la vitesse de l’astre : par exemple
s’il s’éloigne de nous, la fréquence d’une raie d’absorption qui, pour une
v
source immobile, a la valeur f, prend une valeur diminuée de df f , ce
c
qui permet de calculer v c .
f
L’effet Doppler est aussi utilisé en médecine pour mesurer la vitesse du sang
et ainsi connaître son débit, en utilisant des ondes ultrasonores (Fig. 21).
C’est également le principe de certains radars : une onde est émise en direc-
tion d’un objet en déplacement sur lequel elle se réfléchit. L’émetteur étant
également le récepteur, la comparaison entre la fréquence de l’onde émise
et celle de l’onde reçue permet d’en déduire la vitesse de l’objet en déplace- Fig. 21 Mesure de la vitesse du sang
ment. Les radars balistiques, de contrôle routier ou aérien fonctionnent ainsi. par effet Doppler.

3. Propriétés des ondes 89


L ' E S S E N T I E L
Diffraction Réviser
en autonomie

u Applications
p. 84 et 85

u Exercices résolus

B p. 93, 2 p. 95 et18 p. 98

Interférences u Application p. 86

■ u Exercices résolus
B p. 93, 7 p. 95

Effet Doppler u Application p. 89

■ u Exercices résolus
A p. 92, 10 p. 96

90 PARTIE 1 OBSERVER
Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621

235 9 C

D
1 Phénomène de diffraction
a.
b. 6 Interférences à la surface de l’eau

2 Diffraction par un obstacle A


B
A
C
B
D
C
D 7 Source mobile

3 Diffraction des ondes sonores A


B
C
D
A B
C D
8 Décalage Doppler de la fréquence
4 Interférences constructives
et destructives
A
a.
B

b. C
D
c.
9 Ondes ultrasonores

5 Phénomène d’interférences

A A
B
B C
D

3. Propriétés des ondes 91


Exercices RÉSOLUS

A Mesure d’une vitesse par eff


ÉNONCÉ

Fig. 1

b
Aides
1
1
c

d
2 2

e
1
3
f

RÉSOLUTION

a e

b
f

92 PARTIE 1 OBSERVER
B La lumière : une onde
ÉNONCÉ

1 Expérience de Fresnel
a.

b.

2 Mesure de longueur d’onde par diffraction

Fig. 2

a.

1
b. 2

c.

2 b Fig. 3
d.

e. Aides

1
f.
2 1.3
3

3. Propriétés des ondes 93


Exercices RÉSOLUS

3
Fig. 4
3

4 Fig. 5

RÉSOLUTION
1 a. f.

b. 1

2
2 a.

b.

c.

d.

e. 3

94 PARTIE 1 OBSERVER
r

Applications INTERFÉRENCES

DIFFRACTION 6 Différence de marche


Deux hauts parleurs alimentés par un même générateur
émettent une onde sonore de longueur d’onde 1,0 m.
1 Diffraction ou pas ?
a. Un point situé à 1,5 m de l’un et à 2,5 m de l’autre cor-
Pour chacune des situations suivantes, faut-il ou non respond-il à un maximum ou minimum d’amplitude ?
prendre en compte la action ? Justifier en comparant Justifier.
les ordres de grandeur des longueurs mises en jeu.
b. Même question pour un point situé à 1,0 m de l’un et
a. Julie regarde à travers un trou de serrure. 2,5 m de l’autre.
b. Naïma écoute par le trou de serrure.
ÉSOLU
ÉSOLU

R
7 Fentes d’Young
R

2 Diffraction par une fente


a. Pour une fente fine de largeur donnée, quelle est la Deux fentes d’Young très fines, parallèles et distantes de
lumièr actée : bleue ou rouge ? a = 0,50 mm, sont placées à D = 1,0 m d’un écran. Elles se
comportent comme des sources émettant des ondes lumi-
b. Si la source est monochromatique, quel est l’ et d’une
neuses synchrones de longueur d’onde λ = 590 nm.
diminution de la largeur de la fen action ?

3 Diffraction du son
Deux ondes sonores, de fréquences 20 Hz et 20 kHz, pénè- F1
x
trent dans une pièce à travers l’ouverture d’une fenêtre de a O
largeur 50 cm. F2
La célérité des ondes sonores est c = 340 m.s–1.
a. Calculer les longueurs d’onde de ces deux ondes. D écran
b. Laquelle ne sera audible que face à la fenêtre ?
a. Rappeler les conditions d’obtention des interférences
4 Diffraction par un cheveu constructives et destructives.
À quoi correspondent les franges brillantes et les zones
Un cheveu d’épaisseur a est éclairé par le faisceau issu d’extinctions observées sur l’écran ?
d’un laser hélium-néon de longueur d’onde λ = 632 nm.
b. Le point O, au centre de l’écran, est-il sur une frange
La lumière est actée d’un angle de 0,40°.
sombre ou brillante ?
a. Calculer l’ action en radians.
c. Décrire l’aspect de l’écran si la source est remplacée par
b. Rappeler l’expression de cet angle en fonction de λ et a. une source de lumière blanche.
c. En déduire l’épaisseur a du cheveu.
8 Double haut-parleur
5 Haut-parleurs Deux haut-parleurs identiques sont placés face à face,
Un haut-parleur circulaire est situé dans une enceinte distants de d = 120 cm. Ils émettent le même son, de
percée d’un trou de diamètre d = 20 cm. même fréquence f = 1 600 Hz et de même amplitude, et
a. Sachant que la célérité des ondes sonores est c = 340 m.s–1, vibrent en phase. La célérité des ondes sonores dans l’air
calculer les longueurs d’onde des sons dont les fréquences est v = 336 m.s–1.
sont respectivement 170 Hz, 1,7 kHz et 17 kHz. a. Déterminer la longueur d’onde λ du son émis.
b. Parmi ces trois sons, lesquels sont actés à la sortie b. Un micro est déplacé sur l’axe reliant les haut-parleurs.
du haut-parleur ? Un auditeur qui ne se trouve pas exac- Le son capté est visualisé : son amplitude dépend de la
tement en face de l’enceinte entend-il mieux les graves ou position du micro. À quelle condition les interférences
les aigus ? sont-elles constructives ? destructives ?
c. Pourquoi les enceintes comportent-elles plusieurs haut- c. Le micro est placé à 39 cm d’un haut-parleur. L’amplitude
parleurs de diamètr érents ? du son reçu est-elle maximale, minimale ou quelconque ?

3. Propriétés des ondes 95


Exercices
9 Vaguelettes 12 Sirène de bateau
Deux sources synchrones ponctuelles, S1 et S2 de fréquence Un bateau s’éloigne du port en direction d’une île à la
f = 100 Hz, produisent des interférences à la surface d’un vitesse v = 7,0 m.s–1. Sa sirène émet un son dont la fré-
liquide. La distance S1S2 est d = 21 cm. La célérité des ondes quence est exactement f 0 = 44,0 Hz.
est c = 3,0 m.s–1. a. Quelle fréquence f 1 perçoit un observateur au port ?
a. Calculer la longueur d’onde de ces vaguelettes. b. Quelle fréquence f 2 perçoit un promeneur sur l’île ?
b. Un point M est situé sur l’axe reliant S1 et S2, entre S1 c. Le son se réfléchit sur l’île, qui émet alors un écho de
et S2 et à la distance x de S1. À l’aide d’un schéma, montrer fréquence f 2. Quelle est la fréquence f 3 de l’écho pour un
que la érence de marche entre les deux ondes en M est passager du bateau ?
δ = d – 2x.
c. À quelle condition l’amplitude des vibrations en M est-elle 13 Andromède
maximale ? Quel est le nombre de franges d’amplitude maxi-
La galaxie d’Andromède
male entre S1 et S2 ?
se rapproche de notre
propre galaxie à une
EFFET DOPPLER vitesse v. Cette vitesse a
Sauf précision contraire, la célérité du son dans l’air est égale été estimée par les astro-
à 340 m.s–1, et celle de la lumière égale à 3,00.108 m.s–1. nomes qui ont mesuré les
fréquences des raies d’ab-
ÉSOLU sorption de la lumière
R

10 Insecte émise par Andromède.


Le battement des ailes d’un insecte produit un son de a. La fréquence des ondes lumineuses reçues sur Terre est-
fréquence 2,00 kHz. L’insecte se déplace à 5,0 m.s–1. elle supérieure ou inférieure à celle de la lumière émise par
Andromède ?
b. Même question pour la longueur d’onde.
c. La longueur d’onde perçue est λ = 517,9 nm pour une
longueur d’onde émise de 518,4 nm. Justifier le terme de
blue (en français, « décalage vers le bleu ») utilisé par
les astronomes.
d. En déduire la vitesse v.

Entraînement
a. Déterminer la fréquence du son perçu lorsque l’insecte se
rapproche. 14 Diffraction par une ouverture
b. Faire de même lorsqu’il s’éloigne. COMPÉTENCE Mobiliser ses connaissances sur la diffraction.
c. Quelle fréquence perçoit un autre insecte, volant à côté La figure représente des ondes se propageant à la surface de
du premier à la même vitesse ? l’eau, en formant des rides régulièrement espacées.

11 Car horn
A car horn emits a sound wave, that has a frequency of
f = 800 Hz. The speed of sound is c = 340 m.s–1 and the
speed of the car is v = 100 km.h–1.
a. The car approaches a stationary observer. Find the fre-
quency of the wave he hears.
b. Likewise, find the frequency heard when the car moves
away from the observer.
c. Is the frequency erence large enough for the obser-
ver to distinguish ?

96 PARTIE 1 OBSERVER
ouverture en formant des rides parallèles. Après l’ouve ure, H
O
les rides sont circulaires et centrées sur l’ouverture.
microphone
a. Rappeler les caractéristiques du phénomène de di rac-
tion. Vérifier que ce e expérience illustre bien la di raction.
b. Comparer la dimension de l’ouverture avec la longueur
d’onde. GBF
c. Dans le cas d’une expérience semblable avec des ondes
lumineuses, comment vérifier que la longueur d’onde ne
change pas ? a. Une amplitude maximale est détectée si le microphone
est placé près du mur. Lorsqu’il s’en éloigne, l’amplitude
15 Trombone de Koenig présente des maximums et des minimums. Expliquer le
phénomène.
COMPÉTENCE Mobiliser ses connaissances
sur les interférences.
b. Pour une fréquence de 1 700 Hz, une distance de
5,00 cm est mesurée entre un maximum et un minimum
Un trombone de Koenig est formé de deux tubes coudés,
successifs. Calculer la célérité des ondes sonores.
dont l’un est fixe et muni de deux ouvertures, et l’autre
coulisse. Une source sonore est placée devant une ouver-
17 Radar !
ture, et un microphone relié à une interface d’acquisition
informatisée devant l’autre. Le déplacement L du tube cou- COMPÉTENCE Exploiter la relation donnant
lissant est mesuré avec une règle graduée. le décalage Doppler.
Les radars de contrôle routier émettent des ondes de
microphone
fréquence f = 24,125 GHz, se propageant à la célérité
c = 3,00.108 m.s–1. L’onde se réfléchit sur le véhicule de
vitesse v se rapprochant du radar, qui la renvoie alors vers
l’appareil qui prend une photo en cas de vitesse excessive.
L a. Donner l’expression de la fréquence f ′ perçue par
l’automobiliste.
b. À cause de la réflexion sur le véhicule, celui-ci devient à
son tour une source d’onde de fréquence f ′. Donner l’expres-
haut-parleur sion de la fréquence f ″ perçue par le radar en fonction de f ′.

a. Expliquer pourquoi le microphone reçoit deux ondes


sonores, alors qu’il n’y a qu’un seul haut-parleur.
b. Les deux parcours sont exactement de même longueur
lorsque L = 0. Quelle est la di érence de marche entre les deux
ondes reçues par le micro pour une valeur de L quelconque ?
c. Décrire ce qui se passe lorsqu’on augmente L à partir de
L = 0.
d. Pour L = 0, la courbe observée sur l’écran de l’ordinateur
a une amplitude maximale. Lorsque L augmente progressi-
vement, l’amplitude diminue, devient nulle puis augmente
jusqu’à être de nouveau maximale. Elle est pour la troisième
fois maximale pour L = 30 cm. En déduire la longueur d’onde.
c. En déduire l’expression de f ″ en fonction de f. Quel est
16 Réflexion sur un mur l’écart de fréquence pour une vitesse de 130 km.h–1 ?
COMPÉTENCE Mobiliser ses connaissances d. L’écart de fréquences mesuré est de 4,02.103 Hz. Quelle
sur les interférences. est la vitesse du véhicule ?
Un haut-parleur est placé en un point H devant un mur. Un e. Les radars sont conçus pour mesurer des écarts de fré-
microphone, relié à un ordinateur, permet d’observer les quences valant au minimum 45 Hz. Déterminer, en kilo-
variations de pression dues à l’onde sonore incidente émise mètre par heure, la résolution du radar, c’est-à-dire la plus
par le haut-parleur et à l’onde sonore réfléchie par le mur. petite variation de vitesse qu’il est capable de détecter.

3. Propriétés des ondes 97


Exercices
ÉSOLU
R

18 Diffraction en lumière blanche fente de


largeur a centrale
COMPÉTENCE Exploiter la relation décrivant une figure
de diffraction.
θ d
Une source de lumière blanche éclaire une fente de largeur
a
a = 0,30 mm.
D
Un écran d’observation est placé à la distance D = 2,0 m lumière
derrière la fente. incidente écran
Chaque radiation monochromatique composant la lumière
Fig. 1 Dispositif vu de dessus.
blanche crée sa propre figur action.
a. Déterminer la relation reliant la largeur d de la tache
centrale de action à la largeur a de la fente, à la dis-
tance D entre la fente et l’écran, et à la longueur d’onde λ
de la radiation monochromatique. Fig. 2 Figure de diffraction.
b. Calculer les largeurs des taches centrales de action
pour les radiations visibles extrêmes (400 nm et 800 nm). a. Pourquoi ce qui est observé sur l’écran permet-il de
mettre en évidenc action ?
c. De quelle couleur est le point central de la figure de
action ? b. Calculer la demi-ouverture angulaire de la tache cen-
tr action, en radians, puis en degrés.
d. Décrire l’aspect de la figur action obtenue.
c. Que devient la demi-ouverture angulaire si la fente est
rendue dix fois plus étroite ? dix fois plus large ?
19 Redshift En déduire une condition permettant de négliger le phéno-
action.
COMPÉTENCE Mobiliser ses connaissances sur l’effet
d. Calculer la largeur d de la tache de action observée
Doppler.
sur l’écran, si D = 3,0 m.
En utilisant la notion d’ et Doppler, rédiger un texte expli- e. La fente est remplacée par un fil d’épaisseur a = 0,28 mm.
catif du document ci-dessous, en précisant en particulier Comment est modifiée la figur action ?
les significations des termes anglais employés et les infor-
f. Un autre fil d’épaisseur a′ donne une tache de di raction
mations qu’un astrophysicien peut tirer d’un document de
de largeur d = 4,0 mm sur l’écran.
ce genre.
En déduire la valeur de a′.

Approfondissement
21 Mesure de la vitesse du sang
redshifted Un émetteur E et un récepteur R à ultrasons sont placés
en deux endroits d’une veine. E est placé en amont, et R
en aval par rapport à l’écoulement du sang dans la veine.
La célérité des ultrasons dans le sang est c et la vitesse du
sang dans la veine v. Tout se passe comme si la source des
ondes sonores se déplaçait à la vitesse du sang.
a. E émet une onde de fréquence f.
20 Diffractions multiples Quelle est la fréquence f ′ mesurée par R ?
COMPÉTENCE Exploiter la relation décrivant une figure b. Les emplacements de E et R sont inversés.
de diffraction. Quelle est la fréquence f ″ mesurée par E ?
Une fente verticale, de largeur a = 0,28 mm, est éclairée par c. Exprimer f ″ − f ′ en fonction de f, v et c. Pourquoi est-ce
un faisceau laser monochromatique de longueur d’onde plus précis de mesurer l’écart de fréquence, et non seule-
λ = 650 nm (Fig. 1). ment f ′ ou f ″ ?
La figure de action obtenue sur un écran situé à la dis- d. En déduire la vitesse du sang si f ″ − f ′ = 1 700 Hz,
tance D est donnée sur la figure 2. f = 5,0 MHz et c = 1 500 m.s–1.

98 PARTIE 1 OBSERVER
22 Audition étrange d.
quelle distance de O y a-t-il la première coïncidence entre
Deux haut-parleurs sont placés à une distance a = 5,0 m
deux franges brillantes correspondant aux deux systèmes
l’un de l’autre. Ils sont alimentés par le même générateur
de franges ?
délivrant une tension sinusoïdale de fréquence f.
L’oreille gauche d’un auditeur est placée sur la médiatrice
des haut-parleurs, à la distance D = 40 m, l’autre oreille est
24 Compter les franges
placée à d = 20 cm de cette médiatrice.
Des franges d’interférences sont réalisées avec un sys-
tème de deux fentes parallèles distantes de a = 0,80 mm.
d La lumière utilisée est émise par une lampe à vapeur de
a sodium, de longueur d’onde λ = 589 nm.
La demi-ouverture angulaire de la tache centrale de dif-
D
fraction est θ = 5,0°.
a. Calculer la valeur de l’interfrange i sur un écran placé à
a. Expliquer pourquoi l’ensemble des deux haut-parleurs D = 1,0 m des fentes.
ainsi alimentés permet d’obtenir des interférences d’ondes lD
Elle est donnée par i .
sonores. a
b. Calculer le nombre de franges brillantes présentes sur
b. L’auditeur se bouche l’oreille droite : entend-il un maxi-
l’écran dans la tache centr action.
mum ou un minimum d’amplitude ?
c. Sans modifier les fentes, comment serait-il possible
Le résultat dépend-il de la fréquence ?
d’augmenter la distance entre les franges ?
c. Les franges d’interférences produites sont séparées
vD Le nombre de franges changerait-il ?
d’une interfrange i .
fa
Pour quelles fréquences l’auditeur entend-il un maximum
d’amplitude pour chaque oreille ?
25 Franges circulaires
d. Pour quelles fréquences l’auditeur n’entend-il que de Un dispositif interférentiel comporte deux sources lumi-
l’oreille gauche ? neuses S1 et S2 synchrones, ponctuelles, monochroma-
Données : tiques et séparées d’une distance a = 5,9 m.
ü célérité du son : v = 340 m.s–1 L’écran d’observation est placé perpendiculairement à l’axe
ü domaine des fréquences audibles : entre 20 Hz et 20 kHz S1S2, à la distance OH = D = 2,0 m, O étant le milieu de S1S2.
La longueur d’onde utilisée est λ = 589 nm.
23 Interférences
en lumière polychromatique M

Deux fentes fines verticales parallèles, distantes de a,


constituent deux sources de lumière monochromatique
synchrones.
Des interférences sont observées sur un écran parallèle au
θ
plan contenant les fentes, et situé à une distance D de ce S1 O S2 H
plan.
D
a. Décrire ce qui est observé sur l’écran. a
Pourquoi les fentes doivent-elles être très fines ?
a. Montrer que les deux ondes interfèrent constructivement
b. La longueur d’onde utilisée est λ = 510 nm. en H.
lD
Calculer l’interfrange i si a = 1,0 mm et D = 1,5 m. b. Pour les rayons qui interfèrent en M, la érence de
a
c. La lumière émise par les sources est maintenant consti- marche entre l’onde venue de S1 et l’onde venue de S2 est
tuée de deux longueurs d’onde, λ 1 = 420 nm (violet) et δ = a cosθ, où θ est l’angle défini sur le schéma.
λ 2 = 630 nm (rouge). En déduire que la figure d’interférences présente des
Deux systèmes de franges sont ainsi observés sur l’écran : cercles brillants centrés sur H.
les franges violettes et rouges sont-elles séparées de la c. Montrer que les points situés respectivement à 1,0 m,
même distance ? 1,5 m et 2,0 m de H sont sur une frange brillante.

3. Propriétés des ondes 99


r A
26 Interférences
Voulant observer des inter- ü Les deux trous étant rapprochés de l’axe, les franges
y s’écartent les unes des autres.
férences, Julien perce un
petit trou avec la pointe En utilisant ces résultats, trouver l’expression correcte de
de son compas dans un l’interfrange i, en justifiant le raisonnement.
carton. En voulant l’agran- 4. Donner la valeur de i obtenue avec le laser hélium-néon.
dir, il se trompe et perce x
un deuxième trou juste
Aides
à côté du premier. Après
avoir éclairé le carton avec
1
une source laser, il observe
des raies lumineuses et Fig. 1
sombres sur un écran placé 2

loin du carton : il vient de réaliser une expérience d’interfé-


rences (Fig. 1) ! 3

Le dispositif de Julien comprend donc une plaque percée de 4


deux trous distants de a = 500 µm.
La source émettrice S est un laser hélium-néon, de lon-
gueur d’onde λ = 633 nm. La plaque est placée à une dis-
tance d = 20 cm de la source, et l’écran à une distance D = 27 Radars… et effet doppler
4,0 m de la plaque. Les deux trous S1 et S2 de même dia-
mètre sont placés à égale distance de la source et se com-
portent comme deux sources synchrones.

écran

S1
a O
z’ z
S2

d D

1. Expliquer le phénomène d’interférences. 1


2. Au point O, la frange est-elle brillante ou sombre ?
Justifier. 2

3. Les franges brillantes sont équidistantes. La distance qui


les sépare est appelée interfrange et notée i. On cherche à
connaître les paramètres dont peut dépendre i (nature de
la source, distances a, d, D) et à en donner une expression
parmi les propositions suivantes :
lD Da ld
1 2 lD 2 3 4 5
a l D a
a. Par analyse dimensionnelle, éliminer une ou plusieurs
propositions. 3

b. En réalisant plusieurs expériences, où l’on fait varier un


seul paramètre en laissant les autres identiques, on ec-
tue les constatations suivantes : 4
ü l’utilisation d’un laser vert montre que l’interfrange
diminue.
ü Si on éloigne l’écran, l’interfrange augmente.

100 PARTIE 1 OBSERVER


sonore. Pour simplifier cette approche, la réflexion de vitesse v inférieure à c
l’onde sur l’obstacle ne sera pas prise en compte. La figure 3 représente le front de l’onde sonore à la date
Par ailleurs, on rappelle que plus la fréquence est élevée, t = 4 T.
plus le son est aigu.
I. Un véhicule muni d’une sirène est immobile
La sirène retentit et émet un son de fréquence f = 680 Hz.
Le son émis à la date t = 0 se propage dans l’air à la vitesse S
c = 340 m.s–1 à partir de la source S (Fig. 1). On note λ la
longueur d’onde correspondante.

Fig. 3

1. Le véhicule se rapproche d’un observateur immobile.


Pendant l’intervalle de temps T, le son parcourt la distance
λ. Pendant ce temps, le véhicule parcourt la distance d = vT.
La longueur d’onde λ′ perçue par l’observateur à droite de
la source S a donc l’expression suivante : λ′ = λ – vT (1)
a. Rappeler la relation générale liant la vitesse de propaga-
tion, la longueur d’onde et la fréquence.
c
b. En déduire que la relation (1) permet d’écrire f ¢ f
c -v
Fig. 1 ′ étant la fréquence sonore perçue). 4
c. Le son perçu est-il plus grave ou plus aigu que le son
La figure 2 représente le front d’onde à la date t = 4 T d’origine ? Justifier.
(T étant la période temporelle de l’onde sonore.) 2. Dans un deuxième temps, le véhicule s’éloigne de l’ob-
servateur à la même vitesse v.
a. Donner, sans démonstration, les expressions de la nou-
velle longueur d’onde λ″ et de la nouvelle fréquence f ″ per-
première onde
deuxième onde çues par l’observateur en fonction de f, v et c. 5
S
b. Le son perçu est-il plus grave ou plus aigu que le son
d’origine ? Justifier.
3. On admet qu’une expression approchée de la fréquence
v
Fig. 2 f ′ est f ¢ f 1 . Calculer, en km.h–1, la vitesse du véhicule
c
Répondre par vrai ou faux aux tions suivantes en qui se rapproche de l’observateur sachant que ce dernier
justifiant votre choix. perçoit alors un son de fréquence f ′ = 716 Hz. 6

1. Une onde mécanique se propage dans un milieu maté-


riel avec transport de matière. 1 Aides
2. La longueur d’onde est indépendante du milieu de pro-
pagation. 1
3. Un point M distant du point S d’une longueur égale
2
à 51,0 m reproduit le mouvement de la source S avec un
retard τ = 1,5 s. 2 3
4. Le front d’onde a parcouru d = 40,0 m à la date t = 3T.
4 1.a.
5. Deux points situés à d ′ = 55,0 m l’un de l’autre dans la
même direction de propagation vibrent en phase.
6. L’onde se réfléchit sur un obstacle situé à la distance 5
d ″ = 680 m de la source. L’écho de l’onde revient à la source
6
2,0 s après l’émission du signal. 3

3. Propriétés des ondes 101


r
28 Diffraction des ondes lumineuses
On réalise une expérience de action des ondes lumi- Le point source S de la surface du liquide contenu dans
neuses à l’aide d’un laser émettant une lumière mono- la cuve à ondes est animé d’un mouvement vertical sinu-
chromatique de 411 nm de longueur d’onde, une fente de soïdal de fréquence f = 20 Hz et d’amplitude a supposée
largeur a et un écran situé à une distance D de la fente. constante a = 2 mm (on néglige l’amortissement dû aux
forces de frottement).
fente de largeur a a. Calculer la longueur d’onde λ de l’onde progressive.
b. On considère un point M de la surface de l’eau situé à
θ d d = 12 cm du point S.
laser
Le point M vibre-t-il en phase ou en opposition de phase
λ= 411 nm D avec le point source S ? Justifier.
écran 2. On réalise maintenant des interférences à la surface de
a. Donner le domaine des longueurs d’onde dans le vide l’eau.
associé aux radiations visibles. 1 Deux points sources synchrones, notés S1 et S2, vibrant en
b. Une onde lumineuse est-elle une onde mécanique ? phase et ayant même amplitude a, émettent chacun une
Justifier. onde progressive. On s’intéresse à la zone où les deux ondes
c. Donner la relation entre la longueur d’onde dans le vide interfèrent. En un point P de la région où se superposent les
λ, la célérité de la lumière dans le vide c et la période de ondes issues des deux sources, δ = S2P – S1P représente la
l’onde T. Préciser les unités. érence de marche entre les deux ondes qui arrivent en P.
d. En déduire la période T d’une onde électromagnétique a. Donner l’état vibratoire d’un point noté P1 de la surface
de longueur onde λ = 411 nm. On donne c = 3,00.108 m.s–1. de l’eau tel que S1P1 = 8,0 cm et S2P1 = 17 cm en justifiant
e. On suppose qu’un faisceau parallèle de lumière de lon- la réponse.
gueur d’onde λ, traverse une fente de largeur a. Donner la b. On considère le segment S1S2 de longueur S1S2 = 11 cm.
relation entre l’écart angulaire du faisceau acté θ, la Déterminer l’amplitude A du mouvement du point O milieu
longueur d’onde λ, et la largeur de la fente a. de ce segment.
f. Sachant que pour des petits angles il est possible de c. Montrer que, sur le segment S1S2, deux points consécu-
faire l’approximation tan θ ≈ θ, l’angle étant exprimé en l
tifs d’amplitude maximale sont distants de .
radians, donner la relation entre θ, la distance entre la fente 2
d. Combien y a-t-il de points d’amplitude maximale sur le
et l’écran D et la largeur de la tache centrale de action segment S1S2 ?
d. 2

g. Établir la relation : a
2lD
3
Aide
d
h. Calculer les valeurs de a dans les deux cas suivants :
ü λ = 411 nm, D = 20 cm et d = 1,0 mm.
ü λ = 411 nm, D = 20 cm et d = 0,10 mm. 2.2

Aides

1
Rédiger une synthèse
2 de documents
3 30 Applications de l’effet Doppler
En vous appuyant sur le 2 de la page ci-contre
et sur le paragraphe 3.4 du cours rédiger un paragraphe
expliquant comment une mesure de plusieurs fréquences
29 Interférences à la surface de l’eau permet de connaître la vitesse de déplacement d’une
Diverses expériences sont réalisées dans une cuve à ondes, source, et pourquoi le type d’onde utilisé n’est pas le même
afin de déterminer certaines caractéristiques de l’onde. selon la vitesse à déterminer.
1. On produit des ondes progressives circulaires à la sur- Votre texte n’excédera pas une page et pourra s’appuyer
face de l’eau en utilisant une cuve à ondes. sur un schéma.

102 PARTIE 1 OBSERVER


1 C ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES
DO

Limite de résolution
d’un instrument d’optique

Fig. 1

Fig. 2

SCIENCE ET SOCIÉTÉ
2 C
DO

Vitesse limitée !

Fig. 3

3. Propriétés des ondes 103


Pour démarrer le chapitre 4
125 6

MATHÉMATIQUES
1
A B C D
PHYSIQUE-CHIMIE
2  
A B C D
3
4

5
A

B
C

D
6
A
B
C
D
7
8
9
a. b. c. d.
10

u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

104 PARTIE 1 OBSERVER


Ch apit r e

4 Analyse spectrale

Modélisation
moléculaire de
la ribonucléase
(proteine). La spectroscopie par résonance magnétique nucléaire
est une méthode de choix pour la détermination
des structures tridimensionnelles de macromolécules
biologiques telles que les protéines.
Plus généralement, l’analyse spectrale est un outil
irremplaçable d’analyse d’espèces chimiques.
Comment réaliser et exploiter des spectres
pour identifier des atomes et des molécules
105
t t

1 Comment exploiter un spectre infrarouge ?


OBJECTIF

Identifier des liaisons chimiques à l’aide d’un nombre d’onde.


Exploiter un spectre infrarouge pour déterminer un groupe
caractéristique.

Fig. 1 Spectrophotomètre IR.

Note
Cette étude se limite aux rayonnements
compris entre 1 500 cm−1 et 4  000  cm−1.
Notons que la vibration d’une liaison simple
C—C ou C—N correspond à un nombre
d’onde inférieur à 1 500 cm−1 et n’est donc
pas étudiée.

Nous allons étudier les spectres de l’éthylcyclohexane (Fig. 2) et du cyclo-


hexyléthène (Fig. 3).
Aides
a Décrire les différences notables entre les deux spectres. 1
1
b En déduire le nombre d’onde caractéristique de la liaison C C.
2

c Comparer le spectre de l’éthylcyclohexane à ceux des espèces 2


chimiques 1 à 7 (Fig. 4) et compléter le tableau des nombres d’onde
caractéristiques des différentes liaisons chimiques.
Type de liaisons C C O—H C O N—H C—H

Nombres 2 700 – 3 100


d’onde (cm–1)
3
d Montrer que le spectre IR de l’espèce chimique n° 8 est compatible
2.3
avec la structure de la butanone. 3

T (en %) T (en %)
100 100 CH2
CH3

CH2 CH

50 50

σ (en cm–1) σ (en cm–1)


0 0
4 000 3 000 2 000 1 500 4 000 3 000 2 000 1 500

Fig. 2 Spectre et représentation de l’éthylcyclohexane. Fig. 3 Spectre et représentation du cyclohexyléthène.

106 PARTIE 1 OBSERVER


Cyclohexanol Acide cyclohexane carboxylique

100 100

1 5
50 50

0 0
4 000 3 000 2 000 1 500 4 000 3 000 2 000 1 500

Cyclohexylamine Cyclohexane carboxylate de méthyle

100 100

2 6
50 50

0 0
4 000 3 000 2 000 1 500 4 000 3 000 2 000 1 500

Cyclohexylméthanal N-Cyclohexylacétamide

100 100

3 7
50 50

0 0
4 000 3 000 2 000 1 500 4 000 3 000 2 000 1 500

Cyclohexanone Butanone

100 100

4 8
50 50

0 0
4 000 3 000 2 000 1 500 4 000 3 000 2 000 1 500

Fig. 4 Spectres IR et représentation de huit espèces chimiques.

4. Analyse spectrale 107


Activité DOCUMENTA IRE

2 Comment exploiter un spectre UV-visible ?


OBJECTIF

Exploiter des spectres UV-visible et déterminer la longueur d’onde


au maximum d’absorption pour des substances organiques ou inorganiques.

  Fig. 5 Spectrophotomètre UV-visible.

l Échantillons
A B C
λmax = 253 nm λmax = 222 nm λmax = 222 nm
Amax : 0,80 Amax : 0,83 Amax : 0,28
et
λmax = 294 nm
Amax : 0,32

Fig. 7 Description du spectre UV-visible


de trois échantillons.
A
1
훌max = 222 nm
0,8 Aides
0,6
0,4 1

0,2
λ
0
200 300 400 500 600 700 800

Fig. 6 Spectre UV-visible de l’isoprène : c = 4,0.10–5 mol.L–1 ; ℓ = 1,0 cm.


2
a Décrire le spectre de l’isoprène (Fig. 6). 1

b Déterminer si le maximum d’absorption λmax est dans l’UV ou dans


le visible. La molécule est-elle colorée ? Quelle serait la valeur de
λmax pour une solution de couleur verte ? 2

c Calculer les valeurs de l’absorbance aux longueurs d’onde 200,


210, 220, 230 et 240 nm pour un échantillon deux fois plus dilué. 3
Tracer alors l’allure du spectre de cet échantillon dilué. 3

d Les spectres d’autres échantillons sont décrits dans un tableau


(Fig. 7). Déterminer celui qui pourrait correspondre à de l’isoprène. 1.2

108 PARTIE 1 OBSERVER


t t

3 Comment exploiter un spectre RMN ?

Relier un spectre RMN simple à une molécule organique donnée,


OBJECTIF

à l’aide de tables de données.


Identifier les protons équivalents.
Relier la multiplicité du signal au nombre de voisins.

Fig. 8 Spectrophotomètre RMN.


 
Aides
Pour chacun des spectres, relier chaque signal au(x) proton(s)
correspondant(s).
a Spectre 1 1.
CH3
CH3
H3C C
C CH3

O δ (en ppm)

3 2 1 0
2.
b Spectre 2
CH3 CH3 6H
H3C 6H
C CH
Br O CH3
1H
δ (en ppm)
3.
4 3 2 1 0

c Spectre 3
O H H Cl

C C Cl
H C

O
Cl H 4.
Cl

δ (en ppm)

10 8 6 4 2 0

4. Analyse spectrale 109


Activité EXPÉRIMENTALE

4 Caractérisation des colorants d’un sirop de menthe


OBJECTIF

Mettre en œuvre un protocole expérimental pour caractériser


une espèce colorée.

1 Caractérisation du bleu patenté


Avant d’enregistrer le spectre de la solution fournie de bleu patenté de
concentration 1,0.10−3 mol.L−1, il est nécessaire de la diluer 100 fois.

a Indiquer le matériel nécessaire à la dilution et proposer un proto-


cole succinct.
b Vi est le volume prélevé, Vf le volume final, ci et cf les concentra-
tions respectives des solutions initiale et finale. L’incertitude rela- Tartrazine (ct = 4,0.10−5 mol.L−1)
Dc Dci DVf DVi
tive sur cf est donnée par la formule : f . A
cf ci Vf Vi 1,2
En utilisant les informations données sur le matériel, exprimer la 1
concentration cf avec son incertitude. 0,8
0,6
PROTOCOLE 0,4
u 0,2
u 0
400 500 600 700 800

Bleu patenté (cbp = 1,0.10−5 mol.L−1)


c Tracer le spectre d’absorption de l’échantillon dans le visible. A
1,2
d En déduire les caractéristiques spectroscopiques du bleu patenté.
1
0,8
2 Recherche des colorants d’un sirop de menthe 0,6
0,4
La lecture de l’étiquette de la bouteille d’un sirop de menthe indique la
présence de deux colorants : le bleu patenté (E131) et la tartrazine (E102) 0,2
dont les spectres d’absorption sont donnés (Fig. 9). La suite de ce travail 0
400 500 600 700 800
vise à vérifier cette information par spectroscopie et à estimer la quantité
de chaque colorant dans le sirop. Fig. 9 Spectres UV-visible des colorants.

e Déterminer les caractéristiques spectroscopiques h Mettre en œuvre cette méthode après accord du
de la tartrazine. professeur.
f La mesure de l’absorbance est limitée à une valeur i Mesurer l’absorbance de l’échantillon entre 400 et
maximale pour chaque spectrophotomètre. Prévoir 800 nm et tracer le spectre correspondant.
les longueurs d’onde pour lesquelles il faudra véri- j Montrer que le spectre est en accord avec la présence
fier que cette limite n’est pas dépassée. des deux colorants E131 et E102.
g Faire la mesure ; si l’absorbance est trop élevée, propo- k Exploiter ce spectre pour déterminer leur concentra-
ser une méthode permettant d’obtenir un échantillon tion respective.
de sirop qui convienne à l’étude spectroscopique.

110 PARTIE 1 OBSERVER


Cour s

Une espèce chimique est susceptible d’interagir avec un rayonnement


électromagnétique. L’étude de l’intensité du rayonnement (absorbé ou réé-
mis) en fonction des longueurs d’onde s’appelle l’analyse spectrale. Selon
les longueurs d’onde considérées, différentes informations sur la structure
de l’espèce étudiée peuvent être collectées. Nous nous intéressons dans ce
chapitre à trois spectroscopies couramment utilisées au laboratoire.

1 Spectroscopie UV-visible u Activités 2 p. 108 et 4 p. 110

1.1 Principe
A

l0

λ (en nm)

Dans le spectrophotomètre UV-visible (Fig. 1), un rayonnement La comparaison des deux La courbe qui représente
monochromatique de longueur d’onde λ (entre 200 et 800 nm) faisceaux d’intensités l’absorbance en fonction
traverse simultanément l’échantillon (solution homogène respectives l et l0 permet de la longueur d’onde,
d’une substance) et la référence (cuve remplie du même solvant de calculer l’absorbance A = f(λ), est le spectre
que l’échantillon). de l’échantillon de l’échantillon.
à la longueur d’onde λ.

1.2 Le spectre UV-visible


Note
I
Le rapport représente la transmittance T
I0
de l’échantillon analysé.
La transmittance est une grandeur utilisée
L’absorbance A se définit à partir de l’intensité transmise I et de l’intensité en spectroscopie infrarouge.
de référence I0 :
I
A - log
I0

Elle est comprise entre 0 (pas d’absorption) et + ∞ (absorption totale), mais


un spectrophotomètre (Fig. 1) ne la mesure qu’entre 0 et 3. Elle est liée à
la concentration c de la solution par la loi de Beer-Lambert : A e ¥ ℓ ¥ c.
ε coefficient d’absorption molaire en L.mol−1.cm−1 ; ℓ : longueur de la cuve
en cm ; c : concentration, en mol.L−1, de l’espèce chimique responsable de
l’absorption.
REMARQUE : dans le cas d’une solution contenant plusieurs espèces
chimiques absorbantes (à une longueur d’onde donnée), l’absorbance
totale de la solution est la somme des absorbances de chaque espèce.
Par exemple,
A = A1 + A2 + A3 = ε1 ℓ c1 + ε2 ℓ c2 + ε3 ℓ c3
3
aussi notée : A Âeilci Fig. 1 Spectrophotomètre UV-visible.
i 1

4. Analyse spectrale 111


r

EXEMPLE : pour le paracétamol (Fig. 2) : λ


(en nm)
λmax = 247 nm et ε247 = 1,3.10−4 L.mol−1.cm−1. 0
200 240 280 320

Fig. 2 Spectre UV du paracétamol


A lication en solution dans le méthanol
(c = 6,6.10–5 mol.L–1 ; ℓ = 1,0 cm).
ª Comment décrire un spectre UV-visible ?

0
200 240 280 320 360
λ (en nm)
Fig. 3 Spectre UV de l’acide salicylique
u Exercice 6 p. 125 en solution dans du méthanol
(c = 7,2.10–5 mol.L–1 ; ℓ = 1,0 cm).

vert (546,1 nm) Couleur primaire RVB

1.3 Couleur d’un composé chimique Cyan


Couleur
500 nm
570 nm
Jaune (590,0 nm)
Couleur primaire
Le maximum d’absorbance permet de connaître la plage des longueurs primaire
CMJN CMJN
blanc)
d’onde absorbées et d’en déduire la couleur de l’échantillon en utilisant le 610 nm

triangle des couleurs si cette plage est dans le visible (Fig. 4). Ainsi, le colo- Bleu
(435,8 nm)
Ligne des pourpres Rouge
(700,0 nm)
rant alimentaire E104 absorbe dans le bleu (entre 350 et 480 nm) (Fig. 5). Couleur Magenta
Couleur primaire CMJN
Couleur
primaire primaire
Sa couleur est donc la couleur complémentaire : le jaune. RVB RVB

Fig. 4 Triangle des couleurs.

2 Spectroscopie IR u Activité
p. 106
1
0,6
A

2.1 Principe 0,4

La spectroscopie infrarouge (IR) est, dans son principe, semblable à la spec-


0,2
troscopie UV-visible (voir le paragraphe 1.1). Dans le domaine de longueur
d’onde concerné (2 500 − 25 000 nm), le rayonnement électromagnétique λ (en nm)
interagit avec les liaisons covalentes de la molécule. Pour cette raison, la 0
350 400 450 500 550
spectroscopie IR permet de repérer la présence de certaines liaisons et
d’en déduire les groupes caractéristiques de la molécule étudiée. Fig. 5 Spectre UV-visible du colorant E104.

112 PARTIE 1 OBSERVER


2.2 Le spectre infrarouge d’une molécule

La transmittance T se définit à partir de l’intensité transmise I et de l’in-


I
tensité de référence I0 (voir le paragraphe 1.2) : T et A - log T
I0
T est comprise entre 1 (pas d’absorption) et 0 (absorption totale).
1
Le nombre d’onde est défini par σ = ; σ est couramment exprimé en cm−1.
l

Cette interaction correspond dans un modèle classique à la mise en vibration


Formule du chlorure
de la liaison (Fig. 7).
d’hydrogène
T (en %)
100
une bande
H— Cℓ
d’absorption
à 3 400 cm–1

50 Modélisation
trois bandes
d’absorption Fig. 7 Modèle classique d’une liaison.
à 3 000, 2 960
et 2 900 cm–1 La liaison entre deux atomes est modélisée
σ (en cm–1) par un ressort reliant deux masses : celui-ci
0 se met à vibrer lors de l’absorption de l’onde
4 000 3 000 2 000 1 500 800 600 électromagnétique. La fréquence de vibration
est caractéristique du système {ressort-
Fig. 6 Exemple de spectre IR.
masse} donc de la liaison entre deux atomes.
■ Chaque type de liaison chimique produit une bande d’absorption carac-
téristique dont le nombre d’onde se trouve dans les plages proposées ci-
dessous (Fig. 8).
Note
La plage de nombres d’onde correspondant
à la bande caractéristique de la liaison C−H
-1 dépend de la nature de cette liaison :
● pour les alcanes, σ(C
ane−H) : entre 2 800
3800 3600 3400 3200 3000 2800 1800 1600 1500 et 3 000 cm−1 ;
● pour les alcènes, σ(C
ène−H) : entre 3 000
Fig. 8 Plages d’absorption en infrarouge pour différentes liaisons. et 3 100 cm−1 ;
● pour les aldéhydes, σ(C
ald−H) : entre 2 750
■ Une liaison chimique donnée, par exemple C=O, absorbe dans des et 2 900 cm−1.
plages qui dépendent du groupe caractéristique auquel la liaison appar-
tient (Fig. 9).
EXEMPLE : la liaison C=O d’un aldéhyde absorbe entre 1 650 et 1 730 cm−1,
celle d’un ester absorbe entre 1 700 et 1 740 cm−1 et celle d’un acide car-
boxylique absorbe entre 1 680 et 1 710 cm−1.

4. Analyse spectrale 113


r

2.3 Déterminer des groupes caractéristiques


Les nombres d’onde utiles à la recherche des groupes caractéristiques
sont supérieurs à 1 500 cm−1 (partie gauche du spectre). La partie droite
(σ < 1 500 cm−1) n’est utile que pour comparer deux spectres.

Note
Si après l’analyse d’un spectre IR plusieurs
conclusions sont possibles, il faut croiser les
informations issues d’autres spectroscopies.

Groupes Formule Fonction  Bandes


caractéristiques caractéristiques (cm–1)
O—H alcool libre :
3 580 – 3 670
hydroxyle —OH alcool
O—H alcool lié :
3 200 – 3 400
O C O : 1 650 – 1 730
carbonyle
aldéhyde Cald —H : 2 750 – 2 900
(fin de chaîne) C
H (deux bandes)

O
carbonyle
cétone C O : 1 650 – 1 730 100
(milieu de chaîne) C

O
carboxyle acide O—H : 3 200 – 3 400 50
(fin de chaîne) C carboxylique C O : 1 680 – 1 710
OH

O 0
4 000 3 000 2 000
carboxyle
ester C O : 1 700 – 1 740
(milieu de chaîne) C Fig. 10 Spectre IR d’une molécule
O de formule brute C6H12O2.
—NH2 N—H : 3 100 – 3 500
amino ou amine (souvent deux bandes)
—NH— et 1 560 – 1 640 (large)
Fonction Indices
O
aldéhyde Il manque la liaison Cald —H
C cétone σ = 1 735 cm–1 est trop
NH N—H : 3 100 – 3 500 élevé pour une cétone
amide ou amide et 1 560 – 1 640 acide
O Il manque la liaison OH
C O : 1 640 – 1 690 carboxylique
C ester σ = 1 735 cm–1 correspond
NH2 à la zone des esters
amide Il manque la liaison N—H
Fig. 9 Plages de nombres d’onde délimitant les bandes d’absorption IR
des principaux groupes caractéristiques et fonction chimique associée. Fig. 11 Recherche du groupe caractéristique.

114 PARTIE 1 OBSERVER


A lication CH3

ª Comment déterminer le groupe caractéristique de la molécule H3C O H O


du spectre de la figure 10 ?
H
   
  Fig. 12 Exemple de liaison hydrogène
(en rose) au sein du méthanol.

u Exercice 10 p. 126
a. T (en %)
100

2.4 Détecter des liaisons hydrogène


Une liaison hydrogène est une interaction intermoléculaire, représentée
en pointillés, qui s’établit entre un atome d’hydrogène lié à un atome N, O
ou F et un doublet non liant d’un autre atome N, O ou F (Fig. 12).

σ
(en cm–1)
0
4 000 3 600 3 200 2 800
b. T (en %)
100

A lication
σ
ª Mise en évidence de la liaison hydrogène (en cm–1)
0
4 000 3 600 3 200 2 800
c. T (en %)
ü 100

σ (en cm–1)
0
4 000 3 600 3 200 2 800
Fig. 13 Étude des bandes caractéristiques
u Exercice 23 p. 130 de l’hexan-1-ol : a. liquide pur ; b. solution
diluée ; c. solution très diluée.

4. Analyse spectrale 115


r

3 Spectroscopie RMN u Activité 3 p. 109

3.1 Principe
La résonance magnétique nucléaire (RMN) est une technique d’analyse large-
ment utilisée au laboratoire. Elle permet d’identi er les atomes d’hydrogène
d’une molécule et informe sur leur environnement chimique, c’est-à-dire sur
le nombre et la nature des atomes de leur environnement proche (Fig. 14).

excitation par une onde radio


(fréquence de plusieurs
centaines de mégahertz)

enregistrement
et traitement mathématique

8 7 6 5 4 3 2 1 0
Exemple de spectre RMN du proton

Fig. 14 Principe de la spectroscopie RMN.

3.2 Le spectre RMN


Le spectre RMN est constitué d’un ensemble de signaux, amas de pics fins.
Note
Un appareil de RMN émet une onde
Chaque signal correspond à un atome ou un groupe d’atomes d’hydrogène.
électromagnétique qui interagit avec le
L’environnement de l’atome ou du groupe d’atomes d’hydrogène influe sur : noyau des atomes d’hydrogène, donc avec
• la position du signal, repérée en abscisse par une grandeur appelée le proton qui le constitue, d’où le nom de
RMN du proton utilisé pour cette technique
déplacement chimique et définie au paragraphe 3.3 ;
et l’utilisation indifférenciée des termes
• son aire (voir le paragraphe 3.5) ; noyau d’atome d’hydrogène et proton dans
• sa multiplicité (nombre de pics le composant, voir le paragraphe 3.6). ce chapitre.

3.3 Déplacement chimique


En RMN, l’abscisse d’un signal associé à un proton donné n’est pas sa fré-
quence de résonance νmes, mais l’écart relatif de νmes à une fréquence de
référence νréf. Cet écart est appelé déplacement chimique (noté δ) : Le tétraméthylsilane (TMS) est une espèce
nmes - nréf chimique ajoutée à l’échantillon à étudier
d ¥ 106 en ppm (partie par million) avant d’enregistrer le spectre.
n0
• νréf est la fréquence de résonance des protons du TMS (Fig. 15). CH3

• ν0 est une fréquence proportionnelle au champ magnétique B0 (Fig. 14). H3C Si CH3

CH3

Fig. 15 Le tétraméthylsilane.

116 PARTIE 1 OBSERVER


C H
X X ,I
H
O O
H R C H
R O R

C H
H
R H H
N
O R H
H O
R N R H

12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0
δ (en ppm)
Fig. 16 Influence de l’environnement chimique sur le déplacement chimique.

A lication
ª Interpréter des déplacements chimiques

Fig. 17 Spectrophotomètre RMN.


À l’arrière-plan, se trouve l’aimant
supraconducteur (en blanc) dans lequel
est introduit l’échantillon à analyser.

u Exercice 11 p. 126

3.4 Protons équivalents O

C CH3
Dans le cas de molécules simples, des protons sont dits équivalents dans
H3C C
les cas suivants : H2
• les protons sont portés par un même atome de carbone tétraédrique
(cas de CH2 ou CH3) ; Fig. 18 Formule de la butanone.
• si la molécule présente une symétrie, les protons qui se correspondent
sont équivalents.

Des protons portés par des atomes différents peuvent être équivalents.
EXEMPLES :
H O H H O H
H H
H Ha Hd
C C3 H C
H H3 C2 C4 H6 N C H
H C O
C1 C5 H
H2 Hc H5 H H H H
H Hb
H1 H4

• Tous les protons sont équivalents : • Deux groupes différents de protons • Cinq groupes différents de protons
un seul signal en RMN. équivalents : deux signaux en RMN. équivalents : cinq signaux en RMN.

4. Analyse spectrale 117


r

3.5 Aire des signaux, courbe d’intégration

Note
La courbe d’intégration peut également
être appelée signal intégral.

Cette aire est représentée à l’aide de la courbe d’intégration : il s’agit d’une


courbe en paliers dont chaque saut est proportionnel à l’aire du signal et
donc au nombre de protons équivalents.

A lication
CH3
ª Utiliser une courbe d’intégration
H3C C CH2 Br
CH3 d2

ligne d’intégration

d1
δ (en ppm)

4 3 2 1 0

Fig. 19 Spectre RMN


u Exercice 16 p. 128
du 1-bromo-2,2-diméthylpropane.

3.6 Multiplicité du signal


En RMN, le signal correspondant à un proton est souvent multiple, au lieu
d’être un pic unique comme sur la figure 19. Un tel signal est appelé mul-
tiplet. Cette multiplicité complique le spectre, mais fournit de précieuses
informations sur l’environnement chimique des protons.

REMARQUE : attention, pour des enchaînements de type Ha−O−C−Hb ou


Ha−N−C−Hb, Ha et Hb ne sont pas considérés comme voisins.

La hauteur des pics d’un multiplet n’est pas quelconque. Elle est donnée
dans le tableau ci-dessous (Fig. 20).

Note
Doublet Triplet Quadruplet
Si l’hydrogène n’a pas de voisin, le signal
Nombre de H voisins 1 2 3 correspondant est nommé singulet.

Nombre de pics 2 3 4

Aire des pics 1:1 1 : 2 : 1 1 : 3 : 3 : 1

Fig. 20 Description de différents multiplets.

118 PARTIE 1 OBSERVER


3.7 Relier un spectre RMN
à une molécule
Pour interpréter un spectre RMN et le relier à une molécule donnée, il faut
mettre en relation la structure de la molécule et les différentes informa-
tions fournies par le spectre (nombre de signaux, aires, multiplicité, dépla-
cements chimiques).

A lication
H a1 Hb
ª Interpréter un spectre RMN
Ha2 C C Cl

H a3 Cl

Fig. 21 Formule développée


du 1,1-dichloroéthane.
     

       

   

u Exercice 17 p. 128

8 7 6 5 4 3 2 1 0
Fig. 22 Spectre RMN du 1,1-dichloroéthane.

4. Analyse spectrale 119


L ' E S S E N T I E L
Spectroscopie UV-visible Réviser
en autonomie
u Application p. 112
u Exercice résolu
7 p. 125
 

u Applications p. 115
Spectroscopie IR u Exercices résolus
B p. 124 21 p. 129

u Applications
p. 117, 118, 119

Spectroscopie RMN u Exercices résolus


A p. 122 17 p. 128
3
H3 H2 H
intégration
1
2

Multiplicité Nom du multiplet Nombre de protons voisins

120 PARTIE 1 OBSERVER


Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621
236 10 6 Triplet

1 Spectre UV-visible
a.
A
B
b.
C
c.
D

7 Multiplicité
2 Description d’un spectre IR

A
8 Courbe d’intégration
B
C
D 9 Déplacement chimique
E

3 Exploitation d’un spectre IR


10 Groupe caractéristique azoté
A
B
A
C
D

4 Description d’un spectre RMN B

5 Étude d’une cétone C

11 Nomenclature

H2

a. 12 Trois spectroscopies
b. a.

c. b.

4. Analyse spectrale 121


Exercices RÉSOLUS

A Suivi d’une réaction de déshydratation


ÉNONCÉ

2-méthylbutan-2-ol 2-méthylbut-2-ène

Fig. 1

1 Étude du spectre du 2-méthylbutan-2-ol


a.

1
b.
Fig. 2
1
c.

d.
2

2 Étude du spectre du 2-méthylbut-2-ène


a.
3
Fig. 3

Aides
H 1
b. 3
4 2
c.
3

3 Étude d’un mélange

6
a. 5
b. 6

122 PARTIE 1 OBSERVER


RÉSOLUTION b.  

1 a. 3
c.
 
G2
OH
H3C    
G1 CH3
H3C C G3
H2
3 a.  
G4  

b.  
 
b.

Groupe de protons Déplacement chimique

c.

d.
 

Groupe Déplacement Nombre


Multiplicité
de protons chimique de voisins

2 a. CH3

CH3
H3C

4. Analyse spectrale 123


Exercices RÉSOLUS

B Relier un spectre IR à une structure


ÉNONCÉ
a

ó
ó
ó
ó 1
ó 2

b 3

Aides
1

RÉSOLUTION

a
Nom du groupe Caractéristiques
Formule Nom de la fonction Nom de la molécule
caractéristique spectroscopiques en IR
  
  
  
  

  
   
  

  

b


124 PARTIE 1 OBSERVER


r
e.
Applications grandeur qui aurait pu être
utilisée à la place de l’absor-
bance ? Préciser entre quelles
NOMENCLATURE valeurs cette grandeur varie.
EN CHIMIE ORGANIQUE
Spiruline (Spirulina platensis) au
microscope optique (× 250). Très
1 Groupes caractéristiques riche en β-carotène, la spiruline
a. Quel est le groupe caractéristique : est utilisée dans l’alimentation
humaine sous forme de
ó d’un aldéhyde ? ó d’une cétone ?
complément alimentaire.
ó d’une amine ?
ÉSOLU
b. Donner la plus petite formule semi-développée dans

R
chacun des cas.
6 Spectre d’un extrait d’une plante
La seule partie du spectre d’une solution de concentration
2 Nomenclature c = 2,3.10–3 mol.L–1 pour laquelle l’absorbance est non
nulle est donnée ci-dessous.
a. À quelle famille de composés organiques correspondent
les groupes suivants ? A
ó —COOH ó —COOCH3 0,1
ó —CONHCH3 ó —COOC2H5 0,08
b. Toutes ces familles s’écrivent également —COX. Que
représente X dans chacun des cas précédents ? 0,06

0,04
3 Chaîne carbonée 0,02
Combien d’atomes de carbone le squelette carboné des
0
molécules suivantes possède-t-il ? 240 260 280 300 320 340 360 380 400 420
a. Acide propanoïque. b. Butan-2-one.
a. La solution utilisée pour l’analyse est-elle colorée ? Jus-
c. Hexanal. d. Méthylamine.
tifier la réponse.
b. Décrire les deux absorbances de ce spectre.
4 Nomenclature des alcanes
c. Si la solution avait été deux fois plus concentrée, quelle
Comment se nomme un alcane qui possède : aurait été la réponse à la question précédente ?
a. cinq atomes de carbone ? d. Décrire alors l’allure du spectre que l’on aurait obtenu.
b. sept atomes de carbone ?
c. un atome de carbone ? 7 Caractérisation d’un aldéhyde
Une solution contenant un H

SPECTROSCOPIE UV-VISIBLE aldéhyde en concentration O


c = 1,42.10–5 mol.L–1 pos- (CH3)2N
sède le spectre reproduit
5 Spectre du carotène A
ci-contre (la longueur de
a. Dans quel domaine de lon- A la cuve est de 1,0 cm). 0,6
gueur d’onde (UV, visible, IR) a. Quel est le type de 𝛌𝛌max = 395 nm
le spectre du carotène donné spectroscopie ? Justifier la
ci-contre se trouve-t-il ? réponse.
b. Quelle est la longueur b. Repérer les valeurs 0,3
d’onde au maximum d’ab- des longueurs d’onde des 𝛌𝛌max = 255 nm
sorption ? 400 600
deux maxima d’absorp-
c. En déduire la couleur de la solution analysée en utilisant tion et déterminer leurs
le triangle des couleurs. Cette couleur était-elle prévisible ? c ts d’absorption 0
d. La grandeur en ordonnée peut-elle dépasser 1 ? molaires respectifs. 200 300 400 500

4. Analyse spectrale 125


Exercices
ÉSOLU
R

8 Couleur de l’hélianthine c.
spectre n’est pas un alcool.
L’hélianthine, dont le nom provient de celui d’une famille
de plantes, les Hélianthes, est un indicateur coloré dont la 100
couleur en solution dépend du pH de la solution.

50

0
4 000 3 000 2 000 1 500

ÉSOLU

R
On étudie une solution d’hélianthine pour deux pH é- 10 Recherche d’un groupe
rents : pH1 = 1,0 et pH2 = 12,2. caractéristique en IR
A On donne le spectre IR suivant pour un échantillon d’une
molécule A :
1 pH = 12,2
100

0,8

0,6 50

pH = 1,0
0,4
0
4 000 3 000 2 000 1 500
0,2
a. Justifier que A possède une double liaison C O.
0 b. Quels sont les érents groupes caractéristiques pos-
350 400 450 500 550 600 650 sédant une double liaison C O ?
𝛌𝛌 = 464 nm 𝛌𝛌 = 508 nm c. En utilisant les bandes autres que celle caractéristique
a. Pour λ = 508 nm, quelle est la valeur de l’absorbance à de la double liaison C O et sachant que A possède un
pH = 12,2 ? à pH = 1,0 ? unique groupe caractéristique, déterminer ce dernier.
b. Sachant que A = – logT, quel est le pourcentage de
lumière monochromatique de longueur d’onde 464  nm SPECTROSCOPIE RMN
transmis par l’hélianthine si le pH est de 1,0 ?
c. En utilisant le triangle des couleurs, donner la couleur 11 Déplacements chimiques
de la solution d’hélianthine à pH = 1,0 et à pH = 12,2.
a. Repérer le déplacement chimique des signaux du spectre
ci-dessous :

SPECTROSCOPIE IR H2
Cl C CH3
C
9 Spectre à compléter H2 O

Le spectre suivant a été réalisé, mais il manque des


informations. δ (en ppm)
a. Sachant que les valeurs en abscisse sont en  cm–1, de
4 3 2
quel type de spectroscopie s’agit-il ?
b. Quelle est la grandeur en ordonnée sachant qu’elle vaut b. Expliquer la signification de l’unité d’un déplacement
100 % sur la partie supérieure et 0 sur la partie inférieure ? chimique.

126 PARTIE 1 OBSERVER


ÉSOLU
R

12 Nombre de signaux sur un spectre RMN


100
Prévoir, en le justifiant, le nombre de signaux des spectres
RMN des composés suivants :
O O
50
OH
a. b. c. O
CH3

0
H3C CH3 H3C CH3 4 000 3 000 2 000 1 500
d. e. ÉSOLU

R
15 synthèse du paracétamol
COMPÉTENCE Exploiter un spectre UV.
Entraînement Le paracétamol est obtenu à partir du 4-aminophénol. Les
spectres UV-visible du réactif et du produit ont été ectués
13 Chlorophylle A pour des solutions de concentration de 6,6.10–4  mol.L–1
dans le méthanol (longueur de la cuve : 1,0 cm).
COMPÉTENCE Exploiter un spectre visible.
A
1 ó paracétamol
1 4-aminophénol

HO NH
paracétamol
O

0,5 ó 4-aminophénol

0
400 500 600 700 HO NH2

a. À quelle(s) longueur(s) d’onde absorbe la chlorophylle A ?


b. Quelle est la gamme de longueurs d’onde pouvant tra-
verser l’échantillon sans être absorbées ? En déduire la cou- 0
220 250 300 350
leur de la chlorophylle A.
c. L’une des caractéristiques spectroscopiques de la a. Donner les caractéristiques spectroscopiques du para-
chlorophylle A est la suivante : ε = 111 000 (unité) pour cétamol et du 4-aminophénol.
λ = 434  nm. Donner l’expression de la b. La synthèse du paracétamol ectuée, le spectre IR du
loi de Beer-Lambert. brut réactionnel est réalisé et proposé ci-dessous.
d. Quelle est l’unité du c t
d’absorption molaire ?
e. Déterminer la concentration de la
chlorophylle A dans cet échantillon
sachant que la longueur de la cuve est
de 1,0 cm. 50

14 Spectre infrarouge
COMPÉTENCES Exploiter un spectre IR ; associer un groupe 0
caractéristique à une fonction. 4 000 3 000 2 000 1 500

a. Quelles liaisons chimiques peuvent être repérées à Quelles liaisons sont mises en évidence sur le spectre IR ?
l’aide de ce spectre ? c. Ce spectre nous permet-il d’ que la réaction a
b. Le spectre peut-il être celui du butanal ? bien conduit au paracétamol ?

4. Analyse spectrale 127


Exercices
16 Aldéhyde aromatique c.
groupe Gn.
COMPÉTENCES Relier un spectre RMN à une molécule ;
identifier des protons équivalents. d. À l’aide des données du cours (3.3), vérifier que les
valeurs des déplacements chimiques des signaux  RMN
Le spectre RMN du 3,5-diméthylbenzaldéhyde est proposé
sont cohérentes par rapport à l’attribution de la question c.
ci-dessous. Le signal intégral nous permet de connaître le
nombre de protons associés à chacun des signaux  RMN
(nombre indiqué ici directement sur le spectre).

6H
Approfondissement
H 3C H
O
H C
18 Attribution d’un spectre IR
H à une molécule
H3C H
1H
2H
1H
δ (en ppm)

10 8 6 4 2 0

a. Recopier la formule développée du 3,5-diméthylbenzal-


déhyde et entourer les quatre groupes de protons équiva-
lents, que l’on notera G1, G2, G3 et G4.
b. Pour chaque groupe Gn, indiquer le nombre de protons.
c. Attribuer, en le justifiant, chaque signal du spectre à un
groupe Gn. a. Pour chacune des quatre molécules ci-dessous, écrire un
tableau réunissant les informations suivantes :
ÉSOLU
• formule brute ;
R

17 Spectre RMN de l’isobutanol


• nom du groupe caractéristique ;
COMPÉTENCES Relier un spectre RMN à une molécule ; • nom de la molécule ;
identifier des protons équivalents ; interpréter la multiplicité • caractéristiques spectroscopiques en IR.
du signal. b. Relier le spectre CH3CH2CH CH2 O
Le spectre RMN de l’isobutanol est proposé ci-dessous. Le IR ci-dessous à l’une
CH3CH2CH2CH2OH CH3CH2CH2COH
signal intégral nous permet de connaître le nombre de pro- des quatre structures
tons associés à chacun des signaux RMN (nombre indiqué proposées. CH2 CHCH2CH2OH
ici directement sur le spectre).
100
6H
H2
H3C H C
C OH
2H CH3 50

1H 1H
δ (en ppm)
0
4 3 2 1 0 4 000 3 000 2 000 1 500

a. Recopier la formule développée de l’isobutanol et ÉSOLU


R

entourer les quatre groupes de protons équivalents, que


19 Déplacement chimique en RMN
l’on notera G1, G2, G3 et G4. et électronégativité
b. Réunir dans un tableau les données pour chaque Le tableau ci-dessous donne les formules développées de
groupe  Gn : nombre de protons équivalents, nombre de trois molécules et le déplacement chimique du proton
proches voisins, multiplicité. dans chaque cas.

128 PARTIE 1 OBSERVER


Trichlorométhane Tribromométhane Triiodométhane ó ó
O O
Cl Br I

Cl C H Br C H I C H H OH

Cl Br I

7,256 ppm 6,827 ppm 4,900 ppm


100
a. Justifier que d’un spectre Cl
à l’autre, les spectres RMN de
Cl C H
CHCl3, CHBr3 et CHI3 ne dif-
Cl
fèrent que par la position du 50
signal.
11 10 9 8 7
b. En considérant la molé- δ (en ppm)
cule H—Cl, rappeler la notion
d’électronégativité d’un atome. 0
4 000 3 000 2 000 1 500
c. Comment évolue l’électronégativité pour les éléments
chlore, brome et iode ? a. Donner les liaisons chimiques correspondant aux
d. D’après les spectres  RMN, proposer une règle permet- bandes d’absorption de nombres d’onde : σ1 = 3 065 cm–1 ;
tant de lier l’environnement chimique du proton (la pré- σ2 = 2 860 cm–1  ; σ3 = 2 820 cm–1  ; σ4  =  1 703 cm–1  ;
sence proche d’atomes électronégatifs) et le déplacement σ5 = 1 584 cm–1.
chimique correspondant dans le spectre. b. Parmi ces bandes d’absorption, lesquelles sont caracté-
Données : électronégativités χC = 2,55 ; χH = 2,1 ; χCl = 3,16 ; ristiques d’une fonction aldéhyde ?
χBr = 2,96 ; χI = 2,66. c. Quelles sont les absorptions caractéristiques de la fonc-
tion acide carboxylique ?
20 Protons équivalents en RMN d. Peut-on considérer le produit comme pur ?
a. Combien de groupes de protons équivalents la molécule
de 2-méthoxyacétonitrile possède-t-elle ? 22 Suivi d’une réaction par spectroscopie IR
2-méthoxyacétonitrile : N C CH2 O CH3

b. Combien de signaux présente le spectre de cette


molécule ?
c. Quelle est la multiplicité de chaque signal ?
d. Sachant que l’azote est plus électronégatif que le carbone
et l’hydrogène et en utilisant les résultats de l’exercice 19,
proposer l’allure du spectre RMN du 2-méthoxyacétonitrile.

Aide
La séparation des espèces chimiques 2 et 3, produites lors
d’une réaction chimique à partir de 1, a conduit à deux
fractions A et B, que cet exercice cherche à identifier.

ÉSOLU O
R

21 Oxydation de l’acide benzoïque


H O
Le benzaldéhyde s’oxydant lentement à l’air en acide ben-
zoïque, la possibilité de détecter cet acide dans une ancienne
bouteille de cet aldéhyde est étudiée. Le spectre  IR d’une 1 2 3
goutte du contenu de cette bouteille est donné.

4. Analyse spectrale 129


Exercices
c.
le spectre de la figure 1. Proposer une interprétation de la
100 partie gauche du spectre.

100

50

50

0
4 000 3 000 2 000 1 500
0
Fraction A : 4 000 3 000 2 000 1 500
Fig. 1 Spectre IR du 2-méthylpropan-2-ol pur.
100
d. Décrire et expliquer les érences entre les spectres IR
des figures 1 et 2.

50 100

0 50
4 000 3 000 2 000 1 500

Fraction B :
0
100 4 000 3 000 2 000 1 500

Fig. 2 Spectre IR du 2-méthylpropan-2-ol dilué dans le CCl4.

50
e. Prévoir l’allure du pic correspondant à la liaison OH pour
l’acide hexanoïque en solution dans le solvant CCl4. Cette
prévision est-elle en accord avec le spectre de la figure 3 ?

0 100
4 000 3 000 2 000 1 500

a. Nommer la molécule 1.
b. Nommer les molécules 2 et 3. Quel est le groupe caracté- 50
ristique de la molécule 2 caractérisable à l’aide de la spec-
troscopie IR ? Reprendre la question pour la molécule 3.
c. Quelles sont les bandes d’absorption caractéristiques d’un
0
alcène ? Sont-elles présentes sur le spectre du produit 1 ? 4 000 3 000 2 000 1 500
d. Quelles sont les bandes d’absorption caractéristiques Fig. 3 Spectre IR de l’acide hexanoïque dilué dans le CCl4.
d’un aldéhyde d’une part et d’une cétone d’autre part ?
e. Rechercher ces absorptions sur les spectres des frac- f. Sachant que les acides carboxyliques sont susceptibles
tions A et B. de former des dimères (Fig. 4), interpréter le spectre de la
f. En déduire la composition des fractions A et B. figure 3.

O H O
23 Liaisons hydrogène en IR
a. Donner la formule semi-développée du 2-méthyl-
propan-2-ol. O H O
b. Quelles liaisons chimiques de cet alcool se caractérisent
aisément par spectroscopie infrarouge ? Fig. 4 Structure du dimère de l’acide hexanoïque.

130 PARTIE 1 OBSERVER


r
24 Extraction de la vanilline
Cet exercice s’intéresse à l’analyse de la molécule respon-
O
sable du goût vanille du sucre vanillé et à la mesure de sa
H Vanilline
quantité dans un sachet.

HO O

O
Éthylvanilline H

HO

Fig. 1 Deux molécules de l’industrie agroalimentaire.

a. Quel est l’intérêt de la séparation liquide-liquide ec-


tuée lors de la préparation de l’échantillon  E1 ? Quelle
molécule est ainsi éliminée ?
b. La révélation de la CCM conduit au résultat ci-dessous.
Proposer une interprétation.

1. Vérification des données du sachet


Deux molécules sont couramment utilisées dans l’indus-
trie agroalimentaire pour créer un goût vanille : la vanilline
et l’éthylvanilline (Fig. 1).
La première est responsable majoritairement du goût de
gousses de vanille ; la seconde est une molécule de syn-
thèse n’ayant pas d’équivalent dans la nature.
Nous allons vérifier dans un premier temps l’indication
selon laquelle le sucre vanillé est à l’extrait naturel de
vanille.
2. Dosage par spectrophotométrie
Le spectre d’absorption de la vanilline, pour une longueur
d’onde  λ comprise entre 200 et 800 nm, ne présente
qu’une unique absorption à 348 nm.
a. La vanilline est-elle colorée et, dans l’ tive, de
quelle couleur est-elle ?
b. Quelle loi, reliant l’absorbance à la concentration, permet
de tracer une courbe d’étalonnage reliant linéairement l’ab-
sorbance d’une solution à sa concentration en vaniline ?

4. Analyse spectrale 131


r
Solution c (mol.L–1) A

c. Pourquoi choisir de mesurer l’absorbance de la solution


pour une longueur d’onde de 348 nm ?
d. Donner l’expression de la concentration molaire c1 en
vanilline de la solution F1 en fonction de m, V0, V1, V2 et
de la masse molaire M de la vanilline (M = 152,2 g.mol–1).
Les incertitudes absolues sur les mesures ectuées sont
les suivantes :

Incertitude absolue
Matériel
sur la mesure
Fiole jaugée de 1,00 L 0,4 mL
Fiole jaugée de 100 mL 0,1 mL
25 La RMN et l’IRM
Pipette jaugée de 1,00 mL 0,007 mL
À l’aide du document ci-contre, expliquer les similitudes
Balance de précision 0,1 mg ainsi que les principales érences entre l’imagerie par
résonance magnétique fonctionnelle, utilisée en méde-
L’incertitude relative sur c1 est la somme des incertitudes cine, et la résonance magnétique du proton, utilisée en
relatives sur m, V0, V1 et V2 : chimie analytique. Pour cela, rédiger un texte structuré en
Dc1 DV0 DV1 DV2 Dm brefs paragraphes argumentés, comparant par exemple
les domaines de longueurs d’onde employées, le type de
c1 V0 V1 V2 m
proton étudié ou les informations obtenues par chaque
e. En comparant les incertitudes relatives, préciser quelle technique. 1
est la principale source d’incertitude sur la concentration
de la solution F1. 26 L’IRM et la TEP
f. Déterminer, avec son incertitude, la valeur de c1. Élaborer un exposé oral permettant d’expliquer à la classe
g. À partir des résultats expérimentaux réunis dans le en quoi les techniques d’imagerie par résonance magné-
tableau ci-après, tracer la droite d’étalonnage et détermi- tique et de tomographie par émission de positons sont
ner les caractéristiques spectroscopiques complètes de la rivales. Cette comparaison devra s’appuyer sur une brève
vanilline. présentation de chaque technique, puis prendra en compte
h. Déduire du spectre d’absorption de la solution de sucre des aspects techniques précis et des aspects humains. Les
vanillé la quantité, ainsi que la masse, de vanilline dans un informations utilisées seront extraites et exploitées à
sachet de 7,5 grammes. partir des documents ci-contre. 1 2

132 PARTIE 1 OBSERVER


SCIENCE ET SOCIÉTÉ
1 C
Fig. 1
DO

L’IRM fonctionnelle

Fig. 2

ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES


2 C
DO

Comprendre le fonctionnement du cerveau

TEP IRMf

*
*

**

Fig. 3 *

**

4. Analyse spectrale 133


Partie
2 COMPRENDRE

134
Lois et modèles
De l’infiniment petit à l’infiniment grand, la matière
est en transformation et en mouvement.
Comment exploite-t-on des phénomènes périodiques
pour accéder à la mesure du temps
En quoi le concept de temps joue-t-il un rôle essentiel
dans la relativité
Quels paramètres influencent l’évolution chimique
Comment la structure des molécules permet-elle
d'interpréter leurs propriétés
Comment les réactions en chimie organique et celles
par échange de proton participent-elles
de la transformation de la matière
Comment s’effectuent les transferts d’énergie
à différentes échelles
Comment se manifeste la réalité quantique,
notamment pour la lumière

5 ..................
6 ...............
7 ..
8 ..............................
9 .........................
10 ..............................
11 ..............................
12 ..............
13 .................
14 ....................................
15 ................................................
16 ..................

135
Pour démarrer le chapitre 5
34 7

MATHÉMATIQUES
1

a. b. c. d.
2
a. b. c. d.
a
u
3

F
A B C D 𝛂𝛂 v

PHYSIQUE-CHIMIE
4
A
B
C
D

6
7
A
B
C
D u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

136 PARTIE 2 COMPRENDRE


Ch apit r e

5 Les outils de la
mécanique classique

Suspendu à ses fils


d’araignée, Spiderman
se déplace rapidement Sans être un super héros, comment décrire
entre les buildings
new-yorkais.
et prévoir un mouvement
Il lui est possible de Ce chapitre permet :
s’arrêter, de se mettre
en mouvement, de changer • de décrire le mouvement de Spiderman
de direction, de vitesse...
tel qu’on l’observe,
• d’interpréter le mouvement en termes de forces
pour comprendre son origine,
• de prévoir la suite du mouvement, y compris
s’il y a une modification dans les forces en présence
(le fil casse, Spiderman arrive contre un mur, etc.).
137
Activité DOCUMENTA IRE

1 Descriptions cinématiques
D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Décrire différents mouvements d’objets.

Quatre situations sont représentées sur la figure 1.


Situation 1 Situation 2

Quelques positions de la Terre par rapport au Soleil.

Chute d’une goutte d’eau colorée 5,65 cm 28 juin


dans l’huile. il. 05 d
08 ju éc.
l. 25
Intervalle de temps jui no
18 v.
entre deux positions successives il. no
ju v.
de la goutte : 28

ût

05
τ = 1,00 s ao

ût

no
26
07

ao

ût

v.
16

oc
pt.

06 oc
16 sept.
ao

26 sept.
17

t.
oct
06 se
27

.
t.
Situation 3 Situation 4

Chronophotographie d’une bille roulant Évolution de la position x au cours du temps


dans une goulotte circulaire d’une voiture accélérant sur une ligne droite
x (en m)
v (t + 2 )

G v (t)

0 t
0

Fig. 1 Quatre situations cinématiques différentes. Aides

a Pour chaque situation, décrire le mouvement du centre d’inertie G 1

du système étudié. 1

b Donner dans chaque cas, la direction et le sens du vecteur


accélération du point G.
Déterminer sa valeur pour les situations Œ,  et .
2 2.2
Le raisonnement sera explicité. 2
2.5

138 PARTIE 2 COMPRENDRE


t t

2 De Galilée à Newton
D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Comprendre les fondements historiques de la mécanique newtonienne.

Dans Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, Galilée décrit, en
1632, le principe de relativité à l’aide d’une expérience de pensée (Fig. 2).

Fig. 2

En 1687, Newton publie les Principia, dans lesquels il expose ses lois du
Aides
mouvement. L’énoncé historique de la première loi est le suivant :
« Tout corps persévère dans l’état de repos ou de mouvement uniforme en
1
ligne droite dans lequel il se trouve, à moins que quelque force n’agisse sur
lui, et ne le contraigne à changer d’état ».
Son énoncé moderne est :
« Un système isolé est au repos ou en mouvement rectiligne et uniforme
dans un référentiel galiléen. » 2

a Expliquer pourquoi, d’après Galilée, le navire est rectiligne et uniforme dans le référentiel du navire,
équivalent à un référentiel « à l’arrêt ». 1 en mouvement ou non ? 2

b Serait-ce vrai avec un autre type de mouvement du d En déduire que l’énoncé historique de la première loi
navire dans le référentiel terrestre ? de Newton n’est valable que pour certains référen-
Justifier à l’aide d’un exemple du quotidien. tiels. Préciser leurs caractéristiques.
c Comment expliquer, à l’aide de l’énoncé historique de e Dans l’énoncé moderne de la première loi de Newton,
la première loi de Newton, que les gouttes d’eau tom- quelle notion manque par rapport à l’énoncé histo-
bant du seau ne soient ni au repos ni en mouvement rique ? Dans quelle loi de Newton se trouve-t-elle ?

5. Les outils de la mécanique classique 139


t t

3 Équilibre d’un solide


fils maintenant
l’objet en équilibre
OBJECTIF

Utiliser la première loi de Ne on dans deux situations expérimentales.

PROTOCOLE

1 Équilibre d’un solide soumis à trois forces


objet de poids
négligeable
u
u Fig. 3 Schéma du dispositif.

a Appliquer la première loi de Newton à l’objet de la figure 3. 1

b Évaluer l’accord entre cette loi et la construction vectorielle réalisée.

2 Mesure de la densité d’un métal

Fig. 4 Objet immergé dans l’eau d’un bécher


posé sur une balance.
c Dans les situations Œ et , montrer, à l’aide de la première et de
la troisième lois de Newton, que les masses affichées sont bien
celles des objets posés sur le plateau. 1 Aides
d On étudie le système {bécher + eau} dans la situation Ž.
Exprimer en fonction de m3 et g la valeur de la force exercée par le 1
plateau sur le système étudié. 1

e Montrer de même que le système subit, de la part de l’objet, une


force verticale et vers le bas de valeur ρ0Vg, où ρ0 est la masse
volumique de l’eau et V le volume de l’objet. 2

f Établir une relation entre m2, m3, ρ0 et V. 1

g En déduire que la densité du métal composant l’objet peut s’écrire 2


m1
d . Calculer d.
m3 - m2

140 PARTIE 2 COMPRENDRE


4 Mouvements rectilignes
OBJECTIF

Étudier un mouvement et déterminer une force. u Épreuve expérimentale BAC 3 p. 572

PROTOCOLE

1 Roulement sur un plan incliné


O

u x
𝛂𝛂
u
Fig. 5 Schéma du dispositif.

Aides
u
1 1

a L’équation horaire de la position de la bille d’accélération a


1 2
constante, est x(t) at . 2
2
Déduire de la modélisation la valeur de a.
b Déterminer la valeur de la force de frottements f , supposée
constante, exercée par le plan incliné sur la bille. 2
3

2 Chute d’une goutte dans l’huile

4
u

u 3 5
u
u
u
6
u

c D’après le modèle choisi, que dire de la vitesse de la goutte ? En Note


déduire la somme vectorielle des forces qu’elle subit. 4 On donne les valeurs suivantes :
r ● masse volumique de l’huile :

d Calculer la valeur du poids P de la goutte et celle de la poussée ρh = 9,0.102 kg.m–3


d’Archimède P qu’elle subit. 5 ● masse volumique de la solution

de permanganate de potassium :
e À l’aide de la première loi de Newton, en déduire la valeur de f , ρg = 1,0.103 kg.m–3
supposée constante. 6

5. Les outils de la mécanique classique 141


r

De l’atome aux galaxies, la matière est en mouvement.


Ce chapitre d’introduction à la mécanique permet de décrire ces mouvements.
L’étude des mouvements des objets, appelés systèmes, est ramenée à celle
de leur centre d’inertie.

1 Référentiel d’étude u Activité 2 p. 139

1.1 Notion de référentiel

• Le référentiel terrestre (Fig. 1), lié à la Terre, est adapté à l’étude du Note
Attention à ne pas confondre :
mouvement d’un objet proche de la surface de la Terre.
● référentiel géocentrique (lié au centre
Tout objet fixe par rapport à la Terre peut être considéré comme étant le
de la Terre),
référentiel terrestre. ● et référentiel terrestre (lié à un objet fixe

• Les référentiels astrocentriques sont liés au centre d’un astre et associés par rapport à la Terre).
à des axes de directions fixes par rapport aux étoiles lointaines.

y
trajectoire
planète : étudiée dans
d’un point mobile
le référentiel
héliocentrique
sens
du
Vénus j mouvement
O
k i
x

Lune z
satellite de la Terre :
étudié dans le référentiel rr r
géocentrique Terre Fig. 2 Repère cartésien (O ; i , j, k).

Fig. 1 Systèmes étudiés et référentiels adaptés.


ut
G
EXEMPLE : les satellites de la Terre sont étudiés dans le référentiel géo-
centrique (lié au centre de la Terre), les planètes sont étudiées dans le un
référentiel héliocentrique (lié au centre du Soleil) (Fig. 1).

O
1.2 Repères
• Le repère
r r r
cartésien (O ; i , j , k ) a pour origine O fixe et pour vecteurs
r r r
unitaires ( i , j , k ) constants (Fig. 2).
• Le repère de Frenet a pour origine le point en mouvement.
r sens du
Ses vecteurs unitaires sont ut , tangent à la trajectoire et dans le sens du mouvement
r r
mouvement, et un, perpendiculaire à ut et vers l’intérieur de la trajectoire. Fig. 3 Repère de Frenet (G ; un , ut)
r r
r
Pour un mouvement circulaire, un est orienté vers le centre du cercle (Fig. 3). pour l’étude d’un mouvement circulaire.

142 PARTIE 2 COMPRENDRE


2 Cinématique du point u Activité 1 p. 138
ur
2.1 Vecteur position OG( t )
y
Lorsque l’étude du mouvement d’un solide est réduite à celle de son centre
d’inertie G, seules les informations relatives à la rotation du solide sur lui- yG
même sont perdues.

G(t)
OG(t)

j xG
O
k x
i

r r zG
En Terminale S seules les deux coordonnées sur i et j suf sent.
z
Dans ce cas l’équation cartésienne de la trajectoire est la donnée de y en
fon ion de x. Fig. 4 Vecteur position.

2.2 Vecteur vitesse instantanée v ( t )


r
u Fiche méthode 6 p. 604

La vitesse moyenne d’un point entre deux positions est la distance parcourue
divisée par la durée du parcours.
La vitesse instantanée v(t) du point G, ou vitesse tout court, est égale à sa
vitesse moyenne entre deux positions infiniment proches (Fig. 5).

Fig. 5 Le compteur de vitesse


(ou cinémomètre) d’une moto mesure
la vitesse instantanée.

5. Les outils de la mécanique classique 143


r

La vitesse selon l’axe (Ox) à une date donnée se lit graphiquement comme
le coefficient directeur de la tangente à la courbe x = f (t) à cette date.

A lication
ª Détermination graphique de la valeur d’une vitesse instantanée xB – xA

tB – tA

Fig. 6 Détermination graphique


u Exercice 7 p. 154 d’une vitesse instantanée.

2.3 Vecteur accélération a ( t )


r
u Fiche méthode 6 p. 604

L’accélération est une variation de vitesse par unité de temps, en m.s−2.

A lication
ª Détermination de l’accélération d’une voiture

u Exercice 9 p. 155
Fig. 7 La voiture de Lewis Hamilton
en pole position accélérant au démarrage
lors du Grand Prix de Chine en 2007.

Note
L’accélération selon l’ e (Ox) s’obtient
graphiquement comme le coef cient
directeur de la tangente à la courbe vx = f (t)
à la date considérée.

144 PARTIE 2 COMPRENDRE


2.4 Mouvements rectilignes d’un point sens
du mouvement

Mouvement rectiligne et uniforme v v

Fig. 8 Chronophotographie
d’un mouvement rectiligne et uniforme.

sens
du mouvement

Mouvement rectiligne et uniformément varié a.


v (t1) a (t2) v (t3)

b.
v (t1) v (t3)

a (t2)

Fig. 9 Chronophotographies de mouvements


rectilignes uniformément variés :
a. accéléré. b. ralenti.
A lication
ª Description d’un mouvement rectiligne d’un point

u Exercices 8 et 10 p. 154 et 155


Fig. 10 Vitesse d’un point en fonction du temps.

2.5 Mouvements circulaires d’un point


Mouvement circulaire uniforme v (t3) v (t1)
m sen
ou s d
ve u
m
en
t
ut
un

R a (t2)

Fig. 11 Chronophotographie
d’un mouvement circulaire uniforme.

5. Les outils de la mécanique classique 145


r

Mouvement circulaire non uniforme v (t3)

v (t1)

ut
a (t2) un
R

3 Forces usuelles u Activités 3 et 4 p. 140 et 141


Fig. 12 Mouvement circulaire accéléré.

Une force modélise une action exercée sur un système. Elle se représente A
B
par un vecteur. (mA)
(mB)
u
Les forces suivantes seront utilisées en classe de Terminale S.
FB/A FA/B

3.1 Force gravitationnelle d

Fig. 13 Forces gravitationnelles.


• La force gravitationnelle, toujours attractive, est la force exercée par un
corps A sur un corps B, tous deux à répartition sphérique de masse.

g
g
g
P

• Le poids d’un objet de masse m est la force gravitationnelle qu’il subit Fig. 14 Représentation du champ
de la part de la Terre.
de pesanteur g et du poids P d’un objet.
r

 
a.
B
(qB)

A u FA/B
(qA)
FB/A
d

3.2 Force électrique


La force électrique, appelée force de Coulomb, modélise l’interaction b. B
(qB)
entre deux objets portant des charges électriques qA et qB, exprimées en
coulombs (C). u
FA/B
A
(qA)

FB/A d

Fig. 15 Forces de Coulomb :


a. attractives (charges de signes contraires).
b. répulsives (charges de même signe).

146 PARTIE 2 COMPRENDRE


3.3 Forces de contact entre solides sen
s
du ent R Rn Rt
La force de conta exercée par un solide sur un système est appelée réaction em
m ouv
du support et notée R (Fig. 16).

R Rn

G Rt

Fig. 16 Force exercée par un support solide


sur un roller man.

3.4 Forces exercées par les fluides


Les forces de contact exercées par un fluide (liquide ou gaz) sur un système
(Fig. 17) sont de deux types.
• La poussée d’Archimède (notée P) est verticale et orientée vers le haut, 𝚷𝚷
souvent négligée pour les objets lourds dans l’air.
Sa valeur est égale à Π = ρVg, où ρ est la masse volumique du fluide, V le f
volume qu’occupe l’objet qui y est plongé et g l’intensité de la pesanteur.

r
La force de frottement fluide (notée f ) traduit la résistance du fluide au
mouvement du système.
Cette force est opposée au sens du mouvement du système dans le fluide,
nulle si le système est immobile dans le référentiel du fluide.
Fig. 17 Poussée d’Archimède P
3.5 Force exercée par un fil intextensible et force de frottement fluide f exercées
r sur une torpille.
Cette force est aussi souvent appelée tension du fil et notée T .
Sa direction est celle du fil. Elle est orientée de l’extrémité en contact avec
le système vers l’extrémité opposée du fil (Fig. 18).

4 Lois de la dynamique
newtonienne u Activités 3 et 4 p. 140 et 141

4.1 Première loi de Newton :


principe d’inertie T

Les systèmes soumis à des forces extérieures dont la somme vectorielle est
Fig. 18 Force exercée par une corde
nulle sont appelés systèmes isolés.
sur une luge tirée par un enfant.

Note
L’expression système pseudo-isolé se
rencontre pa ois pour quali er un système
soumis à des forces dont la somme ve orielle
est nulle, alors que l’expression système isolé
 désigne un système soumis à aucune force.
Pour simplifier, ces deux types de systèmes
 seront qualifiés d’isolés par la suite.

5. Les outils de la mécanique classique 147


r

Un référentiel galiléen est un référentiel dans lequel la première loi de Note


Newton est vérifiée. Les référentiels galiléens n’existent pas
en toute rigueur.
Tout référentiel en translation rectiligne et uniforme par rapport à un réfé-
●Le référentiel héliocentrique peut être
rentiel galiléen est galiléen.
considéré comme galiléen pour l’étude des
Un référentiel n’est donc pas galiléen s’il tourne, accélère ou freine par mouvements des planètes autour du Soleil.
rapport à un référentiel galiléen. ● Le référentiel géocentrique peut être
considéré comme galiléen pour l’étude
A lication d’expériences ne dépassant pas quelques
jours (mouvement des satellites terrestres).
ª Utilisation de la première loi de Newton ●Le référentiel terrestre peut être considéré
comme galiléen pour des expériences
à proximité de la surface de la Terre
et ne dépassant pas quelques minutes.

y sens du
mouvement

T
Rn
𝛂𝛂 = 30°
G x
f

Fig. 19 Représentation des forces


exercées sur une luge tirée sur la neige.
u Exercices 14, 15, 16, 24, 26, 27 p. 155 à 158

4.2 Quantité de mouvement

EXEMPLE : Lors d’un match de tennis, le joueur Ivo Karlovic (Fig. 20) a frappé
une balle de service de masse m = 58 g à la vitesse v = 251 km.h−1.
La quantité de mouvement de la balle était :
251
p = mv = 58.10−3 × = 4,0 kg.m.s−1
3,6
La première loi de Newton peut s’énoncer en termes de quantité de
mouvement :

Fig. 20 Quantité de mouvement p


r
de la balle de tennis juste après la frappe
d’Ivo Karlovic.

148 PARTIE 2 COMPRENDRE


4.3 Deuxième loi de Newton :
principe fondamental de la dynamique

G v

 a
F
F
 a
G v
r
d mv ( t )
r r
dp dv r Fig. 21 Représentation de la force
En effet, si m est constante, ( t ) m ( t ) ma ( t ). r
dt dt dt résultante F s’exerçant sur un point
La résultante des forces exercées sur un système de masse constante (notée F) matériel G, de masse
r r constante, de vitesse
v et d’accélération a.
r
est donc colinéaire au ve eur accélération a de son centre d’ine ie G, et de
même sens que lui (Fig. 21).

A lication
ª Utiliser la deuxième loi de Newton

Rn

Fig. 22 Représentation des forces


et de l’accélération.

u Exercices 17, 18, 19 p. 156

4.4 Troisième loi de Newton :


principe des actions réciproques
Contrairement aux deux premières lois de Newton, cette troisième loi ne relie
pas le mouvement aux forces. Elle concerne deux systèmes en interaction.

Note
Il est inutile de se soucier du référentiel
d’étude puisque cette loi ne fait aucun lien
entre le mouvement et ses causes.
Cette loi s’applique aussi bien que A et B
soient au repos ou en mouvement.

5. Les outils de la mécanique classique 149


L ' E S S E N T I E L
Référentiels et mouvements Réviser
en autonomie

Référentiel terrestre géocentrique héliocentrique
Référentiel adapté
(considéré comme galiléen)
pour l’étude d’un objet…

Vecteur position dérivée Vecteur vitesse dérivée Vecteur accélération u Applications p. 144

primitive primitive u Exercices résolus


A p. 152,
8, 14, 22, 23 p. 154 à 157

Rectiligne

Circulaire
de rayon R

■ u Exercice résolu
12 p. 155

Les lois de la dynamique newtonienne u Applications


p. 148 et 149

u Exercices résolus
B p. 153,
14, 22, 23 p. 155 à 157

Â

Â

150 PARTIE 2 COMPRENDRE


Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621

2 4 6 9 5 Lois de Newton

1 De l’accélération à la position 6 Première loi de Newton

F1
2 Choix d’un référentiel F1

F3 F3
A F2 F2
B
C
D
F1 F2

3 Caractéristiques de mouvement F3
F3
F1
F2
A B
C D
7 Forces et accélération

A B
C D
4 Caractéristiques de l’accélération
8 Équation horaire de position

3 B 7
A B C D
a
a
9 Troisième loi de Newton

a A
B
C
a
D

5. Les outils de la mécanique classique 151


Exercices RÉSOLUS

A Étude mécanique y

ÉNONCÉ
G

1
a.

1
0 x

b. Fig. 1
2
Aides
c.
d. 3 1

e. 2
4
3
2
4
 
  1.d
5 5 2.5

RÉSOLUTION

1 a. d.

e.

b.

v v

Fig. 2 2

c.

152 PARTIE 2 COMPRENDRE


B Pousser la voiture
ÉNONCÉ
y

0 x
Fig. 3

a Aides
b
1
c

d 1

e
2

f
2

RÉSOLUTION

a e
Rn
F
f
P

b
Fig. 4

c
f

5. Les outils de la mécanique classique 153


Exercices
5 Vecteur accélération
terrestre est : g = 9,81 m.s–2.
Caractériser le vecteur accélération d’un point dans un
référentiel si son mouvement dans ce référentiel est :
a. rectiligne et uniforme.
Applications b. circulaire et uniforme.
c. rectiligne et accéléré.

RÉFÉRENTIELS 6 Décrire un mouvement


Les chronophotographies de érents mouvements d’un
point M sont données ci-dessous.
1 Choix d’un référentiel Pour chacune d’elles, préciser la nature du mouvement et
r
Parmi les référentiels terrestre, géocentrique et héliocen- la direction et le sens du vecteur accélération a du point M.
trique, lequel est le plus adapté à l’étude du mouvement : a.
sens du mouvement
a. de la Lune autour de la Terre ?
b. de Jupiter autour du Soleil ?
c. d’une balle lâchée verticalement sur la Terre ? b.
d. d’une fusée décollant de Kourou en direction de Mars ?

2 Référentiel adapté sens du mouvement


Quel est le référentiel adapté pour étudier le mouvement :
a. des planètes du système solaire ?
b. du satellite Io de Jupiter ?
c. de la sonde spatiale Huyghens lors de son arrivée sur le
sol de Titan (un satellite de Saturne) ?
POSITION, VITESSE
ET ACCÉLÉRATION
3 Référentiel galiléen ?
Une balle est lâchée sans vitesse initiale et tombe dans l’air.
7 Équation horaire
a. Quel est le mouvement de la balle dans le référentiel
terrestre supposé galiléen ? L’équation du mouvement d’un point sur un axe (Ox) est :
x(t) = 6t + 2 où x s’exprime en mètres et t en secondes.
Et dans son propre référentiel ?
a. Déterminer, en les justifiant, les unités des c ts
b. Le référentiel de la balle peut-il être considéré comme
6 et 2.
galiléen ?
À quelles grandeurs physiques correspondent-ils ?
Justifier.
b. Donner la définition de la vitesse vx du point en fonc-
tion de x et retrouver sa valeur numérique.
c. En déduire la nature de son mouvement.
DESCRIPTION D’UN MOUVEMENT
Se déplace-t-il toujours dans le même sens ? Pourquoi ?
ÉSOLU
R

4 Mouvement et accélération 8 Déterminer une équation horaire


Proposer un mouvement possible pour le centre d’inertie Un point M se déplace sur un axe (Ox) avec une accéléra-
d’une balle étudiée dans le référentiel terrestre si : tion constante ax = 3,0 m.s–2.
a. son vecteur accélération est nul. À l’instant initial, il se trouve à l’abscisse x0 = 2,0 m et sa
b. les coordonnées de son vecteur accélération dans le vitesse est v0 = 4,0 m.s–1.
repère de Frenet associé sont constantes. a. Quelle est la nature du mouvement de M ? Justifier.
c. les coordonnées de son vecteur accélération dans un b. Exprimer sa vitesse vx en fonction du temps.
repère cartésien sont constantes. c. En déduire l’équation horaire exprimant sa coordonnée
d. son vecteur vitesse a une valeur constante. x en fonction du temps.

154 PARTIE 2 COMPRENDRE


9 Vitesse et accélération
QUANTITÉ DE MOUVEMENT
Le graphique suivant caractérise la vitesse vx d’un point
matériel en mouvement sur un axe (Ox). ÉSOLU

R
12 Quantité de mouvement
a. Exprimer et calculer la valeur de la quantité de mou-
vement d’un camion de masse m = 3,5 t se déplaçant à la
vitesse v = 50 km.h–1.
b. Faire de même pour une voiture de masse m′ = 1 205 kg
se déplaçant à la vitesse v ′ = 100 km.h–1. Commenter.

13 Deux coureurs
Aux Championnats du Monde de Berlin en 2009, le Jamaï-
a. Quel est le lien mathématique entre la vitesse vx du cain Usain Bolt, de masse m = 86 kg, remporte le 100 m avec
point matériel et son accélération ax ? une vitesse de pointe v = 44,72 km.h–1.
b. Comment déterminer ax à partir du graphique ?
c. Calculer ax.

10 Mouvement rectiligne
La chronophotographie suivante est celle du mouvement
d’une bille modélisée par son centre d’inertie G.
Échelle : 1 cm sur le document représente 2 cm dans la réa-
lité. Les positions sont séparées de τ = 40 ms.
sens du déplacement

1 2 3 4 5 6 7 8 9

a. Décalquer la chronophotographie. Un guépard de masse voisine de m′ = 70 kg peut atteindre


Calculer les valeurs v5 et v7 de la vitesse du point G aux une vitesse de pointe v ′ = 90 km.h–1 sur la même distance.
a. Exprimer et calculer la valeur de la quantité de mouve-
r r
positions 5 et 7, puis tracer les vecteurs vitesses v5 et v 7.
Échelle imposée : 1 cm représente 0,10 m.s–1. ment maximale p de Usain Bolt.
b. Calculer la valeur a6 de l’accélération à la position 6, puis b. Faire de même pour le guépard.
c. Commenter les valeurs obtenues.
r
tracer le vecteur a6 en précisant l’échelle utilisée.
c. Qualifier le mouvement de G.

PREMIÈRE LOI DE NEWTON


11 Mouvement circulaire
Reprendre les questions de a. à c. ÉSOLU
R

sens 14 Livre posé sur une table


de l’exercice précédent appliquées du mouvement
à la chronophotographie ci-contre Un livre de masse m = 200 g est posé sur une table hori-
2
sachant que l’intervalle de temps zontale. Il est étudié dans le référentiel terrestre supposé
G1 3
entre deux positions successives galiléen.
est τ = 40 ms et que 1 cm sur le a. Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur le livre en
document représente 4 cm dans la 8 4
précisant leurs directions et leurs sens.
réalité. b. La valeur de l’une de ces forces est connue depuis la
Échelle pour les vecteurs vitesses : 7 5 classe de Seconde. En déduire celle(s) de l’autre (ou des
1 cm représente 0,20 m.s–1. 6 autres) force(s) à l’aide de la première loi de Newton.
Échelle pour le vecteur accélération : c. Faire une représentation vectorielle des forces en préci-
1 cm représente 10 m.s–2. sant l’échelle utilisée.

5. Les outils de la mécanique classique 155


Exercices
15 Ça penche 19 Le livre qui glisse
Reprendre les questions de l’exercice précédent pour un livre Un livre de masse m = 200 g est posé sur une table incli-
à l’équilibre, posé sur une table inclinée d’un angle α = 10° née d’un angle α = 25° avec l’horizontale. Le livre glisse en
avec l’horizontale. allant de plus en plus vite, avec une accélération de valeur
a = 0,20 m.s–2.
16 Gymnaste a. Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur le livre lors
de son mouvement en précisant directions et sens.
en équilibre
b. Les représenter vectoriellement sans souci d’échelle.
L’équerre est une figure
c. Utiliser la deuxième loi de Newton afin de déterminer la
réalisée notamment aux
valeur de chacune des forces.
anneaux de gymnastique :
le gymnaste, en appui sur
ses mains, maintient ses
membres inférieurs hori-
TROISIÈME LOI DE NEWTON
zontaux alors que son
tronc reste vertical.
Chaque anneau exerce 20 Vrai ou faux ?
une force de même valeur Dire si les tions suivantes sont vraies ou fausses.
sur chaque bras, faisant un Justifier la réponse.
angle α = 20° avec la verti-
a. Lorsqu’une caisse est immobile sur le sol, son poids et
cale des cordes.
la réaction du sol ont même direction, même valeur et des
Le gymnaste, de masse sens contraires d’après la troisième loi de Newton.
m = 70 kg, est étudié dans
b. Si un manutentionnaire pousse la caisse initialement
le référentiel terrestre sup-
immobile sur le sol, la valeur de la force qu’il exerce est
posé galiléen.
supérieure à celle de la force exercée par la caisse sur lui.
a. Faire l’inventaire des forces qu’il subit. c. Le poids de la caisse a pour valeur 600 N.
b. Les représenter vectoriellement sans souci d’échelle. La force qu’exerce la caisse sur la Terre a également une
c. En appliquant la première loi de Newton, déterminer les valeur de 600 N lorsque la caisse est posée par terre.
caractéristiques de chaque force.
d. Lorsque la caisse est placée sur un camion, elle n’exerce
pas de force sur la Terre.

DEUXIÈME LOI DE NEWTON 21 La marche


Lors de la marche, le pied
de Nina exerce rune force
17 Accélération sur le sol notée F p/s.
Un objet de
r masse m = 200 g est soumis à des forces dont Le mouvement de Nina
la somme F est verticale, vers le haut et de valeur 20 N. est considéré comme rec-
a. Appliquer la deuxième loi de Newton à la situation. tiligne et accéléré.
b. En déduire l’accélération a de l’objet. a. D’après la troisième loi
r

de Newton, quelles sont


18 Détermination d’une force les caractéristiques de la
force exercée par
r le sol sur
Une balle de tennis de masse m = 58 g est lancée sur un le pied, notée F s/p  ?
parquet horizontal. Son mouvement est rectiligne et uni-
b. Sans souci d’échelle, Fp/s
formément décéléré.
mais de manière cohé-
Son accélération vaut a = 0,080 m.s–2. rente, représenter cette force sur un schéma où le pied est
Soit f la force de frottements du parquet sur la balle. modélisé par un point. La décomposer en réaction normale
a. Faire un bilan des forces qui s’exercent sur la balle. et force de frottements.
b. Appliquer la deuxième loi de Newton à la situation. c. Expliquer pourquoi les frottements du sol sont impor-
c. En déduire les caractéristiques de la force f . tants pour la marche.

156 PARTIE 2 COMPRENDRE


Entraînement 24 Feu tricolore
COMPÉTENCE Exploiter la première loi de Newton.
ÉSOLU Un feu tricolore de masse
R

22 Drag racing m = 4,2 kg est maintenu en 𝛂𝛂 𝛂𝛂


SKILL Use the Newton’s three laws of motion. équilibre grâce à deux câbles G
faisant un angle α = 5,0° avec
l’horizontale.
Chaque câble exerce sur le
point d’attache G une force
de valeur f.
a. Faire le bilan des forces qui
s’exercent sur G.
b. Utiliser la première loi de Newton pour déterminer la
valeur de chacune des forces qui s’exercent sur G.

25 Curling
COMPÉTENCE Exploiter les lois de Newton.
Une partie de curling se déroule en trois phases de
Drag racing is a popular motor sport in the United States. mouvement.
Its aim is to cover a set distance, from a standing start, in a • Première phase : un joueur pousse un bloc en granite sur
straight line as quickly as possible. la glace puis le lâche en vue d’atteindre une cible dessinée
In 2010, on a 1/4-mile (d = 402 m) straight track, Andy Carter sur la glace.
crossed the finish line with a velocity vmax = 316 km.h–1, • Deuxième phase : à l’aide de balais, ses co-équipiers frot-
establishing a new European record. The aim of the exer- tent la glace devant le bloc pendant son déplacement ; le
cise is to determine the time Andy Carter took to cover the bloc va alors en ligne droite et sa vitesse est constante.
distance d. The movement of the system {dragster + Andy • Troisième phase : dès que le bloc est proche de la cible,
Carter} is assumed to be rectilinear and uniformly accelera- les co-équipiers cessent d’intervenir ; le bloc ralentit puis
ted along an (Ox) axis, whose origin is taken as the starting s’arrête.
point. Let a0 be the acceleration of the dragster.
a. Determine the initial position and velocity of the system
{dragster + Andy Carter}.
b. Establish the expression of the velocity v of the dragster
as a function of time and acceleration a0, then that of the
position x of the dragster again as a function of time and a0.
v 2
c. Use these results to show that a0 max .
2d
d. Determine the time it took Andy Carter to race over
1/4-mile.
ÉSOLU
R

23 Équations horaires et unités


COMPÉTENCE Effectuer une analyse dimensionnelle sur des
équations horaires.
Soient les équations horaires d’un point matériel se dépla- 1. Énoncer les trois lois de Newton.
çant dans un plan (Oxy) : 2. Pour les trois phases du mouvement du bloc :
x(t) = 9,2t et y(t) = – 5t2 + 9,6t + 1,0 a. décrire le mouvement de ce dernier dans le référentiel
où x et y s’expriment en mètres et t en secondes. terrestre considéré comme galiléen.
a. À l’aide d’une analyse dimensionnelle, déterminer les b. faire l’inventaire des forces qu’il subit.
unités des c ts 9,2 ; 5 ; 9,6 et 1,0. c. représenter ces forces sur un schéma sans souci d’échelle
b. En déduire les grandeurs physiques correspondantes. mais conformément aux lois de Newton.

5. Les outils de la mécanique classique 157


Exercices
26 Équilibre d’un grimpeur
sieurs hommes à l’aide d’un câble faisant un angle β = 10°
COMPÉTENCE Exploiter les lois de Ne on.
avec la rampe inclinée elle-même d’un angle α = 20° par
En escalade, érentes cordes sont utilisées. Les cordes rapport à l’horizontale.
dynamiques ont la particularité d’avoir une capacité d’al-
Les frottements entre le bloc de pierre et la rampe seront
longement voisine de 10 % afin d’amortir les chocs.
supposés négligeables.
Emma propose de modéliser un grimpeur maintenu en
a. Faire l’inventaire des forces subies par le bloc de pierre.
équilibre sur une pente à l’aide d’une corde dynamique.
Pour cela, elle modélise le grimpeur par un cube, assimilable
b. Quelle condition vectorielle doivent respecter ces forces
si le bloc se déplace à vitesse constante et en ligne droite ?
à son centre d’inertie G. Ce cube est accroché à l’extrémité
Cette condition est supposée vérifiée dans la suite.
d’un ressort de raideur k modélisant la corde dynamique et
se trouve à l’équilibre sur un plan incliné faisant un angle c. Sans souci d’échelle, représenter ces forces.
α = 40° avec l’horizontale. L’allongement du ressort est d. À l’aide d’une projection sur un système d’axes judicieu-
noté Δℓ. La situation est schématisée ci-dessous : sement choisi, calculer la valeur de chacune de ces forces.
e. Si les frottements entre la rampe et le bloc de pierre ne
sont pas négligeables, comment faut-il modifier la force
exercée par le câble pour que le bloc reste en mouvement
rectiligne et uniforme ?

𝛂𝛂 28 Palet de hockey
COMPÉTENCE Exploiter une loi de Ne on.
La masse du cube est m = 280 g. La force de frottements du Un palet de hockey sur glace, de masse m = 150 g, se déplace
plan incliné sur le cube vaut f = 0,20 N. de re rectiligne sur une patinoire horizontale.
r
a. La valeur de la force F exercée par le ressort sur le cube initiale est vi = 12  m.s–1. Le palet s’immobilise
s’exprime en fonction de son allongement Δℓ par la relatio s avoir parcouru une distance d = 30 m.
F = k Dl où la constante de raideur k vaut k = 8, un s . .
La vitesse moyenne du palet pendant son déplacement
Préciser les unités de chacun des termes de ce
est v = 6,0 m.s–1.
b. Faire l’inventaire des forces qui s’exer et
a. Déterminer la durée τ de freinage du palet.
les représenter sans souci d’échelle.
b. Déterminer la valeur de son accélération moyenne a.
c. À l’aide d’une loi er, déterminer la
c. En supposant le mouvement uniformément accéléré,
v
préciser la direction, le sens et la valeur du vecteur accélé-
d. ement Δℓ du ressort.
ration du palet.
d. Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur le palet.
27 Construction des pyramides e. À l’aide d’une loi de Newton à énoncer, caractériser la
COMPÉTENCE Exploiter la première loi de Newton. force de frottement exercée par la glace sur le palet.
Les techniques utilisées par les Égyptiens pour bâtir leurs
pyramides restent incertaines. Il est probable que les 29 Parachute et parachutiste
ouvriers de l’époque tiraient les blocs de pierre nécessaires
à la construction sur des plans inclinés. De l’huile était COMPÉTENCE Exploiter les lois de Ne on.
versée pour faciliter le déplacement. Un parachutiste de masse m1 = 70 kg, muni de son para-
chute de masse m2 = 8,0 kg, tombe en ligne droite et à
vitesse constante (de valeur v0 = 6,0 m.s–1 dans le référen-
tiel terrestre).
L’action de l’air sur le parachutiste sera négligée.
a. Faire le bilan des forces qui s’exercent sur le parachutiste.
𝛃𝛃 b. Déterminer la valeur F2/1 de la force exercée par le para-
chute sur le parachutiste.
c. Faire le bilan des forces qui s’exercent sur le parachute.
d. En détaillant le raisonnement, déterminer la valeur Fair/2
𝛂𝛂
de la force exercée par l’air sur le parachute.

158 PARTIE 2 COMPRENDRE


Approfondissement l’expérience d’Archimède.

30 Force de rappel d’un ressort


L’allongement d’un ressort Δℓ est proportionnel à la force
exercée à son extrémité.
Le c t de proportionnalité entre les deux s’appelle
la constante de raideur du ressort, notée k, exprimée en
newtons par mètre.
La couronne et un bloc d’or de même masse sont posés
Pour déterminer la constante de raideur d’un ressort, Quen- sur la balance.
tin suspend érentes masses marquées m au ressort et
Une fois les deux plateaux plongés dans l’eau, l’équilibre
mesure l’allongement Δℓ correspondant.
n’est plus réalisé.
L’expression de la valeur Π de la poussée d’Archimède dans
l’eau en fonction de la masse volumique de l’eau ρ0 et du
volume V d’eau déplacé est Π = ρ0Vg.
À l’aide de vos connaissances du cours, expliquer par un rai-
ℓ0 sonnement précis pourquoi cette expérience permet d’af-
firmer que l’orfèvre a triché.
Données :
• masse volumique de l’or : ρor = 19,3 g.cm–3
∆ℓ
• masse volumique de l’argent : ρargent = 9,4 g.cm–3

32 Sphères chargées en équilibre


Ces valeurs sont consignées dans le tableau suivant. Deux petites sphères sont
m (en g) 50,0 100 200 400 reliées chacune à un fil
de longueur ℓ = 20 cm.
Dℓ (en cm) 6,2 11,0 23,8 48,2 Chaque sphère est chargée
de charge q1 = − q2 = 20 nC θ θ
a. En utilisant la troisième loi de Newton, relier la force de
ℓ ℓ
r et leur masse est m = 10 g.
rappel F du ressort (force subie par la masse marquée) à la Elles s’attirent de sorte que
force exercée par la masse sur le ressort. les fils font avec la verticale
b. Après avoir fait le bilan des forces qui s’exercent sur la un angle θ = 20°. d
masse m suspendue et en équilibre, donner l’expression Les charges sont immo- q 1 q2
littérale de F en fonction de m et g. biles dans le référentiel
c. Calculer les valeurs de F pour les érentes valeurs de du laboratoire considéré
Δℓ. Tracer F en fonction de Δℓ. comme galiléen.
d. D’après l’unité de k, laquelle de ces deux relations est la Donnée : la constante intervenant dans l’expression de la
bonne : Δℓ = kF ou F = kΔℓ ? force électrique entre deux sphères chargées est :
e. À l’aide de la représentation graphique, en déduire la K = 9,0.109 N.m2.C–2.
valeur de la constante de raideur k du ressort utilisé. a. Faire le bilan des forces qui s’exercent sur la sphère de
charge q1.
b. Choisir un système d’axes judicieux pour réaliser une
31 Poussée d’Archimède étude statique de la charge q1.
Le roi Hiéron soupçonnait son orfèvre de l’avoir dupé en Représenter les forces s’exerçant sur q1 sans tenir compte
réalisant pour lui une couronne en alliage or-argent au lieu de leur valeur.
d’être exclusivement en or. Il demanda à Archimède de véri- c. Sachant que la charge q1 est immobile, déterminer la
fier l’honnêteté de l’orfèvre sans détériorer la couronne. valeur de la distance d séparant les deux charges q1 et q2.
C’est dans ce contexte qu’Archimède aurait trouvé la force d. Calculer la valeur de chacune des forces exercées sur la
qui porte aujourd’hui son nom. charge q1.

5. Les outils de la mécanique classique 159


r A
33 Le hockey sur gazon 2. = ,
Le hockey sur gazon est un sport olympique depuis 1908. La balle part du point A sans vitesse initiale et arrive en B
avec une vitesse vB telle que vB = 14 m.s–1.
r
Il se pratique sur une pelouse naturelle ou synthétique, de
dimensions quasi identiques à celles d’un terrain de foot- a. Donner l’expression rdu vecteur accélération a en fonc-
r
ball. Chaque joueur propulse la balle avec une crosse, l’ob- tion du vecteur vitesse v .
jectif étant de mettre la balle dans le but. b. Calculer la valeur a de l’accélération du centre d’inertie
Dans cet exercice, on étudie le mouvement de la balle de de la balle entre les points A et B. 3
centre d’inertie G et de masse m. 3. a. En utilisant les résultats de la question 1.c., calculer la
valeur de la force exercée sur la balle par la crosse.
b. L’hypothèse concernant le poids de la balle est-elle
justifiée ? 4

Aides
1

2
Fig. 1 Fig. 2
3 1.d.
B

h
F
34 Le skieur
A 𝛂𝛂
Le ski est un sport de glisse dont les techniques n’ont cessé
d’évoluer depuis le XXe siècle.
Fig. 3 Modélisation de la phase de propulsion.
De nombreuses solutions ont été étudiées pour amélio-
Durant la phase de propulsion, on néglige toutes les actions rer la glisse, tant au niveau des revêtements des skis que
liées à l’air ainsi que le poids de la balle. des matières composant les combinaisons portées par les
Cette phase est illustrée par les figures 1 et 2 représentées skieurs.
ci-dessus et schématisée par la figure 3. Cette activité sportive est aussi un réel enjeu économique
Au point A, la balle est immobile. Entre les points A et B, elle local puisque de nombreuses stations ont été aménagées
en vue de permettre plus de confort dans la pratique de ce
r
reste en contact avec la crosse. La force F exercée par la
crosse sur la balle, supposée constante, est représentée sur sport grâce aux remontées mécaniques, par exemple.
la figure 3. Le segment [AB] représentant la trajectoire de L’étude du mouvement du skieur, tant en montée qu’en
la balle est incliné d’un angle α = 30° avec l’horizontale. descente de piste, permet de comprendre les enjeux tech-
Données : masse de la balle : m = 160 g, nologiques liés au ski.
intensité du champ de pesanteur : g = 9,8 m.s–2. Dans cet exercice, il est question d’un skieur de masse
1. a. Proposer un référentiel adapté pour l’étude du mou- m = 80 kg.
vement de la balle. Ce référentiel est supposé galiléen. Il est en mouvement sur une piste de ski faisant un angle
b. Faire le bilan des forces qui s’exercent sur la balle pen- de α = 20° avec l’horizontale, dans trois situations.
dant la phase de propulsion en tenant compte des indica- Le référentiel d’étude est le référentiel terrestre, supposé
tions. Préciser leur direction et leur sens. 1 galiléen.
c. Énoncer la deuxième loi de Newton et l’appliquer à la La poussée d’Archimède de l’air sera négligée devant les
balle lors de son trajet entre A et B. autres forces en présence.
d. Que peut-on dire de la nature du mouvement de la balle Le skieur est assimilable à son centre d’inertie G.
entre A et B ? 2 Les trois parties sont indépendantes. 1

160 PARTIE 2 COMPRENDRE


Le skieur se laisse glisser, sans vitesse initiale, sur la pente Arrivé en bas de la pente, le skieur décide de remonter au
(Fig. 1). Dans cette situation, tous les frottements sont sommet de la piste grâce à une remontée mécanique dont
supposés négligeables. la perche fait un angle β = 15° par rapport à l’inclinaison de
la pente (Fig. 2).
y

du nt
ns e x
se vem 훃
du nt O ou
m
e ns me
s ve
ou G
G
m y

𝛂𝛂 훂
O
x
Fig. 1 Schéma illustrant le skieur descendant la pente.
Fig. 2 Schéma illustrant le skieur remontant la pente.
1. Faire l’inventaire des forces qui s’exercent sur le skieur.
Les représenter sur un schéma sans souci d’échelle.
Le mouvement du skieur est rectiligne et uniforme lors r de
2. Écrire la deuxième loi de Newton appliquée à la situa- la remontée et la valeur de la force de frottements F de la
tion étudiée. piste est F = 20 N.
r
Donner l’expression du vecteur accélération a du skieur. 1. Quelles sont les quatre forces qui s’exercent sur le skieur ?
3. Que dire du mouvement du skieur sur l’axe (Oy) ?
r
r La force exercée par la perche sur le skieur, notée T , sera
En déduire la coordonnée du vecteur a sur cet axe. supposée parallèle à la perche.
4. Montrer que la valeur de l’accélération du skieur a pour 2. Quelle relation vectorielle existe-t-il entre les forces qui
expression a = g sinα. La calculer. 2 s’exercent sur le skieur ? 3
5. Déterminer la vitesse acquise v(t) au bout de la durée t. 3. Sans souci d’échelle, mais de manière cohérente, repré-
6. En déduire l’expression de la distance d(t) parcourue au senter ces forces sur un schéma sur lequel la pente est indi-
bout de la durée t sachant que d(t = 0) = 0. quée et le skieur est modélisé par son centre d’inertie G.
7. La longueur de piste parcourue dans cette situation est 4. Déterminer la valeur de la force exercée par la perche
L = 150 m. sur le skieur.
a. Quelle est la durée t1 du parcours de cette longueur ? 5. En déduire la valeur de la force exercée par le skieur sur
b. En déduire la vitesse v(t1) acquise au bout de cette por- la perche.
tion de piste. Énoncer la loi de Newton utilisée.

II. Deuxième situation : la descente à vitesse constante


Après sa phase d’accélération, le skieur descend la piste en Aides
ligne droite et à vitesse constante.
1. En utilisant la première loi de Newton, montrer que le 1
skieur subit nécessairement rdes forces de frottements,
dont la résultante sera notée f . 3
2. Sans souci d’échelle, mais de manière cohérente, repré- 2
senter ces forces sur un schéma sur lequel le sol est indiqué
et le skieur est modélisé par son centre d’inertie G.
3. À l’aide de la première loi der Newton, déterminer la 3

valeur de la force de frottements f .


4. À quoi ces frottements sont-ils dus ? Proposer des moyens
techniques d’action permettant de les diminuer.

5. Les outils de la mécanique classique 161


r A
35 La vie d’une bulle b.
r
FA qui s’exerce dans la boisson sur une bulle de volume V0.
On se propose, dans cet exercice, de faire une plongée au r
cœur de l’ ervescence d’une boisson gazeuse, d’interpré- c. En déduire l’expression de la coordonnée F de FA en uti-
ter sous l’angle de la physico-chimie les érentes étapes lisant le système d’axe proposé sur la figure 1. 1
de la vie éphémère d’une bulle : sa naissance et son ascen- II. Modélisation de l’ascension d’une bulle
sion dans le liquide.
À l’instant de date t0 = 0 s, une bulle de rayon r0 = 20 µm,
Dans tout l’exercice les bulles seront assimilées à des située
sphères de volume V0 et la boisson à un liquide de masse r au point A à la profondeur z0 = 0 m dans le repère
(O ; k ) (Fig. 1) se détache de son site de nucléation avec une
volumique égale à celle de l’eau.
vitesse initiale nulle dans le référentiel terrestre supposé gali-
Données : léen. Elle remonte ve icalement vers la surface S du liquide,
• masses volumiques : eau ρe = 1,0.103 kg.m–3 qu’elle atteint avec une vitesse vS d’environ 15 cm.s–1.
dioxyde de carbone ρdc = 1,8 kg.m–3
On assimile la bulle de gaz à une sphère dont le volume ne
• intensité de la pesanteur : g = 10 m.s–2 varie pas lors de sa remontée.
• l’expression de la valeur de la poussée d’Archimède FA r
a. Montrer que le poids P0 de la bulle a une valeur négli-
subie par la bulle est FA = ρeV0g. r
geable devant celle de la poussée d’Archimède FA .
I. Naissance et décollement b. En utilisant la deuxième loi de Newton, établir l’expres-
d’une bulle z sion de la coordonnée az du vecteur accélération de la bulle
Dans une bouteille fermée surface S
en fonction des masses volumiques ρe et ρdc et de g. Donner
de boisson gazeuse, un
zS les caractéristiques du vecteur accélération. 2
équilibre s’établit entre le c. En déduire l’expression de la valeur v de la vitesse de la
dioxyde de carbone dis- bulle en fonction du temps.
sous dans la boisson et le d. Montrer que la durée ts théoriquement nécessaire pour
dioxyde de carbone gazeux que la bulle atteigne la surface avec la vitesse vs est alors
piégé dans le col de la bou- k d’environ trente microsecondes.
teille. Lors de l’ouverture 0
e. Cette valeur correspond-elle aux observations de la vie
de celle-ci, l’équilibre est quotidienne ? Conclure quant à la validité du modèle.
rompu et la boisson se
débarrasse d’une partie du
dioxyde de carbone dissous Aides
qui retourne progressive-
ment en phase gazeuse.
1
Il y a formation de bulles
qui vont s’enrichir continû-
ment en gaz au cours de Fig. 1 Montée d’une bulle. 2
leur remontée (Fig. 1).
Dans un verre, les bulles
100 μm
naissent sur des sites de
nucléation (Fig. 2). Dès
que la valeur de
r la poussée
d’Archimède FA à laquelle
bulle
Rédiger une synthèse
la bulle est soumise
dépasse la valeur de la
de documents
force capillaire qui l’ancre à poche de gaz piégé
son site de nucléation, la (site de nucléation) 36 Accélération et téléphone mobile
bulle se détache. Fig. 2 Création de la bulle. En vous appuyant sur le 1 de la page ci-contre,
Soit une bulle qui vient de rédigez un texte d’une demi-page expliquant comment un
se détacher du site de nucléation dans un liquide de masse accéléromètre peut repérer l’orientation d’un téléphone
volumique ρe. mobile. Vous utiliserez un vocabulaire scientifique et expli-
1. a. Proposer un référentiel adapté à la situation étudiée. querez le lien entre force et accélération. Votre texte sera
Ce référentiel est supposé galiléen par la suite. illustré à l’aide de schémas.

162 PARTIE 2 COMPRENDRE


1 C ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES
DO

L’accéléromètre,
un composant incontournable

Fig. 1

Fig. 2

SCIENCE ET SOCIÉTÉ
2 C
DO

« Que la Force soit avec toi ! »

Fig. 3

5. Les outils de la mécanique classique 163


Pour démarrer le chapitre 6
6 8

MATHÉMATIQUES
1

a.
b.
c.
d.
2
3

PHYSIQUE-CHIMIE
4

a. b. c. d.
5
a.
b.
c.
6

A B C D
7

A
B
C
D
8
A B C D
u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

164 PARTIE 2 COMPRENDRE


Ch apit r e
Mouvements dans
6 un champ uniforme

Jets d’eau
paraboliques
dans la fontaine
de la place Zorrilla Ces jets d’eau sont incurvés vers le sol.
(Valladolid, Si l’action de l’air ne se fait pas trop sentir,
Espagne).
leur forme est toujours la même quel que soit le lieu
où se situe la fontaine : seules la vitesse d’expulsion
et l’inclinaison du jet interviennent.
Comment utiliser les lois de la mécanique pour
connaître la forme du jet
165
Activité DOCUMENTA IRE

1 Accélération d’électrons
D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Étudier le mouvement d’une particule chargée dans un champ


électrostatique uniforme en considérant l’exemple du canon à électrons.

Un canon à électrons est un dispositif qui se trouve dans les anciens télé-
viseurs et les oscilloscopes cathodiques. Un dispositif similaire est utilisé
dans les accélérateurs de particules modernes.

faisceau
d’électrons

Fig. 1

a Montrer que le mouvement des électrons est cohérent avec le fait


de négliger le poids de l’électron par rapport à la force électrique
qu’il subit à l’intérieur du canon.
b En utilisant la deuxième loi de Newton, montrer que le vecteur
accélération a d'un électron est porté par l’axe (Ox) et que sa coor-
r
eUAC
donnée s’écrit : ax où d est la distance entre C et A.
md
Qualifier un tel mouvement. 1

c Une fois sorti du canon, l’électron n’est plus soumis à aucune force.
Quel est son mouvement ultérieur ? Quelles modifications subit ce
mouvement lorsque UAC est augmentée de 1,0 kV à 6,0 kV ?
d Quelles sont les conditions initiales sur la position et la vitesse de
l’électron ? Justifier à l’aide du texte de présentation du dispositif. Aides
e En utilisant la question b, en déduire l’expression de la vitesse
vx(t) d’un électron puis de sa position x(t). 2 1

f À l’aide de la question précédente, exprimer la date tA de passage


de l’électron au niveau de l’électrode A. 2

g En déduire enfin que la vitesse vA de l’électron au passage au tra-


2eUAC
vers de l’anode trouée A s’écrit vA . La calculer avec 3
m
UAC = 1,0 kV, e = 1,6.10–19 C et m = 9,1.10–31 kg. 3

166 PARTIE 2 COMPRENDRE


t t

2 Déviation d’un faisceau d’électrons


D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Utiliser les données d’un dispositif expérimental de manière à connaître


des caractéristiques de l’électron.

En 1897, ni la masse m, ni la charge – e de l’électron n’étaient connues ;


son existence même n’était pas prouvée.
En utilisant un dispositif analogue à celui de la figure 2, Joseph John Thomson
e
détermina le quotient .
m

y
P
 
x

Fig. 2

a Calculer la valeur du champ électrostatique entre les deux plaques


P et N. 1

b Reproduire la trajectoire des électrons puis tracer, avec des cou-


leurs différentes, les vecteurs accélération, force électrique et
champ électrostatique, en un point quelconque de la trajectoire,
sans souci d’échelle. Aides
c Sur le schéma précédent, tracer la trajectoire des électrons qui
1
serait obtenue si la polarité de P et N était inversée.
Représenter également l’allure de la trajectoire obtenue avec UPN
moitié moins grande.
2
d En utilisant les coordonnées du point de sortie du champ électros-
e
tatique lues sur la figure 2, déterminer la valeur du rapport .
m
2

e Calculer la valeur réelle de ce rapport et faire la liste des principales


sources d’erreur d’une telle détermination expérimentale.

6. Mouvements dans un champ uniforme 167


Activité EXPÉRIMENTALE

3 Projectile dans le champ u Êpreuve expérimentale BAC 3 p. 572

de pesanteur uniforme
Étudier le mouvement d’une balle lancée à la main, à l’aide d’une vidéo
OBJECTIF

et d’un logiciel permettant de pointer les positions de la balle et d’analyser


des données.

Le mouvement d’une balle lancée en cloche dans l’air est peu influencé
par l’action de l’air (Fig. 3).

PROTOCOLE

1 Positions de la balle


u

u
u Fig. 3 Lancer d'une balle.

u 1
u
1
u

a Écrire les équations horaires du mouvement ainsi déterminées et


qualifier les mouvements horizontal et vertical de la balle.
b L’équation de la trajectoire est :
g
y - x2 (tana)x
2v02 cos2 a
En déduire l’angle de tir α et la vitesse initiale v0. 2 Aides
1
2 Vitesse et accélération
u

2
u
u

c En utilisant les valeurs de v0x et v0y mesurées, calculer la valeur


de v0 ainsi qu’une nouvelle valeur de l’angle de tir α. 3 3
d Quelles sont les équations des modèles de vx(t) et vy(t) ?
Sont-elles cohérentes avec la réponse à la question 1.a ? Justifier.
e Retrouver à partir des courbes de vx(t) et vy(t) les coordonnées 4
du vecteur accélération. 4

f Cela est-il cohérent avec la deuxième loi de Newton ?

168 PARTIE 2 COMPRENDRE


r

Les lois de Newton énoncées dans le chapitre précédent permettent d’étu-


dier n’importe quel mouvement. Ce chapitre les utilise dans le cas de
mouvements dans des champs uniformes : champ de pesanteur ou champ
électrostatique étudiés en Première S dans la partie « Champs et forces ».

1 Mouvement d’un projectile dans le champ


de pesanteur uniforme u Activité 3 p. 168

1.1 Lancer d'un projectile


Un projectile est lancé à un instant choisi comme origine des dates (t = 0 s)
r
avec une vitesse v0 faisant un angle α par rapport à l’horizontale (angle de
tir) (Fig. 1). L’étude du mouvement du projectile est réduite à celle de son
centre d’inertie G.
L’étude est réalisée avec les approximations suivantes :
• le champ de pesanteur g est considéré comme uniforme,
r

• l’action de l’air (poussée d’Archimède, frottements) sur le projectile est


négligée par rapport à l’effet de son poids : ceci est valable pour des objets
denses et pénétrant bien dans l’air et de faible vitesse. y

g
v0

𝛂𝛂
j
O
k i x

Fig. 1 Tir de projectile avec une vitesse


r
initiale v0 suivant un angle de tir α.

1.2 Bilan des forces et application


de la deuxième loi de Newton
Le projectile ne subit que son poids P mg , force verticale et dirigée vers
r

le bas, de valeur constante puisque la masse m du solide est constante et


le vecteur g est uniforme.
r

La deuxième loi de Newton s’écrit ma P, ce qui donne ma mg soit a g .


r r r r r

6. Mouvements dans un champ uniforme 169


r

1.3 Vecteur vitesse instantanée v ( t )


r
u Fiche méthode 6 p. 604
dv
r r
Sachant que a et que g - g j , la deuxième loi de Newton conduit,
r r
dt
dvx
ax ( t ) (t ) 0
dt
dv y
par projection sur les axes, au système suivant : ay ( t ) (t ) - g .
dt
dv z
az ( t ) (t ) 0
dt
Pour obtenir les trois coordonnées du vecteur vitesse, il suffit d’intégrer
ces trois équations par rapport au temps. a.
vx
vx ( t ) A
v0 cos α
Il vient v v y ( t ) - B où A, B et C sont des constantes d’intégration.
r

vz (t ) C
v0 x v0 cos a
À l’instant initial, v (0) v0 de coordonnées v0 v0 y v0 sin a , ce qui conduit
r r r

v0 z 0 0 t
vx (0) v0 cos a A A v0 cos a
b.
au système v y (0) v0 sin a - g ¥ 0 B ou encore B v0 sin a . vy
v z (0) 0 C C 0 v0 sin α

0 tS t

Fig. 2 Évolution :
a. de la vitesse horizontale en fonction
du temps.
b. de la vitesse verticale en fonction
du temps.

A lication
ª Calculs d’une vitesse et d’une date d’arrivée

Fig. 3 Le mouvement horizontal


u Exercices 16 et 17 p. 182 et 183 est uniforme et le mouvement vertical
est uniformément accéléré.

170 PARTIE 2 COMPRENDRE


ur
1.4 Vecteur position OG ( t )
x
dOG
Sachant que v , où le vecteur position OG a pour coordonnées y ,
r
dt
z
le système d’équations donnant les coordonnées du vecteur vitesse s’écrit
dx
vx ( t ) ( t ) v0 cos a
dt
dy
également : v ( t ) v y ( t ) (t ) - v0 si a
r
dt
dz
vz (t ) (t ) 0
dt
Les coordonnées du vecteur position OG s’obtiennent par intégration par
rapport au temps :
x( t ) (v0 cos a )t D
1
OG( t ) y( t ) - 2 (v0 sin a )t E où D, E et F sont des constantes
2
(t ) F
d’intégration déterminées grâce aux conditions initiales sur la position.
À l’instant initial, G est au point O, donc ses coordonnées sont nulles :
x(0) 0 (v0 cos a ) ¥ 0 D
1
y(0) 0 - g ¥ 02 (v0 sin a ) ¥ 0 E
2
z t) 0 F
Ceci donne les constantes d’intégration D = E = F = 0. a.
x

0 t
A lication
ª À quelle date un projectile retombe-t-il au sol ? b.
y

yS

0 tS tP

Fig. 4 Évolution :
u Exercices 16 et 17 p. 182 et 183 a. de x en fonction du temps.
b. de y en fonction du temps.

6. Mouvements dans un champ uniforme 171


r

1.5 Équation cartésienne de la trajectoire yS


y S

x
L’équation horaire x = (v0cosα)t conduit à écrire t .
v0 cosa
v0 g
En remplaçant t par cette expression dans l’équation horaire de y, il vient :
2
1 x x 𝛂𝛂
y - g v0 sin a j
2 v0 cos a v0 cos a P
O
i xP x
k

Fig. 5 Trajectoire parabolique.

y
v1 T1
v2
T2
1.6 Caractéristiques de la trajectoire α1
j P
La flèche O i x
xP
v0 sina
Le sommet est atteint à la date tS : c’est à cette date que vy(tS) = 0.
g Fig. 6 Tir en cloche (trajectoire T1)
En introduisant cette expression de tS dans y(t), il vient : et tir tendu (trajectoire T2).
2
1 v sin a v0 sin a
yS - g 0 v0 sin a
2 g g

La portée
La portée est l’abscisse xP du point P, dont l’ordonnée yP est nulle (Fig. 6).
g
Ceci conduit à résoudre l’équation y = 0, soit - 2
x 2 (tan a )x 0 . Fig. 7 Au football, un tir en cloche
2v0 cos2 a
Il existe deux solutions : s’appelle un lob.
• la solution x = 0 qui correspond au point de lancer, g
• l’autre solution qui est donc xP et qui vérifie - 2v 2 cos2 a xP tan a 0. A lication
0
2v02 cos2 a tan a 2v02 cos a sin a ª Calcul de la portée d’un tir
Elle s’écrit ainsi : xP ou encore xP .
g g

       

Pour une certaine valeur de v0, deux angles de tir complémentaires peu- Exercices 17 et 18 p. 183
u
vent correspondre à une même portée : α1 et α2 = 90°−α1 (Fig. 6 et Fig. 7).

172 PARTIE 2 COMPRENDRE


1.7 Cas particulier : chute libre verticale
sans vitesse initiale
Lorsque la vitesse initiale est nulle (v0 = 0), le projectile est en chute libre
verticale : seul l’axe (Oy) est utile vu que l’accélération est verticale. (Fig. 8).
Cela donne :

A lication
ª Calcul d’une durée de chute

Fig. 8 Chute libre sans vitesse initiale.

u Exercices 11, 12 et 14 p. 182

2 Mouvement d’une particule chargée dans un champ


électrostatique uniforme u Activités 1 et 2 p. 166 et 167

2.1 Champ et force P

Un champ électrostatique E uniforme a même valeur, même direction et


E
même sens en tout point de l’espace. d E U PN >0
Il s’obtient entre deux armatures métalliques planes P et N séparées d’une E
distance d, entre lesquelles une tension UPN est appliquée.
Ce champ est orthogonal aux armatures, orienté de l’armature de plus haut
potentiel vers l’armature de plus bas potentiel (Fig. 9). N

Fig. 9 Représentation du champ électro-


statique au sein d’un condensateur plan.

P
q>0

F
E

• Si q > 0, alors F est de même direction et de même sens que E. (Fig. 10)
r
Fig. 10 Force électrique F subie
• Si q < 0, alors F est de même direction que E et de sens opposé. par une particule de charge q positive
• Si q = 0, alors la force électrique est nulle.
r
dans un champ électrostatique E uniforme.

6. Mouvements dans un champ uniforme 173


r

A lication
ª Calcul d’une force électrique

u Exercices 9 et 10 p. 182

2.2 Accélération d’une particule chargée


dans un champ électrostatique uniforme
Une particule chargée de masse m et de charge électrique q dans un
champ électrostatique E se trouve également dans le champ de pesanteur.
Elle subit donc deux forces :
• la force électrique F qE ,
• son poids P mg .
r

Les champs électrostatiques couramment utilisés ont des valeurs voisines


de 104 V.m−1. Si la particule étudiée est un électron, de charge électrique
− e = − 1,6.10−19 C, la force électrique a une valeur F - eE , voisine de
10−15 N. La masse de l’électron étant m = 9,1.10−31 kg, l’ordre de grandeur
de la valeur P = mg de son poids est 10−29 N.
Ainsi, la force électrique subie par l’électron est 1014 fois plus grande que
son poids : il est donc possible de négliger l’influence du poids.
y
Ce sera le cas quelle que soit la particule. P

• si q > 0, arr est de même sens que E, Fig. 11 Déviation d’électrons par un champ
• si q < 0, a est de sens contraire à E. électrostatique.

2.3 Déviation d’une particule u Activité 2 p. 167


y P
L’activité 2 p. 167 décrit la déviation d’un faisceau d’électrons pénétrant
dans un champ électrostatique uniforme avec une vitesse initiale perpen-
j v0
diculaire au champ. O
i x
La figure 11 montre que lorsque la tension UPN est positive, les éle rons k q>0
sont déviés en dire ion de l’armature P. E F
S’il s’agissait de particules chargées positivement, la déviation serait N
contraire (Fig. 12).
Fig. 12 Trajectoire de la particule chargée
Le problème est formellement identique à celui du mouvement d’un pro-
r
dans le champ électrostatique uniforme E
jectile dans le champ de pesanteur uniforme : il suffit de remplacer g par r
qE
subissant la force électrostatique F , sa charge
et d’introduire les conditions initiales adaptées (α = 0). q étant positive.
m
174 PARTIE 2 COMPRENDRE
A lication
ª Déflexion d’ions monoatomiques

y P

16O2–

j v0 18O2–
O
k i x
E

Fig. 13 Déflexion d’ions oxyde.


u Exercices 9 p. 182, 19 et 20 p. 183

2.4 Le canon à électrons u Activité 1 p. 166

Ce problème est formellement identique à celui d’une chute libre sans


vitesse initiale dans le champ de pesanteur uniforme : la valeur de l’accélé-
eE
ration n’est pas g mais (Fig. 14).
m
cathode anode
faisceau
d’électrons
x

C A
U
En 1964, l’expérience de Bertozzi montre que des électrons accélérés – +
sous la tension U = 5,0.105 V acquièrent une vitesse vexp = 2,6.108 m.s−1. Fig. 14 Principe du canon à électrons.
Or, l’expression donnée ci-dessus conduirait à la valeur :
2 ¥ 1,60.10-19 ¥ 5,00.105
v 4 ,2.108 m.s -1.
9,1.10-31
La théorie n’est donc pas confirmée par l’expérience : pour des vitesses
supérieures au dixième de la célérité de la lumière dans le vide, les lois de
la mécanique newtonienne ne sont pas valables. Il faut alors utiliser les lois
de la mécanique relativiste, abordées dans le chapitre 10.

6. Mouvements dans un champ uniforme 175


L ' E S S E N T I E L
Réviser
Mouvements paraboliques en autonomie
dans un champ uniforme u Exercices résolus
A et B p. 178 et 179 13 et 18 p. 182 et 183

Modélisation de la situation

v0
P g
𝛂𝛂
E F

Application de la deuxième loi de Newton

Projection sur les axes, intégration par rapport au temps, puis conditions initiales sur la vitesse

Intégration par rapport au temps, puis conditions initiales sur la position

Élimination du temps pour obtenir l’équation cartésienne de la trajectoire parabolique…

Mouvements rectilignes dans un champ uniforme u Exercices résolus


6, 9, 11 et 21 p. 181

Situation
Équation horaire
de la vitesse
Équation horaire
de la position

176 PARTIE 2 COMPRENDRE


Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621

3 10 C
D
1 Quelques définitions
7 Force électrique
a. b.
c. d.

2 Forme d’une trajectoire A

B
C
3 Accélération d’un projectile
D

8 Charge et accélération

A A
B B
C C
D D

4 Mouvement d’un projectile 9 Champ électrostatique

A
B
C
D

5 Chute libre

A
B
A
C
B
D

C
10 Accélération et force électrique
D

6 Hauteur de chute A
B
A C
B D

6. Mouvements dans un champ uniforme 177


Exercices RÉSOLUS

A Détermination de la masse de l’électron


ÉNONCÉ

v0

Fig. 1
a 1

c
Aides
2
1
d
2

3
e
d

RÉSOLUTION

b
d

178 PARTIE 2 COMPRENDRE


B Le trébuchet
ÉNONCÉ

v0
𝛂𝛂

Fig. 2

sol

Fig. 3

6. Mouvements dans un champ uniforme 179


Exercices RÉSOLUS

d
Aides
e
1
2

f 2

g 3

f
h

3 4

=
4

RÉSOLUTION

a
   

c
g

e
i

180 PARTIE 2 COMPRENDRE


Exercices
A .
ü la valeur du champ de pesanteur terrestre est : g = 9,8 m.s–2 B v 0 est colinéaire à E et de même sens.
r
ü la charge électrique élémentaire est : e = 1,6.10–19 C.
C v 0 est colinéaire à E et de sens contraire.
r
Toute action de l’air sur les systèmes sera négligée. r
D v 0 est perpendiculaire à E .
r

Applications 5 Vrai ou faux ? (2)


Reprendre l’exercice précédent dans le cas d’une particule
chargée négativement.
ACCÉLÉRATION ET MOUVEMENT
ÉSOLU

R
1 Vitesses initiales et trajectoires 6 Accélération dans un champ
électrostatique uniforme
Dessiner le vecteur vitesse initiale et l’allure de la trajec-
toire d’un projectile lancé dans le champ de pesanteur uni- Un électron, un proton, un ion potassium 39
19 K et un noyau
forme dans chacun des cas suivants. La vitesse initiale est : d’hélium 42He sont soumis, dans le vide, à un champ élec-
r
a. inclinée de 30° sous l’horizontale vers la droite. trostatique uniforme E de valeur E = 1,0.104 V.m–1 de
b. horizontale vers la droite. mêmes direction et sens qu’un axe (Oy).
c. vers la droite à 30° vers le haut. Le poids de chaque particule sera négligé devant la force
électrique.
d. verticale vers le haut.
a. En appliquant la deuxième loi de Newton, exprimer l’ac-
célération ay d'une particule en fonction de sa charge élec-
2 Quelle vitesse initiale ?
trique q, de sa masse m et de E.
Recopier les trois figures suivantes représentant la trajec- b. Calculer ay pour chacune des particules.
toire d’un point. Données :
ü masse d’un nucléon : mn = 1,7.10–27 kg.
ü masse d’un électron : me = 9,1.10–31 kg.

FORCES ET MOUVEMENT

ÉSOLU
R

7 Vrai ou faux ? (3)


a. Dans le cas d’un point matériel de masse m en mouve-
ment dans le champ de pesanteur uniforme ( g vers le bas de
r Choisir la (les) bonne(s) réponse(s) en justifiant.
la feuille), tracer le vecteur vitesse initiale correspondant. Deux projectiles de masses érentes tombant en mouve-
ment rectiligne sans vitesse initiale :
b. Préciser, pour chaque trajectoire, les lieux où la vitesse
du système est maximale et ceux où elle est minimale. A sont soumis au même poids.
B subissent la même accélération.
3 Quel champ électrostatique ? C ont la même vitesse à chaque instant.
D arrivent au sol en même temps.
Les figures de l’exercice précédent représentent la trajectoire
d’un électron dans un champ électrostatique uniforme.
Reproduire ces trajectoires et dessiner les champs électros-
8 Vrai ou faux ? (4)
tatiques et les vitesses initiales correspondantes. Choisir la (les) bonne(s) réponse(s) en justifiant.
Deux particules A et B de charges opposées qA et qB = – qA
4 Vrai ou faux ? (1) et de masses mA et mB = 2 mA en mouvement dans un
champ électrostatique uniforme :
Choisir la (les) bonne(s) réponse(s) en justifiant. Une parti-
cule de masse m et de charge électrique q positive, animée A sont soumises à des forces électriques de même valeur.
d’une vitesse initiale v 0, peut être en mouvement rectiligne
r B ont des accélérations de même valeur.
r
C sont telles que leurs vitesses vérifient vB 2v A .
r r
uniformément accéléré dans un champ électrostatique E
uniforme si : D sont telles que leurs vitesses vérifient vB - v A .
r r

6. Mouvements dans un champ uniforme 181


Exercices
ÉSOLU
R

9 Ion magnésium 14 Chute d’un grimpeur encordé


Un ion magnésium Mg2+ de masse m est animé d’un Un grimpeur tombe sans
mouvement rectiligne uniformément accéléré sous l’ac- vitesse initiale d’une hauteur
tion d’une force électrique, entre les plaques P et N d’un h = 4,0 m au bout de laquelle
condensateur plan séparées d’une distance d = 10 cm, la son partenaire bloque la corde.
tension UPN étant positive. Au cours de cette chute,
Son accélération a la valeur a = 5,0.1010 m.s–2 dans le réfé- la corde n’agit pas sur le
rentiel terrestre supposé galiléen. grimpeur.
a. Déterminer la direction, le sens et la valeur de la force a. Appliquer la deuxième loi
électrique puis du champ électrostatique entre les plaques. de Newton afin de déterminer
b. En déduire la valeur de UPN. l’accélération du grimpeur.
Données : b. Déterminer la durée
ü masse d’un nucléon : mnucléon = 1,7.10–27 kg, de chute.
ü nombre de masse de l’ion magnésium : A = 24. c. En déduire la vitesse
atteinte par le grimpeur au
10 Forces subies par un électron bout de sa chute.

Un électron de masse m = 9,1.10–31 kg entre dans un


champ électrostatique de valeur E = 1,0.104 V.m–1. 15 Électron dans un champ électrostatique
Calculer les valeurs :
Un électron, de masse m = 9,1.10–31 kg, initialement au
a. du poids de l’électron et de la force électrostatique subie.
repos, est en mouvement rectiligne uniformément accé-
b. du quotient de ces deux forces (commenter ce résultat). léré dans un champ électrostatique uniforme.
c. de l’accélération subie par l’électron. La vitesse acquise au bout de 10–8 s vaut 2,0.107 m.s–1.
En détaillant le raisonnement, déterminer l’accélération
de l’électron, puis la force qu’il subit.
MOUVEMENTS RECTILIGNES

ÉSOLU
Entraînement
R

11 Lâcher d’une boule de pétanque


Une boule de pétanque est lâchée d’une hauteur h = 2,0 m
au-dessus du sol.
16 Lancer d’une balle vers le haut
a. En utilisant la deuxième loi de Newton, déterminer le
COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Newton.
vecteur accélération de la boule.
b. Établir les expressions des équations horaires de la Nicolas lance une balle verticalement vers le haut avec
vitesse et de la position. une vitesse initiale v0 = 10 m.s–1.
c. Déterminer la durée tT de sa chute, puis la vitesse vT de En détaillant les raisonnements et en soignant la rédac-
la boule en arrivant au sol. tion, déterminer :
a. la hauteur maximale atteinte par la balle.
12 Pétanque sur la Lune ? b. la date de son retour à sa position initiale.
Répondre aux mêmes questions que dans l’exercice précé-
c. sa vitesse à cet instant-là.
dent lorsque la boule est lâchée de la même hauteur sur la d. Quelle vitesse initiale minimale Nicolas devra-t-il donner
,
Lune. L’accélération de la pesanteur est gL = 1,7 m.s–2. pour avoir un délai d une demi-seconde entre le lancer
et la récupération de la balle ?
ÉSOLU
R

13 Proton accéléré
Un proton, de masse m = 1,7.10–27 kg, initialement au repos, 17 Atteindre la rive opposée
subit une force électrique constante de norme F = 1,6.10–15 N. COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Newton.
a. Quelle accélération subit-il ? Maéva lance un galet horizontalement du haut d’une paroi
b. Quelle est la nature de son mouvement ? verticale située à l’aplomb d’une rivière large de 30 m, d’un
c. Déterminer sa vitesse au bout de 10–7 s. point B avec une vitesse v0 = 20 m.s–1.

182 PARTIE 2 COMPRENDRE


19 Déflexion électrique
COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Ne on.
Une tension UAB est appliquée entre les armatures A et B
d’un condensateur plan.
Les armatures séparées d’une distance d sont de longueur
L. Un électron arrive au point O dans la zone de champ élec-
trostatique uniforme avec une vitesse v 0 horizontale.
r

sol Données :
ü UAB = 6,00.102 V,
ü v0 = 2,00.104 km.s–1,
ü d = 6,0 cm,
rive
rivière ü L = 10,0 cm,
ü masse d’un électron : m = 9,1.10–31 kg.
Le galet atteint le niveau du sol au point A au bout d’une
durée tA = 3,0 s. a. Calculer la valeur du champ électrostatique régnant
entre les armatures A et B.
À l’aide d’un raisonnement précis et d’une rédaction soi-
b. Calculer la valeur de la force électrique Fe subie par
r
gnée, déterminer :
a. la hauteur h de chute du galet. l’électron en un point quelconque de sa trajectoire entre les
armatures. La comparer au poids d’un électron. Conclure.
b. la distance xA. La rive opposée est-elle atteinte ?
c. En appliquant la deuxième loi de Newton, déterminer
c. la vitesse v A du galet en arrivant au sol.
l’expression de l’accélération de l’électron.
d. Établir les équations horaires du mouvement d’un élec-
ÉSOLU tron, puis l’équation cartésienne de la trajectoire de l’élec-
R

18 Trajectory of a golf ball tron. Tracer l’allure de la trajectoire. Représenter le vecteur


SKILL Use the second law of motion. accélération en un point de la trajectoire.
e. Quelle est l’ordonnée yS du point S de sortie de la zone
de champ électrostatique uniforme ?
f. Quel est son mouvement ultérieur ?

20 Déviation de faisceaux
COMPÉTENCE Exploiter les lois de Newton.
Un faisceau de particules de charges électriques négatives
v0
pénètre dans un champ électrostatique uniforme situé
𝛂𝛂 = 40° dans le vide entre deux armatures métalliques A et B en un
point O et sort par un point S.
La trajectoire des particules est représentée dans trois cas.

A golfer needs to send a golf ball over a tree whose height


A S A A
is h = 5.0 m.
v0 v0
The tree is located at a distance d = 15 m from the golfer.
O S
The golf ball, located in point O, is hit by the club. It departs
O
at an angle α of 40° from the horizontal (ground assumed v0 S
horizontal) with an initial speed v0 = 20 m.s–1.
B O B B
a. Calculate the acceleration of the ball.
b. Resolve the velocity into its components then resolve a. Reproduire
r les schémas, représenter le champ éle rosta-
the displacement of the ball into its horizontal and vertical tique E et préciser le signe de UAB. Représenter le ve eur accé-
components (equation of motion). lération de chaque particule en un point de la trajectoire.
c. Deduce the equation of the trajectory. b. Déterminer si la vitesse est plus grande en S qu’en O.
d. Has the golfer succeeded or failed? Dans chaque cas, justifier la réponse.

6. Mouvements dans un champ uniforme 183


Exercices
ÉSOLU
R

21 Canon à électrons
champ électrostatique régnant dans ce condensateur est
COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Newton.
E = 4,0 kV.m–1 ; il est dirigé de P vers N.
Par et thermoélectrique, un filament chaud émet un
La masse de l’ion est m = 3,8.10–26 kg.
électron au niveau du point O d’une cathode C avec une
vitesse négligeable.
P N
Cet électron est ensuite soumis à une tension accélératrice
UAC = 3,0.103 V entre l’anode A trouée en son centre et la
cathode C. Le dispositif est placé dans une ampoule où i B
A
règne un vide poussé. x
Les deux électrodes sont séparées d’une distance d = 2,0 cm.
Le champ électrostatique entre la cathode et l’anode est
considéré comme uniforme. La masse de l’électron est
m = 9,1.10–31 kg. a. Comparer les valeurs du poids de cet ion et de la force
électrique qu’il subit.
b. Déterminer l’accélération de l’ion sodium.
c. Quelle est la nature du mouvement de l’ion sodium ?
O faisceau
d. Déterminer son vecteur vitesse.
6V
x d’électrons e. Établir l’équation horaire de la position de cet ion, l’ori-
gine des dates correspondant au démarrage au point A.
f. Déterminer la date tB de sortie des plaques au point B.
C A
g. Déterminer sa vitesse à la sortie des plaques.
d

– +

UAC
Approfondissement
a. Déterminer la valeur du champ électrostatique régnant 23 Plongeur de haut vol
entre ces deux armatures puis la valeur de la force élec-
trique subie par un électron. Stan plonge verticalement sans plateforme i
b. Établir l’expression de l’accélération de l’électron à partir vitesse initiale d’une hauteur O x
j
de la deuxième loi de Newton. h = 28 m.
En déduire les expressions des coordonnées de son vecteur a. Dans un premier temps, la
chute est considérée comme y
vitesse, puis l’équation horaire de sa position.
verticale, sans vitesse initiale. h = 28 m
c. Quelle est la valeur de sa vitesse en arrivant sur l’anode
En détaillant le raisonnement,
A?
vérifier que la durée de chute de
Dépend-elle de d ?
Stan est voisine de 3 s et que sa
d. Reproduire schématiquement la figure en indiquant les vitesse d’entrée dans l’eau est eau
deux électrodes trouées et le faisceau d’électrons. En un proche de 90 km.h–1.
point de cette trajectoire, représenter avec des couleurs
b. En considérant que Stan se donne, au moment du saut,
érentes et des échelles arbitraires, les vecteurs vitesse,
une vitesse initiale horizontale v0 = 2,0 m.s–1, déterminer à
accélération, force électrique et champ électrostatique.
nouveau sa durée de chute et la norme de sa vitesse d’en-
e. Quelle est la durée du trajet de l’électron entre C et A ? trée dans l’eau.

22 Ion dans un champ électrostatique 24 Influence du poids


COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Newton À la sortie d’un canon à électrons, le vecteur vitesse v 0 sup-
r

Un ion sodium Na+ pénètre en un point A entre les plaques posé horizontal d’un électron a pour valeur v0 = 3,0.107 m.s–1.
verticales P et N d’un condensateur plan, trouées respec- Quelle distance horizontale L l’électron devrait-il parcourir
tivement en A et en B. Sa vitesse d’entrée dans le champ pour que sa déviation verticale due à la pesanteur soit
électrostatique sera considérée comme nulle. h = 1,0 cm ? Commenter ce résultat.

184 PARTIE 2 COMPRENDRE


25 À la pétanque 3. a.
Un joueur de pétanque Si oui, à quelle date ?
accroupi lance sa boule du Quelles sont les coordonnées du point de rencontre R ?
niveau du sol avec une b. Déterminer la vitesse initiale minimale du ballon pour
vitesse initiale v0 = 10 m.s–1. que Barbara soit touchée avant d’atteindre le niveau de
Il vise un point situé au sol l’eau, d’ordonnée yeau = –2,2 m.
à une distance D = 8,0 m.
La relation entre l’angle de
tir α par rapport à 27 Boule chargée
l’horizontale et D est : Une boule chargée électriquement, de charge q positive
v 02 sin(2a ) et de masse m = 1,0 mg, est introduite dans l’espace com-
D
g pris entre deux armatures métalliques horizontales P et N
séparées d’une distance d = 10 cm.
Le joueur a le choix entre un tir tendu avec un angle α1 et
un tir en cloche (angle α2). La tension entre les armatures est UPN = 1,0.103 V.
a. Calculer les valeurs de ces deux angles de tir. La boule tombe verticalement en mouvement rectiligne et
uniforme.
b. Déterminer les durées t1 et t2 de chacun de ces tirs en
détaillant le raisonnement ectué. a. Faire le bilan des forces s’exerçant sur la boule et appli-
quer une loi de Newton.
c. Une fois la boule retombée, elle roule sur le sol.
Lequel des deux tirs lui permettrait d’aller le plus loin ?
b. Faire un schéma comprenant les armatures et la boule.
Y représenter les vecteurs champ électrostatique, champ
gravitationnel et les vecteurs forces.
26 Deux enfants à la piscine c. Exprimer q en fonction de UPN, d et m.
À la piscine, Jonathan veut atteindre avec un ballon sa Calculer sa valeur.
copine, Barbara, perchée sur le grand plongeoir à la hau-
teur h = 3,00 m au-dessus du point de lancer O.
Son abscisse initiale est xB = 5,2 m.
28 Protons freinés
Le ballon est lancé en O, avec une vitesse initiale v0 oblique
r Des protons arrivent en un point O1, avec une vitesse hori-
de valeur v0 = 10 m.s–1, dirigée exactement vers Barbara, zontale de valeur v1 = 1,6.105 m.s–1 et traversent l’espace
avec un angle de tir α = 30°. compris entre les deux plaques métalliques verticales A et
B et percées respectivement en O1 et O2.
y Barbara Une tension électrique UAB est appliquée entre ces plaques,
h B créant un champ électrostatique E = 3,0.106 V.m–1.
Les protons arrivent au point O2 avec une vitesse nulle.
plongeoir
v0
훂 A B
Jonathan
O xB x
v1 O2
O1
x

1. Si Barbara restait en place, serait-elle touchée par le a. Le poids du proton peut-il être négligé devant la force
ballon ? électrique qu’il subit ?
b. Dans quel sens est le champ E entre A et B ?
r
2. À l’instant où le ballon part, Barbara se laisse tomber
dans la piscine. c. Déterminer l’accélération et la nature du mouvement
a. Déterminer les équations horaires du mouvement du du proton entre ces deux plaques.
ballon, puis l’équation de sa trajectoire. d. En déduire l’équation horaire du mouvement du proton.
b. Faire la même étude pour la chute de Barbara. e. À quelle date t2 le proton arrive-t-il au point O2 ?

6. Mouvements dans un champ uniforme 185


r A
29 Chute verticale d’un boulet ,
Selon la légende, Galilée (1564-1642) aurait étudié la chute t0 = 0. On suppose l’action de l’air négligeable. Dans ce cas,
des corps en lâchant divers objets du sommet de la tour de l’équation horaire du mouvement du centre d’inertie G du
1 2
Pise (Italie). Il y fait référence dans deux ouvrages : Dialogue boulet est : x( t ) gt
2
sur les deux grands systèmes du monde et Discours concernant a. Soit x1 la distance parcourue au bout de la durée τ, x2 la
deux sciences nouvelles dans lesquels il remet notamment en distance parcourue au bout de la durée 2τ et ainsi de suite.
question les idées d’Aristote. Exprimer x1, x2, x3 en fonction de g et de τ.
Cet exercice présente deux courts extraits de ces deux b. Exprimer la érence h1 = x1 – x0 en fonction de g et de
livres. Il s’agit de retrouver certains résultats avancés par τ, puis h2 = x2 – x1 et h3 = x3 – x2 en fonction de h1.
Galilée concernant la chute verticale dans l’air d’un boulet
c. Retrouve-t-on la suite des hauteurs de chute annoncée
sphérique en fer, lâché sans vitesse initiale.
par Galilée dans l’extrait n° 1 ? Justifier.
Pour cette étude, on choisit le référentiel terrestre, supposé
galiléen, auquel on adjoint un repère d’espace (Ox) vertical II. Étude de la durée de la chute
orienté vers le bas (voir figure). Les points de vue d’Aristote et de Galilée, au sujet de l’in-
Donnée : intensité du champ de pesanteur, supposé uni- fluence de la masse m du boulet sur la durée totale ∆t de
forme : g = 9,8 m.s –2. sa chute, èrent.

1. Parmi les propositions ci-dessous, attribuer celle qui cor-


respond à la théorie d’Aristote et celle qui correspond à la
théorie de Galilée.
a. La durée de chute augmente quand la masse du boulet
augmente.
b. La durée de chute diminue quand la masse  du boulet
I. Étude des hauteurs de chute augmente.
c. La durée de chute est indépendante de la masse.
1
2. En utilisant l’expression x( t ) gt 2, calculer la durée ∆t
2
de la chute d’un boulet qui tombe d’une hauteur totale
H = 57 m (100 coudées). Ce résultat est érent de la
valeur annoncée dans l’extrait n° 2. Proposer une explica-
tion à l’écart constaté.

Aide
1

186 PARTIE 2 COMPRENDRE


30 Un service au tennis d.
Un terrain de tennis est un rectangle de longueur 23,8 m et e. Déduire de la réponse à la question 1.3. l’équation litté-
de largeur 8,23 m. Il est séparé en deux dans le sens de la rale de la trajectoire de la balle dans le plan xOy. 2

largeur par un filet dont la hauteur est 0,920 m.


2. Qualité du service
Lorsqu’un joueur ectue un service, il doit envoyer la balle
On prendra g = 9,81 m.s–2.
dans une zone comprise entre le filet et une ligne située à
6,40 m du filet. a. Sachant que la distance OF = 12,2 m, la balle, supposée
ponctuelle, passe-t-elle au-dessus du filet ? 3
On étudie un service du joueur placé au point O.
b. Montrer que le service sera considéré comme mauvais,
c’est-à-dire que la balle frappera le sol en un point B′ tel
que OB′ soit supérieur à OB.
c. En réalité, la balle tombe en B. Quel est le paramètre,
non pris en compte dans ce problème, qui peut expliquer
c érence ?

Aides
1
Ce joueur souhaite que la balle frappe le sol en B tel que
OB = L = 18,7 m.
Pour cela, il lance la balle verticalement et la frappe avec 2
sa raquette en un point D situé sur la verticale de O à la 3
hauteur H = 2,20 m.
La balle part alors de D avec une vitesse de valeur
v0 = 126 km.h–1, horizontale comme le montre le schéma
ci-dessous.
La balle de masse m = 58,0 g sera considérée comme ponc- 31 Principe de l’oscilloscope
tuelle et on considérera que l’action de l’air est négligeable.
L’étude du mouvement sera faite dans le référentiel ter- Un oscilloscope est un appareil permettant de représenter
restre, galiléen, dans lequel on choisit un repère (Oxyz) les tensions électriques au cours du temps.
comme l’indique le schéma ci-dessous : C A

y v0 Y1 X1
D
filament
de
j O
Y2 X2
F B x
k i filet
z
écran
1. Équations horaires et trajectoire Fig. 1 Schéma d’ensemble du tube cathodique.
a. Faire le bilan des forces appliquées à la balle pendant
son mouvement entre D et B. Le tube cathodique (Fig. 1) de l’oscilloscope est constitué
En indiquer les caractéristiques (direction, sens, grandeur) schématiquement de deux parties principales, le canon
et l’expression. à électrons dans lequel les électrons sont accélérés et la
b. Établir l’expression du vecteur accélération de la balle partie permettant de dévier les électrons à la fois horizon-
au cours de son mouvement. talement et verticalement. Entre ces deux parties, aucun
c. Montrer que les équations horaires paramétriques du champ électrostatique n’est appliqué. En tout point de l’en-
mouvement de la balle sont : ceinte contenue dans l’oscilloscope règne un vide poussé.
1 Dans tout le dispositif, l’influence du poids d’un électron
x(t) = v0t y( t ) - gt 2 H z(t) = 0. sur son mouvement sera négligée.
2

6. Mouvements dans un champ uniforme 187


r
1. Première partie du dispositif : le canon à électrons f.
Les électrons sont émis à la cathode C avec une vitesse prise entre les plaques Y1 et Y2 s’exprime sous la forme :
négligeable. el2
yS U c’est-à-dire de la forme yS = kU.
Une tension accélératrice UAC = U0 est appliquée entre 2mdv 02
l’anode A et la cathode C. La longueur des plaques est notée l.
Ce canon à électrons est assimilable à deux armatures A et g. On admettra que le déplacement Y du spot sur l’écran,
C de condensateur plan, séparés d’une distance D,rgéné- qui est lui aussi proportionnel à U, est de la forme Y = bU.
rant entre elles un champ électrostatique uniforme E0. L’impact d’un électron sur l’écran produisant un point lumi-
a. Appliquer la deuxième loi de Newton afin de détermi- neux, expliquer l’intérêt d’un tel dispositif 3

ner l’accélération des électrons entre C et A. h. Quelle est la conséquence du fait que cette propriété est
b. Montrer que l’équation horaire de la vitesse des élec- aussi applicable sur l’axe horizontal (Ox) grâce aux deux
eU0 autres plaques, X1 et X2, verticales, celles-ci ?
trons est v t. 1
mD
c. Établir l’équation horaire du mouvement. Aides
d. Montrer que l’expression de la vitesse des électrons au
2eU0 1
passage au travers de l’anode A vérifie v A .
m
1
2. Deuxième partie : déviation des électrons
Le dispositif est composé d’une paire de plaques horizon-
tales Y1 et Y2 et d’une paire de plaques, verticales X1 et X2.
Le faisceau d’électrons pénètre en O entre les plaques hori- 2

zontales Y1 et Y2.
Une tension UY Y U est imposée entre ces deux plaques,
1 2
ce qui dévie les électrons vers le haut.

y
Rédiger une synthèse
Y
de documents
Y1 32 Accélérateur linéaire
En vous appuyant sur la figure 1 p. 166 et le 1
O’ de la page ci-contre, et sur vos propres connaissances, vous
O
d z rédigerez une synthèse expliquant comment, du canon
à électrons aux accélérateurs linéaires, l’utilisation d’un
champ électrique permet de développer les connaissances
Y2 sur la matière.
écran
Votre réponse tiendra au plus une page et sera agrémentée
d’au moins un schéma de principe, et si besoin de calculs.
Fig. 2 Déviation du faisceau d’électrons suivant la verticale.

33 Plongeons sportifs
Pour simplifier l’étude, aucune tension n’est appliquée
entre les plaques X1 et X2. En vous appuyant sur le 2 page ci-contre et en

a. Quelle est la valeur de la vitesse v0 d’entrée des élec- vous inspirant de l’exercice 23 p. 184, rédigez un texte de
trons dans la zone de champ électrostatique uniforme E synthèse expliquant en des termes scientifiques les pro-
comprise entre les plaques Y1 et Y2 ? blèmes qui se posent au plongeur. Vous vérifierez notam-
ment la cohérence des valeurs numériques figurant dans
Justifier votre réponse. 2
le texte du 2 ci-contre et vous expliquerez pour-
b. Déterminer l’accélération des électrons entre Y1 et Y2.
quoi l’approche de la mécanique du point ne peut pas
c. En déduire les coordonnées de leur vecteur vitesse v .
r
rendre compte de toutes les contraintes d’un tel saut. Votre
d. Établir les équations horaires de la position. texte n’excédera pas une page et pourra comporter des
e. En déduire l’expression de la trajectoire y = f ( z). schémas.

188 PARTIE 2 COMPRENDRE


1 C ACTUALITÉS SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE
DO

Le projet ILC

Fig. 1

SCIENCE ET SOCIÉTÉ
2 C
DO

Plongeon de très haut vol

Fig. 2

6. Mouvements dans un champ uniforme 189


Pour démarrer le chapitre 7
78 11

MATHÉMATIQUES
1

3
4

PHYSIQUE-CHIMIE
5
6

A B
C D
8
A
B
C
D
9

10
11
A
B
C
D
u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

DÉMARCHE EXPÉRIMENTALE

190 PARTIE 2 COMPRENDRE


Ch apit r e
Mécanique céleste
7 et mouvements
de satellites

Vue d’artiste de
tous les satellites
artificiels Depuis le lancement de Spoutnik en 1957, des milliers
de la Terre. de satellites ont été lancés en orbite autour
Les satellites
sont représentés de la Terre. Un peu moins de 800 sont actuellement
avec une taille
bien supérieure en fonctionnement ; les autres sont devenus
à la réalité. des déchets spatiaux.
Quel est le mouvement d’un satellite autour
de la Terre
191
Activité DOCUMENTA IRE

1 Les planètes du système solaire


D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Mettre en relation les lois de Kepler et des données connues sur les planètes
du système solaire.

Planète Distance minimale Distance maximale Période du mouvement


au Soleil (m) au Soleil (m) orbital (s)

Fig. 1

Aides
a Montrer que la distance entre une planète et le Soleil est conforme
à la première loi de Kepler. Quelles planètes ont une orbite qu’il est, 1
néanmoins, possible de considérer comme circulaire ? 1 3.1
b Décrire les variations du vecteur vitesse de Mercure (Fig. 2) et 2

montrer que les vecteurs accélérations représentés sur la figure 2


sont compatibles avec la deuxième loi de Newton. 2 3
3.2
c Vérifier que les variations de vitesse de Mercure sont compatibles
4
avec la deuxième loi de Kepler. 3

d Le demi-grand axe a de l’orbite d’une planète se calcule comme la 5


demi-somme des distances minimale et maximale au Soleil.
Calculer a pour Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
e Calculer T2 et a3 pour ces quatre planètes. Tracer T2 en fonction de
a3 et déterminer graphiquement la valeur du coefficient directeur
de la droite-modèle obtenue. (Voir la fiche méthode 7 p. 604)
T 2 4 p2
f L’expression de ce coefficient directeur est .
a3 GMS
Soleil
En déduire la masse MS du Soleil. 4

g Décrire une méthode pour connaître la masse de la Terre en


connaissant le mouvement de la Lune. 5

Fig. 2 Trajectoire de Mercure.


La vitesse de Mercure est représentée
en bleu, et son accélération en rouge.

192 PARTIE 2 COMPRENDRE


t t

2 La fusée à eau

Mettre en œuvre une démarche expérimentale pour interpréter


OBJECTIF

un mode de propulsion par réaction à l’aide d’un bilan qualitatif


de quantité de mouvement.

Une fusée à eau peut être fabriquée à l’aide d’une bouteille en plastique à
laquelle est adaptée un bouchon percé en son centre et muni d’une valve
(Fig. 3).
Une pompe permet d’y ajouter de l’air.

support
PROTOCOLE
u pompe
u valve

u
a.

eau
éjectée
bouchon
a La hauteur de la fusée au moment du tir influe-t-elle sur la hauteur expulsé
du tir ? 1 b.

b En faisant l’approximation que toutes les forces subies par le sys- Fig. 3 Réalisation d’une fusée à eau :
a. avant décollage.
tème {fusée + fluide expulsé} sont négligeables, déterminer sa b. après décollage.
quantité de mouvement après le décollage. 2

c En déduire la relation entre la quantité de mouvement de la fusée et


celle du fluide expulsé. Expliquer pourquoi la fusée est propulsée.
d En utilisant les questions b et c, expliquer pourquoi la fusée ne
monte pas plus haut si elle ne contient que de l’air, alors qu’elle est
plus légère qu’une fusée qui contient aussi de l’eau.
e Comment varie l’altitude atteinte lorsque le bouchon est plus soli-
dement enfoncé ? Interpréter cela en termes de pression et de Aides
quantité de mouvement.
f Toujours à l’aide de la notion de quantité de mouvement, prévoir 1
l’influence, sur le tir, de :
• la masse du fluide, 2
• la masse de la fusée,
• la vitesse d’éjection.

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 193


r

Ce chapitre applique les lois de la dynamique newtonienne vues au cha-


pitre 4. En mécanique céleste, les systèmes étudiés sont des planètes ou
des satellites, qui ne sont soumis qu’à la force d’interaction gravitation-
nelle due à l’astre autour duquel ils tournent. Ce chapitre fait l’étude de
la propulsion à réaction permettant aux fusées de mettre les satellites sur
orbite, puis des mouvements de satellites (Fig. 1) en général.

1 Propulsion à réaction u Activité 2 p. 193

1.1 Conservation de la quantité


de mouvement d’un système isolé
r
Soit un système de masse m ayant la vitesse v dans un référentiel galiléen.
Si la somme des forces qu’il subit est nulle, la deuxième loi de Newton
s’écrit :
r
dp r r r
0 où p mv est la quantité de mouvement du système.
dt

Fig. 1 Picard, satellite français chargé


d’étudier l’influence des cycles solaires
sur le climat terrestre (vue d’artiste).

Ceci permet d’expliquer la propulsion à réaction.

A lication
ª Interpréter une propulsion par réaction

p2

p1

u Exercices 1à4 p. 205 Fig. 2 Lancer d’un ballon depuis


un bateau.

194 PARTIE 2 COMPRENDRE


1.2 Propulsion des avions et fusées
La conservation de la quantité de mouvement d’un système isolé permet
d’expliquer la propulsion des avions à réaction au décollage. mgaz vgaz mavion vavion
Le système étudié est l’ensemble constitué de l’avion et des gaz éjectés.
L’action de l’air sur l’avion est négligée (poussée d’Archimède, frottements),
les frottements dus au sol également.
L’avion ne subit que son poids et la réaction normale du sol.
Fig. 3 Conservation de la quantité
La somme vectorielle de ces deux forces est nulle puisqu’elles sont verti- de mouvement de l’avion.
cales et que l’avion et les gaz éjectés n’ont qu’un mouvement horizontal :
le système est donc isolé (Fig. 3).
Sa quantité de mouvement, calculée dans le référentiel du sol, est donc
constante, c’est-à-dire nulle puisqu’initialement le système est au repos.
pfusée

Dans le cas d’une fusée juste après son décollage (Fig. 4), la somme des
forces extérieures n’est pas nulle : le système {fusée + gaz éjectés} est sou-
mis à son seul poids P . pgaz
La propulsion à réaction est possible si la vitesse des gaz éjectés et le débit
d’éjection sont suffisamment élevés.

2 Satellites en mouvement
circulaire Fig. 4 Les moteurs Vulcain équipant la fusée
Ariane 5 éjectent au décollage 320 kg de gaz
Un satellite est un corps en orbite autour d’un autre. Cette partie se limite par seconde à une vitesse de 4 km.s–1.
aux satellites en mouvement circulaire autour de leur astre attracteur. B
FA/B

FB/A
2.1 Attraction gravitationnelle A
uAB r
Newton énonça en 1666 la loi d’attraction universelle vue en Seconde.

Fig. 5 Interaction gravitationnelle


entre deux corps ponctuels.
Lune

T
FT/L

FL/T
r
Cette loi reste valable pour des corps à répartition sphérique de masse, ou
suffisamment éloignés l’un de l’autre (fig. 6). Fig. 6 Interaction gravitationnelle
C’est le cas du Soleil, des planètes et de leurs satellites ainsi que des étoiles. entre la Terre et la Lune.

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 195


r

2.2 Vitesse d’un satellite en orbite circulaire v


ut
satellite
Un satellite S de masse m est en mouvement circulaire autour d’un astre un S
central de centre O et de masse M. L’étude est faite dans le référentiel
FO/S a
astrocentrique : géocentrique pour les satellites terrestres, héliocentrique
pour les planètes. Ce référentiel est considéré comme galiléen (Fig. 7).
La seule force subie par le satellite est l’attraction gravitationnelle de l’astre astre
OS
attracteur
central ; les influences des autres corps célestes sont négligées.
En notant r = OS la distance entre le satellite et le centre de l’astre attrac-
teur, la deuxième loi de Newton s’écrit :
r mM r
ma F O / S - G 2 uOS
r
r Mr
L’accélération du satellite est donc a - G 2 uOS : elle ne dépend que de la Fig. 7 Vitesse et accélération
r d’un satellite en orbite circulaire.
masse M de la planète et de la distance r.
L’accélération du satellite s’exprime dans le repère de Frenet :
r dv r v 2 r
a u u
dt t r n
Puisque la trajectoire du satellite est circulaire, le vecteur uOS et le vecteur
r
r
un sont opposés. La force de gravitation est donc uniquement dirigée selon
la direction normale. La deuxième loi de Newton permet d’écrire :
r v 2 GM
• •
r dv
selon ut : 0 selon un :
dt r r2

2.3 Période de révolution


La longueur de l’orbite du satellite est le périmètre du cercle, 2πr. Note
Le résultat ci-contre s’écrit aussi sous la
T 2 4 p2
forme : 3
r GM

Ceci sera généralisé dans la troisième loi de Kepler (voir le paragraphe 3.3).
r

2.4 Application aux satellites terrestres


Les résultats généraux précédents s’appliquent aux satellites de la Terre en
mouvement circulaire : leur mouvement dans le référentiel géocentrique h
est uniforme. En introduisant leur altitude h au-dessus du sol terrestre
(Fig. 8) et RT le rayon terrestre, il est possible d’écrire r = RT + h.
La vitesse et la période d’un tel satellite s’écrivent donc :
r = RT + h
GMT GMT ( RT h)3
v et T 2p
r RT h GMT Fig. 8 Altitude d’un satellite.

196 PARTIE 2 COMPRENDRE


La période de révolution du satellite croît avec son altitude au-dessus du
sol terrestre. Pour une altitude bien précise, elle est égale à la période de
rotation de la Terre sur elle-même, le jour sidéral T = 86164 s.
Un tel satellite est qualifié de géosynchrone puisqu’il revient chaque jour
à la même position par rapport à la Terre.
Si de plus il est dans le plan de l’équateur, il reste en permanence au-des-
sus du même point de la surface terrestre.
Un tel satellite, fixe dans le référentiel terrestre, est appelé satellite géos-
tationnaire (Fig. 9).

A lication
Fig. 9 Satellite géostationnaire
ª Calcul de l’altitude et de la vitesse d’un satellite géosynchrone
de communications.

u Exercices 15 et 18 p. 207 et 208

3 Mouvement des satellites : cas général u Activité 1 p. 192

Le mouvement d’un satellite ou d’une planète est décrit, dans le cas géné-
ral, par les trois lois de Kepler. Elles ont été historiquement énoncées dans
le cas du mouvement des planètes autour du Soleil, mais elles s’appliquent
également à un satellite en orbite autour d’une planète. ite de la planète
o rb
Dans tout ce qui suit, « planète » peut être remplacé par « satellite » et
« Soleil » par « astre a acteur ».
Soleil

périhélie F’ aphélie
3.1 Première loi de Kepler : loi des orbites

2a

Fig. 10 Orbite elliptique d’une planète.

Note
Attention à ne pas confondre le demi-grand
Une ellipse est une courbe fermée caractérisée par deux points F et F′ e a qui est une distance avec l’accélération
appelés foyers, et par une distance a appelée demi-grand axe, le grand axe a du satellite vue au paragraphe 2.2.
r
étant le segment reliant périhélie et aphélie (Fig. 10).

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 197


r

Dans le cas d’une ellipse très peu aplatie, l’orbite de la planète peut être
considérée comme un cercle dont le Soleil est le centre. Les orbites des
planètes du système solaire, hormis Mercure et Mars, sont très proches de
trajectoires circulaires.
Les comètes (Fig. 11), également en mouvement elliptique autour du
Soleil, ont en revanche des orbites très aplaties.

3.2 Deuxième loi de Kepler : loi des aires

Fig. 11 Comète Hale-Bopp.

L’aire balayée est délimitée par l’arc de l’orbite parcouru par la planète et t1 + Δt
les deux segments de droite. Pour un même intervalle Δt, ces aires sont lent
égales pour n’importe quelle position de la planète sur son orbite (Fig. 12). t1

Ainsi, plus la planète est proche du Soleil, et plus sa vitesse est élevée. Inver- S1
sement, une planète va de moins en moins vite si elle s’éloigne du Soleil. F

A lication S2
t2
ª Comment montrer qu’un mouvement circulaire de satellite est rapide
nécessairement uniforme à l’aide de la deuxième loi de Kepler ? t2 + Δt

Fig. 12 Loi des aires : S1 = S2.

u Exercice 10 p. 206

3.3 Troisième loi de Kepler :


loi des périodes

2
1
Dans le cas particulier d’une planète en mouvement circulaire de rayon r,
il a été montré au paragraphe 2.3 qu’il était possible d’écrire : S T12 T22
=
r3 a13 a23
T 2p où MS est la masse du soleil.
GMS
T2 4 p2
Cela donne :
r3 GMS 2a1
Puisque ce rapport ne dépend pas de la planète, sa valeur est ainsi connue : 2a2
T 2 4 p2
pour toute planète en orbite autour du Soleil (Fig. 13).
a3 GMS Fig. 13 Loi des périodes.

198 PARTIE 2 COMPRENDRE


A lication
ª Comment connaître la masse du Soleil ?

u Exercices 11, 13 et 14 p. 206 et 207

3.4 Mouvement de la Terre autour du Soleil


L’orbite de la Terre autour du Soleil est une ellipse dont le Soleil occupe
un des foyers (Fig. 14). La distance entre la Terre et le Soleil n’est donc
pas constante : elle varie entre 147,1 millions de kilomètres (passage au
périhélie début janvier) et 152,1 millions de kilomètres (passage à l’aphé-
lie début juillet), pour un rayon moyen de 149,6 millions de kilomètres.
L’écart étant faible, considérer l’orbite terrestre comme circulaire est une
bonne approximation.

Fig. 14 La Terre et le Soleil vus par la navette


Le plan créé par la révolution de la Terre autour du Soleil s’appelle le plan STS-77.
de l’écliptique (Fig. 15), parcouru en 365,25 jours. La Terre effectue égale-
ment une rotation sur elle-même autour de l’axe des pôles, incliné de 23°
par rapport à la perpendiculaire au plan de l’écliptique. Cette inclinaison
explique l’alternance des saisons : selon les positions de la Terre sur son
orbite, les rayons du Soleil arrivent plus ou moins inclinés au même endroit :
• s’ils arrivent très inclinés, l’hémisphère considéré est en hiver,
• s’ils arrivent peu inclinés, l’hémisphère considéré est en été.
équinoxe de printemps
(21 mars)

ps
tem hiv
er
solstice d’été prin
(21 juin)

solstice d’hiver
e (21 décembre)
été o mn
aut

équinoxe d’automne
(21 septembre)

Fig. 15 Révolution de la Terre autour du Soleil dans le plan de l’écliptique


et inclinaison de l’axe des pôles.

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 199


L ' E S S E N T I E L
Propulsion par réaction Réviser
en autonomie

u Application p. 194
p2 p1 u Exercice résolu
1 p. 205

u Application p. 197
Satellites en mouvement circulaire
u Exercices résolus
■ A et B p. 202 et 203,


v 5 p. 205

u Applications
Lois de Kepler p. 198 et 199

u Exercices résolus
B p. 203S
11 et 17 p. 206 et 208
■ ■

2
1

200 PARTIE 2 COMPRENDRE


Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621
2 4 68 11 7 Lois de Kepler

1 Conservation de la quantité 8 Trajectoires d’un satellite


de mouvement

A B

2 Quantité de mouvement

C D
A
B
C
9 Planètes ayant une trajectoire elliptique
D
autour du Soleil
3 Trajectoire et vitesse d’un satellite A
B
C

4 Vitesse d’un satellite (1)


D

A 10 Demi-grand axe de Pluton


B
C
D

5 Vitesse d’un satellite (2) A


B
A C
B D
C
D 11 Satellite géostationnaire

6 Période d’un satellite A


A B
B C
C D
D

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 201


Exercices RÉSOLUS

A Satellites Spot
ÉNONCÉ

1
Fig. 1
c

d Aides
2 1

RÉSOLUTION

b v
c

FT/S

Fig. 2

202 PARTIE 2 COMPRENDRE


B Le cer arues
ÉNONCÉ

Fig. 3

1
1

2
2

1 Mouvement de Dysnomia

a.
3
b.

4
c. Fig. 4

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 203


Exercices RÉSOLUS

d. Aides
1

1.a. 2

5
4
2 Masse d’Éris
a. 1.d.
6
5
b.

RÉSOLUTION
1

1 a.

b.
2.a.

c.
b.

d.

204 PARTIE 2 COMPRENDRE


r

de gravitation universelle est G = 6,67.10–11 N.m2.kg–2

Applications
CONSERVATION DE LA QUANTITÉ
DE MOUVEMENT
ÉSOLU
R

1 Propulsion par réaction


Interpréter, en termes de quantité de mouvement, les
déplacements suivants. a. Parmi les systèmes suivants, lesquels sont isolés ?
a. Lorsqu’une personne saute d’une barque sur la berge, la {astéroïde}, {météorite}, {astéroïde + météorite}.
barque s’éloigne du bord. b. En négligeant la masse de la météorite devant celle
b. Une patineuse initialement immobile lance un ballon de l’astéroïde, exprimer la quantité de mouvement du
devant elle, ce qui la fait reculer. système, avant et après la collision.
c. En déduire la variation de vitesse de l’astéroïde.
2 Poulpe
Comment interpréter, en termes de quantité de mouve- MOUVEMENTS CIRCULAIRES
ment, qu’un poulpe puisse se déplacer, alors que ses tenta-
ÉSOLU
cules ne servent ni de rames, ni de nageoires ?
R

5 Vitesse orbitale
Un satellite de masse m est en orbite circulaire, de rayon r,
autour d’un astre de masse M.
a. Donner l’expression vectorielle de son vecteur accéléra-
tion en définissant les vecteurs nécessaires sur un schéma.
b. Exprimer la force de gravitation subie par le satellite.
c. À l’aide de la deuxième loi de Newton, démontrer que la
vitesse v du satellite est constante.
d. Exprimer cette vitesse en fonction de G, M et r.

6 Lune
3 Vitesse de recul
La Lune décrit une trajectoire quasi circulaire, de rayon
a. Une balle de pistolet, de masse 2,0 g, quitte le canon
r = 3,84.105 km, autour de la Terre de masse MT = 6,0.1024 kg.
avec une vitesse de 300 m.s–1. Le système {balle + pistolet}
est considéré comme isolé. Le pistolet ayant une masse
a. Écrire la deuxième loi de Newton appliquée à la Lune.
de 1,0 kg, calculer la quantité de mouvement du pistolet. b. Montrer que son mouvement est uniforme.
Quelle est la vitesse de recul ? c. Exprimer puis calculer la vitesse de la Lune sur son orbite.
b. Répondre à la même question pour un fusil pesant 4,0 kg.
c. Pourquoi, d’après vous, les tireurs épaulent leur arme 7 Satellites terrestres
en la maintenant fortement appuyée sur eux ? Estimer la Un satellite est placé en orbite circulaire et uniforme
vitesse de recul pour un tireur pesant 80 kg utilisant le fusil. autour de la Terre. Le rayon de son orbite est r = 20.103 km
et sa période de révolution est T = 7,8 h.
4 Astéroïde a. Déterminer l’expression de la vitesse et de la période du
Dans le référentiel héliocentrique, un astéroïde, de masse satellite en fonction de r et de la masse de la Terre.
m1 = 1,0.103 kg, est situé t loin de tout corps b. En déduire la masse de la Terre.
céleste pour que leur interaction gravitationnelle soit c. Un autre satellite évolue à 180 km au-dessus de la sur-
négligeable. Il est heurté par une météorite de 0,20 kg, de face terrestre. Déterminer sa période de révolution.
vitesse 1,5 km.s–1, colinéaire à sa vitesse initiale. Donnée : rayon terrestre : RT = 6 370 km.

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 205


Exercices
8 Télescope spatial b.
en orbite rasante, c’est-à-dire à une altitude négligeable
Depuis son lancement en 1990, le télescope spatial Hubble
par rapport au rayon terrestre RT. L’exprimer en heures.
a permis de nombreuses découvertes en astronomie.
Il évolue sur une orbite circulaire à une altitude h = 600 km.
c. Montrer, à l’aide d’une autre loi de Kepler, que le mouve-
ment d’un tel satellite est uniforme.
ÉSOLU

R
11 Satellites de Mars
Mars a deux satellites, Deimos et Phobos, dont les orbites
sont considérées comme circulaires. Le rayon de l’orbite de
Deimos est r = 23 460 km et sa période de révolution est
T = 30 heures et 18 minutes. Phobos a un rayon orbital
= 9 380 km et une période de révolution T′.

a. Exprimer l’accélération en fonction de l’altitude h.


b. Exprimer également la vitesse en fonction de h.
c. En déduire l’expression littérale de la période de Hubble,
puis calculer combien de tours il fait en une journée.
Données :
ü rayon terrestre : RT = 6 370 km.
ü masse de la Terre : MT = 6,0.1024 kg

a. Énoncer la troisième loi de Kepler dans le cas de Deimos


LOIS DE KEPLER et Phobos.
b. En déduire la période de révolution orbitale T′ de Phobos.
9 Trajectoires de satellites c. Pourquoi l’étude des satellites de Mars permet-elle de
déterminer la masse de Mars ? Calculer la valeur de celle-ci.
a. Lesquelles des trajectoires suivantes sont compatibles
avec les lois de la mécanique ? Justifier la réponse.
12 Satellites de Saturne
axe
de rotation Les périodes de révo- T r
de la Terre satellite satellite
lution des satellites Satellite
( jours) (106 km)
de Saturne ainsi que
Encelade 1,37 0,238
les rayons moyens
T erre erre des orbites, considé- Téthys 1,89 0,295
satellite
rées comme circu- Dioné 2,74 0,377
1 2 3 laires, sont donnés
pour quelques-uns Rhéa 4,52 0,527
b. Laquelle peut être celle d’un satellite géostationnaire ? d’entre eux. Titan 15,95 1,222
a. Écrire l’expression Japet 79,33 3,561
10 Satellite en orbite rasante de la troisième loi
Les observations astronomiques montrent que la période de de Kepler faisant intervenir la période de révolution T et le
révolution de la Lune autour de la Terre est TL = 27,32 jours. rayon r de l’orbite, supposée circulaire.
Le rayon de son orbite est égal à 60 fois le rayon terrestre RT. b. Vérifier numériquement cette loi pour les satellites de
a. Quelle relation la troisième loi de Kepler permet-elle Saturne. Les calculs pourront être consignés dans un tableau.
d’écrire entre la période T et le rayon r de l’orbite circulaire c. Le satellite Atlas a une trajectoire quasi circulaire de
d’un satellite terrestre ? rayon 0,138.106 km. Déterminer sa période de révolution.

206 PARTIE 2 COMPRENDRE


Entraînement 14 Masse du Soleil
COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Newton.
Dans le référentiel héliocentrique, la Terre décrit une tra-
13 Système solaire
jectoire pratiquement circulaire autour du Soleil, de rayon
COMPÉTENCE Démontrer et exploiter la troisième loi de Kepler. r = 1,496.1011 m.
Dans le référentiel héliocentrique, la Terre décrit autour a. À l’aide de la deuxième loi de Newton, montrer que le
du Soleil une trajectoire pratiquement circulaire de rayon mouvement de la Terre est uniforme.
r0 = 1,496.1011 m, avec une période T0 = 365,25 j. b. Exprimer sa vitesse v en fonction de r.
Ce rayon est choisi comme unité de mesure en astronomie, c. Exprimer la période de révolution en fonction de r.
une unité astronomique (U.A.) étant égale à r0. d. En déduire la valeur de la masse MS du Soleil, sachant que
la période de révolution de la Terre est T = 365,256 jours.

15 Satellite géostationnaire
COMPÉTENCE Exploiter la deuxième loi de Newton.
Un satellite en orbite circulaire autour de la Terre est dit géo-
synchrone si sa période de révolution est égale à la période
de rotation de la Terre sur elle-même, soit T = 86164 s.
a. Établir l’expression de la vitesse d’un satellite terrestre
en mouvement circulaire en fonction de son altitude h.
Dépend-elle de sa masse ?
b. Déterminer également l’expression de la période de
révolution en fonction de h.
c. En déduire l’altitude d’un satellite géosynchrone.
d. Un satellite géosynchrone est, de plus, géostationnaire
s’il reste à la verticale d’un même point de la Terre.
Quel est le plan de sa trajectoire ?
Dans quel sens est-elle décrite ?
Données :
ü rayon terrestre : RT = 6 370 km
ü masse de la Terre : MT = 6,0.1024 kg
a. Démontrer que pour toute planète en orbite circulaire
T2 16 Lancement raté
autour du Soleil, le rapport est constant, T étant la
r3
période de révolution orbitale et r le rayon de l’orbite. COMPÉTENCE Exploiter les lois de Kepler.
b. Exprimer la constante et en déduire la masse du Soleil. Le 8 août 1989, le lanceur Ariane a ectué la mise sur
c. Les périodes de révolution de certaines planètes dont orbite du satellite d’astrométrie Hipparcos.
l’orbite peut être considérée comme circulaire sont don- Un des moteurs n’ayant pas fonctionné, celui-ci est resté
nées dans le tableau suivant. sur une orbite elliptique entre 500 km et 3,6.104 km, au
lieu d’être placé sur orbite circulaire à 3,6.104 km d’altitude.
Planète Période (en s)
a. Où se situe la Terre par rapport à la trajectoire ?
Vénus 1,94.107 b. Sans souci d’échelle, dessiner l’allure de l’orbite du satel-
Jupiter 3,74.108 lite Hipparcos. Placer sur le schéma la Terre T, et les points
P et A correspondant respectivement aux altitudes de
Saturne 9,30.108
500 km et 3,6.104 km.
Uranus 2,66.109 c. Grâce à la deuxième loi de Kepler, montrer sans calcul
Neptune 5,20.109 que la vitesse du satellite n’est pas constante.
En quel point est-elle minimale ?
Calculer le rayon des orbites des planètes en U.A. En quel point est-elle maximale ?

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 207


Exercices
ÉSOLU
R

17 Planètes du système solaire


teuse jusqu’à une telle altitude, la mise sur orbite géosta-
COMPÉTENCE Exploiter la relation définissant la force
tionnaire se fait par transfert d’orbite :
gravitationnelle.
ü dans un premier temps, le satellite et son lanceur sont
Les mouvements des planètes sont supposés circulaires et
placés sur une orbite circulaire basse, d’altitude 200 km.
dans un même plan.
ü dans un deuxième temps, le lanceur largue le satellite
a. Une planète, de masse m, tourne autour du Soleil sur en lui fournissant une impulsion qui le place sur une orbite
une orbite de rayon r. Exprimer littéralement l’intensité de
elliptique dont le périgée est à l’altitude 200 km, et l’apo-
la force de gravitation qu’exerce le Soleil sur celle planète.
gée à l’altitude 3,58.104 km.
Dans quel sens la force est-elle dirigée ? Calculer numé-
ü dans un troisième temps, le satellite assure lui-même,
riquement cette force dans le cas où cette planète est la
par une deuxième impulsion, sa mise en orbite circulaire.
Terre.
T 2 4 p2 Les deux premières phases du lancement s’e ectuent grâce
b. La troisième loi de Kepler s’écrit 3 . à trois moteurs qui sont ensuite largués.
r GMS
En déduire le rayon rJ de l’orbite de Jupiter.
a. Que signifie précisément « satellites qui paraissent immo-
biles dans le ciel » ? Quelle est la période d’un tel satellite ?
c. En justifiant à l’aide d’un schéma, calculer la distance
minimale d qui sépare la Terre de Jupiter, au cours de leurs
b. Quelle loi de Kepler permet de démontrer que ces satel-
lites sont tous situés à la même altitude ?
mouvements autour du Soleil. Déterminer dans ce cas l’in-
tensité de la force d’attraction qui s’exerce entre ces deux c. Pourquoi l’orbite d’un satellite géostationnaire est-elle
planètes. nécessairement une « orbite circulaire équatoriale » ?
d. Que dire de l’ et de Jupiter sur le mouvement de la d. Le texte parle d’impulsion, ce qui signifie que la quantité
Terre ? Justifier la réponse. de mouvement du satellite augmente. Détailler le méca-
nisme d’une telle opération en quelques phrases. Quelle
Données :
est la conséquence d’une telle impulsion sur le satellite ?
ü masse de la Terre : MT = 6,0.1024 kg
ü masse du Soleil : MS = 2,0.1030 kg e. Quel est le rayon de l’orbite circulaire basse ? Et celui de
ü masse de Jupiter : mJ = 1,9.1027 kg l’orbite circulaire finale ? En déduire le demi-grand axe de
ü rayon de l’orbite terrestre : rT = 1,5.1011 m l’orbite de transfert, puis sa période. Quelle est la durée du
ü période de révolution de Jupiter : TJ = 11,9 ans transfert entre les deux orbites circulaires ?
Données :
18 Lancement d’un satellite ü masse de la Terre : MT = 6,0.1024 kg
ü rayon de la Terre : RT = 6 370 km
COMPÉTENCE Exploiter les lois de Kepler et la conservation
de la quantité de mouvement.
Le lanceur européen Ariane a été conçu pour placer en
orbite géostationnaire, c’est-à-dire en orbite circulaire
Approfondissement
équatoriale située à 3,58.104 km d’altitude, des satellites
qui paraissent immobiles dans le ciel. 19 Jour solaire et jour sidéral
Le jour solaire, noté J, est l’intervalle de temps séparant
deux passages successifs du Soleil au méridien d’un même
lieu. Le jour sidéral, noté Js, est la durée de la rotation de la
Terre sur elle-même.
Une année est la période orbitale de la Terre autour du Soleil,
dans le référentiel héliocentrique, et vaut 365,256 jours
solaires de 24 h.
a. Pourquoi le jour solaire J est-il supérieur au jour sidéral Js ?
Faire un schéma représentant la Terre à une position donnée,
puis au bout d’un jour sidéral et au bout d’un jour solaire.
b. Montrer qu’une année sidérale comporte 366,256 jours
sidéraux.
c. En déduire la valeur d’un jour sidéral, en secondes, puis
en heures, minutes et secondes.

208 PARTIE 2 COMPRENDRE


20 Anneaux et satellites de Saturne a.
sa vitesse est-elle minimale ? maximale ? Justifier.
Saturne possède plusieurs gros satellites dont Titan, de
période de révolution T = 15,9 jours et d’orbite quasiment b. Quel est le demi-grand axe a de la trajectoire elliptique
circulaire de rayon r = 1,22.106 km. Saturne possède éga- de la Terre ?
lement des anneaux, composés d’une multitude de petits En considérant que sa trajectoire est un cercle de rayon a,
satellites, ayant chacun sa propre orbite. calculer la vitesse moyenne vm de la Terre, sachant que sa
période de révolution est T = 365,25 jours.
c. La deuxième loi de Kepler (loi des aires), permet d’obte-
nir la relation avm = rPvP = rAvA, où vA et vP sont respective-
ment la vitesse à l’aphélie et au périhélie.
En déduire les vitesses de la Terre au périhélie et à l’aphé-
lie. Que pensez-vous des variations de la vitesse de la Terre
autour du Soleil sur une année ?
d. Les comètes sont des objets célestes tournant autour
du Soleil avec des trajectoires beaucoup trop aplaties pour
être considérées comme circulaires. La comète de Halley a
une période de 76 ans, et son périhélie est à 89 millions de
kilomètres du Soleil.
a. Calculer la période de révolution du satellite « gardien En utilisant la troisième loi de Kepler, calculer le demi-grand
interne » de l’anneau F situé à la distance a = 1,394.105 km
axe de la comète de Halley.
du centre de Saturne.
e. Justifier le fait que sa trajectoire n’est pas circulaire.
b. Le « gardien externe » de l’anneau F de Saturne est situé
à la distance a′ = 1,417.105 km. A-t-il la même période de
révolution ? 22 Les satellites de Jupiter
c. Le bord externe de l’anneau B de Saturne a une période Le mouvement des satellites de Jupiter est étudié dans le
orbitale de 11,41 h, et le bord interne de l’anneau A a une référentiel jovocentrique : il s’agit d’un référentiel galiléen
période de révolution de 11,93 h. Calculer la largeur de la ayant son origine au centre de Jupiter et ses axes fixes par
division Cassini, séparant les anneaux A et B de Saturne. rapport aux étoiles lointaines. Les trajectoires des érents
d. Les anneaux de Saturne tournent-ils en bloc ? Pensez- satellites de Jupiter sont considérées comme circulaires.
vous qu’un élément de l’anneau n’est soumis qu’à l’attrac- a. Déterminer la nature du mouvement d’un satellite.
tion gravitationnelle de Saturne ? Quelle peut en être la Déterminer l’expression de sa vitesse en fonction du rayon
conséquence sur les anneaux ? r de l’orbite, de la masse MJ de Jupiter et de la constante de
e. Quelle est la période de révolution du gros satellite gravitation universelle G.
Mimas, qui tourne autour de Saturne sur une orbite circu- b. En déduire l’expression de sa période de révolution T.
laire de rayon = 1,860.105 km ? T2
c. Montrer que le rapport 3 est indépendant du satellite
r
21 Orbites circulaires ? considéré. Comment s’appelle ce résultat ?
L’orbite de la Terre autour du Soleil est une ellipse. Sa posi- d. Jupiter possède de nombreux satellites dont quatre,
tion la plus proche du Soleil (périhélie) est à la distance relativement gros, sont les satellites galiléens (découverts
rP = 147,1.106 km du centre du Soleil, et sa position la plus par Galilée).
éloignée (aphélie) est à la distance rA = 152,1.106 km.
Satellite Io Europe Ganymède Callisto
Terre
T (en h) 42,5 85,2 171,7 400,5
r (106 km) 0,422 0,671 1,070 1,883

Sur une feuille de papier millimétré, tracer le graphe don-


aphélie
rA
périhélie nant la variation de T2 en fonction de r3.
e. Utiliser le graphe pour déterminer la masse de Jupiter.
f. Quel est le rayon de l’orbite (également considérée
comme circulaire) de Métis, dont la période de révolution
est de 7,07 heures ?

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 209


r
23 Étude de satellites d’observation 1.
géostationnaire ?
Les satellites d’observation sont des objets spatiaux en
orbite circulaire autour de la Terre. Leur mission princi- 2. Pour tous les satellites, le rapport entre le carré de la
pale est d’ ectuer des observations de l’atmosphère, des période de révolution T et le cube du demi-grand axe r de
T2
océans, des surfaces émergées et des glaces, et de trans- sa trajectoire est le même : 3 constante K .
r
mettre à une station terrestre les données ainsi obtenues.
En utilisant les réponses aux questions I.3 et I.5, établir
I. Envisat : un satellite circumpolaire l’expression de K en fonction de G et M pour les satellites
C’était le plus gros satellite européen d’observation lors étudiés. Calculer K en unités S.I. 5

de son lancement le 1er mars 2002. Ses capteurs peuvent 3. En déduire, pour Météosat 8, la valeur de R+H, puis celle
recueillir des données à l’intérieur d’une bande de largeur de H. 6
au sol de 3 000 km permettant une observation biquoti- 4. La mise en place du satellite sur l’orbite géostationnaire
dienne de l’ensemble de la planète. s’ ectue en plusieurs étapes.
Données : Tout d’abord, Ariane 5 amène le satellite hors de l’atmos-
ü constante de gravitation universelle : phère et le largue sur une orbite de transfert : c’est une
G = 6,67.10–11 unités S.I. ellipse dont le périgée P se situe à une altitude voisine de
ü Envisat : 200 km et l’apogée A à l’altitude de l’orbite géostationnaire
masse : m = 8 200 kg voisine de 36 000 km.
altitude moyenne : h = 800 km Ensuite le « moteur d’apogée » du satellite lui permettra
orbite contenue dans un plan passant par les pôles d’obtenir la vitesse nécessaire à sa mise sur orbite géosta-
ü Terre : tionnaire lors des passages successifs par l’apogée.
masse : M = 5,98.1024 kg
rayon : R = 6,38.103 km
période de rotation propre : 1436 minutes
1. Réaliser un schéma représentant la force d’interaction
gravitationnelle exercée par la Terre sur le satellite sup- P A
posé ponctuel et noté S. Donner l’expression vectorielle de 2r
cette force en représentant le vecteur unitaire choisi sur le erre
schéma. Calculer la valeur de cette force.
2. En considérant la seule action de la Terre, établir l’ex-
pression vectorielle de l’accélération du satellite dans le
référentiel géocentrique, supposé galiléen, en fonction de a. Calculer la longueur r du demi-grand axe de la trajec-
M, h et R. 1 toire sur cette orbite de transfert. 7
3. Montrer que, dans le cas d’un mouvement circulaire, b. À l’aide de la troisième loi de Kepler, en déduire la
dont on admettra qu’il est uniforme, la vitesse du satellite période T du satellite sur cette orbite de transfert.
GM
a pour expression : v . On admettra que l’accéléra-
R h
v2 Aides
tion s’écrit a . 2
R h
4. Calculer la vitesse du satellite en km.s–1. 3 1

5. Donner l’expression de la période de révolution du satel-


lite en fonction de sa vitesse et des caractéristiques de la
2
trajectoire R et h puis calculer sa valeur. 4

II. Météosat 8 : un satellite géostationnaire 3


Ce satellite, lancé par Ariane 5 le 28 août 2002, est opéra- 4
tionnel depuis le 28 janvier 2004. Un satellite géostation- 5
naire paraît fixe aux yeux d’un observateur terrestre. Situé 3 5
à une altitude H voisine de 36 000 km, il fournit de façon 6
continue des informations couvrant une zone circulaire
7
représentant environ 42 % de la surface de la Terre.

210 PARTIE 2 COMPRENDRE


24 Galileo c. r
déterminer l’expression du vecteur accélération a du
point G.
3. Donner les caractéristiques du vecteur accélération a
r

d’un point matériel en mouvement circulaire uniforme.


Montrer alors que la vitesse v du satellite est telle que 
M
v 2 G T avec R = RT + h. 2
R
4.a. Définir la période de révolution T du satellite.
Donner son expression en fonction de G, MT et R. 3
b. Calculer la période T.

II. Comparaison avec d’autres satellites terrestres


Il existe actuellement deux systèmes de positionnement
par satellites : le système américain GPS et le système
russe GLONASS.
La courbe donnant T2 en fonction de R3 a été tracée pour les
satellites GPS, GLONASS ainsi que pour le satellite Giove-A
(Galileo) et les satellites de type Météosat.

T 2 (en 108 s2)

80

60

Données : 40
ü constante de gravitation : G = 6,67.10–11 m3.kg–1.s–2
ü la Terre est supposée sphérique et homogène. 20
On appelle O son centre, sa masse MT = 5,98.1024 kg et son
13 3)
rayon RT = 6,38.103 km.
0
ü le satellite Giove-A est assimilé à un point matériel G de 0 1 2 3 4 5 6 7
masse msat = 700 kg.
Il est supposé soumis à la seule interaction gravitationnelle 1. Que peut-on déduire de ce tracé ? Justifier. 4

due à la Terre, et il décrit de façon uniforme un cercle de 2. Montrer que le résultat de la question I.4.a est conforme
centre O, à l’altitude h = 23,6.103 km. au tracé obtenu. 5

I. Mouvement du satellite Giove-A autour de la Terre Aides


1.a. Sans souci d’échelle, faire un schéma représentant la
Terre, le satellite sur sa trajectoire et la force exercée par la 1
Terre sur le satellite. 2
b. En utilisant les notations du texte, donner l’expression
vectorielle de cette force. 3
4
r
On notera u le vecteur unitaire dirigé de O vers G.
1 5 I.4.a.
2.a. Dans quel référentiel le mouvement est-il décrit ?
b. Quelle hypothèse concernant ce référentiel faut-il faire
pour appliquer la deuxième loi de Newton ?

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 211


r A
25 Décollage de la fusée Ariane 5
g. On appelle force de poussée F -
r
u.
La fusée Ariane 5 a une masse à vide de 100 tonnes, et dt
contient au décollage environ 1 000 tonnes de combus- Vérifier que l’expression est bien homogène à une force.
tible, soit une masse totale M = 1 100 tonnes. Quelle est l’orientation de cette force ?
La combustion permet à la fusée d’éjecter des gaz à une 3. Étude plus réaliste
vitesse u constante de valeur u = 5 000 m.s–1.
r
Le poids de la fusée n’est en réalité pas négligeable par rap-
port à la force de poussée due à l’éjection des gaz.
a. L’expression de la quantité de mouvement de l’ensemble
constitué de la fusée et des gaz éjectés est-elle érente
de celle de la partie précédente ? Qu’est-ce qui change par
rapport au cas précédent ? 4
b. Écrire la deuxième loi de Newton pour le système {fusée
+ gaz}. Montrer que la nouvelle équation du mouvement
est : r
dv r r
M Mg - Dmu
dt
c. Quel débit massique d’éjection minimal permet le
décollage de la fusée ? 5
d. Ce débit est constant pendant toute la phase de décol-
1. Principe de fonctionnement 1 lage. Calculer la durée T du décollage dans le cas du débit
a. Pourquoi l’énoncé précise-t-il que 1 000 tonnes est la minimal. 6
masse de combustible au décollage ?
b. Quelle est la conséquence de l’éjection de ces gaz sur le Aides
mouvement de la fusée ?
c. Pourquoi existe-t-il une altitude maximale au-delà de 1

laquelle la fusée ne peut aller ?

2. Étude simplifiée du mouvement 2


À une date t, on note m(t) la masse de la fusée et du com-
bustible qu’elle contient. 3 1
r
La vitesse de la fusée est v ( t ), et celle des gaz éjectés 4
r r r
v g ( t ) v ( t ) u (les gaz étant en mouvement par rapport à
la fusée, la vitesse des gaz est érente de celle de la 5

fusée). La pesanteur ainsi que les frottements de l’air sur la


fusée sont négligés dans cette partie.
a. Quelle est la masse mg(t) des gaz éjectés ? 2 6
b. Exprimer la quantité de mouvement de la fusée à une
date t.
c. Exprimer également celle des gaz éjectés.
d. En déduire la quantité de mouvement p( t ) de l’ensemble
r Rédiger une synthèse
constitué de la fusée et des gaz éjectés. de documents
Que peut-on dire de cette quantité de mouvement ?
e. En dérivant la quantité de mouvement par rapport au 26 Satellites artificiels terrestres
temps, montrer que le résultat précédent s’écrit aussi :
En vous appuyant sur le 2 de la page ci-contre,
dmg r
r
dv ainsi que sur le paragraphe 2.4 du cours rédiger un para-
M - u
dt dt graphe expliquant pourquoi les satellites artificiels ter-
dmg restres ont des altitudes érentes selon l’utilisation
f. On définit le débit massique d’éjection par Dm .
dt souhaitée. L’argumentation devra prendre en compte
Quel est le signe de Dm ? 3 toutes les caractéristiques de l’orbite d’un tel satellite.

212 PARTIE 2 COMPRENDRE


SCIENCE ET SOCIÉTÉ
1 C
DO

À chacun sa propulsion

Fig. 1

ACTUALITÉS SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES


2 C
DO

Localisation par satellite (Global Positioning System ou GPS)

Fig. 3

Fig. 2

7. Mécanique céleste et mouvements de satellites 213


Pour démarrer le chapitre 8
2 4 5

MATHÉMATIQUES
1
v
a. b. c. d. w
u
2
A
B t
C

4
A B
C D

PHYSIQUE-CHIMIE
5
A
B
C
D
6

u Corrigés p. 621

COMPÉTENCES ATTENDUES

214 PARTIE 2 COMPRENDRE


Ch apit r e

8 Travail et
énergie mécanique

Attention
aux secousses !

Les wagons de ce manège à sensations


subissent des variations d’énergies cinétique,
potentielle de pesanteur et mécanique.
Comment interpréter leur mouvement par
des transferts d’énergie

215
Activité DOCUMENTA IRE

1 Travail d’une force constante


D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Comprendre l’expression du travail d’une force constante.

Pour soulever des objets lourds, des dispositifs astucieux sont utilisés depuis
l’Antiquité. Les palans en font partie : ils permettent de diminuer la force de
traction pour soulever l’objet. Une masse marquée m = 100 g est soulevée,
à partir du sol, d’une hauteur h = 30 cm à vitesse constante.
Trois situations sont présentées.
La première est une montée verticale de la masse (Fig. 1).
Les autres utilisent un palan (Fig. 2 et Fig. 3).

Fig. 1 Montée verticale. Fig. 2 Palan à 2 poulies. Fig. 3 Palan à 4 poulies.

À chaque fois : r
ü un dynamomètre mesure la valeur F de la force F exercée pour faire
monter la masse marquée,
ü la distance d parcourue par le point d’attache du dynamomètre est mesu-
rée (Fig. 4).
Aides
Situation Montée verticale Palan à 2 poulies Palan à 4 poulies
Force (en N) 1

Distance (en cm)


2
Fig. 4 Mesures et incertitudes.

2.1
a Montrer théoriquement que F1 = mg. 1

b Montrer que la grandeur W = Fd, nommée travail de la force, est


invariante entre les trois expériences. 2

c Comparer la valeur de W à la variation d’énergie potentielle de


pesanteur de la masse m lors de l’opération. 3
3
d Quelle grandeur diminue lors de l’ajout des poulies ? Quel est l’inté-
rêt de cette diminution ? Quelle grandeur n’est pas modifiée ? 3.1

216 PARTIE 2 COMPRENDRE


t t

2 Bilan d’énergie
D’EXPÉRIENCE
OBJECTIF

Analyser les transferts énergétiques au cours du mouvement


d’un point matériel pour différents systèmes.

Le mouvement d’un système peut être décrit par des variations d’énergie
liées au travail mécanique des forces.
Sur chacune des chronophotographies, le système étudié est représenté à
une date quelconque. La durée
r séparant deux images successives est notée τ.
Les forces de frottements f , si elles existent, seront considérées de valeur
constante f. Le champ de pesanteur vaut g = 9,8 m.s−2.
Les deux situations suivantes sont étudiées.

1 Mouvement d’un pendule simple 2 Mouvement d’un savon mouillé


Un pendule simple a une m =  100 g, et une longueur Un savon de masse m = 0,22 kg, glisse sur un plan en
ℓ = 1,00 m. Il est lâché sans vitesse initiale. faïence, incliné d’un angle α = 15° par rapport à l’hori-
Toute action de l’air sera négligée (Fig. 5). zontale. Il est lâché sans vitesse initiale (Fig. 6).

1 234
5 6
7
8
9
16 15 21 10
14 3 11
13 4
5 12
12 15°
11 6
10 7
9 8

Fig. 5 Positions d’un pendule simple. Fig. 6 Positions du centre d’inertie d’un savon.

a Pour chacune des situations, décrire qualitativement les transferts


Aides
d’énergie du système au cours du mouvement. 1
1
b Pour chacune des situations, donner les forces responsables de
ces transferts d’énergie. 2

c Dans la situation 1, calculer l’énergie mécanique du pendule à la 2


position 1 et au passage à la position 8.
Conclure.
d À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, calculer la valeur de f
dans la situation 2.

8. Travail et énergie mécanique 217


r

Le chapitre 5 a donné les lois de Newton permettant de connaître la posi-


tion, la vitesse et l’accélération d’un système soumis à un ensemble de
forces extérieures. Ce chapitre montre comment aborder l’étude d’un mou-
vement sous un autre angle, en utilisant des considérations énergétiques.
Dans toute la suite, le référentiel d’étude est supposé galiléen. Les objets
étudiés sont des solides ramenés à leur centre d’inertie.

1 Travail d’une force u Activité 1 p. 216

1.1 Transfert d’énergie


par travail mécanique
Un automobiliste exerçant sur sa voiture en panne une force F, supposée
constante au cours du temps, donne de la vitesse au véhicule (Fig. 1). La Fig. 1 Le travail est un transfert d’énergie.
voiture acquiert donc de l’énergie (sous forme d’énergie cinétique) quand,
simultanément, l’automobiliste en perd (sous forme d’énergie biochimique). F
Ce transfert d’énergie est assuré par la force F, exerçant un travail mécanique.
F

F
F F F

trajectoire
du système
1.2 Travail d’une force constante Fig. 2 Mouvement avec une force
constante.
Une force F subie par un système en mouvement est constante si, en chaque
point, elle garde mêmes dire ion, sens et valeur (Fig. 2).
a. 0 ⩽ α < 90° et WAB (F ) > 0
A
AB
F 𝛂𝛂
B

      F

b. 90° < α ⩽ 180° et WAB (F ) < 0


F 𝛂𝛂
A AB

B
r
WAB F est une grandeur algébrique (Fig. 3). F
r
• Si 0 ⩽ α < 90° alors WAB F > 0. (Fig. 3.a)
c. α = 90° et WAB (F ) = 0
Le travail est positif : le système gagne de l’énergie grâce à la force lors
de son déplacement. La force l’entraîne dans le même sens que le mou- F
vement : elle est donc qualifiée de motrice. A
AB
r
• Si 90°< α ⩽ 180° alors WAB F < 0. (Fig. 3.b)
B
Le travail est négatif : la force exercée sur le système lui fait perdre de F
l’énergie lors du déplacement. Elle s’oppose au mouvement : elle est donc
Fig. 3 Travail d’une force :
qualifiée de résistante.
r a. quand la force est motrice.
• Si α = 90° alors WAB F = 0. (Fig. 3.c) b. quand la force est résistante.
La force ne travaille pas quand elle est perpendiculaire au déplacement. c. quand la force ne travaille pas.

218 PARTIE 2 COMPRENDRE


1.3 Forces conservatives 1 F B
ou non conservatives F
F
A F

WAB (F )trajet 1 = WAB (F )trajet 2

Toutes les forces constantes sont conservatives (Fig. 4) : le poids (dans Fig. 4 Force conservative.
un champ de pesanteur uniforme) et la force électrique (dans un champ
électrostatique uniforme), mais aussi d’autres forces pas nécessairement
1 B
constantes (force de rappel d’un ressort, par exemple).
f
Les forces de frottements, la force de tension d’un fil sont des forces non
conservatives (Fig. 5). A
f
f
2

WAB (f )trajet 1 ∙ WAB (f )trajet 2

Fig. 5 Force non conservative.

2 Travaux de quelques forces


2.1 Travail du poids dans un champ
de pesanteur uniforme Note
Un objet de masse m parcourt un déplacement quelconque entre deux Cette démonstration doit être connue.
r
points A et B dans un champ de pesanteur uniforme g (Fig. 6).
r r
Le poids exercé sur l’objet est une force constante d’expression P mg .
Les points A et B sont repérés par deux ordonnées zA et zB sur un axe (Oz)
orienté vers le haut.
r z
Le travail du poids P sur le trajet allant de A vers B vaut :
r
A
WAB P = P · AB = P × AB × cos α = mg × AB × cos α zA
AC
Or cosa car le triangle ABC est rectangle en C.
AB 𝛂𝛂
Donc AB × cos α = AC = zA − zB. P g
r AB
D’où : WAB P = mg(zA − zB)

zB
C B

Fig. 6 Travail du poids dans le cas


où il est moteur.
r
• Si zA > zB, alors l’objet descend et WABr P > 0 : le poids est moteur.
• Si zA < zB, alors l’objet monte et WAB P < 0 : le poids est rrésistant.
• Si zA = zB, alors l’objet reste à la même altitude et WAB P = 0 : le poids
ne travaille pas.

8. Travail et énergie mécanique 219


r

A lication
ª Comment calculer le travail d’une force de pesanteur ?

 
   

u Exercices 4 et 5 p. 229

Fig. 7 Tir au basket effectué par Tony Parker


2.2 Travail de la force électrique jouant dans l’équipe des Spurs.
dans un champ électrostatique
uniforme
Entre deux plaques P et N d’un condensateur plan règne un champ élec-
trostatique uniforme E, perpendiculaire aux plaques.
Une particule de charge q,ren mouvement entre les deux plaques, est sou- P F N
mise à la force électrique F = qE.
La particule passe rd’un point A à un point B, situés entre les plaques. A u C
La force électrique F est constante, donc elle est conservative et son travail
sur le trajet de A à B ne dépend pas du chemin suivi.
Il peut donc être calculé en passant par le point C, défini sur la figure 8. B
r
Le travail de la force F sur le déplacement de A à B vaut :
r E
WAB F = F · AB = F · AC + F · CB
Or, F · CB = 0 car F est perpendiculaire à CB. q > 0 et UAB > 0
r r r
Ainsi WAB F = F · AC = qE · AC = (q E u) · (A C u) Fig. 8 Force électrique et déplacement.
r
où u est le vecteur unitaire orienté de A vers C.
U UAB
Puisque le champ électrostatique a pour valeur E = AC , cela donne :
r AC AC
WAB F = qUAB

Note
Cette démonstration doit être connue.

220 PARTIE 2 COMPRENDRE


A lication 1,0 V
– +
ª Comment exploiter l’expression du travail d’une force électrique ?
A B
q=–e<0
–e F
UAB = – 1,0 V

Fig. 9 Électron accéléré par une tension


u Exercice 2 p. 229
de1 V.

2.3 Travail d’une force de frottements


d’intensité constante B
𝛂𝛂 = 180°
sur une trajectoire rectiligne
r AB
Une force de frottements f n’est pas une force conservative. Le travail de A f
cette force, sur un déplacement allant de A vers B, dépend du chemin
Fig. 10 Force de frottements
emprunté. Plus il est long, plus le système perd de l’énergie par transfert
sur une trajectoire rectiligne.
thermique vers l’extérieur, assuré par le travail de la force de frottements.
r
Sur une trajectoire rectiligne, une force de frottements f d’intensité
constante a même direction (celle du déplacement) et même sens (opposé
au déplacement) à chaque instant (Fig. 10).
Son travail est :
r r
WAB f = f · AB = f × AB × cos α
Or α = 180° donc cos α = − 1.

 
Fig. 11 Les frottements échauffent cet avion
dont le train d’atterrissage n’a pas été sorti
correctement.

3 Conservation de l’énergie mécanique


u Activité 2 p. 217

3.1 Énergies potentielles associées


à des forces conservatives
Le travail d’une force conservative ne dépend pas du chemin suivi, mais
uniquement des positions du point de départ et du point d’arrivée.
Du fait de cette caractéristique, il peut être défini comme la variation
d’une caractéristique du système appelée énergie potentielle, dépendant
de la position du système dans son environnement.

8. Travail et énergie mécanique 221


r

La variation d’énergie potentielle de pesanteur d’un objet de masse m


entre un point A d’altitude prise comme référence (zA = 0) et un point B z
situé à une altitude zB = z s’écrit ainsi :
r
Epp(B) − Epp(A) = − WAB P = − mg(zA − zB) soit Epp(B) − Epp(A) = mgz.
Il s’agit bien de l’expression Epp(z) = mgz + cte donnée en Première S.
La constante est fixée arbitrairement (Fig. 12).
0
Une particule de charge q dans un champ électrostatique uniforme connaît
également, lors d’un déplacement entre A et B, une variation d’énergie
potentielle électrostatique Epé(B) − Epé(A) = − qUAB. En introduisant le poten- Fig. 12 Entre A et B, l’énergie potentielle de
tiel électrique V vérifiant UAB = VA − VB, cela donne l’expression de l’énergie pesanteur du chat a augmenté :
potentielle électrostatique d’une particule en un point M de potentiel V(M) : Epp(B) – Epp(A) = mgz.
Epé(M) = qV(M) + cte

3.2 Définition de l’énergie mécanique

A lication
ª Calculer l’énergie mécanique d’un ballon

Fig. 13 Coup franc.


u Exercices 12 p. 230 18 p. 232

222 PARTIE 2 COMPRENDRE


3.3 Transferts énergétiques
au cours d’un mouvement

Un bilan d’énergie permet de visualiser les transferts d’énergie associés au


mouvement et utilise le théorème de l’énergie mécanique.

A lication
ª Décrire les transferts énergétiques lors d’un mouvement

Fig. 14 Le skieur remonte la pente.

R T

e
f pist

P
u Exercices 13 à 19 p. 230 à 232
Fig. 15 Représentation des forces.

r r
WAB T 0 WAB f 0

Fig. 16 Chaîne énergétique.

8. Travail et énergie mécanique 223


L ' E S S E N T I E L
Travail d’une force Réviser
en autonomie

u Applications
p. 220 et 221

u Exercices résolus

4 et 8 p. 229

■ ■

■ ■

Énergies u Applications
p. 222 et 223
■ ■ ■
u Exercices résolus
A et B p. 226 et 227
17 p. 231

Forces appliquées
r
conservatives au moins une force f
au système non conservative
Énergie mécanique

Transfert d’énergie

224 PARTIE 2 COMPRENDRE


Testez vos connaissances
u Corrigés p. 621
5 Énergies
A

B
1 Travail du poids
C

A
B D
C
D
6 Chute libre
2 Travail de la force électrique

A
A
B
B
C

D C
D
3 Travail d’une force de frottements

A 7 Frottements
B
C

4 Forces conservatives A

A
B B
C C

D D

8. Travail et énergie mécanique 225


Exercices RÉSOLUS

A Ions dans un champ électrostatique uniforme


ÉNONCÉ

Fig. 1

b 1
Aides
c
1 1.3

d 2 c

RÉSOLUTION

d
b

c
e

226 PARTIE 2 COMPRENDRE


B Défi Foly à La Clusaz
ÉNONCÉ

Fig. 2

Support skis snowboard monoski bateau


pist
Prénom du e
compétiteur 𝛂𝛂 lac

f (en N)
D
F (en N)
d (en m) Fig. 3

m (en kg)

Fig. 4

1 Étude du mouvement Aides


a.
1
b.
c.
1 2
d.
2
3
e.

3
f.
4

2 Analyse des résultats 4 1.c 1.e


a. 5 1.f

8. Travail et énergie mécanique 227


Exercices RÉSOLUS

b. Prénom du
compétiteur
d (en m)
5 D (en m)
vB (en m.s–1)

Fig. 5

RÉSOLUTION

1 a.

f.

b.
1.c

c.

2 a.
d.

𝛂𝛂
niveau du lac b.
Fig. 6

e.

228 PARTIE 2 COMPRENDRE


r
5 Le skieur
pesanteur g vaut g = 9,8 m.s–2.
Un skieur de masse m = 60 kg, descend une piste de lon-
La poussée d’Archimède de l’air sera toujours négligée.
gueur L = 50 m, inclinée d’un angle α = 15° par rapport à
l’horizontale. Il est soumis à :
ü son poids P ,
Applications ü la réaction normale du sol R ,
ü une force de frottements f , opposée au mouvement, de
valeur constante f = 10 N.
TRAVAIL D’UNE FORCE CONSTANTE a. Calculer le travail de chaque force sur la longueur L.
b. Quelle force est motrice ? Quelle force est résistante ?
1 Travail d’une force de traction Quelle force ne travaille pas ?
Une grue électrique soulève d’une hauteur h = 15 m, en
ligne droite et à vitesse constante, une charge de masse 6 Objet sur un plan incliné
r r r r
m = 2,0 t accrochée à un câble. Un objet est soumis à un ensemble de forces F1 , F2, F3 et F4
r
a. Déterminer la valeur de la force de tension T que le de valeurs respectives :
câble exerce sur la charge. F1 = 100 N
F4
F1 B
b. Calculer le travail de cette force sur le déplacement. F2 = 50 N F2
c. Quel transfert d’énergie réalise le travail de cette force ? F3 = 200 N A
F4 = 100 N 𝛂𝛂 = 20°
2 Travail d’une force électrique Il passe d’un point A
Un proton, de charge q = 1,60.10–19 C, initialement au à un point B tel que F3
repos, est accéléré par une tension UAB = 2,0 kV entre les AB = 5,00 m.
plaques A et B d’un condensateur plan. a. Calculer les travaux des forces entre A et B.
a. Donner l’expression du travail de la force électrique sur b. Quelles sont les forces motrices, résistantes ?
le déplacement allant de A vers B. Quelle force ne travaille pas ?
b. Le calculer en joules et en électronvolts.
c. La force électrique est-elle motrice ou résistante ?
FORCES CONSERVATIVES OU NON
3 Vrai ou faux ? (1)
a. La dimension physique du travail est la même que celle 7 Vrai ou faux ? (2)
d’une force. a. Toute force constante est conservative.
b. Le travail d’une force constante sur un déplacement b. Une force non conservative n’est pas constante.
d’un point A vers un point B dépend du chemin suivi pour c. Une force non conservative réalise un travail toujours
aller de A à B. négatif.
c. Le travail d’une force de frottements est toujours négatif. d. Le travail d’une force conse ative dépend du chemin suivi.
ÉSOLU ÉSOLU
R
R

4 Les montagnes 8 Force de frottements


russes Soit un palet subissant une
Une voiture d’une montagne force de frottements f , 1
min
russe, de masse m = 150 kg, de valeur constante f et che
descend d’une hauteur h = 20 m. toujours opposée au
a. Calculer le travail du poids mouvement. chem
in 2
sur ce déplacement. a. Exprimer le travail
b. Le poids est-il moteur ou de cette force sur le
résistant ? trajet allant de A à
c. Les frottements de la voiture B en passant par le
sur les rails influencent-ils la chemin 1 , puis par le chemin 2 .
valeur de ce travail ? b. La force de frottements est-elle une force conservative ?

8. Travail et énergie mécanique 229


Exercices
9 Vrai ou faux ? (3) 12 The falling flower pot
a. Le travail d’une force conservative est toujours positif. A flower pot of mass m = 2.0 kg is falling from a balcony at
b. À une force non conservative est toujours associée une an altitude z = 15 m above the ground. Any action of the
énergie potentielle. air is neglected.
c. Une force non conservative est constante. a. Calculate the mechanical energy of the flower pot.
d. Une force non conservative ne travaille pas. b. Express literally, depending on z and gravity g, the velo-
city v of the flower pot when it crashes to the ground. Cal-
culate it. Does it depend on the mass m on the flower pot?
ÉNERGIES CINÉTIQUE,
POTENTIELLE ET MÉCANIQUE

10 Chute libre Entraînement


Un homme de masse m = 70 kg, saute d’un hélicoptère
avec un parachute fermé, sans vitesse initiale. Après une
13 Un skieur sur une piste inclinée
hauteur de chute h = 10 m, l’homme atteint la vitesse
v = 50 km.h–1. La poussée d’Archimède est négligée. COMPÉTENCE Exploiter le théorème de l’énergie mécanique.
Un skieur, de masse
m = 70 kg, descend
une piste rectiligne à
vitesse constante,
inclinée d’un angle
α = 20° par rapport à
l’horizontale. Les frot-
tements de l’air et de
la piste sur le skieur
sont assimilés à une 𝛂𝛂
force unique f suppo-
sée constante au cours du mouvement. Un axe (Bz) est
a. Calculer le travail du poids sur ce trajet. Le comparer à la orienté verticalement vers le haut.
variation d’énergie potentielle de pesanteur ΔEpp. a. Réaliser un bilan des forces exercées sur le skieur. Pour
b. Calculer les variations d’énergie cinétique ΔEc et d’éner- chaque force, préciser si elle est motrice, résistante ou si
gie mécanique ΔEm lors de ce trajet. Les frottements de l’air elle ne travaille pas. Si elle travaille, dire si elle est conser-
sont-ils négligeables ? vative ou non.
b. Exprimer la variation d’énergie mécanique Em(B) − Em(A)
11 Particule a dans un champ entre les points A et B, d’ordonnées zA et zB.
électrostatique uniforme c. À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, donner
Une particule α, noyau d’hélium 42He, se meut entre deux l’expression littérale de la valeur f de la force de frotte-
ments f en fonction de m, g et α.
plaques A et B d’un condensateur plan, entre lesquelles
existe une tension électrique UAB = 5,0 kV. Le poids est d. Calculer cette valeur.
négligé. Initialement, la particule est en A et n’a pas de
vitesse. La masse d’un nucléon vaut m = 1,7.10–27 kg. 14 Travail d’une force
La charge élémentaire vaut e = 1,6.10–19 C. COMPÉTENCE Mobiliser ses connaissances sur le travail
a. Donner l’expression de la force que subit la particule α d’une force.
et justifier qu’elle soit attirée par la plaque B. Un wagon, de masse m = 100 kg, est initialement au repos.
b. Calculer le travail de cette force entre A et B. Les personnages A, B, C et D exercent respectivement
c. En déduire la variation de l’énergie potentielle élec- des forces de valeurs FA = 500 N, FB = 400 N, FC = 100 N
trique de la particule lors de ce trajet. et FD = 400 N. Les cordes des personnages A et C sont
d. À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, calculer la inclinées d’un angle α = 45° par rapport aux rails.
vitesse v de la particule α quand elle touche la plaque B. Les frottements sont négligés.

230 PARTIE 2 COMPRENDRE


a.
nages la phrase qui, parmi les suivantes, s’y rapporte. partir d’un angle θ = 20°. Elle passe aussi par le point C,
Associer à chaque phrase le caractère moteur ou résistant repéré par l’angle − θ = − 20°, de l’autre côté de la verticale.
de la force appliquée.
1 Je suis le meilleur. 2 Je ne sers à rien. plafond

3 Je fais ce que je peux. 4 Je résiste.

– 𝛉𝛉 𝛉𝛉

a. Faire un bilan des forces exercées sur l’objet.


déplacement du wagon b. À l’aide du théorème de l’énergie mécanique, détermi-
ner la vitesse de l’objet quand il passe par B. Justifier qu’au
b. Déterminer la somme vectorielle des quatre forces et
point C, il a une vitesse nulle.
vérifier qu’elle est cohérente avec le sens de déplacement
c. Quelle vitesse initiale v faudrait-il donner à l’objet, au
du wagon.
point A, pour qu’il touche le plafond au point D ?
c. Calculer le travail de la force résultante sur un mètre de
déplacement du wagon. ÉSOLU
R

d. En déduire la vitesse du wagon après un mètre de 17 Saut de ski nautique


déplacement. COMPÉTENCE Exploiter le théorème de l’énergie mécanique.
Un skieur nautique, de masse m = 80 kg, est tiré par un
15 Force de rappel bateau, par l’intermédiaire d’une corde horizontale exer-
de la perche d’un téléski çant la force de traction T , de valeur constante T. Au point
de départ A, la vitesse du skieur est nulle. Au point B, le
COMPÉTENCE Exploiter le théorème de l’énergie mécanique.
skieur lâche la corde. Au point C, d’altitude h = 1,5 m, la
Un skieur de masse m monte, à vitesse constante, une piste vitesse du skieur vaut vC = 60 km.h–1. Entre A et B, distants
rectiligne, inclinée par rapport à l’horizontale, à l’aide d’une d’une longueur L = 100 m, la force de frottements f est
perche accrochée à un câble. Il passe d’un point A, d’alti-
supposée constante, opposée au mouvement, de valeur
tude nulle, à un point B, d’altitude h. Toute force de frotte-
f = 150 N. Les frottements sont négligés sur le tremplin,
ments est négligée. La force de rappel de la perche n’est pas
entre les points B et C.
une force conservative.
a. Faire un bilan des forces exercées sur le skieur.
b. Exprimer le travail du poids entre A et B.
c. Exprimer la variation d’énergie mécanique du skieur T
entre A et B. L’énergie mécanique est-elle conservée ?
d. En appliquant le théorème de l’énergie mécanique,
déterminer le travail de la force de rappel de la perche entre
A et B.
a. Faire le bilan des forces exercées sur le skieur sur la por-
tion du trajet allant de A vers B, puis de B vers C.
16 Le pendule simple b. Exprimer le travail de chaque force sur les deux portions
COMPÉTENCE Exploiter le théorème de l’énergie mécanique. de trajet.
Un pendule simple est caractérisé par un objet ponctuel de c. En utilisant le théorème de l’énergie mécanique, expri-
masse m = 50 g, accroché à un fil inextensible de longueur mer la vitesse vB au point B en fonction de T, f, m et L.
ℓ = 50 cm, dont l’autre extrémité est fixée sur un support d. Exprimer de même la vitesse vC au point C, en fonction
fixe (le plafond). L’angle θ repère la position du fil par rap- de vB et de h.
port à la verticale. Toute action de l’air est négligée. e. En déduire la valeur T de la force de traction.

8. Travail et énergie mécanique 231


Exercices
18 Lob au tennis
Approfondissement
COMPÉTENCE Exploiter le théorème de l’énergie mécanique.
Lors d’un lob au tennis, un joueur tape dans la balle de
masse m = 55 g, à une hauteur h = 1,0 m du sol, en lui don- 20 Looping sur un circuit
nant une vitesse de valeur v0 = 12 m.s–1 et inclinée d’un Sur un circuit jouet, une voiture de masse m glisse, sans frotte-
angle α = 45° par rapport à l’horizontale. ment, sur un rail. Elle est lâchée sans vitesse initiale du point A,
La coordonnée horizontale de la vitesse de la balle est d’altitude zA = 50 cm. Elle passe par le point B, d’altitude nulle,
constante au cours du mouvement et vaut v0x = v0 cosα. à pa ir duquel la voiture décrit un looping circulaire de rayon
La force de frottements de l’air et la poussée d’Archimède R = 15 cm, en passant par les points C, D et E et F.
sont négligées dans un premier temps.
a. Calculer l’énergie mécanique initiale de la balle. A
Justifier qu’elle est constante au cours du mouvement.
b. Déterminer l’altitude maximale atteinte par la baller (en E
ce point, la coordonnée verticale du vecteur vitesse v est D
zA
nulle).
F C
c. Déterminer la vitesse v de la balle quand elle touche le R
sol. 𝛉𝛉
M
d. En réalité, cette vitesse vaut v = 10 m.s–1. B
Quelle force est responsable de c érence ?
Calculer alors le travail de cette force lors du lob. a. Sur quelle portion du circuit le poids est-il résistant ?
Sur quelle portion est-il moteur ?

19 Bille sur un circuit b. Calculer la vitesse vB de la voiture au point B.


c. Exprimer, en fonction de g, zA, R et θ, la vitesse vθ de la voi-
COMPÉTENCE Exploiter le théorème de l’énergie mécanique. ture quand celle-ci passe par le point M repéré par l’angle θ.
Une bille, de masse m = 25 g, roule sur un circuit présentant d. Calculer la valeur de cette vitesse aux points C, D et E et F.
une succession de bosses, sur des portions de matériaux
érents. Elle est lâchée sans vitesse initiale. Le graphique
suivant représente les énergies cinétique, potentielle de 21 Électron entre deux plaques chargées
pesanteur et mécanique en fonction de la position hori- Un électron de charge q, de masse m, est accéléré, à partir
zontale x sur le circuit. de sa position au repos en A, entre deux plaques A et B d’un
condensateur plan aux bornes duquel règne une tension UAB
négative. Il est soumis à la force électrique. Le poids de l’élec-
tron est négligé. La charge élémentaire vaut : e = 1,6.10–19 C.

acier bois sable

a. Identifier l’énergie associée à chaque courbe.


b. Que dire des frottements de la bille sur chacun des
matériaux ?
c. Quelle est l’altitude à laquelle est lâchée la bille ?
d. Quelle est la vitesse maximale atteinte par la bille ?
e. Où se situe la bille à la fin du trajet et quelle est alors
sa vitesse ?

232 PARTIE 2 COMPRENDRE


a. 24 Énergie potentielle élastique
b. En admettant que ce travail ne sert qu’à augmenter Un solide de masse m = 0,100 kg, est lâché d’un point A, sur
l’énergie cinétique de l’électron, exprimer littéralement la un plan incliné.
vitesse v de l’électron au point B en fonction de q, UAB et m. La partie AB est rectiligne, la partie BC est curviligne, la
c. En exploitant le graphique de la figure, calculer la masse partie CD est rectiligne et horizontale.
m d’un électron. Chaque point est repéré par ses coordonnées x et z (alti-
tude) dans le repère (Oxz).
22 Théorèmes de l’énergie cinétique Au point D, le solide rencontre un ressort (fixé à l’autre
et de l’énergie mécanique extrémité) qu’il comprime alors jusqu’au point E où sa
Le théorème de l’énergie cinétique peut s’exprimer ainsi : vitesse est nulle.
« Au cours d’un mouvement, la dérivée de l’énergie ciné- L’évolution des énergies cinétique, potentielle de pesan-
tique par rapport au temps est égale à la somme des teur, et mécanique est donnée en fonction de x sur la
dE figure suivante.
puissances P des forces F que subit le système : c ÂP
r r dt
avec P = F · v où v est la vitesse du système ».
Lors d’un déplacement infinitésimal dl , chaque force appli-
quée à un système exerce un travail élémentaire δW = F · dl
r r
avec dl = v dt où v est la vitesse du système au point
considéré.
a. Montrer,
r
en multipliant scalairement la 2e loi de Newton
par v , que l’on retrouve le théorème de l’énergie cinétique.
b. Sachant que le travail élémentaire δW de toute force
conservative s’exprime comme l’opposé de la variation
infinitésimale dEp d’une énergie potentielle, donner le lien
avec le théorème de l’énergie mécanique.

23 Jeu de fête foraine


Un jeu de foire consiste à lancer un sabot, de masse
m = 5,0 kg, sur un rail de forme circulaire de rayon R = 5,0 m,
après une phase d’élan sur un plan horizontal. Le palet est
lâché du point A, au début de sa montée sur le rail, à la
vitesse v0. La force de frottements f sur le rail est supposée
de valeur constante f = 5,0 N. Elle est opposée au mouve-
ment. Pour gagner, le sabot doit atteindre un pétard, situé
a. Attribuer à chaque courbe l’énergie associée. Justifier
au point B.